CHERCHEZ DANS CE BLOG

samedi 23 mai 2015

PALMYRE TREMBLE EN SES RUINES



L’Etat islamique (EI) élargit de jour en jour sa zone d’influence. Le groupe djihadiste s’est emparé jeudi 21 mai de la ville de Palmyre en Syrie. La chute de cette vieille cité au passé millénaire suscite bien des craintes ! Les fous d’Allah ne vont-ils pas détruire des ruines inestimables classées au Patrimoine de l’humanité ?

Mais, bien plus que les vestiges ne doit-on pas redouter une terrible tuerie et le massacre des habitants d’une cité dont l’ancien nom, c’est mythique, est Tadmor (tas d’morts). Un nom particulièrement sinistre de résonance carcérale. Tardmor, soit Palmyre, possède en effet une prison dans laquelle le régime Assad enferme ses détracteurs politiques depuis des décennies.

En mettant dans son escarcelle la sinistre demeure, l’Etat islamique ôte un outil de répression à Bachar El Assad et transforme davantage ce dernier en ultime recours contre l’invasion de Daech et les risques de plus en plus aigus de l’instauration d’un Califat !

Car, en dépit des frappes aériennes de la coalition conduite par les USA, les combattants au drapeau noir ont réussi en quelques jours à consolider hégémonie sur une vaste zone à cheval sur la Syrie et l’Irak, soit environ 300 000 km2, dont la moitié du territoire syrien.

En Syrie, outre la région de Palmyre, Daech contrôle désormais la majeure partie des provinces de Deir Ezzor et Raqa (nord). Sa présence se consolide  dans les provinces de Hassaké (nord-est), d’Alep (nord), de Homs et de Hama (centre).


Le Calife autoproclamé, Abou Bakr al-Baghdadi, peut se frotter les mains. Il est en passe de réussir son pari et se rend déjà maître de la quasi-totalité des champs pétroliers et gaziers du pays. Son petit commerce florissant lui fait envisager l’avenir en rose pour la plus grande noirceur des Syriens et Irakiens qui, en masse, deviendront les prochains passagers des rafiots de fortune qu’affrètent des passeurs mafieux et qui se perdent dans les flots de la mer Méditerranée.


Palmyre tremble en ses ruines de fierté millénaire
Les démons de Daech de son decumanus
Pourraient bien, d’ici peu, en furieux cumulus
Foudroyer les géants d’âme gréco-romaine

Sous le tumulte sourd des canons rougissants
Le vieux temple de Bel tremble sur ses colonnes
Chapiteaux corinthiens qu’un espoir abandonne
Affrontent vents de sable entremêlé de sang.

Palmyre bien davantage au cœur de ses enfants
Sent grandir la menace d’une grande hécatombe
L’épuration cruelle et des bouquets de tombes
Comme une vallée des morts en notre fin des temps

Sont-ils moins importants que les grands tétrapyles
Ces milliers d’habitants que les soldats syriens
En battant en retraite aux premiers crocs des chiens
Ont abandonné là, en leurs demeures fragiles ?

Au nom du Califat la noirceur terroriste
De son voile assassin ôte à nos cœurs perdus
Tout autant vieilles pierres d’un passé révolu
Que les longs trémolos de nos chœurs humanistes.

Daech aveuglément épure les fondements
Des civilisations : l’ancienne comme la neuve
Vestiges profanés ou larmes d’une veuve
Il naît dans son enfer aucun discernement.

Et Bachar de rêver d’esprit de reconquête
En érigeant posture d’unique bouclier
Contre l’envahisseur au sunnisme zélé
Après lui le chaos fruit de mille défaites.

Comme un plongeon pérenne dans une obscurité
Loin de celle qu’on prise en ces salles cannoises
Le temps  d’un festival en paillettes bourgeoises
Tapis rouge et diamants pris de mondanités.

mercredi 20 mai 2015

HOMMAGE AU SPHYNX



Et du haut de la roche
En hommage à Tonton
Un sifflet de Gavroche
Nous signifiait le ton
Quatre notes assurées

Sur roche : Deux sol, ut, ré ♫

samedi 16 mai 2015

HOLLANDE EST A LA HAVANE ET S'Y GARE

Depuis longtemps François Hollande avait une idée derrière la tête : se la mettre devant ! Il y réussit par un tour de passe-passe et Cuba se présenta devant sa trogne élyséenne !

Cuba ! En ligne d’horizon ! Son prochain voyage pour brûler la politesse à tout le monde ! Il serait le premier chef d’Etat occidental à effectuer une visite officielle au pays de Fidel, depuis l’embargo économique décrété par JFK en 1962.

Flamby profiterait du dégel des relations américano-cubaines du 17 décembre 2014 pour devancer tout le monde, et même Obama l’instigateur du réchauffement sans effets de serfs.

Il fallait trouver une excuse pour aller ainsi, au pays du communisme à cigares. Alors le chef de l’Etat s’est programmé une tournée aux caraïbes : St Barth, Saint Martin, la Martinique, la Guadeloupe et…tiens, puisque je suis à côté, si j’allais dire bonjour aux frères Castro ?

Et voilà comment on insère une page de l’histoire dans un carnet de voyages qui va de caraïbes en « si la », deux petites notes de musique que fredonne sans cesse notre Flambi-tonique.

Et le jour est arrivé ! C’est le 11 mai 2015.  François Hollande est accueilli par Raul Castro, le président cubain ! L’orchestre joue la barque à Raul, un morceau que l’on doit au fun Baque, un musicien cubain d’origine franco-allemande. On joue aussi la marseillaise en mode Mambo en essayant d’éviter les fausses notes si souvent accumulées au cours de ses années de communisme.

Les deux hommes longent  le musée de la Havane qui, faute de posséder sa pyramide, s’enorgueillit d’une sculpture cubique : » cube 1 sur cube N » d’un illustre inconnu accro au Picassonisme flamboyant.


Ils se dirigent vers la grande salle de l’université :

-      Une jolie salle ça, lance Flamby, avant de se jeter dans un discours court pour ne pas donner l’impression aux Cubains qu’il se prend pour Fidel et ses maxi-mots de maximes houles que la prose tâte.

Oui une petite allocution, le temps de dire que si l’on peut freiner le mouvement des marchandises on ne peut freiner celui des idées et de la culture. Histoire de montrer au peuple cubain que la France est prête à exporter sa culture, ses étudiants voire, éventuellement quelques rafales quand le PIB de l’île aura bien décollé ! Oui Flamby a enterré l’embargo et mesuré la portée de sa visite avec un double décide-maître !


Mais c’est dans la soirée que le plus beau devait arriver !

Oui, au dernier moment notre Flamby apprend que Fidel Castro veut bien le recevoir dans sa ville de la Havane. Notre Président s’y rend tout guilleret ! Son cœur bat la chamade ! Il va rencontrer l’icône de la révolution, le pote du Che, le vieux dictateur à la retraite qui vit avec six gardes las, à vannes pourries dignes de figurer dans les mémoires de Roucas.

A son arrivée il le voit ! Il est là avec sa longue barbe et affublé d’un survêtement bleu, visiblement Adidas de l’époque Tapie-Dreyfus-Crédit Lyonnais. Oui, le voilà le grand Fidel Castro.

Fidel sait que Hollande ne l’est pas alors il évite d’évoquer Ségolène et Valérie ! Flamby lui en sait gré par un « merci pour ce moment » !



Oui, c’est un moment émouvant et ô combien historique. Fidel confie à François ses problèmes de doux leurres qui se fixent sur les pôles d’un communisme obsolète. Il lui parle de l’agronome français André Voisin, enterré à Cuba, et qui a aidé la jeune révolution cubaine à se nourrir des richesses de la terre :

-      Sans lui on n’était rien ! Grâce à lui on est terrien, lance Fidel avec un enthousiasme qui étonne son hôte.

La séance de photos peut alors se dérouler avec un Hollande hilare, si loin des casses tristes des entreprises françaises qui, à plusieurs milliers de kilomètres de là, ont le cul bas !

Puis la soirée s’est prolongée par un dîner officiel au cours duquel Flamby a retrouvé Raul. Au début le Président cubain semble méfiant ! Il ne voudrait pas que le mou le roule dans la farine, que cette bonne pâte prête à le rouler damne Raul (pub). Mais le climat s'assainit ! Les deux hommes ont évoqué les futures relations entre Cuba et l’Union Européenne. Sans oublier de la jouer perso François a diligenté quelques contrats avec des entreprises françaises (Accor, CMA-CGM…) en vantant le made in France tout en dénigrant les vieilles voitures américaines qui, en chevreaux laids, crissent l’air de la Havane par des freins surannées après années…

Bien sûr il évita les sujets qui fâchent : Flamby n’évoqua pas la liberté, se défie d’elle pour éviter qu’on casse trop sur son dos l’ingérence humanitaire.


Oui, un bon souvenir pour François avant que de s’envoler vers Haïti, dernier rendez-vous de son voyage aux caraïbes où il sera allé de vrais rhums en forum…

dimanche 10 mai 2015

LE DÉFILÉ DU FILOU



La Russie célébrait samedi en grandes Ботинки (Chaussures en Russe) le 70e anniversaire de «sa» victoire sur l'Allemagne nazie ! La victoire du père Staline contre le méchant Hitler même si le premier n’a rien à envier au second en terme de victimes politiques).

La place rouge était noire en l’occurrence. Noire de militaires, de canons, de chars, de tout ce que la Russie peut produire en armes de destruction massive ! Poutine, le tsar star de la revue aurait pu s’enorgueillir d’une telle débauche de luxe martial si..si les Occidentaux avaient été de la fête de la défaite nazie.

Mais hélas, les alliés européens et américains  d’alors ne sont pas venus. La faute à l’annexion de la Crimée et à cette crise ukrainienne qui fait l’est à miner tant il reste au rang des régions en autres roubles.

Oui, les Occidentaux se sont défilés, laissant la Chine, l’Inde et les pays émergents émerger dans l’estime de Poutine.

Ce dernier n’a cependant pas dévoilé son acrimonie pour ne pas réaliser là crime honni ! Il a été doux comme un ours châtré en remerciant la France, la Grande-Bretagne et les USA pour leur contribution à la victoire contre les nazillards qui avaient légère manie de lever le bras droit et de marcher au pas de loi martiale.

 «Je remercie les peuples de Grande-Bretagne, de France et des Etats-Unis pour leur participation à la victoire. Je remercie les différents pays antifascistes qui ont pris part aux combats contre les Nazis dans les rangs de la résistance et dans la clandestinité», a déclaré Vladimir, avant une minute de silence en mémoire des victimes de la guerre.

Le président russe a ensuite exhorté la foule à ne pas oublier le «patrimoine commun» des vainqueurs. Il a notamment évoqué la création de l’ONU (Organisation des Nations unies), juste après la Seconde guerre mondiale, «efficace  pour résoudre les différends et les conflits voire les conflits différents se transformant en délits-tiges rendant le monde si pal ». Mais il a rajouté que « ces dernières décennies, les principes de coopération internationale ont été négligés» au dépens de «tentatives de création d'un monde unipolaire (qui) portent atteinte au développement de la planète».

Histoire de dire que l’Europe a tort d’isoler son Est comme on le ferait d’une île. Car la Russie sur qui le mépris s’amarre tôt est la fausse île !

En fait ce n’est pas une île, clame Poutine, contrairement à la Grande Bretagne qui vient de signer un blanc-seing  à David Cameron (des vides qu’aime Rhône ?) dont on connaît l’intention de pondre un référendum sur « rester dans l’Union Européenne pour ou contre ? »

Oui, la Russie voudrait être plus européenne et regrette la tentation de l’unipolaire !

Mais Poutine n’a pas gâché son plaisir en admirant une magnifique parade qui démarra à la fin de son discours volontairement anti castriste (dans le sens de la durée car du Rolex sed lex).

Plus de 1.300 soldats étrangers ont ouvert le défilé, notamment des contingents arméniens (qu’un vil art mène hyènes),  azerbaïdjanais payés à Bakou, indiens, chinois, serbes aux crocs athées, mongols fiers…

Ce fut l’occasion de voir, pour la première fois, le char Armata T 14.

Le Dieu de la Guerre, Mars héla char révolutionnaire ! Il serait capable de se protéger avec des missiles antichars ! Une sorte de système immunitaire «d’im-munitions » rendant le blindé indestructible ?

A suivre ! Mais il est sûr, qu’en ce 9 mai, de se voir si beau l’Armata a ri !


Attirant les espions (ou espionnes) et l’art Mata-Hari !

mercredi 6 mai 2015

TROIS COEURS






La société Carmat a dû se rendre à l’évidence : son cœur artificiel n’est pas encore au point. Le second bénéficiaire de cette invention vient de rendre l’âme. Et, aussitôt, en sinistre oiseau de proie, le boursicoteur était prêt à faire chuter l’action de l’entreprise ! La cotation du titre a dû être suspendue le temps de faire le point…

Deux cœurs, non artificiels eux, battent au gré des événements politiques.

Celui de Jean Marie Le Pen se nourrit d’un sang rouge de colère. La colère d’un père trahi par sa fille. Il la voudrait mariée pour qu’elle ne porte plus son nom. Le voilà suspendu comme une vieille chemise sur le fil de la honte dressé par sa Marine de guerre. Excommunié de cette paroisse qu'il a bâtie de ses mains ; on ne respecte plus les vieux au FN !

Celui d’un Président, encore tout esbaudi d’avoir fait signer de juteux contrats pour le bien être de la société Dassault et celui de son truand de patron.

Après l’Egypte (24 rafales vendus), l’Inde (36 avions) voilà le Qatar (24 avions) qui fait de la France un grand vendeur de supersoniques tueurs d’hommes.


Un président que ces embellies commerciales n’arrivent pas à dérider tant la courbe du chômage, spectre récalcitrant, hante ses nuits élyséennes. Un Président qui vient de fêter ses trois ans au Palais mais qui regarde, le cœur tremblant, l’horizon 2017…


Un cœur artificiel qui connaît son Carmat
Qui bat au gré des flux de souffles électriques
Sous le regard anxieux des bourses monétiques
Pour terminer vaincu au pied de l’au-delà.

Un cœur tout en prothèse, cent promesses fragiles
D’une pérennité de vie sentimentale
D’un sursis suspendu à la science géniale
Jusqu’à tomber du haut des prouesses techniques.

Un cœur en paternelles cicatrices éprouvées
Sous l’outrage félon d’une fille faraude
Amour propre déchu, la blessure qui fraude
Avec le faux semblant du discours détaché.

Un cœur de vieux lion que son clan désapprouve
Et qui saigne au gibet d’une croix moins gammée
Répudiant cet enfant nourrie de son passé    
Sur le grand Golgotha que grisaille recouvre.

Un cœur dans ses trois ans de battements gauchis
Sous des lustres affolant les lambris, feuilles d’or
Cardiaques envolées en clé d’état-major
Arythmiques poussées d’éclat de monarchie.

Un cœur de Président dans l’Elysée-froidure
Mu de désillusions et de prudence noire
Assoiffé de ce sang puisé dans l’illusoire
Etang d’une utopie qui sous le vent murmure…

mardi 5 mai 2015

DANS UN RESTO DE L’ÎLE DE RÉ


CANE - HARENG - CHESNAIS


Dans un resto de l’île de Ré
Il avait opté sans traîner
Pour deux gros plats : une  cane et
Un hareng ! Rien ne le freinait !

Et pourtant ne put démarrer
Il put juste un peu s’écluser
Vin sans dépasser le quart mais
En ce bel abri gite faussait
Son appétit. Il  s’ignorait !

Un Ricard ? Mais l’anis doutait
De bien fondé d’être noir et
Plutôt que de faire ivre et niais
Il sortit en longeant marais.

Voletait sur le bord un geai
Et son cœur se mit à saigner
L’image de Caroline s’est liée
Au vol de l’oiseau ; ça mit frais
Dans son âme où tant de noir é-
Tendait ses fleurs en vil bouquet.

Et sa vie en rides eut sceau lié
Au destin qui, peu gentil, sciait

Son corps tout en berne, arbre pliait…

jeudi 30 avril 2015

DES DEPENSES COLOSAAL



Agnès Saal était présidente de l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) ; elle ne l’est plus depuis qu’on lui a demandé de faire ses valises !

La raison ? Mme Saal était trop bonne cliente des taxis parisiens et a dépensé quelque 40.000 € dans ce type de déplacement, dont  6.700 au compteur de son fils ; ceci en dix mois, dis moi !

Jo le Taxi, un de ses principaux prestataires a avoué : le taxi c’est sa vie mais, combien dites-vous ? 40.000 € ! Je n’étais pas seul à la conduire ! Je ne savais pas qu’elle utilisait le blé d’INA, j’en reste bouche bée, bée !

Fleur Pellerin, Ministre de la Culture (et du culturisme depuis les Molières) vite mise au courant a tancé Agnès :

-      Taxi heures pour faire tes valises ! Va Saal !

Et oui une Fleur, ayant pris la poudre, envoya Saal paître hier !

On obéit au suzerain quitte à s’avaler rapide une Suze-reine pour faire passer l’amertume. On quitte l’INA, la tête basse. Qui a  bien pu la dénoncer au conseil d’administration ? Qui a bien pu adresser une lettre anonyme qui a gardé son corps beau et ameuté la presse et les administrateurs ? Qui ? Qu’a l’INA pour ne plus la câliner ?

Autant de question qui trottent dans la tête de l’Agnès qu’un vilain ton tond sans la tante d’un préavis !

-      Dehors Saal, hop, lui lança même un stagiaire de Paris II qui l’Assas-INA !

Le fait qu’on ait soufflé tant d’argent pour des frais personnels déconcerte INA !  D’autant plus que la dame avait un chauffeur personnel :

-      C’est la faute à Martine Aubry et ses 35 heures, se défend Agnès. Mon chauffeur avait cette quotité d’heures et donc je devais me tourner vers les taxis tôt le matin, tard le soir et également le week-end ! En plus je n’ai pas le permis ! Je l’ai raté 10,5 fois (12 selon la police). Comment pouvais-je faire autrement ?

Des petits malins se sont amusés à calculer qu’avec un tel budget Agnès Saal aurait passé 1h12mn par jour dans un taxi, sept jours sur sept sur Paris intra muros. Il faut ajouter 52 mn par jour en proche banlieue, selon les mêmes considérations, pour la période des 10 mois !

Oui, le taxi, c’était vraiment sa vie à défaut de faire appel au car INA (ocarina ?) qui n’existe toujours pas au grand dam de Mr Macron ! L’usagère avait-elle conscience de la gabegie ? Il eût fallu former Saal aux prix des kilomètres...à particules fines !

A présent elle prendra le métro, chute abyssale après l’abus sale ! Mais sa démission n’est qu’une façade ! Les soucis sots nés de l’infortune sont charcutés car Saal a mis le bout d’un nez dans une autre administration qui l’accueillera à bras ouverts ! Je n'imagine pas la petite étoile perdue dans l'univers de pôle emploi, que Saal erre cosmique (que salaire qu'au Smic !)


Les fonctionnaires sont de purs produits recyclables ! C'est ce que des personnages haut placés lui ont signifié ; et Saal s'y fit !

mercredi 29 avril 2015

LES DURS CHEMINS DE KATMANDOU



Cinq jours après le séisme dévastateur qui a fait plus de 5 000 morts au Népal, les secouristes tentent, en ce mercredi 29 avril, d’accéder aux régions les plus reculées du petit pays himalayen peuplé de quelque 28 millions d’habitants.

Katmandou, la capitale, a été durement touché. Le séisme a également provoqué des avalanches qui ont enseveli les camps des alpinistes et de leur sherpa, de fragiles tentes bien peu aguerries à ce genre de cataclysme !

Les secours s’intensifient. Ils viennent du monde entier, de Chine, d’Inde, d’Europe, du Pakistan. La solidarité internationale est palpable mais elle se heurte aux difficultés titanesques : intempéries, infrastructures routières altérées, manque de moyens des autochtones.

La peur de répliques s’installe durablement chez les habitants d’une ville qui fut, dans les années d’insouciance, le rendez-vous des hippies. On dort dans un parc, loin des immeubles à deux pas de s’écrouler. On brûle au plus vite les cadavres par peur des épidémies.

Le chaos règne au pied de l’Himalaya.

L’urgence s’active dans cette course contre la montre.

Le petit pays se retrouve face à un Everest de difficultés que les deuils encensent au fil des macabres découvertes extirpées des gravats.


Notre âme pleure pour  ce pays de rêve si durement touché.           


Les tréfonds de la terre comme saoulés d’opiacés
Se sont mis à danser sur des plaques rebelles
Et les ondulations d’une transe effrénée
Ont déhanché soudain Katmandou l’éternelle.

La tour de Dharara dans ce grand tourbillon
S’est effondrée, cernée de maisons chancelantes
La ville grabataire aux poussiéreux moignons
Craint encore les répliques d'une danse sanglante.

Ils implorent Shiva dont les bras semblent vides
Face aux amples gravats qui tapissent un néant
Les campeurs de fortune au visage livide
N’attendent que secours comme indéfiniment

Le ballet ravageur jusqu’au plus haut des cimes
Impose l’envolée de ses trépidations
De sa blancheur létale l’avalanche décime
Les campements fragiles des rois de l’ascension.

Le Népal agonise dans ses hameaux perdus
Et en sa capitale aux temples apeurés
Le pied d’Himalaya de crevasses perclus
Saigne sous mille larmes d’un grand ciel ravagé.

Hôpitaux débordés, secouristes éreintés
Dans l’odeur crématoire des bûchers alentour
Le chaos s’enracine  comme un arbre damné
Loin des fleurs de Bouddha aux encens de velours.

Tragédie sans pareille dans l’effroi du séisme
Qui replace l’humain dans sa fragilité
Sublimant tout autant l’énergique altruisme
L’étendard  généreux de la fraternité 

mercredi 22 avril 2015

LA MER EST LEUR TOMBEAU


La mer Méditerranée est leur cimetière. Des centaines de migrants sont morts dans la nuit de samedi 18 à dimanche 19 avril après le naufrage de leur embarcation au large de Misrata en Libye. La Libye, pays de chaos depuis la chute de Kadhafi et face à l’incurie d’une révolution de jasmin frelaté, devient le point de départ des désespérés de la vie.
Ils embarquent sur des rafiots vétustes, entassés aux bons soins de passeurs mafieux qui les spolient. Beaucoup ne savent pas nager ! Ils périssent en mer avant que d’avoir atteint l’Europe, cette terre promise dont on leur a vanté l’hospitalité en leur cachant bien qu’elle ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde.
Le nouveau drame survenu dimanche porte à plus de 1500 le nombre de morts en Méditerranée en 2015. La Méditerranée est devenue « la route la plus mortelle du monde » avec le décès d’au moins 3 400 migrants en mer en 2014, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
En Sicile on attend les survivants mais aussi le corps des défunts. Ils devraient débarquer sur le port de Catane.Le gouverneur de la Région, Rosario Crocetta, demande que l’Europe passe « de l’inertie aux faits ».
« Après cette énième tragédie, il faut une réunion urgente des chefs d’État de l’UE en Sicile, pour une nouvelle convention sur l’immigration et sur le droit des réfugiés.»
À Rome le président de la Commission affaires Étrangères du Sénat Pier Ferdinando Casini estime qu’il faut avant tout « soutenir le travail chef de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye, Bernardino Leone, pour tenter de stabiliser le pays et si cela n’était pas possible, obtenir l’autorisation d’un blocus naval via une délibération de l’Onu afin de stopper le trafic d’êtres humains en Libye.»
Toute l’Europe, à travers l’Italie, se sent concerné par ce drame humain. La stabilisation du pays libyen n’est qu’une partie des solutions. La reprise du programme italien Mare Nostrum en serait une autre. Ce programme, certes coûteux, permettait à la marine italienne d’intervenir jusqu’aux côtes libyennes. En un an elle avait permis de secourir plus de 150.000 personnes et d’arrêter 351 passeurs ! Mais le coût mensuel de 9 millions €, par ces temps d’austérité, n’avait pas permis de pérenniser cette initiative louable.
L’opération Triton, qui l’a remplacée, est moins coûteuse mais aussi plus limitée ! On est passé à 3 millions € par mois ! Avec un tel budget on ne peut que se limiter aux eaux territoriales européennes pour…constater les dégâts !
Oui, l’Europe est face au défi des flux migratoires maritimes. Elle est devant ses responsabilités pour accueillir des peuples abandonnés par le chaos hérité d’une intervention européenne (chute de Kadhafi en Libye) ou d’une non intervention (Bachar conserve les mains libres en Syrie et se voit même reconnu comme un rempart pour éviter l’hégémonie de Daech).

L’Europe ne peut pas accueillir toute la misère du monde, certes ! Mais elle peut absorber une partie de la main d’œuvre tant il faudra, dans un avenir proche, pallier le vieillissement des populations et l’insuffisance de natalité (c’est vrai en Allemagne). Pour l’autre partie il s’agira de lui proposer un avenir meilleur dans son pays d’origine. Une telle orientation suppose un effort sans relâche dans l’aide au développement et dans la lutte contre les mouvances islamistes obscurantistes.

La mer est leur tombeau
Au loin de Misrata
Mille vagues et rouleaux
Ont mis fin au combat

Le trop vieux chalutier
A chaviré de bord
Des corps précipités
Ont coulé dans la mort

Les gestes du nageur
Ils ne maîtrisaient pas
Les flots ont pris des cœurs
Aux salins du trépas

D’autres coincés en cale
Auront cessé d’humer
Les fragrances fécales
De leurs corps entassés.

La mer est leur tombeau
Au seuil du Paradis
Cette Europe aux tons beaux
En leurs yeux embellis

Nus de tout, mus de peur
Mais priant l’espérance
Ils ont cru les passeurs
Qui flouaient leur confiance.

Ils se sont embarqués
Pour Cythère incertain
Mais sans rien espérer
De leur pays sanguin

Las des guerres, du chaos
Ils auront fui l’enfer
Sur le premier rafiot
Aux reflets salutaires.

La mer est leur tombeau
Au soleil dévasté
D’une Europe en lambeaux
Rognés d’austérité.

Décès sans épitaphe
Cimetière marin
La camarde paraphe
Des contrats clandestins

Tragédie maritime
Qui peint notre impuissance
Sur les sombres victimes
Et leurs années d’errance

L’avenir incertain
Tout au long de nos côtes
La douleur des embruns
Et le poids de nos fautes…


mardi 21 avril 2015

LE PEN TORPILLÉ PAR SA MARINE

Marine Le Pen vient de tuer son père, symboliquement et médiatiquement, sur le plateau de Tf1 et devant Mr Bouleau journaliste branché qui aime prendre racine sur les affaires de famille. C’était le 8 avril 2015 au JT du 20 H.

Parce qu’elle veut donner un élan jeune, soft, à son parti, la fille ne supporte plus les coups d’éclats tonitruants de son géniteur. Le vieil homme que les neurones abandonnent clame à l’envi son amour pour le pétainisme et persiste à voir dans les chambres à gaz un détail de l’histoire !

Ces dérapages intempestifs ont fini par ulcérer la blonde égérie du FN. Et, bien qu’il fût son père, elle ne pouvait, une fois encore, passer l’éponge quand bien même celle-ci s’impose dans la cervelle (spongiforme) du récidiviste orateur !

Donc Marine tue son père hors du cadre familial en faisant participer toute la communauté internationale. Du Spiegel on Line au Times en passant par La libre Belgique toute la presse européenne s’est délectée de ce scénario parricide !

Parricide la sortie, clame Marine à son père !

Tu quoque, filiam meam, a répondu le géronte ainsi qu’un César face à un Brutus en jupe et talons aiguille !

Oui, papa Le Pen va passer devant le conseil de discipline du FN et ne briguera pas la région PACA (Provence Alpes Cotes d’Azur) pour les régionales de Décembre !

Une sorte d’euthanasie pour un homme qui a toujours admiré l’état Nazi !

Cela dit rien ne change vraiment dans le logiciel du FN. L’atavisme règne. La fille hérite des idées paternelles : préférence nationale, indépendance monétaire, sortie de l’Europe…

Le FN reste le FN, l’emballage rajeuni et enjolivé (en joli V ?) ne doit pas nous leurrer !

Cliquer pour agrandir