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samedi 15 octobre 2011

UNE BANQUE NE SERA PAS PLOMBEE...SYPHON PROPRE !


La chancelière allemande Angela Merkel admire l’ange et la mère qu’elle vénère.

- Quel joli tableau de Bellini, quelle grâce, soupire-t-elle, si seulement la situation européenne pouvait trouver cette sérénité, cette solennité.

Elle va recevoir Nicolas tout à l’heure et a besoin, préalablement, de se replonger dans la médiation spirituelle avant d’affronter le petit énervé.

A l’ordre du jour toujours et encore la crise financière. Il s’agit de se mettre d’accord avec le futur nouveau papa élyséen d’un terrain d’entente sur la procédure à adopter pour recapitaliser les banques européennes.

Car les banques de l’UE commencent à vaciller sur leur socle d’actifs toxiques que les banques à subprimes leur ont refilé comme une satanée patate chaude.

Comme l’a suggéré la Dame du FMI, une certaine Lagarde, il serait souhaitable que les banques de l’UE se recapitalisassent.

Donc Nicolas a rencontré pour la 42,6 ème fois (42,75 fois selon les syndicats métallurgistes de la Ruhr) la chancelière qui ressemble de plus en plus à Martine Aubry, mais en blond à moins que ce ne soit la Lilloise qui ressemblât à la teutonne  mais en brun. Allez savoir ! En politique ça change tout le temps !

Là n’était pas le problème de  toute façon. Les deux chefs d’Etat ont devisé de visées, de vaseux « vas-y ! »  pour finalement se mettre d’accord :

- Il faut récapituler, a lancé Nicolas, Angela l’atteste !

- Non Nicolas, il faut recapitaliser ! RECAPITALISER les Banques !

- Ah ? J’avais mal compris !

Pas plus sourd que celui qui ne veut pas comprendre. Nicolas n’a pas envie de recapitaliser les banques françaises ! Les établissements cocardiers lui mettent la pression pour ne pas tomber dans une telle extrémité, BNP Paribas en tête.

-  Nous serons au niveau exigé par les nouvelles normes dites de Bâle 3 [les nouvelles exigences réglementaires post-crise] dès le 1er janvier 2013", précise, péremptoire, BNP Paribas.

Les dirigeants de la noble banque  rappellent le sublime paradoxe : faire une augmentation de capital aujourd’hui, au cours actuel de l’action BNP Paribas, pénaliserait considérablement les actionnaires actuels de la banque !

Mais c’est pourtant vrai ! Une augmentation de capital par création d’actions nouvelles risquerait de léser les détenteurs d’actions actuellement survivantes ! Comme l’action BNP ne cesse de chuter dans l’abysse Cac 40 il ne serait pas sage de pondre des nouvelles actions au cours de 21 € (cours vaguement actuel) car la valeur moyenne d’une action (capital / (actions anciennes + actions nouvelles)) serait minable et ferait fondre la valeur initiale des toutes premières actions !

Une décote serait au rendez-vous et les actuels actionnaires réfléchiraient à deux fois avant d’acheter des actions neuves cotées selon les lois de la crise.

Par pénurie d’amateurs c’est l’Etat (donc nous contribuables) qui devrait alors mettre la main à la poche et puiser dans son budget pour renflouer le capital propre des banques !

Car l’objectif est là : il faut sécuriser les banques en les forçant à augmenter leurs fonds propres. C’est ce que clame José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne.

Il faudrait arriver à 9% de fonds propres, lance un économiste au nom de Plane, spécialiste du vol interbancaire aux zèles à réaction spéculative.

En France, certaines banques n’ont pas encore atteint ces fameux 9 % de fonds propres. Si la BNP (9,6 %) et la Société générale (9,3 %) semblent de bons élèves il n’en est pas de même pour le Crédit Agricole (8,9 %) et d’autres établissements seconds couteaux !

Mais comment obtenir des fonds propres avec de l’argent sale et toxique ?

Comment va-t-on augmenter les capitaux des banques si ce n’est qu’en empruntant à d’autres banques qui elles-mêmes puiseront dans la poche du contribuable ou de l’épargnant encore confiant dans le système ?

Oui, il faut des moyens, donc des attributs ni trop hauts (de toutes façons le haut se cache puisque haut s’terre !) ni trop bas (impossible à trouver lui aussi car le bas, bas coule !)

Où trouver ces moyens ? Chez les Français, les Français moyens, les classes moyennes. Ces classes jamais ne déclassent. Elles évitent la paupérisation sans jamais atteindre l’asymptote des millionnaires. Aussi paient-elles pour les pauvres (solidarité oblige) et pour les riches (bouclier fiscal se doit !)
 

L’argent est un long fleuve tranquille. Il prend sa source au mont « Gerbent de gens ». Ill coule sur les plaines qui daignent l’accueillir. Il peut irriguer la vaste prairie bancaire par ses affluents d’épargne ou hydrogéner l’immense plateau fiscal par de petits ruisseaux comme le  TVA (Très vif affluent)  ou l’IRPP (Immuable Ruisseau par Pluviométrie Permanente)…


Puis il se jette dans l’amer ! Le soleil des paradis fiscaux vient alors le réchauffer et le transforme en vapeur opaque et trouble. Ce gaz se liquéfie parfois et redevient une liquidité abondante qui détient la propriété de blanchir tout ce qu’elle inonde.
 
Mais parfois le gaz ne daigne pas revenir à l’état aqueux et s’accumule pour former une jolie bulle spéculative.  Un nuage cumule us et coutumes  rentières jusqu’à ce que l’orage éclate. Mille gouttelettes acides retombent pour ronger  les coffres métalliques dont l’érosion fait pitié !!
 
La météo n’arrive pas encore à prévenir ses dérèglements erratiques !
 
L’humanité impuissante s’en réfère à des solutions basiques et archaïques : parapluies  plus ou moins dorés, digues (dingues donc !!)…
 

Pauvre de nous !!

vendredi 14 octobre 2011

UN COUPLE GLAMOUR !

(Montage déjà utilisé le 30 novembre 2010)


Arnaud Montebourg s'est laissé aller à quelques confidences et Martine Aubry au dynamisme déconfit danse la danse du loup ! Hou, hou !!

Oui car Arnaud va voter Hollande, mais à titre personnel !

Le chantre de la démondialisation a sûrement trouvé dans le candidat normal une certaine norme alitée, mollement assise sur des préceptes qui pourraient, éventuellement, s'orienter vers moins de mondialisation dans les années futures à un rythme identique à la dénucléarisation poussive du Corrézien !

Donc finalement all hands for Hollande aux lendemains (Hollande, main ?) d'une longue réflexion ségoléno-arnautique, tac !!

L'amère aube rit jaune le long de la Deûle lilloise où paressent quelques péniches. La Martine voudrait que le temps suspende son vol....

Ah, si seulement DSK !!

Elle n'en serait pas là !



mercredi 12 octobre 2011

MON EX est CLEAN (enfin presque) et mon KLEENEX ?


Ségolène Royale a été défaite à l’issue du premier tour des primaires socialistes. Elle en a pleuré. Les caméras ont retransmis la fontaine d’amertume et d’aucuns s’en sont gargarisés de plaisir.

 Bien sûr dans cette rivière lacrymale se mélangent confusément de l’orgueil blessé, de l’amour propre éventré, de l’humiliation ressentie, du dépit. Bien sûr la dame de Poitou a sa part de responsabilité dans la chute qui l’a précipitée. 

Elle n’a pas su se remettre en question. Se rétractant sur sa position de 2007 elle a cru pouvoir surfer sur une légitimité issue des suffrages de la dernière présidentielle.
Son monde s’écroule. N’en riez-pas ! Le monde politique est dur et l’est d’autant plus quand on est femme !

Les larmes ne sont pas feintes pour la défunte. Une petite mort s’installe. Ségolène va traverser un désert ! Ce n’est jamais très agréable ! On y trouve encore des cactus. Aïe, aïe, aïe...

Les larmes sont au cœur de notre humanité.  Larme est un refuge ! L’arme est nid dira Aznavour…

Je ne vois pas de calcul dans ces larmes. Larme à gauche : l’arme adroite ? Non ! Larmes tout simplement ! 

Et Brel, Brel qui chantait : voir un ami pleurer…




Dans les larmes de Ségolène
Saigne l’égo déguenillé
Et d’indicibles flots de peine
Au bord de lambeaux de fierté.

Un goût amer de la défaite
Une tempête courroucée
Dont les embruns font la conquête
En vagues d’animosité.

Dans les sanglots longs de Ségo
Voguent en silence les débris
D’un long voilier mu d’idéaux
Mais que tornade aura détruit !

Sous les rigoles humectées
Les cernes appesanties de doute
Portent les ombres de traînées
Des pas de soldats en déroute.

N’en riez pas, ne raillez pas
La plaie béante d’amour propre
Est de celles qu’on ne soigne pas
Quand s’éternisera l’opprobre.

Assurez vous parcimonieux
De vos sarcasmes complaisants
Quelle que fût la dame à vos yeux
Laissez pleurer son cœur d’enfant.

C’est un vernis qui se craquelle
Impudemment mais sans détour
Grise souillure sur l’aquarelle
Qui maquillait un autre jour.

Désirs d’avenir en funérailles
Petite mort dure à porter
L’astre rosée soudain défaille
Dans l’indicible obscurité.

Dans les larmes de Ségolène
Meuvent en chœur, confusément
Fonds de dépit, débris de haine
Et phobie de l’écroulement…

N’en riez pas, ne raillez pas
Bien sûr sa vaine vanité
L’orgueil ancré dans ses combats
Mais, voir une femme pleurer…

Mais voir une femme pleurer…

lundi 10 octobre 2011

FACE A LA GAUCHE MOLLE IL NE SE VEUT PAS CONQUE ARNAUD !!



Les résultats de la primaire socialiste ont impitoyablement éjecté de la lice Dame Ségolène. La duchesse du Poitou n'aura amassé que 7% des suffrages exprimés. Elle laisse filer devant elle son ex, sieur Hollande, crédité de près de 40 % et sa rivale Martine Aubry (juste derrière François le Corrézien avec 8,5 points de retard).

La grosse surprise nous vient d'Arnaud Montebourg qui, avec ses idées de gauche vive (démondialisation, mise sous tutelle des banques, 6ème république...) récolte 17 % des voix !

Pour le second tour les deux premiers élèves de la classe rose vont tout tenter pour s'attirer les grâces de Sieur Arnaud !

Mais les électeurs sont rois ! Les consignes de vote restent une science bien inexacte.

Pour fêter sa victoire (toute relative) Martine acheta une gauffre lilloise et prit Meert ! Elle se prépare ainsi un régime présidentiel.

François se demande comment il pourrait faire le grand écart en acceptant des idées saugrenues du grand Arnaud ! Ah, il va devoir avaler son chapeau corrézien ! Il se fait passer pour le représentant de la gauche molle ! Mais non ! Il se veut gardien du temple et ne voit pas en quoi "la gauche-la molle" l'amoche la Gaule ! Par Toutatis !! A l'aise y'a mieux, mais y'a pire !

Ségolène a pleuré puis toussé ! La charge de douleur est trop forte. Qu'apporte un tel poids ? Toux !

On attend le second tour avec un bouquet d'impatiences à défaut de roses résistantes à la crise en thèmes.

samedi 8 octobre 2011

SARKOZNAVOUR...


Tandis que les footballeurs arméniens se faisaient étriller par des bleus menés par Blanc (3-0 et c’est du football) sur la pelouse du Grand Stade de St Denis, le petit Nicolas était en Arménie juste pour prendre l’air et sortir un instant des prises de bec qui s’instaurent entre les sages-femmes en grève et sa moitié qui est sur le point d’accoucher !

Oui, Nicolas a besoin de changer d’air, juste un moment ! Juste pour ne pas respirer l’air vicieux de la primaire socialiste et le parfum nauséabond de quelques affaires sulfureuses qu’il croyait enfouies à jamais !

Un bon bol d’air en Arménie ! Il fallait trouver un prétexte ! Profiter d’une offre Ryan Air ? Bah, tout le monde sait bien qu’il voyage dans un avion spacieux ! Les Français ne sont pas nés de la dernière pluie sauf le petit dernier qui se fait attendre dans le ventre de Carla ! Enfin, bon (soupirs…)

C’est alors que Charles Aznavour lui avait  proposé de venir dans le pays de ses ancêtres.

- Viens Nico, au bout de la terre, au pays des merveilles. Il me semble que ta misère serait moins pénible au soleil, lui avait  lancé le chanteur octogénaire juste après son show à l’Olympia, prestation  qu’avait  su apprécier  l’hôte de l’Elysée !

- Pourquoi pas, avait répondu Nicolas, mais qu’y ferai-je ?

- Il existe une maison Charles Aznavour qui vient d’achever sa construction ! Ce serait bien que tu l’inaugurasses !

- Ah ! Oui, pourquoi pas ! Il y a longtemps que je n’ai pas inauguré un édifice !  Mon statut l’exige car je suis un homme éminent, un homme haut comme ils disent, malgré ma petite taille !

- Rassure toi Nico, je ne suis pas plus grand que toi, lui avait glissé le Grand Charles comme pour rassurer son interlocuteur !

Le temps d’embrasser Carla et de recadrer quelques sages-femmes récalcitrantes et voilà le petit Nicolas en route vers l’Arménie.

Arrivé sur les lieux le jeudi  il se rend au Mémorial de Tsitsernakaberd, en hommage des victimes arméniennes du génocide de 1915-1916. Charles lui a dit que c’était important qu’il s’y recueillît (Charles aime vraiment le subjonctif imparfait !).

- Je comprends, admet  Nicolas, d’ailleurs tu en as parlé dans une chanson de ce génocide perpétré par les Turcs !

- Exact, je vois que tu connais tes classiques. La chanson s’appelle « ils sont tombés » !

- Je sais ! Carla me l’a souvent chantée avec sa guitare désaccordée ! Mais un point me chiffonne !  Dans une strophe il est dit « nul n’éleva la voix dans un monde euphorique ! Tandis que croupissait un peuple dans son sang, l’Europe découvrait le jazz et sa musique. Les plaintes des trompettes couvraient les cris d’enfants ! »

 Dis-moi Charles comme musique jazzy elles se posent là les plaintes des pauvres poilus dans les tranchées !

- Oui, j’ai failli chiffonner  le texte et recommencer ! Et puis je me suis dit qu’un petit peu de révisionnisme ça ne pouvait pas tuer son homme !

- Sacré Charles, va !!

Le jeudi soir,  un dîner d'Etat est offert par le président du pays, Serge Sarkissian. Nicolas manque cafter sur les kéfté, les boulettes de viandes hachées bien trop épicées. Il se retient pour ne pas avouer que c’est immonde pour son fragile estomac. Ne laissant pas errer vannes à Erevan ! Sus à l’incident diplomatique !

Le lendemain il retrouve Charles pour l’inauguration de la Maison susnommée !

Ce centre culturel, planté sur une colline en face du mont Ararat regorge de multiples aznavourettes : affiches, vieux disques 33 T, essais chiffonnés, rouge à lèvre d’Edith, képi de Tobrouk…

- C’est super, avoue Nicolas à Charles, plus tard j’aimerais bien qu’on me construisît une maison de la Sarkozie à quelques mètres du Trocadéro !

- Ah, oui, tu pourrais y stocker les reliques de tes amis, tes amours, tes emmerdes ! Au fait, tu ne dois pas prononcer un discours ?

- Heu, si, tout à l’heure, sur la place de France. Je ne sais pas trop ce que je vais dire. Comme d’hab’ c’est Guéno qui m’a refilé le papier tout torché ! Tu seras là pour m’écouter !

- Oh que oui ! Pour moi écouter les discours ne sera jamais un plaisir démodé !

L’heure du discours arrive.  Nicolas Sarkozy évoque sans détour le génocide des Arméniens en Turquie, au début du siècle:

-  La Turquie doit regarder son histoire en face, plaide-t-il. Il n'y a que les grands peuples qui sont capables de regarder leur histoire en face !

Il ne se rend même pas compte du surréalisme de son discours : regarder l’histoire en face ! Encore du Guéno ! C’est comme si on disait de quelqu’un qu’il avait l’avenir derrière lui !  Si on a son histoire en face c’est que forcément l’avenir fait des grimaces dans le dos !

Mais l’auditoire frissonne. Comment les Turcs vont-ils réagir ?

- De toute façon, les Turcs me détestent, répond Nicolas Sarkozy à un membre de sa délégation qui l'interroge sur le risque de voir les Ottomans réagir  à son déplacement en Arménie.

Et de confirmer :

- La négation est inacceptable !

Et oui, devant le grand Charles et une certaine Hélène qui Ségara  dans la foule, notre Nicolas national a qualifié le génocide  de 1915 de "première entreprise d'extermination de l'histoire contemporaine".

Je connais quelques notables d’Istanbul qui l’ont trouvé insultant !

Nicolas ne va pas se faire des amis du côté du Bosphore.

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jeudi 6 octobre 2011

MORT SANS APPEL DU PERE D'APPLE



Steve Jobs vient de mourir. L'homme génial, créateur d'Apple, a fini par succomber d'un cancer du pancréas qui le taraudait depuis quelques années. Le grand créateur cybernéticien nous quitte à l'âge de 56 ans en laissant une marque à la pomme orpheline.

Il nous laisse une myriade de trouvailles qui ont révolutionné la vie : IMac (1998) IPad (2010) en passant par le IPod (2001) sans oublier le fameux Macintosh et sa souris inimitable !

Le jour où Jobs parqua la môme (chez la nourrice) pour marque à la pomme (la nourricière) il n'imaginait pas les retombées financières et l'importance du succés.

Il aura aussi participé à l'éclatement de certains couples (mais moins que Bill Gates) puisque téléphones portables ou PC familiaux peuvent soudain dévoiler des secrets qui éclatent comme des bombes et mènent tout droit devant le Juge aux affaires familiales.

Il n'existe pas d'invention qui soit totalement bénéfique à l'homme !!

Qu'on se le redise au fond des ports !!

LE DERNIER SOMME D'ALI...

.

La Somalie se meurt. Une famine la condamne. Le chaos rend le pays ingouvernable depuis
la chute du dictateur Barre en 1991. Une guerre civile s’autoalimente, exacerbant les tensions entre milices dont la plus virulente se nomme Al-Chebab, affiliée à la nébuleuse Al-Quaïda.


Mardi, une attaque suicide au camion piégé a provoqué la mort de 70 morts à Mogadiscio, la capitale. Mais si l’on ne meurt pas d’un éclat de bombe on s’éteindra dans les douleurs de la faim. Au large, d’anciens pêcheurs démunis se sont reconvertis en pirates et infestent l’Océan Indien aux larges du Golfe d’Aden. Une énergie du désespoir.


Un chaos inextricable. Un pays au bord du gouffre terroriste et alimentaire.


Un scénario cauchemardesque qui rend difficile l’intervention des ONG.


Un peuple se meurt dans une presque indifférence de l’Occident bien trop soucieux de sauver son système financière et bancaire qu’une boussole folle semble avoir désorienté.

Un grand sommeil assomme Ali
Géant soleil plombe l’ennui
Craquelle aussi l’aride champ
Grossit le ventre des enfants.

Ballon de faim, lèvre asséchée
Sur le sein nu tout émacié.
La nudité corne l’Afrique
Fripe les corps dans le tragique.

Plus un Etat, vent d’anarchie
Mogadiscio se liquéfie
Dans les sanglots des mille drames
La faim se double de l’infâme.

L’islam hisse l’homme à l’insensé
Attentat par camion piégé
Chaos sanglant inextricable
En volcaniques vents de sable.

Gouvernement de transition
Agoni d’aigres trahisons
Shebab l’entaille dans son néant
En avatars de talibans.

Nuit de souffrance assomme Ali
Désespérance en couvre-cri
Piraterie sur l’océan
Nourrit trois de ses six enfants.

Golfe d’Aden, chasse aux rançons
Flibusterie de l’abandon
Par le sort l’homme dévêtu
Sur les flots cherche le salut.

Yeux fatigués sur l’horizon
Qui tire le désert des moissons
Ali soupire et son cœur saigne
Le désespoir étaie son règne.

Quelques ruisseaux de l’Occident
Ténus face au tarissement
Le terreau roi du terrorisme
Crée des méandres de cynisme.

Ali se meurt le ventre creux
Le soleil dévore les yeux
Dernière pensée pour les trois fils
La mort le prend, sans artifices.

mercredi 5 octobre 2011

PALIKOT NOUE PANIQUE AUX LOUPS !!


Un nouveau parti anticlérical a des chances pourrait faire son entrée au parlement polonais. Le mouvement "Palikot" est crédité, d’après un sondage de la télévision TVN23, de 7% des intentions de votes pour les prochaines élections du 9 octobre 2011, en Pologne.

La campagne électorale de Janusz Palikot, 46 ans, s’arqueboute  sur des thèmes comme l’exigence d’une stricte séparation de l’Etat et de l’Eglise, le non financement des prêtres par les deniers publics, la disparition de l’enseignement religieux dans les écoles, la légalisation de l’IVG ou celle du cannabis (aucun lien entre les deux derniers thèmes !)

Janusz Palikot a quitté l'an dernier la Plateforme civique (PO) du Premier ministre libéral Donald Tusk, dont il était l'un des députés ! Il a créé un parti de la «Pologne moderne», anticlérical , minoritaire  certes mais qui fait jaser dans une Pologne encore hautement catholique !


Au pays des hosties, lit-on
Emergent des hostilités
Les bouffeurs de curés se font
Sources rebelles et d’un clair jet !

Le mur de Berlin supprimé
Se protéger du communisme
N’est plus de mise désormais
A quoi sert le catholicisme ?

Au pays de Solidarnosc
On s’y attendait quelque peu
Certains journaux dans les kiosques
Titrent au plus irrévérencieux !

Sainte Marie Priez pour eux
Ces cœurs haineux des cardinaux
Veillez sur eux mon Jean Paul Deux
Ils ne savent pas ce qu’il faut !

Au pays de Chopin chapeau
A ceux qui bravent le bréviaire
Dit un pollack à Palikot
Le moderniste libertaire.

Si Palikot si pâle icône
Demeure aux yeux des évêchés
Il préfigure l’anticyclone
D’un monde à séculariser.

Au pays des cierges allumés
S’allume un feu contestataire
Animé par les défroqués
Les réfractaires à la prière.

Petit clerc, attention, danger !
Ta croix n’a plus le poids d’antan !
Et tes grenouilles de bénitier
Sont clairsemées dorénavant !

Au pays de douce homélie
La prêche a changé ses accents
Décomplexé un homme élit
L’étrangleur des saints sacrements.

De Varsovie au Vatican
Tremblera l’ecclésiastique
Pour son pouvoir au goût d’argent
Son influence scolastique…

Il multipliera les prières
Pour préserver la pieuse église
De calicots, voix outrancières
Que Palikot généralise.

Au pays de l’Eglise-Etat
Janusz écrit sa religion
Laïquement, avec éclat
Mais jusqu’où suivra la Nation ?

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lundi 3 octobre 2011

ET BORLOO QUI SE RETIRE...


Ces bleus tantôt gais qui ont tangué devant Tonga
Une Grèce sans allégresse qui survit en martyre
Des marchés boursiers qui dansent trop le chachacha
Et Borloo qui se retire…

Des roses enragées sur des primaires aux coutelas
Des valises noires pour alimenter les tirelires
Un commissaire lyonnais qui fournit aux malfrats
Et Borloo qui se retire…

Un procureur de Nanterre qui fadettes éplucha
Un vieux Sénat poussiéreux qui rosit de délire
Un tyran syrien que le sang ne repousse pas
Et Borloo qui se retire…

Un Abbas coureur de paix qui brandit son Etat
L’aisée Bettencourt qu’une tutelle ferait souffrir
Un bébé à l’Elysée qui voudra son papa
Et Borloo qui se retire…

Le Qatar qui fait du PSG Ali baba
Ministre des Sports, le grand Douillet déjà transpire
Un nouveau budget qui fait maigrir nos petits plats
Et Borloo qui se retire

Un renard libyen rusé mais traqué comme un rat
Quelques Somaliens ravisseurs qui se font maudire
Des médicaments qui précipitent le trépas
Et Borloo qui se retire…

Et Borloo qui se retire…

ON LE VOIT LE BORD : L'EAU SE RETIRE !


On le voit : le Borloo se retire et entraîne dans son reflux toute une écume de réactions qui vont de l'étonnement à l'indignation en pensant par l'ironie, la fausse commisération, l'incrédulité !

Sacré Borloo ! Qu'a dû lui dire sa compagne Béatrice pour qu'il se retirât ainsi de la campagne présidentielle ? A-t-il passé un pacte avec François Hollande, un présidentiable un peu plus normal que lui ? Va-t-il rejoindre son ami Hulot pour partir faire le tour du Monde ?

Ce qui est sûr c'est que sans lui le Centre déprime, erre !

dimanche 2 octobre 2011

BOISSON A DROITE AUSSI (Equilibre CSA avec l'article précédent)



Fini, juré, je ne lancerai plus de vannes éthylico-politiques !

Même pas sur les Verts (à pied), ni même sur Borloo qui se retire des Présidentielles !!

Il a dû se dire que c'était vin en dépit de sa personnalité qui a pris de la bouteille !

Non, stop ! Le verre est plein ! Et laissons là la lie !! Taïao, taïao !

DERNIER REGLEMENT DE COMPT..OIR !!

samedi 1 octobre 2011

TANTALE EST GRECE


Georges Papendreou, le premier ministre grec, a rendu visite à Nicolas Sarkozy ! Entre déconfits il faut bien s’entraider. Le chef hellénique a quelques soucis avec son peuple qui n’approuve pas les mesures d’austérité afin de sauver la zone euro. Le petit Nicolas a quelques tracas avec la France rurale qui,  du plus profond de ses régions, lui envoie des avertissements sans frais (victoire de la gauche aux régionales, à la dernière sénatoriale…) dans l’optique de 2012.

Sur le perron de l’Elysée Nicolas accueille son hôte. Quelque vingt centimètres les distinguent mais Nicolas n’en a cure ! Papandréou tout grand soit il est un nain économique. Son pays est exsangue et sous respiration artificielle ! Il doit avoir de la compassion pour son invité.

- Cher Georges, comment va ?

- Bien Nicolas, je reviens de Berlin et…

- Je sais Georges, la Merkel a réussi à remuer son Bundestag afin de lui faire accepter un élargissement des missions du FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière). La brave dame s’est enfin détachée de sa mauvaise plante grimpante qui s’agrippait au mur égoïste de sa Bundesbank. Et, lâchant ce lierre, elle vous offre un super ballon d’oxygène ! Il faut dire aussi qu'un pays occis gêne ! Il faut lui redonner du souffle !

- C’est vrai ! Je lui en sais gré ! Je t’en sais gré aussi Nico ! Avec vos efforts concertés vous nous aidez à y croire ! Vous verrez, nous ne serons pas des ingrats ! Nous redresserons notre pays et rembourserons vos créances, foi d’animal, intérêt et capital !

- On va en parler à l’intérieur si tu veux bien, Georges ! Carla nous a commandé des coûts lourds acquis !

- Non, Nico, des Koulourakia ! Petits gâteaux secs de chez nous ! Koulourakia !

- Oui, heu, c’était presque ça ! Enfin, heu, c’est un procédé mnémotechnique. Allez, on rentre ?

Devant une jolie table de salon, fièrement dressée par les derniers soubresauts de l’enveloppe budgétaire allouée aux réceptions élyséennes, les deux hommes ont devisé.

- Carla attend un enfant ! On se demandait si un prénom grec ?

- C’est une touchante attention ! Notre pays en serait très sensible ! Le plus impérial s’avère être Alexandre, mais on a aussi Apollon, Andréas, Ulysse ! Pour les filles ce peut être Mélina, Olympe, Pénélope…

- Oui, bon, heu, on verra ! On pensait aussi prendre des vacances en Grèce ! Ainsi contribuerions-nous à développer votre tourisme qui reste votre principale activité !

- C’est sûr !

- Auriez-vous des lieux à nous suggérer, mis à part  Mykonos ?

- Oh que oui ! Notre pays regorge de sites enchanteurs ! Les îles ioniennes d’abord : Zante, la Céphalonie. Corfou. Puis le Péloponnèse… Je vous enverrai par mail toute une liste d’adresses ! Enfin, j’espère qu’Internet fonctionne encore chez nous ! J’ai toujours peur de m’absenter de mon pays ! On ne sait jamais ce qu’ils vont faire dès que j’ai le dos tourné !

- Ca n’a pas l’air facile, hein, Georges ?

- Non, pas très ! J’ai appris que la voiture des inspecteurs de l’UE de la BCE et du FMI avait été empêchée devant la grille de notre Ministère des Transports. Elle a dû faire demi-tour ! Mes fonctionnaires ne veulent pas se faire auditer ! Il refuse les contrôles d’application des règles d’austérité ! C’est la chienlit !

- A la bonne heure ! Vous voilà gaulliste, Georges ! Comme notre grand Général il faut tenir bon ! Ce n’est pas la rue qui décide ! Soyez ferme et nous vous aiderons !

- J’ai l’impression de gérer un tonneau des Danaïdes ! A peine l’argent rentre-t-il dans mes caisses d’Etat que déjà il s’écoule de la citerne ! C’est désespérant ! Scronch ! Délicieux vos Koulourakia !

- Un peu de muscat de Samos ! On l’importe directement de chez vous !

- Noble sollicitude ! Je vous revaudrai cela Nico ! Dès qu’on le pourra on vous achètera du Médoc !

- C’est pas demain la veille ! Votre déficit affole tous les marchés !

- J’en suis malade ! L’absence de Trésor bat le Grec ! Le FMI a fortement relevé sa prévision pour le pic de notre dette à 189 % de notre PIB ! On frise les 200 % ! J’ai honte de gouverner un pays aussi endetté et qui vit largement au-dessus de ses moyens !

- Allons, ça va aller, Georges ! Il y a déjà des nets progrès ! J’ai appris que votre déficit commercial s’est résorbé de 29,5 % sur les sept premiers mois de 2011 !

- Forcément, mes concitoyens se serrent la ceinture ! Donc on n’importe plus ! N’importe quoi…ces chiffres ! Tout  aussi débiles que ceux qu’on a présentés jadis et qui étaient faux !

- Ah oui, les fameux faux bilans de vos gouvernements précédents ! Et la fraude fiscale !

- J’en suis malade Nico ! Scronch ! Vraiment top les Koulourakia !

- On va vous aider ! Un second plan de sauvetage est prévu ! Le FESF possède 440 milliards d’euros et cette institution peut intervenir sur l’achat de nouvelles obligations grecques  afin de financer vos dettes ! N’hésite pas Georges ! Crée de nouveaux bons du Trésor et le FESF vous les achètera !

- Mais, heu, ces Bons ne vaudraient plus rien ! Des subprimes à la sauce Tzatziki ! De véritables cadavres financiers !

- Qu’importe Georges ! On vous l’achètera  votre daube ! La zone euro est une grande famille et ne peut pas abandonner un seul de ses enfants !

- Alors : vive les allocations familiales ! A la Santé !

- Heu, oui ! Enfin, tout dépend de celle dont on parle !








vendredi 30 septembre 2011

RENTREE LITTERAIRE



A Belleville, au 10ème étage sans ascenseur, chez Mr Rosenberg, on entend le bourdonnement incessant de bombyx ventrus. Les sympathiques papillons produisent de la soie en vers, et contre tous ! Plutôt contre tous car ils prolifèrent ! Ils deviennent rapidement  une gêne pour l’entourage.

 Mr Rosenberg, avide d’argent, fera tout pour continuer son exploitation de fabrication de tissus soyeux quitte à utiliser de grosses ficelles en soi : corruption de fonctionnaires, calomnies portées à l’encontre de ses voisins, spoliations immobilières…

Ce sixième roman de Mary Gorain (dite Gorain Mary) ressemble à ses prédécesseurs qu’elle signait sous la plume d’Amélie Jarre pour rendre hommage à Jean Michel son musicien préféré qui lui a toujours apporté de l’oxygène à son inspiration.
 
Style incisif, aphorismes, métaphores osées, second degré, ce roman de 30  pages se dévorera le temps d’un Lille-Amiens en TGV (sauf problèmes de caténaires). Son sous titrage en braille le rend particulièrement accessible aux non-voyants.

Lépidophobes s’abstenir !!

LE THEATRE N'A PLUS DE GENCE...



La Gence s’en est allée ! Non pas l’agence de notation, l’agence de nos stations dans ce monde glauque et carcéral de la pensée unique ! Non, que nenni ! La Gence qui s’en est allée était une fée qui faisait rêver ! Une grande dame de la scène ! Une sylphide de la Comédie Française ! Une amoureuse des grands textes classiques !

Denise Gence vient de nous quitter et avec elle une certaine idée de la dramaturgie sophistiquée, du beau phrasé, de l’élégance raffinée sur les planches de notre héritage théâtral.

Denise, 40 ans de Comédie Française et 125 rôles pour la grande gloire du théâtre. Quelques passages furtifs devant les caméras cinématographiques comme des parenthèses dans une carrière totalement consacrée à la défense des grands textes de notre patrimoine littéraire (Les femmes savantes, le Mariage de Figaro, Les Plaideurs, Le Misanthrope, Tartuffe, Les fausses confidences…)

La Gence, tous risques confondus, s’attaqua aux grands rôles imaginés par nos génies : Molière, Racine, Corneille, Beaumarchais, Feydeau, Beckett…)

« Elle aimait par-dessus tout jouer, jouer sans tricher, jouer pour vivre toutes les vies", affirme l'administratrice générale de la Comédie Française, Muriel Mayette. "Elle était un modèle d'éthique et de talent", ajoute-t-elle.

Tandis que dans le métro se compostent des tickets de tas lents…Le triste théâtre de la vie souterraine...

"Tous les personnages que j'ai interprétés, je les ai cherchés comme opère un plongeur en apnée. Il file par le fond, puis trouve son étoile de mer et revient à la surface avec son trésor", déclarait Denise Gence. Bel hommage aux auteurs, aux faiseurs de rêves, aux autres comédiens aussi…

Lundi Gence se sent mal. Elle appelle son docteur :

-         Le poumon, le poumon, vous dis-je !

Durant jours les jours suivants la Gence s’tasse ! Elle se repasse un vieux film de 1975, un des rares où se profile sa frimousse, une œuvre nommée « Chobizenesse » d’un certain Jean Yanne. Elle le revoit, goguenard et moqueur. Mais il aimait la Gence Yanne !

Un mal sournois lance du venin con vers Gence. Elle souffre. Elle aimerait exorciser la douleur en écrivant Gence. Mais elle n’a jamais écrit ! Tout au plus s’est elle livrée à Colette Godard pour une publication de notes parlées (Notes parlées – quoi qu’on die – Editions Ramsay).

Non, toute sa vie fut consacrée au théâtre dont elle reçut le Grand Prix national en 1983. Alors qu’elle sent la bougie baisser d’intensité elle revoit, une dernière fois, le Molière qu’elle a reçu en 1990 pour son rôle dans « Avant la retraite » de Thomas Bernhard.

La statue, qui trône sur la commode, semble lui sourire. Jean Baptiste Poquelin, moulé dans son bronze doré, lui parle doucement :

-         Merci Denise de m’avoir autant servi ! Repose en paix ! Tu n’auras pas eu la chance, comme moi, de mourir sur scène (enfin presque !) mais qu’importe ! Quelle belle existence tu auras menée ! J’eusse tant aimé que la Providence fît nous rencontrer et les mêmes passions partager ! Trop de siècles nous auront séparés !!

Et, rassérénée par la voix de son Maître, Denise s’endort à tout jamais…

jeudi 29 septembre 2011

MAIS QU'A LINE ? QU'A, QU'A LINE ?



C'est la nouvelle jument de bataille de l'association Osez le féminisme : le retrait de la case "mademoiselle" dans les formulaires administratifs. "Ça peut paraître un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup, c'est très symbolique des inégalités, explique Julie Muret (dans sa colère) membre de l'association. Cela oblige la femme à exposer une situation personnelle et familiale." Elle note également "la connotation condescendante" du terme, alors que les hommes n'ont pas à choisir entre "monsieur" et "damoiseau", voire "jeune puceau". Ah, la féministe n’est pucelle qu’on croit !!

La campagne (sur laquelle les adeptes de Lacan pannent) a été lancée le mardi 27 septembre, à l’occasion de la Sainte Vincente de Paule conjointement avec les Chiennes de garde ! Elle vise à éliminer la terminologie dans toutes les démarches administratives et privées. Les représentantes du sexe dit « faible »  sont encouragées à exiger un "madame" dans leurs correspondances, même si elles ne sont mariées.

-  Le « mademoiselle »  n'a aucune valeur légale", confirme  Laurence Waki, auteurE du livre Madame ou mademoiselle ?

Outre Rhin, chez nos amis allemands, ont a  abandonné la distinction, et le mot "Fräulein" n'est quasiment plus utilisé, note Julie Muret (dans son analyse) – mais toutes sont restées sans effet.

Le problème c’est que la suppression du terme « Mademoiselle » n’est pas sans incidence sur l’art mineur.

Line Renaud en a pleuré des larmes entières ! Elle ne pourrait plus chanter « Mademoiselle from Armentières » sauf à changer Mademoiselle par Madame ! Toute la construction poétique s’en trouve perturbée ! Mademoiselle occupe 4 pieds (quadrupèdes) alors que Madame n’en prend que 2 (bipède) éventuellement 3 si on prononce le e muet avé l’accent du sud. Il faudrait revoir toutes les structures de chanson utilisant « Mademoiselle » :

-         Mademoiselle Chang (Michel Berger)
-         Mademoiselle l’Aventure (Francis Cabrel)
-         Mam’zelle Clio (Charles Trénet)
-         Mam’zelle Angèle (le Tube du Petit Rapporteur)
-         Mademoiselle Liberté (Vincent Liben)

Et tant d’autres !!

Non ! C’est trop de remises en cause ! De bouleversements !

C’est quoi le problème ?

-         S’avouer mademoiselle revient à dire qu’on n’est pas mariée ! Qu’on n’appartient pas encore à un homme, se plaint une jeune hypokhâgne cyclothymique mais néanmoins astigmate ascendance sagittaire.

Et si l’émergence d’un véritable féminisme reposait sur l’inversion du postulat : « S'affirmer mademoiselle revient à dire qu’aucun homme ne vous appartient encore ! »

Ah, il y a encore du chemin à parcourir !!



mardi 27 septembre 2011

UN SERVICE MINI-MOMES NUL !!


Le service minimum est loin d'être un droit dans notre beau pays ! La grève surprise et perfidement menée par des valets de l'Education Nationale et des thuriféraires de l'Enseignement Privé a provoqué l'ire ou, dans le meilleur des cas, le désappointement de parents d'élèves.

La grève des enseignants a fermé nombre d'écoles en ce mardi maudit.

Les parents ont dû sucrer de la RTT ou se priver d'un jour de congés pour garder leur progéniture !
C'est vraiment scandaleux.

J'ai recueilli, au hasard, quelques états d'âmes de ces parents abandonnés, lâchement dénigrés par toute une frange de fonctionnaires au statut protégé tandis que, dans des entreprises exposées à la terrible concurrence internationale, des gens mouillent la chemise tous les jours avec, au dessus de leur tête, une épée de Damoclès !

Pour soutenir ces parents envoyez vos dons à :

Elysée 12.34.56.78.

Ils vous en seront éternellement reconnaissants !

TASCA-BEL : CASSE BATELLE !



La sénatrice socialiste Catherine Tasca n’est pas née de la dernière pluie. Elle fréquente le Sénat depuis un bail ! Elle en est même la vice-présidente depuis 2008. A ce titre elle se donne le droit de se présenter pour une primaire socialiste qui décidera de l’attribution du fauteuil de Président de la nouvelle chambre rose.

Lundi ,sur France Inter, elle a souligné qu’elle n’avait aucune acrimonie à l’égard de son rival socialiste, un certain Jean-Pierre Bel :

-         Ca n'est pas une improvisation, je me suis engagée dans cette voie dès le mois de mars dernier ! Il est hors de question qu'il y ait deux candidats socialistes dans l'hémicycle samedi, c'est au groupe de faire son choix et son choix s'imposera à tous !

Sur quel critère se fera ce choix ? Homme contre femme ? Septuagénaire (Catherine aura 70 ans le 13 décembre) contre sexagénaire (Jean Pierre aura 60 ans le 30 décembre) ? Yvelines contre Ariège ? Soutient de Martine Aubry (Tasca) contre soutient de François Hollande (Bel) ?

La balance penche pour Bel mais allez savoir avec les socialistes !

Ah, les fameuses primaires socialistes ! On en redemande !!