Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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samedi 22 décembre 2012
FIN DU MONDE : C'EST RATE !!
Ah si je tenais le maya
Qui nous a raconté du flan
Je lui ferai gober son plat
De couleuvres à la sauce pigment
A moins qu’il ne fût mort depuis
Ou qu’il se dédouanât pédant
En alléguant que prophéties
Furent mal comprises par nos savants.
Car quelle pitié cette fin du monde !
Pas de séisme à déguster
Point de fractures de mappemonde
Pas plus de volcans excités.
Ras de marée sous l’éteignoir
Bugarach en fut dépité
Apocalypse broie du noir
En aucun lieu le pire est né !
Silence radio météorites
Le grand soir n’est pas arrivé
Et les cassandres émérites
Un mauvais Noël vont passer !
Ils y croyaient ! Où porter plainte
Au cœur de leur désillusion ?
Vont-ils se noyer dans les pintes
En dionysiaques pulsions ?
Combien de temps pour la prochaine ?
Dans quelle prophétie se lover ?
J’en appelle à tout croque-mitaine :
Trouvez-leur le succédané !!
Ils ont tant besoin d’espérer…
vendredi 21 décembre 2012
HOLLANDE ET L'AUTRE DISCOURS D'ALGER
![]() |
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Le voyage de François Hollande en Algérie
s’est clôturé par une intervention au Palais des Nations où le président
français a prononcé, jeudi 20 décembre, un discours très attendu devant les
deux chambres du parlement algérien.
Loin de présenter les excuses attendues et
réclamées depuis tant d’années par le régime algérien, loin de se draper dans
la repentance (quoique) le septième
président de la Cinquième République s’est dit tenu par un "devoir de
vérité sur la violence, sur l’injustice, sur les souffrances et sur la
torture".
- Je
reconnais ici les souffrances que le système colonial français a infligé au peuple
algérien, a-t-il déclaré en décernant un label de sauvagerie massacres de Sétif
(8 mai 1945).
Rappelons qu’à Sétif, ce jour du 8 mai
1945, une grande manifestation autorisée par les autorités françaises tourna mal. Très vite des pancartes nationalistes furent
brandies notamment par un jeune scout musulman Aïssa Cheraga. Ce dernier sera
tué par un policier et l’évènement mettra le feu aux poudres. De Gaulle
chargera le général Duval de rétablir l’ordre ! Aviation comme marine
bombarderont aveuglément la région de Sétif. Puis les blindés français
dévasteront les villages . Les chiffres
sont flous mais on parle d’une centaine de morts européens (colons) pour
plusieurs milliers de morts « musulmans ».
François Hollande a aussi fait appel au "respect de toutes les mémoires" (sans compter la mémoire de tous les respects !) :
- Que les archives, y compris celles de
l’armée française, s’ouvrent aux chercheurs français comme algériens ! La paix
des mémoires à laquelle j’aspire repose sur la connaissance et la divulgation
de l’Histoire.
On devrait bientôt en savoir plus sur notre
histoire commune n’en déplaise aux tortionnaires des deux camps qui s’imaginaient
vivre sereinement leur fin du Monde inca.
jeudi 20 décembre 2012
Bernard Tapie Presse (BTP) rénove des ruines
![]() |
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Bernard Tapie revient aux affaires et ce n’est jamais bon signe. L'ancien
patron de l'Olympique de Marseille, allié à la famille Hersant, va mettre la
main sur les vestiges restants de l’empire Hersant qui a fini de herser le
terreau éthéré des lecteurs en jachère à l’ère d’internet.
Tapie va relever le défi et s’acheter les titres restants dont La Provence,
Nice Matin et Corse Matin. Son offre a été retenue par les banques créancières
du groupe particulièrement endetté !
Comme Hersant Tapie va commercer comme ourson mal léché et tenter de tirer
profit de canards boiteux flottant sur les bords calmes d’une méditerranée quoique
réveillée, de temps en temps, par les tirs sporadiques de kalachnikovs
phocéennes ou par l’éclat de bonbonnes de gaz corsées à la dynamite ! Les
canards par Nanard nourris vont narrer les neurones émérites d’un businessman
ayant réussi à vendre du vent puis à brûler les planches tout en passant, comme
pour rire, à la case prison d’un Monopoly turbulent !
Sûr que la ligne éditoriale des journaux rachetés va prendre du rififi dans
la tronche !!
mercredi 19 décembre 2012
MAP-HOME SEME EMOI AH AH AH (j'suis moins heureux qu'un roi !)
En lançant, mardi 18 décembre 2012, un grand audit des politiques
publiques qui doit se prolonger sur tout le quinquennat, Jean-Marc Ayrault
poursuit la même lune sarkozienne de
réduction des dépenses de l’Etat tout en récusant le copier-coller de la
défunte « Réduction générale des politiques publiques» (RGPP), qui
prévoyait notamment le non-remplacement d'un fonctionnaire partant en retraite
sur deux.
Mais la quintessence philosophique semble la même : réduire
les surcharges pondérales de l’Etat en commençant par supprimer des commissions
Théodule aux dénominations ubuesques qui
s’avèrent des coquilles vides d’où ne sortiront jamais la moindre trace de
rapports officiels !
Panique dans certains services à l’annonce de cet audit.
Illustration…
- Cesse de lire Hergé, pépé, lance goguenard le directeur d’une
commission ad hoc chargée de superviser la rationalisation des services
étatiques de redéploiement des activités connexes du secrétariat d’Etat à la
décentralisation des unités de dérégulation des protocoles d’intégration des
fonctionnaires de catégorie C !
- Pourquoi ? lance étonné et vasouillard le sous fifre délégué à la
faisabilité des réorientations de procédures interministérielles d’ajustement
des interventions en aménagement de territoire péri urbain à faible intensité
technico-industrielle.
- Parce que la MAP va te réveiller un bon coup ! Et moi aussi !
- La MAP ?
- Oui la MAP soit le programme de modernisation de l'action publique !
Une nouvelle stratégie du père Ayrault ! Pour faire des économies
budgétaires ! L’Etat va dégraisser ! M.A.P aime happer !
Lol !!
- On va sauter ?
- Peut-être pas mais je crains que tu n’aies plus loisir de terminer tes
bébés au doux lot, heu...des bédés au boulot ! Quant à partir à 16h30 pour un démarrage à 10h45 n’y
compte plus trop ! Tu laisseras tomber l’âme « apéro » pour
adopter la MAP-AYRAULT ! J’imagine pointer une pointeuse et son lot de
primes de rendement !
- Non, tu blagues ?
- Que nenni ! Si j’ai bien compris il y aurait d’emblée la
suppression immédiate de 100 commissions consultatives !
- Donc on saute !!
- Peut-être pas ! Ne sois pas défaitiste Marcel ! Peut-être
pas ! Et puis t’as de l’ancienneté et moi aussi ! On peut toujours se
recycler aux anciens combattants ou au redressement productif !
- Ah, non ! Pas chez Montebourg ! Non, pitié !!
- T’inquiète pas Marcel ! Je te couvre ! Mais quand même :
les temps seront durs ! Des services vont fusionner. Les doubles emplois
vont éclater. Les doublons se feront épingler. Des postes de dépenses vont être
réduits, tu peux me croire : moins d’aides directes aux entreprises, à la
formation professionnelle sauf pour former les fonctionnaires éjectés, moins
d’argent au logement ! Déboutons l’habitat des baux taux ! Et puis nos
traitements gelés, nos primes élimées, notre avancement grippé ! Le
système grec, quoi !!
- Mais c’est la fin du monde ! Les mayas avaient raison ! Ce
Ayrault c’est un cas !
- Il n’a pas le choix Marcel ! Jean-Marc, même si c’est contre son
goût, gueule "MAP" et rebat les cartes ! Il faut faire des économies en ne
rognant pas la qualité des services ! Du très grand art de funambule ! Oui, des guichets uniques ! Des
fusions de services…
- Effusion de serre-vis, tu veux dire !
- Oui, des mariages gais de commissions qui, auparavant, effectuaient des taches
similaires !
- Et à défaut de ces taches 6000
hères de plus ! Des sans-grades qui vont pointer à Pôle Emploi !
- Si Pôle Emploi existe encore ! On parle qu’il pourrait fusionner
avec L’URSSAF, le réseau des Greta, les missions locales…
- Non, tu blagues ?
- Oui, heu, non, peut-être pas Marcel ! Peut-être pas !!
mardi 18 décembre 2012
lundi 17 décembre 2012
dimanche 16 décembre 2012
samedi 15 décembre 2012
TANT DE LARMES POUR TANT D'ARMES
A une centaine de kilomètres de New York,
dans le Connecticut, la ville de Newtown, 27 000 habitants, a été le théâtre
vendredi 14 décembre de l'un des plus graves massacres jamais commis dans un
établissement scolaire aux USA. L'attaque s'est déclarée dans la matinée, alors
que près de 600 enfants âgés de 5 à 10 ans se trouvaient dans l'école.
Selon des témoignages de parents et
du personnel de l'école, le tueur, vêtu de noir, a réussi à pénétrer dans l'établissement
en dépit de dispositifs de sécurité. Une centaine de coups de feu auraient été
tirés. Le tireur portait deux armes de poing. Il détenait aussi un fusil de
calibre 223 dans sa voiture. Evidemment, et c’est le cœur du problème, toutes
ces armes avaient été achetées légalement et étaient enregistrées au nom de sa
mère, selon la chaîne NBC qui cite des responsables de la police.
Le bilan n'est pas encore définitif,
mais le responsable de la police
locale, Paul Vance, a annoncé qu'au moins 20 enfants et 6 adultes ont
été tués dans la fusillade. Le tireur, Adam Lanza, 20 ans, a également été
trouvé mort sur les lieux. Il se serait suicidé, mais cela reste à confirmer...
Le Président
Obama très ému a dit que l’heure était au recueillement et aux condoléances.
Mais, après la mise en berne, le drapeau
américain devra réagir pour réguler la vente des armes (à défaut de pouvoir
guérir les esprits malades) sous peine
de voir se reproduire une pandémie meurtrière hélas épidémiologiquement déjà
bien actée.
Exorcisme pleureur face aux souffles démons
Vingt enfants décimés par la folie sans nom
Tant de larmes coulées pour tant d’armes en délit.
L’émotion d’Obama au cœur de la tempête
Ouragan ravageur fou de feux détonants
Les éclairs calibrés et la foudre de sang
Sandy n’avait point fait tant de maux en nos têtes.
Sous le ciel de Newton comme en d’autres contrées
Rugissent les orages de cerveaux nuageux
Gorgés de frustrations sous l’éclat fallacieux
Du héros solitaire aux combats mythifiés.
Et les armes propagent, endémique poison
La nuisance mortelle dans les veines ténues
Les feux épidémiques éradiquent des nues
L’antidote fragile sur son fil de raison.
Et les armes surgissent nimbées d’ingratitude
Aux honneurs dévolus par l’autoprotection
Légitime défense se revêt d’agression
La mort au rendez-vous réclamera justice.
vendredi 14 décembre 2012
jeudi 13 décembre 2012
mercredi 12 décembre 2012
INTERVIEW EXCLUSIF DEPARDIEU
Depardieu va partir en Belgique. J'ai voulu en savoir plus mais l'homme était encore visiblement trop bourré !!
Fabiano : Alors Depardieu, on s’exile en Belgique ?
Depardieu : Vous aussi vous me branchez là-dessus ! Je vois que l’affaire domine ici ! Ah, oui, hein, hum ! J’avais bien imaginé la Chine mais franchement écouter le cri du cormoran le soir au-dessus de jonques, et ceci tous les matins du monde, non merci, bien ! Ça m’aurait grignoté les Valseuses menu, menu, hein ! Hum !
Fabiano : Donc vous quittez la France ?
Depardieu : Hein, hum, hi, hi, hi, non ! Pas totalement ! Pas si méchant que ça ! Je pars sans arme, ni haine, ni violence ! Avec mon pays ce n’est pas « je t’aime moi non plus ! » ! La France restera comme une maîtresse ! Je lui dirai encore : je vous aime ! Elle restera la femme d’à côté ! Hi, hi, hein, hum…En fait je ferai souvent des aller-retour ! Une rue du départ et en utilisant le camion ou le dernier métro je pourrai à tout moment établir entre Rive droite, rive gauche une jonction, un pont entre deux rives ! Merci la vie de m’écarter de l’instinct de mort ! De prendre les clefs de bagnole et de faire vibrer le moteur : RRRrrr !!
Fabiano : Quand même vous fuyez
le pays, non ?
Depardieu : Non ! Hum, hein ! Hi, hi ! Et je hais les acteurs qui jouent les fugitifs ! Les chiens ! Ils ne se rendent pas compte qu’ils exercent le plus beau métier du monde ! Moi et la France je préfère qu’on reste amis ! Même si, affligée par ma concurrence déloyale elle viendra souvent me poser la question : « combien tu m’aimes ? » Je lui répondrai alors comme au rendez-vous de la mort joyeuse qu’elle reste au fond de moi comme la femme gauchère qui restera in fine la dernière femme ! Oui, hein, celle qui a toujours su me donner un peu de soleil dans l’eau froide ! Je saurai toujours lui dire : I want to go home ! Ou encore Hello Good bye ! Et si jamais un jour je l’oublie dites-lui que je l’aime !! Car comme on m’a toujours dit : aime ton père et ta Patrie !
Fabiano : Comment allez-vous vous installer ?
Depardieu : Une pure formalité ! Je vais me faire aider par des amis, René la Canne, hein, et puis Vincent, François, Paul et les autres…ah les Gaspards ! J’aurai aussi un soutien de mon Oncle d’Amérique et de sa femme Elisa ! Il y aura aussi Rosy la bourrasque et puis Loulou et qui encore, hein ? Heu, Michou d’Auber et encore Boudu et son épouse Nathalie, ah la môme !
Fabiano : Oui, bon, je ne vous demande pas la liste des gens qui vont vous aider à déménager ! Je voulais savoir si vous vendrez votre résidence en France ?
Depardieu : Pas du tout ! Hein, hi, hi, hi ! Je ne céderai que le placard où je ne rangeais que le sucre et aussi le buffet froid et sans esthétisme ! Je léguerai à Emmaüs une vieille tenue de soirée que m’avait pourtant refilé mon père, ce héros ! Quoi encore ? Hein ? Ah oui, je liquiderai ma collection de San Antonio, tous mes Astérix et Obélix et divers œuvres littéraires genre Hamlet, Germinal, Le Colonel Chabert, Le Hussard sur le toit, Sous le soleil de Satan ou encore Cyrano de Bergerac !
Fabiano : Ah ! Vous vous séparez de vos livres ?
Depardieu : Sans remords ! Je ne vais pas vous dire « préparez vos mouchoirs » ! En fait, je n’ai plus le temps de lire dès que je décuve ! Hein, hi, hi ,hi…L’alcoolisme c’est comme la scoumoune ! Hi, hi, hi, hi ! Quand je termine la bouteille je lui dis « rude journée pour la reine ! » Je n’ai plus le choix des armes ! L’alcool me tient ! C’est le tueur de la Providence qui me rend assimilable à la chèvre perdue dans un rêve de singe en regardant la lune dans le caniveau ! Parfois j’ai peur de déraper, de me retrouver avec les compères du 36 Quai des Orfèvres ! Oui, la Police ! Je n’aimerais pas me retrouver en face d’un inspecteur la bavure à Fort Saganne ! Drôle d’endroit pour une rencontre !
Fabiano :Une telle addiction pour l’alcool ?
Depardieu : Oui, je bois aussi la nuit et la nuit tous les chats sont gris ! Enfin plutôt noirs, si vous voyez ce que je veux dire ! Hi, hi, hi ! Dans ma tête c’est le grand embouteillage : la machine, hélas pour moi, me procure la tête en friche ! L’alcool c’est le visiteur de tous les jours ! L’autre jour j’ai déliré ! Je voyais 102 dalmatiens débouler dans une cité de fantômes, a city of ghosts !! Ah, j’ai bien déliré !! Hi, hi, hi, hein !??
Fabiano : Mais pourquoi buvez-vous ?
Depardieu : Hein, je ne sais pas, hein ! Peut-être que je me dis « Gérard, la vie est trop belle pour toi ! Alors je me scie les branches de l’arbre en buvant du coco Vodka ! Quand je dis « Tais toi ! » à ma bouteille elle devient comme la femme mousquetaire belliqueuse qui vous signe comme pour rire sept morts sur ordonnance ! Et les anges gardiens m’abandonnent ! A moins que ce ne soit la marque des anges ce laissez-faire qui fait de moi l’homme qui rit !
Fabiano : Vous pensez pouvoir guérir un jour ?
Depardieu : Peut-être ! Il me faudrait des mots d’amour ! Seul l’amour décroche les étoiles ! Il me rendrait léger comme un baiser papillon !! Avec l’amour je n’aurais plus besoin de jouer Le Tartuffe avec une femme ou deux ! Ou me protéger comme l’homme au masque de fer qui signe le pacte du silence avec une potiche ou une grenouille d’hiver ou la femme du Gange, hi, hi, hi, hein ! Oui, en amour j’attends le grand soir, le bouquet final ! En attendant je bois la blanche tout en désespérant de voir les temps qui changent en cette nouvelle France ! Pour guérir il me faudrait des vacances sur ordonnances mais loin, hein, sur Uranus par exemple, avec des cœurs inconnus qui me feraient oublier que j’ai joué Danton, ce monstre qui n’avait rien d’un Belamy ! Des femmes qui oublieraient mon haleine de mammuth, m’accompagneraient dans un bon voyage au cœur du Bimboland et avec qui je danserais le disco comme quand j’étais chanteur !
Fabiano : Vous avez été chanteur ?
Depardieu : Non, je déconne, hein, hi, hi ! Olé ! Même si à l’origine j’aurais aimé faire carrière avec un micro ! Je n’ai rien oublié de mes cours de chants avec Barbara !
Fabiano : Vous craignez des représailles fiscales ?
Depardieu : Hé, ho, hein ! On n’est plus au temps de Vidocq, en 1900 ! Il n’est pas marqué Wanted sur mon front, hein, hi, hi, hi !! J’ai désormais deux pays et l’agent secret du fisc n’a pas à savoir si je cuisine à la Vatel ou si je me lance dans le viager ! Si je garde dans un coffre des chefs d’œuvre de Camille Claudel alors qu’ils seraient mieux dans un musée. Je n’ai pas à dire si je camoufle un diamant 13 ! Si on attend mon retour en France comme la belle attend le retour de Martin Guerre c’est raté !! Je fais ce que je veux et si ça me chante de me promener avec deux hommes dans la ville de Néchin ou de boire une bière au bar Occo, libre je suis ! La Belgique c’est comme une nouvelle Babylon ! J’y jouerai au turf, prendrai mon pied avec les boulistes du coin ! Je connais déjà leurs femmes et leur taille XXL : Dina, Violanta, Mirka ! Elles m’appellent déjà « le garçu » ! Ou le « bogus » ! Ça doit vouloir dire « beau gosse » !
Fabiano : Non ! Mais une bonne gueuze oui !
Depardieu : Ah ! Ok, faudra que je m’y habitue !!
Fabiano : Alors Depardieu, on s’exile en Belgique ?
Depardieu : Vous aussi vous me branchez là-dessus ! Je vois que l’affaire domine ici ! Ah, oui, hein, hum ! J’avais bien imaginé la Chine mais franchement écouter le cri du cormoran le soir au-dessus de jonques, et ceci tous les matins du monde, non merci, bien ! Ça m’aurait grignoté les Valseuses menu, menu, hein ! Hum !
Fabiano : Donc vous quittez la France ?
Depardieu : Hein, hum, hi, hi, hi, non ! Pas totalement ! Pas si méchant que ça ! Je pars sans arme, ni haine, ni violence ! Avec mon pays ce n’est pas « je t’aime moi non plus ! » ! La France restera comme une maîtresse ! Je lui dirai encore : je vous aime ! Elle restera la femme d’à côté ! Hi, hi, hein, hum…En fait je ferai souvent des aller-retour ! Une rue du départ et en utilisant le camion ou le dernier métro je pourrai à tout moment établir entre Rive droite, rive gauche une jonction, un pont entre deux rives ! Merci la vie de m’écarter de l’instinct de mort ! De prendre les clefs de bagnole et de faire vibrer le moteur : RRRrrr !!
Depardieu : Non ! Hum, hein ! Hi, hi ! Et je hais les acteurs qui jouent les fugitifs ! Les chiens ! Ils ne se rendent pas compte qu’ils exercent le plus beau métier du monde ! Moi et la France je préfère qu’on reste amis ! Même si, affligée par ma concurrence déloyale elle viendra souvent me poser la question : « combien tu m’aimes ? » Je lui répondrai alors comme au rendez-vous de la mort joyeuse qu’elle reste au fond de moi comme la femme gauchère qui restera in fine la dernière femme ! Oui, hein, celle qui a toujours su me donner un peu de soleil dans l’eau froide ! Je saurai toujours lui dire : I want to go home ! Ou encore Hello Good bye ! Et si jamais un jour je l’oublie dites-lui que je l’aime !! Car comme on m’a toujours dit : aime ton père et ta Patrie !
Fabiano : Comment allez-vous vous installer ?
Depardieu : Une pure formalité ! Je vais me faire aider par des amis, René la Canne, hein, et puis Vincent, François, Paul et les autres…ah les Gaspards ! J’aurai aussi un soutien de mon Oncle d’Amérique et de sa femme Elisa ! Il y aura aussi Rosy la bourrasque et puis Loulou et qui encore, hein ? Heu, Michou d’Auber et encore Boudu et son épouse Nathalie, ah la môme !
Fabiano : Oui, bon, je ne vous demande pas la liste des gens qui vont vous aider à déménager ! Je voulais savoir si vous vendrez votre résidence en France ?
Depardieu : Pas du tout ! Hein, hi, hi, hi ! Je ne céderai que le placard où je ne rangeais que le sucre et aussi le buffet froid et sans esthétisme ! Je léguerai à Emmaüs une vieille tenue de soirée que m’avait pourtant refilé mon père, ce héros ! Quoi encore ? Hein ? Ah oui, je liquiderai ma collection de San Antonio, tous mes Astérix et Obélix et divers œuvres littéraires genre Hamlet, Germinal, Le Colonel Chabert, Le Hussard sur le toit, Sous le soleil de Satan ou encore Cyrano de Bergerac !
Fabiano : Ah ! Vous vous séparez de vos livres ?
Depardieu : Sans remords ! Je ne vais pas vous dire « préparez vos mouchoirs » ! En fait, je n’ai plus le temps de lire dès que je décuve ! Hein, hi, hi ,hi…L’alcoolisme c’est comme la scoumoune ! Hi, hi, hi, hi ! Quand je termine la bouteille je lui dis « rude journée pour la reine ! » Je n’ai plus le choix des armes ! L’alcool me tient ! C’est le tueur de la Providence qui me rend assimilable à la chèvre perdue dans un rêve de singe en regardant la lune dans le caniveau ! Parfois j’ai peur de déraper, de me retrouver avec les compères du 36 Quai des Orfèvres ! Oui, la Police ! Je n’aimerais pas me retrouver en face d’un inspecteur la bavure à Fort Saganne ! Drôle d’endroit pour une rencontre !
Fabiano :Une telle addiction pour l’alcool ?
Depardieu : Oui, je bois aussi la nuit et la nuit tous les chats sont gris ! Enfin plutôt noirs, si vous voyez ce que je veux dire ! Hi, hi, hi ! Dans ma tête c’est le grand embouteillage : la machine, hélas pour moi, me procure la tête en friche ! L’alcool c’est le visiteur de tous les jours ! L’autre jour j’ai déliré ! Je voyais 102 dalmatiens débouler dans une cité de fantômes, a city of ghosts !! Ah, j’ai bien déliré !! Hi, hi, hi, hein !??
Fabiano : Mais pourquoi buvez-vous ?
Depardieu : Hein, je ne sais pas, hein ! Peut-être que je me dis « Gérard, la vie est trop belle pour toi ! Alors je me scie les branches de l’arbre en buvant du coco Vodka ! Quand je dis « Tais toi ! » à ma bouteille elle devient comme la femme mousquetaire belliqueuse qui vous signe comme pour rire sept morts sur ordonnance ! Et les anges gardiens m’abandonnent ! A moins que ce ne soit la marque des anges ce laissez-faire qui fait de moi l’homme qui rit !
Fabiano : Vous pensez pouvoir guérir un jour ?
Depardieu : Peut-être ! Il me faudrait des mots d’amour ! Seul l’amour décroche les étoiles ! Il me rendrait léger comme un baiser papillon !! Avec l’amour je n’aurais plus besoin de jouer Le Tartuffe avec une femme ou deux ! Ou me protéger comme l’homme au masque de fer qui signe le pacte du silence avec une potiche ou une grenouille d’hiver ou la femme du Gange, hi, hi, hi, hein ! Oui, en amour j’attends le grand soir, le bouquet final ! En attendant je bois la blanche tout en désespérant de voir les temps qui changent en cette nouvelle France ! Pour guérir il me faudrait des vacances sur ordonnances mais loin, hein, sur Uranus par exemple, avec des cœurs inconnus qui me feraient oublier que j’ai joué Danton, ce monstre qui n’avait rien d’un Belamy ! Des femmes qui oublieraient mon haleine de mammuth, m’accompagneraient dans un bon voyage au cœur du Bimboland et avec qui je danserais le disco comme quand j’étais chanteur !
Fabiano : Vous avez été chanteur ?
Depardieu : Non, je déconne, hein, hi, hi ! Olé ! Même si à l’origine j’aurais aimé faire carrière avec un micro ! Je n’ai rien oublié de mes cours de chants avec Barbara !
Fabiano : Vous craignez des représailles fiscales ?
Depardieu : Hé, ho, hein ! On n’est plus au temps de Vidocq, en 1900 ! Il n’est pas marqué Wanted sur mon front, hein, hi, hi, hi !! J’ai désormais deux pays et l’agent secret du fisc n’a pas à savoir si je cuisine à la Vatel ou si je me lance dans le viager ! Si je garde dans un coffre des chefs d’œuvre de Camille Claudel alors qu’ils seraient mieux dans un musée. Je n’ai pas à dire si je camoufle un diamant 13 ! Si on attend mon retour en France comme la belle attend le retour de Martin Guerre c’est raté !! Je fais ce que je veux et si ça me chante de me promener avec deux hommes dans la ville de Néchin ou de boire une bière au bar Occo, libre je suis ! La Belgique c’est comme une nouvelle Babylon ! J’y jouerai au turf, prendrai mon pied avec les boulistes du coin ! Je connais déjà leurs femmes et leur taille XXL : Dina, Violanta, Mirka ! Elles m’appellent déjà « le garçu » ! Ou le « bogus » ! Ça doit vouloir dire « beau gosse » !
Fabiano :
Hum, oui, sûrement si vous le dites ! Bien, on va peut-être arrêter là !?
Depardieu :
Pas trop tôt, j’ai le gosier en feu à force de parler ! T’as pas un bon
whisky ?
Fabiano : Non ! Mais une bonne gueuze oui !
Depardieu : Ah ! Ok, faudra que je m’y habitue !!
IDEE DE CADEAU (2) DONT VOUS SEREZ RAVI
Nous venons d’apprendre la mort de Ravi Shankar,
décédé à l’âge de 92 ans, dans un hôpital de San Diego (Californie).
Ravi Shankar était internationalement connu comme
sitar (instrument indien) et il a influencé de nombreux musiciens de rock
(notamment George Harrison des Beatles) en quête de sonorités exotiques.
Né le 7 avril 1920 à Bénarès, Ravi venait d'une
famille de brahmanes soit la plus haute
caste dans la société traditionnelle hindoue. Il a commencé à enseigner dès les
années 1950 et a créé une école de musique à Los Angeles en 1967.
Il est le père de la chanteuse Norah Jones et de la
compositrice Anoushka Shankar.
Le premier ministre indien, Manmohan Singh (sing a
song !), a fait part de sa tristesse et évoqué la perte d'«un trésor
national et d'un ambassadeur mondial de l'héritage culturel de l'Inde».
(PS : Par un curieux hasard j’avais déjà conçu la
fausse pub il y a deux jours mais sans songer à y placer le visage du
disparu et m’apprêtais à la diffuser à la suite de « Harpe à gong » !
L’annonce du décès m’a fait revoir la conception du message ! Finalement
je rends un double hommage à la musique et à la poésie à travers les
continents).
mardi 11 décembre 2012
dimanche 9 décembre 2012
MORSI MORD SI !!
Après plusieurs semaines de contestation,
le président égyptien Mohamed Morsi a annoncé samedi soir l'annulation du
décret pris le 22 novembre. Par ce dernier il s’arrogeait les pleins pouvoirs à
l’instar d’un Napoléon I qui avait succédé à une révolution populaire.
![]() |
| Les AntiMorsi manifestent |
L'opposition souhaite son report car elle juge le texte antidémocratique ! Elle subodore l’intention de Mosri de s’ouvrir un chemin vers l’islamisation des lois et la diminution des garanties pour les libertés individuelles.
Jusqu'où ira l'opposition à ce projet ?
Le
Caire goûte au référendum
En sa
frêle démocratiePour se prononcer sur les dogmes
De la Constitution « Morsi »
De jouvence républicaine
L’après Moubarak de son dard
Vient piquer les peaux citoyennes.
Choit de ses choix dictatoriaux
La République des vestales
Ne s’impose pas de sitôt.
Au-dessus des eaux de justice
Le Peuple en redouta le noir
Et ses fallacieux interstices.
Prend sur les langues libérées
Une amertume au goût d’opium
D’un islamisme redouté !
Et l’agonie des opposants
Aura fait reculer Morsi
De quelques petits pas prudents.
Prend ses racines ardemment
Tahrir se projette un Morsi
Tempérant les feux musulmans.
Ses branches mûres de sa réserve
L’influente averti Morsi
Du danger d’étayer la verve.
D’un accouchement périlleux
Sortira la Constitution
Par césarienne, au prix de bleus.
Le roi déchu meurt en silence
Que l’agonie de sa raison
Epargne un pays qui se panse...
vendredi 7 décembre 2012
DES CALEMBOURS ET DES ACTES
![]() |
| Cliquer sur l'image pour agrandir |
Hier David Pujadas a récidivé ! Il a réinvité la blonde du
FN qui s’était drapée dans le mutisme le
plus complet lors de la dernière émission « Des Paroles et des Actes »
puisqu’elle ne voulait rien dire à Mr
Mélenchon contre qui on cherchait à l’opposer !
- Cette fois ci Marine ce
sera du gâteau, a précisé David à la Présidente du FN ! Tu auras Manuel Valls
comme débatteur ! Oui, l’actuel Ministre de l’Intérieur, responsable des
flics mais aussi de la politique d’immigration ! Ton terrain de
prédilection !
Marine est donc venue pour
30 minutes de duel avec le plus médiatique des ministres de Flamby. Elle a
inévitablement attaqué son adversaire sur l’angle de l’immigration :
pourquoi faire venir des gens en France alors qu’on n’a rien à leur offrir ?
Mr Valls lui a répondu qu’elle
distillait en permanence les petites phrases, qu’elle était dans les formules
et le calembour ! En fait, Marine n’avait nullement sorti de calembour de
sa gibecière sémantique ! Notre premier flic de France connaît-il vraiment
le sens du mot calembour ou a-t-il confondu la fille avec le père, l’adepte des
jeux de mots sus nommés ?
C’est le seul point
amusant que j’ai retenu de cet échange par ailleurs navrant et sans surprise
tant les positions de chacun sont attendues !
Je ne vois pas l’utilité de continuer à
nourrir le ventre cathodique d’émissions aussi insipides !
PAS D'ARGENT A GENEVE MAIS SUREMENT DIX FEMMES A SION
Le chef de gouvernement Jean-Marc Ayrault a redit jeudi 6 décembre, le jour de la fête à
Sarko, qu'il était "aux côtés de
son ministre Jérôme Cahuzac", accusé par le site Mediapart d'avoir détenu un
compte bancaire non déclaré en Suisse.
Quant au bénéficiaire du statut de présumé innocent il a déposé
une plainte pour diffamation contre le site d’information en ligne !
L’entourage du Ministre du Budget allègue que ni la voix ni les
intonations ni les expressions employées ne pourraient sortir de la bouche de Jérôme Cahuzac.
Bon ça suffit Gérald Dahan ! On t’a reconnu !! Laisse
le pauvre Cahuzac se démener avec le dossier Mittal et sa politique fiscale de
rigueur !!
C’est vrai quoi !!
jeudi 6 décembre 2012
DEBRE BRAIE
Le Professeur Bernard Debré, urologue et député UMP de Paris (ou
inversement) a publié sur son blog que Madame Trierweiler, première dame autoproclamée (...),
n’est que la maîtresse du Président de la République !
Le faux jumeau de Jean Louis Debré (le planqué du Conseil Constitutionnel)
s’en prend avec véhémence à la
journaliste, compagne de Flamby, qui a eu, selon lui, le tort de se positionner
dans le débat sur le mariage pour tous.
Du Debré dans le texte (sur son blog) :
- Elle a annoncé qu’elle serait quasiment
le premier témoin du mariage homosexuel.
De quoi se mêle-t-elle ? A quel titre a-t-elle parlé ? Quand on est dans sa
position, après les bourdes qu’elle a déjà faites, il eût été préférable qu’elle
se tût.
On notera l’aisance stylistique à manier le conditionnel passé deuxième
forme qui déclenche une proposition subordonnée nantie d’une sublimissime
subjonctif imparfait ! Chapeau bas ! Mr Debré à la jolie prose tâte !
L'ex-ministre de la coopération (sous le goitre de Balladur) conclut :
- Elle peut soit faire de la
politique, mais ne plus être journaliste et définir sa position à l’Elysée.
Elle peut aussi, ce qui serait mieux, se taire et ne plus faire ni politique,
ni journalisme !
Et retour à l’envoyeur : de quoi il se mêle ? De show sûr !
A quel titre s’est-il indigné ? Comme membre de l’UMP exaspéré de voir la guerre des chefs et qui passe ses
nerfs sur la première dame de France ? Comme urologue qui pense que Mme
Trierweiler prend sa vessie pour des lanternes ? Que son règne ne peut d’urée ?
Ou qu’il en a une peur dure innée ?
Je prescrirai à ce cher Professeur
de se rapprocher de Ségolène Royal : parfois l’ennemi commun fait s’attirer
les extrêmes ! Mais peut-être n’est-ce là qu’illusion humanitaire !
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