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mercredi 20 mai 2026

ET SI ?

 

Et si cette conflagration n'était jamais sortie de tête ?
Si l'on avait sous-estimé les maléfices de l'Iran ?
Et si l'on s'était emballé à soutenir l'hébreu tyran ?
Et si..? Et si..? Donald sent quelques angoisses qui s'entêtent !
Il va chercher, fébrilement, un fusible, bouc-émissaire
Un mauvais conseiller puant, lui injectant ses arguties
Pour le transformer sciemment en un enragé "va-t'en guerre"
Ca va péter, comme un volcan, au Pentagone des maudits
Et si la boîte de Pandore ne pouvait plus se refermer ?
Et si l'Europe demeurait cette entité pusillanime
Rechignant à nous accorder son soutien, l'aide magnanime ?
Et si...? Et si Dieu, en secret, nous avait tous abandonnés !
A quoi servent tous ces dévots, ces évangélistes bêlants ?
Notre croisade n'est qu'un pas vers un rocher d'achoppement !
On m'a fait rêver de travers, en évangile d'utopie
Comment se finira la guerre ? Vraiment je n'en dors plus la nuit !
Et si les morts nous revenaient en fantômes accusateurs ?
Si le syndrome du Vietnam nous revenait griffer le coeur ?
Et si l'étoile de David n'avait brillait que de ténèbres ?
De cette monstruosité je serais tristement célèbre !
Renier mon engagement ? Il est trop tard ! Le mal est fait
Et les mollahs m'ont signifié qu'ils ne voulaient pas négocier
Me reste cette surenchère, l'effet de cliquet permanent
J'en veux aux stratèges niais qui forgent mon enfermement !
Toutes les menaces brandies, les chapelets d'ultimatums
Ne sont que cris dans le désert, des suppliques en hématome
Un engrenage se complaît à contrarier mes certitudes
Je sens le vide sous mes pieds, une abyssale finitude.


mercredi 15 janvier 2020

LES JEUNES DE TEHERAN SUBISSENT LES MAUX, LAS...




Trump n’a jamais fait confiance au régime des Ayatollahs. Il a rayé d’un trait de plume (d’oie, comme il se doit, car c’est ça l’oie) unilatéralement, l’accord signé en 2015 et concernant le nucléaire iranien. Cet accord paraphé par son prédécesseur, Obama, restait, pour lui, un jeu de dupes. Donald a retiré les USA de cet engagement car il ne croit pas à la volonté des Mollahs de renoncer au nucléaire militaire. Il ne s’agit pas de tomber des nues : des nues, clés à risées !

Cette méfiance se conjugue à des relents de revanche. En 1979, l’Ambassade des USA à Téhéran était le théâtre d’un drame : 52 otages servent de base de négociation. Il s’agit, pour les Iraniens d’obtenir la restitution des biens de l'ex-chah persan qui perd ses peaux lisses, le dégel des avoirs iraniens aux États-Unis, comme ça, à chaud, l'annulation des demandes de dommages à l'Iran par les Américains et le respect de la non-ingérence sur le sol iranien !

Après une détention de 444 jours et une tentative désastreuse de libération (8 soldats américains tués), un accord est conclu entre Téhéran et Washington, grâce à une médiation algérienne. Les 52 derniers otages sont libérés, le jour même de l'investiture de Ronald Reagan, le cowboy, à la présidence des États-Unis.

Depuis, les relations sont compliquées entre le grand Satan et le régime des religieux qui suivent la route tracée par Khomeiny, en 1979 : la révolution islamique qui lisse lame des cimeterres et lasse l’âme des cimetières.

Dans un contexte de réélection (en novembre) et pour plaire aux évangélistes radicaux, qui, crus, s’y fient,  Trump a voulu montrer qu’il ne se laisserait jamais mené par le bout du nez par les barbus de Téhéran quitte à reprendre le collier.

Il a frappé fort en ordonnant l’élimination du général iranien Qassem Soleimani, en Irak !

Ce grand militaire, éminent, était soupçonné, aux yeux du milliardaire golfeur, de préparer de nouvelles attaques après celle contre l’ambassade américaine en Irak. Cet homme de 62 ans, quasi n°2 du régime iranien, représentait une menace pour l’Oncle Sam. Il fallait l’éliminer autant que Qassem savait ôter la vie d’autrui : car ôter du sol est manie ! 

Le 3 janvier, une frappe américaine emporte le grand terroriste dans sa tombe.

Les représailles iraniennes ne se font pas attendre. Dans la nuit du 7 au 8 janvier, des roquettes s’abattent sur la base aérienne d’Aïn al-Assad, dans l’ouest désertique de l’Irak, où sont postés des soldats américains.

Dans ce déferlement  de tirs un drame s’invite, touchant des victimes civiles.

Un avion de ligne ukrainien va payer le prix de l’embrasement en étant touché par un missile iranien. Après dénégations, l’Iran reconnaît sa responsabilité dans cette catastrophe qui  a coûté la vie à 176 personnes majoritairement des Iraniens et des Canadiens.

Depuis, le trouble demeure même si une certaine désescalade semble montrer son visage.

Curieusement, le régime des Mollahs ne sort pas indemne de ces représailles. La fierté perse n’est plus de mise. A Téhéran, une jeunesse se lève après avoir, le temps d’un soupir et parfois du bout des lèvres, honoré la mémoire de Soleimani, homme respecté pour les uns mais abhorré par d’autres, pour sa cruauté.

Les jeunes n’ont connu que le régime des Mollahs, les privations liées à l’embargo américain, les carences et la flambée des prix, la propagande antiyankee systématique et stigmatisante. Ils rêvent d’un monde meilleur, d’une liberté, d’une émancipation.

A Washington, le chef du Pentagone Mark Esper (espère et mettrait en laisse paix rance) a assuré que Donald Trump était toujours prêt à discuter avec l'Iran "sans condition préalable".

Les Etats-Unis seraient disposés à évoquer "une nouvelle voie, une série de mesures qui feraient de l'Iran un pays plus normal".

On n’en est pas encore dans le monde des Bisounours mais, sait-on jamais ?

mercredi 18 septembre 2019

TRUMP VISE UNE REELECTION ET LE PRIX NOBEL DE LA PAIX





Au pays de l’or noir une tranquillité, qui s’éteint, teint le ciel de gros nuages noirs de menace. Le pétrole brûle pour rien, victime d’une attaque contre ses installations saoudiennes par des rebelles yéménites qui pourraient bien avoir été aidés par les Iraniens.

La guerre au Yémen dure depuis trop longtemps. Depuis 2014, elle oppose les rebelles chiites Houties au gouvernement en place, celui d’Abdrabbo Mansour Hadi. La boîte à Houties est composée de pince-sans rire qui démarrent tôt leur révolte contre un pouvoir central qui les marginalise et tourne vice jusqu’à la vexation.

En tant que chiites, les Houties sont tout naturellement aidés par les grands frères iraniens, les mollahs de tous poils. Les Ayatollahs percent et polissent l’âme rebelle des houtie en l’abreuvant de flux létaux (armes parmi lesquelles des missiles). Le pouvoir yéménite en place est assisté des frères saoudiens, sunnites, soucieux de voir l’ancien royaume de Saba rester dans le giron des pèlerins de la Mecque, tout en lorgnant sur des champs de pétrole du pays…

Ce conflit qui se meurt de trop durer aura plongé dans la famine et le choléra tout un peuple sinistré, enfants faméliques, femmes endeuillées, souffrances infinies…

Il vient de connaître un rebondissement avec les attaques contre les installations pétrolières en Arabie Saoudite. Le Pentagone a d’abord accusé l’Iran d’avoir tiré, depuis l’Irak, les missiles destructeurs. Donald Trump, d’un tweet rageur, était prêt à frapper Téhéran pour le punir définitivement après l’avoir sérieusement diminué par un blocus économique. Le shérif de la Maison Blanche veut faire plier l’Iran qu’il accuse de ne pas respecter l’accord sur le nucléaire signé en 2015.  Donald est prêt à canarder le pays qu’il soupçonne de continuer à produire, en cachette, l’arme atomique.

Et puis l’homme se ressaisit. Après tout, qui dit que c’est l’Iran qui est le coupable ? Le milliardaire qui ne reconnaît qu’une seule guerre du golf, celle à 18 trous, n’a pas envie de mettre le feu aux poudres alors qu’il fait tout pour se faire réélire en 2020. Donald joue l’atermoiement, hésite entre satisfaire les faucons (en réalité de vrais idiots) républicains et ses alliés saoudiens et écouter son instinct qui le pousse à refuser toute intervention à l’étranger alors que les deal (accords) se font l’édile de l’idole idée d’une pacification mesurée !

Le problème réside dans le fait que tout le monde veut un deal : l’Iran, la Chine, la Corée du Nord, les Talibans de Kaboul… Et l’homme qui raisonne en deal hait tentes : il n’aime pas camper trop longtemps sur les mêmes positions ! Son indécision le dessert et lui fait dégâts tôt. 

Trump, l’impulsif, fait valser le show et l’effroi dans un univers de plus en plus instable. En attendant, la destruction des puits saoudiens entraînera indéniablement une tension sur le marché du baril. Avant les attaques, l'Arabie saoudite pompait 9,9 millions de barils par jour. L'attaque a réduit la production saoudienne de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6% des approvisionnements mondiaux. La baisse de la production pourrait être limitée dans le temps car l’Emir Abel, spécialiste saoudien dont les propos ne comptent pas pour des prunes, promet de rétablir les flux d’or noir d’ici fin septembre. Gageure ?

En attendant, une hausse du prix à la pompe pourrait remettre en émoi les gilets jaunes sauf à diminuer les taxes sur les carburants pour limiter la hausse du brut en attendant l’heureux doux.

Ces événements réveillent la crainte d'une escalade militaire entre l'Iran et les Etats-Unis. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo qui va devoir pomper bas du carburant diplomatique en se rendant en Arabie saoudite afin d'évoquer la "réponse" des Etats-Unis à ces attaques.

En effet, entretemps, Donald Trump a encore changé de conviction : il est persuadé que les attaques ont été menées depuis l’Iran avec des missiles de croisière déguisés en drones yéménites ! 

Moi, ce genre de croisière, ça m’use…

samedi 31 août 2019

G7 CINEMA DE BILLES A RITZ







Le G7, groupement des 7 pays dits les plus riches de la planète (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Canada) s’est tenu à Biarritz, du 24 au 26 août, au grand détriment des habitants !

Très vite dégobillent haro d’égaux Biarrots, excédés de voir les force de police quadriller la noble cité qui a toujours de soif de génie l’impératrice urgence.
Oui, pas drôle pour les riverains et les vacanciers de voir se dresser des barrages de contrôle de sécurité. On se croit revenir à l’ancien temps de l’occupation.

-      Le pire est né, hâte l’antique, précise d’ailleurs un habitant stressé.

Oui, le choix de Biarritz, en plein période estivale, n’est pas des plus malins. Mais bon, ne polémiquons pas davantage et passons au menu. Que s’est-il passé au cours de ces 3 jours de G7 ?

Le sommet a été perturbé, comme cueilli à froid, par le chaud, le très chaud, le très très chaud show du feu en Amazonie. Le désastre est planétaire ! L’Amazonie, cette immense forêt sud-américaine, de plus de 5 millions de km², est le poumon de la planète. Elle absorbe environ 15% du dioxyde de carbone mondial que l’humanité rejette salement dans l’atmosphère. Sans ce puits de CO2, la température à la surface de la planète serait déjà beaucoup plus élevée.

On ignore l’origine des feux mais on sait que l’esprit humain a ses limites et l’âme a zones. On détruit la forêt en ne voyant pas plus loin que son nez ou plutôt en ne voyant qu’un profit de court terme. L’espace récupéré permet la production de soja, huile de palme ou l’élevage bovin (lequel émet du méthane, donc un GES) mais, au même moment, libère dans l’atmosphère le carbone qu’il renfermait ! Le réchauffement planétaire s’accélère !

Aussi, à défaut de pouvoir jouer les pompiers de service sur place, les membres du G7 ont décidé de retirer sous le sabot d’un cheval (jadis monté en amazone) la modique somme de 20 millions d’euros pour combattre les incendies dans la forêt brésilienne. L’idée d’envoyer des bombardiers d’eau Canadair avait été émise mais le président brésilien, Jair Bolsonaro, a refusé :

-      On se débrouille très bien tout seul ! J’ai mon armée personnelle qui domine sa peur et va tout feu tout flamme combattre le brasier. En revanche, je remercie Mr Macron de m’avoir traité de menteur quand j’affirmais vouloir m’engager dans l’écologie.

Et Jair, de jaillir, pour se venger, et d’envoyer sur Facebook un billet raillant la charmante épouse de Jupiter. Brigitte Macron en a pris pour son grade ce qui n’a fait qu’envenimer les relations franco-brésiliennes qui finiront par une brouille dense et laçant bas…instincts !

Un véritable coup de théâtre diplomatique s’est déroulé le dimanche 25 août ! Emmanuel Macron a créé la surprise en invitant à Biarritz le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, afin de discuter d’une sortie de crise nucléaire avec son homologue français Jean-Yves Le Drian. Le but  jupitérien est de relancer la discussion avec l’Iran que Mr Trump abhorre chaque jour davantage depuis les échauffourées dans le détroit d’Ormuz. Le grand méchant loup américain est sorti de l’accord signé en 2015 à Vienne par son prédécesseur Obama. L’homme de la maison blanche ne croit pas que l’Iran puisse être moins belliqueux et tempère ses polices. Il pense que cet accord est fait raté, errant dans l’utopie de voir les mollahs frappés de maux las et prêts à jouer les brebis pacifiques.

Donald Trump a affirmé, lundi, avoir donné son feu vert à Emmanuel Macron lorsque ce dernier lui a annoncé la visite impromptu mais il n’a pas souhaité rencontrer Mohammad Javad Zarif, jugeant qu'il était "trop tôt" (mais pas "trop tare"). Toujours est-il qu’un premier pas, certes fragile, est lancé. Verra-t-on Mr Trump rencontrer le Président Rohani pour parler nucléaire en y trouvant des atomes crochus ?

Au cours de ce G7, notre Président a également cherché à convaincre ce diable de Trump de ne pas sanctionner le vin français en représailles à décision de Paris de taxer les Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple et autres géants du numérique américains). L’homme de la Maison Blanche est vivement opposé à cette taxe, qui prévoit d'imposer ces grandes entreprises du numérique à hauteur de 3% de leur chiffre d'affaires à partir du 1er octobre.

Après moult tractations, il a été précisé que les pays du G7 étaient convenus de « trouver un accord en 2020 dans le cadre de l’OCDE » au sujet de cette taxe GAFA.

-      Le jour où on a cette fiscalité internationale, la France supprime tout projet de taxe. (...) Et tout ce qui a été payé au titre de cette taxe sera déduit de cette taxe internationale, a affirmé Jupiter en espérant sauver le vin français et tourner cépage ! GAFA signifie gaffe à nos vins ! L’aviné, heu, la vie naît de petits compromis entre amis. Il faudra tourner cépage !

Le président français a aussi évoqué la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis :

-      On voit que les choses bougent. Mon souhait, c'est qu'un accord soit trouvé. Ni les USA ni la Chine ne sont naïfs, nous devons veiller à ce que cet accord réduise l'incertitude pour ces deux pays, mais aussi pour l'économie mondiale ! Comme avait dit Perfide : « la Chine s’éveillera » et là, elle est vraiment réveillée car sur 10 jouets achetés, jeunes en Pékin, heu, je n’en paie qu’un qui soit fabriqué en France. Le reste c’est du Made in China ! L’Empire a bien changé et sa mue raille notre retard. Alors je comprends Trump pour qui le « first America » nécessite qu’on importe moins de produits venant de cette Asie ! Il ne faut pas que le chemin du succès de l’un, pour l’autre déroute de las soit ! De mon côté, je ne suis pas contre les Chinois tant qu’ils n’envahissent de soucis nos logis (de sous-sinologie)


Ce G7 fut aussi l’occasion pour Trump de rencontrer le nouveau premier ministre britannique, Boris Johnson, le défenseur du Brexit dur ! Les deux dirigeants se ressemblent dans leur excentricité et se sont entendus comme larrons en foire ! Boris s’est, quand même, permis de dire à Donald qu’il regrettait que des barrières douanières considérables freinent  les exportations britanniques aux Etats-Unis !

-      Il faudrait que vous les levassiez, a-t-il imploré au milliardaire.

-       Don’t  worry ! Be happy !  Nous allons conclure un très grand accord commercial ! Avec d’autres pays, j’en conviens, gens cons viennent et ne m’inspirent pas confiance. Je les regarde sous l’angle du scepticisme. Avec vous, non, je veux cet angle taire !

Mais tandis que les dirigeants des sept pays discutaient à huis clos, le Pays basque avait des allures de camp retranché. Quelque 13 200 policiers (les fameux poulets basquais) et gendarmes, appuyés par l'armée, ont sécurisé les lieux !

Difficile dans ces conditions de manifester à Biarritz. Aussi, des responsables d’Alternatives G7 et de G7 EZ ont entamé, lundi midi, une marche symbolique pour tenter de pénétrer jusqu'à la zone rouge, aux abords immédiats du sommet, afin d'accuser "publiquement" les sept dirigeants "d'illégitimité".

D’autres plaisantins ont organisé une marche des décrocheurs de portraits. Ils ont brandi la photo de notre cher Macron la tête en bas. Ces portraits décrochés des murs de mairie se voulaient revendicatifs pour dénoncer « la politique climaticide » du Président.

-      Comme tu n’as pas tes talents verts tu auras tête à l’envers, lança une manifestante ulcérée qui ne craignait pas le risque de 5 ans de prison et de 75.000 € d’amende pour « vol en réunion ».

Ainsi se termina ce G7, nourri de promesses et de bonnes intentions, de tapes dans le dos et de sourires de façade, dans un monde où le climat se dérègle et les poudrières s’accumulent…