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dimanche 8 novembre 2015

TENEZ VOUS LE POUR DIT !



Protégeons de lente agonie
Nos murs
Qui murmurent
"Désolants tags : honnis !"

(Poème anti tag a da tsoin tsoin..)

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CEYLAC LIO RENAUD

♫ Renault renaît à Rosny, à Rennes et en Rhénanie
Renault renaît en rallye, roulant sans râles et soucis
♪ Renault sereine est face aux carrosses surannés !


(Musique de Robert Palmer)

ALAIN DELON : MONSTRE SACRE QUE LOCH TÔT GÉNÈRE



Il est né le 8 novembre 1935 à Sceaux et donc, aujourd’hui il fête ses 80 balais !
Il,  c’est Alain Delon, l’éternel séducteur, le défenseur de Nadine Morano, le grand amour de la regrettée Romy Schneider !

Alain Delon, l’acteur qui fait tout pour, qu’en lui ôtant ses laisses, amour aille même entre deux hommes dans la ville. Enfin…

Oui, Alain Delon a 80 ans aujourd’hui.

Alain Delon ne les fait pas car c’est la vie qui les lui donne (les ans) mais Alain Delon n’en a cure. Il a eu une belle vie sous les caméras après avoir connu une enfance peu reluisante avec un père adoptif maton à Fresnes !

Alain Delon s’admire ! Il reste beau !

Alain Delon vient de recevoir une jolie carte de Jean Marie le borgne :

Cher Alain

Je te souhaite, n’est-ce pas, un bon anniversaire ! Souffle bien tes 80 bougies ! Je ne pourrai, hélas, pas te voir en cette belle circonstance, n’est-ce pas, car j’ai quelques démêlés  avec la justice ! Tu le sais bien : elle est tatillonne ! Mais je reste stoïque devant ses aboiements : l’ouïe dort !

Je t’embrasse.


JM      

samedi 7 novembre 2015

DEPUIS MARX C'EST TOUJOURS LA MÊME CHANSON



” La loi qui maintient constamment l’équilibre entre la surpopulation relative, ou l’armée industrielle de réserve, et l’ampleur et l’énergie de l’accumulation, rive beaucoup plus fermement le travailleur au capital que les coins Héphaïstos ne clouèrent jamais Prométhée à son rocher. Elle implique une accumulation de misère proportionnelle à l’accumulation du capital. L’accumulation de richesse à un pôle signifie donc en même temps à l’autre pôle une accumulation de misère, de torture à la tâche, d’esclavage, d’ignorance, de brutalité et de dégradation morale pour la classe dont le produit propre est, d’emblée, capital”

Marx

DANS LES STEPPES DE L'ASIE VALBUENESQUE...






Un nuage en ciel fait là sillon
Sans pour autant branler flocons
De neige ni d’eau en masse. Turbans
De mongols flottent dans le vent...
Vagabondage, chaleur de guêpe
Tout ton climat étant sec  steppe !

LA COM' RIT et BOURDIN L'ENTRAVE...AÏE !

Cliquer pour agrandir


Jeudi matin, Myriam El Khomri, la nouvelle ministre du travail eut droit à un show-mage de son interviewer, un certain Bourdin, Merlin dés-enchanteur des questionnaires journalistiques qui déstabilisent la personne interrogée. A se demander s’il ne faut pas être un peu maso sur les bords pour accepter d’être interviewé(e) par cet individu qui vous présente un micro vintage en son studio RMC/BFMTV.

La pauvre Myriam n’a pas su répondre à une question, pourtant pragmatique « combien de fois le CDD peut-il être renouvelé ? » La réponse était 2 mais la nouvelle ministre n’a pas su, a bredouillé, s’est perdue, s’est liquéfiée dans ce dialogue qui, selon l’analyse transactionnelle, peut s’apparenter à une conversation « parent-enfant ». En père fouettard, Mr Bourdin a tancé l’ingénue de belle manière.

On eût souhaité voir la Ministre réagir dans un axe « adulte-adulte » car elle n’était pas là pour présenter sa croupe aux verges journalistiques ! Il n’en a rien été et, depuis, Myriam accuse le coup et en est à sa cinquième boîte de tranquillisants !

Cela dit, la réponse « 2 renouvellements du Contrat à Durée Déterminée au maximum» n’est pas encore une bonne réponse. Dans la sphère du public, l’Etat peut traîner un contractuel durant 6 ans en CDD, d’année en année, avant de lui octroyer un Contrat à Durée Indéterminée (CDI).

J’ai personnellement vécu une situation de renouvellement de CDD durant plus de 15 ans avant que la France n’appliquer une directive européenne concernant les 6 ans de CDD maximum.

Mais bon, je ne suis pas là pour parler de mon cas mais des grandes améliorations qu’il faudrait apporter au Code du Travail qui, en ce début du XXIème siècle, n’est pas vraiment adapté aux conditions économiques mondialisées.

La rigidité de ce Code, la complexité de ses articles, son accroissement de volume au fil des années, l’a rendu illisible et malfaisant. Beaucoup de chefs d’entreprise ne s’y retrouvent plus et hésitent à embaucher car, en cas de malheur, il faudra licencier. Et là comment faire lisse en ciment sans être truelle, heu, cruel ?

Aussi, le gouvernement a décidé de réformer ce monstre de complexité juridico-administrative. Il propose une réécriture en deux ans de ce pavé de rigueur indigeste. La procédure peut laisser à désirer. On va créer un énième comité ad hoc composé de juristes. Or ces juristes n’ont peut-être pas la fibre entrepreneuriale (comme cette pauvre Myriam qui n’aura travaillé que dans le Public).

Heureusement, parmi ces légistes, il en est un, le principal, qui a lui seul devrait mettre tout le monde d’accord car tout homme de bon aloi l'oit : c'est Robert Badinter.

L’exécuteur de la peine de mort va guillotiner certaines branches inutiles et désépaissir l’arbre monstrueux. En 1974, le Code du Travail comportait 600 articles ; quarante ans plus tard il nous en propose plus de 8000 !

L’idée première de l’ancien garde des Sceaux est de privilégier les accords d’entreprise, quitte à mandater des syndicalistes extérieurs dans les petites structures. En dehors de ces accords spécifiques c’est une architecture simplifiée du Code du Travail qui s’appliquera avec 50 articles fondamentaux.

Il est donc peu probable qu’émerge l’idée de référendum d'entreprise pour redonner la parole aux salariés en leur permettant d'être consultés et de statuer sur un accord collectif, portant notamment sur le temps de travail, sans devoir préalablement négocier avec des syndicats dont la représentativité s’effiloche en peau de chagrin (5 % des salariés du privé sont encartés à un syndicat).

Par ailleurs, il semblerait que les 35 heures ne soient pas remises en question alors même qu’elles provoquent quelques remous (c’est un euphémisme) dans certains secteurs (notamment au sein du monde hospitalier). Le gouvernement va surtout s’atteler à revoir les modalités de congés, des repos, des négociations collectives (37 branches professionnelles devraient être stipulées sur une liste des espèces disparues d’ici un an).

Les entrepreneurs notent la bonne volonté de changement encore que certains fassent remarquer que ce n’est pas tant le Code qui pose souci que ces nombreuses jurisprudences, dérogations, fruits de la Justice aux pépins venimeux pour la compréhension !

Mais surtout ils regrettent d’être exclus d’office de ce toilettage maison ! Leur contribution à la discussion serait pourtant la bienvenue tant le projet sera décousu à défaut de patrons ! Ils auraient tant aimé en découdre sans biaiser pour revoir le canevas des procédures de licenciement et leurs coûts humains (leur cousu main ?)

Sans aller jusqu’au « contrat zéro heure » qui fait florès chez la perfide Albion, il serait temps de dépoussiérer le Code du Travail afin de dégager une certaine flexibilité dans l’embauche, les plannings, les mises en disponibilité sans démolir radicalement la base des acquis sociaux.

Au gouvernement de trouver le bon curseur et d’inviter à la réflexion tous les acteurs économiques impliqués.


Avec ou sans Myriam…

vendredi 6 novembre 2015

QU'ARRIMES-TU A TES BERGES SOMBRES ?



Karim Benzema ne jouera pas le prochain match de l’équipe de France. Il est blessé à la cuisse ce qui lui occasionne des grimaces quand il répond à l’inspecteur. Ce dernier, après lui avoir demandé un autographe, lui a proposé un baume du tigre pour soulager son membre endolori.
Un inspecteur, quel inspecteur, me direz-vous ? Karim (que Benz aima) repasse sa conduite après s’être fait gauler à 216 km/h sur une petite route de campagne où trainassait un panneau de limitation de vitesse à 90 km/h ?
Que nenni ! Karim Benzema vit les premiers moments d’une garde à vue dans les locaux de la police judiciaire (PJ) de Versailles, en ce jeudi 5 novembre. En lui la paix gît comme le ferait la quiétude d’un gardien de but qui vient d’encaisser 5 buts en 10 mn dont 6 contre son camp !
Karim en garde à vue, mais pourquoi ? Hé bien, figurez-vous qu’on le soupçonne d’avoir joué les intermédiaires dans l’affaire de la « sextape », celle de son pote de l’équipe de France, le petit Valbuena !
Car, sans vouloir se vanter, Valbuena est un adepte de Siffredi, tant il aime se mettre en valeur devant une caméra. Mais attention ! Uniquement en privé ! Il ne s’agit pas de révéler ses prouesses techniques à l’humanité entière.
Et pourtant, une vidéo du petit Matthieu Valbuena, va se retrouver dans les mains d’un certain Alex un prénom qui rime avec… Mais je m’égare. Mis au courant de l’existence de cette vidéo où sévit débat (très ravi au lit) un certain Mustapha prend contact avec un Younez, proche du joueur, pour lui demander de faire chanter l’ex Marseillais et désormais meneur de jeu de l’Olympique Lyonnais !
Oui, de l’argent contre la garantie que l’œuvre d’art ne sera jamais rendue publique même en version sous-titrée chez les Talibans ascendance végétarien !
Mais Mathieu résiste et prouve qu’il existe ! Certes il ne veut pas que les exploits de son corps n’errent dans n’importe quelle surface d’heureux porcs à sillon mais, plus que tout, il déteste les maîtres chanteurs et ça remonte à son enfance avec les cours de solfège de Mlle Thérèse Trindlevoie, qui le mettait au coin (coin) au moindre canard !
Mathieu porte plainte et déclenche une enquête.
Infiltration, mise sur écoute, filatures, finiront par fournir aux policiers la certitude que Karim avait contacté Mathieu au sujet de cette vidéo !
Mais pour dire quoi ? Que Matthieu devait payer car lui, Karim, toucherait 15,785 % (hors TVA) de la somme quémandée ? Ou lui a-t-il suggéré de ne pas payer ces truands qui, jadis, l’avaient trompé en prétextant que la gentille Zahia n’était pas une prostituée ?
L’’enquête nous le dira mais d’ores et déjà Karim « fait le buzz » et la joie des journalistes sportifs (notamment les spécialistes du football), trop contents de pouvoir déblatérer sur les petits enfants gâtés pourris (vers lesquels pourtant ils orientent leur intérêt).
Ces petits Mozart du ballon rond qu’ils n’arrivent pas à sonder avec l' authenticité requise tant leur parole est régulée, contrôlée, policée par des experts en communication, des agents de transfert, des managers soucieux de la belle image « marketing » de leur poulain !
Oui, cette bien belle affaire prouve, si besoin était de le démontrer derechef, que les footballeurs professionnels « de haut niveau » ne sont désespérément que des gamins immatures que l’argent déboussole !

Et pas qu’un peu, ajouterait mon voisin !

La vidéo érotique
Où l’Apollon, héros, tique
De la voir se propager
Hors de toute sphère privée

C’est le grand risque encouru
Pour la célébrité nue
Qui met en scène un rapport
Le sextape, ébat des corps.

Car le film aux fins privées
Peut aisément naviguer
Sur les flots noirs d’internet
Et faire glousser la planète.

Le lutin aux pieds d’argent
Valbuena, roi des coups francs
Sera tombé dans le piège
Tricoté de sortilèges

Ses rapports sous caméra
Ont atterri dans les bras
De voyous peu scrupuleux
Pour ne pas dire crapuleux

Ils vont faire chanter le gnome
Erigeant comme seul axiome
De l’argent contre silence
Le revers de l’imprudence

Mathieu du haut de son être
Matera le trouillomètre
Et la plainte portera
Pour tacler les scélérats

Infiltration policière
Mise sur écoute, guerre
Contre les maîtres chanteurs
Aux concerti malfaiteurs.

Filature téléphonique
Dans la sphère footballistique
D’où, un jour, émergera
L’individu Benzéma !

Le revoilà le Karim
Fou du volant, corps intime
Sous les grâces de Zahia
Même s’il toujours il nia

A-t-il plongé dans le deal
En maître chanteur habile ?
Ou paie-t-il, pantin piteux
Tout un passé sulfureux ?

Cette enquête le dira
Mais la France sait déjà
Que le ballon rond fait nique
A la droiture civique

Il fait des enfants gâtés
D’arrogants infatués
Au soleil de la fortune
Une fois décrochée la lune.

Ballon de gazon maudit
Jusque dans la hiérarchie
De Platini à Blatter
L’argent corrompt, délétère

Une affaire de plus, morbleu
Dans l’univers nébuleux
Des crampons qui se cramponnent
A la tricherie matrone.

Une affaire de plus, pardi
Au sein de la galaxie
Des étoiles dérisoires
En leur brillance illusoire…

jeudi 5 novembre 2015

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RECHIGNER A L'HEUREUX CHIGNON ?



Le man bun (chignon masculin en anglais) est une tendance capillaire pour les hommes qui aiment naviguer sur la mode « hipster ».

Or le man bun était réservé autrefois aux Samouraïs, il est donc d’étoffe nippone tout autant que le Haras qui rit de voir une queue de cheval prendre la forme d’un petit pain.

Quand au phénomène « hipster », il puise ses racines dans l’engouement des blancs pour le jazz noir, dans les années 40.

Aussi, dans le grand brassage des cultures, que Marine le Pen appelle de son vieux, heu, de ses vœux, le man bun et le mouvement hipster se côtoient, sous les bons offices d’un Saint qui tient le cap, Hilaire assisté de Sainte Tignasse (de l’hoyau las voire de mate houe).

Popularisé par le chanteur Jared Leto (et si j’arrête le tôt je meus fêtard) le chignon masculin a été adopté par des célébrités diverses (Di Caprio pour plaire à la petite Annick, Collin Farrell …)  

Inspiré par ce look d’enfer et néanmoins capillotracté, DesignCrowd, site de financement participatif pour designers graphistes, a décidé de lancer un concours Photoshop (et Paint alors ? On fait quoi de Paint ?) à sa communauté le 14 octobre dernier : à quoi ressembleraient les leaders politiques mondiaux s'ils adoptaient le man bun ? 

Il faut bien s’amuser un peu dans ce monde stressant !

Les internautes ont fait preuve d’esprit créatif et j’en veux pour preuve ce magnifique Poutine dont il ne manque que la barbe pour faire un « hipster » digne de ce nom !

Mais à bien réfléchir, pour les habitants de la Crimée qui n’ont guère apprécié que leur « Est » soit chipé par l’ours du Kremlin, et en jouant sur les sonorités on obtient bien :


A chipé Est et eux errent !

mercredi 4 novembre 2015

C’ÉTAIT BIEN CHEZ LUCETTE


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♫  ♪  C’était bien chez Lucette
A Vandoeuvre les Nancy
Le moment fut exquis
Lucette
C’était bien, c’était chouette
Le café excellent
Et tous les gens charmants
Chez Lucette

En revenant de chez Lucette François Hollande avait cette petite ritournelle dans la tête, empruntée à Michel Delpech.
Il venait de quitter, en ce jeudi 29 octobre, une sympathique infirmière retraitée de 69 ans (un nombre que si tu le renverses ça donne toujours la même chose, lui avait-elle chuchoté à l'oreille) !
S’inspirant des petits déjeuners chez les gens à la mode giscardienne, notre brave Flamby voulait renouer avec les sans dents en plongeant dans leur quotidien pour, selon ses experts en com’, grappiller quelques points dans les sondages.
Tout se passa de façon courtoise et inattendue de par les efforts des spécialistes de la communication : questions élaborées d’avance, cafés payés par la Mairie, bouquet de fleurs sur la table, bien comme il faut car tout bouquet mis sert !
Oui, un bon moment, totalement improvisé et qui devrait faire remonter la cote du Président, largement en berne, en dépit de tous les efforts qu’il déploie pour mobiliser nos armées ou pour mettre sur pied une conférence sur le climat !

Bravo donc à Lucette et à une prochaine visite surprise de notre valeureux François.

PIE VII EN BON APARTÉ...




Luigi Barnaba Chiaramonti (Chiara Monti : monts clairs en italien qui deviendra par prédestination « mon clerc ») est  né le 14 août 1742 à Cesena  en Romagne. Cesena peut se dire Césène en langue des Gaulois ou « c’est Zen » si le Gaulois en question s’adonne à des relaxations mystiques !

Avant-dernier enfant du comte Scipione Chiaramonti (1698-1750) et de Giovanna Coronata Ghini (1713-1777), il prendra sa mère comme modèle et chaque mot d’elle, empreint de foi et de religiosité profonde, le guidera sur sa route !  Luigi appartient à une famille de vieille noblesse d'origine française et d’appellation contrôlée dont le comte Roland, loin d’être con trolleur (je rappelle qu’internet n’existait pas à l’époque) est le plus beau spécimen. Cette noble famille, selon certains experts, serait celle de Clermont-Tonnerre ! Mais comment le savoir quand les archives retrouvées sont si pâles car clair mon toner !

Comme ses frères, Luigi fréquente d'abord le Colegio dei Nobili de Ravenne, ville de la mosaïque, art à veines multiples. Mais l’attirance de Ravenne sera vaine car à sa demande, il entre à l'âge de 14 ans 3 mois et 57 jours ¾ , en 1756, à l'abbaye bénédictine de Santa-Maria del Monte, à Cesena, sa ville natale ! Il y est admis avec mention « pas passable » qui deviendra par la suite « Pape à sable » pour les multiples champagnes débouchés à la moindre occasion. Il se fait novice sans faim terrestre, tant les nourritures spirituelles l’aimantent, religieuses, pour la plus grand joie de son mentor,  dom Gregorio Caldarera     (contraction de calda arera soit « chaude il labourera » en lien avec un ancêtre hermaphrodite qui cassa sa pipe à force de labourer sous la canicule). 

Deux ans plus tard (20 août 1758), il prend l'habit sous le nom de dom Gregorio : cela sous-tend la soutane et la vie ascète, au carré, car hantent neufs démons prêts à le corrompre. Il les combat en étudiant des livres saints  à l'Abbazia di Santa Giustina de Padoue en dépit de pédants épandant des peu doux dires dopés des pires dards d’épée. Ils le suspectent de jansénisme et plusieurs fois lui font craindre l'Inquisition vénitienne.

Sa lumière intellectuelle conduit ses supérieurs à l'envoyer ensuite au Collège Pontifical Saint Anselme, à Rome, annexé à la basilique Sainte-Marie-du-Trastevere, alors réservé aux étudiants les plus doués de la Congrégation bénédictine de Monte-Cassino que comtesses à minot subventionnaient de blé contre prêtrise !

Le 21 septembre 1765, il est ordonné prêtre par des évêques en tous points cardinaux surnommés les SONE, et les matines aussi (sonnent).

Peu après, il reçoit un doctorat lui permettant de proposer du thé au logis pour l’athée au logique contraire, en vue de le convertir. Il enseigne, à partir de 1766, à l'abbaye San-Giovanni de Parme, duché ouvert aux idées nouvelles et au parmesan qui n’est jamais loin des basiliques, à Rome, attisant ! Il souscrit à l'Encyclopédie de Diderot et se montre curieux des idées de Locke et Condillac, pères du sensualisme qui lui font alors sensation insensée à se faire encenser. 

En 1773(?), il devient confesseur du Pape Pie VI qui, privé d’un con fait sœur, par vœu de chasteté, aime s’épandre sur le cœur tendre de Luigi. Pie VI l’aime tellement qu’il le nomme prieur de l'abbaye romaine de Saint-Paul-hors-les-Mûres, surnommée ainsi pour déconfiture affligée aux moines jaloux de sa promotion. D’ailleurs, certains tenteront de l’empoisonner, en vin, heu non, avec une tasse de chocolat ! La tentative échouera mais tuera le gouteur, un frère lai, laid, fin palais, attaché à son service !

Pie VI est conscient des rancœurs et, pour protéger son chouchou, lui attribue l'évêché de Tivoli en 1782.

Les railleurs continuent leur travail de sape : ouh, Luigi, il a une activité hâtive au lit ! Il devra encore les fuir et, trois ans plus tard, alors qu'il n'a que 42 ans, il est créé cardinal lors du consistoire du 14 février 1785 et reçoit le chapeau de cardinal le 27 juin. Il devient évêque-cardinal d'Imola et par dix mots las : je remercie tout le monde pour cette belle promotion, ouf ! construit son discours d’intronisation, applaudi par dix mollahs, d’Imola, prouvant qu’à l’époque les confessions savaient s’accepter !

En juin 1796, son diocèse est envahi par les troupes françaises d'Augereau durant la campagne d’Italie menée par un petit tondu qui finira mal sur l’île de St Hélène. Mais pour l’heure, Luigi ne blâme pas les combats que cet Augereau mène, et vêtu de ses toges romaines et pontificales, il invite à la négociation avec l’occupant cocardier en rejetant toute haine, happeau léonin, contre le futur Napoléone 1 ! Et Pie sait tant l’aimer que d’aucuns disaient : Pie mentait !

Mais non, il est sincère ! Il intercède personnellement auprès du général Augereau pour le convaincre d'épargner les habitants de Lugo (Province de Ravenne) dans des actions humanitaires ou des obligations chrétiennes bien cotées à la bourse pontificale.

Mais, à la nouvelle de l'assassinat du général Duphot, le Directoire ordonne le 11 janvier 1798 l'occupation de Rome. Il se moque du Pape qui s'enflamme pour un oui ou pour un non et qu'il surnomme "Pie romane" ! C'est d'une élégance !

Le pape Pie VI est acculé par la république française au renoncement de son pouvoir temporel ! Ne lui reste qu’un fragile pouvoir spirituel tant l’âme à ternes ailes mène os épais. Oui, un sacré os à ronger dès qu’on l'oblige à quitter Rome sous deux jours. Pie VI doit s’exécuter et l’on retrouve Pie sans lit pontifical. 

Réfugié à Sienne puis à la chartreuse de Florence, Pie VI est en quelque sorte rattrapé par les troupes de Bonaparte et fait prisonnier ! Comme une prise d’état l’assaut taira Pie, vagues à lames, et au bord de l’amer !

Mais le pape octogénaire reçoit de touchantes marques de respect, de compassion de la part des petites gens, ces sans dents soudain sans dons saints descendus de synode. Mais malgré tant de sollicitude que son faquin cas génère, le brave Pie VI se meurt, épuisé, à Valence, à l’âge de 82 ans, ainsi va l’antienne « un pape est mort, un autre est appelé à régner »

Les États pontificaux, qui duraient depuis plus de mille ans (donation de Pépin pour faire bref) sont remplacés par la République romaine, sous la pression à coup de barres des révolutionnaires français avant d'être annexés par Napoléon Ier dont le fils portera le titre de « roi de Rome »
à défaut de porter autre chose tant l’aiglon avait l’onglet.

Rome étant occupée par les troupes françaises, les cardinaux se trouvèrent  obligés de tenir le conclave à Venise, la ville d’un prêtre roux qui faisait parangon d’eau liée à la water music
et ceci toutes les 4 saisons ! Et ce fut le dernier conclave jusqu'à nos jours à se tenir hors de Rome. 

Alors que le conclave entrait dans son troisième mois, le bon Maury, moribond depuis le début, suggéra le nom de Chiaramonti qui fit savoir qu’il n’était pas candidat, comme pour se faire prier  par ces loups-anges, pairs pétris d’impairs, pieux prêts à vous enfoncer après vous avoir élu !


C’est sur l’insistance d’Ercole Consalvi qu’il finit par accepter et qu’il fut élu le 14 mars 1800 après 104 jours de conclave et des tonnes de bâillements et autres ronflements de prélats se prélassant sans presser l’assaut  !

Il prit le nom de Pie VII en acceptant le mauvais jeu de mots qui ne manquerait pas de courir dans les laboratoires !

Il considéra en dévot Maringo, une victoire du premier consul Bonaparte qui mijotait, sur le plat de sa conscience, le rétablissement de la religion catholique en France.     C’est alors que furent jetées les bases du concordat qui, jusqu’en 1905, rendra nos prêtres fonctionnaires de l’Etat !

Le pape ratifia le concordat par une bulle dont le périmètre était Pie par diamètre, pardi, ha, maître et ceci le 14 août 1801. Toutefois, le 18 avril 1802, jour de la publication officielle de ce traité, Bonaparte promulgua la loi du 18 germinal an X, connue sous le nom d’Articles organiques, laquelle atténua, sous forme d’athées nuées, plusieurs points du concordat ! Cela mit en pétard Pie VII mais son second lui dit :

-      Laisse Pie, aigle rit ! Ne le brusque pas, fais l’âne et cécité devant le rapace si tu ne veux voir coups asséner ses serres !

Aussi, ne voulant pas se faire passer pour Attila, toute formule hun Pie l’ôte ! Il ne sera pas le fléau de Dieu Napoléon et, lorsqu’en 1804 Bonaparte se déclarera empereur, il chargera son oncle, le cardinal Fesch, d’engager le Saint-Père à venir le sacrer. Et la transmission de pêche à filet, heu de Fesch à Pie l’est :

-      Luigi, l’Empereur Napoléon veut que tu le sacres ; il aimerait tant qu’on l’aimât sacré !
-      Cons, les massacrés ? Non des victimes des guerres de cet enfoiré de…
-      Ne sois pas impie, Pie ! Vessie te meut, heu Messie te veut conciliant avec ce petit prétentieux qui jamais ne prête en Cieux ni ne souhaite louer Dieu. Fais un bon geste ! Il ne faut pas le gêner, Pie, ou alors s’étale colique…de rancœurs !

Pie VII accepta en espérant gagner l’estime de l’Aigle entier pour qui il ne souhaitait pas devenir un poil à gratter ! Il espérait, secrètement, que l’Empereur lui saurait gré de son aval qui rit et réviserait sa position vis-à-vis de l’Eglise ! Aussi la réponse Pie la hâte (l’arrêt Ponce Pilate ?) : ce sera oui.

Il sacra donc Napoléon comme empereur sous les voûtes de Notre-Dame (1804) et le regard pictural du peintre David qui immortalisa cet instant.

Mais en ce sacre, Pie n’aide qu’au tiers et sa Papauté sent le sapin. Napoléon dépose lui-même sur son auguste chef la couronne impériale. Puis il couronnera lui-même Joséphine, son ange gardien et accessoirement impératrice.


Est-ce cette mise en veille qui envenima les choses ? Toujours est-il que les dissentiments  ne tardèrent  pas à exploser entre les deux puissants souverains.
En 1806, Napoléon exigea du pape le renvoi des Russes, Anglais, Suédois et Sardes (le problème des RASS) des Etats de l’Eglise !

Mais de quoi je me mêle ! De guerre lasse Pie râle et pourtant dévot lutte ! Il clame son refus. Napoléon, en représailles,  s’empare de Bénévent et de Ponte-Corvo. Puis il fait occuper militairement Rome en 1808 et, enfin réunit (1809) tous les Etats pontificaux à l’Empire français. Tu sens Napoléon agir, affidé, et ne te laisse que loques, ah, Pie !

Mais Pie VII a de la résilience comme le dirait Cyrulnik ! Il répond par une bulle d’excommunication ! Napoléon voit rouge à sang pour sang de sentir l’aigle aux bulles : rouge ! Il n’aime guère se sentir mat au logis encore moins en échec ! Il va le mater le Pie VII ! Il pourra mettre à la morgue bon temps, Pie (à l’âme : orgue bontempi ?)

Mais Pie résiste ! Sur son refus formel de renoncer à la souveraineté temporelle des Etats de l’Eglise, le général Radel l’enlève du Quirinal avec le cardinal Pacca (qui ne vient pas de la côte d’azur pour autant).

Le Radel, du haut de son palindrome, le fait monter dans un carrosse escorté par des gendarmes et le conduit  prisonnier à la chartreuse de Florence, puis à Savone ! Le pape y est peint comme un véritable prisonnier d’Etat. Il en souffre : épistaxis ! Drôle d’état : Pie perd sang et l’âme hoquette ! Mais il tient bon !

L’Empereur, ayant appelé à Paris 13 cardinaux soit 3 pour assister à son mariage avec Marie-Louise et ayant essuyé un refus avec « sincère Pie y erre », signa l’ordre de leur exil et leur assigna des résidences séparées.

Irrité par le Pape, Napoléon se résout à se passer de lui en convoquant à Paris un concile national (1811).

Pie raque, en tas, en subissant les épines impériales qui lui interdisent de communiquer avec les évêques de l’Empire ! Mais le Pape n’a pas duplique hâte à faire ‘KO Pie, qu’on forme » et se bat toujours pour ne pas être récupéré, conditionné, asservi !

En 1812, avant de courir à sa perte, via la campagne de Russie, Napoléon fait transférer Pie VII à Fontainebleau ! Pie, tout piteux, dépité, va tiquant dans sa vie de château carcéral ! C’est là que, vaincu par l’obstination de l’Empereur, le malheureux pontife consent à signer, le 25 janvier 1813, non pas un décret-Pie, (quoique !) mais un nouveau concordat, par lequel il abdique sa souveraineté temporelle et consent à venir résider en France.

Au commencement de 1814, Napoléon lui permet de rentrer à Rome et dans une meilleure estime. Chassé un instant pendant les Cent-Jours, il y retourne définitivement lors de la chute de l’aigle à Waterloo et prie St Hélène qu’il y reste !  

Le rétablissement des jésuites, un nouveau concordat signé avec la France seront les événements les plus marquants de ses dernières années. Son champ d’activité se couvre de sincérité ecclésiastique : il veut que franc soit le champ, Pie (attitude qui inspirera 25 ans plus tard Georges Sand)

Il meurt en 1823, à l’âge de 81 ans, à la suite d’une chute dans laquelle il s’était fracturé le col du fémur !

Sur l’épitaphe on lit : Pie s’envole au Paradis, vieil âge a cassé

(vieille à jacasser)