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dimanche 3 février 2019

CARLOS A FINI DE ROULER CARROSSE




Dans la soirée du 19 novembre, sur le tarmac de l’aéroport japonais Haneda, un homme se fait arrêter et que jamais l’âne aida, tant il se faisait seconder par un aréopage d’experts. Cet homme c’est Carlos Ghosn, le puissant patron du numéro un mondial de l’automobile, Renault-Nissan-Mitsubishi ! Son arrestation, particulièrement Scenic en terme de Captur,  va provoquer une vive émotion dans le monde. 

Malgré moult demandes de libération sous caution et l’appel de sa femme à l’ONG de défense des droits humains « Human Rights Watch » dénonçant ses « rudes » conditions de détention, son interdiction de boire de l’alcool qu’il ne peut saquer, la présence, dans sa cellule, d’un ara qui rit de sa mésaventure, Carlos devrait rester en détention préventive au moins jusqu’au 10 mars, voire jusqu’à la première audience de son procès dans 6 mois, si la justice nippone met le turbo et sème autorisation (ces motorisations ?) à faire diligence.  

M. Ghosn, entretemps, s’est fait nommer Gone par ses geôliers nippons qui n’ont que faire des S si trop haine les meut ! Cette modification dans la prononciation de ce nom libano-brésilo-français (et oui, 3 nationalités !) est sujette à de bons mots de la part de ses détracteurs devenus anti-Gho(s)ne tout en n’étant pas gens à nouilles eu égard à la forte dépendance au riz local !

Gho(s)n aurait, telle une MST, infecté la comptabilité de son groupe en ayant minoré ses revenus dans rapports de Nissan remis aux autorités boursières entre 2011 et 2015. 

Au total, sur cette première période, le président, désormais loin de son cabinet mais dans bien des cas biné (car sous sévère houe) aurait sous-évalué de 5 milliards de yens (37,7 millions d’euros) sa rémunération, qui s’élevait à près de 10 milliards. C’est vilain de tricher mais, ce genre de pratique serait courant chez les Libanais, celui de la « débrouille » quitte à susciter des brouilles de Bilan. En attendant, la vilaine monnaie le mène au bagne ; qu’a yen ?

Le parquet lui reproche d’avoir transféré à Nissan « des pertes sur des investissements personnels » à l’automne 2008. On traversait alors une crise sans précédent, comme le disait Sarkozy, une dépression de cent prêts cédant, de chute brutale du dollar face au yen ! L’empereur automobile avait alors souscrit, de manière personnelle des contrats de « swap » de devises, un temps swapeux protecteur, permettent de spéculer sur la fluctuation des monnaies, auprès de la banque Shinsei qui se tâte amie pour éviter les kata ! Mais dans ce genre de Casino à haut risque, la banque finit par se dire : de quoi nous nous nippons ? La perte rôde et la banque accule Ghosn à trouver un garant susceptible de mobiliser une somme pouvant couvrir les pertes latentes. Alors, tel Zorro, apparaît Khaled al-Juffali, un homme d’affaires saoudien, qui débloque rubis sur ongle des fonds en se portant garant pour le patron de Renault, lequel s’aère, vainc (sa R 20 ?)

Par la suite, entre 2009 et 2012, 14,7 millions de dollars (12,8 millions d’euros) sont prélevés sur une « réserve du PDG » établie par Nissan et sont transférés en trois fois sur un compte bancaire de Nissan Gulf, que M. Al-Juffali possède en partie. Il faut bien rembourser son gourou si rugueux et garant arrogant dans sa guerre égaré…   

Concernant toutes les accusations portées, Carlos Ghosn dit avoir agi « avec l’approbation des dirigeants de la compagnie ». En fait, Nissan joue plutôt l’âpre aux passions et critique à coups de bâtons (par sève hérités) l’attrait pécuniaire qui capte Carlos. Ce dernier nie toute dissimulation de revenus et assure que l’argent transféré au milliardaire saoudien n’a aucun rapport avec ses pertes au moment de la crise financière, mais était lié à une rémunération contre services (oui, mais lesquels ?).

Les ennuis de Carlos Ghosn pourraient ne pas s’arrêter là. Depuis l’annonce de son arrestation, la presse japonaise se repaît d’autres comportements illégaux, listés par Nissan au court d’une enquête interne sur son ancien number one et qui l’a mise au parfum. Carlos aurait ainsi fictivement employé Claudine Oliveira, l’une de ses sœurs, pour des activités de conseil et pour un montant de 755 000 dollars (c’est quand même plus que pour Pénélope Fillon) de 2003 à 2016. Dans une lettre en date de mars 2003, mettant la parenté en parenthèses, le PDG informe sa sœurette de son nouveau titre de « conseillère » au sein d’un «global donation advisory council» soit un conseil consultatif mondial des dons qui, selon une source émanant du groupe, n'a jamais existé (d'où l'expression "parler d'un don : de la farce !). Dans ce monde de duperie un peu dol y verra... 

Par ailleurs, on apprenait d’une autre source (ça frise la cascade) que le Franco-Libano-Brésilien aurait reçu une rémunération de plus de 7 millions d’euros en 2018 de la part d’une filiale néerlandaise codétenue par Nissan et Mitsubishi Motors (NMBV), sans approbation des patrons des constructeurs desdites sociétés ! Carlos, sans informer ses deux acolytes nippons, aurait réussi à se faire embaucher en tant que salarié de NMBV en se faisant gratifier d’un bonus d’embauche de 1,46 millions d’euros et d’un salaire annuel de de 5,82 millions d’euros, (selon Les Echos). Cette révélation de contrat hollandais l’abatte, hâve ! L’homme maigrit dans sa prison éclairée jour et nuit. Son régime alimentaire, un quart serré, est en thé au riz durable. Mais Carlos ne s'en plaint pas. Sur bien des angles il reste poli Gho(s)n !

L’arrestation de Carlos Ghosn est intervenue alors qu’il devait présenter, dans les mois qui viennent, un projet de rapprochement plus étroit entre Renault et Nissan. Le scandale marque un coup d’arrêt à ce processus et redistribue les cartes. Jean Dominique Senard (ex Patron de Michelin) devient Président du Conseil d’Administration du fleuron de l’automobile français tandis que Thierry Bolloré en devient le directeur général. 

En attendant, Carlos plaide son innocence dont le principe ne semble guère être l’apanage de la justice japonaise. Il clame au complot :

-       On a cherché à me faire tomber ! On, c’est-à-dire les dirigeants de Nissan ! Ils veulent me faire payer le projet d’intégrer " Renault, Nissan et Mitsubishi Motors !

Carlos rejette les faits, faix portés par des fées geshas de vilaine augure et nie ça nécessairement, hait Nissan et ses serments ! 

Affaire à suivre… 





Derrière les barreaux
Pour quelques maux
De gains sans efforts
Carlos, vide dans sa tête
Derrière sa fenêtre
Tremble peut-être
Quel est ce pays
Qui prend et punit
Celui qui a tort ?
Carlos, vide dans sa tête
Sent comme un feu naître
Il n’est plus le maître…

mercredi 30 janvier 2019

CHAPIER DANS LE VENT MORTEL ET EMPORTÉ PAR LE DIT VENT



Fils d'un avocat international et d'une actrice autrichienne, Mariette Thal (spécialiste de déclamation de poésie lugubre car elle aimait les vers de crise, Thal), Henry Chapier naît à Bucarest en 1933, en attendant que la roue tourne mais sans savoir où la roue mène. En 1947, en pleine adolescence, il doit suivre sa famille sur les chemins de l’exil car le régime roumain pond un méchant décret d’expulsion frappant les Français.

Henry se retrouve à Paris et à la Sorbonne. Il aime les langues et décroche un diplôme de lettres et d’interprétariat ! Entre deux langues de bœufs, finement assaisonnés, il en parle d’autres :  anglais, italien et roumain. Il évite, cependant, la langue de bois pour collaborer à l'hebdomadaire Arts avec François Truffaut et Jean d'Ormesson.  Il est alors critique cinématographique et le 7ème art ne le lâchera plus ! On le voit publier piges dans L'Express ! Ce ne sont pas des piges à macérer (des pyjamas serrés ?) dans un bocal de l’oubli ! Ces petits écrits font mouche à tel point que le rédacteur remporte le prix du meilleur journaliste débutant en 1959.

Il entre à Combats, journal sans compromission, sans cons mais avec des pros en mission. Une mission de revendications à des heures où le vieux général commence à parler un langage inaudible pour la jeunesse. Et c’est naturellement qu’on le retrouve aux côtés de Daniel Cohn-Bendit en 1968 pour empêcher l'étatisation de la Cinémathèque française.

Deux ans plus tard, en 1970, Sex Power, son premier film, obtient la Coquille d'argent au festival San Sebastian. Ce long métrage, de 81 mn, réunit Jane Birkin et Bernadette Laffont. C’est un film sur l’amour, l’imaginaire, en pleine période hippie voire hippique tant ça crins !

Rédacteur en chef du Quotidien de Paris, il s’installe à FR3 comme éditorialiste culturel. Il s’impose comme le "Monsieur Cinéma" de la chaîne et dit ce qu’il pense des nanars anars, des navets sans niveaux, des westerns spaghettis qui plaisent, quel bol, aux niaises. Peut-être s’est il épanché lamentablement sur « le divan » une œuvre de Rémo qui sentait fort l’anis (1982) ?

Ce serait bien car la transition serait toute faite !

Effectivement, entre 1987 et 1995, près de 300 invités s’allongent sur le Divan d’Henry Chapier pour répondre à ses questions. Le divan, divin, ventilé de vents devins, commençait toujours par la même question : «Quel(le) genre d’enfant étiez-vous à 7 ans ?». Car sur un divan tout humain sept ans et se laisse aller dans ses réminiscences en imaginant les sous venir. Il a ainsi disséqué Juliette Gréco, Jean-Claude Brialy, Helmut Newton, Serge Gainsbourg, Jacques Toubon, Hitler, heu, non, pas Hitler.  Les cobayes semblaient toujours heureux de se livrer à cet exercice hautement autocentré, préambule d’une future société narcissique exacerbée par l’émergence d’internet et des réseaux sociaux.

En 1996, Henry est membre du jury au Festival de Cannes, présidé cette année-là par Francis Ford Coppola et décernant la palme d’or à « Secrets et Mensonges » de Mike Leigh. Henry pense alors à l’émission qu’il vient de quitter et aux petits mystères inavoués de ces peoples qu’il a invités sur son divan.

Animateur sur Radio Nova, il reprend du service pour l'été 2006 sur la chaîne Pink, une chaîne qui lui redonne foi car si rose ! On le retrouve avec cette voix inimitable ! Il reste égal à lui-même, observant le décorum très kitch de son émission et appréciant de revoir  des célébrités s'asseoir sur son célèbre divan-danger qui dit vendanger les raisins à pépins et autres contrariétés de la vie.

En 2015, il passe le flan beau à Marc-Olivier Fogiel en disant :

-         C’est une crème d’émission, vraiment du gâteau. Je vous la lègue au mieux car je ne voudrais pas que vous en pâtissiez !
-          
Le temps d’être élevé au grade commandeur de la légion d’honneur (le 1/1/2017) et le voilà parti pour des divans, des vins divins car la vigne du Seigneur lui est grand ouverte. Le maître des lieux, le voyant arriver, ne manquera pas de dire : Hé, Chapier, quel genre d’enfant étiez-vous à 7 ans ?

Il nous laisse des archives que l’INA dépoussière et nous propose sur la toile.

Salut Henry !

lundi 28 janvier 2019

DEUX PRÉSIDENTS, UNE MEGA INFLATION ET UN EXIL...





Le Venezuela traverse une terrible période de récession économique à la suite de l’effondrement des prix du pétrole. Le pays de Chavez avait longtemps misé sur la manne de l’or noir pour fortifier son économie. La chute du prix de baril a réduit fortement les entrées de devises étrangères. La pénurie s’est installée, traînant dans son sillage une inflation de 700% en 2016 et qui n’a cessé de grimper : + de 2.600 % en 2017 et 1.370.000 % en 2018, selon les estimations du FMI ! Du jamais vu ! Comment, dans ces conditions, pourrait-on promouvoir le bolivar tant (pro mou, voir le beau lit, Vartan ?)

A la chute des cours pétroliers s’est ajoutée la sanction américaine contre Maduro, l’actuel Président qui vient de se voir contester son pouvoir par Juan Guaido, le Président du parlement !

Ces mesures de rétorsion, d’heurts et torsions, ont phagocyté les importations de pièces détachées si nécessaires à l’industrie vénézuélienne. Côté emploi, le pays ne s’est jamais remis des manifestations de 2003 contre Chavez. Ce dernier avait alors décidé de licencier quelque 15.000 employés de la compagnie pétrolière PDVSA, premier employeur national ! Chavez fut alors considéré comme un rongeur nuisible à l’origine d’un secteur qui prend l’eau : le rat fit nage !

Aussi, le pays connaît-il une triple crise : économique, politique et migratoire. La faim au ventre, des milliers de Vénézuéliens quittent les magasins vides pour le chemin de l’exil qui les mène en Colombie, en évitant les beaux ghettos des bas gothas de Bogota.

L'exode vers le pays voisin se poursuit, en même temps que la cacophonie politique. Depuis une semaine, le pays a deux présidents mais il n’a plus de quoi assurer les besoins élémentaires de ses citoyens. Nicolas Maduro, le président contesté, et Juan Guaido, le président autoproclamé, se disputent le pouvoir !

Maduro par mots durs, hauts, non modérés, clame qu’il faut assainir la situation en établissant de nouvelles élections. Son rival, estime qu’elles ne peuvent être organisées rapidement car elles requièrent une révision du registre électoral ou encore la possibilité pour les exilés de voter !

Maduro n’a pas la faveur de Mr Trump, c’est peu de le dire. Mais il ne semble pas non plus être apprécié par les Européens. Mais Poutine, le Tsar, voit d’un mauvais œil une probable sortie de route de Maduro : l’homme représente un rare allié stratégique sur le continent sud-américain, apte à contrer l’influence de Washington. Par ailleurs, avec une dette publique qui frise les 160 % du PIB en 2018, le Venezuela a dû emprunter au Kremlin « contre pétrole » en voyageant en hôte-rouble. Vladimir ne tient pas à ce que son débiteur change de visage et le laisse tomber comme un vulgaire koulibiac de saumon génétiquement modifié et à la DLC largement dépassée !

Ainsi, sur fond de crise économique et géopolitique, des milliers d’affamés quittent l’enfer de la pénurie pour se faire accepter comme des colons bien ! Le trajet n’est sans risque : car à casses !


Des millions de fantômes, amaigris, sinistrés

Tambourinent à la porte des voisins délétères
Les enfants de Chavez de leur sinistre terre
Conservent l’amertume des années sacrifiées

Le trésor pétrolier aux éclats d’illusion
Laissa ventre affamé et relents de misère
Spoliés par Maduro, les flots de prolétaires
Nourrissent, au fil des jours, la mort de la Nation.

Colombiens, ombrageux, en alerte farouche
Refrènent, autant qu’on peut, les marées indigentes
L’ombre des barbelés de ces ombres géantes
Ne couvre qu’un écueil au soleil qui se couche.

Tandis qu’au grand pays des pénuries tenaces
Ils sont deux à lorgner le plus haut des pouvoirs
Un exode a brodé sur le grand désespoir
Des figures cernées par la faim qui menace.

Qu’importe le gagnant de cette tragédie
La misère dormira sur les rêves d’antan
Quand le Dieu de l’or noir, de ses pas de géants
Tirait toute espérance aux éclats de la vie…

samedi 26 janvier 2019

MICHEL, LE GRAND CHAGRIN




Fils d'un chef d'orchestre, Raymond Legrand, Michel naît le 24 février 1932 dans le quartier de Ménilmontant où tous les gars sont remontants en gardant l’esprit chevalier. Michel voit ses parents divorcés et poursuit une enfance qu’il qualifiera de difficile. Mais sa résilience lui fait étudier les gammes au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il commence à labourer son destin en partie sillons…

Dès 19 ans, il commence une carrière d’accompagnateur et d’arrangeur pour Catherine Sauvage ou encore Henri Salvador qui lui précise que le travail c’est la santé. Michel ne le sait que trop ! Le talent ne respire pas si l’effort n’est pas au rendez-vous.
Mais le tournant de sa vie prend ses racines dans les années 60 : celle de la libération du cinéma, l’émergence de la nouvelle vague ! 

Une voie lui est toute ouverte pour la composition de musiques de film ! Il travaille pour Agnès Varda (Cléo de 5 à 7- 1962), avec Jean-Luc Godard (Une femme et une femme – 1961, Vivre sa vie – 1962, Bande à part – 1964). Le vrai coup de foudre de sa vie est alors la rencontre avec Jacques Demy, qu’il considèrera toujours comme un frère jumeau.

Avec Jacques la collaboration commence par Lola, en 1961. Puis viennent les parapluies de Cherbourg (1964), une œuvre cinématographique inclassable, entièrement chantée ! Viendront les célèbres Demoiselles de Rochefort (1967) nées sous le signe des gémeaux, Mi fa sol l’âme irait, ré mi fa sol sol sol, raies d’eau, et Peau d’âne (1970) !

D’autres metteurs en scène le sollicitent et il devient mondialement connu.
Il reçoit deux oscars, l'un en 1968 pour 'L'Affaire Thomas Crown' de Norman Jewison ; l'autre en 1971 pour 'Un été 42' de Robert Mulligan. Le film de Norman Jewison lance à tout jamais la très belle chanson « les moulins de mon cœur ».

Aux Etats-Unis comme en France, son univers musical, imprégné de jazz, dégage une certaine forme d’élégance nappée de simplicité.

En 2014, Michel Legrand se marie avec Macha Meril, l'actrice d'Une femme mariée de Jean-Luc Godard, qu'il avait rencontré pour la première fois en 1964 à Rio de Janeiro.
Il est élevé au grade de commandeur de la légion d'honneur le 1er janvier 2016.

Il vient de nous quitter, ce 26 janvier, à l’âge de 86 ans. Il nous laisse des œuvres musicales incomparables, hétéroclites, valsant entre jazz et plénitude symphonique. 

Un génie s’en est allé…



Tournent  les parapluies du Cherbourg diluvien
Et les Rochefortaises dans l’amour qui revient
Les mariés de l’an II pris dans le vent chouan
Les souliers de Lola dans le Nantes d’antan

Pleurent  la douce Yentl dans la nuit constellée
L’été quarante-deux  qu’une guerre a brisé
Vibre le cœur battant sous le gris de peau d’âne
Comme vie de château, normande et paysanne

Jouent les mains du pianiste sur les touches sacrées
Où s’immisce le jazz entre deux mélopées
Féérie de musique, en frissons de splendeur

Michel au panthéon des rêves symphoniques
Aux croisées d’horizons d’élégance lyrique
Fais tourner de ton nom les moulins de mon cœur.