Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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samedi 15 juin 2013
vendredi 14 juin 2013
RICHARD HANTE HAUTS NIDS...
L’avenir professionnel de Stéphane Richard passera-t-il par la
case « Pôle Emploi » ? Au grand jeu de Monopoly dont le
partenaire était Bernard Tapie, il a évité la case « Prison » et c’est
déjà cela !
Mais Stéphane, soucieux de conserver à son nom les lustres de
son acception, ne voudrait pas perdre son poste de PDG du groupe Orange !
Le conseil d’administration de la marque téléphonique prendra une décision
lundi prochain ! Les représentants de l’Etat siégeront à ce conseil et
auront leur mot à dire !
Le PDG de l’opérateur à la couleur de l’agrume qu’on apporte aux
prisonniers n’aimerait pas redevenir simple cadre ! Il est quand même PDG
d’une affaire qui roule et qui dégage quelque 43,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires !
Et que feraient ces 100.000 salariés de France
si, à la suite de sa mise en examen pour «escroquerie en bande organisée» dans
l’enquête sur l’arbitrage Tapie-Crédit Lyonnais, il se voyait destituer de ses
prérogatives ! Ils pleureraient amèrement, en vrais orphelins qu’ils
deviendraient ! Ils n’auraient plus d’anges gardiens, snif, ils seraient « hors-ange » !
C’est pourquoi, d’ores de déjà, des salariés du groupe ont
affiché leur soutien à M. Richard :
-
Pour lutter contre Free il faut qu’il soit free et pas frit à la
poêle de la justice expéditive ! Grâce à lui le groupe a connu un climat
social apaisant ! C’est un bon patron qui, chez Orange, ne nous presse pas
comme des citrons ! Y’a pas trop de pépins avec lui ! Il a toujours
le bon zeste !
Malgré une volonté ferme d’en découdre, l’Etat qui détient encore 27% de l’opérateur
semble hésiter sur la conduite à tenir lors de ce CA.
-
Si le départ de Richard est décidé par le conseil
d’administration, cela peut déstabiliser l’entreprise. On pourrait voir fleurir
des burnout ! Au pire, on pourrait assister à une prise en main par Tapie !
L’escroc n’a-t-il pas déjà mis dans son escarcelle la presse locale de Corse et
de Marseille ?
Ainsi s’exprime un sous-directeur de cabinet du sous-directeur
du sous secrétariat aux affaires intérieures.
Richard éjecté et c’est tout le gouvernement Ayrault qui
pourrait devenir le bouc émissaire en cas de crise sociale au sein d’Orange !
Orange amère dans ce cas-là !
Selon M. Cohen, un économiste très lointain parent de Léonard
«l’Etat est clairement dans une logique de désengagement de France Télécom, that’s
her recent songs. C’est donc d’autant plus étonnant de le voir intervenir
bruyamment, d’abord dans l’affaire Dailymotion, puis maintenant avec l’idée
qu’il faut pousser dehors Stéphane Richard in the future »,
souligne-t-il.
Le vote des représentants des salariés pèsera aussi dans la
balance. La CFDT, détentrice d’un siège, prône pour un statu quo, tandis que
Sud, qui a également un siège, a laissé entendre qu’il voterait contre M.
Richard.
-
On peut s’enrichir sans Richard, clame un Sudiste qui ne perd
pas le nord ! Orange restera sanguine avec cent gains !!
-
Il faut qu’il quitte Orange, c’est mécanique, renchérit un de
ses collègues grand amateur de cinéma. Ecus, briques peuvent se glaner sans lui !
Avis que ne partagent pas les petits porteurs d'Orange (donc
certains sont Orangeais et donc hors-Angers) ! En effet, l'action France Télécom a connu un
"trou" à l'annonce
de la mise en examen de
l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde. Oui, Stéphane était dans l’œil
du cyclone, près de la dame devenue reine du FMI !
Si le titre n'a perdu que 2% au moment de l'annonce, c'est
surtout le volume d'échange qui marque les esprits boursiers. Plus d'un million
d'actions ont changé de mains en 10 minutes, alors que le rythme normal se situe
généralement autour des 70.000 !!
Personnellement j’ai
revendu toutes mes actions France Télécom il y a belle lurette !
Mais ça, j’imagine que
tout le monde s’en fout !
Et moi pareillement !!
mercredi 12 juin 2013
LEIPZIG, TOKYO ET MAUROY...
Au Japon, le week-end dernier François Hollande n’a
pas tari d’éloges en évoquant la politique économique japonaise et ses "
les 3 flèches " : une souplesse monétaire, une stratégie de croissance et
surtout des largesses budgétaires avec une augmentation des dépenses publiques
(la fameuse planche à billets) puisque chez yen y’en a vouloir des sioux :
- Je veux voir aussi la planche habiller, a-t-il
lancé, en cela comme vous, nous nous nippons !
Au pays du soleil levant, Flamby aurait-il fait
un harakiri au ventre de l’austérité ? Aurait-il été envoûté par les
sirènes de la relance à tous crins ?
On
pourrait le penser sauf que, quelques jours avant, à Leipzig, donc en Allemagne,
notre cher Flamby était venu assister aux 150 ans du SPD allemand et avait
salué, kolossale surprise, les réformes
très drastiques de l'ancien pote à Jacquot, ce cher Chancelier Schröder !
Notre Pépère élyséen avait alors évoqué « les choix courageux » de la
rigueur, de l’équilibre budgétaire, du serrage de vis monétaire !
Le grand écart est une spécialité de Flamby. Aux
Invalides, dans son éloge funèbre à Pierre Mauroy il a salué l’ancien Premier
Ministre Mitterrandien ! Pour lui Pierrot a fait des réformes et faire des
réformes ce n’est pas renoncer mais réussir ! C’est parfois, hélas,
réussir à renoncer ! Mais de quelles réformes parlait-il ? Celles de
1981-82, d’un volet social indéniable
(39 heures, 5ème semaine de congés payés, abrogation de la peine de
mort) ou celles de 1983, année de la rigueur, année durant laquelle Pierrot a
dû réformer ses réformes, l’économique prenant le pas sur le social ?
En réalité, Flamby aimerait faire comme Mauroy
mais à l’envers : commencer par serrer les boulons pour rassurer les
marchés, Angela et la Commission Européenne puis lâcher la bride en se lançant
dans des réformes sociales (le mariage pour tous n’étant pas, en ce domaine,
une réussite majeure d’après ce qu’en a dit…ah comment s’appelle-t-elle déjà ?
Ah oui, Frigide Barjot) !
Mais rattrapé par les courbes du chômage, l’atrophie
de la demande, les nécessaires rectifications des systèmes des retraite,
aura-t-il assez de cinq ans pour satisfaire les déesses de l’économie libérale
pour enfin se lancer dans l’épanouissement des valeurs sociales et généreuses ?
Bah, en cas d’échec Fillon se sent prêt pour
prendre le relai ! Il l’a dit !
C’est Nicolas qui fait la gueule ach t-heure !!
En plus, avec l’affaire Tapie…
Bin ch’est
du bieau !!
dimanche 9 juin 2013
samedi 8 juin 2013
MAUROY EST MORT, VIVE MAUROY !!
- Moi j’ai le cœur en plein décembre. L’ami Pierrot s’en est allé, chantait Yves Duteil (Les gens sans importance).
C’est ce que peuvent ressentir tous les Lillois (et je m’inscris
dans le nombre) après la mort de Pierre Mauroy. Celui qui fut leur maire de 1973
à 2001 vient de mourir ce vendredi 7 juin à l’âge de 84 ans.
Aîné d’une famille de sept enfants Pierrot voulut imiter son
père instituteur. Il sera donc enseignant dans un lycée technique. Mais la sève
politique nourrit ses veines et le souffle gauchiste l’emmène à la SFIO. En
1966 il en devient le secrétaire général avant que ce parti ne soit piqué par
une rose socialiste.
En 1971, Augustin Laurent, maire de Lille, ne tient pas à finir
son mandat et passe le flambeau à Pierrot. C’est le grand début dans l’arène
politique. Désormais l’ascension ne cessera plus.
Au cours des années 70 (les années Giscard, bon choix madame,
bon choix mademoiselle etc…) il devient le second couteau de Mitterrand avec
qui il va réformer la gauche française. Il collabore au programme commun avec
les communistes de Marchais et la mayonnaise prend si bien qu’en 1981 Tonton,
et sa bande, gagne les élections
présidentielles.
Mitterrand nomme son fidèle lieutenant premier ministre. Pierrot
devient donc le chef d’un gouvernement de gauche, le premier de la Vème
République.
Il sait que le temps passe vite et met diligemment en
application le programme commun : nationalisation, semaine de 39 heures, 5ème
semaine de congés payés, abolition de la peine de mort (merci aussi
Badinter !).
Mais déjà la conjoncture le rattrape. Les entreprises françaises
souffrent d’un mal de compétitivité (pathologie chronique), les salaires
indexés sur l’inflation l’alimentent, le franc est menacé et risque de faire
s’effondre le système monétaire européen…
La mort dans l’âme et avalant son chapeau Pierrot s’attelle à la
« rigueur ». Avec courage il annonce les mauvaises nouvelles : abandon
des canards boiteux (sidérurgies, mines…), freinage des salaires pour restaurer
les marges des entreprises devenues exsangues, mise au rencart de la réforme
sur l’enseignement.
L’homme est courageux mais désabusé. Il laissera sa place à
Laurent Fabius en 1984 et rejoindra son Nord et surtout la ville de son
cœur : Lille !
Il se consacrera pleinement à son beffroi altier, entreprenant
de grands chantiers de rénovation dans le centre-ville (ah ! l’Hospice
Comtesse et ses alentours) et postulant
même pour une candidature à l’organisation des Jeux olympiques de 2004. L’échec
du projet l’amène à postuler pour une
autre candidature toute aussi prestigieuse et qui sera, cette fois-ci, auréolée
de succès : Lille devient en 2004 la capitale européenne de la culture.
La ville opérera, sous la conduite du maestro, une reconversion
dans le tertiaire. Les usines de grands papas cèdent le terrain aux grands
ensembles : Euralille et ses galeries marchandes, tours à bureaux,
banques… Certains se plaindront de cet urbanisme tentaculaire qui réduit en
peau de chagrin les espaces verts. D’autres applaudiront au nom du réalisme économique.
En 2001, celui qu’on nomme « gros quinquin » passera
le témoin à Martine Aubry, la parachutée mais déjà follement amoureuse des
gaufres Meert de la rue Esquermoise !!
Un peu sur ses réserves il sortira de temps en temps pour
critiquer untel (Jospin en 2002) ou encourager une telle (Ségolène en 2007).
Il peut désormais dormir en paix après avoir vu son club de
football (Lille Olympique Sporting Club)
gagner le double titre de Champion et de Vainqueur de la Coupe de France
en 2011 et s’être émerveillé du retour de la Gauche aux plus hautes marches du
pouvoir en la personne de Flamby.
Dors min gros quinquin
Not' maire aimé, qu'étot min coin
In a trop d''chagrin
In brairot jusqu'à d'main...
vendredi 7 juin 2013
DE MERIC A MALIK
Clément Méric avait eu raison de sa leucémie. Il se sentait invincible
contre ce cancer qui le rongeait ! Il est mort bêtement, dans rue, victime
d’une agression !
Le jeune étudiant et militant d'extrême gauche, a succombé, ce jeudi 6
juin, de ses blessures consécutives à une rixe avec des membres d’un
groupuscule d’extrême droite.
La bagarre "a opposé
(...) deux groupes de personnes, très probablement pour des raisons d'ordre
politique", selon les mots de Manuel Valls. Pour le
ministre de l'Intérieur, cette agression "porte la marque de l'extrême droite" et a été
commise par "plusieurs skinheads".
Sept personnes ont été interpellées jeudi en lien avec l'affaire, dont
l'auteur présumé de l'agression.
Tout part d’une vente privée de
vêtements dans un appartement ! Clément Méric s'y rend, accompagné de
trois autres camarades. Ils y croisent trois jeunes gens élégamment vêtus en
mode skinhead (tee-shirts à messages néo-nazis et tatouages croix gammée du
meilleur goût)
Il semblerait que Clément ait un peu
provoqué les têtes brûlées, nostalgiques du III ème Reich. La bagarre était
imminente !
"Tout est allé très vite", explique une jeune femme interrogée par l'AFP. "Je sortais du boulot quand j'ai assisté à la
fin de la bagarre. (...) Alors que les jeunes au crâne rasé semblaient partir,
ils sont revenus et soudain un coup de poing est parti et le jeune a valsé
contre le poteau", a raconté une autre témoin.
Les agresseurs se sont ensuite enfuis…
Mort d’un jeune extrémiste de gauche face aux coups des extrémistes de
gauche. Des crânes rasés en fracassent un plus chevelu ! Des cerveaux
vides exterminent un encéphale bien nourri de théories économiques et de culture générale à
la sauce « Sciences Po ».
Clément, le brillant étudiant, aurait pu éviter l’invective. Sa fougue aura
eu raison de son intelligence prudence. Les feux de sa jeunesse auront consumé
la retenue. La volonté de provoquer signait déjà son arrêt de mort. Face à lui :
des gamins, désœuvrés, n’imaginant pas, il faut l’espérer, se transformer en
tueurs quelques instants plus tard ! Des cerveaux malades jugés
irrécupérables et qui sacrifient sur l’autel de l’idéologie absurde une lumière
future…
Des parents qui pleurent et, de l’autre côté, des parents qui ont laissé
courir le laxisme, enfermés, peut-être, dans leur précarité, dans les mauvais
sorts que peut parfois réserver la société marchande…
En 1986, Malik Oussekine, étudiant
franco-algérien, mourait, lui aussi, bêtement sous les coups ! Des coups
de matraque impitoyablement assénés par
des policiers voltigeurs chargés de faire régner l’ordre contre une
manifestation ! Le projet Devaquet aura
eu son martyr et le Ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur sera
invité à démissionner. Robert Pandraud, Ministre alors chargé de la Sécurité
(auprès de Charles Pasqua) déclarera « si j'avais un fils sous
dialyse je l'empêcherais de faire le con dans la nuit. […] Ce n'était pas le
héros des étudiants français qu'on a dit » !
Ils ont tué Malik, ils ont tué Méric. Qu’importe l’uniforme de skin ou de
policiers, la haine aveuglément ronge la société.
De Malik à Méric
Une même émotion
Au sein de la Nation
Des questions pathétiques
La jeunesse fauchée
Sapée dans sa racine
Par les peurs assassines
Dans la nuit des idées
De Malik à Méric
Les relents nauséeux
Cent nuages factieux
Dans le ciel maléfique
Le goût des années trente
Dans les gorges serrées
Le cœur mal assuré
Pris de fièvres latentes.
L’avenir qui se peint
De menaces sournoises
Des orées qui se boisent
D’épineux à pépins.
De Malik à Méric
Les poussées d’extrémisme
Pour les mêmes lyrismes
En nos larmes tragiques
Et les mêmes soupçons
De culpabilité
Dans l’écran déchiré
De la quiète raison.
Les mêmes conclusions
Pour le même anathème
L’humanité qui sème
La pérenne tension.
De Malik à Méric
Le chant des frustrations
Aux échos d’agression
Eminemment cyniques.
La phobie d’un retour
De cette bête immonde
Qui tourne autour du monde
En battant le tambour…
Comme mouche féconde
Autour d’un abat-jour…
jeudi 6 juin 2013
SARIN DE SYRIE...
Obama,
heaume au plus bas, a très vivement condamné la prise par les forces du régime
de Bachar al-Assad et de son puissant allié, le Hezbollah libanais, de la ville
clé de Qousseir dévastée par deux semaines de combats acharnés.
Une
fois de plus on ne peut que constater les dégâts tandis que Paris et Londres annoncent
avoir la preuve de l’utilisation de gaz
sarin en Syrie ! Le président Hollande nous a alors seriné que le sarin
serait un élément « obligeant la communauté internationale à agir».
Le
président Barack Obama avait, lui aussi, estimé que l’utilisation d’armes
chimiques constituerait une «ligne rouge», et «toutes les options restent
ouvertes»…
Mais
bon, rien n’avance car le roi Syrien est gavé de missiles par la Russie qui ne
respecte pas l’embargo sur les armes. Les 27 de l’Union Européenne seraient
prêts à lever cet embargo mais pas avant le 1° août.
Entretemps
il faut faire confiance à la diplomatie et à une seconde conférence de paix,
toujours à Genève. L’objectif est d’amener «les parties syriennes, sans
conditions préalables, à examiner comment elles pourraient appliquer le
communiqué» de Genève, adopté en 2012 par la première conférence
internationale, a dit M. Brahimi (l’émissaire spécial des Nations unies et de
la Ligue arabe pour la Syrie), admettant que «les parties syriennes ne sont pas
prêtes». Belle litote !
La
première conférence de Genève avait mis au point un plan de transition sans se
prononcer sur le sort du président Bachar Al-Assad. A vrai dire ce dernier n’a
nullement envie de quitter son poste ! Soutenu par le Hezbollah et armé
par la Russie le maître de Damas pourrait encore liquider une partie de son
stock de sarin avant que l’Occident ne réagisse !!
Le
sarin en série sert l’assaut du Syrien
Assuré,
sans censure, de rosser l’hérésie
Si
le russe sourit le roi se sent serein
Sans
« Cesse haro sarin ! » le Syrien, sûr, sourit !
Le
sarin scie cent rangs d’insoumis harassés
Décimés
sans merci, morcelés, morts sous la
Folie
du félon fier, félin aux crocs d’acier
Et
Damas d’amasser ossements dans ses bras.
Le
sarin scie le sort de l’hussard du salut
Le
censeur insensé raie les rares sourires
Qousseir
secouée, si rouée en ses rues
Maudit
le Hezbollah qui d’aise boula le pire !
Le
gaz égosillant les colères d’Occident
Rend
sarin inséré dans la menace rouge
Mais
les velléitaires veulent se voiler du
temps
Sous
un dais genevois ; pour l’instant rien ne bouge !
lundi 3 juin 2013
UN PETIT POUSSIN
La
ministre de l'Artisanat, Sylvia Pinel, a persisté et signé, ce dimanche, son
intention d'étendre la limitation dans le temps du statut d'auto-entrepreneur
au-delà du seul secteur du bâtiment. Ses propos nourrissent une belle
cacophonie gouvernementale face à la fronde de sympathiques petits
« poussins » qui sortent de l’œuf entrepreneurial avec de gros
espoirs de devenir des coqs de combat
mais qui risquent de laisser des plumes dans une basse-cour peuplée de
chapons à gros capitaux sociaux et soucieux de garder leur pré carré !
Hélas, aussi têtue qu’une mule, la
Pie Nelle, sortie de son nid, a jacassé de plus bel pour tacler son chef. Elle
ne veut rien entendre et ne plie pas : la limitation dans le temps doit
s’appliquer à tous les secteurs.
Matthieu est un petit poussin grand
amateur de Greco (pas le peintre, la chanteuse de St Germain des Près, enfin,
ce qu’il en reste…). En quelques clics il s’est créé sa boîte et pensait surfer
sur un marché porteur : le coaching des mariages gay ! Un gros carnet
de commandes se présentait à ses yeux ! Devra-t-il changer de statut dans
les 5 ans qui viennent et se déclarer en EURL, en SARL ? Ce sera 5 ans ou
moins ? On le met dans l’incertitude !!
Qu’on ne lui dise pas qu’il crée de
la concurrence déloyale ! Il est seul sur le créneau dans un rayon de 30
kilomètres ! Faut pas charrier quand même !! On poussin peu !!
Et si on cherchait plutôt à simplifier la vie des SARL qui, potentiellement, pourraient venir lui piétiner des parts de marché ? Ne mettrait-on pas ainsi tout le monde sur un pied d’égalité pour une saine concurrence ?
Matthieu réfléchit mais ça le fatigue ! Et puis il n’a pas que cela à faire : Sylvie et Pascaline se marient dans deux semaines ! Il y a tant de choses à préparer : trouver une salle, un traiteur, un imprimeur de faire-part !! Oui, qu’on le laisse bosser en paix, quoi !! Piou, piou…
Un petit poussin, un petit poussin
Voulait se défendreMais comment s’y prendre
Contre les corbeaux ?
Un petit poussin, courageux, malin
Cherchait à s’étendre
A produire et vendre
Ses services sociaux…
Pour les futurs gay-mariages
Choix du bon traiteur, faire-part
Choix de l’habillage…
Il se voyait bien
Grossir son achalandage
Enfler son comptoir
Sans aucun déboire
Tourné vers la gloire…
Voulait entreprendre
Mais comment s’y prendre
Contre les fiscaux ?
Un petit poussin, hardi et malin
Cherchait à comprendre
Pourquoi on veut tendre
Un piège en étau
Pour l’acculer au passage
D’un statut plus gros
D’entrepreneur à l’ouvrage
Sous la TVA
Et d’autres freins en outrage
Chiffres en détails
Papiers en pagaille
Normes en tenaille.
Qu’on ne puisse attendre
Qu’il puisse enfin prendre
Son envol de haut !
Un petit poussin, sans esprit malsain
Ne pouvait comprendre
Qu’on réduise en cendres
Son métier si beau
Ouvert aux nouveaux mariages
Coaching des époux, conseils
Confort du ménage
Il ne comprend rien
Pourquoi lui couper courage ?
Pinel lui fait voir
L’avenir en noir
Auto…désespoir !
Voulait se défendre
Mais comment s’y prendre
Contre les corbeaux ?
Un petit poussin, qui voulait du bien
Aux mariages tendres
Devra-t-il se pendre !
Songe à lui, Ayrault !!
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