Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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mercredi 28 décembre 2016
mardi 27 décembre 2016
HOMMAGE AU CITRATE DE BÉTAÏNE
Les agapes des réveillons laissent des traces
dans les organismes. Les aliments riches drapés dans leurs atours graisseux
mettent à mal notre pauvre foie.
Les bulles de champagne et l’acidité de certains
mets provoquent des ballonnements et flatulences de bon aloi.
Cette période des fêtes, plus que toutes autres,
provoque une forte demande en citrate de bétaïne, médicament sans ordonnance et
véritablement efficace pour mener une action sur la motricité gastrique.
Le homard
aux saveurs marines
Dans une
haleine qui s’avine
Au fil du
blanc d’humeur coquine
La dinde
aux marrons me taquine
En
flatulences intestines
Et…le
citrate de bétaïne
Le Mumm en
bulles qui dessinent
Des gestes
flous de figurines
Elles me
susurrent de la cuisine
Qu’il
reste un peu de galantine
N’aurais-tu
pas plutôt, cousine
Quelque
citrate de bétaïne ?
Un nouveau
spasme carabine
Sous les
vapeurs de caféine
Un estomac
d’indiscipline
Joue le
rebelle et abomine
La bûche
consacrée divine
Et..le
citrate de bétaïne
Le petit
coin me vaticine
Des
lendemains noirs de toxines
Le spectre
froid des langoustines
Dans la
mayonnaise assassine
L’arrière
combat des pommes dauphine
Et…le
citrate de bétaïne
La
perspective qui chafouine
Comme un
impair de gourgandine
Un nouvel
an de joie lutine
En
réveillon d’ailes rupines
Ourlé
d’ascétisme en sourdine
Et…le
citrate de bétaïne
dimanche 25 décembre 2016
RÉVEILLON DU BOURRE
J'avais cru que ma crue s'tassait, heu je veux dire ma cuite...
Je vois : tu es bourré, ce qui occasionnera à ton nez creux vices
Ma langue, oust, n'a plus de perception
T'as trop bu
C'est con, je ne sens pas le goût, bizarre, tu sais ce que c'est ?
C'est dû au marc !
samedi 24 décembre 2016
LOSC IL FAUT VENDRE !
Le grand club de Lille, le LOSC, a annoncé ce vendredi, dans un communiqué, qu’il allait être vendu. D’où vient l’offre d’achat ? Son Président Michel sait d’où : du Luxembourg, d’un certain Gérard Lopez, homme d’affaire hispano-luxembourgeois.
Car, avec ses liquidités par jets rares l’eau pèse de tout
son poids dans le choix du repreneur. Le Lille Olympique Sporting Club, a
besoin de blé et tancer Réal (de Madrid) lors d’une prochaine joute européenne.
Mais pour jouer l’Europe il faut, sans débats, longs ronds : de l’argent
qu’on allonge, de l’oseille qu’on tire de je ne sais où pour payer des bons
joueurs à prix d’or.
Oui, le LOSC, dans bien des cas tari, voulant éviter les cheiks avec provision, se tourne vers un européen nanti. Cela fait des semaines que le rachat est attendu en ligue 1. Le club a tellement besoin de se racheter !
Son début de saison n’est guère brillant ! Le dogue (mascotte-symbole
du club) ne mord pas dans le ballon : les crocs qui cessent, qui
sait ? (les croquis s’esquissaient renchérirait le peintre). Éliminés précocement de la coupe d’Europe, les nordistes pointent actuellement à la 12ème
place du championnat après avoir viré l’entraîneur Antonetti, un brave corse
qui aime Calvi, si !
Le remplaçant, Patrick Collot, a redonné du punch à l’équipe. Sur le début
du championnat négocié en vain s’étale Collot :
On n’a pas été bon ! Mais la chance n’a guère
souri : les blessés sont nombreux et l’élimination précoce dans la course
à l’Europe a cassé le moral des troupes ! Moralement, le capitaine Rio m’a
vu bas ! Avec Antonetti il a eu des querelles intestines et croyez-moi,
dans ce cas-là, Collot pâtit !
Alors Collot rit quand son équipe reprend des couleurs : 10 points en
4 matches sous son règne tout neuf. Certes,
il y eut cette chute à Marseille (2-0) mais dans l’ensemble le moral
revient : on renaît, Tallo aime (Tallo, joueur y voit rien tant il est
blessé mais il supporte ses coéquipiers)
Mais Collot restera-t-il ? Lopez, pour acquérir un nouvel entraîneur
de haute pointure, serait prêt à débourser des sommes colossales sans
considérer Collot sot !
Ah, que d’argent brassé pour ce club afin de lui éviter une mise en bière
(du Chti).
vendredi 23 décembre 2016
ARON TOUT SEUL AU REVEILLON
C'était un soir de réveillon
Et comme l'enfer c'était les autres
Lui avait dit Jean Paul apôtre
Il mangeait seul en son salon
Il avait croisé toque vile
De son cuisinier libéral
Qui lui promettait un régal
Avec la dinde juvénile
Mais ce soir point de figues aro-
Matisées, plutôt des marrons
Pour se plier aux traditions !
Et y'a du vin, des sauces, y'a l'eau !
C'était un soir de réveillon
Était-il mal dans son assiette
Travaillant du chapeau, c'est bête
De se seoir, las, d'un dôme Aron ?
jeudi 22 décembre 2016
ALINE
J’avais
quitté sur la plage de Berck Aline, en percaline, heu non, pas en percaline,
en négligé de soie, peut-être, ça va de soi. J’avais
négligé le détail et n’avais pas eu l’envie de cirer « Aline ! »
pour qu’elle revienne. La crise tôt fait son chaud et froid (là Christophe hait
son show, effroi ?)
Je n’avais
pas dessiné sur le sable son doux visage. D’ailleurs, je n’avais jamais su dessiner
et mon seul dessein était de l’oublier définitivement. Non, mes larmes vous ne coulerez pas ! Tu
ne feras pas couler de mes yeux en détresse,
Aline, des très salines…
J’allais
l’oublier sur cette côte d’Opale et hop, Aline ! Dehors !
Allez zou !
Du balai !
J’étais
passé du trop câlin au troc-Aline : elle ne se donnait que sous conditions
car, entre-temps, la belle était tombée
dans une crise mystique. Et de sa voix cristalline, elle évoquait le Christ,
Aline, comme pour conjurer la peur de me voir scander en hauts cris
« Staline ! ».
Oui, j’étais
un peu communiste et le rouge carburant, peu tétraline, inquiétait peut-être
Aline. Mais je savais respecter le contrat : pas de politique entre nous.
Je revois le
contrat, alinéa 7 : Aline est ascète ! Un contrat qu’on s’était
écrit, par rigolade, par amour des mots. En réalité, Aline s’était prise aux
mots mis, de tout temps, qu’à mon avis elle pensait si fort.
J’étais bien
innocent d’imaginer Aline au sens volage
du terme : l’Aline hôte des niais crus (la linotte des nids écrus). En réalité,
elle était très sérieuse et, sans le dire, son intelligence faisait de l’ombre
à mon espièglerie : Aline, haut QI, têtue à l’innocuité tue).
Elle devint
âpre, hermétique à mes calembredaines :
Je sens que ça râpe, Aline, lui disais-je souvent en constatant
son hermétisme et craignant qu’allassent cas de casse torpillant (qu’Alaska de castors pillant ?)
Son âpreté
vira à l’intégrisme quand elle rencontra Dieu. Elle ne supportait plus mes
petits péchés. Elle avait gagné le ton revêche des grenouilles de bénitier.
Une
maniaquerie dévote qui continuera à
hanter ma mémoire quand je repenserai aux rondeurs lascives de ses fesses :
quel cul qu’eut l’âpre Aline !
mercredi 21 décembre 2016
MICHÈLE A REJOINT D'AUTRES YEUX
« Les plus beaux yeux du cinéma », ceux de Michèle
Morgan, viennent de se fermer à jamais.
La grande actrice s’est éteinte à 96 ans et nous laisse le
souvenir d’une femme d’une rare élégance, incarnant à jamais l’amour romantique
du cinéma français des années 30.
Née un 29 février d’une année bissextiles (1920), elle grandit à
Dieppe avec l’espièglerie d’un garçon manqué.
A quinze ans elle gagne un concours de photogénie et se fait
remarquer par un certain Yvan Noé (prononcer Ivanhoé), metteur en scène de son
Etat. Il l’envoie prendre des leçons au Cours Simon tout en la faisant tourner
dans Mes tantes et moi.
Elle prend alors un nom de scène : Morgan, en lien avec la
fameuse banque. Ainsi, Simon Rousselle devient-elle Michèle Morgan.
Ses débuts avec Noé n’ont rien du déluge. Car cet incroyable
regard attire Marc Allégret. Il la fait tourner dans « Gribouille » auprès du grand Raimu puis réitère avec
Orage. Dans ce film elle côtoie Charles Boyer, star de l’époque.
Elle n’a que dix-sept ans mais déjà Marcel Carné ne tarit pas d’éloges
sur cette star en devenir. Il téléphone à Gabin : « J’ai bu une môme
très bien dans un film avec Raimu, Gribouille. Ça pourrait être ce qu’on
cherche »
Ainsi naîtra « quai
des brumes » en 1936, en plein Front Populaire. Ainsi naîtra le couple
mythique Gabin-Morgan et le fameux « t’as d’beaux yeux tu sais ». Le
film reste un chef d’œuvre, dans son esthétique et son dialogue signé Prévert.
Le couple se retrouvera dans Le
récif de corail et puis Remorques.
Mais la guerre et l’occupation séparent ceux qui s’aiment, tout
doucement, sans faire de bruit…
Michèle arrive à Hollywood. La grande machine cinématographique ne sait pas sublimer la beauté de l’artiste et
sous-estime son talent. Les rôles médiocres se succèdent.
Le seul point positif de l’escapade américaine est l’arrivée de
Bill Marshall, un acteur qu’elle épousera en 1942 et qui lui donnera son unique
enfant, Mike, né en 1944.
Mais la jalousie de l’homme, l’étouffante ingérence de la
belle-famille, écourteront, en pathétiques scènes de ménage, l’hymen qu’elle
imaginait pérenne.
Michèle revient en France. Jean Delannoy l’accueille et la fait
tourner dans La Symphonie Pastorale
(d’après le livre d’André Gide). Elle incarne l’aveugle avec une acuité
stupéfiante. Elle obtient le prix d’interprétation au festival de Cannes en
1946.
À Rome, elle tourne Fabiola
d’Alessandro Blasetti. Elle a pour partenaire Henri Vidal et tombe
passionnément amoureuse de cet homme. Tous deux se marient en secret, en 1950.
Cette fois-ci ce n’est pas la jalousie mais la drogue qui a raison de cette
union. Après diverses cures de désintoxication, Vidal meurt en 1959.
Dans le miroir à deux
faces, la belle aux yeux d’océan joue une femme laide que la chirurgie esthétique
transforme en beauté. Le mari jaloux est incarné par Bourvil et le chirurgien
est Gérard Oury. Gérard, elle le connaît déjà un peu. Ils se sont croisés au
cours Simon. Ils ont déjà joué ensemble dans La Belle que voilà de Jean-Paul Le Chanois. Mais là, quelque chose
se passe.
Leur complicité se resserre d'autant que Gérard Oury devient
vite metteur en scène et l'on parle de tandem Morgan-Oury pour Le crime ne paie pas, en 1961, avec, outre
Michèle, Danielle Darrieux, Edwige Feuillère et Annie Girardot : excusez
du peu ! Le couple s’installe définitivement dans le gotha parisien.
Après un long passage à vide de dix années, c'est Claude Lelouch
qui la fera revenir sous la caméra dans Le
Chat et la Souris.
Et puis un jour, poussé par Gérard Oury, elle brûlera les
planches du théâtre du Palais Royal. Elle joue à côté de Pierre Mondy Le Tout pour le tout de Françoise Dorin
(1978)
Le théâtre la rappellera pour Chéri (de Colette) ou encore Les
monstres sacrés (de Jean Cocteau)
L’amour de sa vie meurt en 2006, elle le rejoint dix
ans plus tard en ayant consacré les dernières années de sa existence à la
peinture.
Une nouvelle passion, bien loin des strass
cinématographiques et des désillusions hollywoodiennes.
Sur la toile blanchie tu as posé le bleu
Celui de ton regard qui dévastait les
âmes
Et le cœur d’Allégret et les magiques
flammes
Dans les yeux de Gabin, au quai des
brumes en feu.
Sur la toile endormie tu as tracé le
vert
Des prés verts où se jouent Symphonies
Pastorales
Des vendanges pâmées en cépages sauvages
Et le cœur de gribouille dans l’écume
des mers.
Sur la toile étonnée tu balayas de sang
Le miroir à deux faces de tes passions
perdues
Ces amours contrariées, ce bonheur déjà
nu
Aux premières déchirures dans l’éclat du
printemps.
Sur la toile indolente tu as posé l’orange
En agrume juteux de tes larmes lucides
Comme un écho d’adieu à ce cours intrépide
Qui t’emportait au loin dans la mer des louanges
Sur la fin de la toile le noir s’est
imposé
Il n’occultera pas les iris océan
Les myriades d’étoiles sur les grands
rêves blancs
Transperceront l’écran d’une obscure
clarté.
mardi 20 décembre 2016
DES GUIRLANDES DE DEUIL DANS LES CŒURS BERLINOIS
Le marché de Noël de Breischedplatz
illuminait Berlin de ses lueurs magiques, faisant luire les yeux des enfants
dans l’odeur des gaufres et des beignets.
Un marché de Noël, une féerie chaque
année renouvelée, un espace de luminosité ouvert à la paix, à l’harmonie des
cœurs dans l’attente d’une fête, chrétienne pour les uns, de l’enfance pour les
autres…
Un marché de Noël dans Berlin, comme une
étoile au firmament, une promesse d’embellie au pays qui a tendu les bras aux
immigrés.
Un marché de Noël qu’on aurait voulu
inoubliable, dans la tendresse des émerveillements, et puis, la mort a frappé.
Il y eut la
panique morbide jaillie de la promenade des anglais, celle de Nice, un 14
juillet : un camion fonça sur la foule. Le même carnage pour un même mode
opératoire avec la même folie meurtrière.
Ce marché qui
devait rallumer mille bougies d’allégresse se recueille désormais devant 12
cierges : 12 vies rayées du décor enchanteur et d’autres qui se battent
pour ne pas sombrer. On parle de 50 blessés.
La chancelière Angela Merkel s'est
rendue dans l'après-midi avec certains de ses ministres sur les lieux du drame
pour participer à une minute de silence. Comme à chaque éclat meurtrier du
terrorisme aveugle on en appelle à la résistance.
"Nous ne voulons pas vivre sans des
marchés de Nobel et les merveilleuses heures que nous passons en famille et
avec les amis dans les espaces ouverts de nos villes. Nous ne voulons pas vivre
nos vies dans la peur du mal. C’est très difficile pour le moment, mais nous
allons encore trouver la force de vivre la vie de tolérance et de liberté que nous
voulons vivre en Allemagne, a déclaré la chancelière, fortement
éprouvée.
Déjà on reproche à la dame aux bras
généreux d’avoir trop joué l’hospitalité. Le meurtrier, apparemment toujours en
fuite, serait un pakistanais qui avait demandé le droit d’asile aux autorités
allemandes.
Daech se cache encore derrière une telle
abomination et il y a lieu de penser que les flux migratoires, en partie dus à
l’Etat islamique, serviront d’alibi pour créer des amalgames : l’immigré stigmatisé
au moindre coup de Trafalgar.
En 1989, un mur tombait à Berlin. Il ne faudrait pas qu'il se reconstruise...
Devant l’église du souvenir
Noël s’approche à pas de deuil
Des larmes dures à retenir
Le sapin sent trop le cercueil
Les cierges ont remplacé la flamme
Qui brillait dans les yeux d’enfant
La nuit s’épaissit dans le drame
Si loin des guirlandes d’argent.
La chancelière prie en silence
Pour un pays bercé de paix
On libère un Pakistanais
Prudence en long recueillement
Le droit d’asile vit chèrement
Son avenir sous la défiance…
LES CLIMATO SCEPTIQUES
On les nomme les climato-sceptiques. Ils
portent les vêtements de scientifique mais pas systématiquement. Leur point
commun : mettre en doute la thèse selon laquelle le réchauffement
climatique de la planète, objet de vives résolutions au cours de la Cop 21, ne
serait pas la conséquence des activités humaines génératrices de GES (gaz à
effet de serre).
En France, un présentateur météo à la
télévision publique, Philippe Verdier (prononcer vert d’hier mais pas d’aujourd’hui)
vient d’être licencié après avoir publié un livre quelque peu révisionniste sur
la question climatique. Il met en cause les thèses du GIEC (Groupe
Intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) et les accusent de dogmatisme
obscurantiste : l’homme ne détruit pas la planète et ne participe pas à la
montée des températures synonymes de fonte des glaces, messieurs du GIEC vous
avez tout faux !
Verdier a dû se nourrir de la sauce
Allègre, à la petite cuillère éducative. Allègre, ex pote à Jospin et ex
ministre de l’Education nationale, a incarné (en remplissant un carnet) jusqu’en
2013, la remise en cause des allégations du GIEC. Depuis, un accident cardiaque
(dû à la pollution parisienne ?) l’a mis sur le banc de touche mais d’autres
ont pris le relais !
Vincent Courtillot, géophysicien tricolore, soutient que les variations du climat puisent leur explication dans la fluctuation de l’activité solaire et non par l’accumulation des GES dans l’atmosphère terrestre. L’homme prétend en connaître un rayon lui permettant d’ultra violer la conviction bien établie que nous allons droit dans le mur si nous continuons un mode de croissance à base d’énergie fossile.
Vincent se plairait aux USA où, à l’image
de leur nouveau Président (pas encore en fonction et déjà fort contesté), 10 %
des républicains seulement sont convaincus du rôle de l’activité humaine dans
le changement climatique. Le pétrolier ExxonMobil serait même soupçonné d’avoir
financé des études climato-sceptiques pour continuer son activité polluante.
Le labo des lobbies fait l’embellie de l’embolie !
Je suis un climato sceptique
Laissez-moi polluer en paix
Mon action n’a rien de septique
Je n’ai jamais intoxiqué.
Les gaz n’ont pas d’effet de serre
Comme ils prétendent le prouver
Ma vue qui se défait d’eux sert
A vous montrer leur nullité !
Ces messieurs du GIEC
Me traiteront de "complotiste"
Fi donc ! Eclot d’allégresse voix
Qui chante en moi l’écolo-schiste.
Le soleil dicte les climats
Loin des facteurs économiques
Trump a raison : glace ici-bas
Ne fond que sous rayons thermiques.
Sans détour je vais au charbon
Pour affirmer mon scepticisme
Allons vers houille, déverrouillons
Le carcan vert de l’intégrisme !
ExxonMobil se paie trop lierres
Grimpant dans ses agissements
Ces lianes essaient, tentaculaires
D’étouffer ses rapports savants.
Ne freinons pas notre croissance
Pour de si futiles raisons
Reprogrammons l’obsolescence
Le cœur débridé, consommons !
Ça ne suffisait pas qu’elle fût folle
Voilà la vache condamnée
Pour ce méthane quittant le sol
Rendant la sphère réchauffée !
Vincent Courtillot se débat
Dans le magnétisme terrestre
Ça fait des hauts, ça fait des bas
J’aime tant ces idées qu’il orchestre
Elles f’ront front face aux dogmatismes
Des scientifiques convaincus
Vers elles se fraiera mon tropisme
J’y vois ma force et mon écu !
Je suis un climato sceptique
Laissez-moi polluer en paix
Ne décriez pas mon éthique
Vivez moins fort, si ça vous plaît !
lundi 19 décembre 2016
DU NEUF EN MON MUSEE
Mon petit musée virtuel s'enrichit d'une nouvelle pièce de choix.
Le tableau représente un sabre de Mohamet qui, à l'accoutumée, lisse l'âme.
Le manche est composé de 3 perles numérotées H16 (soit H de Hégire et 16 pour 16 juillet 622)
Il semblerait que cette arme n'ait jamais tué ni opéré décollation même si des collations furent prétexte à la voir sabrer le champagne.
dimanche 18 décembre 2016
GATTAZ EST L'AIGRE AUX MAUX
Le
parquet de Bobigny a demandé, ce jeudi 15 décembre 2016, la condamnation pour
diffamation du patron du Medef, Pierre Gattaz. Ce dernier avait comparé des
militants CGT à des "terroristes" et des "voyous", en plein
conflit sur la loi travail (dite loi El Khomri).
Il est vrai que les hommes de Philippe Martinez, l’homme qui suinte dans
ses moustaches rebelles, n’avait pas fait dans la dentelle de caler une frange
de l’économie sous les pieds des stalles de l’orthodoxie cégétiste. Blocages de
routes, opérations escargots, avaient paralysé une partie des dynamiques
économiques pour n’évoquer que des rimes en hic.
Pour autant, le terme de « terroristes », loin de s’épandre sur
des terres aux risées, aurait vertu à plonger dans l’amalgame d’enfer (car Dante
y est) le brave ouvrier qui s’est vengé (lisez…selon St Marx) avec le voyou
radicalisé ayant signé un contrat à durée déterminée avec Daech.
Oui, les mots ont un sens comme les rues d’une capitale fréquentée tantôt
par les pères tantôt par les impairs dès qu’ils sont à côté de la plaque.
Alors Gattaz se calmera une prochaine fois :
-
Par traque à CGT, tracassé j’étais ! J’ai dit « terroriste »
et je n’aurai pas dû ! Ce ton féroce indiquait hauts fers aux syndiqués,
je regrette !
Alors, ayons pitié et commisération pour ce patron des patrons, au bord du burnout.
Tant de sollicitudes, tant de choix cruciaux pour investir et développer
son entreprise, tant de coûts salariaux à assumer, tant de cotisations à payer…
On peut comprendre que les nerfs lâchent !
Alors oui, pitié pour le boss qui crée les emplois car les ouvriers s’empâteront
sans patron ?
samedi 17 décembre 2016
A ORAN
Un Oranais, tout là-bas guette
Et tu le crois sans brio chez
Dame indigence : Pauvre chou quête
Tu le crois sans chaud col, hâté
A mendier. Vient ton mépris.
Mais lui qui veut dévier noises rit !
vendredi 16 décembre 2016
LES DISPARUS (Hommage à PEREC)
Hollande s’en va, le cœur un
peu vague, avec élégance pour l’un, mais sans surprise pour celui qui avoue ne
pas l’aimer.
Juppé, bordelais qui a
navigué en vain, échoue aux primaires organisées par son camp. Il accompagne
Sarkozy, le nerveux, dans les gémonies de la République.
La fin d’un monde.
Près de nous, au-delà des
Alpes, Monsieur Renzi, à l’issue d’un référendum qui a joué en
mauvais boomerang, abdique, lui
aussi, de Rome, comme après un séisme.
Obama, comme prévu, lance un
adieu à la Maison Blanche. Il ignore ce que l’avenir réservera à l’Oncle Sam,
menacé de loups subjugués par la puissance russe.
Un monde s’écroule sous le
poids du populisme qui féconde de nombreux disciples.
Alep en sang, en ruines, nous
renvoie le pauvre visage de l’incurie onusienne. L’humain, en ces derniers
soupirs de fin d’année (voire de faims damnées), suffoque au bises irrespirables des religions exacerbées. Le prince de Moscou
s’exerce à un drôle de jeu sur
l’échiquier maculé de sang qui lance sur les voies de l’exil des milliers
d’âmes démunies.
Un monde malade prend
naissance à l’approche de Noël ; il nous accable de réflexions sur
nous-mêmes, sur nos reculades, nos
ignorances nourries d’indifférence.
Un monde qui rend difficile
l’expression de la formule magique : bonne année, bonne sans ….
jeudi 15 décembre 2016
PUB 110
Les pierres qui roulent n'amassent pas mousse !
Mais l'eau de la piscine peut vous amener des champignons qui n'ont rien d'hallucinogène !
Alors, quand l'ami cause de petits désagréments entre les doigts de pieds, faites comme Mick Jagger : une couche de Mycoster sur le dermique austère et hop ! C'est fini !
mercredi 14 décembre 2016
PINEL Y VA
Sylvia Pinel, Ministre du Logement et bien connue pour sa
loi permettant une défiscalisation sur le prix d’un bien immobilier à condition
qu’il soit loué au moins 6 ans, oui, Pinel Sylvia (dite PS), au nom du Parti
radical de gauche, sera la seule femme à participer à la primaire de gauche.
Elle est l’équivalent de NKM qui tenta de survivre au sein
de la primaire à droite : seule
élément féminin face au machisme ambiant !
La présidente du PRG avait tout d'abord annoncé son
intention de briguer l'Elysée sans passer par la case « primaire » à
l’instar de Macron. Puis elle a estimé que le renoncement de François Hollande
avait changé la donne.
D’aucuns lui prédisent déjà un délogement dès le premier
tour et qui lui fera raser les murs ou essuyer les plâtres ! Certains, qui
ne vont pas avec le dos de la truelle, raillent avec un certain vil aplomb que
la belle serait plutôt cave et va devoir plancher pour maîtriser les dossiers
sans risque de se faire chambrée !
Un socialiste, aigre niais, sourit goguenard :
Sylvia ne peut même pas se targuer de la relance du
bâtiment (+1 ,9 % en volume contre +0,9 % attendu) pour cette année. Sa
petite loi ne pèse rien face au faible niveau des taux immobiliers ! C’est
ce facteur qui incite à la construction mais elle n’y est pour rien ! Le
prêt à taux zéro booste aussi le secteur mais elle n’en est pas à
l’origine !
Sylvia, elle, ne l’entend pas ainsi. L’âme hait
zoner ! Elle revendique les fruits de son travail et, lors des primaires, ne
craindra personne. Il n’y aura pas de fort Alamo Pinel (pas de fort à lame
opinel), se convainc-t-elle ! Pas d’état de siège à son encontre parce
qu’elle serait une femme !
Et comme Macron elle se lance : en marche,
opérons ! Est-ce qu’allié viendra me soutenir ?
En elle une force demeure et elle peut compter sur sa
résilience secondaire, en béton voire embêtante pour qui la
sous-estimerait !
Oui, Sylvia va se retrouver devant 7 hommes (oui 6 si la
probabilité de participer de l’un : c’est Filoche…) et fera tout pour éviter qu'ils n'éructent les quolibets de leur sale âme en jets ! Elle
sera dans son joli tailleur rouge comme un p’tit coquelicot mesdames, comme un
p’tit coquelicot parmi les sombres costumes.
Au nom de la rose, et de la galanterie.
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