Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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jeudi 21 mai 2026
POURQUOI FAUDRAIT-IL QU'AVEC UN TEL FRIMAS ELLE FRIMÂT ?
mercredi 20 mai 2026
LETTRE À VERS SAINS
IL S'APPELAIT AMBROISE MAIS ON L'APPELAIT...PARÉ !
QUATRAIN ANGEVIN
LA TEMPETE
L'ARA ET LES HOUX
BREME REVISE SON HISTOIRE
vendredi 4 juillet 2025
mardi 2 janvier 2024
LES VOEUX JUPITERIENS POUR 2024
Comme à la fin de chaque année, nous avons eu droit aux vœux présidentiels.
Emmanuel Macron a évoqué les grands chantiers pour l'année à venir : un réarmement civique. Une notion pour l'instant bien abstraite. Il a parlé de l'écologie et de l'Europe, surtout pour faire plaisir à la mémoire de Jacques Delors, récemment décédé.
Il a évoqué les futurs grands évènements de l'année : les Jeux Olympiques et la réouverture de Notre-Dame, en décembre.
Bien entendu, dans un contexte international troublé, le Président n'a pas pu montrer un visage spécialement réjoui. La Russie et l'Ukraine continuent leurs bombardements respectifs et Gaza devient un tas de ruines sous les coups de boutoirs de Tsahal. On peut donc imaginer un réarmement militaire, notion bien moins abstraite, voire complètement drapée d'empirisme.
Que faut-il attendre de cette année d'un point de vue politique ?
Macron a certainement sa petite idée, qui pense déjà à un remaniement !
Affaire à suivre...
vendredi 5 mai 2023
UN LIVRE CAPTIVANT
mercredi 4 janvier 2023
UNE ANNEE IMPAIRE DURANT LAQUELLE JE NE SOUHAITE PAS EN COMMETTRE
Ce blog, que je délaisse un peu, reprend du service à chaque début d'année pour annoncer les faits marquants qui se dérouleront au cours des 365 jours prévus par le calendrier.
Alors, à vos agendas.
L’année 2023 commencera par une adhésion d’un pays à
la zone euro. Les Croates quitteront la Kuna lacunaire pour adopter la monnaie
européenne en souhaitant qu’elle combatte l’inflation.
Le 11 janvier, ses fans pleureront Jacqueline Maillan qui aurait eu 100 ans. Pierre Palmade, Muriel Robin et Michèle Laroque achèteront un bouquet commun, en forme de pièce montée.
Le 17 janvier, François Damiens, qui n’est pas Amiénois, fêtera ses 50 ans dans une petite ville minière du Pas-de-Calais car il a Harnes à cœur.
Le 20 janvier, ce sera au tour de Benjamin Biolay de
souffler 50 bougies, chez lui. Il
invitera son ancienne compagne au paradis "gainsbourien" en chantant « initiales BB »
Le 27 février, les habitants de Tréguier (Côtes-du-Nord) s’inclineront devant la maison natale d’Ernest Renan né en 1823, soit 200 ans déjà ! Laïcs, catholiques et athées cesseront leur querelle de clocher pour commémorer, en positivant, non comme chez Carrefour mais comme Auguste compte !
Le 6 mars, lecteurs et lectrices honoreront les 50 ans de la mort de l’écrivain(e) américaine Pearl Buck, prix Nobel de littérature en 1938. Une belle occasion pour réhabiliter la Chine, empêtrée dans ses innombrables problèmes de santé, cernée par les virus biologiques mais aussi martiaux, un regard menaçant porté sur Taïwan.
Le 26 mars, à Belle-Ile-en-mer, les inconditionnels de Sarah Bernhardt défileront devant sa maison de la pointe des Poulains et de façon chevaleresque. On honorera la grande comédienne pour les 100 ans de sa mort ! Ce jour là, se réveillera le coq tôt pour chanter à la gloire de ce « monstre sacré » !
Le 29 mars, des vétérans ayant connu bail de haine se souviendront, qu’il y a 50 ans, ils étaient les derniers soldats à quitter le sud-Vietnam, pour se désembourber d’un enfer sanglant ayant taché d’horribles sangs la bannière étoilée.
Le 8 avril, les admirateurs de Picasso auront une pensée pour le maître décédé il y a 50 ans. Le Maire de Mougins (Alpes-Maritimes), Richard Galy commencera son discours (exorde) par : - Respect à toi, ô grand maître, qui termina son brillant parcours sur Terre en cette ville, que tu aimas, là, gars ! Et hop, un petit verre avant la suite devant un parterre de riverains parmi lesquels un vieux guitariste, une femme qui pleure et un garçon à la pipe !
Le 10 avril, Guillaume Canet fêtera ses 50 ans en compagnie de sa gentille Marion. L’émotion fera sortir les petits mouchoirs. Marion lui offrira une copie d’un tableau de Cézanne mais lui évitera un plat de nouilles car Canet le honnit !
Le 25 mai, en se gavant de rillettes, on fêtera dûment les premiers 24 H de course automobile, apparus en 1923 (cela s'entend !). A l’époque, 33 véhicules étaient sur le départ, prêts à polluer inutilement l’air manceau, d’errements sots !
Le 27 mai, si Dieu lui prête vie, Henry Kissinger soufflera ses 100 bougies ! Un bel exploit de longévité pour ce Nobel de la Paix (en 1973) pour son action dans la résolution de la guerre du Viêt Nam. L'homme au passé mouillé de controverses aura l'occasion de parler de l'Ukraine et de la nécessité de l'intégrer à l'OTAN, autant que perce feu alors qu'il disait, quelques mois auparavant : - Ce n'était pas une politique américaine judicieuse que de tenter d'inclure l'Ukraine dans l'OTAN !
Le 31 mai, comme un ouragan, le vent du souvenir soufflera sur Monaco. On fêtera, en effet, les 100 ans de la naissance du Prince Rainier III, d’une grâce qu’élit son destin ! Son fils, Albert II, fera un beau discours, un peu bêlant. C’est Albert : Je ris (s’étale bergerie ?).
Le 5 juin, des économistes poussiéreux secoueront leur perruque et se découvriront devant le portrait d’Adam Smith né il y a 300 ans ! Une main invisible viendra serrer leur petite poigne toute veinée de sang libéraliste. Un grand moment d’émotion.
Le 10 juin, des pêcheurs d’Islande pleureront Pierre Loti, mort depuis 100 ans. En France aussi, on y pensera, en lisant ses mémoires, empreinte laissée aux futures générations car ce capitaine devait sceaux !
Le 19 juin, donc le lendemain du 18 juin et de sa pelle,
on aura mille pensées pour Blaise Pascal né il y a 400 ans ! Le Pape François
reparlera de la possible béatification de ce mathématicien philosophe en arguant
que c’est un bon calcul !
Le 2 juillet, quelques historiens farfelus lanceront des tweets pour évoquer la mémoire de Louis XI, né il y a 600 ans ! Ça fleurera le poussiéreux monarchique mais beaucoup d’historiens, longtemps, comme mon ami Charles, dans le thème errèrent !
Le 6 août, des historiens (les mêmes que ceux du 2 juillet) sortiront les mouchoirs de soie pour y déposer des larmes en souvenir de Louis VIII, couronné le 6 août 1223. Soit 800 ans ! Ce fils de Philippe Auguste n’aura régné que 3 ans et 3 mois ! Il meurt vite. Nos jours sont de durées inégales et la Camarde aura décaper siens, avec précocité.
Le 31 août, les accros du western pleureront John Ford mort depuis 50 ans. Certaines chaînes de télévision nous abreuveront de scènes mythiques, à la gloire des tuniques bleues qui n’arrivent pas à tourner l’apache !
Le 11 septembre, les Chiliens auront un souvenir néfaste du coup d’Etat militaire, instauré par Pinochet. Le commandant tortionnaire aura marqué de son empreinte sanglante la vie de son pays, à la lumière des idées libéralistes d’un certain Friedman, évoquant le « miracle chilien » !
Le 4 octobre, on rediffusera « Ben-Hur » pour commémorer les 100 ans de Charlton Eston (mort en 2008). Il n’y aura pas de surprise : à la fin Jésus ressuscite, la mère et la sœur de Ben-Hur ne sont plus lépreuses.
Le 6 octobre, on se demande dans quelles conditions seront commémorés les évènements de la guerre du Kippour (6 octobre au 24 octobre 1973). Il y a 50 ans, l’armée israélienne était ébranlée par une coalition arabe (Egypte, Syrie, Maroc, Libye,…) et cette victoire des pays arabes allait déclencher le futur choc pétrolier, le 17 octobre). Affaire à suivre…
Le 2 décembre, on honorera Maria Callas, la grande cantatrice grecque née il y a 100 ans. Des récitals remasterisés fleuriront de ci de là, cahin-caha. On louera son talent, de vers dits ! L’auréole de la diva fera encore marcher le commerce, halo paiera !
Le 27 décembre, la tour Eiffel portera le deuil. Son créateur sera mort 100 ans auparavant. La dame de fer évitera de trop pleurer pour ne pas rouiller ! Des lumières noires l’éclaireront, lui donnant des petits airs de violettes impériales dont les valeurs s’cotent haut ! Le tout étant d’aimer ces airs !
Voilà pour les principaux évènements qui attendent l’année 2023 au coin de la rue. Cette jolie rue qu’il nous faudra encore traverser pour trouver un travail et le garder suffisamment longtemps pour attendre les 65 ans, sans période de chômage, et goûter à une retraite bien méritée. Poil au nez !
Meilleurs vœux !
mardi 13 septembre 2022
GODARD, EN SA DERNIERE SALLE OBSCURE.
Il
n’aura pas eu le temps de filmer les obsèques de Queen Elizabeth ! Il est
mort dans la foulée du trépas monarchique.
Oui, Jean-Luc Godard est mort, à bout de souffle, ce 13 septembre.
Né le 3 décembre 1930, à Paris, le petit Jean-Luc va vite se retrouver en Helvétie, à Nyon plus exactement ! Dès lors Nyon lui ouvre les yeux sur la beauté suisse. Il y fait ses études et obtient le diplôme du collège. Puis, ses parents l’envoient à Paris pour décrocher le bac ! Mais ils divorcent, débordés par le mépris ! Il se retrouve abandonné et voit son bac à ras tant les crises talent ses fruits de recherche culturelle.
Il fréquente alors les cinémas. Puis, il va s’intégrer dans l’équipe de la gazette du cinéma et publie, à 19 ans, ses premiers textes critiques qui sont, pour lui, de haut vol !
En parlant de vol, c’est un adepte de la cleptomanie. Il vole à tout va. Ainsi, en 1953, il vole dans la caisse de la télévision suisse et se tape trois nuits en prison, dans le noir du temps (segment de Ten Minutes Olders, film collectif de 2002).
Pour éviter de partir en Indochine, jouer au petit soldat, Jean-Luc opte pour la nationalité suisse, à l’âge de sa majorité.
- Genevois que cela à faire, lance-t-il !
Il réalise un documentaire sur le chantier du barrage de la Grande-Dixence, en Valais. Un film qui ne fera pas couler beaucoup d’eau.
Il est temps de passer aux choses sérieuses : réaliser des vrais films ! Avec des acteurs ! Il va donc s’y mettre et réaliser « à bout de souffle » (déjà cité en début de ce billet) et mettre en valeur un de ses acteurs préférés : Jean-Paul Belmondo !
Puis il tourne «Le petit soldat », un vrai coup de Massu pour l’armée française qui y voit une tentative de déstabilisation pour les pauvres types envoyés en Algérie. Cette œuvre n’est pas osée vainement !
Dans ce film, brille Anna Karina, une jeune femme talentueuse qu’il aura l’occasion de faire tourner dans moult films : Une femme est une femme (1961), Vivre sa vie (1962) Pierrot le fou (1965) Alphaville (1965) Made in Usa (1966).
Complètement
ancré dans la nouvelle vague, avec Truffaut ou encore Chabrol, il va chercher à
réinventer la forme narrative du cinéma.
Ainsi, dans « le mépris » (oui, je sais, déjà cité au début de mon récit ! C’est décousu, mais c’est comme du Godard !), le réalisateur va transformer une histoire d’amour, somme toute banale, en transformant la narration classique et hollywoodienne. Il le fera en intellectualisant la rupture amoureuse et en donnant une dimension mythologique à l’homme, et humaine aux dieux, à travers la figure de Fritz Lang, metteur en scène cherchant à adapter Ulysse et l’Odyssée !
Dans ce film, Brigitte Bardot demande à Piccoli : - et mes fesses, tu les aimes mes fesses ? Phrase culte qui ne devrait pas occulter le reste des séquences de ce grand film, un des plus romanesques de Godard. Je l’ai encore redit à mon petit voisin, Ali, qui y voit un film de cul ! C’est très réducteur ! Il faut bien qu’Ali pige !
Mais brusquement son moi s’accroche à Mao et il tourne « La chinoise et le Week-end » (1967) ! Un film finalement mal perçu par les maoïstes qui se voient représentés comme de jeunes bourgeois qui jouent aux révolutionnaires. Leur colère se livre, rouge !
Cette période maoïste ne dure pas pour éviter qu’en chie noise ! Jean-Luc entame alors une période vidéo, de 1973 à 1979 ! Il fera des films pour la télévision, comme « six fois deux » où il se met en scène en tant qu’interviewer d’un paysan, d’un journaliste, ou encore d’un horloger adepte du super 8, qui lui dit que son métier est passionnant mais que la caméra aussi l’est !
En 1980, il revient à un cinéma plus grand public qui attire des acteurs de renom. Il est sélectionné au Festival de Cannes trois fois pour Sauve qui peut la vie (1980), avec Isabelle Huppert, Passion (1982), avec la même Isabelle, et Détective (1985) avec Johnny Halliday et Nathalie Baye avant qu’ils ne se séparent en 1986 ! Il obtient le Lion d'or au Festival de Venise pour Prénom Carmen (1983) un film qui trompe son monde car la bande musicale ne vient pas de Bizet mais de Beethoven !
Dans les années 90 et 2000, Godard fait un retour à l'expérimentation avec Histoire(s) du cinéma (1998) et Eloge de l'amour (2001). Dans sa perpétuelle volonté de "peindre les choses qui sont derrière les choses", Jean-Luc Godard est un véritable novateur ! Sauf pour le clergé qui y voit un hérétique de première avec la sortie du film « Je vous salue Marie » (1985) ! Il faut dire que le réalisateur a la main lourde en transformant Marie en fiancée d’un chauffeur de taxi qui ignore qu’elle est enceinte. En matière d’apparition ironique le réalisateur ne tourne pas autour du Pau.
En
2010, il réalise Film Socialisme, qui suit des
voyageurs sur une croisière en Méditerranée. C’est plutôt « la croisière s’amuse »,
en lieu de consommation ! Un socialisme où le mot rose n’a plus cours.
Le réalisateur s'intéresse ensuite à la 3D ; son film Adieu au langage est auréolé du Prix de Jury au Festival de Cannes en 2014 ! On y retrouve la patte de l’auteur : mouvements de caméra, son mal synchronisé, mise en abime… C’est l’histoire filmée en 3D d’un chien qui parle à la place de ses maîtres ! On pourrait presque y voir un clin d’œil à Devos : - Mon chien c’est quelqu’un !
Voilà, caché derrière ses lunettes noires, le trublion du 7ème art français s’en est allé, de plein gré, parce qu’épuisé. Ballotant entre le cinéma populaire, voire mineur et la recherche de l’élitisme, naviguant entre dandysme de droite et gauchisme enflammé, le réalisateur en aura désorienté plus d’un !
Il laisse une œuvre polymorphe où se mêlent
poésie, absurde, cheminements ésotériques et culture des paradoxes. Ses détracteurs
en retirent des positions radicales, ses admirateurs aussi. Une œuvre riche qui
parle beaucoup de l’évolution du cinéma et de la force des images, dans ce qu’elles
disent et dans ce qu’elles ne disent pas.
Salut l’artiste !
samedi 10 septembre 2022
LA REINE A LACHE LES RENES ! GOD SAVE THE KING ♫
Après un long silence, actualité oblige, mon blog reprend du service.
L'évènement est de taille : la mort d'Elizabeth II à l'issue de 70 ans de règne !
Son fils, le prince Charles, est désormais le roi : Charles III. L''anciennement dénommé Plum-pudding sait que ce ne sera pas du gâteau que de succéder à sa reine, lui qui va y plonger (dans l'arène). Les antimonarchistes l'attendent de pied ferme (et biologique !).
Voici donc un résumé (aussi résumé que possible, vu la longévité du monarque) de cette grande figure politique !
Le 21 avril 1926, la foule britannique se masse devant
le 17 Bruton Street, à Londres pour voir le duc et la duchesse d’York présenter
une petite fille aux boucles d’or. Elle se nomme Elizabeth et ne sait pas
encore le destin qui lui est réservé.
Elizabeth grandit sous l’œil bienveillant de son
grand-père, le vieux roi George V. Le vieil homme joue avec sa petite-fille à
cheval sur son dos, en attendant qu’elle puisse, un jour, monter, un plus bel
étalon, zain de préférence.
Le 20 janvier 1936, George V s’éteint et lui succède
son fils sous le nom d’Edward VIII. Mais hélas, Edward qui parfois fume le
cigare (comme le chantera Nino Ferrer) aime aussi une Américaine nommée Wallis
Simpson. Une femme doublement divorcée, je vous demande un peu ! O my
god ! Une telle femme ne peut être reine qu’on sort ! Edward renonce
à la couronne, choisit Wallis et fut tu, na !! Affaire classée ! Au
suivant !
Le suivant est le frère cadet ! Le père
d’Elizabeth ! Il est bègue et cela n’arrange pas les choses lors des
discours et des allocutions familiales. Roi, dès 1936, il voit monter les dangers
du nazisme ! La période est trouble ! Le 3 septembre 1939, le
Royaume-Uni déclare la guerre à l’Allemagne hitlérienne.
Elizabeth grandit dans une ambiance de menace
constante de l’invasion nazie. Mais elle veut résister à sa façon, et, à 14
ans, au micro de la BBC, elle prononce son premier discours à l’attention des
enfants évacués de Londres pour fuir les bombardements !
Cinq ans plus tard, en février 1945, elle s’engage
dans l’armée britannique avec l’accord paternel. Elle entre dans l'Auxiliary
Territorial Service avec le grade honoraire de sous-lieutenant. Elle quitte le
badminton pour un autre volant : celui d’une ambulance militaire. Son
engagement d’acier galvanise les troupes plombées par six années de guerre.
Le 8 mai 1945, elle apparaît en uniforme militaire aux
côtés de ses parents, de sa sœur et du Premier Ministre Winston Churchill (WC
pour les intimes) au balcon de Buckingham pour fêter la fin de la Seconde
guerre mondiale devant une foule en liesse, en fait qu’on délivre (en féconder
livres, pas encore, car la monnaie anglaise doit se refaire une santé).
En 1939,
George VI et sa famille visitent le célèbre collège de la Royal Navy. Elizabeth
y rencontre son cousin germain qui ne semblent pas avoir légères manies. Elle
en tombe amoureux. Il s’appelle Philip et sera l’homme de sa vie. Ce n’est pas
pour lui déplaire qu’une image d’amoureux des chevaux Philip, haut, campe !
Le couple s’unit sous les voutes de l’abbaye de
Westminster le 20 novembre 1947. Il met peu de temps pour avoir des enfants. Le
14 novembre 1948, Elizabeth donne naissance au prince Charles. Puis viendront
Anne, Andrew et Edward.
En
février 1952, le couple part pour une tournée en Australie et en
Nouvelle-Zélande avec une escale au Kenya. Alors qu’ils séjournent au beau
milieu des éléphants et des rhinocéros myopes, Elizabeth et Philip apprennent
la mort de George VI ! Désormais, Elizabeth est reine d’Angleterre ! Trois
lions se rapprochent d’elle et la saluent.
Après une année de deuil national, vient l’heure
du couronnement. Elizabeth II est sacrée reine du Royaume-Uni le 2 juin
1953. Ce couronnement est une réelle exception dans l’histoire. Et pour cause,
il est entièrement retransmis en direct à la télévision dans le monde entier.
La mère d’Elizabeth est furieuse de toute cette rente télévisuelle : un
côté plus qu’amer a manne !
En 1977,
Elizabeth II fête son jubilé d’argent. Ses 25 ans de règne sont l’occasion de
festivités grandioses pour une reine qui porte le chapeau rose tandis que la
population est obérée (non basque). Deux ans plus tard, Margaret Thatcher est
élue au 10 Downing Street. La première femme Premier Ministre de
Grande-Bretagne n’a pas un caractère facile. C’est une dame de fer qui va
redresser le pays par des saignées, enseignant le néo libéralisme et la
fermeture des secteurs non rentables ! La gronde sociale monte face à
celle qui soutient la fermeture des mines de charbon.
Entre Elizabeth et Margaret se noue un respect
réciproque mais sans plus ! La Reine, qui ne prend jamais position se
contentera de dire : - Le trône m’assied et sur d’autres sujets que la
dame de fer je m’étale !
Le 29 juillet 1981, le prince Charles épouse Lady
Diana Spencer, une jeune aristocrate de 19 ans qui cochait toutes les cases
pour devenir une reine-consort. Retransmis en direct à la télévision, il attire
des millions de téléspectateurs au point d’être surnommé « le mariage du
siècle ».
Charles et Diana offrent à la reine deux héritiers,
William et Harry. Hélas, Charles a continué sa relation avec une certaine Camilla
Parker Bowles malgré son mariage. En adulte éreintée (en adultérin t’es !)
Diana ne supporte pas cette relation. Elle tombe dans une profonde dépression.
Elle commence alors à révéler aux médias le naufrage de son couple ! Elizabeth
en voit des vertes et des pas mûres ! Passe au rouge ! Ris
jaune ! Enfin, un véritable arc-en-ciel, à l’image de ses tenues de
sortie.
1992 est l’Annus horribilis. En mars, le prince Andrew
divorce de Sarah Ferguson. En avril, la princesse Anne divorce de Mark Philips.
Et en décembre, Charles et Diana finissent par se séparer. La reine voit alors
en une seule année, le mariage de ses enfants mis à bas.
Pour comble de malheur, la même année, un incendie
détruit le château de Windsor. Celui-là même qui l’avait protégée de la
barbarie nazie. Le château doit alors subir d’importants travaux et la
population monte au créneau pour que la Reine paye elle-même la
réfection ! Dès lors, la souveraine se voit assujettie à un impôt sur le
revenu ! Une réalité qui était alors un rêve nu ! Une première dans le royaume !
Diana finit par critiquer ouvertement les capacités de
Charles à devenir roi. Pour elle, King Charles reste une race de chien ! C’est
de trop pour Elizabeth II qui ordonne au couple de divorcer. En 1996, le
gouvernement annonce le divorce du couple héritier. Diana accumule, alors, les
couvertures des tabloïds, aux bras d’hommes dont elle est l’amante, avec ou
sans thé. En août 1997, en compagnie de
Dodi Al Fayed, elle est victime d’un accident de la route sous le pont de
l’Alma à Paris suite à une course-poursuite avec les paparazzis. La princesse
rend son dernier souffle quelques heures plus tard.
A ce moment-là, la reine est à Balmoral où l’écho
s’est implanté (où l’Ecosse est un plan T ?) entourée de sa famille. Pour protéger William
et Harry, elle ordonne de supprimer toutes les télévisions et les radios de la
demeure. Seul le palais de Buckingham ne voit pas son drapeau en berne !
Alors s’emballe morale ! Le peuple britannique s’indigne de ne pas voir
d’hommages, dommage ! Pour calmer l’ire populaire, Tony Blair, premier
ministre, réussit à convaincre la reine de rentrer à Londres. Trois jours plus
tard, elle fait son entrée dans la capitale. Un drapeau est alors mis en berne
sur Buckingham et la reine vient rencontrer son peuple apeuré devant les
grilles. Elizabeth finit de rasséréner tout son monde par un discours où elle
exprime son admiration pour Diana ! Il faut sauver les meubles !
En 2002, Elizabeth fête ses 50 ans de règne. Mais sans
jubiler ! Car l’âme est ternie par les morts successives de sa sœur
Margaret puis de sa mère Elizabeth Bowes-Lyon. Très attristée, elle sauvegarde
malgré toutes les festivités qui ont un grand succès.
Pour être proche du peuple, Elizabeth joue la
modernité. Elle utilise les outils modernes ! Elle est le premier chef
d’Etat à envoyer un mail ! En 2019, elle arrivera sur Instagram alors que
pic épique ses collègues rament !
Pour preuve de cette modernisation, Elizabeth II
accepte l’union de son petit-fils William avec Kate Middleton, une roturière. Ce
qui était rature, hier, ne l’est
plus ! Et puis, elle a tellement l’éclat, Kate ! On danserait presque
avec elle ! Le couple se marie le 29 avril 2011 en l’abbaye de Westminster
(encore ! Ça devient une manie !!) lors d’une cérémonie somptueuse
retransmise en direct à la télévision.
En 2012, Elizabeth II fête ses 60 ans de règne. Le
jubilé, cette fois-ci, est de Diamant, lequel est éternel comme le précise son
fidèle agent secret, un certain 007, qui ne dit pas que des conneries ! La ferveur populaire est si grande qu’elle
montre de nouveau une immense popularité accordée à la souveraine. Concert
géant, cérémonie religieuse et parade navale sur la Tamise rythment le cours du
jubilé.
Cette année-là, Londres organise les Jeux olympiques
(voir mon billet). Pour la cérémonie d’ouverture, la reine a accepté de jouer
son propre rôle dans un court-métrage au côté de Daniel Craig qui joue 007 !
Ce film est devenu culte aujourd’hui.
En mai 2018, son petit-fils Harry épouse Meghan
Markle, une Afro-américaine divorcée. Ce qui eût été un scandale au paravent,
heu auparavant, est accueilli comme le dernier signe de modernité. Mais à la
fin de l’année 2019, le couple décide de quitter le noyau de la famille royale
pour fuir aux Etats-Unis, se disant incapable de vivre avec les obligations et
la couverture médiatique qui sent suie à force de cheminer ! Cette crise
au sein des Windsor est vécue comme un ouragan. Les antimonarchistes, eux, ricanent
(Hurricane).
En 2020,
le monde est frappé par une crise sanitaire inédite. Le coronavirus né en Chine
tue des millions d’individus, obligeant le confinement. En Angleterre le virus
assombrit les jours et la vie rose biffe ! Avec leur grand âge, Elizabeth II et Philip
sont considérés comme des individus à risque. La Reine lance ce discours :
« J’espère que dans les années à venir, tout le monde
pourra être fier de la façon dont [le peuple britannique] a répondu à ce défi.
Ceux qui nous succéderont diront que les Britanniques de cette génération
étaient aussi forts que tous. Que les attributs de l’autodiscipline, de la
bonne résolution tranquille et de la camaraderie caractérisent toujours ce
pays. »
Ce discours est perçu comme l’un des plus importants
de son règne. Jamais un discours de la reine n’avait été aussi repris par les
nations européennes. Contrecoup du virus ou pas ? Toujours est-il que le 9
avril 2021, le prince Philip meurt à l'âge de 99 ans. Elizabeth devient veuve !
L’affection de ses chiens corgis et la beauté de ses chevaux sont, alors, de
précieux trésors !
Elle a de plus en plus de problèmes de santé. Peut-être la vie devient-elle trop longue ?
Le 30 août 2022, elle apprend la mort d'un autre grand de ce monde : Mickael Gorbatchev, qu'elle avait rencontré jadis ! La roue tourne, le mur de Berlin est tombé, Poutine attaque l'Ukraine ! La roue tourne, inexorablement...
Le jubilé de platine n'aura pas lieu ! Le 8 septembre, la BBC annonce vers 19h40 (heure française) le décès de la reine Elizabeth II, à l'âge de 96 ans. La souveraine a rendu son dernier souffle au château de Balmoral, en Ecosse. Le prince Charles d'Angleterre lui succède sous le nom de Charles III, soit 337 ans après la mort de Charles II.
Ainsi se tourne une page d'histoire du Royaume-Uni, mais aussi de toute la planète. Car, qu'on soit monarchiste ou pas, cet évènement marque la fin d'une époque que je me suis limité à résumer.
dimanche 16 janvier 2022
L'AUSTRALIE ETAU, SERRE VIS ! NOVAK EN FAIT LES FRAIS !
Novak Djokovic vient d’essuyer un revers de la main droite, à moins que ce ne soit de la main gauche après avoir tenté de monter au filet anti vaccinal qui était, pour lui, synonyme de racket !
Oui, le
natif de Belgrade, ne pourra briguer une 21ème victoire en Grand
Chelem, synonyme de record absolu dans le tennis masculin, lors de l’Open
d’Australie. Sans vaccination, il a subi des critiques à Serbes de la part des
organisateurs au visage de dingo que les crocs hâtent !
Donc
Novak qui pensait se mettre dans la poche un nouveau trophée, au pays des
kangourous, se voit contraint de revenir au bercail où un de ses amis, plutôt
adipeux, a dit peu sur le problème mais n’en pense pas moins ! Ruminer le
rebelle gras doit (Rue, miné, l’heureux Belgradois ?)
Oui, pas
de tennis (attention à la contrepèterie !) pour Novak qui pensait être
au-dessus des lois vaccinales ! Non seringué, il revient chez lui, non
serein et pas gai ! Les instances du Tennis ont joué en fond de Cour, à l’arrière,
en défensive, en refusant l’entrée d’un sportif qui pourrait, potentiellement,
contaminer Melbourne et ses environs !
Pourtant,
un juge australien avait été gentil avec le Serbe. Après avoir reçu un
autographe, il lui avait rétabli son visa et ordonné sa libération immédiate
alors que le tennisman était en séjour au Park Hôtel, sympathique lieu de
rétention pour étrangers en situation irrégulière.
Mais,
vexé, le ministre de l’immigration australien, Alex Hawke, c’est-à-dire Alex le
faux con, a annulé, de visu, le visa de Novak le visé !
Donc,
pas de tournoi pour le Novak et son ciné de non-vacciné !
Les
instances de l’antidopage notent que c’est la première fois qu’un sportif se
voit condamner pour n’avoir pas voulu se faire piquer !


















