CHERCHEZ DANS CE BLOG

mercredi 27 janvier 2021

QUATRE ANS CONTRITS

 



Quatre années de Trumpisme aigu viennent de se clore, comme l’ode javelle, de ses bras musicaux, des gerbes de blé nouveau où se retrouvent, serrés, alliés, les germes d’espoir.

Où, l’Amérique revit, après tant d’affres inspirées par le maître d’une Maison Blanche déboussolée.

L’Oncle Sam entame une ère nouvelle, sous la houlette d’un futur octogénaire, Joe Biden, élu 46ème Président des USA, non sans avoir vu sa victoire contestée jusqu’au bout par le golfeur républicain qui n’avait plus les yeux en face des trous.

L’Amérique sort de quatre années de brume, de fractures, factures que laisse le sortant, et qu’il faudra payer.

J’ai résumé l’héritage de Mr Trump en 7 points. En lien avec la Bible, référence suprême de la Démocratie américaine, je les ai appelés les sept plaies !

 

1° Plaie : La sortie de l’accord de Paris.

 

Climatosceptique incurable, Donald Trump est resté dans son coin qu’oint l’huile d’un saint sacrement appelé « Croissance made USA ». Son « America First » l’a projeté dans le soutien à la vieille économie basée sur le pétrole et sur le gaz de schistes, quitte à saborder la planète. Il a donné son feu vert pour des forages en Alaska, zone pourtant protégée où vivent des ours polaires, devenus colères ! Dans cette optique, cet amoureux des tweets, qui aurait bien suivi l’école aux Geeks, a rejeté l’écologie et donc rayé d’un trait la signature des USA en faveur de la Cop 21. Il a ainsi tourné le dos à la planète et à la réalité du réchauffement climatique, le 1° juin 2017. Il n’est plus question, pour lui, que les USA fassent des efforts pour limiter à 2°C l’augmentation de la température moyenne de la Terre. Peu lui chaut ! Cela jeta un froid !

 

2° Plaie : Le mur de la honte

 

Promesse de campagne oblique, Trump s’est empressé de commencer des travaux, en reprenant des poils de bête, épais (de BTP) pour ériger un mur à la frontière du Mexique. Une barrière de 3000 km devait se dresser, pour éviter les flux de Mexicains qui cherchent un job dans l’Eldorado. A 10 millions d’€ le km, on imagine la facture pour le budget américain et donc pour le contribuable qui ne restera pas longtemps muré dans le silence pour fustiger la pression fiscale !

 

- Il faut tout stopper, avait dit un conseiller, ce pauvre contribuable, nous l’hébétons.

 

Noue les bétons ! Oui, ce chantier de mélange de béton et de ferraille risque non seulement d’être inefficace pour stopper l’immigration mais il expose aussi la vie de nombreuses espèces animales (Jaguar, Lynx, Loup gris mexicain) qui n’ont pas besoin de visa pour aller s’alimenter ou se reproduire de l’autre côté de la frontière et qui, pourtant, ne le pourront plus.

 

3° Plaie : Les Fakes News

 

Pendant tout son mandat, Donald aura twitté, de manière compulsive et le petit oiseau bleu en a vu de toutes les couleurs ! L’homme de la Maison Blanche s’est spécialisé dans les annonces de faux, pour manipuler l’opinion. Heureusement, il a souvent échoué de telle sorte qu’on le nomma « le père-faux rateur ». On retiendra, parmi les perles, l’eau de javel qui peut tuer la Covid ou encore les Démocrates, tellement apôtres de l’avortement, qu’ils ont voté une loi pour tuer des bébés après la naissance !

 

4° Plaie : La rayure, d’un trait de plume, de l’accord sur le nucléaire iranien.

 

Le 8 mai 2018, Donald Trump annonçait le retrait des USA de l’accord de 2015 (à Vienne en Autriche) sur le programme nucléaire iranien en le qualifiant de de « désastreux »..

Ce retrait, autre promesse de campagne, engageait Trump à faire sortir son pays d’un accord en vertu duquel Téhéran acceptait de réduire ses activités nucléaires en échange d’une levée progressive de la majeure partie des sanctions internationales qui le visaient.

Donald n’a jamais eu confiance dans les Ayatollahs et n’a jamais vu la moindre trace d’une bonne volonté de leur part. Il a tenu promesse au grand dam de l’Iran mais aussi des autres signataires : France, Russie, Grande-Bretagne, Chine Allemagne !

Pire, il a accru les sanctions contre l’Iran chiite quitte à augmenter les tensions entre les deux pays. Les ordres de Trump s'écrivent de plus en plus au gré d'un traitement de texte qui perd ses polices.

Ne se sentant plus lié par l’accord, l’Iran fait turbiner à fond ses centrifugeuses ! Pour la course à l’uranium enrichi a cédé l’Iran ; ah, c’est délirant !

L’affaire se complique, quand une frappe aérienne américaine tue Soleimani, un puissant général iranien ! En représailles l'Iran lance ,le 8 janvier 2020, des missiles contre des bases militaires irakiennes abritant des Américains, faisant d'importants dégâts matériels mais sans causer la mort dans les rangs de l'armée américaine, selon Washington.  

- Ce jeu martial regroupe les fanatiques religieux, lance Trump, ce jeu lie mollahs et il faudrait que je l’immolasse !

Depuis, un porte-avions américain « le Nimitz » reste dans le golfe persique, en permanence, au cas où..

Ambiance !


5° plaie : Le suprématisme blanc

Des manifestations parfois violentes ont éclaté dans le pays après la mort d'un Afro-américain de 46 ans, George Floyd, lors de son interpellation par la police à Minneapolis (Minnesota), le 25 mai 2020. Floyd, un bien noir, loin du Pink Floyd qui voit sa flamme en rose ! Et c’est aussi, un peu pour cela, que mine est à police ce que racisme est à suprématisme blanc.


"Quand les pillages démarrent, les tirs commencent. Merci !", se contentera d’écrire le président américain dans un message pouvant être interprété comme une incitation aux forces de l'ordre à faire usage de leurs armes.

C’est une douce litote de dire que le Président n’a pas de penchants particuliers pour les hommes de couleur, même s’il s’en défend. Lors des émeutes qui suivirent le passage à tabac, il renvoya la responsabilité dans les deux camps !  Il y aurait des méchants de deux côtés ! Peu d’empathie pour la victime ! Aussi, il fit courir un grand danger à l’unité de la Nation. Souvent, en broyant du noir, un pays confronté à ces dangers-là dévissent !


6° plaie : La gestion de crise sanitaire, calamiteuse


Lorsque la Covid commença à sérieusement ébranler la bannière étoilée, Mr Trump la prit avec désinvolture.

Très vite, 16 millions de personnes se trouvèrent contaminées et plus de 300 000 morts endeuillèrent le pays. Mais, surtout, un déni de la gravité frappa le cerveau de Donald.

-      Ce virus va disparaître, disait-il pour rassurer son peuple tout en refusant de mettre le masque.

Adepte d'Epicure, il se montrait indéfectiblement serein, gai !

L’homme organisa des meetings sans gestes-barrières et refusa d’écouter les scientifiques qu’il considérait comme des Cassandre.

Cette gestion catastrophique fut le déclanchement de sa chute, il ne faut pas se masquer la vérité. Catapultée par des vies russes, via des trolls sur internet, son élection chuta dans le viral !

 

Trump sait qu’il va perdre les élections, la pandémie racle, sapant des miracles. Mais il fera tout pour empêcher son rival démocrate, Joe Biden, de gagner les élections.

 

7° plaie : le bouquet final, la prise du Capitole.

 

Oui, les élections présidentielles auront connu bien des affres, en grande partie orchestrée par la chef de la Maison Blanche.

Quand la victoire se dessine au profit de son rival, il prend la posture de victime !

 

-      On nous vole notre élection, lança-t-il à ses fervents supporters. Il faut recompter les bulletins ! Il y eu des fraudes ! Je suis sûr qu’on a fait voter des morts ! Le vote Biden est minable mais le mort, sûr, l’accroît !


L’affreux Calimero jette son huile sur le feu ! Ses fans, un tantinet extrémistes (oh, si peu), sont persuadés qu’il a raison ! Le populisme a le vent en poupe ! L’homme à la chevelure jaunâtre tire les ficelles tout en twittant qu’il n’a jamais voulu l’émeute des meutes.

 

Il n’empêche ! Le Capitole, emblème sacro-saint de la Démocratie, se voit envahi par des pro-Trump ! Il est envahi sans que les oies oient la moindre parole du Président au prénom de canard qui ne sera jamais récipiendaire de palmes.


La scène est saisissante : saccage par des hommes déguisés à la mode YMCA, pancartes traitant Biden de pédophile, des potences dressées, des rixes à tout va contre des gardes débordés. Le sanctuaire est profané, sali à jamais dans la mémoire collective !


C’est le dernier baroud de l’homme en chute ! Icare se brûle définitivement les ailes à la faveur d’une deuxième procédure d’impeachment pour « incitation à l’insurrection » !

La première procédure avait eu lieu en décembre 2019, dans le cadre de la controverse concernant une conversation téléphonique au cours de laquelle le président américain aurait encouragé son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky (du zèle en ski qui laisse, là, l’homme sur l’indécence de la descente) à relancer une enquête impliquant le fils de Joe Biden, potentiel rival démocrate du président américain à l'élection présidentielle de 2020 ! 

Deux procédures d’impeachment ! La coupe est pleine !


Trump, plus que jamais seul, abandonné par ses troupes, quitte le pouvoir sans même honorer de sa présence l’investiture de son rival !

Un bien triste personnage que nombre de psychiatres vont, maintenant, chercher à cerner ! Les pathologies semblent multiples !

A Joe Biden de recoller les plâtres et de réunifier un pays ravagé par l’ère de «First America » nourri de l’amer écho de la mort à quai et d’humour…aucun !


dimanche 3 janvier 2021

LES VOEUX JUPITERIENS

 




Comme chaque fin d’année, à la St Sylvestre (une pensée pour Anne !) le Président se colle aux traditionnels vœux ! Jupiter a donc dû se plier à cette coutume et, en clin d’œil à Giscard d’Estaing, s’est exprimé près de la cheminée. Le discours, lui, n’était pas parcheminé mais bien actualisé, en lien direct avec la Covid.

L’espoir est là, grâce au vaccin et à la relance, a martelé Emmanuel Macron.

Assis devant une table basse, aussi basse que le moral des Français, le chef de l’Etat a évoqué une année de vaccinations ! Il s’est piqué à l’espérance de voir le pays s’en sortir même si la campagne se fait au compte-gouttes (que gouttes !).

Comme il venait de voir le film « le Prénom » avec sa tendre Brigitte (sur Netflix) l’idée germa dans la tête de sa compagne d’user jusqu’à la corde la nomination des prénoms de ceux qui font l’histoire (même avec un petit h).

Donc, Emmanuel évoqua, en les citant par leur prénom, les gens du petit peuple qui font tout pour éviter que la pandémie ne soit une catastrophe nationale.

C’était charmant, proche de la fibre émotionnelle.

L’Elyséen a énuméré quelques priorités pour 2021 : l’éternelle transition écologique qui atterre la Terre des écologistes souhaitant tant qu’elle se magne, la lutte pour la laïcité, l’égalité des chances (d’être égaux).

Jupiter ne put s’empêcher d’évoquer le Brexit, « l’enfant du malaise européen » en précisant qu’il gardait de bons contacts avec Elizabeth !

Il termina en nous souhaitant un bon réveillon sous l’égide des forces de l’ordre, soucieuse de faire respecter le couvre-feu. 

L’année nouvelle pouvait commencer !


samedi 2 janvier 2021

UNE ANNEE 2021 QUI SERAIT VAGUE, SINON...

 



Nous venons de quitter une année désastreuse et 2021, sur fond de vaccinations et autre couvre-feu du plus bel effet, se profile déjà sous des auspices aussi moroses.

Malgré tout, la vie continue. L’année 2021, impaire, ne pourra pas les éviter (les impairs) mais saura aussi trouver des occasions de se divertir par divers tirs de feux d’artifice, sous masques et avec contrôle sanitaire. La vie serait vague, sinon...


Dès ce premier janvier, les Grecs fêteront le 40ème anniversaire de l’adhésion de la belle Hélène à la CEE ! Certains boiront de travers le ouzo en pensant aux sacrifices imposés par l’Europe et le FMI qui créent des cures d’austérité et les niquent ! Mais, bel Athénien, tu ne peux t’opposer à cette belle idée européenne par tes non ! Regarde la situation des British qui, ce même jour, se retrouvent sans le grand marché en raison d’un Brexit enfin acté ! Ton pays peut encore jouir des aides européennes et peut connaître l’orgasme attique alors que, de l’autre coté de la Manche, le God save the Queen est joué par l’orgue asthmatique.

Le 8 janvier, les résistants de la rose flétrie, se recueilleront sur la tombe du Sphynx qui leur aura fait un sacré coup de Jarnac en cassant sa pipe en 1996. Hé oui, 25 ans déjà que Mitterrand a quitté le navire. Mazarine Pingeot sortira, pour l’occasion, un roman biographique « le coude est à père manant ». Une œuvre qui devrait parler d’elle, dès sa publication, car sait le coude en voix !

Le 2 février, les Chinois honoreront leur Capitale. Pékin est devenue la ville principale du pays il y a 600 ans. La grande muraille vibrera aux sons de musique techno car la Chine s’éveille depuis que Peyrefitte l’a écrit dans un livre que, personnellement, je n’ai jamais lu. La Tsing-Tao coulera, en flots épais qui noient le vague à l’âme.

Le 19 février, en France, les nostalgiques du fou chantant pleureront la disparition du poète, mort vingt ans auparavant. Les hommages ne devraient pas traîner dans cette douce France où l’âme des poètes continue à voguer le long des golfes clairs jusqu’aux ombres d’un jardin extraordinaire.

Le 26 février, toujours en notre cher pays, les fans de Fernandel commémoreront les 50 ans de la mort du grand comique. Barnabé ira de sa petite larme et Félicie, aussi ! Pour l’occasion on ressortira le tango corse mais en version rap, si, du moins, le FLNC canal historique donne son aval.

Le 2 mars, les inconditionnels de Gainsbourg (à moins que ce ne soit Gainsbarre) auront à cœur de fêter les 30 ans de la disparation de l’homme à la feuille de chou. Jane Birkin reprendra la javanaise sur Radio Bleue tandis qu’on lancera, chez Haribo, une nouvelle ligne de sucette à l’anis, plutôt vert car l’anis vert sert ! Pour l’occasion, la RATP réintroduira une espèce qu’on croyait disparue : les poinçonneurs point sonneurs mais trompetant à la moindre infraction.

Le 23 mars, je fêterai les 20 ans de Wikipédia. Si cela vous dit de vous joindre à moi, précisez-le sur ma page Wikipédia. Non, c’est de l’humour !

Le 12 avril, les Russes se rappelleront (sauf Alzheimer) qu’il y a 60 ans, un certain Youri Gagarine était devenu le premier homme dans l’espace lors de la mission Vostok 1. On n’ignore pas, qu’en pleine guerre froide, cet exploit a précipité les USA dans les programmes spatiaux. Il ne s’agissait pas, pour l’oncle Sam de respirer la défaite : il fallait alunir avant l’Ours soviétique et reléguer le Gagarine au logis plutôt que de l’avoir dans le nez avec le gag à rhinologie.

Le 27 avril, tout le Portugal se rappellera les exploits de Magellan, héros national mort il y a 500 ans. On ignore qui du Président portugais, du Premier Ministre ou du Président de l’Assemblée Nationale aura la lourde tâche d’évoquer la mémoire de Magellan, mais ce sera un des trois. La foule, au céans pacifique, écoutera l’éloge de celui qui fit, le premier, le tour de la Terre, à la voile et sans sponsors !

Le 14 mai, dans un autre registre, des Français se repasseront en boucle l’arrestation de DSK, le roi du FMI, il y a juste 10 ans ! On sortira, pour cet évènement, une série télévisée sur Arte « chambre 2806 » interdite aux moins de 7,56 ans. Il sera question de refaire parler Mr Strauss-Kahn qui confirmera qu’avec Nafissatou  il y eut relation qu’on sentie consentie.

Le 24 mai, un gros gâteau d’anniversaire où trônent 80 bougies sera présenté à Bob Dylan. La pièce montée, financée par Universal, permettra au prix Nobel de littérature (en 2016) de tester son souffle, le souffle du vent ! Comme à son habitude, il refusera le verre de lait eu égard à sa maxime « les laits dits laids ».

Le 8 juillet, Edgar Morin fêtera ses cent ans ! Ce sera pour lui l’occasion de retrouver des connaissances qu’il aime tant relier ! Et, sapant ses complexes, sa pensée complexe viendra égayer une jolie soirée festive à laquelle participeront, via WhatsApp, Edward Snowden et Julien Assange.

 Le même jour, Fabrice Lucchini présentera, à Bercy, l’intégralité des fables de la Fontaine. On fêtera, en effet, le 400ème anniversaire de sa naissance. Les 240 fables seront déclamées en 20 heures de temps et Fabrice démarrera dès 3 h du matin. Car rien ne sert de courir, il faut partir à point !

Le 21 juillet, Charlotte Gainsbourg soufflera ses 50 bougies ! Et oui, déjà ! A cette occasion elle chantera en duo, avec sa mère Jeanne Birkin, l’histoire de Mélody Nelson, une chanson de 1971, année de naissance de Charlotte.  

 Le 15 août, on fêtera l’assomption mais aussi le 50ème anniversaire de la mort du Gold Exchange Standard que les économistes connaissent bien. En 1971, Richard Nixon raie d’un trait de plume les accords de Bretton Woods (1944). Le système monétaire mondial s’en trouve changé ! Les changes fixes entre les monnaies disparaissent et le dollar ne sera plus jamais convertible en or ! Désormais les monnaies flottent et cet abandon de changes fixes va précipiter l’Europe dans une stratégie pour réguler ses monnaies : serpent monétaire, écus puis, in fine, création de l’Euro.

Le 11 septembre, on évoquera pour la 20ème fois les noms des victimes des attentats de New-York. Les fantômes des tours jumelles continueront à hanter la mémoire du Monde

Le 18 septembre, en France, on fêtera le 40ème anniversaire de l’abolition de la peine de mort. Maître Badinter, instigateur de cette noble initiative, sera invité sur le plateau de Delahousse, j’en mettrais ma tête à couper.

Le 21 septembre, sur fond de musique aznavourienne, l’Arménie fêtera les 30 ans de son indépendance ! L’ambiance sera un peu gâchée après l’abandon d’une bonne partie des terres du Haut Karabagh au profit de l’Azerbaïdjan, lequel fêtera aussi ses 30 ans d’indépendance !  

Le 11 octobre, Jean Jacques Goldmann fêtera ses 70 ans. En retrait du showbiz, il se contentera de donner du vieux pain sur son balcon pour attirer les moineaux, les pigeons. Quelques amis enfoirés viendront lui dire de reprendre la grat et d’aller jusqu’au bout de ses rêves. Il leur répondra que tout ceci a déjà été accompli.

Le 9 novembre, les inconditionnels iront se recueillir sur la tombe d’Yves Montand, disparu depuis 30 ans. Le cimetière du Père Lachaise, débarrassé de feuilles mortes (qu’on ramasse à la pelle) accueillera des fans qui s’ignoraient mais qui, selon leur aveu, auront fini par apprécier le grand acteur !

Le 24 novembre, un concert de Queen sera donné devant la Reine Elizabeth pour commémorer le 30ème anniversaire de la mort de Freddy Mercury. Une occasion de faire passer la pilule du Brexit qui risque de durer : bail s’y colle !

Enfin, le 19 décembre, Nathalie, posera une rose sur la tombe de Gilbert Bécaud disparu 20 ans auparavant. Car l’important c’est la rose pour pleurer sa peine quand il est mort le poète ! Sur la branche d’un cyprès, un petit oiseau de toutes les couleurs chantera, tout content d’avoir volé l’orange du marchand…


samedi 5 décembre 2020

AU CIMETIERE LES HOMMES GISENT...CAR DESTIN !

 



Valéry Giscard d'Estaing s'en est allé rejoindre le sphynx Mitterrand et ce diable de Jacquot, le Corrézien, son ennemi patenté. Petite biographie de ce personnage, haut en couleur, qui dirigea la France de 1974 à 1981, en la regardant dans le blanc des yeux, en allant manger chez elle, à la bonne franquette, avec ou sans accordéon...


Le petit Valéry ne naît pas en Caux (vu qu’il n’a rien de Saint) mais à Coblence c’est-à-dire en Rhénanie car son père y est Haut-Commissaire. Dans cette zone occupée par les troupes françaises, le petit garçon ne vivra pas principe allemand. En effet, quelques mois après sa naissance, datée au 2 février 1926, son père est rappelé en France par l’Inspection des Finances. La famille s’installe dans le 8° arrondissement ! Valéry poursuit ses études durant l’occupation, histoire de s’occuper et d’obtenir son double baccalauréat en philosophie et mathématiques élémentaires en 1942, à l'âge de 16 ans.

La libération de la France le sublime et il s’engage dans l’armée de De Lattre de Tassigny (lui aussi, il a de la particule). Il se retrouve dans les chars dont les chardons auront raison des dernières résistances nazies.

Après la guerre, il brille en polytechnique puis intègre l’ENA dont il sort les épingles du jeu et 6ème de sa promotion (la promotion Europe, nom prédestiné).

En 1959, il est élu conseiller général du Puy-de-Dôme et sera réélu, sans discontinuer, jusqu’en 1974 ! Cette charge n’est pas un fardeau tant il la vêt d’énergie : - Quel éclair mon faix rend, dira-t-il souvent.

Tombé dans un puits de dogmes monétaristes, il s’occupe des Finances sous les gouvernements de Pompidou, Debré, Chaban-Delmas et Messmer. Valéry aux finances fait augmenter les taxes et étend la TVA sur le commerce de détail quitte à porter le chapeau en rendant les français obérés.

Le premier choc pétrolier, en 1971, lui donne du fil à retordre car l’inflation se profile ! Il doit dévaluer le franc tandis que le mark s’apprécie. VGE fait sortir le franc du serpent monétaire européen, et mesure, en coûts, l’œuvre, en janvier 74. Notre monnaie nationale fluctue, donc, au gré de l’offre et de la demande et cette absence de changes fixes contribue à doper une inflation vipérine !

Georges Pompidou se meurt et VGE pense à la présidentielle ! Il se lance avec comme slogan « Giscard à la barre » et donc, en visionnaire prépare « Giscard au Barre » car bientôt il pêchera le gros poisson économiste. Mais j’anticipe…

Le 19 mai 1974, VGE l’emporte sur Mitterrand et rentre à l’Elysée. Il se brouille très vite avec un corrézien zélé dont il avait fait un premier ministre. Chirac, qui conserve encore aise hyène, claque la porte de Matignon, tel un loup, pour créer son propre parti : le RPR.

VGE nomme alors Raymond Barre, le meilleur économiste de France (dit-on) pour redresser une nation qui cumule désormais inflation à deux chiffres et chômage. Barre mène alors la barre, et Barre barre.

Les mesures d’austérité d’une liste héritée (liste noire de potions amères) ne sont d’aucuns secours devant le second choc pétrolier en 1979 ! Le chômage continue de grimper, le français en supporte le coût et l’épaule en ploie. La France est plongée en pleine stagflation (forte inflation et croissance ralentie qui génère le chômage).

Une telle déroute économique fait déjà oublier les acquis sociaux de ce septennat : la majorité à 18 ans, la loi sur l’IVG (défendue par Simone Veil), le divorce par consentement mutuel.

Le septennat est aussi marqué par des faits médiatisés qui le fragilisent. Ses fréquentations avec la France à fric lui fait recevoir des diamants de l’Empereur Bokassa de Centrafrique. Cette affaire qui remonte à 1973, alors qu’il n’était que ministre, lui revient en plein figure ! VGE doit se carats-pâté, si j’ose dire, dans des explications du style « ce cadeau reçu a permet de financer des œuvres de bienfaisance". 

La presse ne le lâche pas non plus sur ses différentes sorties nocturnes. On lui prête des tas de maîtresses. Un soir, sa voiture heurte le camion d’un laitier ce qui fera le beurre de la presse à sensation. Les rumeurs enflent vachement ! Ca va de mal en pis ! VGE n’était pas seul à bord, Marlène Jobert (oui, c’est mieux que Michel) aurait été à ses côtés. L’actrice a toujours démenti.

Enfin, l’affaire Boulin. Le corps du ministre du travail est retrouvé en octobre 1979 dans l’étang Rompu de la forêt de Rambouillet. Crime ou suicide ? Toujours est-il que cette mort affectera VGE qui envisageait d’envoyer Boulin à Matignon.

VGE se représente en 1981 mais se fait piquer par la rose mitterrandienne. Il ne fera pas un second mandat, terrassé par la force tranquille qui l’assène de maux rois !

Heureusement , il reste l’Europe pour laquelle il s’est beaucoup battu consolidant la réunification franco-allemande, en serrant plusieurs fois la main d’Helmut Schmitt, le chancelier de la RFA.

Il est élu plusieurs fois député et siège au Parlement européen de 1993 à 1996. En effet, Giscard d'Estaing a toujours œuvré pour une promotion de l'Union européenne à la fois politique et monétaire. Avec son ami allemand dont il aime à dire « Il plane parfois, mais sert Schmitt ! » il met en marche le Système monétaire européen et s'émeut de voir SME grandir. Il fait naître le Comité pour l'union monétaire de l'Europe en 1986.

L’écu voit le jour ; il est le 1° avatar de l’euro, lequel le remplacera comme moteur monétaire dès qu'on sentira que l'écu lasse.

En 2003, il rentre sous la coupole et s’assoit sur le fauteuil 16 ! Après sa défaite au régionale de 2004, qu’il ne juge pas trop académique en ses riches lieux, il se console en entrant au Conseil Constitutionnel.

En 2005, il milite pour le « oui » à la constitution européenne mais essuie un revers cuisant avec le morceau de chiffon qui lui sert, habituellement, a briquer les touches de son accordéon chromatique ! Le traité de Lisbonne, qui s’inspire d’un projet de constitution européenne pondu par lui-même, est rejeté par les Français, dans le cadre d’un référendum. Pour se détendre, il retourne en Auvergne, pour une randonnée. Le mieux, dans ces cas-là, serait faire un dôme !

VGE se consolera en voyant les parlementaires français adopter le texte, à peine remanié ! C’est donc qu’ils jugeaient son analyse bonne (son âne à Lisbonne ?)                        

Les années passent et VGE poursuit ses activités constitutionnelles dans le château d’Estaing, dans le Lot. Il passe de temps en temps visiter Vulcania, le centre français de culture scientifique autour du volcanisme, dont il est le père fondateur (ouverture en 2002). 

Il écrit, aussi, notamment « la Princesse et le Président », en 2009. On peut y voir le coup de foudre que VGE avait pour la princesse Diana, écrit dans une prose indigne d’un ancien Président, comme le diront moult critiques.

Une fois encore, ses frasques sexuelles le rattrapent. En mai 2020, une plainte est déposée par une journaliste allemande pour attouchements au niveau des fesses qui auraient eu lieu en 2018.

L’ancien président juge « grotesque » cette accusation pour « un geste dont personne n'a gardé le souvenir ». Il essaiera d’en faire une chanson, pour en rire, mais l’accordéon rend alors son dernier souffle. Il est hors nerfs !

Et, à son image, notre brave Giscard rendra le sien, le 2 décembre 2020, à Authon !

Triste nouvelle que l’automne oit !


dimanche 18 octobre 2020

DE L'ENSEIGNANT A L'AN SAIGNÉ

 


La France retiendra le nom de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie du collège Bois d’Aulne, de Conflans-Sainte-Honorine, assassiné vendredi 16 octobre, dans une rue proche de l’établissement, par un assaillant de 18 ans d’origine tchétchène, qui a été ensuite abattu par les forces de l’ordre, les armes à la main, sans doute pour mourir en martyr et mériter les vierges du Paradis.

Ce père de famille, quadragénaire, était connu pour son investissement auprès de ses élèves. Son grand malheur est d’avoir voulu expliquer ce qu’était une caricature à la sauce Charlie-Hebdo, des dessins qui se moquent de Mahomet mais qu’on peut justifier au nom du droit au blasphème et de la laïcité.

Son grand malheur est d’avoir vu son intervention pédagogique faire la une sur les réseaux sociaux à partir du bouche-à-oreille, de l’ire de certains parents d’élèves, de l’indignation engendrée chez celui ou celle qui pense « qu’on met de l’huile sur le feu à continuer de se moquer d’une religion qui a déjà tué ! ».

Au point de départ de tout ce drame, une plainte déposée contre ce professeur qui, pour certains, dépassait le cadre de sa mission. Cette plainte aurait pu rester sous silence mais le père d’une élève scolarisée, voulant l’ébruiter, l’a propagée sous forme de vidéos, en ligne, en faisant de l’enseignant une cible potentielle.

Jusqu’où ira la responsabilité de ce père de famille, d’un point de vue pénal ?

Cette attaque survient trois semaines seulement après celle qui s’était déroulée devant les anciens locaux de « Charlie Hebdo » et quelques jours après qu’Emmanuel Macron a présenté son projet de loi sur le séparatisme :

·        Dès la rentrée 2021, l’instruction à l’école sera obligatoire pour tous dès 3 ans, l’instruction à domicile étant strictement limitée, notamment aux impératifs de santé.

·        L'obligation de neutralité est étendue aux salariés des entreprise délégataires de services publics. Ainsi, les conducteurs de transports publics ne pourront plus porter de signes religieux ostentatoires. 

·        Toute association qui obtiendra une subvention publique devrait signer une charte de la laïcité. En cas de non-respect de ses engagements, l'association devra rembourser les fonds publics obtenus. 

·        Le Conseil français du culte musulman (CFCM) va être chargé de "labelliser des formations, certifier des imams et éditer une charge qui entraînera la révocation des imams ne l'ayant pas respectée".

·     De nouvelles mesures contre le racisme et l'antisémitisme seront annoncées "durant l'automne". Une partie du plan de relance sera destinée aux quartiers. 

Toutes ces mesures devraient se transformer en poudre de perlimpinpin eu égard à l’ampleur des radicalisations qui se propagent sur les réseaux sociaux. Comment lutter contre les appels à la haine, couverts d’anonymat, sur Twitter ou sur Facebook ?

Nous voilà donc, de nouveau, face à la bête immonde. Les slogans pourront changer, passer de #jesuischarlie à #jesuisprof, la menace persistera car le radicalisme islamique trouve ses racines dans les printemps arabes aux bourgeons décimés avant même que d’éclore.

Les marches blanches pourront se multiplier, la menace portera toujours son épée de Damoclès car le djihadisme se nourrit de la haine de l’Occident, de relents d’anticolonialisme et d’une irritation à voir Mahomet se faire rouer par ce droit au blasphème dont nous usons au nom de notre laïcité !

Deux virus minent notre démocratie, il n’est pas sûr que le premier, même à déséquilibrer notre système de santé, soit le plus létal !


Il était professeur au collège Bois d’Aulne

On l’a décapité dans le gris de l’automne.

Le prix de son blasphème, par un loup déchaîné

Affamé de venger l’humilié Mahomet.

 

L’effroi gagne la vie, dedans son couvre-feu

Des larmes de colère, la tragédie des yeux

Qui parlent d’une peur, jusqu’aux murs des lycées

Des écoles, collèges, fruits de laïcité...

 

On attise le feu d’une libre expression

Mais le prix à payer coule sans rémission

Dans un lit sanguinaire aux remous tortueux

 

Rampe au cœur des cités, jusqu’aux murs des écoles

La menace hérissée d’islamiques paroles

Où se perd un Coran gorgé de damnations…

 

samedi 17 octobre 2020

ANNIE

 



Le confinement nous rend paresseux. Le réveil sonne plus tard. Je me décale comme Annie. Elle se lève vers 9 H, moi vers 9 H 30. Avant mon café, Annie verre sert : un jus d’orange bien vitaminé pour nous mettre d’aplomb. Puis je prends mon arabica, mais hume, Annie, thé.

- Il est ex Ceylan, me lance-t-elle comme à son habitude, tandis que je dévore déjà les viennoiseries avec un appétit de feu ! Et je sais ce que tu penses : plus gourmand que moi il n’y a pas pire homme, Annie !

Elle déguste par petites bouchées, calmement. Des vagues de sérénité semblent hausser Annie vers l’ataraxie. Et je sens qu’à cette quiétude féline Annie m’a lié.

Je parle de la Covid et laisse Annie taire (elle est sanitaire) sa mince angoisse ! Elle m’écoute en souriant comme si les difficultés Annie veut les niveler.

- Les perspectives d’avenir se délitent, Annie !

- Ceux des litanies renchériront tes propos, mon chéri, répond-t-elle avec aplomb ! Il faut continuer à vivre ! Malgré la pandémie !

- Je n’arrive pas à comprendre que tu ne puisses pas faire la tête, Annie ! Les affres virales nous contractent tellement !

- Détends-toi mon chou ! On n’est pas à plaindre ! On a un job et nos boss nous permettent le télétravail !

C’est vrai ! On est privilégiés ! On vit au bord de la mer et on peut travailler chez nous en regardant les remous maritimes !

Annie est traductrice pour le compte d’un éditeur qui veut écouler sur le marché français un roman d’un britannique adepte du Brexit.

- Ce roman m’amuse, dit-elle, son héroïne s’appelle Annie !

- Ah ? Ah ! C’est motivant pour toi, donc !

- Oui, sauf que, bon là je suis sur un passage scabreux ! Annie est une secrétaire à qui son boss administre une fessée alors qu’il lui a manifesté beaucoup d’égards au préalable ! C’est dérangeant ! Pourquoi cet homme qui aime Annie fesse tant ?

- Dis donc, ton auteur anglais, il ne serait pas un peu pervers sur les bords ?

- J’ai l’impression. Mais, excuse-moi mon chou : ça m’excite ! En fait, le boss est sous son charme et l’attire Annie ! Lui, est comme un papillon attiré par sa lumière sexuelle et aime, avec ses fêlures, Annie (avec ces faits : l’uranie). Elle joue un double jeu mais s’en lave Annie !

- Ca ne vire pas quand-même dans les pratiques SM ?

- Non, pas encore, ça n’essaime pas SM ! Mais je sens que ça pourrait ! La fille a l’air tellement tordue ! Par exemple, dans le chapitre 1, on l’accuse de se connecter trop souvent sur son portable pour vérifier si son petit bichon maltais est sage à la maison. Des accusations qu’Annie dément, tord (canidé mentor ?). Le boss la met alors à l’épreuve, sans s’défausser (sens des fossés) pour mesurer ce qu’Annie vaut !

- C’est vraiment un sale jeu pervers entre eux !

- Oui, mais c’est assez facile à traduire ! Pas de mots savants ! Donc, je disais : elle fut mise à l’épreuve et Annie y laissa la santé à ne pas pouvoir s’annihiler salace, hantée ! Mais, je t’ennuie avec mon roman, non ?

- Un peu, pas trop ! En fait, là, il faut que j’aille dans le bureau pour terminer un rapport ! A tout à l’heure ma biche !

- Bisous mon chou !

Je me retrouve face à mon écran. Il me faut terminer des tableaux Excel ! Je repense à Annie : quelle évolution ! Elle me disait que, petite, elle lisait des illustrés que lui payait son père coco invétéré. A l’époque elle était Pif, Annie mais sans les rois mages dont se moquait bien son paternel.

Animée, Annie met de la vie dans mon existence ! Et dans ce bal qu’Annie (danse Balkany ?) galvanise, je me sens virevolter d’amour !

Des petits pas s’invitent sur l’escalier. Annie va prendre l’air un moment ! Elle a besoin, plus que moi, de respirer la mer ! Sans vent, sans sel, Annie erre (sans ses lanières ?) !

Elle doit marcher, en ce moment, tandis que je m’acharne sur des formules mathématiques et des si imbriqués). Les gens d’ici la reconnaissent : elle ne bat pas la campagne, elle longe la cote avec une envie carnassière ! Tous savent qu’Annie bat l’isthme !

Elle rentrera dans une heure et me dira :

- Tu penseras à t’oxygéner mon amour ?


jeudi 15 octobre 2020

COUVRE-FEU LOIN DE L'EMPIRE AUX MANNES

 



Ce mercredi 14 octobre, notre Jupiter national était convié à s’expliquer face aux Français. Pour l’aider à trouver les bonnes questions à des réponses toute faites, il s’était fait aider par Anne-Sophie Lapix (France 2) et Gilles Bouleau (TF1) à ne pas confondre avec « gît l’boulot » le nouveau slogan de Pôle Emploi.

Le thème de la soirée : La Covid, la Covid et encore la Covid ou « comment s’en sortir » quand on est une Nation parfois conne et pleurnicharde.

Avant toutes choses, notre Président a rappelé la gravité de l’épidémie et c’est vrai que l’an pleure ! On larmoie aux urgences, on pleurniche dans les entreprises, sous les masques, on verse du lacrymal partout tant la morosité gagne à une vitesse aussi exponentielle que le taux de reproduction du coronavirus.

Notre Emmanuel national a décidé de prendre les moyens ! Ce sera le couvre-feu en Ile-de-France et dans 8 métropoles particulièrement touchées par la pandémie : Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse. En ces lieux, il ne faudra plus sortir de chez soi, sauf ausweis, entre 21 heures et 6 heures du matin. 

Toute infraction sera pénalisée par une contravention de 135 € à payer à la « comme en dents dures » une structure policière patentée.

Par ailleurs, une « règle de six » est proposée. Mr Macron, a demandé aux Français « d’au maximum de ne pas être plus de six à table ». Les familles nombreuses devront donc prévoir deux services. Ceux qui sont ascètes, pourront ne pas manger pour permettre aux six autres de se mettre à table, commensaux, comme en salle !

Il n’y aura pas pour autant de restriction au niveau des transports dans les zones concernées par le couvre-feu et Jupiter a confirmé, dans sa grande bienveillance, qu’il n’empêcherait pas les gens de partir en vacances, même à Sète. Les trains rouleront sans se voir gares ôtées.

Quant à savoir combien de temps durera ce petit cinéma, nul ne le sait. Six semaines ? Plus ? Il faudra prendre son temps. De toutes manières, comme dirait un ami Helvétique, y’a pas le feu au lac puisqu’il est couvert (le feu, pas le lac !).

Il a été question des tests : trop de gens les utilisent ! On ne s’en sort plus ! Les résultats sont donnés 7 jours plus tard ! Ça bouchonne de partout ! Notre Président en a conscience, il le dit d’un ton poli mais rase (polymérase) les murs pour ne pas trop montrer les réactions en chaîne de son impuissance.

Une fois encore le volet économique a été abordé. On va verser une aide de 150 € aux bénéficiaires du RSA et des APL ainsi que 100 € par enfant à charge car « la crise est inégalitaire » avoue l’Elyséen. Et oui, la Covid frappe surtout les moins favorisés ! Ce Covid doit voter pour Les Républicains !

En attendant, on donne, on verse des subsides et les mannes s'évaporent. On creuse la dette comme dirait un ancien de Matignon qui a eu quelques soucis avec une Pénélope qui retissait un ouvrage perclus d'inanité mais gratiné d'une jolie rémunération.

Voilà donc comme un Président nommé pour 5 ans se voit dans l’obligation de discuter de sales petits virus et des mesures sanitaires pour en venir à bout.

Nous voici en période de couvre-feu !

Une traversée de Paris, en nocturne, se fera en catimini, en marche feutrée qui se perd aux quais.

Qui se perd aux quais silencieux, nu de bavardages ; et clôt d’autant l’ara !


mercredi 14 octobre 2020

DIVERTISSEMENT XXVIII

 



Je n'avais pas pondu de planches allitératives depuis septembre 2019 !

Un an déjà !

Voici la petite dernière : 15 illustrations autour de Mata-Hari, l'espionne !

On y retrouve du beau monde : Bach, Alain Rey, le peintre Matta, notre ancien premier ministre de la rose hollandaise et...la Reine Elizabeth quelque peu malmenée par la duchesse de Sussex.



lundi 12 octobre 2020

LE MAQUIS DE KARABAKH ENTEND LE BRUIT DES BOTTES


Il existe une terre de tensions, parmi tant d’autres, qui se nourrit du sol de l’Azerbaïdjan mais dont jouit un peuple majoritairement arménien. Cette terre se nomme le Haut-Karabakh et, depuis 1988, la population de cette zone demande son attachement à l’Arménie.

A l’époque, ce fut un Niet péremptoire dans la bouche de Gorbatchev, le même veto fleurissant sur les lèvres des dirigeants de Bakou (capitale de l’Azerbaïdjan). Il s’agissait de donner raison à Staline qui, en 1921, avait octroyé la région à l’Azerbaïdjan bien que la sachant arménienne !

Soutenu par l’Arménie, le Haut-Karabakh obtient, au terme de 6 ans de conflits, son indépendance.  Indépendance toute relative car non reconnue à l’international. Depuis, la ligne de front reste figée et témoin de flambées sporadiques suivant calcul super chérot, car abaque (sue, perd chair, Haut-Karabakh).

Le 27 septembre, le conflit a dégénéré de manière brutale, sans doute à l’initiative de l’Azerbaïdjan, soutenu par le Turc Erdogan.

Armé par Ankara, Bakou, la musulmane, s’est modernisée militairement. Mais les aides ottomanes ne sont pas les seules en présence : des entreprises russes, israéliennes, mais aussi françaises, ont livré des armes à Ilham Aliev, le président de l’Azerbaïdjan, le fils de son père, Heïdar Aliev, ex général du KGB et spécialiste de la répression des peuples.

Le fils ne vaut guère mieux que le père auquel il a succédé en 2003. Il se spécialise dans les arrestations sommaires et ne veut rien céder à l’Arménie. Sa dernière déclaration en dit long, tant la défausse est haine :

- Si la France veut déterminer son propre destin pour le Haut-Karabakh, laissez-les leur donner la ville de Marseille, où près de la moitié de la population est arménienne !

On imagine Charles Aznavour se retourner dans sa tombe à l’écoute de cette Marseillaise venant d’un diable dont le cheval de Troie, en tant qu’arme, hennit !


Une trêve a été négociée entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays sous le parrainage de Vladimir Poutine, vendredi 9 octobre, à Moscou.

 

Dans ce jeu, Moscou travaille en hôte-rouble, qui soutient l’Arménie tout en livrant des armes à ses ennemis.


Ce cessez-le-feu a officiellement pour objectif d'échanger les prisonniers et évacuer les blessés, ce qui laisse présager d'une reprise des combats dans quelques jours.


Bakou, soutenu inconditionnellement par Ankara, affirme qu'il ne cessera pas ses basses œuvres martiales tant que les forces arméniennes n'auront pas quitté le Haut-Karabakh. Au comme il sent le soufre, le papier d’Arménie !


Une politique inflexible aux bas coups main non à bas coûts eu égard à l’effort de guerre de ce pays musulman : achat de drones turcs, armes antiradars made in Israël…

Une poudrière de plus dans les mains d’Erdogan, pyromane en série, qui attise aussi les braises du conflit avec la Grèce, en Méditerranée orientale.


    

Une étendue de monts, tout veinés de rivières

Où poussent à foison les fruits ensoleillés

Le jardin du Caucase, de son noir éclairé

Aspire jusqu’aux crêts à des paix millénaires.

 

Mais son cœur arménien secoué de menaces

Maudit encore Staline et les choix du passé

Le fracas des canons de l’ennemi juré

Déchire le silence d’effronteries pugnaces

 

Les accents azéris en crocs de va-t’en guerre

Emplissent l’horizon de combats à venir

Que le marché martial attise de plaisir

 

Le regard de Moscou et celui d’Ankara

Aux larmes d’Arménie, se posent, scélérats

Sur les bords d’une trêve aux harmonies amères…