CHERCHEZ DANS CE BLOG

dimanche 15 septembre 2019

HOLORIMES CROISEES - 1

Cette nouvelle rubrique reprend des créations laissées sur twitter et que je rassemble, désormais, sur ce blog.

Les holorimes sont des vers entièrement homophones. La rime est constituée par la totalité des vers et non pas, comme en poésie classique, par une ou plusieurs syllabes identiques à la fin des vers.

De grands auteurs, hommes comme femmes, se sont laissés envoûter par le charme de cette pirouette stylistique du plus bel effet.

« Elle sort, là-bas, des menthes,
La belle Ève à l'âme hantée.
Et le sort l'abat, démente...
L'abbé laid va lamenter. »

Louise de Vilmorin


« Et ma blême araignée, ogre illogique et las
Aimable, aime à régner, au gris logis qu'elle a. » 

Victor Hugo


« Ah ! Vois au pont du Loing, de là, vogue en mer, Dante !
Hâve oiseau, pondu loin de la vogue ennuyeuse. »

Alphonse Allais.


Les holorimes que je propose sont dites "croisées", c'est-à-dire en alternance, selon le principe bien connu ABAB (les vers A étant des holorimes).



LES LINAIRES


Oh la trop vaine chasse
Sans cet appeau Line erre
Soudain poésie passe..
Sens : c'est Apollinaire !
Nature reprend sa place
Sens : étape aux linaires...


















LETTRE À LISA

Ils évoquèrent durant l’AG
L’heure des bilans
On écoutait leur voix âgée
Leur débit lent
Ils assumaient le déficit
Leur débile en-
Jeu. Fallait qu’on défît site
Que, vite, on délocalisât !
Que vit-on ? Des loques ! Ah, Lisa !














NON, ELLE N’EST PAS MORTE ADÈLE !

On penserait « voyage
A des limites »
Mais son père géophage
Adèle imite ! Elle va jusqu’à la Terre
Adélie : mythe !
Le père dit : elle vaut bancs !
Hein ?! Cite Adèle
Mille échos flamboyants
Ainsi t’as d’elle !


 


samedi 14 septembre 2019

DE L'HOTEL (de VILLE) A LA TAULE (des Vils)




Le maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany a donc fini par être condamné à la prison, ce vendredi 13 qui ne lui aura pas porté chance. Quatre ans de prison, pour fraude fiscale, ont donc été requis par le tribunal correctionnel de Paris à l’encontre de celui qui magouillait en ignorant d’entendre la justice lui dire : « je t’ai souvent dit que toi, qui levas loi, paierait ! ».

Ce jour est arrivé ! Le parquet, tout en Sire, majestueux, a plongé dans les geôles le petit roi qui va sale depuis un moment, traînant dans ses poches des liasses de billets de 500 € dont l’origine reste suspecte. Les juges lui reprochent d’avoir dissimulé une villa sur l’île de Saint-Martin (achetée sous le manteau ?) dite villa pamplemousse où la grume cache sous son écorce un zeste de malhonnêteté mue par une langue de bois. Une autre dissimulation concerne un riad à Marrakech, une misérable propriété de 1.200 m² dont l’édile dément être le propriétaire ! Balkany se défend âprement devant ses juges avec cette voix que l’homme a rauque :

-     Ce riad appartient à Mohamed Al Jaber, un cheikh sans provisions et criblé de dettes. C’est sa maison secrète ; il ne veut pas qu’on sache qu’il est propriétaire car il est en perdition à la Cour d’Arabie ! Je l’ai donc aidé, par humanité, à me faire passer pour le propriétaire ! Ainsi, je fais, dévot, leurres !

Par ailleurs, Patrick et son épouse Isabelle, sont accusés d’avoir sous-estimé leurs revenus, la valeur de leur moulin de Giverny (qui a dû coûter pas mal de blé !) et de n’avoir pas payé l’ISF pendant plus de cinq ans en dépit d’actifs estimés à plus de 16 millions d’euros annuels.

-         Mon moulin de Giverny ne m’a pas coûté monnaie, lance l’homme      ulcéré face aux juges qu’il ne peut voir en peinture. 

Isabelle aux braies défraichies par tant de soucis judiciaires, s’est vue condamner à 3 ans ferme mais sans incarcération immédiate à la Santé qu’elle a défaillante. Aussi, tout en plaignant son pauvre mari, va-t-elle assurer l’intérim à la mairie de Levallois ! Tout va bien ! 

Patrick, de son côté, se trouve un quart serré aux entournures dans une petite cellule de 3m sur 3m et se voit nu comme un œuf maître qu’arrêt empêche de rejoindre les pools des escrocs notables.

Le détenu, qui a toujours détenu sans rien déclarer, trouve, las d’éclats, rations à mastiquer. La nourriture, ici, manque de panache et le dessert !

Patrick, tout en digérant difficilement, prend le temps de cogiter sur son avenir. Il est assez sombre car une deuxième partie de procès se profile en octobre : celle touchant un procès pour blanchiment et corruption. Patrick risque plus gros encore : sept ans d’emprisonnement ! 

Patrick sent les remugles de l’incarcération, il tombe de haut, il sent les désagréables affres, odeur à fraudeurs…

Il se dit qu’en payant ses impôts il aurait pu améliorer le budget de la Garde des Sceaux. Mais, quand la Chance elle rit du mauvais côté, on se retrouve dans une cellule indigne d’une République qui garde comme seule excuse de ne pas réussir à faire obérer (et elle en porte le chapeau) tous ses contribuables !

vendredi 13 septembre 2019

DIVERTISSEMENT XXVII


Cette nouvelle planche allitérative est l'occasion de rendre hommage à de grand(e)s disparu(e)s comme la Mère de Calcutta ou encore Mort Shuman qui, pour une fois, n'est pas perdu dans le triangle des Bermudes. Quant à Roger Moore, il nous revient en barbier ; c'est vil !

Elle touche aussi l'actualité avec un Balkany qui vient d'être condamné à 4 ans de prison ferme avec incarcération immédiate pour "fraude fiscale". Depuis le temps que cela lui pendait au nez ! Le maire de Levallois-Perret qui croyait tenir le haut de scène va connaître les joies de la taule.

Marthe Keller fait une brève apparition dans une petite commune proche de Nantes (Loire-Atlantique) qui n'a rien de joli en comparaison avec Avignon. Mais, il faut dire aussi que Marthe n'est plus une demoiselle. Je le dis avec tout le respect que j'ai pour cette grande actrice...


jeudi 12 septembre 2019

PROPOS OBSCÈNE, L'AVARIÉ ; PROPRE ET EN SCENE : LA VAR Y EST...





Le président de la Fédération française de football s’appelle le père Noël, Noël Le Graët, exactement, pour cumuler les trémas et montrer son empreinte bretonne.
Le père Noël de la FFF est, en ces temps troubles, pas loin de se faire traiter d’ordure à ne pas faire mentir la troupe des bronzés lesquels, d’ailleurs, font plutôt du ski que du football !

Mais pourquoi tant de haine à son égard ? Eh  bien, Noël, a affirmé ce mardi 10 septembre avoir demandé aux arbitres de ne plus arrêter les matchs pour des raisons aussi secondaires que chants homophobes venant des tribunes ou banderoles anti-lesbiennes brandies des gradins.

-      L’arrêt des matchs ne m’intéresse pas. C’est une erreur. J’arrêterais un match pour des cris racistes, j’arrêterais un match pour une bagarre, des incidents s’il y a un danger dans les tribunes, a-t-il expliqué sur les ondes de France Info !

En d’autres termes, le père Noël sans traineau s’entraîne aux polémiques en ne mettant pas sur le même plan racisme et homophobie. Mais la Ministre Roxana Maracineanu, qui sait où ce genre de roue mène, met le holà, holala, pour éviter que les ola ne se transforment en fiesta anti-gay ! L’ancienne championne du dos est en nage quand elle s’évertue à prouver que Noël se trompe ! Il faut combattre les deux fléaux !

Finalement, alors qu’ils se s’étaient lacérés par médias interposés sur le sujet de l'homophobie, la ministre des Sports a voulu la serrer, la main du  président de la FFF. C’était ce mardi 10, au Stade de France, en marge de la rencontre des Bleus contre Andorre (3-0 pour la France).

-       Profitons que le match endort pour nous réveiller, lança Roxana à son voisin. Je puise désespérément dans un terreau de conciliation qui m’échappe et ma racine est à nu !
-      D’accord ! On enterre la hache de guerre et on se met ensemble pour lutter contre toutes formes de discrimination, a répondu Noël sortant de sacs rêches une bonne âme miraculeusement indemne !

Les deux réconciliés se sont promis des campagnes de prévention des discriminations pour éviter la banalisation des chants racistes et/ou homophobes, les cris de singes envoyés à l’adresse d’un joueur de couleur ou les « enc… » adressés à un arbitre qui pourtant, a aucun moment de sa vie, n’a fait son coming-out.

En ce qui concerne le sujet de l'arrêt des rencontres, le sujet le plus clivant, le communiqué de la Fédération précise : "L’arbitre d’un match et son délégué disposent à ce titre d’outils réglementaires pour agir jusqu’à la procédure d’arrêt de match (interruption et arrêt). La ministre des Sports et le président de la FFF partagent le principe d’une action qui doit être aussi résolue qu’adaptée et pragmatique en cas d’injures ou de propos discriminatoires et font confiance au discernement des arbitres et des commissions de discipline."

Tout repose donc sur l’arbitre qui a déjà fort à faire avec la VAR (video assistant referees). La vidéo devient une assistance parfois pesante quand elle dénature le jeu. La moindre petite faute de main, qui jadis aurait passé à l’as, est dénoncée par l’adversaire qui incite fortement l’arbitre à consulter la vidéo ! Le public, quand il ne se complaît pas dans des chants douteux, se met alors à applaudir un arbitre qui siffle en faisant une télé avec ses doigts afin de montrer qu’il va consulter l’œil technologique, le verdict imparable !

La VAR, ne fait pas dans la musique. Elle n’est pas harpe à gong et durcit une justice du sport qui était molle, hier. L’arbitre, dans ce jeu de plus en plus pressé par des exigences de business, se doit d’être garant d’un spectacle sans faute occultée et dépourvu de toutes nuisances idéologiques…

L’arbitre devient un juge omniscient, omnipotent et, au début de chaque rencontre, se masturbe désespérément les neurones en se demandant s’il sera à la hauteur de ce que réclament les censeurs de tous poils.

Un métier de plus en plus difficile !