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vendredi 18 mars 2022

L'UKRAINE AU COEUR DE NOS PENSEES

 


Fabiano : Bonjour Professeur. Nous ne nous étions pas vus depuis juin 2020. A cette époque, nous évoquions l’émergence de la Covid et les problèmes sanitaires.

Prof Hitérole : Exact Fabiano ! Et depuis, que d’eaux vaccinales ont coulé sous les ponts ! Je me suis fait vacciner comme il se doit, ou plutôt comme il se doit d’obéir au laboratoire Pfizzer, avec qui j’avais déjà des relations eu égard à mes achats fréquents de Viagra

Fabiano : Ah, j’ignorais…

Prof Hitérole : Oui, enfin, je ne vais pas m’étaler sur ces petits problèmes de santé ! Je suis vacciné et j’ai mon pass sanitaire qui vit ses derniers instants ! Il devrait être suspendu à compter du 14 mars !

Fabiano : Oui, sauf pour les transports en commun et pas sans avoir créé des petits mouvements populaires, dignes successeurs des mouvances gilets jaunes !

Prof Hitérole : Oui, les gens ne voulant pas être vaccinés n’étaient pas sereins, gais ! Ils ont eu besoin de montrer leur acrimonie ! Enfin, ces petites guerres internes n’ont rien de commun avec la catastrophe qui nous tombe dessus ! C’est bien pour cela que nous nous rencontrons ?

Fabiano : Oui professeur ! J’aimerais discuter avec vous de cette guerre aux portes de l’Europe. Poutine attaque l’Ukraine. Que se passe-t-il dans sa tête ?

Prof Hitérole : Le Tsar, suivant le rêve de la grande Catherine, cherche à constituer une grande Russie qui engloberait l’Ukraine et possèderait toutes les façades maritimes de la mer Noire ! En transposant dans l’ère nouvelle, il veut reconstituer une partie de l’empire soviétique qui s’est écroulé avec la chute du mur de Berlin, en 1989. Ainsi que tu l’avais déjà écrit, Fabiano, dans un de tes articles, il a d’abord aidé les séparatistes du Donbass, pro-russes, à faire sécession. Il a toujours soutenu que l’Ukraine conservait en son sein un fascisme purulent qu’il fallait combattre ! C’est un argument récurrent chez lui ! Quasi obsessionnel !

Fabiano : C’est un argument pur Uhlan, comme le dirait un cavalier sale en Prusse, à la lumière de sa lampe russe.

Prof Hitérole : Joli ! Mais l’heure n’est pas à l’humour ! Poutine attaque l’Ukraine depuis le 24 février et ne cessera le combat que lorsqu’il contrôlera l’intégralité du pays et pas seulement les zones du Donbass et de Donietz, déjà à sa solde. Il entend « dénazifier » et « démilitariser » l’Ukraine afin que « jamais une menace quelconque visant la Russie n'émane de ce territoire » !

Fabiano : En réalité, il ne veut pas d’un voisin turbulent qui voudrait se rapprocher de l’Union Européenne ou adhérer à l’OTAN !

Prof Hitérole : Exact ! C’est sa hantise ! Il nourrit une paranoïa chronique ! Il a peur de voir s’implanter des missiles ukrainiens, made in USA, à sa frontière. Il reste donc droit dans ses bottes, en dépit d’un mécontentement croissant de sa population qui dit non à la guerre !

Fabiano : Et qui manifeste à ses risques et périls. Car les emprisonnements sont légion comme au bon temps du goulag !

Prof Hitérole : Oui, le peuple russe est très courageux de sortir ainsi pour manifester dans les rues ! Mais l’autocrate n’en a cure. Il gère sa répression malgré cette pression et celle de l’extérieur !

Fabiano : Celle de l’extérieur qui n’est pas militaire mais économique ! Les seules sanctions prévues contre le tyran sont d’ordre économique, c’est bien cela ?

Prof Hitérole : Oui, l’OTAN ne veut pas d’escalade ! Les USA rechignent à s’engager depuis pas mal de temps. Assez de voir des cercueils revenir chez l’Oncle Sam. L’Europe n’a pas d’armée et, quand bien même en disposerait-elle, elle ne l’engagerait pas sur ce théâtre guerrier. L’occident utilise donc l’arme économique : on réduit la Russie aux marchés européens des capitaux, on gèle les avoirs de Poutine, ceux qu’il possède en UE, on exclut les banques russes du système Swift qui facile les virements internationaux, on gèle les avoirs des oligarques, on ferme l’espace aérien européen à l’aviation russe…

Fabiano : On ressent les conséquences de ces dispositions ?

Prof Hitérole : Elles sont rapides et pleines de roublardise, si j’ose dire. En effet, le rouble, la monnaie nationale russe est en train de s’effondrer ! L’embargo va acculer la Russie à vivre en autarcie ! Elle pourrait tenir un an comme cela, selon les experts, mais pas plus ! Et un an de privation pour les Russes : pouvoir d’achat égratigné, pénurie et donc davantage de manifestations anti-Poutine !

Fabiano : Mais l’arme économique n’est-elle pas à double tranchant ?

Prof Hitérole : L’économie n’a que des cercles vicieux en temps de guerre, sauf pour les marchands d’arme ! Oui, cette arme est nid, comme dirait Aznavour, nid de boomerangs, de coups qui nous reviennent dans la tronche. Les entreprises qui exportent en Russie vont subir les conséquences : moins de débouchés. Et puis, il y a nos entreprises qui sont implantées en Russie et en Ukraine ! Pour ne citer qu’un exemple, le groupe LVMH, le n° 1 du luxe français, a annoncé fermer ses 124 boutiques en Russie ! Il y a du chômage dans l’air !

Fabiano : Oui, ça sent le gaz ! A propos de gaz, qu’en est-il de celui que l’Union Européenne achète à la Russie ?

Prof Hitérole : On fait comme si l’embargo n’existait pas ! En dépit de la crise actuelle et malgré la multiplication des sanctions occidentales, la Russie continue aujourd'hui d'injecter via des pipelines ce combustible fossile à l'Europe, qui ne se presse pas pour arrêter ces échanges ! En réalité, l’arme du gaz russe est terrible. L’UE est trop dépendante de cette énergie et donc continue à payer la Russie, laquelle récupère de l’argent pour s’acheter des armes !

Fabiano : Et continuer la guerre, à coups de bombardements contre les civils, destructions massives de villes et, conséquemment, exode des populations !

Prof Hitérole : Oui, c’est une des principales conséquences de ce conflit. Fin février, plus de 50.000 Ukrainiens avait fui les bombardements pour se réfugier en Pologne ou en Moldavie. Les secours s’organisent. L’aide internationale fait acheminer des vivres et médicaments. Mais en Russie, aussi, l’exode existe. Journalistes, intellectuels, artistes quittent leur pays pour ne pas être identifiés à un régime criminel sanctionnant toute critique de la guerre.

Fabiano : Quand cela va-t-il finir ?

Prof Hitérole : Nul ne le sait ! Il est possible que les armées russes s’enlisent dans le pays, par manque d’énergie pour les blindés ou parce que les Ukrainiens vont durablement pratiquer une guérilla urbaine dans les ruines des villes que les avions Mig auront bombardées dans le but de terroriser la population. Il est possible que la guerre perdure, voire qu’elle se propage ailleurs, en Pologne, en Moldavie, car Poutine est incontrôlable. Personne ne sait jusqu’où peut aller sa folie liée à une grande paranoïa !

Fabiano : Oui, il voit des nazis partout ! Il a l’impression que tout le monde lui en veut et se pose en victime. Dès lors, il a beau jeu d’utiliser la légitime défense !

Prof Hitérole : C’est exactement cela ! Et il agite la terreur, la menace nucléaire. Il multiplie les exercices d’intimidation, à proximité de la Pologne, notamment.

Fabiano : On ne peut rien faire pour l’annihiler ?

Prof Hitérole : Difficile. La Cour Pénale Internationale a ouvert une enquête sur les crimes de guerre perpétrés en Ukraine. Une lettre morte, car Poutine n’a que faire de ces procédures qui exigeraient qu’il soit arrêté par des membres de son propre gouvernement ! Or Poutine contrôle tout, il musèle la Presse, agite sa propagande sur les chaînes de TV qui lui sont inféodées !

Fabiano : Donc la guerre va continuer avec ces bombardements aveugles, ces victimes civiles, l’exode, et…la crise économique !

Prof Hitérole : Oui, et avec un président Zelenski, ancien clown devenu héros national dans ce pays au drapeau jaune et bleu ! Cette guerre nous montre, encore une fois, la complexité de notre humanité ! Il y a des héros, des salauds, des lâches, des résistants, des gens qui souffrent de pénurie, d’autres qui perdront leur emploi, par répercussion ! Il y a les vendeurs d’armes qui s’enrichissent, les politiciens frileux qui atermoient, et les va-t'en guerre, prêts à en découdre !

Fabiano : Et cette dramatique se déroule en pleine campagne électorale, chez nous !

Prof Hitérole : Oui, et elle l’éclipse ! Je pense que l’abstention sera forte ! Mais le phénomène n’est pas vraiment nouveau !

Fabiano : Ce n’est pas faux ! Bien, attendons la suite des évènements ! En attendant je vais aller aider des voisins qui organisent des collectes de vêtements et médicaments pour nos frères ukrainiens !

Prof Hitérole : Bravo Fabiano ! Je vais faire de même dans deux jours ! Au plaisir de se revoir !

             


vendredi 21 janvier 2022

GASPARD AU TRAGIQUE DESTIN

Gaspard Ulliel vient de mourir, à l 'âge de 37 ans. Ce brillant acteur nous avait fait rêver par ses interprétations dans "Un long dimanche de fiançailles" ou encore dans "St Laurent" où il interprétait le grand couturier. On le retrouvera dans "Juste la fin d'un monde", un film qui le couronnera avec un césar du meilleur acteur. Mais la mort frappe n'importe quand ! Un stupide accident de ski, une irrévérence du destin, et Gaspard rejoint le Paradis des étoiles filantes...  



La neige est écarlate, c’est un beau jour d’hiver. Gaspard respire à fond cet air des fraîches Alpes. Un parfum d’Italie ravive son élan. La frontière n’est pas loin, il pense un jour tourner au pays de Risi, de Visconti, de Fellini.

Mais pour l’instant il skie, loin des lieux de tournage. Loin du tapis rougi des vanités de Cannes. Il skie dans la grandeur de cette plénitude. C’est une piste bleue, elle s’offre à sa jeunesse, à cette joie nourrie d’une ineffable ivresse.

C’est un mardi, paisible, dans l'écrin de La Rosière, loin des masques urbains, des attentes ourdies par l’urgence des tests. C’est un après midi de longues fiançailles avec ce que la vie nous offre de meilleur.

Il descend, prend le pouls d’une vitesse vive, pour rejoindre là-bas des amis qui l’attendent. La piste se sépare en deux tronçons dociles. Il bifurque, enivré, vers le chemin de gauche.

Le choc frappe son corps, il se fond dans la neige. Sa tête cherche, en vain, le casque salvateur. Mais déjà il n’est plus, il sombre dans la nuit sous le ciel silencieux des cimes éternelles.

Juste une collision avec une autre vie, qui sortira indemne du tragique chemin. Gaspard rejoint le ciel, dans le bruit d’un rotor. Est-ce ainsi qu’on rejoint le Paradis promis, en vol d’hélicoptère, aux pales désespérées ?

Des brumes éthérées baignent la chambre noire. Les hommes en blouse blanche rejouent les égarés. Il ne survivra pas, juste la fin du monde. Juste la fin qui pleure qu’elle n’y peut rien, oui mais…

Oui mais, s’éteint le feu, s’installe le silence. S’étire la nouvelle dans le ruisseau des larmes, défile en longue peine dans une robe noire, l’ombre de St Laurent, et l’âme des vivants.

Gaspard s’en est allé rejoindre les étoiles, trop vite disparues, dans ce monde incertain.

Des regards interdits, hébétés, sans paroles, relisent la dépêche, aux éclats inouïs.

Gaspard, rejoint le ciel des tragiques destins, laissant à l’horizon des promesses perdues, des rêveries brisées et des cœurs orphelins.


mardi 18 janvier 2022

ALMATY SOUS LE METAL MATEE

 


Le Kazakhstan tel un volcan a déclenché son éruption. Dans sa plus grande ville, Almaty (qui n’est pas la capitale, laquelle se nomme Nour-Soultan) des soulèvements se sont multipliés dès le 2 janvier pour contester la hausse des prix de l’énergie.

La colère devient politique, mais au départ elle est toujours d’ordre économique ! En l’occurrence, l’augmentation du prix du gaz naturel liquéfié, carburant le plus utilisé pour les voitures kazakhes, a mis le feu aux poudres !

L’annonce du doublement de son prix a déclenché l’ire. Ce courroux est d’autant plus compréhensible que le sous-sol du pays regorge d’énergies naturelles, plus qu’il n’en faut ! Le pays en dispose tant qu’il en exporte : pétrole, gaz, et même de l’uranium dont se servent nos centrales nucléaires bien françaises !

La brutalité de cette hausse a donc entraîné un séisme révolutionnaire que le pouvoir en place s’est empressé de réprimer ! Officiellement, il y aurait 225 morts. La réalité se cache dans le silence gouvernemental ou aux fonds des geôles où le pouvoir fait pratiquer la torture pour dissuader les pauvres âmes à vouloir continuer la lutte !

Le pouvoir a réagi en utilisant à la fois la carotte et le bâton. D'un côté, il a procédé à un changement de gouvernement et a rétabli le prix d’origine du gaz ! D’un autre côté, il a géré une répression et instauré l’état d’urgence, comme il se doit dans toute bonne dictature qui se respecte !

 

Cette politique coercitive a trouvé son soutien dans l’intervention des forces russes venues à la rescousse pour aider le président Kassym-Jomart-Tokaïev à rester sur son trône. Il faut dire que ce « brave » homme s’est empressé de téléphoner au tsar Poutine dès que les émeutes ont surgi. Les forces russes sont intervenues, puis se sont retirées. La Russie orthodoxe avait intérêt à montrer qu’elle tenait au Kazakhstan (et à ses richesses) ! Ce voisin turbulent en serait davantage son vassal, comme à la bonne époque de l’URSS, plutôt que de vouloir se rapprocher de la Turquie musulmane (la Kazakhstan compte 19 millions d’habitants à majorité musulmane) !

 

Car les calculs géopolitiques continuent à fleurir dans cette région du monde depuis la désintégration de l’Ours soviétique dans les ruines du mur de Berlin.



Almaty se soulève dans les brumes kazakhes

L’hiver se fait volcan dans les rues échaudées

Devant elle un tyran ne tourne pas casaque

Son âme de démon conserve dureté

 

Les prix sont oppressants, qui tissent la disette

La paupérisation et les pleurs des enfants.

Un monde sous-terrain aux colères muettes

S’est soudain redressé, nu, pacifiquement !

 

On réprime, on torture, pour la raison d’Etat

On phagocyte l’âme en blindés de Russie

Pour mieux souffler l’éther d’un semblant d’éclaircie

 

Le carcan se maintient, cadenasse les cœurs

Les richesses minières et les chants du bonheur

Une rancœur abreuve l’horizon des combats...


dimanche 16 janvier 2022

L'AUSTRALIE ETAU, SERRE VIS ! NOVAK EN FAIT LES FRAIS !

 


Novak Djokovic vient d’essuyer un revers de la main droite, à moins que ce ne soit de la main gauche après avoir tenté de monter au filet anti vaccinal qui était, pour lui, synonyme de racket !

Oui, le natif de Belgrade, ne pourra briguer une 21ème victoire en Grand Chelem, synonyme de record absolu dans le tennis masculin, lors de l’Open d’Australie. Sans vaccination, il a subi des critiques à Serbes de la part des organisateurs au visage de dingo que les crocs hâtent !

Donc Novak qui pensait se mettre dans la poche un nouveau trophée, au pays des kangourous, se voit contraint de revenir au bercail où un de ses amis, plutôt adipeux, a dit peu sur le problème mais n’en pense pas moins ! Ruminer le rebelle gras doit (Rue, miné, l’heureux Belgradois ?)

Oui, pas de tennis (attention à la contrepèterie !) pour Novak qui pensait être au-dessus des lois vaccinales ! Non seringué, il revient chez lui, non serein et pas gai ! Les instances du Tennis ont joué en fond de Cour, à l’arrière, en défensive, en refusant l’entrée d’un sportif qui pourrait, potentiellement, contaminer Melbourne et ses environs !

Pourtant, un juge australien avait été gentil avec le Serbe. Après avoir reçu un autographe, il lui avait rétabli son visa et ordonné sa libération immédiate alors que le tennisman était en séjour au Park Hôtel, sympathique lieu de rétention pour étrangers en situation irrégulière.

Mais, vexé, le ministre de l’immigration australien, Alex Hawke, c’est-à-dire Alex le faux con, a annulé, de visu, le visa de Novak le visé !

Donc, pas de tournoi pour le Novak et son ciné de non-vacciné !

Les instances de l’antidopage notent que c’est la première fois qu’un sportif se voit condamner pour n’avoir pas voulu se faire piquer !


vendredi 7 janvier 2022

MACRON BOUDEUR AGGRAVERAIT-IL SON CAS ? QU'A MOUE ?

 


« Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie. » 

Dans un entretien avec des lecteurs du Parisien, publié mardi 4 janvier, Emmanuel Macron, plus Jupitérien que jamais, ajoute dans les faits d’hiver un parfum haut tonal, résolument offensif à l’égard de la « toute petite minorité qui est réfractaire comme la pierre qui roule et n’amasse pas masse» à la vaccination contre le Covid-19.

Oui, Jupiter a envie d’emmerder les rétifs à la seringue en les empêchant d’aller retrouver, en vagues, ciné ou en leur interdisant de se restaurer s’ils restent au rang des inflexibles.

C’est comme une envie de pisser, dure, innée. Une envie de faire, mais qui avoue déjà une forme d’impuissance ! Jupiter aurait presque l’envie d’avoir envie comme l’aurait chanté quelqu’un qui n’aurait jamais eu à l’idée de rauquer comme un emmerdeur !

Depuis Macron est bien emmerdé d’avoir sorti cette phrase. Il s’est excusé ! Mais, intérieurement, il sait que sa petite phrase a touché tout le monde, a mis le feu aux réseaux sociaux ! C’est de la stratégie fécale qui fait l’écho !

La politique a régulièrement besoin de ces petits coups de canif, sinon on s’emmerde ! Les pêcheurs, qui sont en mer dès l’aurore ont besoin d’entendre à la radio des jurons de poissonniers que rien n’arrête ! Les édiles, en maires dans leur cité, ont soif de telles dérives verbales pour pouvoir polémiquer ! Il y a plus de succès dans les rappels de dérapages sémantiques que dans ceux de Pfizer ou de Moderna.

La femme, en mère décidée vote, emmerdée si dévote, pour celui qu’elle croyait bon apôtre mais à qui elle pardonne car, de toutes manières, c’est le moins mauvais de tous.

Oui, Macron peut se permettre d’avoir juste envie d’emmerder ceux qui refusent le vaccin au nom de leur liberté car ses concurrents sont en mer décevante, leur candidature emmerdée se vante, mais s’évente ! Le petit mot de trop sans être serein, gai, a l’avantage, dans sa noirceur, de mettre en lumière la vacuité de l’opposition ! De Mélenchon à Pécresse on pousse des cris d’orfraie pour cacher l’impuissance et le vide des programmes ! Zemmour se ronge les foies de se voir voler la vedette dans le concours des grossièretés !

Macron s’est comporté comme un vilain lycéen que sa professeure de femme a dû chanter sur le sang, heu, tancer sur le champ ! Il ne le fera plus, ou non ! Il verra selon les cirques, Constance ! Comme dirait mon voisin à sa femme atrabilaire mais néanmoins macroniste, ascendant bélier !


dimanche 2 janvier 2022

BONNE ANNEE 2022

 


L’année 2022, comme chaque année, débutera par un 1° janvier, masqué, et en parti vacciné. On fêtera, la tête encore bien alcoolisée, le cinquantenaire de la mort de Maurice Chevalier en utilisant une bonne pomme (de douche) pour se rafraîchir les idées. Puis, on se souhaitera une année prospère (youp, la boum !)

Le 15 janvier, on honorera Molière né 400 ans auparavant ! Francis Huster réitéra son souhait de voir l’homme de lettres panthéonisé, et ne sera pas avare de louanges en évitant les précieuses ridicules. Il aura le soutien de la gent féminine car les femmes ça vante ! Macron entendra-t-il la supplique ? Il sera déjà bien occupé à se battre contre l’Omicron, au micro, homme à cran et médecin malgré lui.

Du 4 au 20 février, les JO d’hiver auront lieu à Pékin. La mascotte en sera un Panda dépendant d’épandage des pandémies. Ces jeux comprendront 109 épreuves, pour 15 disciplines. La France espère décrocher des médailles. Alexis Pinturault, digne héritier de Jean-Claude Killy (qui lit tous les articles concernant Alexis) n’aura de cesse que de s’échiner sur chaînes chinoises pour briller en ski alpin !

En mars, pourquoi pas en mars, on fêtera les 500 ans de Joachim du Bellay. Je fixe en mars car, en fait, on ignore le jour de sa naissance. La Pléiade lui rendra hommage en éditant en bande dessinée « Les regrets » soit 191 sonnets et plus de 2000 vignettes, en couleur, pour ne pas oublier l’œuvre et que finisse dans les ronces art !

Le 16 avril, on fêtera les 100 ans de Boby Lapointe. Toute la ville de Pézenas sera pavoisée de maillots marins et, au son de l’hélicon, on défilera dans les rues de cette ville qui est aussi celle de Molière (quelle coïncidence qui coin-coin, aussi, danse !). Une sensibilisation au langage bibi-binaire sera imposée par Mr Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education (à moins qu’il soit viré d’ici là) dans les classes pour les enfants de distraisant, comme dirait Boby, ainsi que des leçons de guitare sommaire.

Le 24 avril, on connaîtra le nouveau président de la République. Il devrait se présenter masqué, et prouvant sa bonne constitution avec un pass sanitaire attestant qu’il a bien reçu son 6ème rappel. Il se pourrait que ce fût Jupiter qui entamerait, alors, un second mandat ! Il emporterait les suffrages après avoir battu Valérie Pécresse (elle erre !) au deuxième round, par chaos.

Le 2 mai, ses fans pleureront Serge Reggiani, qui fêtera, à titre posthume, ses cent ans. Vincent, François, Paul, et même les autres, se retrouveront dans un café parisien pour chanter « Le déserteur » ou « ma Liberté » à moins que les loups ne soient entrés dans Paris, à la faveur d’une percée zémmourienne de bien mauvais aloi.

Le 3 mai, certains parisiens (combien ?) honoreront le canal St Martin qui fit ses grands débuts 200 ans auparavant. Et Jean-Jacques Annaud (ai-je ange à canaux ?) pourrait nous gratifier d’un petit reportage vidéo sur ce monument classé historique depuis 1993.

Le 3 juin, Julie Gayet soufflera ses 50 bougies. François Hollande coupera le gâteau qui aura la forme d’un Flamby ! La petite fête se passera à Tulle, dans un restaurant où le couple avait dégusté un bon poisson d’avril, un congre à Tulle ! L’agape se finira par des discussions sur cette période virale, oui, se finira sur l’ère, ô Tulle !

Le 18 juin, la croix de Lorraine qui s’élève à Colombey-les-Deux-Eglises fêtera ses 50 ans ! Les vestiges du gaullisme, les mis en examen, les blanchis, les retraités, se porteront à son pied pour la fêter ! Le général se retournera, une fois de plus, dans sa tombe ; un de ses sports préférés !

Le 22 juin, à peine remise de ses émotions, Julie Gayet chantera «La maman des poissons » (toujours en lieu avec le congre) pour honorer la mort de Boby Lapointe (hé oui, encore lui !) disparu 50 ans auparavant (on n’a pas retrouvé le paravent mais la police enquête !)

Le 6 juillet, Isabelle Boulay fêtera ses 50 ans auprès de son compagnon Eric Dupont-Moretti qui n’aura plus, j’imagine, son costume de garde des sots tant il en aura eu sa claque ! La Gaspésienne chantera devant son avocat quelques chansons de Reggiani (tiens tiens !) ainsi qu’elle l’avait fait en 2014 pour la plus grande joie du label Chic Music Inc.

Le 23 août, Roland Dumas fêtera ses 100 ans ! L’ancien maître du quai d’Orsay, à l’époque mitterrandienne, ressassera ses bons vieux souvenirs d’une rose qui avait encore de la gueule. Il se rappellera des charmes de Mme Deviers-Joncour et de son appartement ! Il se remémorera cette Eva Joly qui le harcelait pour des histoires de rétrocommissions liées à la vente de frégates à Taïwan ! Les frais gâtent, entaillent, ois nez éternuer comme si l’affaire sentait le poivre !

Le 22 septembre, on fêtera les 100 ans d’Yvette Horner mais sans elle, qui aura rejoint le paradis de l’accordéon, comme le vieux Léon de Brassens.

Le 23 octobre, certains lecteurs assidus pleureront Théophile Gautier, mort 150 ans avant cette date. Une mademoiselle, de mots peints, affichera un panégyrique sur sa façade ! Sa ville de naissance, Tarbes, aura les drapeaux en berne à l’image d’une armée qu’un capitaine fracasse.

Le 25 octobre, les nostalgiques de la monarchie, fêteront le 300ème anniversaire du sacre de Louis XV, à Reims. On boira du bourbon en écoutant le comédien Damiens raconter l’attentat raté de son aïeul, attentat contre ce régent qui lui coûta la place de Grèves !

Le 18 novembre, d’autres lecteurs se rendront du côté de chez Swan pour pleurer la mort de Marcel Proust, 100 ans auparavant. On recherchera le temps perdu à travers des lectures de phrases alambiquées, allant biquer, en de jolies pointes, la chevelure sémantique de notre belle langue de Molière (encore lui !)

Du 21 novembre au 18 décembre, la coupe du monde de football aura lieu au Qatar ! Sous le signe des pétrodollars, le ballon rond va tenter de faire oublier les virus qui tinrent comme des crampons, mirent en touche la vie et l’écornèrent.                                             

Le 27 décembre, la France se souviendra de Louis Pasteur, né 200 ans avant. En pleine période de vaccinations, on évoquera ce grand homme qui avait la rage de vaincre les maladies. Un homme au moral de pierre qui savait que Dole mène à un destin de guérisseur quand la colère des microbes mène ire ! Un homme qui apporta tant à la science qui resterait un domaine vague, sinon !

 

 

 

 

 


mercredi 27 octobre 2021

MR Z, UN PRODUIT DOUTEUX MAIS SANS DLC

Monsieur Z est un polémiste, donc un professionnel de la polémique. Son rôle social consiste à jeter des pavés dans la mare au diable pour voir comment va réagir la petite Fadette de la rue qui fait la vox populi. 

Monsieur Z occupe une jolie place médiatique. On le courtise en lui déroulant le tapis rouge, couleur qu'il n'aime pas particulièrement, eu égard à ses penchants droitiers qui auraient tendance à dépasser le borgne dont la fille s'émeut de voir l'agitateur lui souiller ses plates-bandes.

Monsieur Z n'a rien à dire, mais le dit quand même. S'il le faut, il compose avec l'Histoire, et se prête gentiment au jeu du révisionnisme. Il y aura toujours quelques esgourdes pour capter le message qui caresse dans le sens du poil xénophobe.

Car Monsieur Z n'aime pas trop l'étranger qui impose en France son voile, sa religion, son hallal et qui profite largement des aides de l'Etat. Monsieur Z fustige l'AME (Aide Médicale de l'Etat) dont l'âme humanitaire n'est pas aussi coûteuse pour le pays qu'il veuille bien nous faire croire !

Monsieur Z court après la notoriété que son narcissisme exulte de son souffle permanent.

On le voit partout, sur les plateaux TV, dans des meetings, au milieu de la rue où, à tout moment, il peut interpeller un quidam sous le feu des caméras, histoire de montrer que la polémique n'a pas de frontière. C'est un tout terrain, capable de s'essayer à l'usage d'un fusil à lunettes ou à la conduite d'un véhicule de 11 tonnes, habituellement mobilisé par le GIGN.

Tout dernièrement, Mr Z, en visite à Drancy, a relancé le débat sur le voile islamique. Sous les regards de la caméra, et avec la bénédiction de Morandini, journaliste en déliquescence notoire, il s'est permis d'alpaguer une femme pour lui demander d'ôter son foulard. Au nom de la laïcité.

Cette scène, parfaitement orchestrée, a fait le tour des réseaux sociaux.

Je l'ai remise à jour, de manière poétique, pour exorciser toute cette ambiance nauséeuse qui préfigure la campagne présidentielle.




lundi 11 octobre 2021

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 Parce que PFIZER ce n'est pas seulement les vaccins anti-Covid !




mardi 14 septembre 2021

DESASTRE HUMANITAIRE ANNONCE

 


Les démons d’Allah sont désormais au pouvoir à Kaboul et dans tout l’Afghanistan. Les Talibans, enturbannés ou pas, mais généralement barbus, ont pris le contrôle du pays sans coup férir. Les troupes locales, mal formées par l’Oncle Sam, qui s’est retiré, ont fui devant l’ennemi à l’image de la déroute de l’armée française face au rouleau compresseur nazi.

Désormais les barbus instaurent leur loi, la charia. Les femmes doivent être voilées, les voleurs auront la main coupée. Il est hors de question d’être poète sauf à louer Allah et son prophète Mahomet pour ce qu’ils représentent en qualité de sauveur de la nation contre les apostats !

Après la panique sur l’aéroport de Kaboul où chacun essayait de prendre le premier avion venu pour sauver sa peau, la communauté internationale doit discuter avec l’ennemi pour éviter une catastrophe humanitaire !

La situation devient critique pour des millions d’Afghans, déjà affectés par une sécheresse aiguë, les conséquences de la pandémie de covid-19 et des décennies de guerre. Selon l’ONU, en l’absence de soutien, la quasi-totalité de la population afghane (97 %) risque de sombrer sous le seuil de pauvreté l’an prochain, contre 72 % aujourd’hui.

Lors d’une réunion ministérielle à Genève, l’ONU a demandé plus de 600 millions de dollars d’aide pour les organisations humanitaires dans ce pays. Paris a annoncé débloquer 100 millions d’euros dans ce cadre, quand Washington contribuera à hauteur de 64 millions d’euros.

- Et nous sommes bien sûr très soucieux de faire en sorte que l’aide humanitaire serve de levier pour obtenir un réel engagement des talibans dans tous les autres aspects qui préoccupent la communauté internationale, a lancé Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies.

Il est vrai que l’Afghanistan est en partie à l’arrêt, notamment en raison de l’interruption des flux financiers avec l’étranger qui perfusaient une économie sinistrée par 40 ans de guerres.

La capacité des islamistes à relancer le trafic international à Kaboul sera un test pour leur régime, qui après avoir annoncé son gouvernement (sans aucunes femmes) consolide son emprise sur le pays.

Le monde attend de voir l’évolution de ce pouvoir qui ne peut se permettre de refuser l’aide humanitaire sauf à organiser la famine !

En attendant, beaucoup vivent cachés et reclus. Les femmes surtout. D’autres sortent pour quérir une maigre pitance payable en monnaie dévalorisée. Le ventre est creux, la peur s’installe…



Les barbus, fous d’Allah, ont investi les lieux

La bannière étoilée est sortie de la danse

Presque sans coup férir face aux soldats piteux

Le drapeau taliban impose sa démence.

 

Kaboul tisse une toile de craintes névrotiques

Face aux cris de charia des hyènes assoiffées

Pour éviter le voile, la femme famélique

Se terre entre les murs, le regard effacé.

 

La faim guette les corps, l’espérance quémande

Des mannes de nantis, l’occidentale offrande

Que les fous du Coran aimeront distiller.

 

Les souvenirs s’étalent sur ces années de rêve

Où la féminité jouissait d’une sève

Comme un arbre grandi au ciel des libertés...

 


lundi 13 septembre 2021

BEBEL A BOUT DE SOUFFLE S'EN EST ALLE

 


Le 9 avril 1933, alors que meurt Auguste Emmanuel Pointelin (mais pas l’autre) un peintre jurassien, c’est la fête chez un autre artiste, un sculpteur. Oui, chez Paul Belmondo vient au monde le petit Jean-Paul dont la première cascade sera de sauter de son berceau pour rebondir sur le chat !

La sculpture n’attire pas le jeune garçon si ce n’est celle qui s’occupe de son corps. Il se fait une musculature de boxeur qui lui va comme un gant. Mais il aime aussi le théâtre et pas seulement pour les trois coups ! Il entre au conservatoire en 1951 et rencontre des gars sympas qui deviendront, comme lui, des incontournables du 7ème art : Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort. Le théâtre le passionne mais ses maîtres le trouvent peu talentueux. Parmi ces vilaines critiques, celle de Pierre Dux (le chef, en latin) qui affirmait que le jeune homme ne serait jamais jeune premier en raison de sa laideur ! Mais cela va le booster car l’aident heurts !

Il fait ses débuts au cinéma en 1956. S'agissant d'abord de petits rôles, il gagne la confiance de Godard, dans la mouvance de la nouvelle vague, et qui lui offre le premier rôle au côté de Jean Seberg dans A bout de souffle en 1959.

Ce film est un révélateur. Il se fait ensuite connaître comme un comédien physique, interprétant lui-même ses cascades au sein de réalisations populaires (L'Homme de Rio en 1964, Borsalino en 1970, où il partage la vedette avec Alain Delon, Le Professionnel en 1981).

Dans les années 1980, il a tendance à s'appuyer sur ce succès facile et emprisonne son personnage, entre flic et voyou. Son retour sur les planches dans le rôle de Kean, sous la direction de Robert Hossein lui est alors salvateur. Dans la foulée, il décroche un césar du meilleur acteur (mais qu'il refusera d'aller chercher) pour son interprétation dans Itinéraire d'un enfant gâté de Claude Lelouch (1988).

Il retrouve Hossein (qu’il avait tué dans un duel au pistolet pour les besoins du Professionnel ; mais le spécialiste d’Audika n’en tenait pas rancune, il ne l’entendait pas de cette oreille). Il joue dans Les Misérables en 1995 ! Puis on le retrouve chez Cédric Klapisch dans Peut-être (1999) et en 2000 dans Les acteurs, de Bertrand Blier. 

Les atours de Bébel (son surnom) sont les mimiques de son visage, et son sourire, qui parlent à tous, quelle que soit la langue. L’homme respire la joie de vivre et la sympathie.

Se plaisant dans un dandysme débonnaire, il refuse de s'enfermer dans une image de héros figée ! Aussi, boudera-t-il le cinéma pour retourner vers le théâtre.

Hélas, le comédien sera victime d'un accident vasculaire cérébral en 2001. Il s’ensuivra un long combat pour retrouver l’usage de la parole. Il peut ainsi faire son grand retour au cinéma, en 2009, aux côtés de Francis Huster qui réalise aussi le film, Un homme et son chien, drame dans lequel il interprète un homme qui se retrouve seul, à la rue, du jour au lendemain, avec son chien. 

Pour l'ensemble de sa carrière, il reçoit une Palme d'honneur au cours du Festival de Cannes 2011 ! 

En 2015, son fils Paul (coureur automobile français) lui rend un bel hommage au travers un documentaire co-réalisé avec Régis Mardon. Belmondo par Belmondo est présenté en avant-première au festival Lumière à Lyon en sa présence.

Puis, lors de la cérémonie des Césars 2017, un hommage lui est rendu en sa présence, au cours duquel le public lui fait une longue ovation debout. 

Il meurt ce 6 septembre 2021, à Paris, à l’âge de 88 ans. Un hommage national lui est rendu, aux Invalides. Emmanuel Macron, spécialiste en la matière (pour l’âme aux tiers) prononce l’éloge funèbre.

Il nous laisse le souvenir d’un comédien magnifique, généreux et terriblement éclectique. On retiendra de lui qu’il fut l’acteur-cascadeur, ne laissant personne le remplacer pour réaliser les prouesses les plus audacieuses !


Et pour clôturer ce billet, je vous propose cette histoire de voyou que n'aurait pas désavoué notre Bébel national. On y retrouve tous les titres de ses films. 



Il doit rencontrer Léon Morin, prêtre, pour se confesser. Il a pris le mauvais chemin et se voit désormais traqué comme l’animal. Léon, saura, peut-être, mieux que l’écouter. Il saura le cacher comme il a su le faire pour l’aîné des Ferchaux, l’incorrigible Pierrot le fou, qui avait une chance sur deux de se faire buter par flic ou voyou tant il flirtait avec la scoumoune !

Un tendre voyou, que ce Pierrot, qui avait quitté le confort familial, les joyeuses pâques au bord de la mer, le week-end à Zuydcoote, dans la résidence secondaire ! Oui, il avait tout pour suivre l’itinéraire d’un enfant gâté mais il ne l’avait pas désiré.

Pierrot était devenu le voleur, et le casse n’avait aucun secret pour lui ! Il était devenu le professionnel, reconnu comme le cerveau d’un gang qui sévissait, à pied, cheval et en voiture. Il avait recruté ses acolytes parmi les copains du dimanche, et même, un drôle de dimanche, il avait fait la rencontre de Stavisky, un homme au Borsalino sombre, mais qui était réputé pour être l’homme de Rio, le démoniaque chef du clan « les morfalous », recherché au Brésil, et qui s’était réfugié, à bout de souffle, en France, avec ce nom d’emprunt, un tantinet polonais, alors qu’il était un nommé La Rocca.

Oui, l’as des as du grand banditisme mondial !

Oui, il avait été subjugué par cet homme, en échappement libre, et qui l’avait mis sur le coup : cent mille dollars au soleil les attendaient, dans une banque de Nice, mal gardée.

- Ce ne sera pas la mer à boire, avait dit Stavisky (alias La Rocca), le hold-up s’avère facile, car j’ai des contacts sur place, dont docteur Popaul, un spécialiste des chirurgies faciales ! Oh, on peut dire « le marginal », très loin de l’éthique de son Ordre ! Grâce à lui on ne devrait pas être reconnus !

Confiant dans ces dires, il avait tenté, par un beau matin d’été, ce coup fumant, le casse qu’il croyait du siècle ! Mais il tomba sur une peau de banane, et ce qui promettait être un bonbon doucereux, était devenu un lot de dragées au poivre !

Il y avait eu une fuite ! Deux compères avaient cru bon de jouer les Don juan de la côte d’Azur, auprès d’une jeune femme, Mademoiselle Ange, qui sous ses airs improvisant la novice, ne cachait pas moins une âme de flic ! Amazone de la brigade criminelle, elle savait très bien qu’en couchant avec un des deux malfrats elle ne se disait pas « un homme qui me plaît » mais plutôt « voilà le corps de mon ennemi ».

Les deux malfaiteurs, plongés dans les distractions lubriques, s’étaient laissés aller à des confidences sur oreiller, complètement charmés par la Française et l’amour. Elle, avait ri intérieurement, en se disant que cette aventure ne s’inscrirait pas dans les amours célèbres !

L’un lui avait parlé d’un ami pékinois qui avait braqué pas mal de banques à Shangaï. Il avait vanté les tribulations d’un Chinois en Chine, en disant de cet ami qu’il était « le magnifique » et que lui, il était l’héritier de cet homme, il en avait acquis tous les vices !

L’autre s’était épanché sur faux passé américain. Pour séduire la fille, il avait prétendu être le dernier capitaine d’un bateau à aube au joli nom de « les mariés de l’an II », qui faisait résonner la sirène du Mississipi. Ce mythomane rajoutait que les cent et une nuit que durait la remontée du grand fleuve, il devait parfois faire du ménage chez les acteurs de la 3° classe, les misérables composant une classe tous risques ! Mais il agissait avec diplomatie, moderato cantabile !

Et blablabla, dans la foulée, il glissait qu’il préparait « quelque chose » qui ferait scandale sur la Riviera ! Qu’on en parlerait dans le Casino Royale et, peut-être même, jusqu’à la Ciociara de Rome ! Le tout imbibé d’alcool qu’elle lui resservait pour en savoir plus, car une femme est une femme ! Et comme de surcroît elle était flic pas question d’entendre « sois belle et tais-toi ! ». Elle avait même plutôt du talent pour faire délier la langue de ce qu’elle nommait « le guignolo » et qui, à son insu, jouait le doulos !

 Elle avait glané suffisamment de renseignements pour faire capoter le « coup du siècle » et lancer la chasse à l’homme. Stavisky s’était fait coincer et enfermer à double tour après avoir gâché sa dernière cartouche !

Lui a échappé à la traque ! Il se retrouve sur Paris et cherche son salut ! La neige tombe. Il est comme un singe en hiver, grelottant sous son imper pour affronter le jour le plus court de l’année. Le froid le dévore. Paris brûle-t-il de ces gelées insupportables ? Les rafales glacées créent comme une peur sur la ville.

Il croise un homme et son chien. Ils font semblant d’être heureux ! Les tricheurs, pense-t-il, comme s’il était impossible de ressentir de la félicité par un froid glacial.

Enfin, le presbytère ! Il sonne. Léon lui ouvre et voit en lui le solitaire, le raté du banditisme, l’alpagueur déchu ! Il donne l’hospitalité !

- Je fais cela pour toi, dit Léon, en respect pour notre vieille amitié. Mais fais profil bas ! N’ouvre à personne ! Nul ne doit savoir que je te cache ! Tu dois rester l’inconnu dans la maison !




mercredi 2 juin 2021

LAMA JDD : LA MAGIE DES DÉS

 


Dans ce JDD numéro spécial, le "celui qui se prenait pour Napoléon" révèle son addiction au jeu de dés et la frénésie qu'il a eue à dévorer "La magie des dés" des Editions Marlo.

On apprendra, qu'avant d'aller voir les petites femmes de Pigalle, il jouait au dé pour savoir quel chiffre désignerait celle qui ferait sa soirée ! Par exemple, si le 6 tombait, c'était Julie, avec le 4 il s'offrait à Bérénice.

Il laissait faire le hasard, d'une même manière, pour savoir si Alice Dona ou Yves Gilbert serait celle (ou celui) qui donnerait un corps musical à son nouveau texte.

S'il n'avait pas eu de ballon rouge quand il était gosse dans son quartier, son papa, chanteur d'opérette, lui avait offert un jeu de 421 du plus bel effet ! Là, naquit sa passion débridée des dés !

Quand avec les 6 dés, il s'était décidé, c'est au 10.000 qu'il s'était adonné sans le dire à Dona au doux nez.

Et durant l'entracte, avant de reprendre un nouveau tour de chants, il jouait avec son imprésario.

Il fallait qu'on s'y fasse !

                              Il fallait, con, 6 faces !



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Savourer le dernier poisson 

Qui ne soit pas de morne mer

Avec le cœur du Roussillon

En nectar au fond de nos verres

C'est là l'extatique plaisir

Pour oublier l'ombre du laid

Si la vue s'afflige, à mourir

Fêtons papilles et palais !

mardi 1 juin 2021

J'AI L'HONNEUR DE NE PAS TE DE_MANDER PARDON

 


La France et sa grande muette ne s’étaient pas trop mouillé le plumage martial pour protéger les Tutsis contre les coups de machette des Hutus (voir mon billet de 2014).

Au Rwanda, comme ailleurs, le temps panse les plaies, et pense les plaids, grands manteaux de laine capables de réchauffer la froideur diplomatique.

Dans un discours très attendu au Mémorial du génocide de Kigali, Emmanuel Macron a cherché à trouver les mots justes pour reconnaître la responsabilité de la France sans condamner, pour autant, notre beau pays des droits de l’homme.

En fin équilibriste, Jupiter a parcouru le fil ténu du « en même temps », au-dessus d’un précipice jonché de quelque 800.000 victimes de ce qu’il faut bien appeler un génocide.

- La France n’a pas été complice de ce massacre mais, en même temps, elle doit regarder la vérité en face : notre pays détient une part de souffrance qu’on a infligée au peuple rwandais.

Le pardon ne devait pas sortir de la bouche élyséenne. Mais Paul Kagame, Président toujours en exercice, a quand même apprécié ce discours qui ouvre une voie à la réconciliation 27 ans après le génocide des Tutsis.

Ce président, ancien danseur d’une polka gammée, tant il a, lui aussi, du sang sur les mains, voit d’un bon œil le rapprochement des deux pays dans un contexte de real politique assaisonné à l’huile d’économie de marché.

La visite d’Emmanuel change, en effet, les donnes. Un ambassadeur devrait être rapidement nommé, alors que le poste était vacant depuis 2015.

 L’Agence française de développement (AFD) devrait rouvrir le bureau fermé depuis 1996. L’AFD s’est déjà engagée l’an dernier à hauteur de 130 millions d’euros au Rwanda pour soutenir, par des prêts à taux réduit, le développement des réseaux électriques et apporter une aide d’urgence durant l’épidémie de la covid.

Et Jupiter de dire à son homologue :

- Cher Paul, vous parlez notre langue, c’est un super acquis culturel et cet acquis, gars, lie !

Et oui, comme dirait Duteil, c’est une langue belle, une bulle de France au milieu d’un pays qui regorge de richesses enterrées : coltan, or, tungstène, étain…

Il n’est pas négligeable de renouer de bonnes relations avec un pays détenant une telle manne.

Mais, pour certains esprits grincheux, se voilant dans un puritanisme éculé, cette diplomatie intéressée se vêt d’une outrance sidérante.

L’un d’eux de conclure : - Agir ainsi, sans gêne, ô sidère !


 

Le mort ne parle pas pour évoquer la guerre

Qui de plaies en charniers a pris du Rwanda

La mélodie des cœurs, la candeur des lumières

Aux quêtes du pardon le mort ne parle pas

 

Le discours du vivant sur la crête des gênes

Compose de son mieux avec les alibis

Les mots tissent l’émoi ; des ergots pathogènes

Eliment la dureté, émoussent l’argutie.

 

On puise dans le flux d’une prose châtiée

L’acte de contrition sans s’autoflageller

Une oreille y perçoit l’amorce d’un soleil

 

La faconde féconde un ruisseau lénifiant

Y trempent les humeurs aigries, d’un autre temps

Où le sang recouvrait le sol et ses merveilles.