CHERCHEZ DANS CE BLOG

dimanche 20 juin 2010

UN GACHIS DE PELLICULE


Le film de Patrice Evra ne restera pas dans les annales même si une tirade de cette oeuvre mineure fait référence à un point sensible de l'anatomie.

La première scène du film fait vaguement penser à la Cène. Le tableau de Léonard de Vinci a été revisité et les personnages sont flous. Le Messie, incarné par Domenech, dit clairement qu'il y a un traître parmi eux ! Un Judas !

- Il y a un Judas qui a rapporté les propos que j'ai eus avec Anelka dans les vestiaires ! Il les a rapportés à la presse ! En vérité je vous le dis : cet homme là n'est qu'une femmelette ! Un Judas nana !!

Et chacun des onze hommes qui l'entourent de lui poser la question :

- Est ce moi Seigneur ?
- Est ce moi Raymond ?

Et ça dure, ça dure. Le tout sur une musique lancinante d'inspiration Barbelivianobruniste...

Le seconde scène nous transporte à St Petersbourg au 13ème forum économique international. On peut imaginer des personnages qui vont évoquer la crise financière ; il n'en est rien. On aperçoit Nicolas Sarkozy (moyen dans son rôle) qui prend la parole pour dire :

- J'ai appris les grossièretés lancées par Anelka dans les vestiaires ! Elles ont fait mal à Domenech ! Si cela est avéré je dis : c'est pas bien Anelka ! On doit rester poli ! Franchement est ce que vous me voyez dire des horreurs, moi ? Imaginons, je ne sais pas moi, tiens, par exemple quelqu'un qui m'agresserait alors que je visite la Salon de l'Agriculture. C'est un exemple...Il me dirait, je ne sais pas moi, par exemple : ne t'approche pas, tu me salis ! Et bien, il ne me viendrait pas à l'idée de lui rétorquer des saloperies ! Je reste poli ! Je ne vais pas lui lancer à la figure, je ne sais pas moi, une phrase du style "casse toi pauvre con !" Non ! Un peu de tenue !

La troisième scène nous transporte à la Halle Freyssinet (XIIIème) de Paris. On y retrouve un grand échalas à la perruque blanche ! Il fustige le comportement des dirigeants de l'Equipe de France qui ont expulsé Anelka :

- Nous n'acceptons pas la logique des boucs émissaires ! Anelka ne doit pas payer pour les autres ! Il doit bénéficier de la présomption d'innocence comme j'ai pu en bénéficier lors de l'affaire Clearstream, enfin, si on veut ! Je lance donc un nouveau parti : celui du non fatalisme ! L'Equipe de France retrouvera sa grandeur !!

Tollé d'applaudissements, marseillaise, champagne. Le film se termine en queue de poisson et le spectateur reste sur sa faim : qui finalement était le traître ?

samedi 19 juin 2010

FAUT-IL DAMNER LE CAS D'ANELKA ?

Nicolas Anelka n'a pas été gentil avec Raymond ! Pas gentil, du tout, du tout !
Il a même été grossier !
Je n'oserais même pas répéter ce qu'il a dit à Raymond !
Vraiment ! Chocking !
Il aurait, comment dire, insinué que Raymond pourrait être le fils d'une femme exerçant le même métier que Zahia !
Si ce n'est que cela !
Mais il a rajouté que Raymond devrait faire un stage en Grèce, pays réputé pour certaines pratiques, bon, enfin, heu, je ne vais pas vous faire un dessin non plus !!

Pour ces raisons Nicolas rentre au pays !
Il ne jouera même pas le naufrage contre l'Afrique du Sud.
C'est dommage non ?

UNE GUERRE SI LOIN...

Le Kirghizistan est plongé dans un conflit qu’on pourrait qualifier d’interethnique : une lutte entre Ouzbeks (plutôt cultivateurs sédentaires) et Kirghiz (éleveurs nomades ). En réalité il semblerait que ce soit des milices armées et des snipers qui aggravent le conflit. Ces mercenaires seraient à la solde de l’ex Président Bakiev, renversé en avril par un soulèvement et qui préparerait son retour...comme libérateur d’un pays qu’il aura plongé dans le chaos ! La nouvelle Présidente par intérim, une femme, Rosa Otoumbaeva, tente depuis quelques mois d’instaurer la démocratie par le biais d’un référendum qui devrait avoir lieu le 27 juin ! Ce référendum porterait sur l’instauration d’une nouvelle Constitution !

Mais avec quelque 400.000 personnes déplacées ou réfugiées en raison des affrontements et un bilan qui pourrait se chiffrer en milliers de morts, cet empressement pourrait avoir l'effet inverse et miner plus encore l'autorité du jeune régime !!

Obama trop occupé avec l’affaire « BP » et Medvedev rassuré de voir les ressortissants russes vivre au nord du Kirghizistan (région épargnée par les conflits) ne bougent pas. Seul le HCR ( Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés) fait le minimum sur place. Ce HCR s'attend à ce que les violences poussent de nouvelles personnes à abandonner leur foyer. Il a décidé lundi d'envoyer une aide d'urgence : quelque 240 tonnes de matériel seront ainsi envoyées en Ouzbékistan mercredi !





C’est un petit pays dans l’immense Caucase
Sans pétrole avoué ni trésors reconnus
Sans banquier pour blanchir des fonds noirs que l’on case
Sans équipe de foot pour exalter les rues.

C’est un petit pays au nom imprononçable
Dont le sud et l’ouest ont tapissé de sang
Les trottoirs des Ouzbeks, au destin vulnérable
Face aux flux d’ambition d’un ancien Président.

Naît-il tant de Kirghizes pour blâmer longuement
La présence pérenne de ces agriculteurs ?
Le nomade éleveur n’a nul ressentiment
A l’égard de celui qui partage ses heures !

Les deux communautés sous le ciel de Staline
Ont appris à fouler le même havre de terre
En dépit de leurs langues et malgré leurs racines
Les ethnies ont semé l’âme non délétère.

Si la guerre a frappé comme foudre morbide
Sur les infortunés qui subissent l’exil
Vers leur Ouzbékistan, le cœur sec et aride
Son tonnerre géniteur vient de cieux plus hostiles.

Des cieux biélorusses où se love Bakiev
Le rapace déchu que la revanche attable
A coûts de mercenaires pour harceler sans trêve
Les Ouzbeks en rendant les Kirghizes coupables.

Rosa ne compte plus sur les phalanges russes
Pour étayer la cause d’un grand référendum
Et sa démocratie eut préféré que fussent
Déclarées des sanctions au nom des droits de l’homme.

Par la tiédeur des grands qui n’esquissent nul pas
Dans ce ballet lointain aux parfums d’exotisme
Loin des Dieux du gazon et des vuvuzelas
Bakiev en retrait nourrit le fanatisme.

Le match Kirghiz-Ouzbek joue ses prolongations
Tant il faut sustenter l’animosité frêle
Aviver les clivages dans la pauvre nation
Qui cherchait à tâtons quelque élan fraternel…

Car il faut diviser pour jaillir en sauveur
Et l’ogre le sait bien qui finance la haine
Il aiguise déjà son cri libérateur
D’un pays qu’il aura entravé de ses chaînes.

vendredi 18 juin 2010

TROP COUSU D'OR LE COQ EMPATE...

Je ne m'étendrai pas longtemps sur le sujet Domenechien ! Tandis que le coq tricolore se faisait plumer par des mangeurs de tortillas je m'éclatais sur une petite scène de Villeneuve d'Ascq face à un public réduit, certes, mais terriblement sympathique !

Une superbe soirée de chansons et de rires, de pirouettes verbales. C'était mon grand retour sur scène locale après six années de discrétion (hormis des prestations lors de la fête de la musique).

Pas de presse, pas de couverture médiatique.
Dominique Bos, le clown rêveur avait ouvert le bal avec ses chansons drôles mais pas trop.
J'ai assumé la seconde partie avec une voix pas trop fatiguée (enfin j'espère).

Une soirée de poésie, d'échange avec le public, de franche rigolade...
Bien loin d'un autre monde...




mardi 15 juin 2010

USA-ANGLETERRE : LES COULISSES DE L'EXPLOIT

L’entraîneur anglais est très tendu. Quand je dis anglais, vous m’aurez compris : il est italien. Il se nomme maître Capello et sa devise est « Lettres ou ne pas Lettres, that is the question » !

Il est tendu car le gouvernement anglais vient de lui lancer un mail d’urgence : le onze de la rose ne doit pas battre les USA ! Ce n’est pas le moment de se mettre à dos la Maison Blanche déjà sensiblement énervée par la bévue de l’inestimable société anglaise BP dans le golfe du Mexique !

Obama a brandi la menace de suspendre le versement des dividendes de BP ! Il serait prêt à mettre sous séquestre les dollars engrangés pour alimenter un fonds entièrement consacré à la dépollution du golfe susnommé, de la Louisiane, de la Floride…

Le texte du mail est clair : ne pas écraser l’équipe américaine à laquelle sera opposé son onze de départ en ce 12 juin 2010, au Royal Bafokeng Stadium de Rustenburg, quelque part en Afrique du Sud…

Que dis-je, damned, ne pas la battre du tout ! Un match nul siérait à l’Oncle Sam ! Il en va de la susceptibilité de Sieur Obama qui n’accepterait pas un nouveau pied de nez de la perfide Albion !
Il faut tout mettre en œuvre pour calmer le nouvel hôte de la Maison Blanche ! En le rassérénant on sauvera peut être BP, ce joyau de l’industrie pétrochimique de sa gracieuse Majesté ! Poil au nez !

En ne battant pas la bannière étoilée on gagne du temps, se dit Capello qui a bien compris le message ! On rassérène les yankees et leur chef et on donne un nouveau souffle à l’orgueil national américain. Obama devient alors un supporter invétéré du onze américain et trouve un nouveau centre d’intérêt ! Il en oublie donc BP et les critiques à son égard !

Car si BP coule en Bourse à la vitesse de ses barils de pétrole dans les flots du Golfe ç’en est fini de la retraite des petits vieux de Grande Bretagne !! Ces aïeux qui nous regardent et qui veulent une victoire de l’Angleterre ! Ah quel dilemme, dit l’homme transalpin sur qui tombe la lourde responsabilité de mener loin l’équipe de Gerrard, le capitaine des rosbifs !

Oui, les petites retraites de Grande Bretagne sont en lien direct avec la performance des entreprises dans lesquelles leur épargne a été investie. Les gérontes britanniques n’ont pas la chance de bénéficier d’un système de retraite par répartition à la française. Leur pension dépend de Fonds (les fameux Fonds de pension !) qui ont cru intelligent de diversifier leurs actifs en développant le « private equity » c’est à dire un investissement dans le capital de sociétés non cotées mais aussi dans le capital de…BP.

Si BP voit sa valeur en Bourse chuter comme Icare atteint par le soleil les dividendes futurs seront bien maigres !! Il faut donc enrayer cette chute et préserver les petits pactoles qui alimentent les fonds de pension britanniques !!

Le match a démarré. Capello a bien donné les consignes :

- Surtout pas de but ! Faites semblant d’être agressif mais tirez à côté ou sur le gardien !

Seulement, à cause du bruit infâme des vuvuzelas, le capitaine Gerrad n’a rien entendu et a commis l’irréparable ! Il marque dès la 4ème minute !

Sur le banc de touche Capello s’arrache les cheveux ! Heureusement Cole, l’arrière britannique a compris la bévue. Il s’empresse de communiquer à Green, le gardien britannique, l’ordre suivant :

- Ecoute Robert (il s’agit de Robert Green), dès que tu vois un ballon se diriger vers ta cage tu feins de l’arrêter ! Puis, subtilement, tu le laisses échapper afin qu’il franchisse la ligne !
- T’es con ou quoi ? Pourquoi je ferais ça ?
- Apparemment t’es comme Gerrard, tu n’as pas compris les grandes manœuvres ! Il ne faut pas que les Amerlocs quittent la pelouse en ayant été battus !! Il en va de la retraite que touche ton grand-père du Devon !
- Qu’est ce que mon grand-père a à faire dans cette histoire ?
- Ecoute : je t’expliquerai à la mi-temps ! Là on n'entend rien ! Putain c’est chiant ces vuvuzelas ! Bon t’as compris : tu nous fais une Arconada (*) des familles ! De toutes façons on n’attend guère mieux de toi vu que tu es le plus nul des gardiens de but de Grande-Bretagne !
- Merci du compliment, je te revaudrai ça, my God !!

Sans trop comprendre le "but" de la maneouvre Robert Green (comme la pelouse) laisse passer le ballon tiré par un certain Dempsey, numéro 8 américain, à la 40ème minute du match !

Mission accomplie : un but partout ! A présent il ne faut pas planter un nouveau but à ces américains.

Capello profite du retour au vestiaire pour réitérer les consignes :

- Hé les gars si jamais ça vous démange de tirer au but un conseil : tirez droit sur le gardien ! Ca le mettra en valeur et vous, vous n’aurez rien à vous reprocher ! Les consignes viennent d’en haut ! La couronne britannique vous observe ! Parfois, il vaut mieux un match nul que des représailles économiques !

Peu de joueurs saisissent ces ordres. Il faudrait vraiment proposer des cours d’économie et des remises à niveau en finance internationale pour les joueurs de football ! Enfin, ce sont d’abord les jambes qui agissent ! Il n’empêche, les joueurs anglais appliquent les consignes en bons petits soldats et le match se termine sans vainqueur ni vaincu !

Obama peut jubiler dans son salon ovale. Son équipe a tenu la dragée haute aux sujets d’Elizabeth !!

Espérons que cela suffira pour calmer sa foudre à l’endroit de BP et que les petits édentés de Grande Bretagne pourront continuer à acheter leur pudding avec l’argent tiré des dividendes distribués par la si généreuse société pétrolifère !!


(*) Une "arconada" est une bourde commise par un gardien de but en foot. C'est donc contre son gré que Luis Arconada, portier de la sélection espagnole, a légué son nom.

Le 27 juin 1984, la France et l'Espagne disputent la finale de l'Euro au Parc des Princes, à Paris. Aucune équipe ne parvient à prendre le dessus en première mi-temps. En début de seconde période, les Bleus obtiennent un coup-franc à proximité de la surface de réparation.
Michel Platini enroule sa frappe, qui contourne le mur espagnol. Luis Arconada, bien placé, n'a qu'à se saisir du ballon. Mais celui-ci glisse entre ses gants et termine sa course au fond des filets !

lundi 14 juin 2010

A GINETTE...


En ce lundi a été inhumée au cimetière du Mont Valérien Ginette Garcin.Ginette était depuis 2001 une héroïne indéboulonable du feuilleton Famille d'accueil, elle incarnait la tante Jeanne, quelque peu excentrique...mais si attachante !

Elle fut chanteuse interprète (notamment de mon maître Boby Lapointe) avant de briller au théâtre et au cinéma ! Son nom restera principalement associé à l'un des grands succès du boulevard : Le Clan des veuves, comédie sur la solitude du veuvage qu'elle écrit elle-même et qu'elle interprète en compagnie de Jackie Sardou (décédée en 1998) et Mony Dalmès (morte en 2006). Créée en 1990, la pièce sera jouée plus de 1.000 fois à Paris et tournera abondamment en province !

Salut l'artiste !!





On ne te reverra pas
Et bien loin de ton cercueil
Une autre famille d’accueil
Désormais te tend les bras !

Repose au Mont-Valérien
Toi la mamie tant aimée
Espiègle fée délurée
Sous tes cheveux blanc satin.

Dis le bonjour à Boby
Dont tu chantas les délires
Embrasse bien la Jacky
Et Mony, il va sans dire !

Le clan des veuves a gagné
Ses galons d’éternité.
Il nous reste un goût saumâtre
Dans une ombre de théâtre.

Adieu jeunette Ginette
Sur qui les années glissaient
Mais qu’une pirouette
Glissa vers l’autre côté…

samedi 12 juin 2010

LA COUPE DU MONDE PEUT DEMARRER...NOIRE

Govou vient de rater on peut dire l’immanquable
Sur un sublime centre du Pierrot de Zahia
Sur le bord du terrain Raymond pête les câbles
Il fulmine et bouillonne comme au loin Obama.

Comme au loin isolé dans le salon ovale
A vêtir l’oripeau du témoin impuissant
De l’immense fléau dont les humeurs exhalent
Des relents nauséeux de carburants flottants.

Les bayous, dégradés, se transforment en surface
De réparation vaine tant le spectre s’avance !
Comment donc éviter que corps n’errent dans l’espace
De la pâte gluante aux tentacules immenses ?

Les caméras du monde ont planté l’objectif
Sur les stades africains que les vuvuzelas
Animent sans ambages d’un bourdonnement vif
Tandis qu’en Louisiane meurt le pélican las.

Lodeiro voit tomber sur son cœur juvénile
Le premier carton rouge de la Coupe du Monde
L’eau des romans noircis de feuillets infertiles
Enlaidit les marais loin des clameurs qui grondent.

Henry vient de rentrer pour constater que main
Qui n’est, sûr, pas la sienne vient de bloquer son tir.
En Floride les rives appréhendent demain
Le décor balnéaire crie déjà le martyr…

Le match est terminé, c’est un nul, on se lasse…
Fidèle à son image Raymond se félicite !
Deux mille cinq cents barils ont grossi la mélasse
Durant la prestation des vingt-deux pieds d’élite…

Le Cap a débranché son Green Point enfiévré
La fête reprendra sous les regards du monde.
Sous un coin de ciel bleu des pêcheurs effondrés
Envisagent l’exode en leur peine profonde…

vendredi 11 juin 2010

EN BATEAU DE BONTE BOUTIN HEBETEE EST BATTUE

Christine Boutin serre fort la lanière de son casque bleu. Sa flottille battant pavillon ONU s’approche inexorablement des côtes de la bande de Gaza !

- Ils vont certainement nous aborder ! J’entends au loin le ronronnement sinistre des rotors d’hélicoptère !!

Christine embrasse avec passion et ferveur le petit crucifix en argent massif que lui a légué le père du grand oncle maternel de son cousin germain ! Un gri-gri breveté par le Vatican qui ne la quitte plus ! Christine va porter le souffle de l’Evangile dans cette croisade pour sauver les pauvres gazaouis qui souffrent du méchant blocus israélien.

On est bien loin de ses tergiversations, de ses « je ne sais pas » au micro d’une radio lorsqu’on lui demandait ce qu’elle pensait de l’arraisonnage manu militari de Tsahal à l’encontre d’une pacifique flottille venant de Turquie et qui ramenait des vivres aux Palestiniens.

On est bien loin de la polémique provoquée par son double traitement : rémunération par l’Elysée pour des missions mal déterminées et perception d’une retraite d’ex ministre. Elle a voulu crever l’abcès : non à ses vacations de nouvelle missionnaire élyséenne ! Elle se contentera de sa retraite d’ex ministre de la famille !

Mais comme cela ne suffisait pas pour éradiquer les rumeurs et autres quolibets Christine s’est jetée dans la fosse au lions des grands élans humanitaires. Après un stage intensif de 3 jours chez Kouchner et une remise en niveau en maniement d’une kalachnikov (ça peut servir) récupérée en Afghanistan, elle s’est embarquée dans une de ses nombreuses flottilles qui voguent pour le salut Palestinien. Cela fait trois jours qu’elle navigue en Méditerranéenne sur les traces de St Paul.

Soudain c’est l’assaut ! Les troupes de Netanyahu se jettent sur le pont après avoir glissé le long de cordes lancées d’hélicoptères tonitruants. Christine veut riposter mais sa kalachnikov est enrayée par les embruns salés :

- Matériel de M…., fulmine-t-elle !

Un coup de crosse la frappe impitoyablement sur le haut du crane. Elle perd connaissance.

Elle reprend ses esprits au fonds d’un cachot sinistre et à l’odeur nauséabonde :

- Nom ? Prénom ? Profession ? lance une voix rauque et menaçante
- Chri..chri..Christine Boutin..heu…ancienne ministre française..
- Ancienne ministre : c’est pas un boulot ça ! Avoue ! Tu travailles pour Al Qaïda !!
- Vous êtes fou ! Et ça ! C’est quoi, ça ?
- Ca, un type crucifié ! Enfin, oui, je crois savoir : c’est Jésus ! Ce parjure ! Ce blasphémateur qui a osé dire qu’il était le fils de Dieu !!
- C’est vous qui blasphémez !

Pour toute réponse Christine reçoit un soufflet sur la joue gauche :

- Il paraît que tu dois tendre la joue droite à présent, ricane son bourreau !
- Libérez moi ou ça va mal se terminer ! Sarkozy va vraiment se fâcher !!
- Ah oui ? Le petit Français ? Tu travailles pour lui ? Il n’est pas près de lâcher la rançon pour te libérer !

C’est à ce moment là que je me suis réveillé à cause d’un réveil mal réglé !

Encore un rêve avorté ! Il va falloir que j’achète un nouveau réveil plus fiable !!

mardi 8 juin 2010

CETTE AUDIENCE QUE HANTE RAIDEUR


Depuis longtemps qu’il redoutait ce moment il a fini par arriver. Le petit Kerviel s’est rendu, ce matin, au tribunal correctionnel de Paris accompagné de son fidèle avocat, Maître Metzner.
Jérôme Kerviel tout le monde connaît : un brave petit Breton exerçant la noble profession de trader pour la tout aussi noble banque « Société Générale » en vue d’atteindre le plus noble résultat qui soit en matière de bon placement et d’engagement fructueux !

Une profession qui emprunte les oripeaux du moine ascète : un misérable sandwich (SNCF ?) par journée de travail, laquelle s’échelonne de 7 h 00 du matin à 22 H 00 ! Une éviction radicale du cerveau de tout concept de vacances ! Jérôme Kerviel était un vrai Trader ! Un dur ! Un caïd de l’anticipation en Bourse ! Un stakhanoviste du clavier Azerty et de son pavé numérique, instrument suprême pour taper des montants : j’achète ceci, je revends cela…
L’ex-trader de la Société générale en a trop fait ! Il s’est surmené ! La fatigue l’a gagné et les neurones ont « pété un câble ». Un jour, sans s’en rendre compte, il a effectué une fausse manœuvre dans la jungle boursière. Résultat : on l’a rendu responsable d'une perte record de 4,9 milliards d'euros en 2008 ! Petit effet, grandes causes !!

Maître Netzer connaît ce genre de fatigue inhérente à un acharnement au travail. Il a, auparavant, défendu un certain De Villepin qui s’était rendu malade à trop bosser à Matignon. Il en était résulté un syndrome aigu de déficience mentale : le sujet atteint fini par agir de façon anarchique et irraisonné ! Il invente des noms, établit des listes virtuelles…

Netzer clame de sa voix tonitruante :

- Mon client n’est qu’un pion !

- Un pion, s’étonna le Président du Correctionnel. Il ne travaillait pas à la Société Générale ?
- Mais si !
- Mais alors ? Est-on en droit de penser que Mr Kerviel occupait un poste de surveillant pour les enfants des cadres de cette banque ?
- Plaît-il, Mr le Président ?
- Mais enfin Maître, un pion, un pion mais c’est un surveillant ! Un surveillant pour les enfants, les ados, non ?
- Il ne faut pas l’entendre de cette oreille, Mr le Président !
Le Président du Tribunal tourne sa triste tête de magistrat et présenta l’oreille gauche. Il entend beaucoup mieux :
- Je veux dire que mon client n’était qu’un petit pion sur un échiquier. On l’a utilisé ! On l’a usé puis on l’a jeté comme un vieux kleenex ! A propos de Kleenex vous n’auriez pas ?

Le Président tend un vieux Kleenex à l’avocat tout en fronçant les sourcils :

- Hum…Hum ? Admettons ! Donc pour vous Kerviel n’est qu’une victime d’un système qui le dépasse ?
- Assurément ! Sa hiérarchie était au courant de son état dépressif qui l’a mené à de telles extrémités. Il aurait travaillé chez Télécom je pense qu’on aurait compté un suicidé de plus !
- Allons ! Pas de polémique ! Nous ne sommes pas là pour juger de l’affaire Télécom !
- Il n’empêche, mon client était un pion sous les ordres de Bouton.
- Une sorte de robot, donc ? On appuie sur un bouton et il passe un ordre en Bourse ! Vous déraisonnez Maître Metzner !
- Que nenni, cher Président, je parle de Mr Bouton ! L’ancien PDG de la Société Générale ! Le bougre ! Il a démissionné depuis ! Il a même déclaré qu’il ne viendrait pas à l’audience !
- Pourquoi y viendrait-il ?
- Il a sûrement des choses à dire !
- Ah ? De quel type ?
- Du genre : « je connaissais les agissements de Kerviel mais j’ai fermé les yeux ! »
- C’est de la diffamation ! Calmez vous Maître ou je fais évacuer la salle ! D’ailleurs il est l’heure ! J’ai une de ces fringales moi ! Bon, allez, tout le monde dehors ! On reprend demain ! Et les journalistes, laissez moi passer !!

Le procès va durer trois semaines ! Une véritable concurrence à la Coupe du Monde en Afrique du Sud !!

lundi 7 juin 2010

RAMA RAME A CONTRE COURANT DISPENDIEUX


Rama Yade, notre chère (quel salaire ?) Secrétaire d’Etat aux Sports, n’a pas hésité à critiquer, sur les ondes de Radio J, le manque de décence de la Fédération française de football (FFF) de faire loger l'équipe de France dans un superbe hôtel au bord de l'océan Indien, où le prix de la chambre frise les 500 euros !

-Si la France va très loin, le choix d'un site proposant les meilleures conditions d'entraînement peut paraître judicieux (...).a dit la jolie noire qui voyait rouge tout en riant jaune, par contre, si les résultats ne sont pas à la hauteur de nos attentes, la fédération et les instances du football devront s'en expliquer !

C’est vrai qu’après la défaite contre l’équipe réserve de Chine les Bleus ne méritent pas le grand luxe ! Ils ne méritent déjà pas leur qualification en Afrique du Sud eu égard à leur parcours fastidieux en éliminatoires et à la main de qui vous savez !

Mais bon, ne revenons pas sur le passé ! Les Bleus sont en Afrique du Sud et ont un standing à respecter ! Thierry Henry a notamment besoin d’une excellente literie pour ses problèmes de récupération. Le prix indiqué semble prohibitif mais peut-être comprend-t-il des services spécifiques (voire spéciaux) que d’aucuns sauront apprécier !

En tous états de cause il n’est nul besoin de polémiquer. Roselyne Bachelot, toujours encline à redresser sa fougueuse secrétaire d'Etat lui a collé dans les dents :

- Il n'est plus temps de faire des polémiques ! Nos bleus ont besoin de paix, de solidité et de l'opinion publique autour d'eux ! Maintenant, allez, stop ! On est derrière notre équipe, elle en a besoin !
Oh que oui, elle en a besoin !! Alors ne tirons pas sur une bête blessée, aussi opulente soit-elle !

dimanche 6 juin 2010

Francesca Schiavone vient de remporter, à 29 ans, le tournoi de Roland-Garros ! Elle permet à son pays, l'Italie, de gagner un premier titre en tennis féminin dans un tournoi du Grand Chelem. Mais plus que le titre c'est la manière qu'il faut retenir. Francesca apporta du panache, de la saveur, de la beauté à cette finale. Elle n'a rien d'une cogneuse. Elle demeure féminine ! Ah quand le sport de haut niveau peut devenir un spectacle !




Elle brandit le trophée des larmes dans les yeux
Après avoir baisé notre terre de France
Terre battue d’un tennis qui prouva son aisance
A concilier hardiesse et légèreté du jeu.

Francesca, incrédule, au bout de son combat
Sous ses rides naissantes voit la source couler
L’émotion qu’elle glissa dans ses balles liftées
La domine à présent, tout de haut, tout de bas.

La beauté de ses gestes qu’une grâce peaufine
A raison des poignées d’insensibles cogneuses
Elle donne à l’Italie cette joie victorieuse
Et si belle qu’on adhère à la joie transalpine.

Francesca va me faire oublier les rancoeurs
L’affreux Materazzi qui fit mal à Zidane
La Squadra Azzura qui gagne et se pavane
Une finale à Berlin aux perfides senteurs…

Francesca, Milanaise, au triomphe modeste
A marqué de son art tout empreint d’esthétisme
La finale des Dames et jaillit le lyrisme
Dans sa chorégraphie mue de sublimes gestes !

vendredi 4 juin 2010

UNE SOIREE SPECIALE

Brice rentra, tout essoufflé, dans le bureau de Nicolas. Il avait la pâleur des mauvais jours que n’enjolivait pas sa pâleur d’albinos naturel. Une larme commençait à perler au coin de son œil gauche.

- Ca va pas Brice, demanda Nicolas ?
- Non Patron ! Il viennent de me coller une amende de 750 euros !
- Hé bien ! Je savais que les contraventions pour stationnement allaient augmenter mais à ce point ! A ce prix là tu as dû garer ta caisse durant deux mois au même endroit ! C’est qui l’enfoiré de ton ministère qui a osé te coller un gros papillon ! Il est suicidaire le gars !
- Non ! C’est pas ça, patron !
- Ah ? Alors, quoi ? Tu as été pris en possession de cocaïne ! Je t’avais dit de faire attention ! Ton statut de premier flic de France ne te met pas à l’abri de ce genre de pénalisation !
- Non ! C’est pas ça : ils m’ont condamné pour propos racistes !!
- Non ! C’est une blague ?
- Si ! Je t’assure !
- Non ??
- Si !
- Tu veux rire ! Ils n’ont pas ressorti la vieille histoire des Auvergnats ? (*)
- Si !! Ils ont considéré ma blague comme une injure non publique à caractère raciale !
- Qui « ils » ?
- Mais les Juges du Tribunal Correctionnel de Paris ! Et, cerise sur le gâteau, ils me flanquent l’obligation de verser 2.000 euros de dommages et intérêts au Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) ! Les gens du MRAP aimèrent happer mon honneur en plein vol et me discréditer. Ils se sont portés partie civile, en raison de "l'effet soit disant délétère sur le lien social d'un tel propos quand il est tenu par un responsable de si haut niveau" ! J’ai juste apprécié la remarque « de si haut niveau » !
- Oui, bon, tu en as parlé à MAM ?
- Oui, elle ne peut rien faire ! Tu sais bien : pas d’interférence entre la Justice et l’Exécutif !!
- Oui, bon ! Et bien t’inquiète pas pour l’oseille. Je vais la payer ton amende. Et pour les 2000 euros t’inquiète pas non plus ! Je paie ! Avec les fonds que tu connais !
- Tu veux dire les fonds venant de Heine ? La société occulte ? La vente à Karachi ?
- Oui, il reste encore tout un pactole occulte ! Un vrai coussin de liquidités ! Je te dis pas les rétro commissions que l’affaire des sous-marins Agosta nous a apportées à Edouard et à moi-même !
- Ah ! Mais ce genre d’affaire ne va-t-elle pas nous sauter à la figure ?
- Mais non Brice ! J’ai le bras long ! Pour l’instant ce sont des flics luxembourgeois qui ont pondu un rapport me mettant en cause ! Pour eux j’ai profité de la vente d’armes et d’un montage de la société écran Heine pour récupérer des commissions ! Et ces commissions ont servi à payer la campagne d’Edouard ! Mais, bon ! Ce sont des flics luxembourgeois ! Le Luxembourg ! Ca me fait rire ! Un si petit pays ! 502 000 habitants !! Minable !
- Oui, mais, bon, heu, enfin, heu ! Si jamais on découvrait le pot aux roses !
- Brice ! Calme toi ! Assieds-toi ! Tu veux voir la fin du match avec moi ?
- Ah ! Y’a un match ?
- Oui, France-Chine ! Pour l’instant ça fait 0-0 !
- Ah ! Pas terrible les Français ! Il faut dire que Domenech se croit obligé de recruter des blacks alors que beaucoup de joueurs bien blancs seraient tout aussi capables de faire gagner nos couleurs ! Parfois j'adhère complètement à la conception de Mr Frèche !
- Brice !!!
- Quoi Patron ?
- Tu ne vas pas recommencer ! Carton rouge, sinon ! Allez assieds-toi ? Un whisky !
- Oh ! Merde !!
- Quoi !
- Ben ! La Chine ! Elle vient de marquer un but !!
- Ah ?! Ah oui !! Oh là, la tronche à Domenech !! Comme la tienne Brice ! Décomposée !
- C’est pas drôle patron !
- Allez ! Il y a des jours comme cela !!

(*) Voir ma photo revisitée de septembre 2009 !

mercredi 2 juin 2010

PIRE HATE D'ECART HEBRAIQUE...

Lundi 31 mai, au matin, six bateaux d'une flottille humanitaire internationale est arraisonnée dans le sang par l'armée israélienne. Cette flotille, dont le navire amiral est le Mavi Marmara (Turc) devait apporter vivres et secours aux Palestiniens de la bande de Gaza.
La mauvaise approche militaire des soldats de Tsahal a provoqué un massacre et l'émotion internationale. Israël se retranche derrière la légitime défense car certains membres de la flotille humanitaire auraient été armés et violents ! La communauté internationale s'indigne face à ce qui pourrait s'appeler un acte de terrorisme d'Etat ! Où est la vérité ?
Une seule chose est sûre : ce fait était prévisible tant les tensions perdurent au Proche-Orient ! Le blocus de la bande de Gaza n'est qu'un avatar de la lutte entre Israéliens et Palestiniens ! Jérusalem coupe les vivres de Gaza car la cordelette maritime abrite le Hamas, principal rival de l'état hébreu.

Une fois de plus c'est une population civile, de femmes, d'enfants et de vieillards qui subit l'outrage d'un embargo ! Les aides humanitaires continueront à forcer le blocus en utilisant la voie maritime !

Une bande à Gaza, prison à ciel ouvert
Où ventres affamés mendient le moindre pain
Sous l’étoile de David aux rayons froids d’hiver
Dans la nuit prolongée des abîmes humains.

Un bras de Palestine qui attend de la mer
Le salut dans l’éclat d’un sillage rebelle
Puisque de ce ghetto nul ne sort sans revers
L’âme déboussolée quête flottille frêle.

La voilà l’armada armée de ses cadeaux
Ces vivres salutaires pour des bouches qui geignent
Elle va droit vers Gaza sans se soucier du règne
Des soldats de Tsahal qui surveillent les flots

La voici, proue hardie, qui brave le blocus
Un sillage que Sion qualifie de menace
Le bourdon affolé dans ses ailes déplace
Des guerriers aguerris vers les bateaux virus.

Sous le ballet des pales les uniformes coulent
Le long des cordons noirs pour atteindre le pont
Ils y trouvent, ô stupeur, des flux d’opposition
Ce corps humanitaire a des accents de houle !

Les casques agressés répondent en rafales
Mitraillent en plomb durci les curieux agresseurs
Que n’ont-ils pas usé d’approches en douceur
Les voilà condamnés aux tueries animales !

Les Pro-Palestiniens d’origines diverses
Gisent à même le bois du ponton décimé.
Et les êtres indemnes forment des prisonniers
Qu’on interrogera, fi de la controverse.

Une bande à Gaza, prison à ciel ouvert
Qui écrit le combat pour lui porter secours
Un cloaque à garder qui enlisent les jours
De l’hébraïque flamme dans les fonds de l’enfer.

Une bande à Gaza, insupportable cri
De sirènes meurtries vers qui voguent les nefs
Dans les embruns salés, mues d’un vent de griefs
A l’encontre des forts que la peur démunit.

lundi 31 mai 2010

LE CIRQUE AMAR DINE AU BRIS !!


Ah il ne fallait pas dire du mal de Tonton ! Martine n'a pas apprécié que le petit Nicolas critique la force tranquille qui dort à Jarnac, pour l'éternité ! Il ne fallait pas la chercher sur ce terrain de l'invective gratuite ! Elle a du répondant la tigresse ! Et voilà que la Maire de Lille (et surtout première secrétaire du PS) sort ses griffes.

Elle a dit, ce 29 mai, lors d'un meeting : "quand Nicolas Sarkozy nous donne des leçons de maîtrise budgétaire, c'est un peu Madoff qui nous administre des cours de comptabilité".

Et voilà Martine qui nous compare le petit Nicolas à l'escroc de Wall Street ! C'est un peu poussé mais...il ne fallait pas l'énerver ! C'est vrai que la comparaison est mal venue et pour plusieurs raisons :

- Madoff a écopé de 150 ans de prison (alors que Nicolas hait Coppé ; mais cela ne va pas plus
loin)
- Madoff utilisait un système de cavalerie (payer les intérêts des premiers investisseurs avec le
capital des derniers entrés). Ce système a plombé les banques !! Nicolas, lui, prête à des
banques qui ne sont pas à cheval sur les principes eu égard à leur non participation à l'effort de
redressement du PIB.
- Madoff a abandonné ses études de droit ! Pas Nicolas !! Tra la la !!
- Madoff ne connaît rien à la comptabilité alors que Nicolas non plus !!

Je crois surtout que Martine voulait montrer qu'elle existait politiquement ! Donc, à l'image d'illustres prédecesseurs (Jean Marie, Nicolas hé oui, Nicolas !) elle a sorti sa petite phrase assassine comme on lance un pavé dans la mare !!

Ensuite on calcule le nombre de remous obtenus !!

C'est marrant comme jeu, non ?

Non ?? Ha !!

samedi 29 mai 2010

LES SONDAGES

Laissons les sondages
Laissons les sondages !
Laissons les là, c’est lassant
Les soi-disant dons sages des sondages
Laissons, laissons !
Les sondages bêtes,
Les sons d’âge canonique,
Les sons d’âge ingrat !
N’enquiquinons pas nos méninges
Par ces messages mécaniques
Et suivons une autre logique !

On veut tout savoir sur tout :
Ce qu’on préfère, ce qu’on abhorre
De loin ou aux premiers abords
Et il nous faut le mesurer !
Comment choisit-on ses culottes
Selon qu’on soit vierge ou taureau ?
Qui d’entre nous mange des carottes
Le dimanche après l’apéro ?
Qui de la femme ou du macho
Votera plutôt socialo ?
Et que préfère l’enfant gâté
Depuis la mort de Dorothée ?
Comment se comporte un Anglais
A qui on a ôté le thé ?
Quelle couleur portent donc les femmes
Qui lisent Figaro Madame ?

On ne le sait, on ne le sait, on ne le sait que trop !
On rebat les, on rebat les, on rebat les journaux par ces propos :

Cinquante pour cent des persans sont perçus comme d’impurs serpents.
Trente pour cent des alcoolos boivent de l’alcool à vingt pour cent.
Dix pour cent des Franc-Comtois comptent encore des francs à l’ancienne.
Vingt pour cent des Antillais préfèrent le rouge au lait entier...
Les Bretons ont en moyenne deux virgule quarante sept enfants :
Pour le calcul des allocations ce n’est pas évident !
Cent pour cent des verts voteraient rouge avec un chèque en blanc
C’est fou c’que les gens sont bizarres quand on parle d’argent !

Laissons les sondages
Laissons les sondages !
Laissons les là, c’est lassant
Les soi-disant dons sages des sondages
Laissons, laissons !
Les sondages bêtes,
Les sons d’âge canonique,
Les sons d’âge ingrat !
N’enquiquinons pas nos méninges
Par ces messages mécaniques
Et suivons une autre logique !

On veut connaître son moi :
Quand ? Comment ? Pour qui et pourquoi ?
On doit pouvoir tout expliquer
Par des enquêtes détaillées.
Quels sont ceux qui font du vélo
A la moindre panne de métro ?
Qui dit qu’la vue des seins trop pèse
Dans le décor de Saint-Tropez ?
Qui croit encore au paradis
Qui ne soit fiscal ni maquis ?
Combien de nous font du stretching
En écoutant Prince ou bien Sting ?
Qui voudrait voir le Président
En salopette plus souvent ?
Combien seraient prêts à manger
Du flan avec du cassoulet ?

On vous dit qu’ça, on vous dit qu’ça, on vous dit qu’ça permet
De mieux situ, de mieux situ, situer des sujets tant abordés :

Trente pour cent des grands malades ne disent que des mots d’alités.
Vingt pour cent des gens, en gagnant plus, beaucoup de chic auraient.
Et plus de trois quarts des chanteurs sont dans tous les cas barrés
Par des vedettes sacrées à la baraka baraquée.
Soixante-dix pour cent des italiennes sont très ravies au lit
Les trente pour cent autres sont chocolat ou bien font aïe au lit.
Vingt pour cent de la pédale ont un vilain petit vélo ;
C’est fou c’que les gens sont bizarres dans ce monde nouveau !

Mais

Laissons les sondages
Laissons les sondages !
Laissons les là, au salon
Les soi-disant dons sages des sons d’âge..
Laissons, laissons
Les sondages bêtes,
Les sons d’âge canonique,
Les sons d’âge ingrat !
N’enquiquinons pas nos méninges
Par ces messages mécaniques
Et vivons d’une autre logique…

mercredi 26 mai 2010

LA RETRAITE A 60 ANS : UN MYTHE ERRANT ?

Mais qu’est-ce qui lui a pris encore une fois ? Non mais franchement ! Franchement ! Il ne lui suffisait pas de nous ressortir la lettre de Guy Mocquet ou les mille colombes de Mireille Matthieu ! Il fallait encore et toujours ! Toujours plus dans la résurgence du passé ! Cette fois ci le petit Nicolas nous a ressorti le fantôme de Mitterrand ! Carrément ! Bon, pas vraiment pour lui rendre hommage. Jugez plutôt :

- Vous savez, quand on pense à ce qu'a fait François Mitterrand en ramenant l'âge légal du départ à la retraite de 65 à 60 ans... On aurait beaucoup moins de problèmes s'il s'était abstenu…
Du grand art ! Du très grand Nicolas Sarkozy ! Je parie même que sur ce coup là Guéno, son nègre, n’y est pour rien dans la sémantique !!

C’était lors d’une réunion informelle, entre intimes de l’UMP, à Beauvais, dans l’Oise !
Mais à Beauvais nul ne s’émeut : ah, mauvais, nuls, neuneu ces bœufs !! Ils avalent tout ce que dit le chef ! Si vraiment la retraite à 65 ans avait dû être rétablie libre à Mr Chirac de réaliser le retour au source !!

Non, laissons les morts dormir et ne refaisons pas l’histoire !! Ce n’est pas en cherchant des boucs émissaires parmi les macchabées que la France va trouver des solutions à des problèmes endémiques !!

J’espère que le neveu de tonton va lui en causer deux mots au petit Nicolas !!

mardi 25 mai 2010

RETRAITONS LA RETRAITE...

A l'heure où, sous la surveillance du marché financier, notre pays vise à diminuer ses déficits divers (voire de printemps) force est de constater qu'un levier de manoeuvre consiste à réduire les trous de la Sécurité Sociale et notamment de la fameuse branche "vieillesse" !

Ah ! La branche "vieillesse" et ses bourgeons qui se multiplient chaque année avec l'allongement de la vie !! Il faut payer nos retraites..enfin, celle de nos aïeux !

Les pistes de réflexion ne manquent pas : augmenter les taux de cotisation, retarder l'âge légal du départ à la retraite (actuellement de 60 ans), augmenter le nombre de trimestres de cotisations (165, 166 ??), faire payer les riches et démanteler le bouclier fiscal, accroître l'assiette de calcul des cotisations...

A bien y réfléchir les paramètres sont multiples : démographiques, économiques, sociaux, politiques...

S'il nous faut travailler plus longtemps (sous prétexte que l'espérance de vie s'accroît) pourra-t-on profiter pleinement de notre retraite (enfin gagnée) avec les risques encourus de virus mutants, de pollutions diverses, de cancer à retardement, de pincées d'Alzheimer à la sauce parkinsonienne ?

Et s'il nous faut oeuvrer plus durablement quand laisserons-nous les générations montantes nous remplacer ? Devront-elles chômer plus durablement le temps qu'on collectionne nos petits points de retraite ?

Pas simple, pas simple...


Un jour je serai retraité
Si le bon vent peut me porter
Jusqu’à cet âge canonique
Où l’on peut changer de musique.

Où l’on peut changer de braquet
Tout doux, tout doux sans s’affoler
Loin des horaires mécaniques
Et des contraintes despotiques

Un jour je serai retraité
Mais avant j’aurai végété
Dans une ambiance lymphatique
A bout de sève énergétique.

Usure et pénibilité
Déambulateur patenté
Tiendront ma vie fantomatique
Par des sursauts automatiques.

Un jour j’aurai enfin glané
Tous mes trimestres bien comptés
Et laisserai ma place épique
A la jeunesse dynamique.

Aurai-je alors assez de blé
Pour enjamber la pauvreté
Sans parler de gains mirifiques
Tout au plus vivre sans panique !

Aurai-je encore la volonté
Et le dynamisme associé
Pour voyager jusqu’au Mexique
Au Canada, en Martinique ?

Ou me serai-je trucidé
Au fil de cette activité
Qu’on voulut me rendre élastique
A des fins très économiques ?

Et dans ce port enfin gagné
Où mon vieux corps pourra nager
L’échelle sera-t-elle famélique
Ou d’envergure kilométrique ?

La relève en mille métiers
Pourra-t-elle assez cotiser
Pour assurer ma vie ludique
Sans tracer de lignes drastiques ?

Aux canicules vais-je échapper ?
Saura-t-on bien m’immuniser
Contre les microbes cycliques
Et les maladies endémiques ?

Ou serai-je un vieux déprimé
A m’écourter la destinée
En mesurant mon poids critique
Dans le budget des gens toniques ?

Un jour je serai retraité
Dans les quinze ans ? Ou bien après ?
Bien malin qui peut, dogmatique
Nous fixer l’horizon chronique…

lundi 24 mai 2010

L'ANEMIE HELAS ASSENA DE SANG LAS LASSANA !


Lassana Diarra n’aime pas l’altitude ! En stage à Tignes avec l’équipe de France il a ressenti un malaise ! Vendredi le milieu de terrain a dû déclarer forfait pour la Coupe du monde en raison d'une forme d'anémie, la drépanocytose, maladie génétique assez courante qui entraîne une modification de la forme des globules rouges et affecte donc le transport de l'oxygène dans le sang.

Si c’est génétique on aurait dû le savoir ! D’ailleurs on le savait : sur son site internet, le Real Madrid (club mythique dans lequel joue Lassana) écrit que Lassana Diarra souffre d'un "syndrome asthénique dû à une anémie à hématies falciformes".

Je ne comprends pas tout mais visiblement notre cher Lassana ne pourra partir en Afrique du Sud car il est en chemin damné mis !!

samedi 22 mai 2010

A AURELIE

Aurélie Fouquet était une jeune policière municipale. Elle a été abattue, jeudi, lors d'une fusillade dans le Val-de-Marne ! On l'a nommée chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume, selon un décret paru samedi au Journal officiel.
"Tuée dans l'accomplissement de son devoir» selon la formule appropriée !

La jeune femme, mère d'un enfant, a été touchée par trois balles à la tête et au thorax. Elle a succombé à ses blessures après avoir été hospitalisée d'urgence. C'est la première fois qu'une policière municipale est tuée par balles en mission. Ses obsèques auront lieu mercredi.

Ils ont fauché ta vie comme on fauche l’ortie
Impitoyablement contre l’ombre nuisible
Sans humeur ni remords, loin de troubles visibles
Ils ont fauché ta vie, dans un vent de folie.

Tu respirais la vie qui brodait ta jeunesse
De guirlandes d’amour pour l’enfant désiré
De tressages subtils d’humour et d’amitié
Pour ces cœurs policiers de fragile rudesse.

Ils ont fauché ta vie dans le printemps qui chante
Trois éclats foudroyants et ton sang qui s’écoule
L’uniforme de blanc que le rouge chamboule
Sera pour très longtemps cauchemar qui les hante.

Ils ont fauché ta vie et qu’importe l’honneur
Qu’on exhibe en ce jour pour draper ta mémoire
En d’infimes regrets, en légion dérisoire
Ils ont fauché ta vie et demeure l’horreur !!

Tu étais Aurélie, jeune fée policière
Trop fragile colombe face aux loups prédateurs
En service tombée, dans l’immonde fureur
Qui emplit peu à peu le monde et ses ornières.

Ils ont fauché ta vie et déjà ton trépas
Alimente l’émoi des franges politiques
Responsabilité agite polémique
Qui faillit que déjà tu prisses l’au-delà ??

Ils ont fauché ta vie et subsiste la peur
Trop sournoise gangrène, métastase morbide
Dans le corps des cités où s’instaure le vide
Jusqu’au jour où la mort les remet à l’honneur...

vendredi 21 mai 2010

EST-CE QUE CE MINISTRE A PART TE MENT ?

Transparence quand tu nous tiens !! Le Ministre de l’Industrie joue la transparence ! Non qu’il veuille lancer la vague des métaux transparents ou des PVC du même acabit ! Non, que nenni ! Il joue la transparence informative, médiatique !

Un sale petit canard a enchaîné les allusions sur sa forte propension marginale à disposer habilement du système. Oui, le vilain journal a accusé le Ministre de profiter de deux logements de fonction financés par des fonds publics !

- Ah c’est comme ça, a lancé Christian, et bien je vais leur montrer que je ne triche pas avec l’argent du contribuable !! C’est vrai que je dispose d’un appartement rue de Lille (à Paris) mais je n’ai pas d’appartement rue de Paris (à Lille). Oui, j’ai aussi un bureau au « ministère » mais il ne me sert pas uniquement à loger ma fille comme peuvent l’écrire de mauvaises langues !!
Et pour que nos concitoyens puissent juger de visu notre spécialiste de la moto a fait visiter à la presse les deux appartements en question !

- Ils ne coûtent pas un radis à l’Etat (rire de certains journalistes, pouff, pouff…) car ils font partie des logements de fonction dont dispose le ministère. Mais vous savais, je ne détiens pas à titre personnel d'un appartement à Paris et j’aurais pu choisir de louer un 120 m2 aux frais de la République, si, si (pouff, pouff, pouff !!) ! Et je ne l’ai pas fait ! Alors camembert !!

Le premier appartement, situé au 80, rue de Lille, ( 7e arrondissement de Paris), est un trois-pièces sans ascenseur situé dans l'aile gauche de l'hôtel de Seignelay : une annexe du ministère des Finances. On y compte péniblement 70 m2 limite confortables, sans signe ostentatoire de richesse insolente. Ce F3 au deuxième étage s'ouvre sur un séjour et s’agrémente de deux chambres, d’une cuisine indépendante (donc sans étiquette politique !) et une d’une salle de bain d’où s’échappent des fragrances de Channel !

Il faut dire que Christian partage l’appartement avec une de ses filles. Une autre, qui poursuit actuellement ses études à Toulouse (sans toutefois les rattraper), y vient également épisodiquement.
- Dans ce cas je lui laisse la chambre mais elle s’engage à nettoyer et à passer l’aspirateur, lance le papa ministre.
Pour persévérer dans la bonne voie et dans la bonne foi, le ministre organise dans la foulée la visite du deuxième appartement évoqué par le vilain Canard . Mais tout à coup Christian s’aperçoit qu’il a un rancart avec le Conseil des Ministres !

- Et Dominique, tu peux me remplacer ?
- Pas de souci Christian, je me charge de la visite ! Allez file, Nicolas n’aime pas les retardataires !
Dominique c’est Dominique Lamiot, le secrétaire général du ministère de l'Économique et des Finances ! Un homme de confiance, l’ami aussi ! Lamiot-ci présent présente les locaux "mis à disposition" de Christian , à Bercy même !!
Il s'agit d'un duplex sans complexe ni annexes de 50 m² composé d'un salon avec vue sur la Seine (susurre la veine !), d'une kitchenette et, à l'étage, d'une chambre et encore une salle de bain. Face à la presse les conseillers du ministre refusent de parler d'un second appartement de fonction :

- C’est un lieu à la disposition du ministre, dit l’un !
- Il n’y vient qu’exceptionnellement, renchérit l’autre !
- Un tout petit pied à terre, confirme un troisième
- Un zone de retranchement, affirme un quatrième, quand les réunions de Bercy commence à
gonfler notre brave Christian !
- Une parenthèse immobilière, susurre un cinquième
- Une garçonnière élégante, se permet un sixième !

Retenons de cet épiphénomène qu’Estrosi dispose (répartis sur deux logements) de :

- deux cuisines
- trois chambres
- deux salles de bains
- 120 m²

On est quand même loin de « l’Affaire Gaymard » ! Vous vous souvenez ?
Gaymard, le ministre de l'Économie et des Finances de Jean-Pierre Raffarin ! On se souvient que Bercy lui avait loué brièvement un duplex de 600 m² pour 14.000 euros par mois !!

Les programmes (actuellement connus) de visite des monuments « historiques » occupés par les Ministres :

- Le 22 mai 2010 : visite du logement de Mme Bachelot. Guide : Rahma Yade
(détention d’une carte de presse obligatoire)
- Le 29 mai 2010 : visite des différents F3 de B. Kouchner. Guide : C. Ockrent
(non titulaire d’une carte de presse ou d’adhésion à MSF s’abstenir !)

mercredi 19 mai 2010

COURT SEJOUR EN GEOLE POUR COURJAULT


La mère des «bébés congelés», Véronique Courjault, est sortie de prison vendredi, la justice ayant accepté sa demande de liberté conditionnelle.

C’est le 23 juillet 2006 que son mari, Jean-Louis Courjault, en voulant prendre une mégapizza aux fruits de mer dans le congélateur s’aperçoit que l’espace frigorifique est déjà occupé par deux bébés !!! La scène se passe à Séoul (Corée du Sud) et jette un froid dans ce pays traditionnellement chaud !

- Chérie, c’est normal ces deux bébés dans le congélateur ?
- Deux bébés ? Comment ? Fais voir !! Ah oui ! Deux bébés !!

Face à l’étonnement de sa femme et en proie à l’inexplicable Jean-Louis adoptera la même attitude que celle de son épouse. Le couple niera «être les parents», mais les tests ADN finiront par avoir raison de leur forfaiture !

Véronique finira par admettre trois infanticides (le premier avait eu lieu en France en 1999 : Véro avait utilisé le feu !). Le 18 juin 2009, elle est reconnue coupable par la cour d'assises d'Indre-et-Loire et condamnée à 8 ans de prison.

Mais, avec le système des remises de peine, le tribunal l’ayant condamnée en juin dernier savait pertinemment qu’elle resterait moins d’un an en prison eu égard aux trois années de détention déjà effectuées !

Ce qu’il faut surtout retenir de cette histoire est l’introduction possible d’une nouvelle infraction dans le Code pénal : le « néonaticide » !

De Néo NA « nouveau né » et du suffixe « cide » « tuer ».

Il s’agirait de bien différencier «les mères qui tuent à la naissance des mères qui tuent un enfant».

Tout est question de relativité, comme dirait Einstein (que sa mère a bien fait de laisser vivre !). Il s'agit ici de relativiser le crime, comme « néonaticide » entre l’avortement et l’infanticide.

Après la dépénalisation de l’infanticide prénatal (l’avortement – Loi Veil de 1974), qui est devenu un «droit» des femmes, on s’acheminerait donc vers la dépénalisation du « néonaticide », l’infanticide postnatal ayant déjà, du reste, été supprimé du Code pénal en 1994 (on le considère comme un avatar d’un meurtre de nouveau-né).
On n'est donc plus très loin de priver le nouveau-né du statut d’être humain.
Au point où on en est on sera à même de manipuler à tout va les embryons congelés (en surnuméraires) en ayant révisé les lois bioéthiques !

En décembre dernier, la cour d’assises du Bas-Rhin a acquitté une certaine Valérie Goeller, qui encourait jusqu’à 30 ans de prison pour privation de soins ayant entraîné la mort de son nouveau-né.

Comme dans le procès Courjault, c’est le «déni de grossesse» qui a été au centre des débats. Pour ses trois bébés supprimés , Véronique Courjault a été condamnée à 8 ans de prison qu’elle n’a pas accomplis et loin de là !. Pour le bébé qu’elle a regardé mourir, Valérie Goeller a été acquittée…
J'ai donc le droit de tuer mon bébé puisque je ne savais pas que j'étais enceinte !!
Je ne nie pas que le déni de grossesse soit une réalité (attestée par de nombreux médecins) mais je crains qu'il ne serve d'alibi pour le moindre infanticide !!
Franchement, ça laisse à réfléchir !!

mardi 18 mai 2010

UN FILM QUI PERSE !!


Le premier diplomate de France semble avoir réussi sa mue dans le septième art. Bernard Kouchner, poussé par sa compagne Christine, n’a pas démérité pour son premier film. Une production sobre, mais efficace. Des décors empruntés à des studios iraniens. Une belle histoire sur fond d’espionnage.

Le ministre a dû demander la permission d’utiliser le titre « l’échange » à Clint Eastwood et à Taylor Hackford qui, tous deux, avaient déjà réalisé un film libellé des mêmes mots. Puis il s’est mis au travail…

La première scène du film se situe à Téhéran. L’infâme Ahmadinejad, qui vient d’être réélu, gouverne l’ancienne Perse et combat impitoyablement les ennemis du pouvoir. Ses policiers surprennent une jeune française, Clotilde (jouée par Clotilde Reiss, étonnante !), en train de prendre des photos d’une manifestation antigouvernementale. La jeune femme est très vite incarcérée puis jugée. La France fait des pieds et des mains pour qu’elle soit extradée mais le pouvoir iranien refuse. On trouvera alors un compromis : Clotilde devra rester en Iran, en résidence surveillée à l’ambassade de France.

Ahmadinejad va alors chercher à utiliser cette proie pour tenter un échange ! Il aimerait récupérer le tueur Ali Vakili Rad qui, jadis, avait brillé dans l’élimination physique d’un ancien premier ministre du Chah.

Kouchner a la brillante idée d’insérer dans son film des reportages de l’époque ! Car son scénario se base sur des faits réels ! La voix off qui commente l’actualité de l’époque est assurée par Frédéric Mitterrand. Je me permettrais un petit reproche : cette voix lasse avec son petit goût de suranné, déjà entendu…

Ali Vakili Rad pourrait donc rentrer au bercail en échange de la jeune Clotilde. Mais le Président de la République française s’y oppose lors d’une interview télévisée (excellent Nicolas Sarkozy qui joue son propre rôle avec une aisance extraordinaire).

Cependant les jours passent et la real politique reprend ses droits. Bernard Kouchner a intentionnellement voulu montrer le poids des exigences politiques et de la théorie de l’échiquier international dans les transactions diplomatiques ! Il sait de quoi il parle ! Le refus de Sarkozy s’étayait sur l’argument du chantage ! Le Président français refusait de se plier au vilain jeu du dictateur iranien. Il devra, in fine, changer d’avis !

Finalement, le maître de l’Elysée avalisera l’idée d’un échange d’une jeune femme amoureuse du persan contre un ancien Moudjahidine du peuple ayant déjà purgé 18 ans de prison !

Le film nous sort alors une scène étonnante comme seul le cinéma est capable de générer. La caméra zoome en très gros plan une main velue prolongée de doigts tremblants. On écoute la respiration de l’homme qui va écrire mais on ne voit pas son visage. Les doigts bégaient en saisissant un stylo plume au corps nacré. L’arme à encre appose une signature : on lit, en un flash, « Hortefeux » ! Le Ministre vient de signer un décret autorisant l’expulsion de l’ancien meurtrier !

La fin du film est un peu bâclée (restriction budgétaire ?). En trois minutes le spectateur avale une rapide scène de décollage : Vakili Rad repart vers l’Iran après avoir attendu que les cendres d’un volcan cessent de contrarier la visibilité de l’azur. Puis on aperçoit Clotilde sur le perron de l’Elysée, tout sourire. Une petite musique de fond sert de prélude au générique. On reconnaît la chanson « Quelqu’un m’a dit » de Carla Bruni réorchestrée par Barbelivien…

lundi 17 mai 2010

L'ALCOOL HAPPE HEROS !!


Un jeune homme est tombé d'un pont jeudi, à Nantes, lors d'un apéro géant organisé via le réseau social Facebook ! Les politiciens de tous poils se sont prononcés contre une interdiction mais souhaitent un meilleur encadrement.

Le ministre de la Jeunesse et des solidarités actives Marc-Philippe Daubresse a estimé vendredi que "l'interdiction totale" des apéros géants, "ça ne marche pas", et prôné "des mesures de prévention nouvelles". "Il faut évidemment avoir une attitude 'ordre public', mais aussi et surtout mettre en place des mesures de prévention nouvelles,"a expliqué le ministre au micro de RTL.

"Ce n'est pas en fermant les yeux devant la réalité de l'évolution de notre société que l'on va la résoudre: il faut traiter les causes et non pas les conséquences", a-t-il ajouté.

En attendant les apéros géants vont continuer à essaimer leur fièvre festive pour le plus grand bonheur des vendeurs d’alcool, des viticulteurs et commerçants de spiritueux.

Il faut dire que la crise se prête bien à ses débordements de beuverie très rabelaisiens !

Voici un petit texte bien pétillant à cet égard.


Dans la trame des relations les pas se tissent. Mais sur la toile un book a montré ses charmes dans un coin trop cordial et qui brandit des invitations.

Une invitation chérie à venir vers Moutes ou dans le Calvados ou même à Chambéry pour festoyer en communauté : Facebook lance les apéros géants !!

Des méga fêtes où on se lance d’amères piques, on brandit l’arme à niaque qui cogne activement contre l’infortune qu’on ne peut plus saquer !

L’artiste marri brise art et s’abandonne dans l’absinthe en parlant avec un ex ambassadeur qui a épousé une ancienne bénédictine !

Des dialogues démarrent, salamalecs, de type cordial au cœur d’un bourg bon. Bon !!

De bonnes cures à seaux de sangria permettent de se désinhiber ! Les gens si ânes se trouvent moins bêtes à fréquenter jungle ou zoo ! Les langues se délient ! On peut enfin ramener sa fraise que la gêne épie timidement.

Pour changer l’ode-vie il fallait bien que le mal y bût ! On oublie les boissons insipides : l’envie de thé qui l’a ?

La crème floque l’œsophage, liquoreuse ! L’épine au pied du mur s’estompe et les contraintes s’usent : on en a moins marre des gens, des roms… On rit car on sait s’amarrer tôt dans une folie fine en oubliant la télé : Bianco interviewé par Pernaut, par exemple !

Ah, amoroso de mon cœur, qu’il est merveilleux cet apéro géant, que son allant bique !!


jeudi 13 mai 2010

DANS LE DIT ETAT J'ERRAIS AVEC DIETE A GERER !!


La Commission européenne craint l'hémorragie du syndrôme grec ! Aussi, elle propose d'examiner les budgets nationaux avant leur vote par les Parlements des pays membres ! Pire, elle voudrait accélérer la procédure de sanctions en cas de non respect des engagements !!

Ca sent la Barrosoïte aiguë et les cures d'austérité dans la zone euro !

Paris doit ramener ses déficits publics de 8% du PIB à 3% en 2013 pour respecter les critères du traité de Maastricht !!

C'est une gageure que notre premier sinistre, François Fillon, compte défier par le biais de trois mesures principales. D'abord, le remplacement d'un seul fonctionnaire partant à la retraite sur deux. On connaît déjà la chanson ! Le nouveau tube portera sur les dépenses de fonctionnement (20 milliards par an pour les meubles des ministères, les ordinateurs...). Enfin, la nouvelle musique portera sur une baisse en valeur de 10% (en trois ans) de l'ensemble des dispositifs d'intervention de l'Etat (régimes spéciaux de retraite, prestations sociales, aides à l’agriculture…) !

J'espère que nos ministres et le petit Nicolas montreront l'exemple !!
Ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux
Partant à la retraite ça réduirait fort peu
Les dépenses de l’Etat il faut alors songer
A trouver d’autres charges prêtes à se dégraisser.

Soixante-sept milliards chaque année sont fondus
Dans ces interventions que d’aucuns voient en dû
Rien n’est acquis à l’homme comme le dit Aragon
Sachez-le citoyens : la crise aura du bon !!

Nous allons expurger de nos aides sociales
Les scories inutiles qui font l’assistanat :
Accession au logement, don au milieu rural
Devront hors de l’Etat trouver bon mécénat !!

Peu m’en chaut les conflits : on me dit : "la paix hèle
Un besoin d’équité, de solidarité "
Mais financer les gueux grèvera l’escarcelle
Et vous me saurez gré d’avoir impôts baissé !!

Les régimes spéciaux sont des gouffres béants
Je les modifierai jusqu’à ce qu’ils expirent !
Ne grinceront des dents que ceux qui les respirent
Sans songer à la fonte des banquises d’argent !

Au sublime RSA ne toucherai jamais
En hommage à Martin son brillant géniteur
Toutefois suis enclin à moins subventionner
La culture qui fleurit en trop de champs d’horreur.

Ne blâmez pas mes choix, sous mes ailes ténues
Je préserve le fonds de notre économie.
Sous l’intense contrôle de l’Europe assaillie
Qui ne veut plus d’enfants dispendieux bien que nus !!

mercredi 12 mai 2010

PAUVRE PRESSE (3) !

Double cliquez sur l'image car c'est vraiment petit !!

PLAN D'OSEILLE


Petit Nicolas s’en souviendra de la nuit du 9 mai 2010 ! Il a ingurgité 30 tasses de café arabica bien corsé ! La chancelière Angela Merkel l’a accompagné ! Il fallait tenir pour trouver un plan d’urgence ! Il fallait sauver l’euro ! Au terme d'une longue nuit de négociations, les 27 pays de l’euro ont enfin mis en place un plan de stabilisation de 750 milliards d'euros en collaboration avec le Fonds monétaire international (et revoilà Strauss Kahn !!). Ce dernier s'est engagé à accompagner l'UE via de nouveaux prêts à hauteur de 250 milliards d'euros. Il s’en fout : ce n’est pas son argent !!

Concrètement, les 27 ont adopté un fonds communautaire de 60 milliards d'euros, mobilisable à très court terme. Ce nouveau bidule (machin chouette) permettra à la Commission européenne de s'endetter sur les marchés financiers, avec la garantie des Etats membres de l'UE et de la Banque centrale européenne (BCE) afin de prêter à un pays rencontrant des difficultés à se refinancer (exemple, au hasard : la Grèce, l’Espagne, le Portugal, la France...heu…oui, la France !)

Il faut rajouter à ce dispositif une garantie de 440 milliards d'euros de la part des Etats membres de la zone euro et des pays n'ayant pas adopté la monnaie unique, comme la Suède et la Pologne ! C’est cette garantie qui devrait permettre au nouveau bidule de lever des fonds sur les marchés financiers. Et oui on ne prête à un pays que si des gros bailleurs de fonds se portent garants !!

Juste après l'annonce de l'accord des 27, la BCE a dévoilé son intention de commencer à acheter de la dette publique et privée de la zone euro La BCE va donc acheter des obligations d’Etat, des bons du Trésor…. Une décision historique de l'institution de Francfort puisque celle-ci était jusqu'à présent hermétique aux appels en faveur de l'utilisation de ce type de mesures.

Voilà ! Tout un pataquès financier pour convaincre les spéculateurs de l’ombre qu’on ne va pas les laisser impunément attaquer l’euro !! Notre monnaie va être défendue avec les petits bras musclés des 27 pays solidaires !! Quitte à ce que ces petits bras soient vite fatigués par les efforts physiques inhérents à la prolongation de la durée du travail dans une vie d’homme qui ne cesse de s’allonger ! Quitte à ce que ces efforts se paient en sueur, en dégraissage de postes (notamment dans les fonctions publiques).
Car derrière l’argent qu’on gère se profile les congères : refroidissement de l’activité, glaciation des rapports sociaux, banquise et gel des crédits à la consommation ! Le réchauffement de la planète et le réveil d’un volcan ne suffiront pas à « défrigérer » la situation !

vendredi 7 mai 2010

FILLON : UN MAUVAIS COTON...

(Toujours double-cliquer sur l'image pour mieux lire !)

LE SACRE DE L'OM REND DESCHAMPS POETE


Ca faisait 18 ans qu'on attendait cela sur la Canebière ! L'OM en a rêvé, Deschamps l'a fait ! L'ancien capitaine de l'Equipe de France, l'homme qui a tout gagné (poil au nez !) a mené l'équipe phocéenne à son 9ème titre de champion de France de Football !
La clé Deschamps ! La clé de la réussite ! Cet homme là réussit pratiquement tout ce qu'il entreprend ! Une bête de "la gagne". On ne peut assommer Deschamps de leurres ! L'homme est solide, loin des turpitudes, droit dans ses bottes ! Deschamps donneur de bons conseils ! Deschamps point enclin à se couper les cheveux en quatre ! Un homme de décision ! Deschamps pignon sur rue, illustre représentant de la gauloiserie footballistique ! Deschamps d'ailes de pigeon en tacles artistiques, pédagogue du beau geste ! Deschamps bourre si, oh oui !! Il bourre, il bourre l'esprit de ses joueurs de matière grise gagnante !! Il est toujours prêt là, l'abbé Deschamps et ses ouailles en short l'écoutent religieusement !!
Si on cherche un successeur à Domenech...suivez mon regard..à l'horizon de la ligne...des champs.