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mercredi 20 mai 2026

QUELQUE CHOSE EN NOUS

 


On a tous quelque chose d'Athènes, hé, si !
Un je n'sais quoi de Nana Mouskouri
Un peu de Roussos aux poils bien fournis
Du Périclès fou de démocratie ♫♫
Quelque chose d'Athènes, hé, si !

Quelque chose d'Athènes, hé, si !
Cet accroc-pôle qui vous prend pour la vie
L'amour en cours à l'âme Mercouri
Quand le temps passe et que Papas écrit
Sur nos mémoires la nostalgie ♫

Comme une étoile de Socrate infinie
À l'heure de la feta renaît l'envie
On a le coeur en chant de bouzouki
La mer Egée s'écoule dans la nuit
Quelque chose, d'Athènes, hé si ! ♫♪

À certaines heures de la nuit
Théodorakis tisse l'insomnie !
Il flotte un Vangelis en harmonie !
Et le Pirée qu'on en est comme ravi !
Quelque chose d'Athènes, hé, si ! ♫ 

LE TEMPS DU MUGUET

 


LE TEMPS DU MUGUET


(Paroles : F Janssens - Musique : Vassili Soloviov-Sedoï )

Il est REVENU le temps du muguet ♫♫♪
Tout au black donc non déclaré
Il m’est REVENU ! Gains de mon jardinet
Et deux cents euros j’ai gagnés !
Et j'ai vu refleurir
L'éclat de mon sourire
J’aime trop ce grand jour chômé !

Le JOUR du Muguet je sais m’installer ♫♫
Dans un coin plutôt fréquenté
Et de brins en brins je vais me renflouer
Une tirelire assoiffée
Le prix du carburant
Ne devient que trop lourd
Sans s’arranger au fil des jours

Il s'en est allé, Le Temps Du Muguet ♫♫♪
Et le plein a tout dévoré !
Faudrait que la vie connaisse des mues gaies
Et qu’un détroit soit libéré !
Empruntant, en printemps
Je vois filer l’argent
Le vrai brin du désépargnant !


jeudi 18 janvier 2018

UN FILM NOURRISSANT






On pensait qu’elle avait tourné définitivement la page du septième art mais c’était sans compter sur l’obstination de Marc Hélezespris. Le jeune réalisateur a su convaincre notre BB nationale de se remettre devant la caméra, pour le plus grand bonheur de ses fans (chiens de tous poils, bébés phoques et même quelques humains nostalgiques…).

Le film est insipide comme le goût des plats que tente de savourer Aubin Marie (Brigitte Bardot), boulimique frappée d’agueusie.

Le scénario est bien plat, mal cuisiné et ne tient pas la distance avec le modèle du genre « la grande bouffe » de Marco Ferreri (1973).

Marie ne peut s’empêcher de manger, de se perdre dans la nourriture pour oublier le mal qui la ronge : un passé glorieux d’actrice vénérée la rattrape dans ses nuits. Elle se lève (long passage nocturne où on devine vaguement une silhouette empâtée qui pourrait tout aussi bien être celle de Maïté évoluant dans une galerie minière, houilles ouille ouille !) et descend à la cuisine pour vider le réfrigérateur.

Pour l’accompagner dans cette déchéance  elle écoute un tango d’art (et non pas « elle écoute un temps Godard »). Ça lui donne un rythme soutenu et permet surtout de donner à ce film son unique support musical.

Elle mange, engloutit tout en vitupérant contre ces jeunes artistes allumeuses qui balancent leur porc sur les ondes et les réseaux sociaux. Et en parlant de porc, eh bien, elle en reprend. Et pas qu’un peu ! Avec de la mayonnaise mélangée à la Chantilly !

Mais le goût n’est pas au rendez-vous. Elle consulte un spécialiste, le Docteur Sam Etausne (joué par un jeune peu prometteur, Michel Picolloli, dont le nom n’est même pas inscrit sur le générique). Le spécialiste s’avère charlatan et, comble d’ironie, se vautre également dans l’abondance alimentaire.

Les deux êtres vont fatalement se retrouver dans la bombance orgasmique. Les morphales évoluent de concert, ignorant les maux des rations. Aucun des deux ne relèvera l’autre.

La fin suicidaire sous le miaulement strident des chats et l’aboiement douloureux des chiens constitue le point d’orgue de ce court métrage quelque peu navrant.

On se demande encore pourquoi BB s’est lancée dans cette aventure dans laquelle Hélezespris jouait gros (il aurait hypothéqué son mas « Scarpe-Aulne », belle résidence douaisienne où il a planté l’alnus).


Jouer gros pour un résultat qui risque d’être maigre…

vendredi 24 novembre 2017

UN FILM UN PEU CRAMPON




Le film se passe dans le nord, chez les chtis  mais Dany Boon ne figure pas au générique. Le grand club local veut relancer l’équipe de football et recrute le plus fabuleux des entraîneurs, El Loco dit Bielsa. C’est un argentin, que longtemps l’argent tint et on peut dire que l’addiction demeure. Le fou négocie son salaire et fixe ses conditions. Il met dans un loft d’isolement les anciens cadres aux crampons usés, selon lui. Il oriente le recrutement vers de jeunes talents, la plupart brésiliens ou argentins ! L’homme promet de bons résultats !
Le président du club jette donc des liquidités ; jet rare : l’eau pèse ! C’est du lourd ça mesdames mais il faut savoir casser la tirelire pour happer des talents de pelouse verte sinon le fiasco attire l’ire…des supporters.
Après une victoire contre des canaris El Loco semble serin ! Loco motive ! Hélas, la suite va être catastrophique. Et là va peur ! Son équipe subit comme un vent mauvais, un vent pire que tout… A vous glacer le sang à cent pour cent ! Les joueurs ne se trouvent pas bien sur le terrain, tirent comme des pieds (curieux d’ailleurs car logiquement c’est cela qu’on attend d’eux), gâchent des occasions. El Loco tente des modifications : et voilà que je te positionne un milieu de terrain en latéral droit, et voici que je te transforme un ailier en attaquant de pointes pas très en ballet !
El Loco essaie tout même si le capitaine de l’équipe cherche à le faire changer d’avis :
-      Je ne veux pas qu’Ibrahim amadoue, lance l’Argentin méchamment !
L’homme se renferme dans ses conceptions stratégiques et le vent mauvais souffle de plus bel. Le club pointe en queue de classement ! Ça pue la relégation à 100 bornes ! Certains évoquent la faute à pas de chance ! La chance prend un four et la baraka fritte !
Alors la direction ne souhaitant pas pousser le club, comme dirait Martine, aux bris va prendre une grande décision. Elle éloigne El Loco des locaux ! Viré ! Le moteur ne tournait pas rond, ce n’était pas de bonnes bielles ça !
Aussitôt le vent s’estompe, mais la pluie surgit, intempestive.
C’est une pluie d’incompréhensions, de doutes ! On sent le gâchis : dégoût tôt naît.
Les joueurs s’enfilent un impair et s’interrogent sur la suite des évènements : on prie avec un maire catho pour que le St Esprit chasse les démons !

Le film se termine au sommet d’un terril : des supporters lensois fêtent, à la lueur de feux de Bengale, les mésaventures du grand club voisin, achoppant sur des pierres, maux rois !

jeudi 14 septembre 2017

VOUS TROUVEREZ ÇA NIAIS




Le dernier film de Marc Hélezespris aura au moins le mérite de faire travailler de vieilles gloires quelque peu boudées par le grand écran. Autour de la pimpante Ludivine Sagnier c’est une belle brochette de comédiennes sur le retour qui nous gratifient d’une prestation honnête quoique poussive.

Comme à son habitude, Marc Hélezespris ne fait pas dans la dentelle car il n’en a pas le budget. Pourtant le scénario tenant du conte de fée mixé à la sauce fantastique aurait pu trouver meilleur rythme et rebondissements haletants.

Solange (Ludivine Sagnier) quitte son mari gâteux bien que jeune. L’homme, frappé de DeFunesterie ne cesse de l’appeler « ma biche » et ça l’énerve au plus haut point. Un soir d’exacerbation elle claque la porte et se retrouve à errer dans un parc. Il fait bon et elle se satisfait d’un joli haut blanc bien estival. C’est alors qu’un petit faon apparaît sur ce vêtement léger, tel un hologramme (il y a de l’inspiration Mélenchon dans cette scène) et lui donne des conseils pour rebondir. A peine a-t-elle réalisé qu’elle vit un rêve que le petit animal s’est éclipsé.

Elle a juste eu le temps de retenir quelques bribes des recommandations du petit cervidé. Elle doit se rendre chez sa tante Ursule (Nicole Calfan) qui vit avec une vieille amie, Joséphine (Mylène Demongeot). Les deux femmes envisagent de passer la bague au doigt devant Mr le Maire puis se faire une petite PMA dès que la loi sera votée.

Elle se rend donc chez sa tante mais trouve une maison désormais habitée par une cartomancienne, Lisa, à contrat aidé (Lio) qui lui explique que sa tante a vendu dernièrement. La pythonisse devine les malheurs de Solange et propose de l’héberger pour la nuit. Le lendemain, Lisa voit dans sa boule de cristal le lieu où vivent les futures mariées : à Manosque. Solange s’y rend en faisant de l’auto-stop. Elle est prise par Augusta (Dominique Blanc) conductrice végétarienne, ascendance scorpion, qui roule sans permis et qui vote Poutou mais sans conviction.

Au cours du voyage le petit faon réapparaît brusquement sur le tissu blanc ! Augusta surprise fait une embardée. La vieille 2C se fracasse sur un platane et Augusta rejoint les vignes du Seigneur. Solange en sort indemne mais psychologiquement elle va mal. Le faon, lui, a disparu ! Solange continue la route, à pieds (interminable travelling en gros plan sur sa paire de Reebok  éculés), laissant derrière elle la dépouille fumante d’Augusta ! Elle arrive à Manosque pour trouver le mas de sa tante. Ursule et Joséphine l’accueillent à bras ouverts et le petit faon réapparaît comme un Deus ex machina. Il vient dire aux trois femmes, désormais réunies, qu’un trésor se cache au fond du jardin…

Je ne vous raconte pas la fin qui aurait flamboyé d’une veine hitchcockienne si elle n’avait pas été bâclée pour des raisons, on le devine, de pénurie pécuniaire.

La bande son de cette œuvre, qui ne passera pas à la postérité, est encore d’inspiration Guetta et nécessite l’usage de boules Quies. L’utilisation de ces protections auditives peut d’ailleurs se maintenir tout au long de ce navet car Hélezespris a opté pour du muet sous-titré (avec pléthore de fautes de grammaire, notamment au niveau des participes passés) !


Sauf à aimer les vieilles gloires ou à vous damner pour les beaux yeux de Ludivine ne vous déplacez par pour ce triste produit d’un 7ème art défiguré !éHhHh



Filmographie de Marc Hélezespris






dimanche 27 août 2017

UN PETIT TUBE QUI NE MANGEAIT PAS DE PAIN

Avant de devenir la grande chanteuse que l'on connaît, Nicoletta aura mangé son pain noir. Mais cette expérience pénible elle a su la transformer en tremplin positif. Elle en tirera un premier clip, extrêmement court, que j'ai le privilège de vous faire découvrir, en exclusivité !

Ce petit morceau de quelques notes, de quelques mots, sera, par la suite, repris au service d'une chanson beaucoup plus longue, bien plus élaborée.

Une chanson qui évoquera la disparition de sa mère. Une autre épreuve qui lui donnera le blues...

Mais trêve d'exégèse, je ne vais pas vous faire languir plus longtemps.

Voici la petite pépite musicale en question :


mercredi 16 août 2017

A BANC D'AUNAY...HÉ, HÉ...



Bertrand Smet s’est toujours mis dans la tête qu’il serait le sosie de Johnny Hallyday. Tout ça parce qu’il s’appelait Smet et qu’il n’avait aucun mal à retenir les paroles du maître ce qu’on ne pouvait, hélas,  remarquer dès lors qu’il s’agissait de mémoriser l’axiome de Thalès ou les règles d’accord des participes passés des verbes pronominaux.

A coup de chirurgie esthétique Bertrand est devenu Hallyday mais sa gloire n’a jamais dépassé l’Eure-et-Loire ! Berthe, sa petite amie, a tout fait pour lui éviter les dérives de la gloire. Et voilà, après une centaine de shows, où rarement le cash tonnait, Bertrand se retrouve seul, abandonné et d’autant plus désespéré que son idole vit avec un cancer !

C’est dur la vie !

C'est un chanteur abandonné 
Qui se retrouve à banc d’Aunay
Près de la gare Aunay Tréon
Il a le blues et le bourdon

Où sont tous ses amis d’Aunay ?
A quoi bon s’en faire, à r’passer
Les souvenirs à chantonner
Tout devient moche, affreux d’Aunay !

C'est un chanteur abandonné 
Et le teint jauni à l’idée
D’avoir perdu des Euréliens
Qui firent, jadis, bonheur et liens !

Et ça fait le vide dans sa tête 
Oui ça fait le vide dans son cœur. 
Le bourg d’Aunay cloche et l’inquiète
Nul n’a vie gaie : sens l’air mort, cœur !

L’homme aux microsillons rayés
Las, par défaut, tard, part d’Aunay
Bertrand Smet, enlaidi, sans sillons
Berthe transmet tant les dissensions…  


mardi 15 août 2017

UN BORD DE MER UN PEU JAUNASSE



En cette période de vacances, alors que de nombreux estivants goûtent les douceurs de la plage, je n'ai pu m'empêcher de penser à la famille moyenne, nord coréenne. Elle va, elle aussi, au bord de la mer, mais y longe des barbelés et se ronge de savoir comment son dictateur Kim va en découdre avec Mr Trump, sur fond de marasme économique et de privation de libertés...


On allait au bord de l’amer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
On n’savait rien des autres gens
Qui enrichissaient l’Occident
Nous il fallait faire attention
Quand on boudait  la moindre allocution
De Kim Jun Un, ce pas grand-chose…

Et on se lamentait des bas taux
De croissance des flux commerciaux
Kim lançait : « on reste au rang
Gare à ceux qui passeraient d'vant ! »
Et on évitait débats tôt
Jugés dissidents ; l’étau
Nous serrait pendant des heures
On prenait de belles douleurs !

On allait au bord de l’amer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
De martiales vagues pas très tranquilles
Secouaient déjà Kim Jong Il
Alors…le fils ; on n’en peut plus !

Et on se répétait des gros mots
Kim ordure, dégueulasse, salaud !
Dans nos têtes ; jamais trop haut
On craignait trop pour nos peaux


Et on regardait les bas taux
La la la la la...

vendredi 23 juin 2017

UNE PREMIÈRE MOUTURE A BANDE AU NEZ

L’association Annaud-Dewaere ne fut pas immédiatement anneau de verre, une alliance transparente. Entre les deux hommes le torchon brûla.
On est en 1978, Dewaere est déjà un grand acteur. Il vient de tourner Préparez vos mouchoirs (de Bertrand Blier) sponsorisé par Kleenex et où il partage la vedette avec Depardieu, Serrault et Carole Laure. Un film trépidant qui laisse le mou choir et où l’on ne sent guère Dewaere lent ni d’art gothique. Annaud, lui, n’a qu’un seul film à son actif La victoire en chantant, réalisé en 1976.
Annaud voit bien Dewaere dans son prochain film et lui présente le synopsis.
Il s’agit de parler d’un mec, footballeur violent, et avant-gardiste du coup de boule à la Zidane. Sur le coup, franc comme il est, Dewaere refuse : il ne peut interpréter le rôle d’un violent !
-         Il ne faut pas qu’à sa folie Annaud m’allie, s’insurge Patrick !
Annaud insiste, lui tend les feuillets et dit :
Lis les ce week-end et on en reparle !
 Alors Patrick patraque, pas trop pitre à troquer son image de mâle contre celle d’une brute épaisse, se met difficilement dans la lecture.
Le début lui apparaît effrayant : le scénario prévoit une voix off pour décrire l’éclosion du monstre. Elle dit :
L’allée Thiers – Dewaere, maire ! Oui, maire d’un village qui s’ennuie ! Quel tableau !
Patrick est furieux : le héros porte son nom et on se permet de faire des jeux de mots sur son patronyme (encore qu’il s’appelle réellement Patrick Bourdeaux mais voilà Bourg d’eau ça faisait trop régime de Vichy). Pourtant il poursuit :
Maire qui se souvient de ses jeunes années, quand il était footballeur professionnel ! A l’époque, on le craignait : qui affrontait Dewaere balisait ! Dans la vérité des plaintes déposées il n’y avait que Dewaere à citer ! Son entraîneur l’admettait : Mais avec Dewaere sain j’ai tôt rixes, alors, vous imaginez, quand il boit ! D’un coup de boule il vous fracasse un nez vite fait ! Ce n’est pas pour rien que son expression favorite est « néanmoins… » !
Patrick n’en peut déjà plus : Annaud le campe dans un personnage de verres ! De verres à boire ! Un alcoolo ! Lui ! Il n’empêche : il veut savoir la suite…
Les propos de l’entraîner son corroborés par le curé qui a suivi le jeune homme, de manière assidu et qui déclare : c’était la soupe à la grimace quand on donnait à Dewaere missel ! Ca me laissait sans son de voir Dewaere aux niques !
Patrick n’en peut plus ! Il n’ira pas plus loin ! Déchire les feuillets qui retombent comme des valseuses dans la corbeille. Il téléphone à Jean Jacques :
- Hé, dis donc ? Tu crois que je vais jouer dans un tel navet ? Un torchon qui me décrédibilise ?
- Mais, heu, ça ne te plaît pas ?
- Non ! Je veux bien joueur un footeux mais ni alcoolique et ni violent ! Revois ta copie !
Et c’est ainsi que Monsieur Annaud, sur ces précieux conseils, réécrivit tout le scénario, lui conférant un gage d’adhésion de la part de l’acteur. Il était mûr Annaud pour Dewaere, confia un vénitien qui les avait connus tous les deux à la Mostra.
La preuve : le film se créa et connut un certain succès ! Surtout sur le long terme, à l’aide du petit écran.
Pour les besoins du film, Dewaere s’appela François Perrin pour faire comme Pierre Richard dans les films de Veber ou de Robert.  Il endossa le rôle d’un footballeur injustement accusé de viol, emprisonné, puis repêché pour jouer dans une équipe diminuée à la suite d’un accident  routier.
Un gentil héros qui menace de se venger : se faire faucon, l’heureux Perrin peut ; se faire faux : qu’on le repère un peu ! Mais finalement il ne fait rien et laisse les méchants se punir eux-mêmes !
On est loin du film casse-gueule initial qui aurait donné de vilaines idées à des footballeurs !
Encore que, Zizou, en 2006…

dimanche 18 juin 2017

UN PETIT ROMAN POUR L’ÉTÉ





Pour son premier roman, Anne Aunime, a su taper dans l’œil de l’équipe Gallimard. La voilà éditée en trois coups de cuillère à pot pour une œuvre de 50 pages au contenu sibyllin voire absurde.

L’incipit, déjà, en dit long sur le côté inintelligible : « Aujourd’hui, mon chien est mort… »

La scène se passe en Algérie, enfin on suppose car la description du lieu est volontairement absconse.  Sur la plage, un homme déambule, la tête vide, en quête d’inspiration. La mort de son chien l’afflige et remet toute sa vie en question. Il est mime et se nomme Marsault. Il voudrait changer son spectacle, le rendre plus attrayant. Alors, jetées du ciel, trois lettres (2 K et la lettre Mu, grecque) lui apparaissent en vision. C’est la révélation.

Désormais l’homme jonglera avec ses trois lettres symboliques, retrouvant la voix pour évoquer sur scène l’apport  du potassium dans la création artistique,  la taille microscopique de nos cellules qui contiennent pourtant toute la sève créatrice.

Un univers théâtral entièrement tourné vers la symbolique mais qui générera la jalousie chez un mime berbère, puriste dans la peau.

Le drame mène à l’écœurement narratif, dans un style sobre, dépouillé de toutes descriptions superfétatoires.


Un style qui nous fait penser à quelqu’un… Mais qui ?

samedi 20 mai 2017

LE GOUVERNEMENT DE L’ÂME A MA_




Ça y est, le gouvernement Macron vient d’être constitué après un petit suspense bien compréhensible pour rendre l’évènement croustillant comme des Macron dans la durée.

Le nouveau premier ministre, Edouard Philippe dont la barbe n’est pas sans évoquer celle d’un autre Edouard, lui aussi premier ministre en son temps, mais qui la portait rarement, voire jamais, a dû la jouer finement pour éviter tout débat, las, dur.

Oui comment choisir des hommes et femmes pour respecter la parité tout en ouvrant les vannes à droite, au centre (Modem), à gauche et à la société civile mais si belle comme on dit pour désigner les quidams non encartés politiquement ?

L’affaire s’annonçait corsée mais il n'est pas deal de botter...en touche. Alors Edouard, Havrais dire, avec la complicité d’Emmanuel, s’en est bien sorti.

Ce mercredi 17 mai, les deux hommes nous on pondu un gentillet groupe de combat pour les législatives. Car, ne nous y trompons pas : ce gouvernement n’est que transitoire le temps d’élire les députés. Ensuite, on verra selon la couleur de la chambre…

La barbe du Havrais, du haut de 1m90 a comme attiré, tel un phare breton étouffe crétins, des personnages qui, quelques jours avant, auraient pu appâter leurs propres électeurs dans leur propre camp. On peut réellement dire que la barbe happe appâts.

Qui sont ces poissons pêchés par le Mr Philippe, auguste, sous l’égide de Mr Macron ?

Le plus gros d’entre eux s’appelle Nicolas Hulot ! Et oui, l’homme d’Ushuaia, échoue, aïe, aïe, ah, sur une plage d’ouverture et ne sait des galets rien ! Après avoir été courtisé par moult hommes politiques il a fini par accepter d’être Ministre de transition écologique dans un gouvernement. Il a juste déclaré aux fausses sceptiques qui feignaient de le croire hypocrite :

Je rentre en ce gouvernement pour changer les choses et sauver les écosystèmes par des plats nets, recettes garanties ! Mon goût vert ne ment pas : rit Terre !

Puis viennent deux requins issus des Républicains : Bruno Le Maire et Gérald Darmanin. Ils auront respectivement le Ministère de l’Economie et le Ministère de l’action et des comptes publics. Ils marquent vraiment l’ouverture et provoquent un mini séisme dans leur camp. Le Maire se rit de donner des boutons à ses amis de droite mais le jeune Gérald (34 ans) est déjà raillé par ses pairs. Les vilaines langues lancent :

Darmanin ? Il étaie merde de tous coins !

Ce n’est pas très gentil pour le petit sarkozyste qui réclamera bientôt des comptes à tous ces Migaud, heu nigauds.

Sinon les surprises sont moindres. François Bayrou touche les dividendes de son alliance avec Macron. Le voilà nommé garde des sceaux et pour quelqu’un qui a du Pau on peut vraiment dire que la chance elle rit. Il emporte dans ses valises deux copines du Modem : Sylvie Goulard, ministre des armées et Marielle de Sarnez, ministre chargée des affaires européennes.

Jean Yves Le Drian, quant à lui, sera le seul à opérer une double passation de pouvoir. Il quitte son costume de chef des armées (sous Hollande), souhaite bonne chance à Mme Goulard puis se retrouve au Quai d’Orsay pour remplacer un sombre Ayrault.  


Quant à Gérard Collomb, Maire de Lyon, et premier fidèle parmi les fidèles macronistes, il s’occupera des poulets en évitant les bavures pour éviter de susciter les piges aux niais. Oui, le voilà nommé Place Beauvau comme premier flic de France et prêt à traquer les terroristes si le moindre délit haut naît !

Je passe rapidement sur d’autres personnages de cette équipe gouvernementale pour consacrer la fin de mon billet à Mme Flessel Laura. Et oui, la quintuple médaillée olympique d’escrime, guadeloupéenne bon teint, se retrouve Ministre des Sports ! Celle qu’on surnomme « la guêpe » y est allée dare-dare ! Est-ce crime de se plonger dans un tel guêpier comme lui reprochent certains ? Elle ne le pense pas et a sabré le champagne pour cette nomination !  Animée du feu de la résistance, (en elle l’or enfle Hessel), elle saura s’indigner et croiser le fer si, par malheur, son Ministère perdait lame de combativité.

La France se paie donc un sympathique gouvernement, loué par les apôtres de l’ouverture mais abhorré par les réfractaires à toute explosion du dualisme gauche-droite.


Le temps de poser pour la photo (ils sont venus, ils sont tous là) à l’issue du premier conseil des Ministres et il faudra se mettre au travail.

L'âme à Ma_ (cron) est en Marche !


(Sur l'air de la mamma - Charles Aznavour)

Ils sont venus
Ils sont tous là 
Ils ont délaissé le perron 
Pour les marches de l’âme à Ma-cron
Ils sont venus
Ils sont tous las
Des querelles au sein des partis
Y a même Hulot ; l’écologie
Se croit glissée sous de beaux draps
Quelques ministres font  silence
Les LR se tiennent à carreau
Le Modem prend de l’importance
Bayrou se gardera des sots !
A l’âme à Ma..

On se gausse d’avoir bien baisé
Les vieux partis fossilisés
Puisqu’elle sait courir l’âme à Ma_
Les marris aigris, nus  de grâce
Chez Philippe n’ont pas eu de place
Par contre on a tendu les bras
Aux coudes épais de la Laura !
Est venue Schiappa
Y a tant d'amour ! A l’avenir
Choiera-t-il encore l’âme à Ma_
Temps de Collomb, paix et sourires
Tout près de toi, toi l’âme à Ma_

Le père Le Drian fait le show
En restant dans cet appareil
L’après Hollande c’est l’âme à Ma_
Ferrand, Blanquer, petits nouveaux
Vivent un conte aux mille merveilles
Pourtant déjà viennent pêle-mêle
De gros dossiers sous les manteaux
C'est drôle Marielle n’fait plus sang triste
Jubile de son affectation
Elle ne voit pas de guide à risque
Dans le personnage de Macron
Ah, l’âme à Ma_

Les femmes disent en souriant
Qu’elle est bien là, la parité
Elle a fait courir l’âme à Ma_
Sylvie Goulard tout d’aise armée
Sourit fort au tout premier rang
Quand ses copines reléguées
A l’arrière ont bien moins d’allant
Marlène on n’te voit pas…

Y a du glamour, des beaux sourires
Autour de toi, toi l’âme à Ma_
Temps Darmanin, bée le plaisir  (tant d’armes à nimber le plaisir)
Sans travers, pour toi l’âme à Ma_
Que les clans tout aigris crient : « jamais
Cela ne marchera ! »

samedi 13 mai 2017

ZIM GLY



Une petite parodie, comme ça, le jour de la passation de pouvoir entre Hollande et Macron et au lendemain de la victoire du Portugais Salvador Sobral à l'Eurovision de la Chanson (enfin, de ce qu'il en reste encore...)

Un petit clin d'oeil, en passant, à Céline Dion (que j'embrasse).


Zim Gly, il s’appelle Zim Gly
Je suis folle de lui
C’est un prénom pas comme les autres
Mais moi je l’aime c’est pas ma faute
Même s’il n’est pas beau
Ah la bosse qu’a Zim au dos !

Zim Gly, il s’appelle Zim Gly
Je suis folle de lui
La première fois que je l’ai vu
Il marchait tout seul dans la rue
J’lui ai seulement dit :
J’suis Esmeralda  jolie !

Il était quatre heures du matin
J'étais seule et j'avais besoin
De parler à quelqu'un
Il m'a dit : viens prendre un café
Un bon décaféiné
Pour pas s’énerver

Zim Gly, il s’appelle Zim Gly
Il n’aima pas la mie
Il mange du pain un peu mystique
Comme une hostie évangélique
J’m’y suis fait, j’l’estime
Oui c’est bon le pain à Zim

Tous les soirs, il m'emmène danser
Dans une discothèque branchée
Où il a  son p’tit  ami
Un certain Emile, beau garçon
J’essaie d’oublier en vain
Qu’Emile et Zim... mais

Zim Gly, il s’appelle Zim Gly
Je suis folle de lui
Il est gai et me voit comme pro
De l’amitié pour les homos
Dit : “t’es pros ! T’es in !”
Alors moi je crois en Zim !


samedi 4 mars 2017

L'HOMME DE PLUS EN PLUS SEUL


La situation est comico-tragique. François Fillon sorti tout droit de Solesmes pense : « ils sont sots les miens ». Il parle de ceux qui lui étaient fidèles et qui quittent le bateau depuis qu’une mise en examen lui pend au nez jusqu’aux sourcils dans l’affaire Pénélope Gate.

L’homme est de plus en plus seul dans sa campagne mais dit qu’il ira jusqu’au bout. Les défections se multiplient. Le juppéiste Apparu s’en va déjà, Solère ne veut pas lui faire de l’ombre, Lecornu ne tient pas à jouer les cocus de service, le directeur de campagne Stéfanini prend la position démissionnaire et même Nadine mord anneaux olympiques de la fuite en avant.

Mais il n’y a pas de plan B et le Sarthois campe sur ses positions. Il ne cédera pas ! Il fustige une Justice que naguère il encensait en sensé sans pour autant cesser de se saucer sans souci.

Oui, François Fillon ressemble à cette vieille dame indigne du film de René Allio, sorti en 1965.

Une vieille femme, Madame Bertini, se retrouve seule à la mort de son mari. Faisant fi des héritiers, elle vend tous ses biens et s’achète une voiture pour parcourir la France en compagnie d’une serveuse de bar et d’un cordonnier libertaire.

François pourrait se retrouver tout seul à parcourir les campagnes 24 heures dûment, de formule 1 en formule 1 avec des prix d’ami consentis par son mentor, Sarkozy, désormais administrateur indépendant d’Accor.

Oui, François joue ses dernières cartes et en appelle au peuple (quel peuple ?). Il prévoit une marche de soutien, demain, dimanche 5 mars, à Paris, au Trocadéro. Les juges sont dans le collimateur.

Faut-il en pleurer, faut-il en rire ? Certains de ses proches admirent sa pugnacité (quelque peu teintée de mercantilisme* et d’égo déployé), d’autres sont prêts à le lâcher tellement il fait pitié !


Il m’est venu fatalement à l’esprit de parodier la chanson de Jean Ferrat qui fait l’ouverture de l’œuvre d’Allio.


Etats d’âmes des fillonistes désemparés

On est marri, le froid vint tant
Pour refroidir nos feux damnés
Fillon a payé femme, enfants
Indûment ; on est ajourné !
Si on va où se lave Hessel
Faudrait jouer les indignés
Mais le Sarthois bat trop de l’aile
On voudrait bien ses plaies panser

Refrain

Faut-il pleurer, faut-il en rire ?
Fait-il envie ou bien pitié ?
On n’a pas le cœur à le dire
On ne voit que le temps passer

Le malheur de gaffer qui fume
Et qui pollue son univers
Les défections, soudain, l’embrument
Les jours s’écoulent à l’envers
A peine voit-il ses lauriers naître
Qu’il faut déjà y renoncer
Il peut s’accrocher aux fenêtres
Déjà jeux naissent à le flinguer !

Au refrain

Il a subi plus de dix manches
De casseroles attentionnées
Mais sans pleurs il se tient aux branches
Dédaignant les sales âmes en jet
Quand toute une envie se résume
A surmonter l’inquisitoire
A fustiger les juges en glumes
Épillets trop usurpatoires

Au refrain


* Fillon, en se maintenant, peut prétendre passer les 5 % au premier tour et sans crever le plafond des dépenses de campagne. Il sera alors remboursé par l'Etat de 47% de ses dépenses assurées amplement par la cagnotte des primaires (vous savez ? Les 2 € pour aller voter)