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jeudi 26 octobre 2017

UN VIL A-COUP PAIE LE BEURRE ?



Comme je souhaitais en savoir plus sur cette pénurie du beurre qui nous échoit, j'ai encore invité mon professeur omniscient préféré, Mr Hitérole. Je me suis aperçu que lui même se perdait en conjectures...


Fabiano : Bonjour Professeur, je reviens vous consulter pour en savoir plus sur cette pénurie de beurre qui nous afflige !

Prof Hitérole : Bonjour Fabiano ! Ah, quelle catastrophe pour mon voisin, Rachid, un charmant jeune homme qui se fait las beur à force de ne plus en trouver. Il me dit qu’il ne trouve plus sa tablette préférée sur les étals. Il me dit : « Elle et vire ! » tu hèles mais…elle est virtuelle. Il dépérit car pour lui cet aliment apporte le nécessaire en vitamines ! La vitamine A se trouve en abondance dans le beurre. Elle est essentielle aux cellules de la rétine. Or Rachid travaille à l’œil. On trouve aussi de la vitamine D. Celle-ci fixe le calcium  dans les os et régule le métabolisme des tissus. Le beurre est la seule matière grasse qui en contient naturellement. Enfin on trouve la vitamine E, antioxydant mais pas anti-occident car Rachid est vraiment bien intégré. Oui, ça part en cacahuète et se sent las Rachid !

Fabiano : Oui, heu, bon. Recadrons ! Pourquoi Rachid et tant d’autres gens ne trouvent-ils plus de beurre ? Organiserait-on une pénurie ?

Prof Hitérole : Je vais y répondre. Mais je reviens à Rachid et à tous ces consommateurs qui se déplacent pour du beurre dans des magasins non approvisionnés. Il faut savoir que tous ces consommateurs ne sont pas que français. La demande mondiale en beurre aurait augmenté, selon la FAO (1) de + 2,5 % entre 2013 et 2015. Américains et Chinois sont particulièrement friands de beurre depuis que 67 travaux compilés par les Annals of Internal Medecine ont conclu, en 2014, que le beurre n’est pas si mauvais pour la santé ! En gros, jamais le beurre n’a outragé notre corps !

Fabiano : Ah, ah, le burnout rageait, note record ! Ils ont dû être en burnout les chercheurs pour pondre de telles niaiseries ! Pressés comme des citrons pour donner de tels résultats positifs et satisfaire leurs donneurs d’ordre, les grandes sociétés beurrières !

Prof Hitérole : Quel mauvais esprit Fabiano. Mais peut-être y-a-t-il du vrai dans votre remarque. Quoi qu’il en soit, le beurre est réhabilité ! Fini les craintes de maladies cardio-vasculaires. La demande croît mais la production stagne. D’où la pénurie !

Fabiano : Pourquoi la production stagne-t-elle ?

Prof Hitérole : On surtout de lait ! Il faut commencer par laitage en dessous. Avant le beurre il y a le lait ! Il faut même 22 litres de lait pour 1 kg de beurre, sauf peut-être pour le beurre à lait-jets fabriqué à partir de jets de lait légers…

Fabiano : Pourquoi manque-t-on de lait ? Je croyais qu’on avait supprimé les quotas ?

Prof Hitérole : Oui en 2015. Les éleveurs ont pu alors produire autant de litres de lait qu’ils le souhaitaient. Nos voisins ne se sont pas gênés. Les Pays-Bas ont accru leur production et l’Irlande a fait du lait un axe de croissance. Son cheptel se nourrit de l’herbe des près, en plaine Eire et cela coûte moins cher que les granulés. En France, la surproduction a fait baisser les cours. Les petits éleveurs ont fermé boutique à ne plus pouvoir mettre de beurre dans leurs épinards. Il y a eu concentration ;  de grosses exploitations ont vu le jour, cherchant le retour sur investissement. Mort des petits, extensions des grands, on nage en plein darwinisme. L’augmentation de la production se voit alors orientée vers un stockage de poudre de lait !

Fabiano : Ah oui, j’en ai entendu parler ! C’est de la poudre de perlimpinpin, juste un mécanisme de régulation. La Commission Européenne pourra remettre sur le marché la poudre stockée pour empêcher que les prix ne remontent trop vite ; or, ils sont loin de remonter ! C’est ça ?

Prof Hitérole : Oui, en France, les distributeurs (Auchan, Carrefour et j’en passe) tirent  le prix vers le bas, c’est laid ce prix scellé du lait ! D’un coup de baguette magique ils font le bonheur des consommateurs et le malheur des producteurs. La grande enseigne qui s’étend sort ce lait qui s’est ensorcelé d’un prix maudit que fixent, comme par un décret, mages (comme parrains d’écrémage ?)…

Fabiano : Donc, à tirer les prix vers le bas, on décourage la production…

Prof Hitérole : Oui, heu, enfin, pas si simple ! En effet, comme la distribution ne veut pas baisser sa marge, les producteurs costauds à qui on ne taille pas de costards (je ne parle donc pas des éleveurs fragilisés qui tirent le taureau par les cornes) vendent plus cher à l’étranger ! Enfin, s’ils le peuvent eu égard à une bonne production. Or la production française de lait a chuté de 2,8 % entre 2015 et 2016 en raison du mauvais temps !

Fabiano : Ah ! Oui ! Le printemps pourri !

Prof Hitérole : Oui, beaucoup de pluie et déficit de soleil ! Les 2/3 des éleveurs redoutent un manque de fourrage ou une mauvaise qualité. Tout ceci fout rage supplémentaire !

Fabiano : Encore un facteur qui ne plaide pas pour une augmentation de la production laitière en France. Or si on produisait plus de lait on produirait plus de beurre, non ? Ainsi il n’y aurait pas de pénurie ?

Prof Hitérole : Pas si simple Fabiano. Car, quitte à me répéter, je te rappelle que 22 litres de lait ne font qu’un seul kg de beurre ! Dans un litre de lait, il y a en moyenne, 42 grammes de matière grasse servant à faire le beurre et 33 grammes de protéines qui serviront pour le lait liquide et cette fameuse poudre de lait que j’ai déjà citée ! A imaginer qu’on puisse augmenter la production de lait on ne fera qu’accroître le stock de poudre ! Il n’y aurait pas forcément plus de matières à baratter !

Fabiano : A bar à thé ? Qu’est-ce que le thé vient faire dans cette histoire, professeur ?

Prof Hitérole : Ignorantus, ignoranta, ignorantum ! Baratter est l’action qui consiste à transformer la crème de lait en beurre !

Fabiano : Ah, pardon, j’ignorais ! Donc vous pensez qu’on ne peut pas trop augmenter la production et que banquet demeure, heu, que manquer de beurre sera notre lot quotidien ?

Prof Hitérole : Oui, à moins qu’on nous trafique cette pénurie, qu’on mette le beurre dans les épines : art ! Grand art de la spéculation ! On crée la rareté pour empocher les marges !

Fabiano : Mon Dieu ! Que va-t-on faire ?

Prof Hitérole : Utiliser de la margarine en priant St Hubert que la pénurie ne l’affecte pas de la même façon (voir la publicité).

Fabiano : Le boulanger : faire des viennoiseries à la margarine ? Pourquoi pas ? Si choix s’accroît sans trimer : prisons ! Mais si choit sa croissanterie : méprisons ! Je serai alors récalcitrant à toute consommation d’un tel met !

Prof Hitérole : Et donc dans ce cas re-geint beurre !

Fabiano : Ha, ha, ha, bien vu ! En attendant…surprise !

Prof Hitérole : Qu’est-ce ? Mais ! C’est du beurre ? D’où vient-il donc ?

Fabiano : De Damme, en Belgique ! Et oui, il faut faire de la route ! Je vous ai fait un sandwich au thon !

Prof Hitérole : Merci Fabiano ! C’est sûr que je vais apprécier ce sandwich thon-beurre de Damme !


(1) Foad and Agriculture Organization.
Atteindre la sécurité alimentaire pour tous est au cœur des efforts de la FAO - veiller à ce que les êtres humains aient un accès régulier à une nourriture de bonne qualité qui leur permette de mener une vie saine et active.





lundi 23 octobre 2017

T'ES AU QUAI ! T'ES BATH ! T'ES IN !






Oh que sûr, elle est avenante
La belle serveuse qui vient de Nantes
Mais elle ne s’en laisse pas compter
Dragueurs de tous poils, renoncez !

Pour les plus doux on saura qu’elle
Avoue son prénom : c’est Raquel !
Elle a trop connu de connards
Dieu a fait de l’homme déchet d’art !

Oui déchet d’art ! Elle croque monsieur
Le beau pédant, le soir, au pieu
Elle a un beau coup de crayon
Et caricature les gros cons.

Elle voudrait en faire son métier
Etre la nouvelle Bretécher
Travailler pour Charlie Hebdo
Faire de sa passion un boulot

En attendant il faut s’y faire
Son boulot n’est qu’alimentaire
C’est ça ou vivre dans la dèche
La jolie femme sert à quai l’welsh !



LASSALLE CA ? DU DÉMON !





Le #balancetonporc continue à faire des remous. Comme les langues se délient des têtes tombent. Pierre Joxe, l’ancien ministre de l’Intérieur puis de la Défense de Mitterrand a été rattrapé. Et puis voilà que Jean Lassalle, ce si brave homme, grand marcheur devant l’éternel et spécialiste des grèves de la faim,  vient lui aussi de se rappeler aux mauvais souvenirs de telle et telle qui lui reprochent quelques gestes mal placés.

Du pire est naît haine. Les anciennes harcelées voit monter en mayonnaise leur détestation pour Jean Lassalle qualifié de « député le plus gluant » à défaut de jouer l’aigle huant car n’est pas Napoléon 1° qui veut !

L’ex candidat à l’élection présidentielle de 2017 est mise en cause par d’anciennes attachées parlementaires, des élues et même par une journaliste.

Julia Castanier pourrait presque dire « la castagne y est tant j’ai envie de le gifler !  Oui, lorsque j’avais 25 ans il m’a mis la fin aux messes, heu, la main aux fesses. C’est très vilain »,

Et oui, les souvenirs remontent à la surface mais est-ce pour autant que Lassalle s’y fie :

-      Ce n’est peut-être pas comme cela que la scène s’est passée ! Et puis, je ne me souviens pas de cette dame. Comment vous dites « casse-toi niais ? » ah non, Castanier. Comment ça s’écrit ? Comme ça se prononce ? Oui mais, bon, vous savez moi quand je prononce personne ne comprend alors il faut m’épeler ! Ah oui CASTANIER ! Ben, non, ce nom ne me dit rien. Il est possible que j’aie fait ce geste,  jeu con, fesse, heu je peux le reconnaître. Mais, bon, il n’y a pas mort d’hommes, heu, de femmes. Je suis quelqu’un de truculent, de tactile, je tripote de jolies surfaces. Oui, Lassalle pétrit aires voire des courbes.

Botte en touche pour celui qui rêvait de devenir rugbyman. Lassalle au prix…d’arguties gauloises cherche à minimiser la chose.

Mais une seconde femme monte au créneau ! C’est Karine Berger (dite KB) ! Elle est députée PS ce qui déjà est dur à porter. Mais elle supporte, de surcroît, le poids d’une ignominie :

Jean Lassalle ne cessait de me faire des avances, tout cela parce que je m’appelais Berger ! Je devais fuir à perdre la laine !

Là encore Jean se défend, avoue la mort dans l’âme : mon cœur ne battait pas à titre décès, heu d’essai. Vraiment, il aima KB !

Bref, toujours des excuses cousues de fil blanc !

C’est alors qu’intervient une troisième plainte : celle de Colette Capdevielle qui est restée dans le désert depuis trop longtemps, à ne rien dire. Là encore, la langue se délie pour dénoncer les délits, ceux des lits ou autres lieux où on n’a guère choisi d’aller.

-      Je me souviens que Jean avait proposé de se doucher avec moi dans les douches mixtes de l’Assemblée Nationale !

Oui, mais, bon, heu, l’Assemblée Nationale, c’est quoi cette histoire de douche mixte ? C’est quand même une incitation au vice, non ?

Jean rétorque alors que la voix de Colette était rock, qu’il l’aimait car elle arrache plus que ne décapent deux vielles (à roue !) et qu’il aimait l’aimait ce doux chant !

Surgit alors la journaliste Mie Kohiyma qui, comme son nom l’indique, n’est pas Bretonne ce qui ne l’empêche pas de voir dans l’homme qu’impairs, tonnerre de Brest !

-      Lors d’un voyage à Osaka, en 2007, il a tenté de m’embrasser ce qui m’embarrassait car en dépit de mon plein gré ! Maintenant je sais que c’était une tentative d’agression sexuelle ! A l’époque d’ailleurs je le pressentais car j’avais mis mon corps au japonais absent !

Hé  oui, l’homme à Osaka jolie, osa cajoler, osa coups, jeux laids ! Le député, dépité, refuse de voir en femmes des putes et ne se voit pas lui-même prédateur. Quelle est sa défense ? Que déni, diront d’elle les victimes !

Le député joint sa pensée déculpabilisée à la parole ; Lassalle y va, l’abouche (la salive à la bouche ?), déclare :

Je n’ai jamais essayé de faire du mâle, heu, du mal. Je déplore simplement la vitesse à laquelle nous nous transformons en Américains avec cette judiciarisation de tout ! On se Trump énormément !

L’homme se sent triste ; il est face aux maux démunis (face au Modem Uni ?). Pourquoi paie-t-il autant une vieille intrigue, pourquoi merde l’ourdit aussi cher (Maire de Lourdios-Ichère !). Pour des blagues Lourdes il se ferait Castrais ?


Non ! Pour un peu il entamerait bien une nouvelle marche de protestation !

dimanche 22 octobre 2017

LE RABBI-BEAUCHAMPS






C’était jadis, l’entre  deux guerres
Le Rabbin faisait des prières
Tout près de la gare de Beauchamps
Implorant Dieu contre Satan

Les boches en « pouah » pour Beauchampoises
Portaient les affres munichoises
Et le petit brun à moustache
Des haines facilitait la tâche…

Alors le Rabbin psalmodiait
Sous nos regards tout égarés
Comme s’il pressentait le chaos
L’épuration et les ghettos…

Tel un Jaurès judaïsé
Il clamait « Que règne la Paix
Oh Yahvé, plus jamais la guerre !
Unissez-vous les prolétaires !

Pour un premier pas vers le boche
Il dessinait déjà l’ébauche
Mais pourquoi diable, cependant
Tu doutais du Rabbi, Beauchamps ?

RAMA MAL ARRIMÉE RAME




Le monde de Rama Yade n’a rien de celui d’Alice aux pays des merveilles.  L’ancienne secrétaire d’Etat chargée des affaires étrangères et des Droits de l’homme puis des Sports sous l’ère Sarkozy a du mal à rebondir dans le microcosme politique.

Rama rêvait de Présidentielle. Las, elle n’atteindra jamais les 500 parrainages nécessaires (353). Elle crut alors rebondir avec les législatives. Mais là encore le fiasco était au rendez-vous. Candidate à Blois, dans la 1° circonscription de Loir-et-Cher, la petite fille de Dakar retrouva scène égale : pas de lumières de la rampe, pas de public pour la parachutée ! Elle est largement battue au premier tour (5,65 % des voix).

Alors Rama s’interroge sur l’avenir de son micromouvement « la France qui ose ». Qui ose quoi ?
Devenir Macron-compatible quand Jupiter va roi ? Oui, Rama tu hèles : aidez Emmanuel mais sous certaines conditions. Mais quelles conditions ?

Oui Rama, tu te cherches. Mais quand on meuble son temps à se chercher c’est qu’on faut Rama (du verbe faillir) !

Tu observes tes anciens partenaires du Sarkozysme ! Quel est celui qui peut te servir de modèle ?

Christine Boutin ? Elle vient de quitter la vie politique ! Elle pourrait se retirer dans un couvent  ou continuer à tremper dans l’humour noir pour annoncer la mort précipitée de VGE, par exemple.

Roselyne Bachelot ? Elle fait de la télé ! Pourquoi pas la télévision ? Mais pour animer quoi ? Tu ne veux pas tomber dans la gaudriole ni dans la polémique. Un peu de sérieux, quand même ?

Claude Guéant ? Ah, non ! C’est vraiment le mauvais exemple. Voilà un type qui trempe dans des affaires aux aboutissements judiciaires qui tardent de s’avérer. L’ancien ministre de l’intérieur aurait reçu de l’argent de Kadhafi, ce dictateur libyen qu’elle avait fustigé quand il avait planté sa tente près de l’Elysée. Guéant, par l’intermédiaire d’un certain Takiedinne, aurait réceptionné des valises de billets destinés à financer la campagne du petit Nicolas, en 2007. Oui, ça fait dix ans que ça dure. Ça fait dix ans qu’elle a honte d’entendre les échos de toutes ces affaires sulfureuses qui tournent autour de celui dont elle croyait à la probité, à l’efficacité politique !

Nadine Morano ? Non, aucunes leçons à recevoir de cette potiche qui défraie régulièrement la chronique pour ses dérapages verbaux.

Rachida Dati ? Oh, que non ! Qu’elle se garde des sots et de cette sotte qui préfère passer son temps à acheter des foulards Hermès qu’à pointer présente au Parlement Européen.

Oui Rama, que de déceptions. Veux-tu encore t’accomplir dans la Politique ? Tu picores des miettes de discours de gauche, des scories de droite mais tu ignores quelle synthèse pourrait en jaillir.


C’est pourquoi, tes proches voisins, un tantinet triviaux, disent que tu broies du noir…


Elle pose pour la photographie
Elle est plus fine, elle est jolie
Quelques vilains kilos ont fui
Et bien des  illusions aussi

Trois cent cinquante-trois parrainages
Pas de présidentielle ; outrage !
Vilain parachutage à Blois
Législative en gueule de bois.

Rama se perd dans les dédales
Du politique show à scandales
Que Mère Boutin vient de quitter
Et dont Guéant a profité

Rama picore ici et là
Quelques idées, quelques combats
Mais sans colonne vertébrale
Son projet sent le vieux bancal.

Où se situe la France qui ose ?
Dans quel recoin de quelle névrose ?
Rama ramasse les scories
Des mille idées non abouties

Elle pose en robe de satin
Un gros roman à fleur de main
Tout serait beau, jolie lumière
N’était le vil ramasse-poussière !

samedi 21 octobre 2017

ANACHRONIQUEMENT VOTRE


LE CORBEAU ET LA POUBELLE



Un trottoir nettoyé par un corbeau ! Qui l’eût cru ? Et pourtant l’oiseau noir s’est bien transformé en ramasseur de détritus puisque l’être humain n’en est guère capable. Dame poubelle l’a remercié infiniment mais l’oiseau a répondu :

-         Ce n’est qu’une première étape car nous n’êtes pas en corvidé !

Cette belle histoire aurait certainement ravi Jean de la Fontaine !



Maître corbeau sur un trottoir souillé
Jugea d’un seul coup les ravages.
Madame poubelle, noire d’inutilité
Lui tint à peu près ce langage :
Et bonjour, Monsieur du Corbeau
Soyez bon citoyen, rendez le monde beau !
Sans mentir, tout le voisinage
Se soustrait d’un bon nettoyage !
Je vous crois seul à même de nettoyer la voie.
A ces mots le Corbeau se sent de bon aloi
Et saisit les funestes proies
De son habile bec, et sans plus de pourquoi
Les porte à la poubelle qui lui dit : bon Monsieur
Au plus haut est votre honneur
Tandis qu’humanité sans arrêt me dégoûte !
Votre action vaut bien une médaille, sans doute
Le corbeau fiérot mais sans plus

Lui dit : « Que l’homme est tare et qu’il manque de vertu ! »

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Publicité pas très écolo, j'en conviens et qui ne peut inciter qu'engeance de maux tôt ou de maux tard.

vendredi 20 octobre 2017

CE MAL A L’ÂME : ON SENT TÔT ; EN SLAM, EN TEMPS !



LA GRANDE DAME DE L'APRES 100 ANS ET LA CAMARDE LA PRESSENTANT...



Danielle Darrieux vient de nous quitter. Elle s'est éteinte dans la nuit du 17 octobre à son domicile du Bois-le-Roi (Eure). La grande actrice avait fêté ses 100 ans le 1° mai. Elle nous laisse en héritage 70 années de merveilles cinématographiques. Hommage...


Le 1° mai 1917, alors que le général Nivelle lance dans la boucherie du chemin des Dames une offensive mal préparée, naît la petite Danielle Darrieux. On est bien loin du front dans cette paisible région bordelaise et toute la famille est émerveillée par ce petit nourrisson déjà bien pétillant d’espièglerie.

Danielle grandit et apprend le violoncelle au conservatoire de Paris en ignorant qu’elle aura une vie au long ciel que peu de nuages viendront perturber. Mais la gamine se lasse de frotter les cordes et ne rêve que de cinéma ; ah ce 7ème art, l’art chéri tandis que l’archer pleure !

Par le truchement d’un concours de circonstances elle débute devant la caméra dès l’âge de 14 ans dans « le Bal » Wilhelm Thiele. Sa jolie petite frimousse et l’indéfinissable charme font mouche !  A 17 ans, elle a déjà neuf tournages à son actif, dont « Mauvaise graine » de Billy Wilder qui n’est pas, contrairement à ce qu’indique son titre, un film annonciateur des futurs dégâts de Monsanto.

Elle rencontre alors Henri Decoin, ex aviateur de guerre et devenu cinéaste, ce qui le fait toujours planer en parlant d’ailes. On est en 1935 et l’homme tombe effectivement amoureux, lui demande de jouer dans 'Le Domino vert'  et sa main.

Dès 1936, alors que le Front Populaire se donne un mal de chien elle doit à Boyer donner la réplique dans le film « Mayerling » sur fonds de suicide austro-hongrois. C’est le vrai démarrage de sa carrière. En effet, elle est repérée par les Américains des Studios Universal unis vers celle qu’on surnomme « la fiancée de Paris ». Et c’est justement parce qu’elle a deux amours, son pays et Paris, que la belle ne tournera qu’un film à Hollywood ! Elle revient en France, délaissant son contrat de 7 ans (car c’est la fiancée DD, heu, la fille en CDD) chez l’oncle Sam et retrouve son Decoin sur les plateaux (Mademoiselle ma mère – 1937, Abus de confiance – même  année). Mais l’amour s’étiole. C’est la déconfiture Decoin ! Elle quitte le cinéaste en 1941 alors que son film «Premier rendez-vous» est un succès en pleine occupation.

C’est d’ailleurs dans cette sombre période, de par son contrat avec la Continental, société de production allemande et proche de Goebbels, qu’elle se perdra dans des cocktails à l’ombre d’une jolie croix gammée. Une grosse tache dans sa carrière.

Après la guerre, en 1952, elle retrouve Decoin  pour « La Vérité sur Bébé Donge »  aux côtés de Jean Gabin. Elle y incarne Bébé, une empoisonneuse alors que BB, la vraie, démarre juste au cinéma dans « le Trou Normand ». Elle retourne à Hollywood pour jouer « l’affaire Cicéron » de Joseph L. Mankiewicz et se faire payer en carats eu égard au décor turc de cette réalisation dans laquelle sévit aussi James Mason.

En 1955, Sacha Guitry l’appelle pour jouer dans « Napoléon » où elle incarnera Eléonore Denuelle de La Plaigne (elle est au Nord d’eux, nue, hèle ; deux la plaignent ?) et croisera Michèle Morgan. En 1956, autre rencontre : Jeanne Moreau avec qui elle tourne dans « le salaire du péché » de Denys de la Patellière ; film qui aurait dû initialement s’appeler « le sale air du pêcher » mais le projet fut abandonné car il n’aurait pas porté ses fruits…

En 1959, elle incarne Marie-Hélène Dumoulin dans « Marie Octobre », un film de Duvivier, où l’on trouve une pléiade de pointures : Meurisse, Blier, Ventura, Reggiani, Roquevert…

Jusqu’aux années 1990 sa carrière est jalonnée de petits passages à vide que ne comblent pas totalement une présence au théâtre. Mais le come-back s’effectue avec « Ça ira mieux demain » de Jeanne  Labrune, en 2000 (avec Nathalie Baye et Isabelle Carré) et surtout avec « Huit Femmes » de François Ozon (2002) où elle incarne une mamy entourée de ses proches sur fond de meurtre à domicile alors qu’on s’apprête à fêter Noël. Danielle y brille, y chante (il n’y a pas d’amour heureux) et rajeunit  auprès de plus jeunes (Virginie Ledoyen, Ludivine Sagnier) ou de beaucoup plus confirmées  (Catherine Deneuve, Fanny Ardent, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart).

On voit alors que son talent n’a pas pris une ride. Elle resplendit sur l’écran avec cette irremplaçable malice au coin des yeux. C’est l’occasion pour une nouvelle génération de spectateurs d’apprécier le grande dame tout en ignorant l’incroyable patrimoine cinématographique qui court dans son sillage (plus de 130 films à son actif).

L’intrépide comédienne, l’éternelle fiancée vient de rendre l’âme à l’issue d’une carrière de 70 ans qui, à elle seule, retrace toute l’évolution de notre cinéma hexagonal. Elle aura tout joué : la comédie, le drame, l’intrigue, le music-hall, la romance…

Après Jeanne Moreau, Mireille Darc, Claude Rich,  Gisèle Casadesus, Jean Rochefort, l’année 2017 tourne encore une page de notre histoire cinématographique de l’après-guerre toute auréolée de la magie du noir et blanc.

Danielle est partie dans son dernier sommeil, bercée de mille feux de la rampe, habitée de musique et mots déclamés, de répliques légères ou noires de gravité.


Danielle s’en est allée, centenaire magnifique ; elle demeure à jamais dans la mémoire de France…

mercredi 18 octobre 2017

PAS DE LABEL ROYAL : MEURTRI ÂNON, MEURT TRIANON...





Le haras semblait harassé
Bientôt il serait audité
En jeu : la certification
Label de qualité. Pression !

Au jour J tout fut contrôlé
Le RSD à respecter 
Le carnet des vaccinations
Le taux d’azote par déjection

Puis le puçage électronique
Pour la base Sire, informatique.
Tout baignait dans les protocoles
Fierté de soi qui caracole

Soudain, bien qu’on ait invité
Les deux auditeurs aux dix thés
Accompagnés d’un clafoutis
Ces inspecteurs furent moins gentils

Ils virent braillant, quittant l’ânesse
Un rejeton fou, sans sagesse
Robe piteuse, bien mal soignée
C’était l’ânon con fort mité !

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mardi 17 octobre 2017

LES HOMMES SONT-ILS PLUS PORCS QU’ÉPIQUES ?





L’affaire Harvey Weinstein (Pierre de vin, en allemand ?) fait des remous sur la toile. Le producteur hollywoodien accusé de harcèlement sexuel et de viols par des dizaines d’actrices vient de démissionner, ce mardi 17 octobre, du conseil d’administration de la Weinstein Company (TWC). Ça ne sent pas bon comme dans TWC.

Alors que Macron s’apprête à lui ôter la légion d’honneur, suite à ses lésions d’horreur, l’homme ne mesure pas à quel point sa disgrâce génère une catharsis ! Les langues se libèrent et c’est le grand défouloir sur les réseaux sociaux.

Sur Tweeter, l’oiseau bleu porte comme une bannière féministe le hashtag #balancetonporc ! Les femmes, longtemps plongées dans l’omerta de la honte et de la culpabilisation, s’engouffrent dans la brèche ! Elles racontent les harcèlements, les attouchements insistants et, le cas échéant, leur viol. Les billets se succèdent avec leur charge impitoyable contre le mâle prédateur à une vitesse folle. A croire que le sexe masculin est définitivement à ranger dans les objets diaboliques. La société phallocrate est secouée sur son socle par d’interminables spasmes de messages que le monde virtuel sait désormais générer, sous le coup de l’anonymat.

#balancetonporc libère-t-il pour autant la femme ? Je ne le pense pas car les blessures portent souvent d’éternelles cicatrices. Mais le hashtag a le mérite de nous refaire prendre conscience (car en ce domaine Alzheimer sévit souvent) que le harcèlement sexuel est bien plus courant qu’on ne le croit. Il se nourrit quotidiennement d’addictions au sexe, de déviance et de silence victimaire ! La floraison des plaintes est le symptôme d’une terrible souffrance qui dure et qui trouve ses racines dans le regard que certains hommes portent sur la femme : luxure et concupiscence, actes dégradants à l’encontre d’un  corps réduit à l’état d’objet sexuel.

Oui, les langues se délient mais comme une velléité pathétique tant que, durablement, notre société ne s’astreindra pas à corriger les mauvaises habitudes masculines. Un billet sur twitter ne pourra jamais remplacer une plainte et le déclenchement d’une poursuite judicaire. Il ne peut, pas plus, apaiser un climat car grande est la tentation de la vengeance, de la dénonciation abusive, d’une recrudescence de la guerre des sexes.

Alors oui, les langues se délient mais il faudra aller plus loin. Tout passera par l’éducation, dès le plus jeune âge. L’école aura le plus beau des rôles à jouer, bien plus enrichissant que ne le sera, si des lois sont votées, le rôle ingrat d’un policier appelé à verbaliser les mains baladeuses d’un obsédé dans la promiscuité d’un transport en commun…

PAR LE TRUCHEMENT DU CROQUIGNOLESQUE


(*)    Procréation Médicale Assistée
(**)  Comité Consultatif National d'Ethique

On l’attendait au tournant. Le Président Macron devait reprendre les rênes de la communication pour expliquer sa ligne de conduite et ses dérapages verbaux.

Il s’exécuta donc en accordant chez lui, à l’Elysée, une interview officielle à trois membres de la presse audiovisuelle privée (fonctionnaires du service public où étiez-vous ?). En effet, seule Tf1 et sa chaîne d’information en continu, LCI, étaient conviées avec la présence de Gilles Bouleau, Anne-Claire Coudray et le revenant David Pujadas (qui semblait fort fatigué).

Durant cette interview il fut beaucoup question de savoir si « bordel » relevait du langage familier ou du langage courant. Pour le temps qu’il restait on évoqua quelques points de bioéthique (la PMA pour toutes les femmes), les affres de Donald Trump et ceux de Weinstein, le harceleur sexuel qui a transformé DSK en enfant de chœur ! On parla un peu d’économie pimentée à la sauce CSG.

Bref, du grand théâtre croquignolesque (pour reprendre un nouveau mot de Jupiter) mené tambour battant par un jeune Président, volubile à souhait, glosant sans le moindre support « d’anti-sèche » face à un auditoire ébahi par tant de brillance intellectuelle aux relents d’enfumage universel.

Bouleau prenait racine sans sève héritée tandis que sa comparse donnait des coups d’rets pour attraper dans ses filets des questions évasives à ses questions inopinées voire intempestives.

Pujadas, quant à lui, gardait difficilement les yeux ouverts en rêvant au bon vieux temps de France 2, où il jouait au grand maître de cérémonie.

Une émission pour rien sauf à étayer la corroboration de l’incompétence des journalistes (ou de leur complaisance) et la confirmation du talent de Jupiter, astre éminent, brillant de certitude et de machiavélisme !


J’aimerais tant dire qu’ils (les journalistes) feront mieux la prochaine fois mais j’ai définitivement cessé de prendre ma vessie pour une lanterne.

lundi 16 octobre 2017

FLIQUE, FLAQUE, FLOQUE en attendant mieux....




Jimmy commence comme indicateur à la mondaine mais en a vite assez de fliquer le maquereau. Il quitte le job et devient marin pêcheur par le truchement (joli mot macronien) de son oncle boulonnais. On change de filet. Mais après le maquereau, il fatigue très vite à flaquer la morue. Il trouve alors un troisième emploi dans le milieu du cyclisme où vivent des requins. Le voilà à floquer des maillots pour le tour de France ! Pas folichon et peu rémunérateur.  


Alors, il rêve déjà de devenir champion à la place du champion. Il a récemment trouvé un filon pour s'approvisionner en EPO, par le truchement (on ne s'en lasse pas !) d'un ancien de la mondaine avec qui il a gardé des contacts. Il doit juste perdre quelques kilos ! Sinon, le médecin l'a dit : il a un cœur solide, adapté à l'effort soutenu ! Alors,  oui,  à court terme, c'est jouable...



C'est Flo qui sera épatée !




Dégoût du métier enfle, ô cage
Dans laquelle croupit ton métier !
Tu dis : la tâche me tue courage.
Pour que le moral m’aille : ôtez…

Otez-moi la monotonie !
C’est vrai, tu te verrais coureur
Avec un peu de tricherie
Tu pourrais être le vainqueur.

Je te vois champion d’écurie
Usant opinion des railleurs (*)  !
Tu gagnerais bien mieux ta vie
D’autant que t’es sans sous, floqueur !


(*) usant hauts pignons, dérailleur....

samedi 14 octobre 2017

UN ENFANT SUR DOUAI





France élève seule son petit Michel. C’est une fille mère douaisienne  qui fait de son mieux. Elle aurait moins de tracas si son petit Michel n’était pas surdoué !  A trois ans, l’enfant sait déjà écrire « anticonstitutionnellement »  et bat régulièrement sa mère au Scrabble. France aurait voulu voir Michel berger, un métier qu’elle-même aurait tant aimé exercer ! Elle devra faire son deuil : l’enfant est vraiment un génie ! Peut-on imaginer un génie garder les moutons, accompagné d’un chien ?

En parlant de chien,  France a eu un mal lié à ce canidé pour trouver une crèche digne de sa progéniture.

Elle l’a enfin trouvée.

C’est la crèche « Art » qui, comme son nom l’indique, s’occupe des petits artistes en herbes, les Gainsbourg ou Van Gogh de demain.

Dès le matin c’est le branlebas de combat. Michel est levé dès 6 heures et son horloge biologique ne suit plus depuis un bon moment le rythme circadien. Il mange avec un lance-pierres sa tartine de Nutella tout en fustigeant France de continuer à acheter cette saloperie engorgée d’acide palmitique et qui menace votre IMC.

Les yeux cernés France écoute les jérémiades de son fils et fait de son mieux pour le mener à la crèche au plus vite. L’enfant se magne d’arriver ! Il a hâte de montrer ce qu’il sait faire.

Aujourd’hui la puéricultrice,  bac+5 (DESS en psychologie de l’enfance) mais néanmoins contrat aidé, lui propose un travail de récupération et d’imagination :

-         Hier nous avons réalisé des poupées de cire et des poupées de son ! Il ne reste plus de cire mais, en revanche, il y a un stock de son de blé que tu pourrais utiliser. Tu disposes également de feutrine. Je te propose de réaliser une œuvre en feutrine qui doit aborder le thème de voyage voire de l’exil ou éventuellement les flux migratoires. C’est très tendance !
-         D’accord Anaïs (oui, elle s’appelle Anaïs), mais peux-tu me refiler deux francs ?
-         Deux francs ? Tu veux dire deux euros ?
-         Non, non ! Deux francs ! Ceux qu’on utilisait jadis ! Tu dois bien avoir ça dans tes tiroirs ?
-         Heu, attends, heu, oui…je crois !

Anaïs retrouve au fond d’un tiroir deux pièces de 1 franc mélangées dans un capharnaüm de petits objets susceptibles de devenir un jour œuvres d’art : boutons de braguette, bouchons de liège, perles diverses, coquilles de noix…

-         Voilà Michel ! Je te laisse carte blanche ! Tu vas faire quoi avec ces deux pièces de 1 Fr ?
-         Ah, ah, surprise, surprise !!!

L’enfant s’active aussitôt. De carburation cérébrale en motricité fine il déroule toute la palette des capacités. Anaïs l’observe avec admiration tout en le gavant d’un fond sonore du plus haut niveau : des chansons de Boby Lapointe que l’enfant fredonne tout en continuant son œuvre.

Une heure après le résultat est très probant ! Michel a réalisé un bateau à deux mâts. Le premier mât se termine avec une forme de hauban à base de son que l’enfant a collé sur une feuille blanche. Le second mât trouve à son faîte les deux pièces de 1 Fr.

La coque est en feutrine mauve. L’enfant y a inscrit, au fin pinceau blanc, la phrase « Maçon aime Afrique ».

-         Ça veut dire quoi, lui demande Anaïs quelque peu dubitative ?
-         Mais enfin Anaïs ! C’est de l’holorime tout ça, bon sang ! On peut comprendre « Mât son et mât fric » ! Voilà pourquoi il me fallait ces deux pièces de 1 fr !
-       Ah, ah ! Subtil ! Bravo Michel. et le monsieur là, avec sa tête d’œuf, heu, c’est un maçon ?
-        Affirmatif. Et je lui ai collé de chaque côté du crâne une queue ! C’est une jolie  coiffure à deux queues !
-         Je vois…Mais heu, respectes-tu le thème ?
-    Ben, ça se voit non ! Le maçon quitte son pays pour l’Afrique ! C’est un travailleur détaché ! Il n’a plus de travail en France car les emplois sont refilés à des Polonais !
-         Ah, oui ! Ah, tu sais moi et la politique !

Michel a été fin content de montrer son œuvre à sa mère. Comme elle n’y comprenait rien, il a dû bien prendre son temps pour expliquer.

France a raconté les exploits de son fils à des membres de la chorale dont elle fait partie, pour occuper le peu de temps libre qui lui reste.

Le chef de chorale, Serge, compositeur à ses heures perdues, lui  a alors proposé de relater cette histoire sous forme de chanson. De chanson courte mais de chanson quand même.


Peu de temps après, à la demande pressante de Serge, France apprenait la chanson et l’interprétait à merveille, faisant naître un clip qui devait devenir un incontournable tube pour son entourage…



vendredi 13 octobre 2017

L'ECHO LIBÉRÉ, LES QUOLIBETS RAIENT...





Entre Jean-Luc Mélenchon et Manuel Valls les relations s’avèrent, pour le moins, tendues et, comme dirait un ancien commentateur sportif qui a cassé sa pipe après avoir sucré les fraises : « ils ne vont pas passer leurs vacances ensemble ! »

Le maître de la France insoumise a traité l’ancien premier ministre de « Nazi ». Ce genre de compliment ne fait jamais plaisir à entendre par quelqu’un qui n’est, après tout, que juste un peu psychorigide à vous provoquer des catas l’an au gré de coups de menton (désormais enjolivé d’un superbe apparat pileux).

Valls n’a pas mis l’temps pour répondre du berger à la bergère. Il a traité Jean-Luc d’ «islamo-gauchiste ». Ce genre de gratification n’est jamais jouissance à entendre pour quelqu’un qui n’est, sommes toutes, qu’un tantinet narcissique avec du sang populiste plein les veines. Mais Jean-Luc n’a rien d’un islamo de gauche même si son diable au corps a niques et qu’il s’inspire parfois, vaguement, d’idéologie qu’en ses neurones Mao met.

Les deux hommes viennent pourtant du même sérail : le parti socialiste. Mais ce dernier n’existe plus depuis belle lurette. Il s’est délité au fil du temps, rongé de l’intérieur par des querelles intestines. La vente du siège de la rue Solférino n’est que le point d’orgue de cette défloraison d’une rose qui ne sait plus quel engrais (Monsanto ?) pourrait la fertiliser.

Les deux anciens de chez Rocard, l’homme de la nouvelle gauche, ont pourtant travaillé de concert. C’était le temps du Jospinisme, du Pacs triomphant, des 35 heures de la mère Aubry. Mais voilà. Jean-Luc a très vite claqué la porte en laissant derrière lui des éléphants qu’il jugeait archaïques.

Sa détestation pour Manuel s’est transformée en haine depuis que le maire d’Evry a endossé les habits de Ministre de l’Intérieur, à la demande de Hollande. Et que dire de l’exécration bouillante à l’intérieur du corps envenimé du tribun de l’insoumission quand le catalan est devenu premier ministre !

C’est un duel d’hommes comme on aime les voir dans les westerns. Il y en a un de trop pour représenter l’opposition à Macron alors le flingue à quolibets est dégainé. Les coups pleuvent car l’un d’eux doit mourir.

A ce petit jeu Jean-Luc pourrait prendre l’avantage, nanti d’une armada d’inconditionnels. Mais Manuel qui ne veut pas jouer l’âne grave oint son front de l’huile spirituelle et croit en son étoile pour vie au long cours (pour violon court ?).        

Le combat des egos devrait donc se poursuivre dans les semaines qui viennent, selon une sublime logique darwiniste que d’aucuns se délecteront de commenter.


Pour ce qui me concerne je ne reviendrai plus sur ce genre de combat des chefs ! Non mais, ça va bien comme ça ! Vous allez vous calmer vous deux !!