
Pour faire plaisir à Hortefeux cet Auvergnat est né en 1928 au Puy (Haute-Loire). C’est un fils d'instituteur, mais ne fera pas le métier de son père ! Non, il faut grimper ! Allez plus haut ! Aussi, le voilà diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, et de l'Ecole nationale d'administration (ENA) en 1953. Il aurait pu choisir la diplomatie…ce sera finalement le corps préfectoral tant il admire Papon !!
C’est une petite traversée du désert ! Un manque de grandes sensations coercitives ! Un désœuvrement de la matraque ! Mais, en 1983, Jacques Chirac à la mairie de Paris l’appelle :
- J’ai besoin d’un homme de confiance, un ancien flic qui connaisse les ficelles pour créer des emplois fictifs !
Robert ne peut refuser une telle proposition venant de Jacquot !! Quatre ans plus tard, quand Jacquot se retrouve à Matignon pour diriger le premier gouvernement de cohabitation (1986) il est tant satisfait des turpitudes finement soignées de son protégé qu’il le nomme ministre délégué à la sécurité auprès du ministre de l'intérieur. Et qui c’est le ministre de l’Intérieur à l’époque ? Hein ? Hein ?
- Quand nous arrivions, les gens se mettaient à crier "Voilà Starsky et Hutch !"", se souvient, un brin nostalgique, M. Pasqua ! Bon ! On vit avec les références culturelles de son époque ! Encore heureux qu’on ne les ait pas comparés aux drôles de dames ! Mais non, suis-je bête ! Les drôles de dames…elles étaient trois !!
Hé oui ! Des inséparables ! Deux pères au Quai...des orfèvres, des orfèvres ! Deux super flics qui vont rendre la vie dure aux gangsters comme… Oui, bon ! On arrête là les clins d’œil au monde débridé du feuilleton américain !
- C’était nos "voltigeurs", disaient Charles et Robert ! De vrais pros qui travaillaient sans filet lors de filature ! Dommage, après cette bavure, on nous a dit de dissoudre ce corps exemplaire !
La victime est un jeune du nom de Malik Oussekine. Il a 22 ans. Les policiers en moto testent sur lui une nouvelle matraque décoiffante ! Le résultat est au-delà des espoirs policiers : le jeune homme s'effondre. Il mourra quelques heures plus tard à l'hôpital Cochin.
L'émotion est immense et la médiatisation intense. Tandis que Jacquot retire le projet Devaquet, Robert commente le drame : "La mort d'un jeune homme est toujours regrettable, mais je suis père de famille, et si j'avais un fils sous dialyse, je l'empêcherais de faire le con dans la nuit (...). Malik n'a jamais pu passer son bachot. Il est allé à l'école de tous les ratés de la bourgeoisie. Ce n'était pas le héros des étudiants français qu'on a dit."
Et c’est sur cette bonne phrase que j’en terminerai avec Robert Pandraud ! Je pense que j’aurai plus de cœur à la rhétorique au cours d’éloges funèbres à la mémoire d’autres Robert ! Mais Hossein et Badinter peuvent vivre encore longtemps ! Je ne suis pas pressé !!














