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dimanche 19 mai 2013

VIDELA : DON'T CRY FOR HIM ARGENTINA !


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L'ancien dictateur argentin Jorge Rafael Videla, qui, droit dans ses bottes, n’avait jamais secrété le moindre regret pour la disparition de milliers d'opposants sous la junte militaire au pouvoir de 1976 à 1983, est mort vendredi à l'âge de 87 ans.

"Il a passé sa vie à faire le mal, laissant une marque sur la vie du pays", a réagi l'artiste Adolfo Pérez Esquivel, prix Nobel de la paix en 1980 pour son engagement en faveur des droits humains.

En 1976 un coup d’état le fait monter au pouvoir ! La veuve Péron est détrônée ! But don’t cry for me Argentina, la junte militaire ne durera pas !!

Si, elle a duré ! Jusqu’en 1983 ! Et on peut remercier la mère Thatcher (enfin, façon de parler) d’avoir aidé à l’expulsion du tyran, pitoyable perdant d’une guerre pour obtenir les Malouines, un ridicule rocher, que lui contestait la dame de fer en 1982.

Mais entre 1976 et 1983 que d’exactions, que d’années noires. Le régime Videla cherchera à occulter ses crimes en sublimant la coupe du Monde en Argentine. En 1978 les Argentins remportent le précieux trophée (contre les Pays-Bas) et font la fête à Kempes et autre Tarentini…

Mais au même moment, à quelques mètres du grand stade, on torturait à tour de bras au sein de l’école de marine.

Les disparus voient leur liste s’allonger. L’opération Condor (lutte contre la guérilla) à laquelle adhère l’Argentine conduira Videla à emprisonner des opposantes enceintes puis à leur enlever leurs bébés. Les pauvres mères termineront leur croisière sur terre par un plongeon en mer !

Mères et grand-mères des disparus jouent la protestation et, bien avant Hessel, crient leur indignation sur la place de Mai de Buenos-Aires.

La chute de Videla et sa condamnation, quatre ans plus tard, sera un soulagement pour la population. Mais le dictateur ne passera que cinq ans derrières les barreaux à la suite d’une amnistie décrétée par Carlos Menem en 1990. Heureusement Dame Justice veillait et, huit ans plus tard, un juge rejeta la fleur juridique !

Jorge Videla passera  alors dix ans en résidence surveillée avant de retourner une dernière fois en prison en 2008.

En 2012, l'ancien dictateur sera condamné à 50 ans de prison pour le vol des bébés des prisonnières politiques dans les centres de torture secrets.

Sa mort en prison montre qu’un dictateur peut agoniser en dehors de son lit et près des siens. Mais elle ne cicatrise pas cette longue plaie, cette meurtrissure de l’absence des êtres supprimés, anéantis, disparus sans laisser de trace.

Elle ne stoppe pas non plus la quête de ces orphelins de la junte, une quête de maternité, un besoin de savoir après avoir, parfois, tout appris du passé de cendre…

Le Pape François, au cœur de la tragédie durant ces périodes sombres, évitera de donner les saints sacrements à ce militaire damné ! Tant de rumeurs ont déjà couru sur l’attitude du souverain pontife à l’époque où, patron des Jésuites en Argentine, il n’aurait pas vraiment assuré le maximum pour protéger ses confrères adeptes de la théologie de la libération face à l’ogre militaire !

Rumeurs quand vous courez !!
   
Sur la place de Mai où protestaient les mères
Règne un parfum de paix, de justice accomplie
Au fond de sa prison le félon tortionnaire
Vient de rendre son âme à l’enfer infini…

Videla, dictateur d’une Argentine noire
Dans son dernier soupir referme un peu la page
De massacres dictés par les voix de prétoire
Aux accents tortionnaires, aux sinistres verbiages.

Un volet douloureux juste un peu refermé
Les scélérates lois ourdies par le bourreau
Les bébés enlevés des mamans condamnées
D’un cauchemar ancien tisonnent brasero.

Et l’enfant dont la mère fut noyée dans les eaux
Comme proie dénigrée par le condor infâme
Cherche sa vérité dans l’abime des os
Plongé dans le passé d’indéfectibles drames.

L’orphelin engendré par la junte morbide
Vit de quêtes pérennes en voile d’identité
Longs chemins escarpés de vérités arides
Dans ce passé traînant son tango décharné.

On plongera son âme dans les jours de terreur :
Tandis qu’on torturait l’opposant politique
Le ballon érigé en ange rédempteur
Honorait un pays de sa coupe magique.

On lui inculquera le déclin du tyran
Par la dame de fer, récemment décédée
L’hécatombe malouine aura brisé l’élan
Du rapace retors aux serres acérées.

Mais parmi tant d’absents sous leurs ailes fantômes
Il perdra son chemin qui le mène à sa mère
Un grand vide abyssal sous ses paupières d’homme
Parlera très longtemps du grand silence amer.

samedi 18 mai 2013

HOLLANDE PASSE A L'OFFENSIVE !!

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A l’occasion du 60ème anniversaire de la mort de Django Reinhardt (le 16 mai 1953) Flamby a tenu, à l’Elysée, sa deuxième conférence de Presse. Sans se prendre pour le roi (auquel cas nous eussions eu la « Sire-Conférence » qui tourne en rond), notre chef d’Etat ne s’en est pas moins montré offensif  tel un régent-gérant  partant guerroyer !

D’emblée, le président de la République a voulu démentir cette étiquette de mollusque qui lui colle à la peau !

-         Au Mali masses m’ont  applaudi, lance-t-il ! Homme à limaces, moi ? Non ! Homme à malices ! Je suis un socialiste qui veut faire réussir la France que des maux lassent  !

Un journaliste espiègle et statisticien commença le recensement des « Je » qu’utiliserait  par la suite notre Flamby national ! Il y en a vraiment qui sont payés à ne rien foutre !

-         L’an I a été entièrement consacré à la défonce, heu..à la défense de notre souveraineté, à la sauvegarde de notre modèle social et à la réparation des injustices, a poursuivi le brave François, l’an II ce doit être l’offensive !

L’an II sera aussi l’an des noces et les mariés de l’an II seront d’un nouveau cru ! Pour ce qui est de l’offensive, notera un pigiste épileptique mais néanmoins Umpiste, on attend de voir les coupes budgétaires dans le budget militaire !

-         On ne souhaite pas être impopulaire, je ne l'ai pas cherché. Ce n'était pas un objectif que je m'étais fixé, se lamente Flamby, mais c’est sur le chômage et la croissance que je serai jugé, pas sur les sondages !

A ce moment-là, un scribouillard d’un canard régional écrivit que Pépère enfonçait des portes ouvertes !

-         Je suis président au pire moment, souligne encore le Président, je savais que c'était une crise [qui m'attendait], même si on ne pouvait pas encore imaginer la longueur de cette crise et la durée de la récession en Europe

Un journaliste intègre, allemand,  stipula dans son article la méconnaissance des dossiers économiques ! Toute l’Europe n’est pas en récession !

François démarra son speech par cette situation européenne. Il s’est fait l’avocat d’une « initiative européenne » en 4 volets parmi lesquels l’instauration d’un gouvernement économique de la zone euro !

-         Il faut changer l’orientation : il faut qu’on honore le sud ! Il faut que l’Ouest soit plus leste !!

Et puis notre chef d’Etat a parlé de la France. Il veut  un plan d'investissement sur dix ans pour  relancer la croissance !

-         Quatre grands axes seront retenus : le numérique, la transition énergétique, les grandes infrastructures de transport et la santé. Il pourrait être partiellement financé par des fonds étrangers. Je ne sais pas moi, heu… le Qatar, les îles Caïman, Singapour … Tout ne peut pas venir de l’Etat puisqu’il est en faill..faïence, heu...oui, fragile ! Donc appel aux bonnes  volontés !

Un journaliste perturbé par des pressions professionnelles susceptibles de lui octroyer un superbe Burnouf  écrivit : Flamby souhaite la transition de la santé, les grandes infrastructures énergétiques, le transport du numérique…

Puis, concernant un hypothétique remaniement ministériel :

-         Un remaniement ? Pas aujourd'hui, le changement ce n’est pas maintenant, ce n'est pas d'actualité ! Mon Premier ministre est courageux, loyal, désintéressé, donc…heu…je lui renouvelle ma confiance !

Assis sur son vénérable siège Ayrault but du petit lait ! On remarqua un froncement de sourcil chez Moscovici,  une furtive aigreur du regard chez Montebourg, un rictus fugace chez Valls… Les rivaux  devront attendre encore longtemps pour que le mot Ayrault se biffe et file à l’anglaise !

La fin du discours eut l’aspect d’une rubrique à brac, sans briques donc sans moyens à court terme. Il fut question de la création d’un PEA (plan d’épargne en actions) pour les petites et moyennes entreprises mais pas pour  les auto entrepreneurs vu qu’ils sont condamnés à vivre comme les éphémères sortant d’un étang d’incertitude. Flamby évoqua aussi l’ouverture des emplois d’avenir et des contrats de génération à des nouveaux secteurs : les agriculteurs, les centres de rééducation des chevaux réformés, les presbytères ruraux, les toiletteurs de dobermans à poils drus, les centres de suivi psychologique des victimes du sarkozysme…

Quant à la question qui fâche, celle du droit de vote des étrangers pour les élections locales, le chef de l’Etat l’a atermoyée :

-         Après les élections municipales ! Comme cela, il n'y aura plus d'enjeu. Il sera soumis au Parlement et le Parlement en fera l'adoption s'il le souhaite.

Une journaliste atrabilaire nota sur son calepin : Qu’entend-t-il par « il n’y aura plus d’enjeu » ? Danger d’enjeu ? Les Enjeux dans nos campagnes ? Gloooria ?

Enfin, sur le système des retraites notre brave Pépère a confirmé que dès lors que l'on vit plus longtemps, on devra travailler aussi un peu plus longtemps.

Un virtuose du clavier Azerty nota en trois éclairs : « On n’est plus dans le « travailler plus pour gagner plus » mais dans le « travailler longtemps  pour  vivre moins de retraite ».

 

Puis Flamby s’exposa aux questions des journalistes en fermant les feux dans la pensée brûlante d’un soleil malien. Il y aperçut fugacement sa Valérie se faire applaudir par des africains reconnaissants. Il aurait payé cher pour la rejoindre à ce moment-là…


mercredi 15 mai 2013

CAHUZAC LE COSAQUE SANS REPROCHE...



Pierre Cahuzac ne manque pas d’air !

Je l’imaginais dépressif sur son coin de Corse, planqué dans le maquis et implorant un membre cagoulé du FLNC de le flinguer avant sa mise en examen ! Nullement !

Le boxeur a de la ressource et…oui, il ne manque pas d’air !
 
On l’a vu dernièrement déambuler, impavide, sur le marché de Villeneuve-sur-Lot. Il a serré des mains, discuté, affiché un joli sourire de  menteur…

Peu lui chaut l’étiquette de « parjure » qu’Harlem Désir (d'avenir) lui colle à la peau !

Peu importe la machine judicaire ! L’homme se représentera pour les prochaines élections législatives partielles pour retrouver son fauteuil à l’hémicycle. Quitte à se présenter sur une liste « Cahuzac » ou « bibi » ou « ego »…

Se présenter en candidat libre tant qu’on le peut ! Rouler pour soi même si l’on sent un bon climat électoral et une amnésie complète dans sa circonscription ! Et si jamais l’épais toupet paie ?

Se présenter en dépit des casseroles et du discrédit dont on l’affuble au cœur de Solférino !

Oui, se présenter sans étiquette avec un bel aplomb d’indécence !

     -         Il veut remonter, lance Bartolone, son attitude n’est pas décente !

-         Il va faire gagner le FN, rage Cambadélis.

-         Il sort du mensonge et dûment songe à revenir, se lamente Aubry.

Visiblement l’attitude de l’ancien ministre du Budget le peine ! Cahuzac marine dans un bouillon de nuisance !

     -         Il bluffe, lance une ancienne  fan dépitée, il a toujours bluffé ! Il m’a fichu un bleu dans 
               l’âme ! Il faut mesurer ce que le bleu fait !

-         Non, c’est un électron libre qui s’est trop longtemps saoulé dans la corruption et qui court s’y recuiter, rétorque son mari !

Peut-être Jérôme ne se représentera-t-il pas ! En attendant il se fait un bon coup de com’ sans pudeur et donne des boutons à ses anciens amis de la rose !


Parlez moi de moi, y’a que ça qui m’intéresse, chantait Guy Béart !

mardi 14 mai 2013

PSG CHAMPION ! CA GAZE POUR LES QATARI !





 
Une guérilla urbaine face à la tour Eiffel, c’est le spectacle désolant qu’ont offert des petits casseurs s’étant invités au sacre du printemps du PSG. Le club Parisien, nourri aux grains Qatari avec OGM (Obligation de Gagner des Matches) n’aura pas vraiment convaincu mais il fallait bien un retour sur investissement ! Il fallait au moins ce titre de Champion convoité depuis 1994 puisque la coupe de France et celle de la Ligue ont échappé à l’armada de mercenaires à crampons.

Oui, le PSG est champion de Ligue 1 de football pour l’année 2013 ! Mais je ne suis pas certain que cette nouvelle satisfasse la grande majorité des amateurs de football. Le PSG est un club de football bien à part ! Il ne s’enracine dans aucune gloire passée (contrairement à St Etienne, Reims, Lens, Lille ou son grand rival Marseille). C’est un club de Capitale fabriqué de toutes pièces avec des financements étrangers et qui traine une réputation sulfureuse de semeur de troubles publics par supporters interposés (le mot même de « supporters » pourrait faire sourire si on n’en pleurait pas !).
D’ailleurs le PSG aura passé le plus clair de son temps à éradiquer cette violence larvée en excluant les indésirables !

Voici quelques recettes trouvées pour contrer les « ultras »

-       Interdiction de stade et pointage au commissariat

-       Annulation de place sur base d’adresse IP

-       Blocage de supporters « à risque » dans un bus...

Et j’en passe !

Mais la rétorsion n’aura fait qu’allumer la mèche à l’occasion du sacre ! Les interdits de tribune, les frustrés du stade, se sont défoulés contre les forces de l’ordre visiblement débordées. Certains voudraient que Valls valse !

Pour les propriétaires qataris qui rêvaient d’une belle carte postale et d’une splendide immortalisation du sacre face à la Tour Eiffel c’est plutôt raté !
 
On ne les a donc jamais prévenus du risque potentiel d’un placement dans le PSG ?
 
Vitrines fracassées, voitures amochées
La vieille Tour Eiffel en tremble encore d’émoi
Tout le Trocadéro a ressenti l’effroi
D’une fête défaite par des cerveaux brûlés.

Pour célébrer Paris Saint Germain le vainqueur
Du championnat des pieds martyrisant ballon
Des esprits échauffés ont choisi la baston
Noire de provocations sous des vents de terreur

Pour célébrer un club, nourri par le Qatar
Qui fédère au moins mal des champions millionnaires
Des pseudos supporters gavés de cris de guerre
Ont lacéré Paris en multiples escarres.

Le sacre parisien valait-il cette messe ?
Un championnat gagné à grands coups de millions
Pouvait-il s’épargner de telles célébrations
Sur fonds d’état de siège et d’humeur vengeresse ?

Car les bannis du Parc se seront invités
Au grand bal des maudits du gazon verdoyant
Que de beaux mercenaires cousus d’or et d’argent
De leurs crampons altiers ont fièrement foulé.

Car les bannis du Parc débouchant des banlieues
En guerriers holligans ont bravé les gendarmes
Et de vrais supporters décroché quelques larmes
Dans l’intime constat d’une gloire sans feu !!

Paris certes champion, mais Paris outragé
Gangréné par les plaies du corps relationnel
Qu’un sport médiatisé loin d’en rayer querelles
A brusquement frappé de peurs urbanisées.

Un pavé fracassant sur le ghetto des riches
Cathares catharsistiques  contre l’or qatari
Bien plus problématique que l’ordre démuni
Demeure ce long fossé aux épineuses friches.

Bien sûr des policiers méchamment débordés
Embourbés dans l’aigreur d’un aveu d’impuissance !
Mais surtout l’expression d’un ghetto en souffrance
Qui aux Dieux éphémères ne peut s’identifier…

Paris certes champion, mais de qui ? Mais de quoi ?
Lamentable fiasco d’un géant fabriqué
Barcelone ricane, Manchester peut glousser
En fêtant Ferguson, ainsi qu’on fait d’un  roi !

dimanche 12 mai 2013

LARMES HONNIES : IL VAUT MIEUX EN RIRE




-          C’est  pas très juste, non ?

-          C’est faussé, hein ?

-          Vous croyez ? Je suis à moitié sourd ! Je ne remarque rien de suspect ! Ils jouent faux ?

-          Et comment ! C’est une infection auditive ! Comment se tromper tant ?

-          Ils ont dû boire ! La clarinettiste a l’air ronde !

-          Elle tient mieux la route que les deux saxos ! Complètement éméchés ceux-là !

-          Logique, une ronde vaut plus que deux  noirs !

-          Ils jouaient mieux le morceau précédent !

-          Logique c’était « Bidon » !

-          Ah ? Pour des  prunes ? A l’eau de vie ?

-          Non ! A bien réfléchir c'était “Jamais content" de Souchon ! Ils l’ont bien interprété : il faut 
             dire que c’est toujours la même note !

-          N’empêche, le trombone n’a pu s’empêcher de coulisser et d’émettre un canard !

-          Ouais, un canard à cou 'u précédent !!re tuba !lisse voire à col vert !

-          C’est sa bière qui était sans faux col !

-          Il faudrait virer la moitié de l’harmonie !

-          Impossible ! Le maire est le tuba, sa fille est flutiste, les saxophones sont ses cousins, sa femme tient le hautbois, son oncle assure à l’hélicon…

-          Ouais, on sait ! C’est  du népotisme musical !

-          En attendant Rouget de l’Isle doit se retourner dans sa tombe !

-          On se demande ce qu’ils font durant les répétitions ? Ça fait peur !!

-          Tant que la salle de répét’ sera l’annexe du troquet « Chez Julot » il ne faudra rien en retirer de bon !

-          Oh, hé, vos gueules ! Ils ont quand même du mérite de souffler sur des instruments qui datent de 1914-18 ! Ça coûte pas un rond à la commune !

-          Ouais, ben moi je préfèrerais payer plus d’impôts locaux et me vanter d’avoir une harmonie municipale digne de ce nom ! On se tape la honte quand on compare avec la Vétérante de St-Alban-le-manchot !

-          Ouais, mais eux ils n’ont pas de complexes sportifs !! Pas de piscine !!

-          Vos gueules, on n’entend rien !

-          C’est de l’humour ?

-          Bon, calmez-vous ! Ils entament un nouveau morceau !

-          Ah, je reconnais, c’est du Brassens ! Ah, non !

-          Si, c’est « les copains d’abord », heu…non, on dirait du Brel…

-          C’est eux les brèles !

-          Hi, hi, hi, hi !!!

-          Chut, on n’entend rien ! Ah, je crois deviner : c’est tata Yoyo ! Quoique… ? J’ai un doute !

-          Merde la pluie !

-          AH oui ! C’est comme l’an passé ! Ils ne passeront pas le troisième morceau !

-          Ce qui est bien avec l’harmonie c’est qu’elle nous assure le renouvellement des nappes phréatiques !

-          Hi, hi, hi…

vendredi 10 mai 2013

LA REUNION




Lundi aura bien lieu l’attendue réunion
Où devraient s’échanger les propos aigre doux
Sur les cadences folles et les questions taboues
Qui émaillent la vie de l’organisation.

 
Burnout en pagaille,  dépressions en série
Le niveau n’atteint pas les penchants suicidaires
Mais il s’en faut de peu ; alors donnons de l’air
A la parole tue sous les chiffres maudits !

 
Lundi ! Mais c’est demain ! Ah malheureux huit mai !
Maudit ce jour férié, ah maudite ascension
A vous coaliser pour ériger le pont 
Vous me privez d’un temps propice à informer !

 
Je placarde en ce jour l’avis de réunion
Un vendredi de pont a ses airs de fantôme
Services au ralenti, énergie sans atomes
Comme le travail est doux sans l’étau des tensions.

 
Je placarde bien tard mais le temps m’a manqué
Tout aussi pressé qu’eux je combats mes horaires
Dictature de l’urgence, rythmes parasitaires
Il me manqua l’instant pour taper le courrier !


Lundi viendra qui peut, qui pourra s’extirper
De la fange chronique des rendements félons
Aux absents excusés j’octroierai  quelques bons
Compensation bénie : heures à récupérer !

 
Il s’avère souhaitable,  m’a-t-on dit en haut lieu,
Que ce genre d’assemblée ne draine  pas pléthore
Déballages fiévreux n’engendra que tords
A notre société par ses cercles vicieux !


Je placarde bien tard mais le temps sciemment
Dans cet atermoiement m’a poussé sans vergogne
Me pressant doctement d’éviter à la grogne
L’expression simiesque nourrie d’emportements…

CLEVELAND : UN PAYS DE CLEVES COMME ENFER DE PRINCESSES...


Ariel Castro, 52 ans, ancien chauffeur de car scolaire, a été arrêté lundi après la découverte dans sa maison de Cleveland (Ohio) de trois femmes disparues depuis plus de dix ans : Amanda Berry, 27 ans - qui a donné naissance à une fille, Jocelyn, aujourd'hui âgée de 6 ans - Gina DeJesus, 23 ans et Michelle Knight, 32 ans.

Dans la maison de l'horreur, les jeunes femmes auraient été violées, battues, affamées, et maintenues enchaînées par leur ravisseur.

Visiblement, les trois victimes ont vécu dans cette maison depuis plusieurs années. Ironie du scénario : l'habitation est située à quelques encablures de leurs disparitions. Tous, dans le quartier, n’en reviennent pas et hallucinent : personne ne s'est jamais douté de rien.

La délivrance viendra d’un hurlement.

- J'ai entendu un hurlement... Puis j'ai vu cette femme devenir  folle et tenter de sortir de la maison, raconte Charles Ramsey,  un voisin. Je suis allé jusqu'à l'entrée de la maison et là, elle a dit : aidez-moi à sortir, je suis ici depuis longtemps !

Charles Ramsey essaie alors de la faire sortir par la porte. Celle-ci étant fermée à clés, l’homme décide de défoncer le bas de la porte à coups de pied. La jeune femme s'empresse de sortir de la maison à quatre pattes. Avec dans ses bras une enfant, manifestement âgée de 6 ans !!

La justice suivra son cours mais combien de temps faudra-t-il pour reconstruire des vies brisées ?
 


Depuis plus de dix ans séquestrées dans l’horreur
Enchainées, encordées sous l’œil concupiscent
D’un chauffeur licencié abonné à Satan
Qui pour les suppliciées répandra  sa terreur !


Amanda du démon récoltera le fruit
Sous les traits féminins de l’enfant Jocelyn
Amanda et Gina infortunées voisines
Tout autant souffriront de ce phallus maudit.


Viols au-dessus d’un nid de voisinage sourd
Claustration mortifère, silencieux alentours
Jusqu’à ce hurlement et l’éclat d’un voisin.


Immersion dans l’horreur au cœur de Cleveland
Quatre vies à guérir de la noire sarabande
Et toujours l'insondable noirceur de l'humain !


 

 

 

jeudi 9 mai 2013

REQUIN ET NOCES BARBARES



 
L'île de la Réunion s’appelait jadis l’île Bourbon. Mais pour éviter les publicités incitatrices à l’alcoolisme frénétique la première dénomination fut supprimée.

Pas terrible comme introduction ! Certes ! Et surtout sans grand rapport, si ce n’est l’île, avec l’histoire que je vais vous conter !

Voilà, à cinquante mètres d’une plage qui borde cette île merveilleuse eut lieu la première attaque mortelle d’un  requin pour le compte de l’année 2013.

Un touriste français en voyage de noces a été chargé par un squale alors qu'il surfait (le Français, pas le squale). En 2012 et 2011, les dents de la mer avaient déjà tué trois personnes.  Cette fois ci, la victime, un homme de 36 ans domicilié à Morteau (Doubs), a été chargée à deux reprises par un requin à une cinquantaine de mètres de la plage des Brisants de Saint-Gilles (ouest), très fréquentée en ce jour férié du 8 mai.

Pourtant le défunt surfait tranquillement, malgré la houle. Il ne s’attendait pas à se faire passer pour une saucisse bien que domicilié dans la ville susnommée !  Le requin, de son côté, devait avoir faim pour ne pas attendre l’heure du goûter.

Certains spécialistes des fauves marins pensent qu’il pourrait s’agir d’une vengeance ! Les humains tuent trop de requins. Ce sont plus de 3 requins qui sont massacrés chaque seconde en moyenne ! Le sud-est asiatique raffole de l’aileron de ces monstres ! Donc le requin se serait vengé de toute cette hécatombe quand bien même le Doubiste n’avait pas les yeux bridés !

Le requin vengeur était d’autant plus remonté contre l’engeance humaine que son petit ami (le mariage pour tous étant adopté chez les squales depuis longtemps) avait été mutilé, privé de ses ailerons mais rejeté en mer pour une longue agonie.

Oui le requin s’est vengé sur le premier venu ! Sur les Brisants il a brisé la vie d’un couple humain puisqu’on avait décimé la sienne !

St Gilles, le patron des infirmes, n’a  que peu œuvré dans cette
histoire puisque le surfeur, mordu au bras et à la cuisse, a succombé à ses blessures en dépit de moult massages cardiaques !

Aussitôt après l'accident, les zones de baignade ont été évacuées à la Réunion et la flamme rouge levée sur les plages.

D’autres solutions sont envisagées :

- Interdiction de manger des ailerons de requins sauf à prouver qu’il y a du cheval à la place de la viande marine !

- obligation de porter une cuirasse des pieds à la tête (modèle Bayard 1515) dès qu’on surfe à proximité des plages de la Réunion. La planche sera redimensionnée en conséquence.