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mardi 2 janvier 2024

LES VOEUX JUPITERIENS POUR 2024

Comme à la fin de chaque année, nous avons eu droit aux vœux présidentiels.

Emmanuel Macron a évoqué les grands chantiers pour l'année à venir : un réarmement civique. Une notion pour l'instant bien abstraite. Il a parlé de l'écologie et de l'Europe, surtout pour faire plaisir à la mémoire de Jacques Delors, récemment décédé.

Il a évoqué les futurs grands évènements de l'année : les Jeux Olympiques et la réouverture de Notre-Dame, en décembre.

Bien entendu, dans un contexte international troublé, le Président n'a pas pu montrer un visage spécialement réjoui. La Russie et l'Ukraine continuent leurs bombardements respectifs et Gaza devient un tas de ruines sous les coups de boutoirs de Tsahal. On peut donc imaginer un réarmement militaire, notion bien moins abstraite, voire complètement drapée d'empirisme.

Que faut-il attendre de cette année d'un point de vue politique ?

Macron a certainement sa petite idée, qui pense déjà à un remaniement !

Affaire à suivre...

 


vendredi 7 janvier 2022

MACRON BOUDEUR AGGRAVERAIT-IL SON CAS ? QU'A MOUE ?

 


« Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie. » 

Dans un entretien avec des lecteurs du Parisien, publié mardi 4 janvier, Emmanuel Macron, plus Jupitérien que jamais, ajoute dans les faits d’hiver un parfum haut tonal, résolument offensif à l’égard de la « toute petite minorité qui est réfractaire comme la pierre qui roule et n’amasse pas masse» à la vaccination contre le Covid-19.

Oui, Jupiter a envie d’emmerder les rétifs à la seringue en les empêchant d’aller retrouver, en vagues, ciné ou en leur interdisant de se restaurer s’ils restent au rang des inflexibles.

C’est comme une envie de pisser, dure, innée. Une envie de faire, mais qui avoue déjà une forme d’impuissance ! Jupiter aurait presque l’envie d’avoir envie comme l’aurait chanté quelqu’un qui n’aurait jamais eu à l’idée de rauquer comme un emmerdeur !

Depuis Macron est bien emmerdé d’avoir sorti cette phrase. Il s’est excusé ! Mais, intérieurement, il sait que sa petite phrase a touché tout le monde, a mis le feu aux réseaux sociaux ! C’est de la stratégie fécale qui fait l’écho !

La politique a régulièrement besoin de ces petits coups de canif, sinon on s’emmerde ! Les pêcheurs, qui sont en mer dès l’aurore ont besoin d’entendre à la radio des jurons de poissonniers que rien n’arrête ! Les édiles, en maires dans leur cité, ont soif de telles dérives verbales pour pouvoir polémiquer ! Il y a plus de succès dans les rappels de dérapages sémantiques que dans ceux de Pfizer ou de Moderna.

La femme, en mère décidée vote, emmerdée si dévote, pour celui qu’elle croyait bon apôtre mais à qui elle pardonne car, de toutes manières, c’est le moins mauvais de tous.

Oui, Macron peut se permettre d’avoir juste envie d’emmerder ceux qui refusent le vaccin au nom de leur liberté car ses concurrents sont en mer décevante, leur candidature emmerdée se vante, mais s’évente ! Le petit mot de trop sans être serein, gai, a l’avantage, dans sa noirceur, de mettre en lumière la vacuité de l’opposition ! De Mélenchon à Pécresse on pousse des cris d’orfraie pour cacher l’impuissance et le vide des programmes ! Zemmour se ronge les foies de se voir voler la vedette dans le concours des grossièretés !

Macron s’est comporté comme un vilain lycéen que sa professeure de femme a dû chanter sur le sang, heu, tancer sur le champ ! Il ne le fera plus, ou non ! Il verra selon les cirques, Constance ! Comme dirait mon voisin à sa femme atrabilaire mais néanmoins macroniste, ascendant bélier !


mardi 1 juin 2021

J'AI L'HONNEUR DE NE PAS TE DE_MANDER PARDON

 


La France et sa grande muette ne s’étaient pas trop mouillé le plumage martial pour protéger les Tutsis contre les coups de machette des Hutus (voir mon billet de 2014).

Au Rwanda, comme ailleurs, le temps panse les plaies, et pense les plaids, grands manteaux de laine capables de réchauffer la froideur diplomatique.

Dans un discours très attendu au Mémorial du génocide de Kigali, Emmanuel Macron a cherché à trouver les mots justes pour reconnaître la responsabilité de la France sans condamner, pour autant, notre beau pays des droits de l’homme.

En fin équilibriste, Jupiter a parcouru le fil ténu du « en même temps », au-dessus d’un précipice jonché de quelque 800.000 victimes de ce qu’il faut bien appeler un génocide.

- La France n’a pas été complice de ce massacre mais, en même temps, elle doit regarder la vérité en face : notre pays détient une part de souffrance qu’on a infligée au peuple rwandais.

Le pardon ne devait pas sortir de la bouche élyséenne. Mais Paul Kagame, Président toujours en exercice, a quand même apprécié ce discours qui ouvre une voie à la réconciliation 27 ans après le génocide des Tutsis.

Ce président, ancien danseur d’une polka gammée, tant il a, lui aussi, du sang sur les mains, voit d’un bon œil le rapprochement des deux pays dans un contexte de real politique assaisonné à l’huile d’économie de marché.

La visite d’Emmanuel change, en effet, les donnes. Un ambassadeur devrait être rapidement nommé, alors que le poste était vacant depuis 2015.

 L’Agence française de développement (AFD) devrait rouvrir le bureau fermé depuis 1996. L’AFD s’est déjà engagée l’an dernier à hauteur de 130 millions d’euros au Rwanda pour soutenir, par des prêts à taux réduit, le développement des réseaux électriques et apporter une aide d’urgence durant l’épidémie de la covid.

Et Jupiter de dire à son homologue :

- Cher Paul, vous parlez notre langue, c’est un super acquis culturel et cet acquis, gars, lie !

Et oui, comme dirait Duteil, c’est une langue belle, une bulle de France au milieu d’un pays qui regorge de richesses enterrées : coltan, or, tungstène, étain…

Il n’est pas négligeable de renouer de bonnes relations avec un pays détenant une telle manne.

Mais, pour certains esprits grincheux, se voilant dans un puritanisme éculé, cette diplomatie intéressée se vêt d’une outrance sidérante.

L’un d’eux de conclure : - Agir ainsi, sans gêne, ô sidère !


 

Le mort ne parle pas pour évoquer la guerre

Qui de plaies en charniers a pris du Rwanda

La mélodie des cœurs, la candeur des lumières

Aux quêtes du pardon le mort ne parle pas

 

Le discours du vivant sur la crête des gênes

Compose de son mieux avec les alibis

Les mots tissent l’émoi ; des ergots pathogènes

Eliment la dureté, émoussent l’argutie.

 

On puise dans le flux d’une prose châtiée

L’acte de contrition sans s’autoflageller

Une oreille y perçoit l’amorce d’un soleil

 

La faconde féconde un ruisseau lénifiant

Y trempent les humeurs aigries, d’un autre temps

Où le sang recouvrait le sol et ses merveilles.


dimanche 3 janvier 2021

LES VOEUX JUPITERIENS

 




Comme chaque fin d’année, à la St Sylvestre (une pensée pour Anne !) le Président se colle aux traditionnels vœux ! Jupiter a donc dû se plier à cette coutume et, en clin d’œil à Giscard d’Estaing, s’est exprimé près de la cheminée. Le discours, lui, n’était pas parcheminé mais bien actualisé, en lien direct avec la Covid.

L’espoir est là, grâce au vaccin et à la relance, a martelé Emmanuel Macron.

Assis devant une table basse, aussi basse que le moral des Français, le chef de l’Etat a évoqué une année de vaccinations ! Il s’est piqué à l’espérance de voir le pays s’en sortir même si la campagne se fait au compte-gouttes (que gouttes !).

Comme il venait de voir le film « le Prénom » avec sa tendre Brigitte (sur Netflix) l’idée germa dans la tête de sa compagne d’user jusqu’à la corde la nomination des prénoms de ceux qui font l’histoire (même avec un petit h).

Donc, Emmanuel évoqua, en les citant par leur prénom, les gens du petit peuple qui font tout pour éviter que la pandémie ne soit une catastrophe nationale.

C’était charmant, proche de la fibre émotionnelle.

L’Elyséen a énuméré quelques priorités pour 2021 : l’éternelle transition écologique qui atterre la Terre des écologistes souhaitant tant qu’elle se magne, la lutte pour la laïcité, l’égalité des chances (d’être égaux).

Jupiter ne put s’empêcher d’évoquer le Brexit, « l’enfant du malaise européen » en précisant qu’il gardait de bons contacts avec Elizabeth !

Il termina en nous souhaitant un bon réveillon sous l’égide des forces de l’ordre, soucieuse de faire respecter le couvre-feu. 

L’année nouvelle pouvait commencer !


jeudi 15 octobre 2020

COUVRE-FEU LOIN DE L'EMPIRE AUX MANNES

 



Ce mercredi 14 octobre, notre Jupiter national était convié à s’expliquer face aux Français. Pour l’aider à trouver les bonnes questions à des réponses toute faites, il s’était fait aider par Anne-Sophie Lapix (France 2) et Gilles Bouleau (TF1) à ne pas confondre avec « gît l’boulot » le nouveau slogan de Pôle Emploi.

Le thème de la soirée : La Covid, la Covid et encore la Covid ou « comment s’en sortir » quand on est une Nation parfois conne et pleurnicharde.

Avant toutes choses, notre Président a rappelé la gravité de l’épidémie et c’est vrai que l’an pleure ! On larmoie aux urgences, on pleurniche dans les entreprises, sous les masques, on verse du lacrymal partout tant la morosité gagne à une vitesse aussi exponentielle que le taux de reproduction du coronavirus.

Notre Emmanuel national a décidé de prendre les moyens ! Ce sera le couvre-feu en Ile-de-France et dans 8 métropoles particulièrement touchées par la pandémie : Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse. En ces lieux, il ne faudra plus sortir de chez soi, sauf ausweis, entre 21 heures et 6 heures du matin. 

Toute infraction sera pénalisée par une contravention de 135 € à payer à la « comme en dents dures » une structure policière patentée.

Par ailleurs, une « règle de six » est proposée. Mr Macron, a demandé aux Français « d’au maximum de ne pas être plus de six à table ». Les familles nombreuses devront donc prévoir deux services. Ceux qui sont ascètes, pourront ne pas manger pour permettre aux six autres de se mettre à table, commensaux, comme en salle !

Il n’y aura pas pour autant de restriction au niveau des transports dans les zones concernées par le couvre-feu et Jupiter a confirmé, dans sa grande bienveillance, qu’il n’empêcherait pas les gens de partir en vacances, même à Sète. Les trains rouleront sans se voir gares ôtées.

Quant à savoir combien de temps durera ce petit cinéma, nul ne le sait. Six semaines ? Plus ? Il faudra prendre son temps. De toutes manières, comme dirait un ami Helvétique, y’a pas le feu au lac puisqu’il est couvert (le feu, pas le lac !).

Il a été question des tests : trop de gens les utilisent ! On ne s’en sort plus ! Les résultats sont donnés 7 jours plus tard ! Ça bouchonne de partout ! Notre Président en a conscience, il le dit d’un ton poli mais rase (polymérase) les murs pour ne pas trop montrer les réactions en chaîne de son impuissance.

Une fois encore le volet économique a été abordé. On va verser une aide de 150 € aux bénéficiaires du RSA et des APL ainsi que 100 € par enfant à charge car « la crise est inégalitaire » avoue l’Elyséen. Et oui, la Covid frappe surtout les moins favorisés ! Ce Covid doit voter pour Les Républicains !

En attendant, on donne, on verse des subsides et les mannes s'évaporent. On creuse la dette comme dirait un ancien de Matignon qui a eu quelques soucis avec une Pénélope qui retissait un ouvrage perclus d'inanité mais gratiné d'une jolie rémunération.

Voilà donc comme un Président nommé pour 5 ans se voit dans l’obligation de discuter de sales petits virus et des mesures sanitaires pour en venir à bout.

Nous voici en période de couvre-feu !

Une traversée de Paris, en nocturne, se fera en catimini, en marche feutrée qui se perd aux quais.

Qui se perd aux quais silencieux, nu de bavardages ; et clôt d’autant l’ara !


mercredi 29 janvier 2020

DU PIPEAU ET DÉPIT DE PAU


En ce mardi 14 janvier, Jupiter avait envie d’aller voir du côté de chez Bayrou, à Pau, histoire de voir si le Modem est encore branché pour démoduler des maux du laid, enfin, pour dédramatiser la situation insurrectionnelle à Paris telle que veulent la décrire les réseaux sociaux.

Alors qu’il venait d’arriver au Palais Beaumont, en cette bonne ville de Henri IV, pour une table ronde sur l’écologie ce mardi 14 janvier, il fut interpellé par un enseignant qui, de mort lasse, mais aussi de Morlaas, lui demanda, à brûle pourpoint, de retirer la réforme des retraites.

Abasourdi, le président de la République s’est arrêté avec ce professeur de mathématiques qui, sans prendre la tangente, allait lui montrer que le système de la retraite à points ne l’était pas (au point) et qu’il fallait voir tous les facteurs sur tous les angles pour se rasséréner les sinus. Car, dès que tout est carré, l’homme évite de tourner en rond et rassérène autrui : l’être apaise.
Le mathématicien, loin de boire le vil anis, semblait parler sobrement à celui qui sortait de son univers élyséen.

Pierre Coste (c’est son nom), prof mais également membre du syndicat Snes-FSU ? lança la remarque suivante :

-      Ce n’est pas en donnant la légion d’honneur à BlackRock qu’on est exemplaire !

L’homme au béret, droit dans ses bottes, faisait ainsi référence à la promotion dans la légion d’honneur du patron du gestionnaire d’actifs BlackRock France, Jean-François Cirelli. 

En d’autres termes, le professeur pouvait douter de la coïncidence existante entre le fait de décorer un gérant de fonds de pension à la sauce américaine et le fait de vouloir instaurer une retraite par points qui pourrait renforcer le système par capitalisation. En effet, le système mis en place par le gouvernement devrait exclure des cotisations la part des revenus supérieurs à 10 000 euros par mois. 

Et quand on ne peut plus cotiser pour sa retraite on épargne en bourse et on fait le jeu des fonds de pension !

-      Vous mélangez tout, vous patachonnez dans la tête, lui rétorqua alors le chef de l’État.
C’était l’occasion, pour Jupiter, de ressusciter un bon vieux verbe du premier groupe « patachonner » qui signifie « errer sans rationalité ». Une sortie verbale qui épata Chaunay, ville de la Vienne qui dut mal comprendre la tirade présidentielle.  
   
Pierre Coste ne s’en laissa pas compter et insista en assurant que la réforme des retraites était un cadeau pour tous ces capitalistes qui se font des profits exponentiels très numérateurs et sans limite finie ! Il persista :

-      Les gens vont être obligés de cotiser à côté ! Et même côté par côté, pour être sur face et non pas seulement sur pile (de dossiers de la Carsat)

-      Faux, répondit Emmanuel, quel âge avez-vous ?

-      52 ans !

-      Et bien vous ne serez pas touché par la réforme des retraites !

-      Mais si, je pense que je serai touché de manière intégrale et ma capacité d’achat, déjà bien primitive, va dériver ! Et mes trois enfants seront touchés eux-aussi !

-      Je ne le crois pas un instant ! Cette réforme vous donnera, de ses zèles, des ailes.

-      La conversation cessa là. Jupiter laissa l’homme avec ses problèmes de Pau, à l’air gisant, et gagna la salle de réunion.

Cette prise d’armes n’avait rien eu de poétique, il y manqua des fleurs. Mais comment, en cet hiver, trouver à Pau linaires ?

Macron contint sa paix !

-      Mais il compte, hein, saper, se dit intérieurement le professeur aux piques épiques (et collègues rament).

En attendant, le projet de réforme des retraites vient d’être sérieusement retoqué par le Conseil d’Etat : flou, amateurisme, une fausse retraite universelle puisque 5 régimes spéciaux seraient encore maintenus !

Beaucoup trop d’inconnues, ce qui n’est pas pour déplaire au professeur qui se veut déterminant contre ce projet discriminant.

Affaire à suivre…



samedi 4 janvier 2020

VOEUX JUPITERIENS





Comme chaque fin d’année, avant que le gui ne tremble sous les coupes de champagne, avant que ne brûlent des voitures alsaciennes, le Président a présenté ses vœux à la Nation, pour la nouvelle année, voire la nouvelle décennie.

Dans une allocution de plus d’un quart d'heure (mais qui n’avait rien à perdre la laine, comme dirait un cardeur), Emmanuel Macron a assuré avoir entendu « les inquiétudes » sur la réforme des retraites mais n’a pas battu, en retraite, puisqu’il persiste et signe.

-         Je ne céderai rien au pessimisme ou à l'immobilisme

Dans un climat de grève générale où le petit caporal cégétiste, voire moustachu, Martinez joue les pères fouettards, Jupiter a encensé, en censeur, le mérite d’un "projet de justice et de progrès social". Il a donc appelé le gouvernement et les syndicats à trouver un "compromis rapide" en tablant sur une table ronde plutôt en noyés car il se méfie des marauds niais.

-         La réforme des retraites (...) sera menée à son terme car c’est projet de justice et de progrès social parce qu'il assure l'universalité (...) plus d'équité (...) et repose sur un principe de responsabilité !

Jupiter n’a pas parlé de l’abandon de l’âge pivot, le fameux cap des 64 ans qui permettrait d’entrer dans l’ère de la retraite et en deçà duquel on peut atteindre l’ère du repos mais avec une des cotes en moins, heu, une décote en plus. Néanmoins il s’est montré ouvert sur le sujet de la pénibilité au travail car certaines tâches sont difficiles et devraient permettre à ceux qui les exercent de partir plus tôt. Le tout est de mesurer la pénibilité : c’est un travail pénible. Que retenir comme critères ? Le bruit ? Les heures de nuit ? La cohabitation avec un collègue qui vote FN et qui refoule du goulot ?

Auparavant, le président a évoqué les grands moments qui ont émaillé l'année 2019  (l'incendie de Notre-Dame, la mort de Jacques Chirac...), mais il s’est également donné des lauriers pour l'action engagée par le gouvernement depuis deux ans et demi, notamment sur le plan économique avec un bon coup de barre atteint (pas à thym, je rappelle qu’on évoque les lauriers).

Oui, il s'est réjoui de la création de "plus de 500 000 emplois" depuis son élection, sans préciser s’il s’agissait de CDD ou de CDI car tout contrat comptera.

Il est revenu sur la première grande crise sociale de son quinquennat : les gilets jaunes, estimant que ces vêtements réfléchissants avaient nourri la réflexion donc le dialogue ! Il pensait intérieurement à toutes ses prises de paroles dans tout l’hexagone pour le grand débat pour que la faconde féconde.

Jupiter a rappelé que l’impôt sur le revenu baisserait et que la taxe d’habitation serait supprimée sans préciser aux maires (qu’il aime) comment ils allaient procéder après leur élection (ou réélection) avec moins d’entrées de recettes fiscales ! Comment les collectivités pourront les collectes éviter ?

Emmanuel  a promis d'"aider les agriculteurs et les pêcheurs à vivre mieux de leur travail", "investir davantage dans l'éducation et la santé", continuer "de faire de l'école, de l'apprentissage et de la formation tout au long de la vie le socle de notre société" et de prendre "des décisions essentielles pour nos concitoyens en situation de handicap et nos aînés dépendants".  Un joli catalogue de promesses bien semées mais qui, peut-être déjà, se meurent.

Par ailleurs, il a certifié qu'il attendait au printemps les propositions des 150 citoyens tirés au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat. Que peut-on attendre de ces citoyens. Beaucoup y voient une comédie haddock avec Macron qui aime enfler tant (en flétan ?). Le tirage au saur est-il hareng ?

Enfin, Jupiter a appelé à construire une "Europe souveraine", et alors que le Royaume-Uni quittera l'Union européenne le 31 janvier, a promis de "maintenir entre nos deux pays une relation solide". 

And God save the Queen !


samedi 31 août 2019

G7 CINEMA DE BILLES A RITZ







Le G7, groupement des 7 pays dits les plus riches de la planète (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Canada) s’est tenu à Biarritz, du 24 au 26 août, au grand détriment des habitants !

Très vite dégobillent haro d’égaux Biarrots, excédés de voir les force de police quadriller la noble cité qui a toujours de soif de génie l’impératrice urgence.
Oui, pas drôle pour les riverains et les vacanciers de voir se dresser des barrages de contrôle de sécurité. On se croit revenir à l’ancien temps de l’occupation.

-      Le pire est né, hâte l’antique, précise d’ailleurs un habitant stressé.

Oui, le choix de Biarritz, en plein période estivale, n’est pas des plus malins. Mais bon, ne polémiquons pas davantage et passons au menu. Que s’est-il passé au cours de ces 3 jours de G7 ?

Le sommet a été perturbé, comme cueilli à froid, par le chaud, le très chaud, le très très chaud show du feu en Amazonie. Le désastre est planétaire ! L’Amazonie, cette immense forêt sud-américaine, de plus de 5 millions de km², est le poumon de la planète. Elle absorbe environ 15% du dioxyde de carbone mondial que l’humanité rejette salement dans l’atmosphère. Sans ce puits de CO2, la température à la surface de la planète serait déjà beaucoup plus élevée.

On ignore l’origine des feux mais on sait que l’esprit humain a ses limites et l’âme a zones. On détruit la forêt en ne voyant pas plus loin que son nez ou plutôt en ne voyant qu’un profit de court terme. L’espace récupéré permet la production de soja, huile de palme ou l’élevage bovin (lequel émet du méthane, donc un GES) mais, au même moment, libère dans l’atmosphère le carbone qu’il renfermait ! Le réchauffement planétaire s’accélère !

Aussi, à défaut de pouvoir jouer les pompiers de service sur place, les membres du G7 ont décidé de retirer sous le sabot d’un cheval (jadis monté en amazone) la modique somme de 20 millions d’euros pour combattre les incendies dans la forêt brésilienne. L’idée d’envoyer des bombardiers d’eau Canadair avait été émise mais le président brésilien, Jair Bolsonaro, a refusé :

-      On se débrouille très bien tout seul ! J’ai mon armée personnelle qui domine sa peur et va tout feu tout flamme combattre le brasier. En revanche, je remercie Mr Macron de m’avoir traité de menteur quand j’affirmais vouloir m’engager dans l’écologie.

Et Jair, de jaillir, pour se venger, et d’envoyer sur Facebook un billet raillant la charmante épouse de Jupiter. Brigitte Macron en a pris pour son grade ce qui n’a fait qu’envenimer les relations franco-brésiliennes qui finiront par une brouille dense et laçant bas…instincts !

Un véritable coup de théâtre diplomatique s’est déroulé le dimanche 25 août ! Emmanuel Macron a créé la surprise en invitant à Biarritz le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, afin de discuter d’une sortie de crise nucléaire avec son homologue français Jean-Yves Le Drian. Le but  jupitérien est de relancer la discussion avec l’Iran que Mr Trump abhorre chaque jour davantage depuis les échauffourées dans le détroit d’Ormuz. Le grand méchant loup américain est sorti de l’accord signé en 2015 à Vienne par son prédécesseur Obama. L’homme de la maison blanche ne croit pas que l’Iran puisse être moins belliqueux et tempère ses polices. Il pense que cet accord est fait raté, errant dans l’utopie de voir les mollahs frappés de maux las et prêts à jouer les brebis pacifiques.

Donald Trump a affirmé, lundi, avoir donné son feu vert à Emmanuel Macron lorsque ce dernier lui a annoncé la visite impromptu mais il n’a pas souhaité rencontrer Mohammad Javad Zarif, jugeant qu'il était "trop tôt" (mais pas "trop tare"). Toujours est-il qu’un premier pas, certes fragile, est lancé. Verra-t-on Mr Trump rencontrer le Président Rohani pour parler nucléaire en y trouvant des atomes crochus ?

Au cours de ce G7, notre Président a également cherché à convaincre ce diable de Trump de ne pas sanctionner le vin français en représailles à décision de Paris de taxer les Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple et autres géants du numérique américains). L’homme de la Maison Blanche est vivement opposé à cette taxe, qui prévoit d'imposer ces grandes entreprises du numérique à hauteur de 3% de leur chiffre d'affaires à partir du 1er octobre.

Après moult tractations, il a été précisé que les pays du G7 étaient convenus de « trouver un accord en 2020 dans le cadre de l’OCDE » au sujet de cette taxe GAFA.

-      Le jour où on a cette fiscalité internationale, la France supprime tout projet de taxe. (...) Et tout ce qui a été payé au titre de cette taxe sera déduit de cette taxe internationale, a affirmé Jupiter en espérant sauver le vin français et tourner cépage ! GAFA signifie gaffe à nos vins ! L’aviné, heu, la vie naît de petits compromis entre amis. Il faudra tourner cépage !

Le président français a aussi évoqué la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis :

-      On voit que les choses bougent. Mon souhait, c'est qu'un accord soit trouvé. Ni les USA ni la Chine ne sont naïfs, nous devons veiller à ce que cet accord réduise l'incertitude pour ces deux pays, mais aussi pour l'économie mondiale ! Comme avait dit Perfide : « la Chine s’éveillera » et là, elle est vraiment réveillée car sur 10 jouets achetés, jeunes en Pékin, heu, je n’en paie qu’un qui soit fabriqué en France. Le reste c’est du Made in China ! L’Empire a bien changé et sa mue raille notre retard. Alors je comprends Trump pour qui le « first America » nécessite qu’on importe moins de produits venant de cette Asie ! Il ne faut pas que le chemin du succès de l’un, pour l’autre déroute de las soit ! De mon côté, je ne suis pas contre les Chinois tant qu’ils n’envahissent de soucis nos logis (de sous-sinologie)


Ce G7 fut aussi l’occasion pour Trump de rencontrer le nouveau premier ministre britannique, Boris Johnson, le défenseur du Brexit dur ! Les deux dirigeants se ressemblent dans leur excentricité et se sont entendus comme larrons en foire ! Boris s’est, quand même, permis de dire à Donald qu’il regrettait que des barrières douanières considérables freinent  les exportations britanniques aux Etats-Unis !

-      Il faudrait que vous les levassiez, a-t-il imploré au milliardaire.

-       Don’t  worry ! Be happy !  Nous allons conclure un très grand accord commercial ! Avec d’autres pays, j’en conviens, gens cons viennent et ne m’inspirent pas confiance. Je les regarde sous l’angle du scepticisme. Avec vous, non, je veux cet angle taire !

Mais tandis que les dirigeants des sept pays discutaient à huis clos, le Pays basque avait des allures de camp retranché. Quelque 13 200 policiers (les fameux poulets basquais) et gendarmes, appuyés par l'armée, ont sécurisé les lieux !

Difficile dans ces conditions de manifester à Biarritz. Aussi, des responsables d’Alternatives G7 et de G7 EZ ont entamé, lundi midi, une marche symbolique pour tenter de pénétrer jusqu'à la zone rouge, aux abords immédiats du sommet, afin d'accuser "publiquement" les sept dirigeants "d'illégitimité".

D’autres plaisantins ont organisé une marche des décrocheurs de portraits. Ils ont brandi la photo de notre cher Macron la tête en bas. Ces portraits décrochés des murs de mairie se voulaient revendicatifs pour dénoncer « la politique climaticide » du Président.

-      Comme tu n’as pas tes talents verts tu auras tête à l’envers, lança une manifestante ulcérée qui ne craignait pas le risque de 5 ans de prison et de 75.000 € d’amende pour « vol en réunion ».

Ainsi se termina ce G7, nourri de promesses et de bonnes intentions, de tapes dans le dos et de sourires de façade, dans un monde où le climat se dérègle et les poudrières s’accumulent…