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samedi 27 mai 2017

VIVE OTAN POUR LES UNS, VIVOTANT POUR L'AUTRE...





Donald Trump, en ce jeudi 25 mai, après avoir vendu des armes aux Saoudiens, pleuré au mur des lamentations à Jérusalem et vu le Pape François à Rome, s’est rendu à Bruxelles.

L’homme à la coiffure jaunâtre (et que de vieux politicards rattrapés par l’âge honnissent) y venait-il pour contempler le manekken à un moment pro-pisse ou allait-il s’attarder devant une baraque pour y déguster de croustillantes frites nappées d’une mayonnaise dont la teneur minimale en matière grasse est passée de 80% à 70% par arrêté royal du 10 juin 2016 ?

Non, Mr Trump se rendait dans la capitale belge pour un sommet de l’OTAN et retrouvait 27 chefs d’Etat et de gouvernement de pays membres de cette magnifique organisation militaire !

-      J’aimerais y mettre Thermes, car barbe OTAN, avait grommelé le chef de la Maison Blanche

Trump y allait en se grattant le cuir chevelu et, squames ôtant, escamotait dans sa tête les mots qu’il serait tenté de dire et qui blesseraient autrui !

Une heure après il avait déjà oublié.

La minute de silence pour les victimes de Manchester n’y put pas grand-chose ! Trump prit la parole et fut franchement désagréable !

Le milliardaire reprocha à ses petits copains européens de ne pas suffisamment contribuer à l’effort de guerre.

-      Votre écot qui paie l’épée n’est guère épais, lança-t-il de façon martiale !

Comment cet homme, qui humilie taire, (et qui en a encore…des soldats) ? Comment lui dire que l’Europe a entrepris un réel effort pour accroître sa contribution et qu’elle s’est engagée à consacrer 2% de son PIB au budget de la défense à l’horizon 2024 ?

L’homme continua dans ses invectives avec la même brutalité qu’il avait manifesté en écartant sur son chemin le premier ministre Monténégrin Markovic lequel avait dû songer alors « relis Montaigne, hé gros ! ».

Surtout, Mr Trump omit de confirmer l’engagement de l’Oncle Sam à appliquer l’article 5 de la charte atlantique. Cet article constitue le socle de la défense réciproque car il stipule l’obligation d’intervenir pour défendre tout allié attaqué ! Serrer alliés reste la meilleure façon de soigner les blés sûrs !

Alors si les Européens se sont battus aux côtés des Américains en Afghanistan, après le 11 septembre, on serait en droit d’attendre que de futurs vilains tours jumellent et que la bannière étoilée prêtât main-forte à la vieille Europe. Cela s'avérerait bien utile, si Poutine, par exemple et d’aventure (ou réciproquement), se mettait à menacer les pays baltes puisqu’on lui a si bien laissé annexer la Crimée, en 2014.

Mais Trump, par son discours culpabilisant, ne semble pas rassurer son auditoire. 

Avec son « America First » il est prêt à tout sacrifier au nom du protectionnisme : pourquoi protéger ces « mauvais » Allemands qui vendent trop de véhicules de luxe aux USA  ? Pourquoi débourser de l’argent pour protéger des territoires qui se battent contre un autre ennemi : la défense de la planète ?

Oui, Trump n’a que faire de l’OTAN tout autant qu’il s’assoit sur les résolutions de la COP 21 en relançant chez lui les exploitations de gaz de schistes et les énergies fossiles particulièrement dégradantes pour l’environnement !


Plus que jamais, l’Europe a besoin de se protéger seule. Cet impératif suppose une défense commune avec des moyens adaptés.

jeudi 25 mai 2017

LAPONS D'EIRE A SION




HOMMES DU PONT DE L'ASCENSION (BRIDGE MAN) !


C'est le jeudi de l’Ascension
Et pour beaucoup le gentil pont
Quel beau gruyère ce mois de Mai
Oui, à quelques exceptions près !

POURQUOI FALLAIT-IL DONC QUE ROGER MEURE ?



S’il avait été réellement un espion de sa gracieuse Majesté et s’il eût été encore assez jeune pour être en service, peut-être aurait-il su déjouer l’attentat de Manchester.

Mais voilà, Roger Moore n’a jamais été un espion. Il a juste enfilé le costume du 007 pour la beauté de l’art cinématographique. Quant à la jeunesse, elle lui a tellement filé entre les mailles de Scotland Yard qu’il en est mort !

Et oui, Roger  Moore vient de nous quitter le jour même où nombre de ses concitoyens périssaient sous les éclats d’une bombe djihadiste.

Roger représente, pour moi, la meilleure incarnation de l’agent secret 007, bien plus que Sean Connery (surtout ne pas prononcer « c’est une connerie » car il en prend une douche écossaise) ou que ces acteurs plus ou moins doués qui ont succédé à ces deux monstres sacrés pour interpréter le héros indestructible.

Je suis conscient que c’est un avis très subjectif mais, que voulez-vous, Roger Moore représente au mieux et  à mes yeux (voire vice-versa)  le flegme britannique personnalisé.

D’ailleurs le cinéma ne s’y est pas trompé qui l’a qualifié à sept reprises pour se glisser dans la peau du gentleman des services secrets de la Couronne (encore très mal remboursée par la Sécurité Sociale, mais...je m'égare).

Le petit Roger naît un 14 octobre 1927 à Stockwell, près de Londres. A 18 ans, il quitte sa province, bien décidé à empoigner la vie. Le cœur léger et le bagage mince, il est certain de conquérir…l’armée ! Et oui, Roger devient capitaine dans le Royal Army Service Corps… Je vous demande un peu ! Heureusement, un grave accident de voiture lui remettra du plomb dans la tête ! Après sa convalescence, sentant que con va l’essence  martiale, il se décide d’épouser l’art dramatique ! Tac !

Il suit les cours à la Royal Academy of Dramatic Art (soit la RADA à ne pas confondre avec l’art à Dada ou loup roux doux d’août ou l’ère est d’aider ou…mais qu’est-ce que je raconte, là ?)

Et bientôt il se fait remarquer. La télé britannique l’embauche pour jouer Ivanhoé. Un rôle de chevalier qui confère un cœur de lion ! Voilà du butter dans les spinach, comme le dirait Popeye, même s’il faut se coltiner 39 épisodes et en plus en noir et blanc !

Après cette terrible épreuve marquant  d’Yves à Noé (ses costumiers) les organismes, Roger joue Le Saint, toujours pour la télé des rosbifs Mais, cette fois-ci, la dose augmente : 118 épisodes ! Un véritable calvaire pour l’acteur englué dans un rôle d’aventurier nommé Simon Templar même si s’y monte ample art de la comédie ! Jouer le Saint n’est qu’terre, lance Roger en maugréant histoire de dire qu’on ne décolle pas vers les hautes sphères divines.

La TV ? L’idée,  Roger, serait d’y déroger ! Hélas, le petit écran le capture de nouveau. Le voilà pris dans les mailles d’Amicalement vôtre ! Heureusement on réduit les doses : que 24 épisodes et, cerise sur le gâteau, la joie d’avoir Tony Curtis comme comparse ! La classe ! Roger joue le rôle de Brett Sinclair, un Lord qui joue les redresseurs de torts. Quitter un sombre saint pour jouer un saint clair ne vous fait pas monter au Paradis même si avec son pote le cœur tisse une amitié solide.

Le Paradis il va enfin le trouver avec la reconversion en James Bond. En 1973, il joue dans Live and Let Die (avec la bande originale de Paul Mac Cartney alias Boss of the Wings !). Il ne veut pas s’arrêter là ! Sinon c’est colère ! Il faut te faire vivres et ne pas te laisser, Moore, ire ! Alors on continue. En 1974, c’est l’homme au pistolet d’or (à ne pas confondre avec la piste au lait d’Ore, un micro tournage d’un ami de Haute Garonne, jamais diffusé).

En 1977, Roger récidive dans L’espion qui m’aimait où il joue avec BB, non pas celle de initiales de Gainsbourg, mais Barbara Bach, une jolie actrice jadis tentée par une carrière de chanteuse mais trop tiraillée entre les reprises de l’Aigle Noir et la cantate BW 4 !

En 1979, comme c’est un pro Roger, il continue : le voilà 007 dans Moonraker (leur Halo de thune, heu le râteau de Lune) qui, sans vraiment être un navet nous plonge dans les navettes…spatiales.

En 1981, c’est rien que pour vos yeux, où Moore joue avec notre Carole Bouquet nationale, alors encore toute en fleurs et ayant besoin d’être au parfum avant que Chanel ne s’en occupe. En 1983, Octopussy  ajoute une nouvelle pieuvre de la longévité de Roger : à 55 ans, il reprend du service dans un film qui parle d’Inde et ses temps d’œillets mais sans voir 007 endeuillé.

Car James Bond n’est jamais triste. La mort ne t’atteint pas quand sonne le glas Moore ! Alors comme le rôle est assez cool, Roger se prend une piqûre de rappel. Mais ce sera la dernière car elle est dangereusement vôtre (1985) ! Oui, il ne faut pas abuser avec le Bondage, enfin, je veux dire, la Bondérisation. Ce sera donc le dernier James Bond pour notre homme. Dans ce dernier opus, à nouveau, tandis que suent rats, Bond danse, sape, les tord, est toujours vainqueur ! Bref, la routine ! Il est temps d’arrêter ! Allez, va, gars Bond d’âge mûr !

Roger jouera encore dans quelques films insignifiants (où tu te fais, ah Moore, haché !) puis se consacrera aux Droits de l’enfance en étant ambassadeur de l’UNICEF.

Mais il se fait las, Moore ; pas las, guère d’entrain.

Alors il s’éteint, ce 23 mai 2017, à l’âge de 89 ans, à Crans-Montana, en Suisse, un peu loin de son île natale sévèrement frappée par la folie meurtrière.

On ne lui en voudra pas.


Il sera toujours le 007, magnifique et si délicieusement british !

mercredi 24 mai 2017

MANCHESTER PLEURE SES ENFANTS




L’horreur habite notre pauvre monde. L’horreur se drape dans des oripeaux d’idéologie d’un islam frelaté et nous n’en sortons plus.

Une fois encore l’Etat Islamique a frappé des vies innocentes, et, cette fois-ci, des vies de jeunes enfants, de petites fleurs des champs écloses et épanouies sous le soleil chaleureux d’une chanteuse à leur image, la jeune Ariana Grande, astre rayonnant sur la scène de la Manchester Arena, à Manchester, la 3ème ville de Grande Bretagne.

Ce mardi 23 mai, à la fin du concert de la starlette, le jeune public sort de l’enceinte où il vient de vivre un pur moment de ravissement. Il sort, la tête tout éblouie d’étoiles quand soudain la déflagration jaillit, ravageuse, bête hideuse emportant de jeunes cœurs définitivement.

22 morts et 64 blessés. Les chiffres bruts mais derrière la froide statistique tant de destins brisés, de jeunes ailes qui n’avaient pas encore pris leur envol dans le ciel adulte, des cœurs de parents venus chercher le fruit béni de leur existence, des deuils à perpétuité et l’impossible chagrin.

Un jeune homme, une ceinture d’explosifs, et toujours le même mode opératoire comme savent le commenter les spécialistes de la lutte anti-terroriste.

Un attentat suicide, au nom du groupe djihadiste, pour la gloire d’un Dieu qu’il ose appeler Allah !

Sur les terreaux de nos fragiles démocraties poussent désormais les fleurs de menace, au pollen fertilisant, emporté par les vents mauvais d’une haine qui se nourrit de frustrations, de rancœurs contre l’Occident.

Une atrocité rampante contre laquelle nous devons faire face, en gardant le noble visage des valeurs d’humanité.



Safie Rose, Kelly, Georgina
Et tant de cœurs broyés d’éclats
Dans le brasier de Manchester
Arena au cœur de l’enfer

La vie plongée dans tant d’abysses
Ténèbres au pied du précipice
La bombe humaine éteint de nuits
Les frêles bougies de la vie

Deuil alourdi de l’impuissance
Au fond de l’océan d’errance
Chorégies, sel des sanglots

La vie d’Ariana Grande
Sous un soleil qui s’est voilé
Danse un crépusculaire halo !


mardi 23 mai 2017

TRUMP SE PREND UN PEU DÉRAILLEUR...




Le président américain Donald Trump vient d’entamer son premier déplacement à l’étranger pour sortir de l’atmosphère nauséabonde de son bureau ovale. Il est vrai qu’un sale air qu’on exalte érode aura (sale air connexe altère odorat) du milliardaire : une vilaine histoire de communication d’informations classifiées et pourtant communiquées aux Russes, le 10 mai dernier. Le Président ne serait pas étranger à la fuite et dès lors on se demande : Trump, privé d’éclat, s’y fier ?
Oui, Trump fuit son pays pour échapper aux nauséeuses accusations qui pourraient lui valoir une procédure de destitution.
En effet, il a suggéré à M Comey, patron du FBI, d’interrompre une enquête visant Michael Flynn, son conseiller à la sécurité, qu’il venait de limoger. Mr Flyn avait menti à Mike Pence, vice-président, sur le contenu d’un échange téléphonique avec l’ambassadeur de Russie. En réalité c’était grave car Flynn avait assuré aux Russes que les sanctions imposées par Obama (dont l’expulsion de 25 espions) seraient bientôt levées…par voie de Bush visiblement sur les dents. Or, à l’époque, Trump n’avait aucun mandat pour négocier avec l’étranger.
Vouloir empêcher une enquête d’être menée peut être assimilée à une tentative d’obstruction visant la justice : Trump pour Comey commet coup pas commun qu’homme hait.
La destitution pourrait lui tomber dessus mais tout le système repose sur les majorités de la chambre des représentants et du Sénat. Or, les Républicains sont, pour l’instant, les majoritaires. Mais tout pourrait être chamboulé lors des élections de mi-mandat nées d’aimants damnés attirant les démocrates, en ce 6 novembre 2018 ! Le spécialiste du golden shower pourrait alors perdre sa majorité.
En attendant, fuyant ce climat délétère et muni d’un passe porc, notre chef des armées de l’Oncle Sam a fait un petit tour à Ryad, histoire de vendre des armes aux Saoudiens, de les flatter dans leur sunnisme anti-iranien et de désigner Téhéran comme l’ennemi numéro 1 !
Il n’a que faire de voir l’Iran voter majoritairement, et dès le premier tour, pour Rohani, le modéré, qui repart pour un second mandat.
-      Même si Rohani, le modéré, fait de ses mots des rets pour entraver la théocratie, il n’en demeure pas moins que l’Iran se fait perçant en Syrie avec l’aide de la Russie pour protéger Bachar, le chiite alaouite qui aime Allah neuf, a lancé Trump dans un arabe approximatif, celui de son traducteur claustrophobe mais néanmoins vegan !
Et puis Trump avait tellement à se faire pardonner de ses décrets anti-immigrations bien saupoudrés d’islamophobie que ce voyage tombait à pic tout autant que l’homme imprécis pisse sur la diplomatie dont l’effet sera vain.
Pour rassurer les rois du Pétrole, Mr Trump a tissé un long discours, en ce dimanche 21 mai. Il s’est déclaré porteur d’un message « d’amitié, d’espoir et d’amour ». Il a exhorté les pays arabes à se coaliser contre Daech, l’ennemi commun qui salit l’Islam. On l’aurait presque entendu dire que s’il vend des armes aux Émirs (l’Émir adore) c’était aussi pour qu’ils s’en servent, qu’ils écrasent définitivement l’Etat Islamique évitant ainsi à l’Oncle Sam de se salir les mains si longtemps souillées par de l’interventionnisme exacerbé.
Et puis, profitant de la proximité, il s’est rendu en Israël pour rencontrer, ce lundi 22  mai,  le premier ministre Netanyahu et apporter un rameau d’olivier en lançant « par la Paix naîtra Sion » !
Car Mr Trump ne désespère pas de décrocher le prix Nobel de la Paix pour instaurer définitivement la cessation du conflit entre Juifs et Palestiniens. Seulement il ne sait pas comment s’y prendre, il n’a pas de feuille de route. Il s’est alors rendu aux murs de lamentations et y a glissé une petite prière : mon Dieu, inspirez-moi pour que je puisse réconcilier ces deux peuples, pour me glorifier d’un Nobel et faire taire tous les détracteurs qui me cherchent des poux dans la tête !
Il a profité d’être au pied du mur pour savoir combien avait coûté l’édifice. Car il n’oublie pas qu’il doit construire un mur anti-Mexique et il cherche des devis !
Les hommes de Benjamin Netanyahu ont donné des chiffres bidons, il sentait que ceux-là mentaient, trompant sa seule âme hantée par la peur d’une destitution : c’est lamentable !
Ce soir, il va manger casher en espérant que son épouse, Mélania, appréciera, qu’elle n’aura pas un problème de colon ! Il ne sait pas mais, ces jours ci, elle est un peu chagrine voire Mossad. Des petits gestes d’énervement, le fait de repousser un geste tendre qu'il lui adressait !
Pourquoi cette crispation se fait hâte et l’avive ?

Trump croise les doigts pour que demain lui procure moins de nazes arêtes.

samedi 20 mai 2017

ITINERAIRES SYMPA - 4

Cette nouvelle planche d'itinéraires pourrait bien nous raconter l'histoire d'un jeune éphèbe partant voter en étant torturé : doit-il soutenir un PS complètement euthanasié ou voter pour les candidats en marche ?

LE GOUVERNEMENT DE L’ÂME A MA_




Ça y est, le gouvernement Macron vient d’être constitué après un petit suspense bien compréhensible pour rendre l’évènement croustillant comme des Macron dans la durée.

Le nouveau premier ministre, Edouard Philippe dont la barbe n’est pas sans évoquer celle d’un autre Edouard, lui aussi premier ministre en son temps, mais qui la portait rarement, voire jamais, a dû la jouer finement pour éviter tout débat, las, dur.

Oui comment choisir des hommes et femmes pour respecter la parité tout en ouvrant les vannes à droite, au centre (Modem), à gauche et à la société civile mais si belle comme on dit pour désigner les quidams non encartés politiquement ?

L’affaire s’annonçait corsée mais il n'est pas deal de botter...en touche. Alors Edouard, Havrais dire, avec la complicité d’Emmanuel, s’en est bien sorti.

Ce mercredi 17 mai, les deux hommes nous on pondu un gentillet groupe de combat pour les législatives. Car, ne nous y trompons pas : ce gouvernement n’est que transitoire le temps d’élire les députés. Ensuite, on verra selon la couleur de la chambre…

La barbe du Havrais, du haut de 1m90 a comme attiré, tel un phare breton étouffe crétins, des personnages qui, quelques jours avant, auraient pu appâter leurs propres électeurs dans leur propre camp. On peut réellement dire que la barbe happe appâts.

Qui sont ces poissons pêchés par le Mr Philippe, auguste, sous l’égide de Mr Macron ?

Le plus gros d’entre eux s’appelle Nicolas Hulot ! Et oui, l’homme d’Ushuaia, échoue, aïe, aïe, ah, sur une plage d’ouverture et ne sait des galets rien ! Après avoir été courtisé par moult hommes politiques il a fini par accepter d’être Ministre de transition écologique dans un gouvernement. Il a juste déclaré aux fausses sceptiques qui feignaient de le croire hypocrite :

Je rentre en ce gouvernement pour changer les choses et sauver les écosystèmes par des plats nets, recettes garanties ! Mon goût vert ne ment pas : rit Terre !

Puis viennent deux requins issus des Républicains : Bruno Le Maire et Gérald Darmanin. Ils auront respectivement le Ministère de l’Economie et le Ministère de l’action et des comptes publics. Ils marquent vraiment l’ouverture et provoquent un mini séisme dans leur camp. Le Maire se rit de donner des boutons à ses amis de droite mais le jeune Gérald (34 ans) est déjà raillé par ses pairs. Les vilaines langues lancent :

Darmanin ? Il étaie merde de tous coins !

Ce n’est pas très gentil pour le petit sarkozyste qui réclamera bientôt des comptes à tous ces Migaud, heu nigauds.

Sinon les surprises sont moindres. François Bayrou touche les dividendes de son alliance avec Macron. Le voilà nommé garde des sceaux et pour quelqu’un qui a du Pau on peut vraiment dire que la chance elle rit. Il emporte dans ses valises deux copines du Modem : Sylvie Goulard, ministre des armées et Marielle de Sarnez, ministre chargée des affaires européennes.

Jean Yves Le Drian, quant à lui, sera le seul à opérer une double passation de pouvoir. Il quitte son costume de chef des armées (sous Hollande), souhaite bonne chance à Mme Goulard puis se retrouve au Quai d’Orsay pour remplacer un sombre Ayrault.  


Quant à Gérard Collomb, Maire de Lyon, et premier fidèle parmi les fidèles macronistes, il s’occupera des poulets en évitant les bavures pour éviter de susciter les piges aux niais. Oui, le voilà nommé Place Beauvau comme premier flic de France et prêt à traquer les terroristes si le moindre délit haut naît !

Je passe rapidement sur d’autres personnages de cette équipe gouvernementale pour consacrer la fin de mon billet à Mme Flessel Laura. Et oui, la quintuple médaillée olympique d’escrime, guadeloupéenne bon teint, se retrouve Ministre des Sports ! Celle qu’on surnomme « la guêpe » y est allée dare-dare ! Est-ce crime de se plonger dans un tel guêpier comme lui reprochent certains ? Elle ne le pense pas et a sabré le champagne pour cette nomination !  Animée du feu de la résistance, (en elle l’or enfle Hessel), elle saura s’indigner et croiser le fer si, par malheur, son Ministère perdait lame de combativité.

La France se paie donc un sympathique gouvernement, loué par les apôtres de l’ouverture mais abhorré par les réfractaires à toute explosion du dualisme gauche-droite.


Le temps de poser pour la photo (ils sont venus, ils sont tous là) à l’issue du premier conseil des Ministres et il faudra se mettre au travail.

L'âme à Ma_ (cron) est en Marche !


(Sur l'air de la mamma - Charles Aznavour)

Ils sont venus
Ils sont tous là 
Ils ont délaissé le perron 
Pour les marches de l’âme à Ma-cron
Ils sont venus
Ils sont tous las
Des querelles au sein des partis
Y a même Hulot ; l’écologie
Se croit glissée sous de beaux draps
Quelques ministres font  silence
Les LR se tiennent à carreau
Le Modem prend de l’importance
Bayrou se gardera des sots !
A l’âme à Ma..

On se gausse d’avoir bien baisé
Les vieux partis fossilisés
Puisqu’elle sait courir l’âme à Ma_
Les marris aigris, nus  de grâce
Chez Philippe n’ont pas eu de place
Par contre on a tendu les bras
Aux coudes épais de la Laura !
Est venue Schiappa
Y a tant d'amour ! A l’avenir
Choiera-t-il encore l’âme à Ma_
Temps de Collomb, paix et sourires
Tout près de toi, toi l’âme à Ma_

Le père Le Drian fait le show
En restant dans cet appareil
L’après Hollande c’est l’âme à Ma_
Ferrand, Blanquer, petits nouveaux
Vivent un conte aux mille merveilles
Pourtant déjà viennent pêle-mêle
De gros dossiers sous les manteaux
C'est drôle Marielle n’fait plus sang triste
Jubile de son affectation
Elle ne voit pas de guide à risque
Dans le personnage de Macron
Ah, l’âme à Ma_

Les femmes disent en souriant
Qu’elle est bien là, la parité
Elle a fait courir l’âme à Ma_
Sylvie Goulard tout d’aise armée
Sourit fort au tout premier rang
Quand ses copines reléguées
A l’arrière ont bien moins d’allant
Marlène on n’te voit pas…

Y a du glamour, des beaux sourires
Autour de toi, toi l’âme à Ma_
Temps Darmanin, bée le plaisir  (tant d’armes à nimber le plaisir)
Sans travers, pour toi l’âme à Ma_
Que les clans tout aigris crient : « jamais
Cela ne marchera ! »

mercredi 17 mai 2017

UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE



Dimanche, 14 mai 2017, Emmanuel se lève d’un bon pied, le droit semble-t-il, non, plutôt du gauche, oh puis peu importe, il s’est levé et s’est mis en marche comme d’habitude. Il prend son café, comme d’habitude et se prépare pour la journée.

Et quelle journée : une journée de passation de pouvoir. C’est aujourd’hui qu’il signe son contrat à durée déterminée pour 5 ans, renouvelable si satisfaisant à échéance. Il demande à Brigitte, son épouse, de le devancer car elle a toujours pris les devants pour qu’il puisse ménager ses arrières. La dame se plie gentiment à l’injonction. Là voilà tout de bleu vêtue à parcourir le tapis rouge qui mène au Palais Présidentiel. Elle arpente sur des talons aux moindres coûts (détalons au moindre coût !) et le tailleur, lui-même, est prêté car en voyant le coût tu riais…jaune !

A 10 heures Emmanuel arrive à son tour. Il prend son temps et son « en marche » prend la lenteur d’une limace à malice. Il va vers Hollande qui sort juste de sa cuisine après avoir achevé le dernier Flamby dont la DLC frisait la bérézina ! Les deux hommes se serrent la main longuement. Puis, ils s’enferment dans le fameux cabinet noir tant décrié par un Sarthois qui n’attendra guère de temps pour se voir coller la justice à son auguste postérieur.

Le tête-à-tête dure une heure. Qu’on put se dire les deux hommes hormis que le code de l’arme nucléaire est SEGOVALEJULI536572, mnémotechniquement  simple pour le capitaine de Pédalo mais qui n’évoque rien pour le jeune Président. Oui qu’ont-ils pu se raconter pendant une heure qu’il faille combler médiatiquement avec des anecdotes sur les vacances de Mr Hulot, qu’on pressent au Ministère de l’écologie ou sur l’aérodromophobie de Brigitte Macron qui préfère prendre le volant plutôt que l’autre.

Oui, on se demande ce qu’ils ont raconté pour finalement se quitter ! Hollande a quitté le Palais où il avait thésaurisé quelques kilos qu’il lui faudra perdre sous peine de se taper de façon imminente des complications cardio-vasculaires !
De sa voiture il adresse un « bon courage » à son élève. Ce dernier gagne alors le salon de l’Elysée pour être élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d’Honneur (GCLH…J’essaie, elle hache, enfin, elle tranche !) car quand on est en marche il faut les rangs d’honneur comme me l’a toujours dit un cousin atrabilaire mais néanmoins numismatique qui taillait en pièces les moindres difficultés au cours du pèlerinage vers St Jacques de Compostelle.  

Mais je ne suis pas là pour vous parler de mon cousin mais du petit discours de bienvenue de Mr Fabius, Président du Conseil Constitutionnel, qui, après avoir confondu 2007 et 2017 se rattrape aux jupes de Marianne pour déclarer Mr Macron 8ème Président de la 5ème République (et non pas le contraire).

Puis Emmanuel prend son temps, de l’assurance et la parole pour préciser : "Je ne céderai sur rien des engagements pris vis-à-vis des Français" ! Oui pas de faux pas céder en ce CDD par de bonnes passes aidé !

A l'issue de cette charmante allocution il serre la main à tous les témoins. Mr Collomb, Maire de Lyon, et soutien de la première heure, a eu sa petite larme. L’émotion est palpable comme dans un film de Haneke subventionné par le CNC au nombre de kleenex usés par acteurs enrhumés.

-       -  Pourquoi, pleures-tu Geai rare qui es devenu Colombe, lui lance le jeune Président pour faire renaître un sourire ?

-         - C’est trop beau, lance le vieux grognard, aussi beau qu’un prêche  de Mgr Barbarin, mon pote lyonnais.

-     -   On ne se quitte pas mon brave. Je te réserve une petite place au gouvernement. Tu n’auras pas affaire à un ingrat !

Emmanuel cherche à n’oublier personne ! Mon Dieu, comme ils sont nombreux dans ce salon élyséen ! Ah tiens, bonjour Pécresse, tu vas bien ? Les enfants ça pousse ? Ah, salut à toi Hélène dont le car erre dans Causses, hi, hi, non je blague…Tu vas bien ? Et le fiston qui se prénomme comme moi ? Oui, il va bien ! Ah, il prépare un nouveau roman ? Toujours aussi mystique ?

Et blablabla et blablabla, les mondanités c’est souvent de la poudre de Perlimpinpin mais comment ne pas se faire mon daim disait sa biche sexagénaire à l’heure due des cerfs ?

Enfin tout se termine. Emmanuel sort et passe quelques troupes en revue tandis que 21 coups de canons sont tirés depuis l’esplanade des Invalides pour rappeler les villes préférées du jeune chef d’Etat : Sète, Foix, Troyes même si cette dernière est gérée par le vilain Baroin qui veut lui faire une vilaine tour et la roque !

Après la cérémonie, Emmanuel Macron remonte les Champs-Elysées qui avaient été totalement démontés par l’annonce d’une pluie imminente. Il se rend au pied de l'Arc de Triomphe et se recueille devant la tombe du Soldat Hun-Connut (Fils de Pascal Hun et de Aimé Connut). Enfin il s’offre un bain de foule tout en ayant une faim de boules et de glaces à la vanille.

Vers 17 h Emmanuel est reçu à l'Hôtel de Ville de Paris par la maire PS, Anne Hidalgo, qui a soutenu Hamon ! Mais ça c’était avant ! Il faut, dès à présent, aimer gars, l’HOMME, Anne ! Faire le Paris de ne plus dire : « quelle lutte est-ce ? » pour ne songer qu’à la réconciliation et surtout pour défendre ensemble la candidature de la ville des Lumières pour les JO de 2024.   


Une bien belle journée durant laquelle le jeune loup politique s’est fait de belles dents ! Une bien jolie passation telle une eau Marine sur des flots riants comme pourrait le commenter Philippot au micro de BFMTV.

samedi 13 mai 2017

ZIM GLY



Une petite parodie, comme ça, le jour de la passation de pouvoir entre Hollande et Macron et au lendemain de la victoire du Portugais Salvador Sobral à l'Eurovision de la Chanson (enfin, de ce qu'il en reste encore...)

Un petit clin d'oeil, en passant, à Céline Dion (que j'embrasse).


Zim Gly, il s’appelle Zim Gly
Je suis folle de lui
C’est un prénom pas comme les autres
Mais moi je l’aime c’est pas ma faute
Même s’il n’est pas beau
Ah la bosse qu’a Zim au dos !

Zim Gly, il s’appelle Zim Gly
Je suis folle de lui
La première fois que je l’ai vu
Il marchait tout seul dans la rue
J’lui ai seulement dit :
J’suis Esmeralda  jolie !

Il était quatre heures du matin
J'étais seule et j'avais besoin
De parler à quelqu'un
Il m'a dit : viens prendre un café
Un bon décaféiné
Pour pas s’énerver

Zim Gly, il s’appelle Zim Gly
Il n’aima pas la mie
Il mange du pain un peu mystique
Comme une hostie évangélique
J’m’y suis fait, j’l’estime
Oui c’est bon le pain à Zim

Tous les soirs, il m'emmène danser
Dans une discothèque branchée
Où il a  son p’tit  ami
Un certain Emile, beau garçon
J’essaie d’oublier en vain
Qu’Emile et Zim... mais

Zim Gly, il s’appelle Zim Gly
Je suis folle de lui
Il est gai et me voit comme pro
De l’amitié pour les homos
Dit : “t’es pros ! T’es in !”
Alors moi je crois en Zim !


LES PARTIS PAS VRAIMENT DANS L'HEUREUX TOUR !





Alors que les législatives se profilent à l’horizon, les vieux partis de France commencent à se lézarder de lèses ardents et de toutes parts. Dans chaque camp on se lance des invectives et des accusations, on désigne les coupables de la défaite, les boucs-émissaires d’un dernier bout qui est misère, de la lente dégradation, qui ne date pas d’hier. Dans chaque chapelle on voit naître des traîtres qui veulent rallier Macron pour conserver un job tandis que d’autres veulent rester fidèles tout en bidouillant un nouveau mouvement parallèle en pire allèle gêne éthique !

Au FN, beaucoup pensent que Marine n’a pas fait une belle campagne vu qu’elle n’a pas franchi les 40% des suffrages exprimés ! Elle s’est juste élevée à  son niveau d’incompétence comme dirait Peter, un copain à moi qui joue de la flûte de Pan quand d’autres jouent du pipeau.

Aussi, la nièce explose ! Marion Maréchal-Le Pen vient d’annoncer qu’elle se retirait de la vie politique en plagiant un discours de Jospin (c’est de famille). Elle allègue qu’elle veut s’occuper de sa fille et ça nous noue de compassion ! Oui, on la comprend car prendre un enfant par la main pour l’amener vers demain il n’y a rien de plus beau !

En parlant de demain, il y en a qui se sentent une âme de visionnaire. Trois femmes déçues du PS viennent de créer le mouvement « dès demain » pour contrecarrer « des deux pieds » c’est-à-dire « en marche » d’Emmanuel Macron. Qui sont ces gentes dames de ce temps moderne ? Hum, vous brûlez d’impatience de le savoir, hein ? Eh bien voilà : Martine Aubry, Anne Hidalgo et Christiane Taubira ! Et oui le trio ! Elles ont longtemps réfléchi sur le sigle. Elles souhaitaient initialement joindre les premières lettres de leur prénom. Mais MAC faisait penser à Dodo la Saumure et rappelait trop l’affaire DSK. CMA évoquait une chambre des métiers et de l’artisanat un peu trop «économiquement vôtre ». Avec les premières lettres de leur nom, visiblement, ça ne le faisait pas non plus. AHT, faisait penser à « a acheté » alors quand on mesure le pouvoir d’achat du français moyen on peut vraiment y réfléchir à deux fois. AHT aurait dévié vers « a chatté » et n’aurait que focaliser le mouvement sur les réseaux sociaux.

Alors, ces drôles de dames ont proposé « dès demain ». C’est un mouvement qui se dit pro-européen, écologique et social. On ignore encore ce qu’il adviendra de cette naissance !

Toujours au PS, où les roses se meurent et par l’eau minée râlent, l’ancien premier Ministre, Mr Valls, a déclaré qu’il quittait le navire Titanic  ! Il veut rallier Macron mais le mouvement en marche lui a opposé une faim de non-recevoir, sorte de frein galénique (fringale est nique) à tout favoritisme pour des anciens amis de gouvernement (enfin, amis, oui et non !).

Voilà un problème de valse incompatible avec la marche macronique et qui pourrait servir de conclusion à ma chronique. Mais il y a encore tant de choses à dire.

Oui, chez les Républicains ça sent le gaz aussi ! Le Penelope Gate a ôté du lys dans la royauté de ce mouvement !  Jean Baptiste Lemoyne, sénateur LR de l’Yonne, vient de changer d’habit pour rejoindre Macron et prie ses amis qui l’accusent de faire aumône à s’taire.

Beaucoup de ses collègues sont tentés de faire le même pas. Mais certains résistent en se disant qu’ils seraient des moutons et que jamais ce pas n’urge ! Pour autant, pour que LR ait l’air de l’ère, c’est-à-dire Macron compatible, on a effectué un sacré lifting sur le programme du père Fillon, jugé trop dur. Ainsi, Les Républicains ne proposent plus d’augmenter la TVA et la suppression de 500.000 fonctionnaires ne se ferait plus en 5 ans mais en 7 ans !

Chez les insoumis de Mélenchon ça ne va pas fort non plus. La rupture avec le Parti Communiste est consommée ! Le tribun, spécialiste des hologrammes, aurait souhaité transformé l’or en pierre, il n’aura que Pierre Laurent…comme opposant. Les deux hommes n’ont pu s’entendre car sans tendre amitié. Alors ce sera du chacun pour soi pour les législatives. Mélenchon, quant à lui, se parachute dans la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône, à Marseille, pour affronter le socialiste Menucci. Une circonscription sans risque où les Lepénistes, bêtes noires à faire trébucher Jean-Luc, sont inexistants ! Mélenchon, anti « Anti-Social », tu perds ton sang froid !

On pourrait croire que tout profite au mouvement « en Marche » du nouveau Président, au détriment des autres entités politiques. Il faut ajouter un bémol à la clé de la réussite.

Il y a de l’eau dans le gaz entre Macron et Bayrou. Ce dernier se sent triste et amère de peau ! La liste des candidats « en marche » pour les législatives ne présente pas suffisamment de candidats de son camp ! Or, le chef du Modem, en mode M (comme Marche) s’était allié à Macron pour lui faire gagner des voix ! Et il se sent lésé comme s’il était faux reître haï (fort et trahi), à l’image d’un bœuf palois qui dès l’aube hait harnais en se disant « l’étançon dure ! ».

Il lui semblait qu’il avait apporté  à Emmanuel six points dans les sondages. Or 6 est le quart de 24 et 24 (pour cent) fut le score au 1° tour pour le jeune Président. Donc François escomptait le quart des investitures pour son parti. Il s’aperçut que le compte n’y était pas et ne fit rien pour cacher l’ire ; est-ce paix ?

Il imagina longtemps les mots d’Emmanuel mandataire « modem, annuellement, date, erre… ». Il se dit que l’homme de 39 ans le considérait comme un vieux crouton toujours en retard d’un métro… Il en rougit de rage.

A l’heure où je termine ce billet il semble que l’orage soit passé. Bayrou a fini de décoller rets pour attraper au vol les entrefilets médiatiques qui le taxaient de bougon. Oui, ça va mieux ! Les équipes du Modem et celles d’En Marche ont travaillé quatre heures ce vendredi 12 mai, le soir, à triple dose de café, pour peaufiner une liste encore incomplète (la liste initiale ne comprenait que 428 noms alors qu’il y a 577 circonscriptions à nourrir !).

Mais ce fâcheux petit épisode montre bien la fragilité des Partis, même de ceux qui se veulent exemplaires et régénérateurs.

Car un Parti est fait d’hommes et de femmes. L’humain a ses humeurs, ses prétentions, son ego ! Il jalouse facilement et ne se prête pas de bonne grâce à s’oublier pour permettre à autrui l’épanouissement.


On peut rebattre les cartes, on y trouvera toujours du cœur prêt à lancer des piques ou à mettre sur le carreau celui dont le trèfle n’a pas quatre feuilles !