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mercredi 9 octobre 2013

VERONIQUE MASSONNEAU EUT PRÉFÉRÉ UN DISCOURS AMPOULÉ


Un député UMP dénommé Philippe Le Ray a des superbes talents d’imitateur ! Il imite la poule à la perfection ! Régulièrement, dans l’hémicycle, il lance de surprenants caquetages pour attirer l’attention de ses collègues sur la triste situation des éleveurs de poules et d’œufs dans sa région, le Morbihan !
-      Quelles Vannes, lance son voisin de banquette, tu ne penses tout de même pas susciter l’empathie des pouvoirs publics pour ton dossier de gallinacés ! La politique n’est pas câline assez et peu lui chaut tes bruitages drapés d’imprécations !
 Il n’empêche, le délire de Le Ray se déroule sans délai ! Il n’arrête pas ! Lors de la séance de nuit de ce mercredi il a réitéré sans ergoter son chant bestial comme un coq en pâte ! Mais, cette fois-ci, un repas trop arrosé lui fit perdre le contrôle de son tempo et il démarra son caquètement au moment où une députée EELV de la Vienne, Véronique Massonneau, avait pris le micro pour expliquer son opposition à l’allongement de la durée de cotisation retraite !
-      Ne soyez pas sexiste, lança Bartolone, le Président de cette noble Assemblée, seul oiseau à occuper un perchoir, ne soyez pas sexiste Mr Le Ray ! Laissez parler Massonneau !
 -      Je laisserai parler ma sono si je veux, rétorqua le Breton éméché tout en renchérissant ses cris de volatile déprimé ! Ecoutez mes notes de basse-cour, j’en ai des si belles ! 
Et il continua un moment ! Bartolone aurait pu faire évacuer la salle tant les socialistes gloussaient contre l’odieux personnage ! Les députés verts l’étaient ! Seuls les membres de l’UMP cherchaient par des regards détournés faire comme si de rien n’était pour reprendre un titre de celle qui accompagne leur mentor !
Oui, ça aurait pu mal se passer ! Finalement, après une interruption de séance, Bartolone a convoqué une conférence des Présidents de groupe de l’Assemblée. Il en a résulté que l’imitateur serait privé d’un quart de son indemnité parlementaire durant un mois !  Oui, ce quart, Le Ray le raie sans se leurrer !
Par ailleurs, un petit poussin du nom de Twitter s’est égosillé durant toute la journée pour exprimer son indignation : on ne doit pas faire cot, cot, pour se moquer des femmes !  Dans l’hémicycle le cot, cot, n’aura plus la cote ou alors une cote d’art mort !
Quant à Véronique Massonneau elle pourra se vanter d’avoir déclenché un mouvement de protestation des femmes de l’Assemblée ! Ce mercredi 9 octobre, toutes les femmes élues de la majorité sont arrivées en retard en séance pour protester contre l’affront subi la veille par leur collègue. On est loin du mouvement des suffragettes mais quand même ! Le sexisme ne doit pas passer !
Cela dit, cet évènement en dit long sur l’énorme trajet qu’il reste à parcourir pour que l’homme considère la femme comme son égal (son égale ?).
Quand le sexisme sera mort les poules auront des dents !

Elles ne caquetteront plus !

LAMPEDUSA ET LA TRAGEDIE HUMAINE


mardi 8 octobre 2013

CHEREAU ET SARKO



Patrick Chéreau vient de nous quitter à l'âge de 68 ans. Ce grand metteur en scène aura marqué son époque en révolutionnant l'opéra (notamment celui de Wagner) et en rendant au cinéma des lettres de noblesse chevaleresques, épiques et puissantes de souffle. On se souviendra de son toilettage de l'Or du Rhin de Wagner, de ses grands films (La Reine Margot, avec Adjani, selon le roman de Dumas ou encore Ceux qui m'aiment prendront le train). Travailleur infatigable, génial créateur, il laisse des représentations théâtrales que n'auraient pas reniées ses maîtres, Corneille, Racine ou Molière...

Le même jour le petit Nicolas sortait blanchi de la sombre affaire Bettencourt. La théâtralisation judiciaire pouvait tomber le rideau. D'autres pièces viendront, n'en doutons pas, tant l'homme est un acteur sur les planches pourries de la politique.

J'ai imaginé une petite saynète de circonstance qui rallie les deux événements et se fonde sur un quiproquo. 


Nicolas Sarkozy rentre guilleret et frais comme un gardon à son domicile adoré.

-      Do, mi, si, la do, ré, gling, gling, bling, bling !!

Du bas il perçoit de ses tympans fragiles et souverains  la jolie musique de son amour de Carla ! Les cordes ne sont pas vraiment bien accordées mais, c’est joli ! C’est un peu funèbre mais c’est joli ! Les sons sortent de la fenêtre grande ouverte car, en dépit des premières salves d’automne, il règne une température douce pour la saison !

Nicolas est heureux ! Il sifflote avant de regagner son foyer ! Il est serin ! Il vient de recevoir un joli cadeau de la part des juges qui, semblent-ils, ne sont pas rancuniers vis-à-vis de l’ex pourfendeur de la magistrature ! Oui, il a obtenu un non-lieu dans cette sale affaire Bettencourt où on l’accusait d’avoir abusé de la faiblesse d’une riche héritière devenue sénile et, par voie de conséquence, soumise à des convoitises de tous calibres y compris politiciens !

Oui, Nicolas est heureux ! Il laisse son ancien Ministre Eric Woerth plonger tout seul et comme un grand dans le marigot du Tribunal Correctionnel ! Nicolas s’en sort vainqueur, il ôte ce sparadrap qui l’empêchait d’envisager un retour aux premiers rôles ! Il va pouvoir repartir d’un bon pied et bouter du champ politique ce Fillon qui commence à le brouter menu menu ! Et encore, il reste poli !

Mais il a le temps d’y penser ! Pour l’instant c’est le retour à la chaude ambiance du foyer !

-      Bonjour ma Carlita, c’est joli ce que tu jouais, un peu triste peut-être ?
-      Oui, je devrais jouer plus enjoué, pour fêter ta victoire…
-      Ah, tu es au courant ? Je pensais te faire la surprise…
-      Oh, tu sais on ne parle que de ça ! En fait, heu, si je joue triste c’est parce qu’il vient de mourir !
-      Il ? Qui ça « IL » ?
-      Ah, tu n’es pas au courant ?
-      Non, apparemment ! On ne parle que de moi mais pas de « IL » !
-      Heu, voilà. Il vient de mourir à l’âge de 68 ans ! Vraiment, on peut dire que nos vies ne valent pas grand-chose !
-      Qui « IL », tu peux me le dire enfin, Carlita ?
-      Ben, heu, un grand monsieur cher aux, cher aux…
-      Ben dis donc ça te remue mon cœur ! Tu n’arrives même pas à finir ta phrase !
-      Excuse-moi ! Mais, il était si brillant ! Autant pour le théâtre que pour le cinéma !
-      Ah !! Depardieu est mort ?
-      Non ! Enfin ! Ce n’était pas un acteur…Enfin, si peu ! Mais il était un incomparable metteur en scène, tant pour les planches que pour le grand écran. Vraiment il ne faudrait pas qu’on l’oublie comme si de rien n’était…
-      Qu’on oublie qui ? Tu peux me le dire enfin !
-      Mais l’auteur de la « Reine Margot » mais aussi d’Intimité, un véritable artiste de gauche !
-      Je comprends que je ne le connaisse pas ! C’est qui ?
-      Un géant qui a revisité l’œuvre de Wagner ! Pour l’or du Rhin il a transformé les flots en barrage hydroélectrique !
-      Oui, bon, un barrage hydroélectrique c’est quand même plus ressemblant que ne le serait une centrale nucléaire ! Ca ne me dit pas qui est ce Monsieur ! Un écolo ?
-      Une belle âme, un talent rarissime ! L’auteur de L’homme blessé qui évoque d’une manière belle et crue la prostitution et l’homosexualité bien avant que le Sida ne fasse ses ravages !
-      Bravo ! Compliment ! C’est un film qui doit plaire à Taubira, je suppose !
-      Ne sois pas acide, mon amour ! Cet homme avait le soleil d’un génie et l’humilité d’un sage ! Il aura profondément changé le regard qu’on porte sur le théâtre !
-      Oui, bon, on arrête les devinettes ! Je suis sûr que si la femme de notre Premier Ministre de mes c… pose la même question à son mari politicard il y a fort à parier que sèche Ayrault !
-      Oui, c’est cela mon amour !
-      Quoi ? Qu’ai-je dit ?
-      Que c’est Chéreau ! Tu ne trouves pas que c’est triste ? A seulement 68 ans !
-      Mais enfin ma Carlita, il n’a pas 68 ans il a…en fait je n’en sais rien ! J’imagine qu’il doit avoir 63 ou 64 ans ! Non il ne fait pas 68 ans et je ne vois pas en quoi c’est triste qu’il sèche ! Il est simplement ignorant comme moi ! Bon c’est vrai, tu me l’as déjà dit « je n’ai pas de culture » si ce n’est les séries télévisées ! Je n’ai toujours pas lu La princesse de Clèves !
-      Mais de quoi parles-tu ?
-      Mais de Ayrault, voyons !
-      Ayrault ! Mais que vient-il faire là-dedans ? Ah, oui, je me rappelle : tu as dit que si la femme de l’autre lui posait la question c’est sûr que c’est Chéreau ! On se demande ce qui te fait penser à une telle évidence ! Comme s’il coulait de source que l’hôte de Matignon ne connaisse que notre brave disparu !
-      Je n’y comprends rien ! Bon tu me diras quand tu veux ! Moi j’attends le groupe des amis pour fêter ma victoire. Beaucoup viendront en covoiturage et d’autres, ceux qui m’aiment, prendront le train !
-      C’est cela mon amour ! Tu sais bien de qui je parle ! Oui, c’est aussi l’auteur de ce film ! En fait, tu veux me faire comprendre que tu sais qui c’est en évoquant habilement ses œuvres ! Finalement tu te cultives en ce moment ! Tu n’irais pas au cinéma ou dans des cinémathèques, par hasard, pendant que je garde notre fille ? Hum ?
-      Bon écoute Carlita, cette discussion me dépasse ! Je prends une douche et je reviens. Prépare l’apéro en quantité ! Y’a Hortefeux qui rapplique et tu connais sa descente !

lundi 7 octobre 2013

dimanche 6 octobre 2013

OBAMA et ROHANI, HÉROS AMIS ?



Les relations entre Washington et Téhéran semblent se réchauffer. La présidence iranienne vient en effet de confirmer que Hassan Rohani s'est entretenu par téléphone avec le président américain Barack Obama vendredi.

Les relations diplomatiques entre Téhéran et Washington étaient rompues depuis 1979 !!

Un événement mondial dont voici l’intégrale restitution.

Obama : Hassan ??

Rohani : Barack ?

Obama : Yes, I can ! Je… Je suis très ému d’être le premier homme à marcher sur la lune persane depuis heu…1979 ! Ça fait un bail ! J’imagine que tu sens mon trouble !

Rohani : Je…je suis très troublé moi aussi et mon interprète est en larmes ! Il a bien du mal à me traduire avec des sanglots dans la voix !

Obama : C’est un moment historique ! Un Président américain parle à un Président iranien ! Et en plus par téléphone, le moyen le plus ringard à l’époque du twitt  et des mails ! Co…comment vas-tu ?

Rohani : Je vais bien ! J’ai passé un bon moment à l’ONU et François Hollande m’a même serré la main ! Il m’a dit que sous le turban turbinait un cerveau intelligent qui pouvait reconstruire l’Iran !

Obama : J’avoue que vous êtes une belle âme mon cher Hassan et que vous êtes bien différent de cet infâme Ahmadinejad qui voulait rayer Israël de la carte ! A propos, vous allez arrêter votre programme nucléaire militaire ?

Rohani : Je ne peux pas le promettre, Barack. Je n’ai pas toutes les cartes en mains ! C’est mon supérieur, le chef suprême  Khamenei,  qui mène la danse chez nous ! Mais je crois que mon pays évolue ! L’Amérique est moins considérée comme le grand Satan et beaucoup d’iraniens voient plutôt les ricains comme athées errant ! Il y a du mou dans la sémantique !

Obama : Je vois, hum… Ça n’empêche pas votre pays de continuer d’aider le régime de Damas !

Hassan : Bah, il faut bien s’aider entre chiites ! Bachar est un alaouite donc il fait partie d’une minorité issue du chiisme. Il faut bien le protéger contre la menace sunnite et les islamistes d’Al Qaïda ! Tu ne crois pas ? Et puis, avoue qu’il fait des efforts : il va livrer son stock d’armes chimiques pour le faire démantibuler !

Barack : Hum, oui, bon, heu, j’ai des doutes !  Je pense qu’il cherche à gagner du temps ! En même temps ça m’arrange ! Je ne me voyais pas bombarder la Syrie avec une armée composée de bras cassés ou de fonctionnaires victimes d’un shutdown !

Hassan : Effectivement, il te fait sauver la face ! Bon, je vais devoir te laisser car l’avion m’attend !

Barac’ : Moi c’est le repas qui m’appelle ; je viens d’entendre Michèle qui sonnait « à la soupe » ! Elle me fait des bons petits potages à partir des légumes qu’elle cultive écologiquement dans le petit potager de la Maison Blanche !

Rohan’ : C’est bien, c’est bien ! A plus Barack, on se rappelle, sans faute ?

Obam’ : Ok Hassan ! J’espère que cet appel ne va pas te causer des ennuis dans ton pays ?

Roro : Je récolterai sûrement des babouches et des quolibets de la part de certains excités mais, rassure toi, j’aurai aussi de applaudissement émanant de mon fan club !


Bama : Je vois, je vois… La politique c’est partout pareil, finalement. Bonne route !

samedi 5 octobre 2013

LAMPEDUSA ET BERLUSCONI


Alors que Silvio Berlusconi, risque d'être déchu de ses mandats l'Italie, qu'il a gouvernée, a décrété un deuil national en hommage aux victimes du naufrage au large de l'île de Lampedusa.

Berlusconi, naufragé de la politique italienne, échoue sur des rivages sordides de fraude fiscale et d'incitation à la prostitution. Son propre Parti l'a renié lorsqu'il a cherché à faire chuter le gouvernement de Mr Letta en décidant de retirer cinq ministres issus de son rang !

Érythréens et Somaliens, naufragés d'un système capitaliste mondial, échouent sur l'île de Lampedusa et pleurent leurs frères qui se sont noyés dans les flots de la Méditerranée ! 

Berlusconi semble mort politiquement. Qui le pleurera ?

Des millions de pauvres bougres, victimes de passeurs mafieux mais surtout sacrifiés sur l'autel de notre indifférence qu'alimente un système mondial où règne l'argent... Ils meurent dans leur course vers un bonheur chimérique...

On peut les pleurer. Mais après ?


Le Cavaliere se meurt
J’entends : politiquement
Berlusconi, la terreur
A perdu l’éclat d’antan.

Lâché  par ses partisans
Condamné par la justice
Le grand magnat vieillissant
Ne joue plus des artifices

Les frondeurs de son Parti
L’ont acculé à voter
La confiance en son pays
Par Letta administré !

Rubygate et Médiaset
Prostitution, fraude au fisc
Font pénalement recette…
Mais la prison n’est plus risque !

Vu son âge canonique
Le mafieux nous purgera
Des TIG magnifiques
Pour le bien de son Etat

Le verra-t-on sur cette île
Dénommée Lampedusa
A se rendre enfin utile
Pour les humains, ici-bas ?

Le verra-t-on cuisiner
Spaghettis et risotto
Pour ces armées d’émigrés
Echappés des flots létaux ?

Erythréens, Somaliens
Dans des bateaux de misère
Fuient le chaos africain
Pour l’Europe hospitalière.

La mort au bout du voyage
Les corps flottant sur la mer
Ils avaient fui l’esclavage
Les avatars de l’enfer

La mer méditerranée
Engloutit les miséreux
Les parias, les condamnés
Nés sous d’infortunés cieux.

Un naufrage systémique
Au cœur de l’indifférence
Quand les bourses dogmatiques
Manipulent nos croyances.

Les citoyens de l’ilot
Ont le cœur comme un rivage
Au soleil des idéaux
Dans le plus doux des nuages.

Lampedusa prix Nobel
D’une paix hypothétique ?
Puis après, quelle hirondelle ?
Pour quel printemps messianique ? 


jeudi 3 octobre 2013

OBAMACARE ET LE SHUTDOWN


Aux USA, Barack Obama veut lancer sa couverture médicale universelle ! Déjà des millions d’américains se sont connectés sur le site Obamacare pour savoir s’ils étaient éligibles à la prise ne charge gratuite des soins.
Le réseau explose et le web system de santé connaît ses premiers hoquets au même rythme que les râles émis par les opposants républicains.

Car les adversaires du grand Noir (dont le fameux Tea Party) ne veulent pas entendre parler d’un système de soins qui ressemblerait à notre Sécurité Sociale à la française : un appel à dépenses, un trou dans le budget, un dépassement d’endettement !

Ils ont refusé de voter le dépassement du plafond d’endettement ! Cela signifie, en clair, l’instauration des shutdowns dans l’Etat fédéral. L’argent venant à manquer (pour impossibilité provisoire à dépasser une sorte de découvert autorisé) il n’est plus possible de rémunérer des fonctionnaires    catalogués de « non essentiels » et qui se voient placer, pour un temps, sur la case chômage technique !


Une belle paralyse du pays ! L’Oncle Sam qui souhaitait tant voir ses enfants mieux guéris avec des offres de soins gratuits ou des assurances privées à coûts moindres voit désormais son économie malade pour un blocage au sein de son Congrès !



Des millions de Ricains édentés, souffreteux
Ont vogué sur le Net vers leur Obamacare
Désireux de savoir s’ils seraient bienheureux
A ne plus se frayer des coûts d’apothicaires !

La jolie couverture maladie d’Obama
Connaît le grand succès au cœur des indigents
La gratuite santé assurée par l’Etat
Fait déjà placebo dans les corps impotents.

Pour les plus fortunés l’assurance privée
Sera souscrite enfin à des prix défiant
Toutes les concurrences au pays de Mickey
On pourra mieux soigner son embonpoint gênant !

Et chez les plus nantis au pays d’Oncle Sam
Rien ne changera guère : ils ont toujours payé
Sur ongle des rubis pour l’encéphalogramme
L’ablation des tumeurs et le nouveau dentier.

Mais cet Obamacare de son pas de gênant
Fait grincer les molaires d’un petit Tea Party
Car ses républicains considèrent malséant
D’imposer à chacun l’assurance maladie !

Ils ont donc décidé de le voir reporter
Ce plan tant généreux qu’il créera la faillite
Pour l’Etat fédéral déjà fort endetté
Le plafond de la dette craint vraiment la phlébite !

Le levier de l’emprunt est bloqué sur le coup
La droite américaine a plaqué son véto
Du blocage au Congrès naît l’agonie des coûts :
Sans la dette votée les budgets font défaut !

Plus d’argent dans la caisse venant de l’étranger
L’endettement grippé rend les bourses taries
Et sauf à relancer une planche à billets
Nul ne rétribuera les agents du pays !

Voilà les fonctionnaires ne pouvant fonctionner
Un chômage technique pour les « non essentiels »
La Santé, les Transports vivent paralysés
Le shutdown  a frappé de son dard officiel…

- Tout provient de ta faute, clament les renfrognés
Du tout petit parti Tea titillant Barack
Pour vraiment se soigner on ne peut faire sans thé
Nul besoin d’onéreux produits rendant patraques !

Dépensière vertu d’un Président  borné
Qui n’a d’autre ambition que de soigner les siens
Quelle qu’en soit la fortune, au nom de l’équité
Mais que l’opposition vise à contrecarrer !

Généreuse intention  d’un Président battant
Qui ne rencontre pas l’écho de ses censeurs
Et chacun de camper sur son mont d’arguments
Quand une économie crie en vain aux docteurs !

mercredi 2 octobre 2013

L'ECOLE DES 4,5 JOURS DÉCOLLE ?


Tandis que certains houspillent l'Etat pour ne plus pouvoir travailler le dimanche d'autres vocifèrent de voir leurs gamins revenir à l'école le mercredi matin !

Tout est question de rythme et de gestion du temps !

En supprimant le cumul des mandats certains auraient plus de temps à consacrer à leur députation ou à leur travail de maire, sur le terrain ! C'est selon !

En rayant encore plus de chômeurs de la liste de Pôle Emploi on pourrait avoir l'impression que les conseillers de cette noble institution ont plus de temps à consacrer aux demandeurs d'emploi restant en lice !

Tout est question de comptabilité et de productivité à l'heure !

En gagnant 3 mois d'espérance de vie en plus par année qui passe, chacun d'entre nous pourrait imaginer qu'il vivra centenaire et qu'il devra cotiser durant 50 ans pour se coltiner une retraite à taux plein !

On peut, tout autant, envisager une forte montée des eaux dans les 50 ans à venir et l'impossibilité pour les élèves de se rendre en classe, y compris le mercredi matin (ou le samedi matin) si ce n'est  en zodiac, voilier ou pédalo !

Tout est question de temps à court terme pour envisager le long terme !

Et tout cela en 24 heures par jour à raison de 365 (voire 366) jours par an !

On est vraiment peu de chose !

dimanche 29 septembre 2013

L'IDOLE A DALI DÉLIRE

Du 21 novembre 2012 au 25 mars 2013 le Centre Pompidou (Paris) a rendu hommage à l'une des figures magistrales les plus complexes et les plus prolifiques de l'art du  20ème siècle.

Dimanche 22 septembre 2013 Michel Drucker invitait Amanda Lear dans son émission soporifique du Dimanche après-midi. L'ex égérie de Dali brûle désormais les planches quand elle ne traîne pas derrière un micro des grosses têtes !

Voilà donc réunis le maître et sa muse dans un petit billet de mon blog ! Je ne sais pas ce que Salvatore en aurait pensé ! Peu m'en chaut !

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samedi 28 septembre 2013

LES CHASSEURS DE SOMALIE



Le Kenya connu pour ses safaris et son attrait touristique vient de connaître un  des pires assauts terroristes lundi passé.

Et pourtant, le gouvernement kényan était averti, notamment par Israël, d'un risque élevé d'attentat peu avant l’attaque du 21 septembre contre le centre commercial Westgate de Nairobi.

Une attaque qui aurait fait au moins au moins 68 morts, affirment samedi les principaux journaux kényans ! Parmi les victimes deux françaises originaires de Nice.

Cette attaque perpétrée par les Shebabs, islamistes Somaliens certainement instrumentalisés par Al Qaïda, a été neutralisée, dans le sang, par les armées kényanes aidées de renforts nigérians.

Un carnage en vérité et qui pourrait bien se renouveler car le Kenya (et ses capitaux israéliens) est une cible favorite des chasseurs somaliens qui ne supportent pas voir leur pays infesté d’une présence militaire kényane !


Le triste opéra « Crépuscule du Westgate » a été signé par des grands artistes du terrorisme de la troupe Al-Shebab. Une ouverture wagnérienne sous forme d’assaut de Walkyries islamisés et professionnellement bien préparés. Des experts de la terreur qui savent utiliser les réseaux sociaux et les NTIC, gage d’une réussite future si on ne parvient pas à démantibuler leurs réseaux de communication !


Les chasseurs somaliens ivres de safari
Sur les terres du Kenya jettent le dévolu
La faune y est grandiose ; on braconne à l’envi
Éléphants font souvent des cibles absolues !

Mais un autre gibier a suscité l’élan
Du sournois commando à la fronde islamiste
Un gibier très humain, composé de chalands
De bons consommateurs aux achats pacifistes !

Un centre commercial, comme partout il en pousse
Sur la planète bleue de commerces gavée
Le cœur de Nairobi a connu de la brousse
Le combat pour la vie dans ses rayons damnés.

Le Westgate fiérot, bastion israélien
Symbole impertinent du grand consumérisme
Essuya des shebabs les feux manichéens
Et saigna d’un chaos de fureur terroriste.

Nairobi, nerfs à bout, sclérosée de frayeur
Dans son enclos marchand devenu lieu de chasse
Dans le bruit fracassant des fusils mitrailleurs
Dans cette odeur de sang empesée de menaces.

Des abris de fortune en égide incertain
Sous l’éclat de l’enfer s’égaillant à la ronde
Dans les yeux des otages cette imminente fin
Qui s’accroche à la peur en furie moribonde.

Un assaut salvateur mais au prix de grands deuils
Fin du noir safari au goût de représailles
Aux présences armées d’un Kenya mu d’orgueil
Dans une Somalie dont on craint la canaille.

Un assaut douloureux qui suspend d’un doigt frêle
Les présages latents d’un mortel horizon
Les feux d’Al Qaîda coulent en veines rebelles
Dans la corne d’Afrique pour de longues saisons…