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mercredi 4 novembre 2015

PIE VII EN BON APARTÉ...




Luigi Barnaba Chiaramonti (Chiara Monti : monts clairs en italien qui deviendra par prédestination « mon clerc ») est  né le 14 août 1742 à Cesena  en Romagne. Cesena peut se dire Césène en langue des Gaulois ou « c’est Zen » si le Gaulois en question s’adonne à des relaxations mystiques !

Avant-dernier enfant du comte Scipione Chiaramonti (1698-1750) et de Giovanna Coronata Ghini (1713-1777), il prendra sa mère comme modèle et chaque mot d’elle, empreint de foi et de religiosité profonde, le guidera sur sa route !  Luigi appartient à une famille de vieille noblesse d'origine française et d’appellation contrôlée dont le comte Roland, loin d’être con trolleur (je rappelle qu’internet n’existait pas à l’époque) est le plus beau spécimen. Cette noble famille, selon certains experts, serait celle de Clermont-Tonnerre ! Mais comment le savoir quand les archives retrouvées sont si pâles car clair mon toner !

Comme ses frères, Luigi fréquente d'abord le Colegio dei Nobili de Ravenne, ville de la mosaïque, art à veines multiples. Mais l’attirance de Ravenne sera vaine car à sa demande, il entre à l'âge de 14 ans 3 mois et 57 jours ¾ , en 1756, à l'abbaye bénédictine de Santa-Maria del Monte, à Cesena, sa ville natale ! Il y est admis avec mention « pas passable » qui deviendra par la suite « Pape à sable » pour les multiples champagnes débouchés à la moindre occasion. Il se fait novice sans faim terrestre, tant les nourritures spirituelles l’aimantent, religieuses, pour la plus grand joie de son mentor,  dom Gregorio Caldarera     (contraction de calda arera soit « chaude il labourera » en lien avec un ancêtre hermaphrodite qui cassa sa pipe à force de labourer sous la canicule). 

Deux ans plus tard (20 août 1758), il prend l'habit sous le nom de dom Gregorio : cela sous-tend la soutane et la vie ascète, au carré, car hantent neufs démons prêts à le corrompre. Il les combat en étudiant des livres saints  à l'Abbazia di Santa Giustina de Padoue en dépit de pédants épandant des peu doux dires dopés des pires dards d’épée. Ils le suspectent de jansénisme et plusieurs fois lui font craindre l'Inquisition vénitienne.

Sa lumière intellectuelle conduit ses supérieurs à l'envoyer ensuite au Collège Pontifical Saint Anselme, à Rome, annexé à la basilique Sainte-Marie-du-Trastevere, alors réservé aux étudiants les plus doués de la Congrégation bénédictine de Monte-Cassino que comtesses à minot subventionnaient de blé contre prêtrise !

Le 21 septembre 1765, il est ordonné prêtre par des évêques en tous points cardinaux surnommés les SONE, et les matines aussi (sonnent).

Peu après, il reçoit un doctorat lui permettant de proposer du thé au logis pour l’athée au logique contraire, en vue de le convertir. Il enseigne, à partir de 1766, à l'abbaye San-Giovanni de Parme, duché ouvert aux idées nouvelles et au parmesan qui n’est jamais loin des basiliques, à Rome, attisant ! Il souscrit à l'Encyclopédie de Diderot et se montre curieux des idées de Locke et Condillac, pères du sensualisme qui lui font alors sensation insensée à se faire encenser. 

En 1773(?), il devient confesseur du Pape Pie VI qui, privé d’un con fait sœur, par vœu de chasteté, aime s’épandre sur le cœur tendre de Luigi. Pie VI l’aime tellement qu’il le nomme prieur de l'abbaye romaine de Saint-Paul-hors-les-Mûres, surnommée ainsi pour déconfiture affligée aux moines jaloux de sa promotion. D’ailleurs, certains tenteront de l’empoisonner, en vin, heu non, avec une tasse de chocolat ! La tentative échouera mais tuera le gouteur, un frère lai, laid, fin palais, attaché à son service !

Pie VI est conscient des rancœurs et, pour protéger son chouchou, lui attribue l'évêché de Tivoli en 1782.

Les railleurs continuent leur travail de sape : ouh, Luigi, il a une activité hâtive au lit ! Il devra encore les fuir et, trois ans plus tard, alors qu'il n'a que 42 ans, il est créé cardinal lors du consistoire du 14 février 1785 et reçoit le chapeau de cardinal le 27 juin. Il devient évêque-cardinal d'Imola et par dix mots las : je remercie tout le monde pour cette belle promotion, ouf ! construit son discours d’intronisation, applaudi par dix mollahs, d’Imola, prouvant qu’à l’époque les confessions savaient s’accepter !

En juin 1796, son diocèse est envahi par les troupes françaises d'Augereau durant la campagne d’Italie menée par un petit tondu qui finira mal sur l’île de St Hélène. Mais pour l’heure, Luigi ne blâme pas les combats que cet Augereau mène, et vêtu de ses toges romaines et pontificales, il invite à la négociation avec l’occupant cocardier en rejetant toute haine, happeau léonin, contre le futur Napoléone 1 ! Et Pie sait tant l’aimer que d’aucuns disaient : Pie mentait !

Mais non, il est sincère ! Il intercède personnellement auprès du général Augereau pour le convaincre d'épargner les habitants de Lugo (Province de Ravenne) dans des actions humanitaires ou des obligations chrétiennes bien cotées à la bourse pontificale.

Mais, à la nouvelle de l'assassinat du général Duphot, le Directoire ordonne le 11 janvier 1798 l'occupation de Rome. Il se moque du Pape qui s'enflamme pour un oui ou pour un non et qu'il surnomme "Pie romane" ! C'est d'une élégance !

Le pape Pie VI est acculé par la république française au renoncement de son pouvoir temporel ! Ne lui reste qu’un fragile pouvoir spirituel tant l’âme à ternes ailes mène os épais. Oui, un sacré os à ronger dès qu’on l'oblige à quitter Rome sous deux jours. Pie VI doit s’exécuter et l’on retrouve Pie sans lit pontifical. 

Réfugié à Sienne puis à la chartreuse de Florence, Pie VI est en quelque sorte rattrapé par les troupes de Bonaparte et fait prisonnier ! Comme une prise d’état l’assaut taira Pie, vagues à lames, et au bord de l’amer !

Mais le pape octogénaire reçoit de touchantes marques de respect, de compassion de la part des petites gens, ces sans dents soudain sans dons saints descendus de synode. Mais malgré tant de sollicitude que son faquin cas génère, le brave Pie VI se meurt, épuisé, à Valence, à l’âge de 82 ans, ainsi va l’antienne « un pape est mort, un autre est appelé à régner »

Les États pontificaux, qui duraient depuis plus de mille ans (donation de Pépin pour faire bref) sont remplacés par la République romaine, sous la pression à coup de barres des révolutionnaires français avant d'être annexés par Napoléon Ier dont le fils portera le titre de « roi de Rome »
à défaut de porter autre chose tant l’aiglon avait l’onglet.

Rome étant occupée par les troupes françaises, les cardinaux se trouvèrent  obligés de tenir le conclave à Venise, la ville d’un prêtre roux qui faisait parangon d’eau liée à la water music
et ceci toutes les 4 saisons ! Et ce fut le dernier conclave jusqu'à nos jours à se tenir hors de Rome. 

Alors que le conclave entrait dans son troisième mois, le bon Maury, moribond depuis le début, suggéra le nom de Chiaramonti qui fit savoir qu’il n’était pas candidat, comme pour se faire prier  par ces loups-anges, pairs pétris d’impairs, pieux prêts à vous enfoncer après vous avoir élu !


C’est sur l’insistance d’Ercole Consalvi qu’il finit par accepter et qu’il fut élu le 14 mars 1800 après 104 jours de conclave et des tonnes de bâillements et autres ronflements de prélats se prélassant sans presser l’assaut  !

Il prit le nom de Pie VII en acceptant le mauvais jeu de mots qui ne manquerait pas de courir dans les laboratoires !

Il considéra en dévot Maringo, une victoire du premier consul Bonaparte qui mijotait, sur le plat de sa conscience, le rétablissement de la religion catholique en France.     C’est alors que furent jetées les bases du concordat qui, jusqu’en 1905, rendra nos prêtres fonctionnaires de l’Etat !

Le pape ratifia le concordat par une bulle dont le périmètre était Pie par diamètre, pardi, ha, maître et ceci le 14 août 1801. Toutefois, le 18 avril 1802, jour de la publication officielle de ce traité, Bonaparte promulgua la loi du 18 germinal an X, connue sous le nom d’Articles organiques, laquelle atténua, sous forme d’athées nuées, plusieurs points du concordat ! Cela mit en pétard Pie VII mais son second lui dit :

-      Laisse Pie, aigle rit ! Ne le brusque pas, fais l’âne et cécité devant le rapace si tu ne veux voir coups asséner ses serres !

Aussi, ne voulant pas se faire passer pour Attila, toute formule hun Pie l’ôte ! Il ne sera pas le fléau de Dieu Napoléon et, lorsqu’en 1804 Bonaparte se déclarera empereur, il chargera son oncle, le cardinal Fesch, d’engager le Saint-Père à venir le sacrer. Et la transmission de pêche à filet, heu de Fesch à Pie l’est :

-      Luigi, l’Empereur Napoléon veut que tu le sacres ; il aimerait tant qu’on l’aimât sacré !
-      Cons, les massacrés ? Non des victimes des guerres de cet enfoiré de…
-      Ne sois pas impie, Pie ! Vessie te meut, heu Messie te veut conciliant avec ce petit prétentieux qui jamais ne prête en Cieux ni ne souhaite louer Dieu. Fais un bon geste ! Il ne faut pas le gêner, Pie, ou alors s’étale colique…de rancœurs !

Pie VII accepta en espérant gagner l’estime de l’Aigle entier pour qui il ne souhaitait pas devenir un poil à gratter ! Il espérait, secrètement, que l’Empereur lui saurait gré de son aval qui rit et réviserait sa position vis-à-vis de l’Eglise ! Aussi la réponse Pie la hâte (l’arrêt Ponce Pilate ?) : ce sera oui.

Il sacra donc Napoléon comme empereur sous les voûtes de Notre-Dame (1804) et le regard pictural du peintre David qui immortalisa cet instant.

Mais en ce sacre, Pie n’aide qu’au tiers et sa Papauté sent le sapin. Napoléon dépose lui-même sur son auguste chef la couronne impériale. Puis il couronnera lui-même Joséphine, son ange gardien et accessoirement impératrice.


Est-ce cette mise en veille qui envenima les choses ? Toujours est-il que les dissentiments  ne tardèrent  pas à exploser entre les deux puissants souverains.
En 1806, Napoléon exigea du pape le renvoi des Russes, Anglais, Suédois et Sardes (le problème des RASS) des Etats de l’Eglise !

Mais de quoi je me mêle ! De guerre lasse Pie râle et pourtant dévot lutte ! Il clame son refus. Napoléon, en représailles,  s’empare de Bénévent et de Ponte-Corvo. Puis il fait occuper militairement Rome en 1808 et, enfin réunit (1809) tous les Etats pontificaux à l’Empire français. Tu sens Napoléon agir, affidé, et ne te laisse que loques, ah, Pie !

Mais Pie VII a de la résilience comme le dirait Cyrulnik ! Il répond par une bulle d’excommunication ! Napoléon voit rouge à sang pour sang de sentir l’aigle aux bulles : rouge ! Il n’aime guère se sentir mat au logis encore moins en échec ! Il va le mater le Pie VII ! Il pourra mettre à la morgue bon temps, Pie (à l’âme : orgue bontempi ?)

Mais Pie résiste ! Sur son refus formel de renoncer à la souveraineté temporelle des Etats de l’Eglise, le général Radel l’enlève du Quirinal avec le cardinal Pacca (qui ne vient pas de la côte d’azur pour autant).

Le Radel, du haut de son palindrome, le fait monter dans un carrosse escorté par des gendarmes et le conduit  prisonnier à la chartreuse de Florence, puis à Savone ! Le pape y est peint comme un véritable prisonnier d’Etat. Il en souffre : épistaxis ! Drôle d’état : Pie perd sang et l’âme hoquette ! Mais il tient bon !

L’Empereur, ayant appelé à Paris 13 cardinaux soit 3 pour assister à son mariage avec Marie-Louise et ayant essuyé un refus avec « sincère Pie y erre », signa l’ordre de leur exil et leur assigna des résidences séparées.

Irrité par le Pape, Napoléon se résout à se passer de lui en convoquant à Paris un concile national (1811).

Pie raque, en tas, en subissant les épines impériales qui lui interdisent de communiquer avec les évêques de l’Empire ! Mais le Pape n’a pas duplique hâte à faire ‘KO Pie, qu’on forme » et se bat toujours pour ne pas être récupéré, conditionné, asservi !

En 1812, avant de courir à sa perte, via la campagne de Russie, Napoléon fait transférer Pie VII à Fontainebleau ! Pie, tout piteux, dépité, va tiquant dans sa vie de château carcéral ! C’est là que, vaincu par l’obstination de l’Empereur, le malheureux pontife consent à signer, le 25 janvier 1813, non pas un décret-Pie, (quoique !) mais un nouveau concordat, par lequel il abdique sa souveraineté temporelle et consent à venir résider en France.

Au commencement de 1814, Napoléon lui permet de rentrer à Rome et dans une meilleure estime. Chassé un instant pendant les Cent-Jours, il y retourne définitivement lors de la chute de l’aigle à Waterloo et prie St Hélène qu’il y reste !  

Le rétablissement des jésuites, un nouveau concordat signé avec la France seront les événements les plus marquants de ses dernières années. Son champ d’activité se couvre de sincérité ecclésiastique : il veut que franc soit le champ, Pie (attitude qui inspirera 25 ans plus tard Georges Sand)

Il meurt en 1823, à l’âge de 81 ans, à la suite d’une chute dans laquelle il s’était fracturé le col du fémur !

Sur l’épitaphe on lit : Pie s’envole au Paradis, vieil âge a cassé

(vieille à jacasser)

dimanche 1 novembre 2015

DES MÉLODIES DÉJÀ ENTENDUES...

La première fois que j'ai écouté "Quelqu'un de Bien" de Enzo Enzo (ou Enzo² pour les matheux) je me suis dit que la chanson était un mélange de La Bicyclette (interprétée par Montand) et du 3ème Mouvement de la 3ème Symphonie de Brahms.

Le 3ème Mouvement de cette symphonie avait déjà été repris par notre cher Gainsbarre pour "Baby alone in Babylone" mettant en exergue la voix de souris de Jane.

Ici, l'utilisation est courte et habille le refrain de la chanson. Il n'empêche, la ligne mélodique se retrouve même si le tempo n'a rien de comparable !

Quant à la bicyclette de Montand due à Francis Lai, elle a dû inspirer Kent, l'ami de Enzo Enzo, qui est le compositeur de cette chanson évoquant quelqu'un de bien ! Ne parlons pas de plagiat (ah, le vilain mot !) mais d'influence musicienne, de vibrations dont Kent, vu d'un certain angle, fut le récepteur honoré !

Même si Kent veut cet angle taire !




vendredi 30 octobre 2015

NICOLAS S'HONORE DE L'ECHO RUSSE

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Au terme de la journée du 29 octobre où il a rencontré le président russe Vladimir Poutine Nicolas Sarkozy s’est rassuré sur sa « présidentialité » future. Oui, le tsar l’attendait et il a pu lui parler d’égal à égal, sur le dossier syrien notamment.

Le petit Nicolas a insisté, mais pas plus, pour que les bombes russes tombent bien sur les barbares de Daech et non par sur l’opposition nationale syrienne ce qui sous entendrait que Poutine aide son ami Bachar Al Assad à éradiquer la révolution « légitime » dans son pays.

Vladimir l’a écouté sans bouger le moindre sourcil mais riant intérieurement en se disant qu’une Conférence, à Vienne, allait débattre du cas syrien en la présence, exceptionnelle, des Iraniens, invités surprise, et ceci dès le 30 octobre !

Nicolas, imaginant l’acquiescement de son interlocuteur (qui ne dit mot consent ou plutôt qui ne dit maux  qu’on sent) a persévéré en martelant que la France et la Russie devaient travailler main dans la main pour éviter une nouvelle guerre froide ! Et pour réchauffer l’atmosphère, le plus grand fan de Carla Bruni, a même ajouté que la France, devrait progressivement levé les sanctions européennes à l’égard de ce grand pays qui a été injustement puni après l’annexion de la Crimée !

Poutine a bu du petit lait mélangé à de la vodka du diable et a laissé repartir le petit bonhomme engoncé dans son costume de président potentiel.

Nicolas est reparti vers la France avec la petite équipe qu’il avait constituée pour l’accompagner jusqu’au pays de Lénine. 

Rachida Dati, quittant exceptionnellement le Parlement Européen, en aura profité pour cicatriser davantage les plaies inhérents au choc émotionnel que lui avait infligé Mme Lucet, une journaliste irresponsable et adepte du harcèlement médiatique !


Oui, le voyage aura profité à tout le monde ! On a tellement besoin de se refaire une santé (je ne parle pas de la prison, ça c’est pour plus tard) chez les Républicains !


Tandis qu’au cœur de  Vienne la valse diplomate
Danse un pas de sortie de la crise syrienne
Pro Bachar de Russie et de flamme iranienne
Contre émirs saoudiens et française cantate
Le petit roi déchu avait quitté Poutine
Pour montrer qu’il existe telle une ombre maligne.

Nicolas, nœud coulant d’un pouvoir parallèle
Aigri à tout jamais d’un  Elysée perdu
Prêche en ses conférences quelques idées reçues
Et se met à revêt de splendeurs éternelles
Quand chez l’Ours arrogant il entend plastronner
Pour imposer l’ego et sur la place trôner !

Il emporte avec lui, au pays des mafias
Rachida résiliente du choc émotionnel
Maudissant la Lucet (*) d’une bile cruelle
Sous son foulard Hermès, indicible apparat.
Lellouche, Longuet, Jacob, au roi assujettis
Complètent en beau trio cette tapisserie.

Nicolas, au prénom qui fleure le Romanov
Escompte en ce séjour rassurer le Kremlin
Son Europe idéale devrait tendre les mains
Au Seigneur Vladimir qui, de très loin, innove
Dans la diplomatie de l’Ukraine en Syrie
Sauf regain de guerre froide il sera bien suivi.

Poutine vaguement écoute le petit
Il pourra palabrer de ses mots saccadés
Sous les tics assommants d’un pantin déréglé
Nul ne modifiera l’aire de sa stratégie :
Profiter du déclin de l’américanisme
Placer sur l’échiquier un fou d’opportunisme…



Et en cadeau...

(*) Lassie et du thé : DATI et LUCET (contrepeterie)






MÉNARD, CHICHE POUR EMPÊCHER LES KEBABS



Le maire de Béziers, Robert Ménard,  n’aurait pas fait dire par Duby (*) « t’es roi ». Si ce n’est le roi de la bêtise dont il est aussi le Héraut !
L’ancien reporter sans frontière, mais qui le possède à présent (le front Thiers voire un peu Adolf sur les bords), a pris des mesures anti-kebabs dans sa ville.
-       C’est normal, dit l’édile aux dents de loup déliées des lois, que je limite les risques de cancer eu égard au dernier rapport scientifique sur la viande ! Par ailleurs, le kebab n’est pas judéo-chrétien ! Kebab, qui veut dire « grillade » est avant tout döner de leçons ottomanes pour griller la politesse à nos gigots d’agneau !  
Ménard, avec beaucoup de moue, tond, en troll haineux (en trop laineux ?) les projets de restaurant à forte odeur de rôtissoire dans le centre historique de sa ville.
-       Trop de kebabs, c’est trop, lance l’assimilé FN, sabre bilame usé (sa brebis l’amusait ? Voilà pourquoi elle vit toujours avec lui et qu’il ne l’a pas encore transformée en côtelettes).
Quand on lui que d’autres maires sont plus tolérants il répond :
-       Qu’on fasse des kebab-Accoules, à Marseille, pour des quais baba-cool, c’est leur problème ! Ici je veux qu’on s’alimente sans exotisme pour le bien des Français de race blanche.
On dirait du Morano dans le texte !
Il faut dire que la blonde, l’éjectée de Sarkozy, vient de tenir un meeting dans la jolie ville de Robert. Une fois encore elle a éructé : « La France est un pays de race blanche aux racines chrétiennes comme le disait le Général de Gaulle"

Blanche comme la laine des moutons tant que ne flotte pas dans l’air ambiant le noir, l’haleine des matons…

(*) Georges Michel Claude Duby (1919-1996) est un historien français spécialiste du Moyen Âge, période dont il a largement contribué à renouveler la connaissance.

samedi 24 octobre 2015

CLIP VEGETARIEN


Michel Drucker existe depuis... trop longtemps déjà aux goûts de certains ou de quelque-unes qui seraient bien aise de le voir prendre sa retraite quand déjà, Claire Chazal, une gamine, a quitté nos écrans !

A cette époque lointaine, Michel interviewait un autre Michel qui n'avait pas perdu son chat mais d'autres animaux dont la tendre chaleur le confortait dans son envie de vivre après qu'une poupée lui a dit non !

Ce fut le premier avis de recherche de l'histoire de la télévision. Michel P recherchait un caniche pour des raisons capillaires. Par ailleurs l'animal de compagnie devait être végétarien ce qui semble contre nature. 

Mais depuis la vache folle on ne s'étonne plus de rien. Les braves vaches anglaises n'ont-elles pas longtemps ingurgité de la farine animale sous l’œil bienveillant d'une dame de fer qui pourtant ne semblait pas sans (s'en faire) ?

L'annonce se transforma en un petit clip que j'ai réussi à récupérer par des méthodes illégales (je l'avoue humblement) et que je vous propose de découvrir !


jeudi 22 octobre 2015

LA VIE D'UN THIERS SOUS LA PRESSION D'UN DEMI



Adolphe Thiers naît à Marseille le 15 avril 1797 soit en Germinal où dansait Zola, à l’époque où le Directoire bafouillait en attendant Bonaparte.

Sa mère ne veut pas l’appeler Adolf, prénom initialement retenu par le géniteur :

-         Adolf, tu n’y penses pas ! Mais enfin Adolf, c’est déjà le marquer du sceau de la croix gammée ! Tu ne peux faire ça à notre enfant !
-         Mais enfin, femme, de quoi parles-tu ? Tu es en avances  de quelque 130 ans ! Excuse-moi, mais ça n’est pas aryen ! N’anticipe pas avec le petit moustachu à la mèche rebelle !
-         Taratata, je ne veux pas de  Adolf, en tous cas pas écrit Adolf ! Je veux bien Adolphe, ça féminise un peu. (*)

Ce sera donc Adolphe eu égard à une théorie du  genre  déjà bien implantée à l’époque.  Le petit phocéen, sans vouloir fausser haine, passe une enfance heureuse juste perturbée par des quintes de toux dont vient régulièrement à bout (et sans tabou) sa génitrice par de récurrentes lotions à base de camphre.

Marqué par cette thérapie il écrira, dès 10 ans, « Mein Camphre » un livre de jeunesse où il décrit comment il éradique les microbes ! Le titre franco-allemand laisse songeur mais, qu’importe, le torchon ne sera jamais publié.

Son premier émoi amoureux porte son dévolu sur une certaine Amélie. Mais la belle refuse de s’appeler Amélie Thiers (vous imaginez vous : à mes litières ?) et ne voit pas comment être la moitié d’un Thiers par effraction ! Le mariage sera pour plus tard…

Plus grand, il poursuit des études de droit qui le prennent dans des filets sans qu’il soit leurré Thiers. Il sait prendre ses distances et le mot «  large » en Thiers signifie « l’art des choix ». Outre le minimum théorique il choisit de se divertir par divers tirs d’essai dont un dans le journalisme. Il fonde, en effet, le journal « Le National » avec ses potes Auguste Mignet et Armand Carrel. Mais l’association Carrel-Mignet, car elle mit niais, ne lui plaît guère. Il fait cavalier seul  et de façon fière s’étale Thiers sur des pages qu’il remplit de biographies historiques. Une telle production littéraire lui vaut d’être élu à l’Académie française  et à l'Académie des sciences morales et politiques (et non Poe râle et mots l'y tiquent)

En 1830, tandis qu’une épidémique rend les gens cholériques, il soutient sans colère, la Monarchie de Juillet après les trois glorieuses qui jouent les meutes du peuple. Barricades pour un nouveau roi que gênes de la croix n’empêcheront pas d’atteindre l’objectif. Certains seront crucifiés sur le bois du combat héroïque mais Charles X devra abdiquer en faveur de Louis Philippe 1° qui fêtera cela au bourbon dans sa maison d’Orléans !

Thiers gagne les fruits de son soutien. Le voilà ministre des Finances et le premier à lancer le Thiers provisionnel. Puis il joue du nomadisme maroquinier qui le Rabat successivement sur des sièges de l’Intérieur, des affaires étrangères et même de président du Conseil)

Mais Louis Philippe, superbe poire de conférences, ne voulant pas que ces mauvaises habitudes commissent (comice ?) des malversations lui préférera  Guizot !

Il en veut à cette décision l’atterrant Thiers ! Il est vexé et virera sa cuti en soutenant la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte ! Mais quand Bonaparte ment en jetant, telles des loques à terre, la constitution par un méchant coup d’état, Thiers rompra avec lui. Cette vilaine tuile il la ressent comme dégoût, Thiers, comme une autocratie qui, lâche, arpente l’aigre niais dans ses neurones bonapartistes. Un atavisme !

Le coup d’Etat du 2 décembre 1854 instaure le second Empire et un second temps pire pour un Thiers au trois quart sonné sous le coup d’une expulsion !  Sans pour autant être sans toit, il prend le bon air, par dépit,  à la bonne aventure. A changer de toit se fait Thiers jusqu’au jour où il lui est donné de revenir en France.

Nous sommes en 1863 et Adolphe se fait élire député de Paris et siège à l’Assemblée où, là, semblaient s’assembler des las sans blé ! Lui ne manque de rien et la fortune rend Thiers sans souci sous ces cent-six sous quotidiens.

Mais dépité, il dénonce l’hégémonie du monarque et sa politique étrangère pas étrangère à l’aventure.

Napoléon III, depuis 1861,  envoie des corps expéditionnaires au Mexique pour implanter les intérêts français. Mais ils jouent les sombres héros en lançant des maximes îliennes contre Maximilien, empereur du Mexique mais néanmoins de Habsbourg. C’est une déculottée et Napoléon III doit retirer ses troupes.

La guerre le rattrape en Europe. La Prusse de Bismarck le menace tellement qu’il lui déclare la guerre sans imaginer l’opportunité du teuton de la battre, occase qu’appointe l’effort de guerre du chancelier de Guillaume 1°

Thiers lui dit : Sire, vous faites une erreur, la Prusse est trop forte ! Napoléon rétorque : tu parles par dépit, sot Thiers, mais le métier de guerre, dur, inné, je vais l’exercer !

Bien mal lui en prit. L’Empereur se voit se damner à Sedan par hardes nées de la stratégie prussienne. Le voilà prisonnier ! Thiers est alors rappelée par l’Assemblée réfugiée à Bordeaux et qui veut tourner ces pages de vie ignoble ! Il est chargé de trouver des appuis et des alliés pour lutter contre la Prusse, mais en vain car, avec des vagues  à lames il n’a vraiment pas la côte Thiers !

L’armistice est signé le 28 janvier 1871 et Thiers sait, gagnant, qu’il peut pronostiquer un futur poste éminent. Cela ne manque pas : le voilà chef du pouvoir exécutif de la République française.  Mais le peuple voit dans laid Thiers un regard vert-mer qui peut l’engloutir. Il redoute  un retour de la monarchie et se soulève. C’est la fameuse « Commune de Paris » qui fera fleurir le temps des cerises, un temps pourtant peu Clément faisant sourdre par débit garrots et grille-hôtes. Car la répression est sanglante. Le 18 mars 1871, Thiers envoie Mac-Mahon contre les communards.

-         Ô peuple, t’abat Thiers, clamera un insurgé avant de mourir en ne pipant plus mot (en nœud pipe en plumeau ?)

C’est l’hécatombe. Les survivants seront jugés et envoyés au bagne (notamment en Nouvelle Calédonie).  L’Assemblée monarchiste décide de laisser Thiers à sa place de chef du Gouvernement avant que la Restauration ne rentre en jeu puisque d’entrée elle dessert tout plat de résistance ! Thiers déclare qu’il préfère qu’il reste au rang de « Président de la République », Par la suite, et contre toute attente, il refuse la monarchie qui  prime sceaux-Thiers et affirme qu’il souhaite une République.

Mais la majorité à l’Assemblée reste royaliste et veut franchir l’affront-Thiers et doit nier l’arrogant !  Adolphe Thiers est finalement contraint de démissionner le 24 mai 1873. Il  n’apprend la nouvelle qu’à chaud Thiers et ça lui jette un froid !

Il continue à y croire car son âme est pugnace et que faire de nos vies sans l’âme, ah, Thiers ! Il est persuadé qu’il sera rappelé à la tête du Gouvernement dissipé d’ici peu (étant donné qu’il est, selon d’aucuns, indispensable au pays selon la maxime « le fort reste Thiers ». Mais le lendemain, c’est Patrice Mac-Mahon qui devient Président de la République et lance son fameux : j’y suis, j’y reste !

Adolphe se résigne à abandonner la vie politique (ça me rappelle quelqu’un). Puis, une vilaine maladie l’écarte, roue Thiers à grande échelle. L’homme meurt quelques années plus tard, en 1877, au pavillon Henri IV, un hôtel de Saint-Germain en Laye.

Il repose au Père Lachaise et ce lieu cher l'apaise...


S’y meut Thiers sous les aspects voluptueux d’un feu follet… 



(*) Cette conversation a fortement inspiré Alexandre de la Patellière et Matthieu Delaporte pour leur pièce "Le prénom" (2012) adaptée par eux-mêmes, et par la suite, au cinéma.

mercredi 21 octobre 2015

PUB 85


Une présentation appétissante !
Mais avez-vous bien LU ?
C'est loin d'être du gâteau !
Par contre, à l'intérieur
Un cadeau vous attend !
Une jolie photo
Surmontée 
D'un galimatias fait maison 

Présentation à titre indicatif