Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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mercredi 13 avril 2011
L'HALLALI CORNE LAURENT...
Gbagbo lance dans son bunker : J'ai baies, ha, j'ai baies, eau ! Je peux tenir un siège face à ces macaques de mon rival Ouattara qui disposent de vieux fusils Lebel dont ils ne savent pas se servir !!
Mauvais calcul cher Laurent ! Ton rival s'est vu aider par un animal dressé selon une méthode élyséenne qui n'a rien à voir avec celle de Bartabas ! Une licorne belliqueuse à la hargne redoutable !! Tu ne l'as pas vue venir ! Et te voilà déchu, battu ! Tu deviens un prisonnier comme les autres, en maillot de corps, pris au réveil !! Dure saison pour les dictateurs !
Ouattara peut te chanter une vieille comptine, à ta gloire décrépite ! Une vieille comptine qu'on chantait aux enfants et qui exhibe les prouesses de l'animal qui t'a fait tomber d'un piédestale !!
Il avait des crocs d’édile, en abhorrant l’OTAN
Et ses affreux reptiles comme l’ONU trop blanc,
Se croyant roi des éléphants il n’redoutait personne,
à part notre mignonne, la jolie licorne.
Quand Gbagbo fit le fier il y eut sur sa terre
des milliers de sujets ayant voté pour lui
mais pas suffisamment pour que son paradis
fut printemps fou qui bourgeonne, il reçut des cornes !!
Y avait des gros imbéciles qui avaient voté blanc,
Vraiment pas très subtils : c’est faire le jeu vraiment,
d’Ouattara, le musulman, et sa démone
Qui dépassa les bornes avec la licorne.
Quand il vit les prêcheurs fort le plébisciter
Laurent se fit colère et frappa les sujets
Dit : « Il faut revoter », aux urnes faisons guerre,
Je demeure le grand Gbagbo, je ferai veto !!
Otons toutes proies faciles, ces faces d’orangs outangs,
Ces affreux serviles qui votent musulman,
Ces rats ingrats si décevants ! Mais que vois-je là ?
Un violent cyclone ? Non c’est la licorne !!
Quand gros Gbagbo fut prêt à trépasser les maux,
Souleymane fit redorer son drapeau, grâce à Dieu
et déjà la pluie de missiles cinglait quand il se dit saigneur
Qui fait pour le mieux !! Avec la licorne !
J'ai mis reçu l’appui utile de gentils soldats francs,
Et l’affreux reptile n’en a plus pour longtemps,
Ce rat pacha mes éléphants déjà le détrônent,
Avec les épigones, ceux de la Licorne…
mardi 12 avril 2011
DE MONET A MANET
Après MONET le musée d'Orsay se lance dans une grande exposition spéciale MANET ! Heureux Parisiens qui ont à proximité un tel joyau pour se régaler les prunelles. Ces deux impressionnistes m'impressionnent d'année en année ! Quel incroyable talent ! J'ai cru bon, modestement, devoir leur rendre hommage à une époque où le monde s'embrase, craint la guerre et l'atome... Juste un peu de poésie dans un monde de brutes..
De Monet à Manet
S’il n’était que le O
Qui se changeât en A
On rirait du iota !!
Mais pour impressionnistes
Qu’on admire longtemps
Ils n’en sont pas moins pistes
De pays divergents.
Monet aima les eaux
L’éclat des nymphéas
Giverny, son hameau
Et les craies d’Etretat.
Manet croqua la chair
Les repos alanguis
Le déjeuner qu’on sert
Sur un gazon maudit.
Monet but les remous
Salins de Port Coton
Et se mouilla les joues
Des brouillards de London.
Manet riva son œil
Aux plis des mousselines
Et vibra comme feuille
Aux brises féminines.
Rouennaise pieuse
Fervente cathédrale
Aux ombres lumineuses
Pour Monet se fit Graal
Ténébreuse andalouse
Et sanguines d’arène
Composèrent l’anacrouse
D’un Manet « Goyagène » !
Claude aima les frissons
Du bassin d’Argenteuil
Les paisibles moutons
Qui dominent Vétheuil.
Edouard se consuma
Dans les vêpres mondaines
Tuileries d’apparat
Et dandysme en fredaines.
De Monet à Manet
S’il n’était que le O
Qui se changeât en A
On rirait du iota !!
Mais ces grands univers
Aux soleils opposés
Firent jaillir la lumière
Dans nos yeux, à jamais…
samedi 9 avril 2011
BORLOO VEUT MENER LA FRANCE VERS LA BELLE MONTAGNE (DER SCHÖN BERG !!)
Invité par Arlette Chabot, l'ancien ministre de l'Environnment, Jean-Louis Borloo n'a pas caché ses intentions de candidature pour la Présidentielle de 2012 !!
Un petit pied de nez à Nicolas et un possible ramassage de voix d'élus de l'UMP consternés pas le virage très à droite de l'hôte de l'Elysée incarné par les petites phrases biens distillées d'un Claude Guéant !
JLB se dit radical ! Il éradique allègrement les maux ! Il est radical aigrement aussi ! Il va faire venir à lui des grand(e)s déçu(e)s du Sarkozysme détriomphant : Hervé Morin, Fadela Amara, Rama Yade, Jean Némar,
Yves-Anouk Houllez !
Déjà on crie au loup hou, hou...
Déjà on le supplie : Jean Louis, reviens par ici !! L'UMP t'aime !!
Moi non plus, dit Jean Louis !
Un petit pied de nez à Nicolas et un possible ramassage de voix d'élus de l'UMP consternés pas le virage très à droite de l'hôte de l'Elysée incarné par les petites phrases biens distillées d'un Claude Guéant !
JLB se dit radical ! Il éradique allègrement les maux ! Il est radical aigrement aussi ! Il va faire venir à lui des grand(e)s déçu(e)s du Sarkozysme détriomphant : Hervé Morin, Fadela Amara, Rama Yade, Jean Némar,
Yves-Anouk Houllez !
Déjà on crie au loup hou, hou...
Déjà on le supplie : Jean Louis, reviens par ici !! L'UMP t'aime !!
Moi non plus, dit Jean Louis !
jeudi 7 avril 2011
Ah CESAIRE eût dit à ces ERUDITS !!!
Nicolas Sarkozy a célébré pour la première fois de son quinquennat la mémoire d'un disparu illustre…au Panthéon. Mercredi 6 avril 2001, une plaque commémorative a été inaugurée en hommage à Aimé Césaire, dans l'imposant monument de la montagne Sainte-Geneviève.
- Je lui devais bien cela, a précisé le petit Nicolas, il a bercé mon enfance bien plus que la Princesse de Clèves !
On opta donc pour une fresque monumentale dédiée au député-maire-poète-résistant antillais !
Les cendres du défunt (décès le 17 avril 2008 à l'âge de 94 ans) resteront donc du côté de Fort de France d’où la compagnie créole ne cesse de nous envoyer des baisers ! ! Le poète monte au Panthéon sans des cendres ! Entre ici Aimé Césaire mais pas totalement entier (antillais) !!
De nombreuses huiles étaient présentes ce fameux mercredi au Panthéon aux côtés du président de la République. Pour un moment on enterra les haches de guerre ! Le recueillement emplit l’espace pour écouter le panégyrique sarkozien ! François Fillon semblait serein à côté de Jean-François Coppé, morne piquet, et d’Alain Juppé, montagne pelée de la diplomatie française. Frédéric Mitterrand baillait aux corneilles en méditant sur les sublimes textes du poète qu’il ne sera jamais capable de pondre !! Bernard Accoyer, le morne gentil, ronflait dans un coin tout à côté de Gérard Larcher, le lamantin du Sénat ! Paul Guéant cherchait à redorer son blason quelque peu terni par des petites phrases échappées de son subconscient ! La gauche caviar avait aussi fait le déplacement : Martine Aubry, avait, en la circonstance, quitté le marigot du PS. On pouvait découvrir François Hollande, le prêcheur de Corrèze et, non loin de là, son ex, la rivière-pilote du Poitou, l’ex pensionnaire de Saint Joseph de Cluny à Fort de France, l’incomparable Ségolène Royale. Aux premiers rangs la famille d'Aimé Césaire assistait aussi à la cérémonie. C’est la moindre des choses !!
Le petit Nicolas a retracé le parcours du poète de sa voix habitée. Le président a évoqué son refus du colonialisme, son compagnonnage avec la France libre dès 1943, puis son combat pour la départementalisation de la Martinique, ainsi que sa rupture avec le parti communiste en 1956. Marie George Buffet, dans l’assistance, a toussé !
Le roi élyséen a obvié toute relation avec le vrai faux débat sur la laïcité, la citoyenneté et l’immigration ! Il a parlé du discours sur le colonialisme (Césaire – 1950) en évitant de le comparer avec le discours de Dakar (Guaino le nègre – 2007). Assez de boulettes comme cela !!
Il a conclu ainsi : « Cette cérémonie était importante parce que c'est un homme qui compte pour la France (j’ignorais qu’Aimé avait travaillé à la Cour des Comptes !?), et pour nos compatriotes ultramarins. C'est un très beau signal de la diversité de la France. »
Moralité :
Aimons nous les uns les autres même les sales airs (de la peur !) : il faut aimer ces airs !
Aimez moi les uns les autres, ainsi que ma compagne : il faut aimer ses airs !
Soutenons les vagabonds : il faut aimer ses hères !!
Jean François Coppé a applaudi tout autant que François Fillon ! Mais peut-être pas pour les mêmes raisons !
J'habite une blessure sacrée
J'habite des ancêtres imaginaires
J'habite un vouloir obscur
J'habite un long silence
J'habite une soif irrémédiable...
Ainsi commence le poème : Calendrier lagunaire qu’Aimé Césaire a souhaité voir gravé sur sa tombe, en avril 2008. Ainsi fut-il fait : les phrases sont gravées sur la plaque qui commémore le grand homme !
Au collège, le petit Nicolas avait dû créer un poème en s’inspirant d’Aimé Césaire. Il avait écrit :
Une sacrée blessure m’habite
Des ancêtres hongrois m’invitent
Un vouloir obscur m’habite
Un long discours m’habite
Une soif irrémédiable de pouvoir m’habite…
Il avait eu 3,5/20 !
Les raisons : L’élève Sarkozy tombe dans la facilité ! Il paraphrase à l’envers !
Les fins de vers, à une exception près, sont répétitives et suggèrent une homophonie suspecte !!
mercredi 6 avril 2011
TELLE EST FAUNE EN VOIE DE DISPARITION...
- Allô Mouammar, ah, ce n’est pas trop tôt ! J’ai un mal de lycaon à te joindre ! Attends, je vais devoir …
- Oui ? Allô, aaaallôrent, Laurent ?
- Oui, je suis toujours là ! J’ai dû, j’ai dû….attends…je…
- Oui ? Allô.. ? لم يكن هذا ممكنا (ce n’est pas possible !!)
- Oui, excuse-moi, j’ai dû me glisser sous le bureau ! Ca canarde sec ici ! T’entends les explosions ?
- Oui, mais j’ai le même vacarme chez moi !! Tu m’entends ?
- Oui, mon traducteur t’entend bien à présent ! Les frappes de l’ONU ont cessé ! Une belle accalmie ! Alors que deviens-tu ?
- Comme toi ! Je me retranche dans mes abris en attendant la fin de la pluie meurtrière. J’imagine qu’Abidjan doit ressembler à Tripoli ! Et vice versa son fiel !!
- Ca doit être ça ! Quel boucan d’enfer ! Mais je ne cèderai pas ! Et toi Mouammar, tu vas céder ?
- Je n’en ai pas l’intention ! Je crois que je vais tenter une porte de sortie avec des négociations !
- Tu vas négocier ! Avec qui ?
- Avec mon peuple misérable ! Cette équipe de bras cassés d’insurgés minables ! Ces glandeurs qui se font aider par l’Occident ! Par ce traite de Sarkozy !
- J’ai exactement le même souci ! J’ai ce br…d’Ouattara qui s’est acoquiné avec les troupes de l’ONU et la Licorne…Les Français attaquent ! Après tout ce que j’ai fait pour eux !! Les ingrats !
- Je t’entends mal Laurent ! Mon traducteur me parle d’une licorne ! Mais c’est un animal mythique, non ? Ca existe vraiment ? Il y en a en Côte d’Ivoire !
- Non, Mouammar ! C’est le nom de la troupe française et crois moi, elle n’a rien de mythique ! On nous bombarde !! Mais je tiens le palais présidentiel et je ne cèderai pas ! Je suis le Président de la Côte d’Ivoire !
- Tu as raison ! Il ne faut pas se laisser faire ! Si on craque c’est la fin pour tous les dictateurs de notre espèce !
- Une espèce en voie de disparition si on s’éclipse !
- Oui, on doit montrer l’exemple pour donner de l’espoir à nos frères tyrans de Syrie, du Yémen, du Bahreïn..
- Oui, il faut nous liguer : ah si tous les dictateurs du monde pouvaient se tenir la main !
- C’est important la dictature ! Sans les despotes que nous incarnons les démocraties n’auraient plus de raison d’être !
- Pour sûr mon vieux ! Nous sommes l’alibi (sans jeu de mot à ton insu) des donneurs de leçons occidentaux ! Sans nous ils n’auraient plus de cibles à atteindre ! Ils n’auraient plus d’armes à vendre non plus !
- Oui, et leur Tribunal Pénal International deviendrait sans effet ! D’une inutilité affligeante !!
- Je crois qu’il faut créer une ligue ! Même si la Ligue a tord d’un point de vue démocratique !
- Attends Laurent, mon interprète sourit, il cherche à me traduire un jeu de mots foireux mais ne trouve pas la solution ! Je crois qu’il n’existe pas de correspondance en langue arabe !
- Ah !? Qu’importe les langues nationales, nous parlons d’un même ton : celui de l’autorité, du lustre de la discipline, du respect du chef charismatique !
- Tant de valeurs qui se perdent dans le fracas des idées subversives ! Ah, ils ne sont pas encore nés ceux qui se saisiront de mon pétrole ! Mais toi, Laurent, je ne vois pas en quoi tu les intéresses ? Pardon, mais que je sache ton pays ne possède pas de pétrole ?
- Ah je te demande pardon mais j’ai du pétrole, oh, pas tant que toi mais j’en ai !! Non en réalité ils visent mon cacao ! Je n’ai pas d’or noir mais j’ai du cacao ! Ca frise les 1 500 000 tonnes de fèves par an ! Ça t’en bouche un coin, avoue ! Mouammar, je t’écoute ? Mouammar ?
- Oui, je suis là mais c’est mon interprète qui débloque dès qu’on lui parle de chocolat ! Il en salive un maximum !! Il est accro ! Le voilà qui bave ! Non mais c’est pas possible (لم يكن هذا ممكنا) !! Ca y est, il a filé à la cuisine ! Ah, ah, ahaha…
- Mouammar ? Mouammar ?
- Ca, ça, ça va Laurent ! Simplement une bombe qui vient d’exploser à 10 mètres d’ici ! J’en ai les tympans en capilotade ! Je t’entends mal et mon interprète ne risque pas de revenir de sitôt ! Je vais devoir te laisser ! Rappelle-moi demain !! Tiens bon Laurent, je te dis M…. Je lâche rien !
- Je te dis la même chose Mouammar, et Inch Allah !!
- Oui ? Allô, aaaallôrent, Laurent ?
- Oui, je suis toujours là ! J’ai dû, j’ai dû….attends…je…
- Oui ? Allô.. ? لم يكن هذا ممكنا (ce n’est pas possible !!)
- Oui, excuse-moi, j’ai dû me glisser sous le bureau ! Ca canarde sec ici ! T’entends les explosions ?
- Oui, mais j’ai le même vacarme chez moi !! Tu m’entends ?
- Oui, mon traducteur t’entend bien à présent ! Les frappes de l’ONU ont cessé ! Une belle accalmie ! Alors que deviens-tu ?
- Comme toi ! Je me retranche dans mes abris en attendant la fin de la pluie meurtrière. J’imagine qu’Abidjan doit ressembler à Tripoli ! Et vice versa son fiel !!
- Ca doit être ça ! Quel boucan d’enfer ! Mais je ne cèderai pas ! Et toi Mouammar, tu vas céder ?
- Je n’en ai pas l’intention ! Je crois que je vais tenter une porte de sortie avec des négociations !
- Tu vas négocier ! Avec qui ?
- Avec mon peuple misérable ! Cette équipe de bras cassés d’insurgés minables ! Ces glandeurs qui se font aider par l’Occident ! Par ce traite de Sarkozy !
- J’ai exactement le même souci ! J’ai ce br…d’Ouattara qui s’est acoquiné avec les troupes de l’ONU et la Licorne…Les Français attaquent ! Après tout ce que j’ai fait pour eux !! Les ingrats !
- Je t’entends mal Laurent ! Mon traducteur me parle d’une licorne ! Mais c’est un animal mythique, non ? Ca existe vraiment ? Il y en a en Côte d’Ivoire !
- Non, Mouammar ! C’est le nom de la troupe française et crois moi, elle n’a rien de mythique ! On nous bombarde !! Mais je tiens le palais présidentiel et je ne cèderai pas ! Je suis le Président de la Côte d’Ivoire !
- Tu as raison ! Il ne faut pas se laisser faire ! Si on craque c’est la fin pour tous les dictateurs de notre espèce !
- Une espèce en voie de disparition si on s’éclipse !
- Oui, on doit montrer l’exemple pour donner de l’espoir à nos frères tyrans de Syrie, du Yémen, du Bahreïn..
- Oui, il faut nous liguer : ah si tous les dictateurs du monde pouvaient se tenir la main !
- C’est important la dictature ! Sans les despotes que nous incarnons les démocraties n’auraient plus de raison d’être !
- Pour sûr mon vieux ! Nous sommes l’alibi (sans jeu de mot à ton insu) des donneurs de leçons occidentaux ! Sans nous ils n’auraient plus de cibles à atteindre ! Ils n’auraient plus d’armes à vendre non plus !
- Oui, et leur Tribunal Pénal International deviendrait sans effet ! D’une inutilité affligeante !!
- Je crois qu’il faut créer une ligue ! Même si la Ligue a tord d’un point de vue démocratique !
- Attends Laurent, mon interprète sourit, il cherche à me traduire un jeu de mots foireux mais ne trouve pas la solution ! Je crois qu’il n’existe pas de correspondance en langue arabe !
- Ah !? Qu’importe les langues nationales, nous parlons d’un même ton : celui de l’autorité, du lustre de la discipline, du respect du chef charismatique !
- Tant de valeurs qui se perdent dans le fracas des idées subversives ! Ah, ils ne sont pas encore nés ceux qui se saisiront de mon pétrole ! Mais toi, Laurent, je ne vois pas en quoi tu les intéresses ? Pardon, mais que je sache ton pays ne possède pas de pétrole ?
- Ah je te demande pardon mais j’ai du pétrole, oh, pas tant que toi mais j’en ai !! Non en réalité ils visent mon cacao ! Je n’ai pas d’or noir mais j’ai du cacao ! Ca frise les 1 500 000 tonnes de fèves par an ! Ça t’en bouche un coin, avoue ! Mouammar, je t’écoute ? Mouammar ?
- Oui, je suis là mais c’est mon interprète qui débloque dès qu’on lui parle de chocolat ! Il en salive un maximum !! Il est accro ! Le voilà qui bave ! Non mais c’est pas possible (لم يكن هذا ممكنا) !! Ca y est, il a filé à la cuisine ! Ah, ah, ahaha…
- Mouammar ? Mouammar ?
- Ca, ça, ça va Laurent ! Simplement une bombe qui vient d’exploser à 10 mètres d’ici ! J’en ai les tympans en capilotade ! Je t’entends mal et mon interprète ne risque pas de revenir de sitôt ! Je vais devoir te laisser ! Rappelle-moi demain !! Tiens bon Laurent, je te dis M…. Je lâche rien !
- Je te dis la même chose Mouammar, et Inch Allah !!
N'ECOUTANT QU' L'ODE GAIE EN BOUCHE...
Guéant, le premier flic de France aima tant les coups-secousses qu'il adopta l'art de la polémique...
Et à quel niveau de bassesse l'art hissa l'homme !! Sauce qui peut !
dimanche 3 avril 2011
LA POSE TULLE
Jeudi 31 mars 2011 - Il est 14 h 24 pour la montre à quartz de François Hollande mais 14h25 pour la pendule de la salle Prestige du conseil général de Corrèze :
- Il va falloir en parler à la Mairie, se dit François, cette pendule n’arrête pas d’avancer, une vraie pendule de fonctionnaires ! Bon, je ne vais pas ruminer sur l’inexactitude, ce n’est guère le moment, alors allons-y.
Et François Hollande le dit simplement : «C’est la raison pour laquelle, ici à Tulle, devant vous mes amis, j’ai décidé de présenter ma candidature à l’élection présidentielle, à travers la primaire du Parti socialiste.»
Ouh la la ! La surprise ! Personne ne s’y attendait ! Non là franchement il estomaque le bougre ! Bon, on pensait qu’il allait avouer son contentement à retrouver la présidence de son cher département, à la suite de cantonales dithyrambiques ! Mais se présenter pour les primaires de la mère Aubry !! Non, là, sincèrement, je n’en connais pas beaucoup dans la salle qui s’attendaient à une telle décision ! Ah le cachotier ! Il avait rudement bien dissimulé son jeu ! Ah c’est ça la recherche du nouveau look ! La perte des kilos !! On comprend mieux !!
Le temps de comprendre la portée de cette intervention, le moment nécessaire pour que le message soit décodé dans les neurones collectifs et, tout à coup, les 250 personnes présentes clament comme un seul homme : «François président !»
François redresse une petite mèche rebelle et reprend : «Permettez-moi d’ajouter un mot. C’est que l’issue de cette primaire qui prépare l’élection présidentielle doit être la meilleure non pas simplement pour le PS et la gauche, mais pour la France. Ce qui nous attend, ce n’est pas une compétition entre nous, c’est être capable de donner à la France la fierté qu’elle mérite, et aux Français la confiance qu’ils attendent. Merci.»
Et les fans de continuer : «François président !» Une véritable clameur ! Une explosion de sollicitation empreinte de nostalgie ! Le dernier François s’appelait Mitterrand ! Un prénom prédestiné ! Dans un coin un intrus encarté « Modem » pense que non !!
François Hollande va donc se lancer dans la bataille pour tacler l’Arlésienne du FMI. Il veut faire sien ce slogan "Mettre la France en avant"» ! Ça va nous changer de la « force tranquille » !!
Le tout est de savoir de quel « avant » on parle : l’avant temporel ou l’avant géographique ?
Le retour aux chandelles ou le déplacement de terrain vers l’est (Allemagne ?) ou vers l’Ouest (mais là on se trouve sur l’Atlantique !) ?
On verra bien !! Avec un tel nom François pourrait mettre la France en avant vers le Nord : du côté des Pays-Bas, en sautant une case de plus en plus virtuelle qui se nomme Belgique !
Le voilà tout fringant à Tulles
Et que DSK capitule
Il en serait plus encore aise
Avant les primaires qui le pèsent.
Il a soulevé le grand tulle
Et déjà on le congratule
Pour sa déclaration brillante
Je te baise ô Corrèze aimante !
L’énarque aux tics récapitule
Les raisons lui soufflant : « postule !
Par toi France oit hauts lendemains
Engage-toi, desserre les freins ! »
Alors il prend ses zèles à Tulles
Pour un parcours qui s’intitule
« Mettre notre France en avant »
Un long chemin de conquérant !
Le vilain dit : en tarant Tulles
De ses promesses il a régné
Sur des espoirs dont les fistules
Sont bien loin de cicatriser !
Laissons donc les aigres noctules
Railler sur ses lunettes noires
Bien malin qui broiera rotules
Du Corrézien résolutoire !
N’en déplaisent aux réquisitoires !!
- Il va falloir en parler à la Mairie, se dit François, cette pendule n’arrête pas d’avancer, une vraie pendule de fonctionnaires ! Bon, je ne vais pas ruminer sur l’inexactitude, ce n’est guère le moment, alors allons-y.
Et François Hollande le dit simplement : «C’est la raison pour laquelle, ici à Tulle, devant vous mes amis, j’ai décidé de présenter ma candidature à l’élection présidentielle, à travers la primaire du Parti socialiste.»
Ouh la la ! La surprise ! Personne ne s’y attendait ! Non là franchement il estomaque le bougre ! Bon, on pensait qu’il allait avouer son contentement à retrouver la présidence de son cher département, à la suite de cantonales dithyrambiques ! Mais se présenter pour les primaires de la mère Aubry !! Non, là, sincèrement, je n’en connais pas beaucoup dans la salle qui s’attendaient à une telle décision ! Ah le cachotier ! Il avait rudement bien dissimulé son jeu ! Ah c’est ça la recherche du nouveau look ! La perte des kilos !! On comprend mieux !!
Le temps de comprendre la portée de cette intervention, le moment nécessaire pour que le message soit décodé dans les neurones collectifs et, tout à coup, les 250 personnes présentes clament comme un seul homme : «François président !»
François redresse une petite mèche rebelle et reprend : «Permettez-moi d’ajouter un mot. C’est que l’issue de cette primaire qui prépare l’élection présidentielle doit être la meilleure non pas simplement pour le PS et la gauche, mais pour la France. Ce qui nous attend, ce n’est pas une compétition entre nous, c’est être capable de donner à la France la fierté qu’elle mérite, et aux Français la confiance qu’ils attendent. Merci.»
Et les fans de continuer : «François président !» Une véritable clameur ! Une explosion de sollicitation empreinte de nostalgie ! Le dernier François s’appelait Mitterrand ! Un prénom prédestiné ! Dans un coin un intrus encarté « Modem » pense que non !!
François Hollande va donc se lancer dans la bataille pour tacler l’Arlésienne du FMI. Il veut faire sien ce slogan "Mettre la France en avant"» ! Ça va nous changer de la « force tranquille » !!
Le tout est de savoir de quel « avant » on parle : l’avant temporel ou l’avant géographique ?
Le retour aux chandelles ou le déplacement de terrain vers l’est (Allemagne ?) ou vers l’Ouest (mais là on se trouve sur l’Atlantique !) ?
On verra bien !! Avec un tel nom François pourrait mettre la France en avant vers le Nord : du côté des Pays-Bas, en sautant une case de plus en plus virtuelle qui se nomme Belgique !
Le voilà tout fringant à Tulles
Et que DSK capitule
Il en serait plus encore aise
Avant les primaires qui le pèsent.
Il a soulevé le grand tulle
Et déjà on le congratule
Pour sa déclaration brillante
Je te baise ô Corrèze aimante !
L’énarque aux tics récapitule
Les raisons lui soufflant : « postule !
Par toi France oit hauts lendemains
Engage-toi, desserre les freins ! »
Alors il prend ses zèles à Tulles
Pour un parcours qui s’intitule
« Mettre notre France en avant »
Un long chemin de conquérant !
Le vilain dit : en tarant Tulles
De ses promesses il a régné
Sur des espoirs dont les fistules
Sont bien loin de cicatriser !
Laissons donc les aigres noctules
Railler sur ses lunettes noires
Bien malin qui broiera rotules
Du Corrézien résolutoire !
N’en déplaisent aux réquisitoires !!
samedi 2 avril 2011
QUATRAIN BUCOLIQUE...
En ce joli printemps l’ânon s’ fait tamaris
Il a quitté sans peur gentille Violaine
Et loin de l’enclos, d’elle, mange avec appétit
Le vert corps et ses feuilles, ô délicieuse aubaine !!
vendredi 1 avril 2011
UN METIER QUI PASSE, UN AUTRE QUI ARRIVE...
- Hé Magdelon, tu sais pas ce que vient de nous pondre la mère Bachelot : écoute bien, je te lis ce morceau de canard que m’a laissé un de mes clients !
- Je t’écoute Cathos mais fais vite, je vois arriver le gros Mascarille dans sa superbe BMW ! C’est son heure !! Il n’a que 20 minutes à me consacrer car après il repart chez sa maîtresse ! Mais il paie bien !
- Je sais Magdelon, je sais ! En jolies coupures de 50 € ! Mais ça risque de ne pas durer ! Ecoute cela, c’est à tomber sur le cul ! Je lis texto : « Le gouvernement envisage de punir les clients de prostitué(e)s, une position défendue notamment par la ministre des solidarités, Roselyne Bachelot, mais à laquelle s'opposent le collectif droits et prostitution et le Syndicat du travail sexuel (Strass).
- Hein ? Parle plus fort y’a ce connard de bus qui vient de passer et je n’ai rien entendu !!
- Ha ! Bon, en fait le gouvernement pourrait punir les clients de prostitué(e)s ! C’est la mère Bachelot qui a pondu cette idée mais un collectif droits et prostitution et le Syndicat du travail sexuel (Strass), tu connais ?
- Heu, non !
- Qu’importe ! Ce collectif s’oppose à cette idée ! Ben heureusement non ?
- Heu, oui, heu ! Bon écoute on en reparle car là, je m’excuse, le gros bide Mascarille se rapproche ! Sûr qu’il va encore se taper un PV vu qu’il a boudé le parcmètre ! On en reparle !! C’est une drôle d’histoire que tu me racontes là !
- OK, je te laisse ! Mais j’attends le prochain ! A bientôt ma loute !!
- Ah, mon bon gros Mascarille ! Alors comme d’habitude ? Une petite gâterie avant les grandes manœuvres ?
- C’est que…
- Quoi ?
- Je viens d’apprendre que je pourrais être hors-la-loi bientôt ! Rapport à ce que veut lancer la mère Bachelot ! Elle veut rendre les « clients » passibles de poursuites !! Si c’est ça je préfère tout de suite me déshabituer des péripacétitiennes…
- Péripatéticiennes !
- Oui, c’est ça ! J’ai toujours un mal de chien à le dire !
- Dyslexie ! Ta mère ne t’a pas envoyé chez l’orthophoniste quand t’étais petit ! Qu’importe ! Tu peux dire « pute » ; je te l’ai déjà dit !
- Oui je sais ! Mais c’est grossier ! Bientôt je ne dirai plus rien ! Je ne te verrai plus !
- Je vois ! Ce que m’a lu Cathos se confirme ! Eh bien, nous voilà bien ! Si cette mesure se confirme on va se retrouver sans job ! Je n’ai que ça comme boulot moi ! Pas envie de pointer à Pôle Emploi ou décrocher un stage de caissière pour atterrir chez Leclerc !
- Je comprends mais la jucidiarisation..
- Judiciarisation..
- Oui, judiciarisation. Elle va nous transformer en voyous, en bandits, en criminels ! On va se taper de la taule ou des amendes ! Déjà que j’ai 20 PV de retard à payer !!
- C’est ta faute ! Tu ne mets jamais rien dans les parcs-mètres !!
- C’est ma faute si je n’ai que des grosses coupures de 50 € ! Tu sais bien les accepter, non ?
- Hé, ho, je les mérite aussi, non ?
- Oui, mais, heu, bon, heu, à présent je ne t’en donnerai plus ! Je ne consommerai plus !
- Ben dis donc ! J’espère que tous les clients ne vont pas te ressembler ! Me voilà bien si mon chiffre d’affaire baisse à vue d’œil !
- Mais, heu, mais..
- Oui ?
- J’ai, heu, j’aurais quelque chose à te proposer pour compenser ce manque à gagner ?
- Ah ? Jouer au loto ? Braquer le Crédit Lyonnais ? Enlever Carla et demander la rançon au petit nain ? Fabrique de faux b..
- Non ! Pas du tout ! Une activité qui pourrait devenir légale !
- Non, sans blague ! Venant de toi, excuse-moi mais j’éclate de rire !!
- Tu as tord c’est très sérieux !
- Ok, alors dis-moi !
- Voilà, ben, heu, ben. OK, je me lance : dans le même canard j’ai lu une autre nouvelle, une nouvelle qui m’a fait bien réfléchir, une nouvelle qui..
- Oui, bon, accouche !!
- Justement ! Ça parle d’accouchement ! Voilà : c'est une première en France ! Le tribunal de Nantes a ordonné la transcription, sur les registres de l'état civil français, de l'acte de naissance d'une petite fille née par mère porteuse aux Etats-Unis.
- Et alors, qu’est-ce que j’ai à voir avec les Ricains ?
- Et bien, c’est simple ! Les choses évoluent en France ! Bientôt on acceptera la gestation pour autrui ! Le métier de mère porteuse pourra se développer ! Et tu peux déjà l’exercer chez Obama ou dans d’autres pays qui tolèrent ce genre de pratique ! En attendant que la législation française évolue !
- Mère porteuse ? Aux USA ?
- Oui, ou plus près de chez nous ! Renseigne-toi ! C’est un futur métier pour toi ! Au lieu de donner ton corps à un homme tu le donnes à un enfant !! N’y a-t-il rien de plus beau pour une femme que de porter la vie ! Et, crois-moi, cela peut être très lutraquif !
- Lucratif !
- Oui, heu, lucratif ! Un utérus peut rapporter entre 13 et 25.000 dollars ! Ca fait pas mal de passes non ?
- Oui, heu, bon, je vais y réfléchir !! Je te laisse ; tu as l’air pressé ! Bonsoir à ta dulcinée !!!
- Je t’écoute Cathos mais fais vite, je vois arriver le gros Mascarille dans sa superbe BMW ! C’est son heure !! Il n’a que 20 minutes à me consacrer car après il repart chez sa maîtresse ! Mais il paie bien !
- Je sais Magdelon, je sais ! En jolies coupures de 50 € ! Mais ça risque de ne pas durer ! Ecoute cela, c’est à tomber sur le cul ! Je lis texto : « Le gouvernement envisage de punir les clients de prostitué(e)s, une position défendue notamment par la ministre des solidarités, Roselyne Bachelot, mais à laquelle s'opposent le collectif droits et prostitution et le Syndicat du travail sexuel (Strass).
- Hein ? Parle plus fort y’a ce connard de bus qui vient de passer et je n’ai rien entendu !!
- Ha ! Bon, en fait le gouvernement pourrait punir les clients de prostitué(e)s ! C’est la mère Bachelot qui a pondu cette idée mais un collectif droits et prostitution et le Syndicat du travail sexuel (Strass), tu connais ?
- Heu, non !
- Qu’importe ! Ce collectif s’oppose à cette idée ! Ben heureusement non ?
- Heu, oui, heu ! Bon écoute on en reparle car là, je m’excuse, le gros bide Mascarille se rapproche ! Sûr qu’il va encore se taper un PV vu qu’il a boudé le parcmètre ! On en reparle !! C’est une drôle d’histoire que tu me racontes là !
- OK, je te laisse ! Mais j’attends le prochain ! A bientôt ma loute !!
- Ah, mon bon gros Mascarille ! Alors comme d’habitude ? Une petite gâterie avant les grandes manœuvres ?
- C’est que…
- Quoi ?
- Je viens d’apprendre que je pourrais être hors-la-loi bientôt ! Rapport à ce que veut lancer la mère Bachelot ! Elle veut rendre les « clients » passibles de poursuites !! Si c’est ça je préfère tout de suite me déshabituer des péripacétitiennes…
- Péripatéticiennes !
- Oui, c’est ça ! J’ai toujours un mal de chien à le dire !
- Dyslexie ! Ta mère ne t’a pas envoyé chez l’orthophoniste quand t’étais petit ! Qu’importe ! Tu peux dire « pute » ; je te l’ai déjà dit !
- Oui je sais ! Mais c’est grossier ! Bientôt je ne dirai plus rien ! Je ne te verrai plus !
- Je vois ! Ce que m’a lu Cathos se confirme ! Eh bien, nous voilà bien ! Si cette mesure se confirme on va se retrouver sans job ! Je n’ai que ça comme boulot moi ! Pas envie de pointer à Pôle Emploi ou décrocher un stage de caissière pour atterrir chez Leclerc !
- Je comprends mais la jucidiarisation..
- Judiciarisation..
- Oui, judiciarisation. Elle va nous transformer en voyous, en bandits, en criminels ! On va se taper de la taule ou des amendes ! Déjà que j’ai 20 PV de retard à payer !!
- C’est ta faute ! Tu ne mets jamais rien dans les parcs-mètres !!
- C’est ma faute si je n’ai que des grosses coupures de 50 € ! Tu sais bien les accepter, non ?
- Hé, ho, je les mérite aussi, non ?
- Oui, mais, heu, bon, heu, à présent je ne t’en donnerai plus ! Je ne consommerai plus !
- Ben dis donc ! J’espère que tous les clients ne vont pas te ressembler ! Me voilà bien si mon chiffre d’affaire baisse à vue d’œil !
- Mais, heu, mais..
- Oui ?
- J’ai, heu, j’aurais quelque chose à te proposer pour compenser ce manque à gagner ?
- Ah ? Jouer au loto ? Braquer le Crédit Lyonnais ? Enlever Carla et demander la rançon au petit nain ? Fabrique de faux b..
- Non ! Pas du tout ! Une activité qui pourrait devenir légale !
- Non, sans blague ! Venant de toi, excuse-moi mais j’éclate de rire !!
- Tu as tord c’est très sérieux !
- Ok, alors dis-moi !
- Voilà, ben, heu, ben. OK, je me lance : dans le même canard j’ai lu une autre nouvelle, une nouvelle qui m’a fait bien réfléchir, une nouvelle qui..
- Oui, bon, accouche !!
- Justement ! Ça parle d’accouchement ! Voilà : c'est une première en France ! Le tribunal de Nantes a ordonné la transcription, sur les registres de l'état civil français, de l'acte de naissance d'une petite fille née par mère porteuse aux Etats-Unis.
- Et alors, qu’est-ce que j’ai à voir avec les Ricains ?
- Et bien, c’est simple ! Les choses évoluent en France ! Bientôt on acceptera la gestation pour autrui ! Le métier de mère porteuse pourra se développer ! Et tu peux déjà l’exercer chez Obama ou dans d’autres pays qui tolèrent ce genre de pratique ! En attendant que la législation française évolue !
- Mère porteuse ? Aux USA ?
- Oui, ou plus près de chez nous ! Renseigne-toi ! C’est un futur métier pour toi ! Au lieu de donner ton corps à un homme tu le donnes à un enfant !! N’y a-t-il rien de plus beau pour une femme que de porter la vie ! Et, crois-moi, cela peut être très lutraquif !
- Lucratif !
- Oui, heu, lucratif ! Un utérus peut rapporter entre 13 et 25.000 dollars ! Ca fait pas mal de passes non ?
- Oui, heu, bon, je vais y réfléchir !! Je te laisse ; tu as l’air pressé ! Bonsoir à ta dulcinée !!!
jeudi 31 mars 2011
DEBATTONS D'ENCENS...
- Qu’est ce qu’on s’emm..ici, grommelle le petit Nicolas qui a avalé les derniers sondages d’après les cantonales comme déglutirait un verre d’eau le capitaine Haddock !
Oui, la fin de règne approche et en dépit de l’approche « va-t-en guerre » version « suivez le panache blanc qui m’échoit ! » le petit caporal élyséen n’arrive pas à toucher les dividendes de sa lucidité militaro-diplomatique qui l’a poussé à proposer des frappes aériennes contre son ancien invité, un certain libyen nommé Kadhafi pour une question d’honneur !
Il l’a gagnée sa résolution 1973 de l’ONU qui l’habilite à s’ériger en chef de guerre à la tête d’une petite armada d’avions de combat qui vont couper les ailes du l’infâme Mouammar et l’empêcher d’occire son peuple !
Mais les sondages ne s’améliorent pas pour autant !
- J’en ai ras-le-bol de ce peuple ingrat, lance-t-il à Copé, son chef de Parti, qu’est ce que je pourrais organiser pour me relancer avant les Présidentielles de 2012 ? T’as une idée toi ?
- Ben, heu, ben, heu, ben heu, oui !
- Quoi ? Ne me dis pas que tu penses encore au débat sur la laïcité ! Ton vrai faux débat sur l’islam ? Tu as vu les polémiques qu’il draine sur son passage ! On dirait un tsunami qui emporte toute la paix sociale quand bien même on ne fait que l’évoquer du bout des lèvres !
- Mais, heu, mais, il faut quand même engager ce débat ! S’y désengager serait une rebuffade !
- Mais enfin Jean François ! Sois lucide : Fillon ne veut pas du débat et se sent épaulé par Baroin ! Ah, qu’ai-je donc eu à embaucher ce chiraquien ? Et puis ces religieux de tous poils qui sont revenus à la charge aujourd’hui dans une tribune avec une déclaration commune soulignant "les confusions préjudiciables" que le débat engendre. Tu as lu ce torchon des culs bénits ? Mais lis, lis bien : "Un parti politique, fût-il majoritaire, est-il la bonne instance pour le conduire seul?" et ils osent s’interroger sur "l'accélération des agendas politiques, à la veille de rendez-vous électoraux importants pour l'avenir de notre pays". Mais de quoi se mêlent-ils ? En tous cas, en tant que chanoine de Latran je ne peux que me soumettre à leurs invectives ! Je vais jeter l’éponge !!
- Mais, enfin, heu, on ne peut s’agenouiller devant ces prélats, rabbins et imams ! On est dans un pays laïc quand même ! Il faut organiser ce débat !! D’ailleurs je me suis justifié auprès de nos compatriotes musulmans !- Comment cela ?
- Ben, heu, ben, heu, ben j’ai écrit une "lettre à un ami musulman" imaginaire, à la demande de "L'Express" qui l'a publiée mardi sur son site Internet
- Et elle dit quoi cette lettre à ce musulman imaginaire ? Je crains le pire !
- Ben, heu, ben, heu, ben heu, je dis à mon ami musulman imaginaire, hypothétique disons virtuel que je devinais sa peine immense qu’il doit éprouver en constatant que ses voisins le vilipendent parce qu’il fait ramadan à l’heure de l’apéro ou qu’il prie dans la rue par manque de mosquée ou que sa femme est voilée…Enfin, je fais preuve de compassion pour l’amadouer comme un bon Lama doué ! Je renchéris, sans en faire de trop, en lui disant combien je mesure le sacrifice de son grand-père qui est tombé en héros à Verdun, avec 70 000 frères d'armes de confession musulmane venus défendre la France...
- Vous n’avez quand même pas écrit tout cela Copé ?
- Ben, heu, ben, heu, ben heu, si ! Fallait pas ? J’ai cru bien faire ! De toutes façons c’est un correspondant virtuel ! Il ne pourra pas me chercher des poux dans la tête ! En plus je dégarnis à vue d’œil !
- Ca je l’avais remarqué mon petit Copé ! Bon, je crois qu’on n’est pas dans la semoule..
- Couscous ?
- Ah pas de trait d’humour Copé ! Pas le moment ! Je ne supporte pas ! Bon, il faut me trouver un autre débat pour me relancer ! Je vous donne une journée pour plancher avec votre collègue Daubresse : un bon débat qui ne suscite aucune polémique, ne souffre d’aucunes suspicions de manœuvre politicienne, ne s’habille d’aucunes frusques démagogiques tout en me faisant remonter la cote de popularité au détriment de la blondasse du FN !
- Ca va être difficile, Mr le Président, heu, le débat sur la laïcislam..On va quand même le proposer ?
- Mais ça vire à l’obsession Copé ! Je vous dis que cela suffit comme ça ! C’était une vraie fausse mauvaise idée !! Le genre de projet qui vous démolit une majorité sans coup férir ! Baroin me tacle ! Fillon me fait la gueule ! Je vais bientôt rappeler MAM si ça continue comme ça !!
- Alors on jette le gant ! On ne livre même pas bataille ! Vous abandonnez les armes, vous, le grand Président de la coalition anti-kadhafiste !! Vous le général suprême de la croisade contre les musulmans !!
- Ah non Copé ! Ne faites pas votre Guéant ! Pas le mot « croisade » ! Bon si vraiment vous souhaitez organiser ce débat je vous laisse deux heures pour l’organiser ! Deux heures ! Mais pas au siège de l’UMP ! Dans un hôtel ! Mais pas au Fouquet’s ! Trouvez un lieu neutre ! Et pas plus de deux heures ! Vous invitez qui vous voulez : BHL, Drucker, Galliano, Dieudonné, Aubry, Chirac, Messmer, Sœur Emmanuelle…Mais deux heures, pas plus ! Et puis vous me trouvez un autre thème de débat, vite fait ! Un truc fédérateur, sympa, qui se concrétise dans les sondages !
- Mais pour le débat sur l’islamaïcité, je vais avoir carte blanche ? J’y tiens car j’ai la dent dure ! Ce combat sera ma dent !!
- Mais c’est de l’acharnement idéologique Copé ! OUI, FAITES-LE CE DEBAT ; vous avez carte blanche et je vous offrirai du carte Noir avec du sucre pour les collations !! Allez, rompez et trouvez-moi une superbe idée de grand débat national !
Jean François est sorti du bureau élyséen le cœur content ! Il l’aura son débat ! A lui de trouver quelques pigeons pour se débat gai ! Et puis pour la grande idée à venir il a le temps d’y penser. Il va en causer quelques mots à BHL. Après tout le grand intellectuel n’a-t-il pas subtilement conseillé le patron dans cette décision de frapper fort l’arsenal de Kadhafi ? Avec BHL les rafales au rabais hachent ailes (libyennes).
Oui, il va en parler à BHL…
lundi 28 mars 2011
LES ELECTRONS LIBRES
Tel un nuage radioactif la poussière de liberté contamine chaque jour les pays arabes. La Lybie verra bientôt son autocrate s'éclipser. La Syrie vit déjà des secousses ardentes de revendications démocratiques. Le Bahreïn a essuyé la même radioactivité libératrice !!
Mais cette énergie se devra d'être un jour canalisée au risque de voir mourir les promesses qu'elle semblait transporter dans ses atomes débridés...
Vibrant ballet d’électrons libres
Mus de radioactivité
Sous leurs ailettes dunes vibrent
Au souffle de la liberté.
L’explosion libère un nuage
De promesses en lendemains
La contamination fait rage
Dans les déserts de l’inhumain.
La réaction se dynamise
En fiévreuses contagions
Et le vieux mollah prophétise
De bien incertaines saisons.
Sous le regard creux des derricks
Les cœurs combattent à l’unisson
Le symbolisme despotique
Des tyrannies en déraison.
La fission de curieux atomes
Plombés de charge émotionnelle
Féconde l’énergie des hommes
Dans l’éclair insurrectionnel.
Il en naîtra l’ultime atome
Pour l’obsolète dictateur
Mourir ou subir le fatum
D’un exode au coulis d’aigreur.
Mais le sang des liquidateurs
Le champ d’honneur n’abreuvera
Tant que s’immiscera la peur
De ne pas réguler l’éclat !
L’éclat d’atomes libérés
Aux rayonnements anarchiques
Clameurs, pulsions, joies débridées
Brûlants combats, ondes sismiques…
Combien de soleils plongeront
Dans l’horizon fantomatique
Pour enfin capter les rayons
D’un doux Geiger démocratique ?
Mais cette énergie se devra d'être un jour canalisée au risque de voir mourir les promesses qu'elle semblait transporter dans ses atomes débridés...
Vibrant ballet d’électrons libres
Mus de radioactivité
Sous leurs ailettes dunes vibrent
Au souffle de la liberté.
L’explosion libère un nuage
De promesses en lendemains
La contamination fait rage
Dans les déserts de l’inhumain.
La réaction se dynamise
En fiévreuses contagions
Et le vieux mollah prophétise
De bien incertaines saisons.
Sous le regard creux des derricks
Les cœurs combattent à l’unisson
Le symbolisme despotique
Des tyrannies en déraison.
La fission de curieux atomes
Plombés de charge émotionnelle
Féconde l’énergie des hommes
Dans l’éclair insurrectionnel.
Il en naîtra l’ultime atome
Pour l’obsolète dictateur
Mourir ou subir le fatum
D’un exode au coulis d’aigreur.
Mais le sang des liquidateurs
Le champ d’honneur n’abreuvera
Tant que s’immiscera la peur
De ne pas réguler l’éclat !
L’éclat d’atomes libérés
Aux rayonnements anarchiques
Clameurs, pulsions, joies débridées
Brûlants combats, ondes sismiques…
Combien de soleils plongeront
Dans l’horizon fantomatique
Pour enfin capter les rayons
D’un doux Geiger démocratique ?
dimanche 27 mars 2011
M'AUTORISER LES RECITS D'YVES...
Yves est bavard impénitent et sa faconde est à river
Sur la croix blanche du silence hélas cela n’est arrivé
Au grand jamais : les récits d’Yves ne se sont jamais taris. Vais-
Je devoir lui dire tout de go : Yves, la ferme ! Trop tard Yves est
Définitivement plongé dans l’art des mots ; cet art y vêt
Un manteau de sons permanents et à peine à Sète arrivé
J’ai rencontré l’olibrius que son gentil pote Harry vé-
Hémentement fustigeait pour ses longs propos à virer !
On finit par le contourner et solitaire sur la rive est
Le volubile Yves aux lubies ! Comment avec ses tares Yves est
Parvenu enfin à séduire la jolie fille : Carla rit vé-
Ritablement des billevesées de ce con d’Yves : belle arrivée
Dans le cœur de la gente dame ! Mais il faut dire : motard Yves est !!
Enfourchant la bombe véloce la belle Carla s’ met à rêver !
samedi 26 mars 2011
QUAND SERT LA PAROLE...
Depuis qu’il a remplacé Brice au Ministère de l’Intérieur Claude dort très mal la nuit. Comme il regrette son fauteuil moelleux de secrétaire de l’Elysée ! Oh, la belle vie ! Il était comme un pacha et se taillait le costume d’un Président bis, mieux qu’un Premier Ministre !!
Mais voilà, il y eut le mini remaniement ! Le voici Place Beauvau avec tous ces policiers qui lui demandent des comptes ! Il doit pérenniser la politique du chiffre et faire grimper le sentiment d’insécurité pour mieux légitimer le rôle de la police coercitive et chasser sur les terres de qui vous savez !!
Mais depuis sa nomination il dort mal la nuit ! L’environnement policier l’accule à prendre des positions nouvelles et à éructer des propos racistes ! Lui, devenir un raciste ! Bon, il l’est un peu, pas plus pas moins que les autres ! Mais de là à propager de grosses blagues racistes comme son prédécesseur !! Ah non !! Ah, la belle vie quand il était secrétaire du petit caporal !
Il dort mal la nuit ! Aussi est-il parti voir son médecin personnel.
- Bonjour docteur, heureux de vous revoir !
- Ah, monsieur Guéant, quelle bonne surprise ! Dites-moi : ça fait combien de temps qu’on ne s’est vu ? Attendez que je consulte ma fiche informatisée…Hum, cinq ans déjà !! Vous n’êtes jamais malade vous ?
- Non, tant que j’étais sous les lustres élyséens je n’avais aucun symptôme alarmant ! Mais depuis que je fréquente les inspecteurs, préfets de police et consorts j’ai des migraines, je suis victime d’insomnie…
- Je vois : maladie psychosomatique !
- Plaît-il docteur ?
- Maladie psychosomatique : vous somatisez ! Le docteur Franz Alexander, de l'Institut de recherches psychiatriques et psychosomatiques du Mount Sinai Hospital, à Los Angeles l’écrit très bien dans un article. Bon, on n’a pas élevé les cochons ensemble mais je le rejoins sur ses thèses : "L'esprit (psuckê) régit le corps (sôma). Tel est le fait le plus important que nous connaissions quant au développement de la vie humaine, de la maladie et de la santé. Toutes nos émotions sans exceptions sont accompagnées de modifications physiologiques. La crainte se traduit par des palpitations. La colère, par une accélération cardiaque, par l'élévation de la tension artérielle et par la modification du métabolisme des hydrates de carbone ». L'ulcère d'estomac fut la première maladie lésionnelle à être considérée comme ayant une origine psychosomatique. Mais, actuellement, des maladies comme le cancer, pourraient, selon certains chercheurs, provenir de stress et de conflits bien précis. Ill faut faire très attention monsieur Guéant : si vous stressez trop vous pouvez développer un cancer !
- Un cancer ?
- Oui, un cancer, un cancer vous dis-je !!
- Un cancer…Mais de quoi ?
- Un cancer ! Qu’importe l’organe touché ! Un cancer !!
- Mais c’est dramatique ! Comment peut-on éviter cela !
- Il faut se déstresser ! Libérer ce qui oppresse ! Cracher ce qu’on a sur le cœur !
- Par exemple, heu, par exemple, heu… Avouer qu’on est raciste !
- Oui, par exemple ! On gueule sa haine un bon coup ! Ca fait du bien ! Ca libère ! La parole libère ! C’est la base de la psychanalyse !! Voyez : moi, par exemple, j’ai souvent caché mon appartenance au FN et bien à présent je la clame, sans pudeur !
- Vous, vous…vous êtes encarté au FN ?
- Oui depuis longtemps ! Mais je n’osais pas le dire ! Jusqu’au jour où je me suis diagnostiqué un début d’ulcère ! Et selon le bon vieil adage « Médecin guéris-toi toi-même » je me suis décidé à tout cracher ! J’ai d’autant mieux avoué mon appartenance au FN que la fille succédait à son père, ce rustre borgne que j’appréciais modérément !
- Vous, vous êtes encarté au FN ? Vous, mon médecin !?
- Et pourquoi pas ! Non croyez-moi mon petit vieux : libérez vos bas instincts, lâchez-vous sans ambages ! D’autres avant vous ne se sont pas gênés : Hortefeux, Dieudonné, Galliano, Zemmour…
- Oui, c’est vrai ! Une véritable épidémie !
- Oui, mais ces gens-là se prémunissent contre d’éventuels cancers ! Ils mourront d’opprobre et encore ! On les trainera en justice mais ils éviteront la chimio !!
- Ah ?
- Bon je vous prescrits quelques tranquillisants mais c’est pour la forme. Et puis pas trop car je plombe le déficit de la Sécurité Sociale. Enfin, vous connaissez le problème ! Mais surtout n’oubliez-pas mes conseils : lâchez-vous !! Ne gardez rien pour vous !
Claude est sorti gonflé à bloc du cabinet médical ! Depuis il se lâche, effectivement !
Il va être aussi expert que Brice dans la distribution verbale de petites phrases assassines et polémistes !
Tout un florilège de déclarations hautes en couleurs :
- Les Français à force d'immigration incontrôlée ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux»,
les Français veulent que la France reste la France
- Heureusement, le président a pris la tête de la croisade pour mobiliser le Conseil de sécurité des Nations Unies, et puis également la Ligue arabe et l'Union africaine .
Et Claude Guéant dort beaucoup mieux. En rêve, il s’est vu draguer par Marine ! C’était délicieux !! D’autres en auraient ressenti une répulsion, un cauchemar ! Lui non ! Il en redemanderait presque !!
Mais voilà, il y eut le mini remaniement ! Le voici Place Beauvau avec tous ces policiers qui lui demandent des comptes ! Il doit pérenniser la politique du chiffre et faire grimper le sentiment d’insécurité pour mieux légitimer le rôle de la police coercitive et chasser sur les terres de qui vous savez !!
Mais depuis sa nomination il dort mal la nuit ! L’environnement policier l’accule à prendre des positions nouvelles et à éructer des propos racistes ! Lui, devenir un raciste ! Bon, il l’est un peu, pas plus pas moins que les autres ! Mais de là à propager de grosses blagues racistes comme son prédécesseur !! Ah non !! Ah, la belle vie quand il était secrétaire du petit caporal !
Il dort mal la nuit ! Aussi est-il parti voir son médecin personnel.
- Bonjour docteur, heureux de vous revoir !
- Ah, monsieur Guéant, quelle bonne surprise ! Dites-moi : ça fait combien de temps qu’on ne s’est vu ? Attendez que je consulte ma fiche informatisée…Hum, cinq ans déjà !! Vous n’êtes jamais malade vous ?
- Non, tant que j’étais sous les lustres élyséens je n’avais aucun symptôme alarmant ! Mais depuis que je fréquente les inspecteurs, préfets de police et consorts j’ai des migraines, je suis victime d’insomnie…
- Je vois : maladie psychosomatique !
- Plaît-il docteur ?
- Maladie psychosomatique : vous somatisez ! Le docteur Franz Alexander, de l'Institut de recherches psychiatriques et psychosomatiques du Mount Sinai Hospital, à Los Angeles l’écrit très bien dans un article. Bon, on n’a pas élevé les cochons ensemble mais je le rejoins sur ses thèses : "L'esprit (psuckê) régit le corps (sôma). Tel est le fait le plus important que nous connaissions quant au développement de la vie humaine, de la maladie et de la santé. Toutes nos émotions sans exceptions sont accompagnées de modifications physiologiques. La crainte se traduit par des palpitations. La colère, par une accélération cardiaque, par l'élévation de la tension artérielle et par la modification du métabolisme des hydrates de carbone ». L'ulcère d'estomac fut la première maladie lésionnelle à être considérée comme ayant une origine psychosomatique. Mais, actuellement, des maladies comme le cancer, pourraient, selon certains chercheurs, provenir de stress et de conflits bien précis. Ill faut faire très attention monsieur Guéant : si vous stressez trop vous pouvez développer un cancer !
- Un cancer ?
- Oui, un cancer, un cancer vous dis-je !!
- Un cancer…Mais de quoi ?
- Un cancer ! Qu’importe l’organe touché ! Un cancer !!
- Mais c’est dramatique ! Comment peut-on éviter cela !
- Il faut se déstresser ! Libérer ce qui oppresse ! Cracher ce qu’on a sur le cœur !
- Par exemple, heu, par exemple, heu… Avouer qu’on est raciste !
- Oui, par exemple ! On gueule sa haine un bon coup ! Ca fait du bien ! Ca libère ! La parole libère ! C’est la base de la psychanalyse !! Voyez : moi, par exemple, j’ai souvent caché mon appartenance au FN et bien à présent je la clame, sans pudeur !
- Vous, vous…vous êtes encarté au FN ?
- Oui depuis longtemps ! Mais je n’osais pas le dire ! Jusqu’au jour où je me suis diagnostiqué un début d’ulcère ! Et selon le bon vieil adage « Médecin guéris-toi toi-même » je me suis décidé à tout cracher ! J’ai d’autant mieux avoué mon appartenance au FN que la fille succédait à son père, ce rustre borgne que j’appréciais modérément !
- Vous, vous êtes encarté au FN ? Vous, mon médecin !?
- Et pourquoi pas ! Non croyez-moi mon petit vieux : libérez vos bas instincts, lâchez-vous sans ambages ! D’autres avant vous ne se sont pas gênés : Hortefeux, Dieudonné, Galliano, Zemmour…
- Oui, c’est vrai ! Une véritable épidémie !
- Oui, mais ces gens-là se prémunissent contre d’éventuels cancers ! Ils mourront d’opprobre et encore ! On les trainera en justice mais ils éviteront la chimio !!
- Ah ?
- Bon je vous prescrits quelques tranquillisants mais c’est pour la forme. Et puis pas trop car je plombe le déficit de la Sécurité Sociale. Enfin, vous connaissez le problème ! Mais surtout n’oubliez-pas mes conseils : lâchez-vous !! Ne gardez rien pour vous !
Claude est sorti gonflé à bloc du cabinet médical ! Depuis il se lâche, effectivement !
Il va être aussi expert que Brice dans la distribution verbale de petites phrases assassines et polémistes !
Tout un florilège de déclarations hautes en couleurs :
- Les Français à force d'immigration incontrôlée ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux»,
les Français veulent que la France reste la France
- Heureusement, le président a pris la tête de la croisade pour mobiliser le Conseil de sécurité des Nations Unies, et puis également la Ligue arabe et l'Union africaine .
Et Claude Guéant dort beaucoup mieux. En rêve, il s’est vu draguer par Marine ! C’était délicieux !! D’autres en auraient ressenti une répulsion, un cauchemar ! Lui non ! Il en redemanderait presque !!
LA CHATTE A FINI PAR TOMBER DE SON TOIT BRULANT...
Liz Taylor vient de nous quitter et avec elle la dernière grande star féminine de la machine hollywoodienne.
Disparue à l'âge de 79 ans la grande actrice aux huit mariages (dont deux avec Richard Burton) nous laisse une série d'oeuvres à redécouvrir dans les salles obscures.
Elle reçoit deux oscars pour ses rôles dans la Vénus au vison (1960) et Qui a peur de Virginia Woolf (1966).
Sur la fin de sa vie cette femme de coeur consacra beaucoup de temps dans la collecte de fonds pour lutter contre le Sida.
Repose en paix belle Elizabeth qui nous a tant charmés et émus et dont nous étions tous un peu amoureux...
Je conclus cet hommage par un texte qui se nourrit des titres de tes principaux films ! Il pourrait être l'amorce d'un scénario de film, qui sait ?
Jeanne erre sur les blanches falaises de Douvres avec sa fidèle Lassie. Ce merveilleux lévrier afghan qui a résisté aux bombardements de Kaboul lui est comme l’arbre de vie ! Sans le courage de Lassie Jeanne n’aurait pas de goût à la vie et la force du destin lui aurait certainement fait goûter le goût amer de l’existence, les noces de cendre de la désillusion !
Ce jour-là elle se sent heureuse, elle suit du regard l’oiseau bleu qui cherche à prendre une place au soleil au faite d’un arbre ! Elle saisit sa légèreté et s’en bombe la poitrine. Elle en oublie ses maux d’amour et la piste des éléphants. Oui, pour elle les hommes sont de gros mastodontes mais qui la chattent sur un toit brûlant de promesses non tenues. D’Yves à Noë, ils ne sont que pourvoyeurs de guet-apens prêts à leurrer la belle imprudente qui, à leurs yeux, devient à plus ou moins vive échéance la mégère apprivoisée !
Elle en a fait le tour des hommes qui jouent les comédiens fourbes et retors !
Elle a commencé à s’en méfier, soudain, l’été dernier ! C’est son amie Virginia, une belle tigresse pourtant, qui la mit en garde à la suite d’une désillusion amoureuse :
- J’étais la fille qui avait tout, lui avoua-t-elle, je ne craignais personne. Mais la dernière fois que j’ai vu Paris ce fut loin d’une vie de star ! Un homme m’a fait des avances à l’hôtel international et s’est présenté comme étant le beau Brummel ! J’avais trouvé cela quelque peu prétentieux et narcissique
Mais face au collier géant qu’il avait sorti de l’écrin mon cœur avait fait boom ! Pour me rendre farouche tout en gardant de jolis reflets dans un œil d’or je lui avais faussement avoué que je me nommais Virginia Woolf et que les hommes me redoutaient ! Qui a peur de Virginia Woolf, m’avait-il lancé hilare ? Et il m’avait serré contre lui comme en une cérémonie secrète. J’étais déboussolée mais tout à la fois enchantée de cette rhapsodie amoureuse. Le lendemain, après une nuit mémorable il m’acheta un manteau de fourrure pour que je devienne, à ses yeux, la Vénus au vison.
Mais deux jours plus tard le miroir se brisa quand je le vis sortir de l’Hôpital Central au bras d’une blonde infirmière aux feux airs de Marilyn.
Depuis le témoignage de Virginia Jeanne fuit les galants quelque peu pédants et beaux parleurs. Son dernier soupirant était un prince arabe se targuant d’être le Chevalier des sables ! En réalité il exerçait l’indigne profession de trader et listait l’or de la planète. Quand il rentrait le soir il puait l’alcool et on l’eût plutôt nomme « Le chevalier de Bacchus ». L’idylle ne dura pas une semaine. Le Divorce était fatal ! Le grand projet d’être à Las Vegas un couple tombait à l’eau !
Depuis Jeanne renoue avec la nature, l’authenticité…
De sa fenêtre l’observe le docteur March, un veuf de 40 ans. Les quatre filles du docteur March sont trop petites et le médecin, trop vite veuf, aimerait que Jeanne vive à ses côtés. Il l’aime en secret et l’observe tous les jours tout en écoutant en boucle les virtuosités violonistiques de Toscanini !
- Allez donc, papa, lui lance Cynthia sa fille ainée, déclare toi, je suis sure qu’elle acceptera !!
Mais le médecin, surnommé Doctor Faustus par ses diablotines, a quelque appréhension à aborder cette jeune femme si belle ! Et puis il doit s’occuper de ses moutons, sa grande passion après la médecine. Tant pis, il se lance. Il va vers la bergerie et laisse la clé au pâtre :
- Tiens, Pierrot, je te laisse la clé : si ça drache tu les fais entrer dans la bergerie et tu refermes aussitôt !
- Quo vadis, lui demande le jeune berger, tout fier de ses dernières connaissances en latin glanée au cours d’un stage intensif financé par le Fonds Social Européen ?
- Je vais le long de la falaise ! Je reviens dans une heure !
Le quadragénaire file vers la fluette silhouette efflanquée d’un superbe compagnon aux longs poils roux et soyeux. Il l’appelle dans la fine brume matinale :
- Mademoiselle, attendez !
Jeanne se retourne. Elle reconnaît cet homme. Drôles de retrouvailles, songe-t-elle ! Elle l’a vue en songe la nuit passée ! C’était lors des épousailles de Virginia et il était le Père de la mariée !
Etrange rêve prémonitoire !
L’homme s’approche. Un pâle sourire dessine ses lèvres épaisses :
- Mademoiselle, je vous...je vous vois passer tous les jours et…
- Et mon père et nous on serait contents de vivre avec vous !
Le médecin se retourne : ses quatre chipies l’ont suivi jusque-là et les voilà qu’elles dansent autour de la jeune fille et les voici qu’elles caressent le chien ! Il hallucine ! Pas plus hautes que trois pommes et déjà si fortes pour orienter le destin des hommes.
Ainsi sont les femmes !
Disparue à l'âge de 79 ans la grande actrice aux huit mariages (dont deux avec Richard Burton) nous laisse une série d'oeuvres à redécouvrir dans les salles obscures.
Elle reçoit deux oscars pour ses rôles dans la Vénus au vison (1960) et Qui a peur de Virginia Woolf (1966).
Sur la fin de sa vie cette femme de coeur consacra beaucoup de temps dans la collecte de fonds pour lutter contre le Sida.
Repose en paix belle Elizabeth qui nous a tant charmés et émus et dont nous étions tous un peu amoureux...
Je conclus cet hommage par un texte qui se nourrit des titres de tes principaux films ! Il pourrait être l'amorce d'un scénario de film, qui sait ?
Jeanne erre sur les blanches falaises de Douvres avec sa fidèle Lassie. Ce merveilleux lévrier afghan qui a résisté aux bombardements de Kaboul lui est comme l’arbre de vie ! Sans le courage de Lassie Jeanne n’aurait pas de goût à la vie et la force du destin lui aurait certainement fait goûter le goût amer de l’existence, les noces de cendre de la désillusion !
Ce jour-là elle se sent heureuse, elle suit du regard l’oiseau bleu qui cherche à prendre une place au soleil au faite d’un arbre ! Elle saisit sa légèreté et s’en bombe la poitrine. Elle en oublie ses maux d’amour et la piste des éléphants. Oui, pour elle les hommes sont de gros mastodontes mais qui la chattent sur un toit brûlant de promesses non tenues. D’Yves à Noë, ils ne sont que pourvoyeurs de guet-apens prêts à leurrer la belle imprudente qui, à leurs yeux, devient à plus ou moins vive échéance la mégère apprivoisée !
Elle en a fait le tour des hommes qui jouent les comédiens fourbes et retors !
Elle a commencé à s’en méfier, soudain, l’été dernier ! C’est son amie Virginia, une belle tigresse pourtant, qui la mit en garde à la suite d’une désillusion amoureuse :
- J’étais la fille qui avait tout, lui avoua-t-elle, je ne craignais personne. Mais la dernière fois que j’ai vu Paris ce fut loin d’une vie de star ! Un homme m’a fait des avances à l’hôtel international et s’est présenté comme étant le beau Brummel ! J’avais trouvé cela quelque peu prétentieux et narcissique
Mais face au collier géant qu’il avait sorti de l’écrin mon cœur avait fait boom ! Pour me rendre farouche tout en gardant de jolis reflets dans un œil d’or je lui avais faussement avoué que je me nommais Virginia Woolf et que les hommes me redoutaient ! Qui a peur de Virginia Woolf, m’avait-il lancé hilare ? Et il m’avait serré contre lui comme en une cérémonie secrète. J’étais déboussolée mais tout à la fois enchantée de cette rhapsodie amoureuse. Le lendemain, après une nuit mémorable il m’acheta un manteau de fourrure pour que je devienne, à ses yeux, la Vénus au vison.
Mais deux jours plus tard le miroir se brisa quand je le vis sortir de l’Hôpital Central au bras d’une blonde infirmière aux feux airs de Marilyn.
Depuis le témoignage de Virginia Jeanne fuit les galants quelque peu pédants et beaux parleurs. Son dernier soupirant était un prince arabe se targuant d’être le Chevalier des sables ! En réalité il exerçait l’indigne profession de trader et listait l’or de la planète. Quand il rentrait le soir il puait l’alcool et on l’eût plutôt nomme « Le chevalier de Bacchus ». L’idylle ne dura pas une semaine. Le Divorce était fatal ! Le grand projet d’être à Las Vegas un couple tombait à l’eau !
Depuis Jeanne renoue avec la nature, l’authenticité…
De sa fenêtre l’observe le docteur March, un veuf de 40 ans. Les quatre filles du docteur March sont trop petites et le médecin, trop vite veuf, aimerait que Jeanne vive à ses côtés. Il l’aime en secret et l’observe tous les jours tout en écoutant en boucle les virtuosités violonistiques de Toscanini !
- Allez donc, papa, lui lance Cynthia sa fille ainée, déclare toi, je suis sure qu’elle acceptera !!
Mais le médecin, surnommé Doctor Faustus par ses diablotines, a quelque appréhension à aborder cette jeune femme si belle ! Et puis il doit s’occuper de ses moutons, sa grande passion après la médecine. Tant pis, il se lance. Il va vers la bergerie et laisse la clé au pâtre :
- Tiens, Pierrot, je te laisse la clé : si ça drache tu les fais entrer dans la bergerie et tu refermes aussitôt !
- Quo vadis, lui demande le jeune berger, tout fier de ses dernières connaissances en latin glanée au cours d’un stage intensif financé par le Fonds Social Européen ?
- Je vais le long de la falaise ! Je reviens dans une heure !
Le quadragénaire file vers la fluette silhouette efflanquée d’un superbe compagnon aux longs poils roux et soyeux. Il l’appelle dans la fine brume matinale :
- Mademoiselle, attendez !
Jeanne se retourne. Elle reconnaît cet homme. Drôles de retrouvailles, songe-t-elle ! Elle l’a vue en songe la nuit passée ! C’était lors des épousailles de Virginia et il était le Père de la mariée !
Etrange rêve prémonitoire !
L’homme s’approche. Un pâle sourire dessine ses lèvres épaisses :
- Mademoiselle, je vous...je vous vois passer tous les jours et…
- Et mon père et nous on serait contents de vivre avec vous !
Le médecin se retourne : ses quatre chipies l’ont suivi jusque-là et les voilà qu’elles dansent autour de la jeune fille et les voici qu’elles caressent le chien ! Il hallucine ! Pas plus hautes que trois pommes et déjà si fortes pour orienter le destin des hommes.
Ainsi sont les femmes !
mercredi 23 mars 2011
DES SENSATIONS DE DEJA VU...
Entre 1986 et 2011 un quart de siècle s'est écoulé ! Mais l'actualité semble tourner en boucle comme si l'espace temps s'offrait parfois des répliques historiques.
En 1986 Kadhafi avait déjà essuyé les foudres de la colère de l'Occident. Ronald Reagan, Président des USA, avait retrouvé son colt de cowboy de western de série B pour tenter de flinguer le roi de Tripoli. En guise de flingue il avait opté pour une armada d'avions de combat du meilleur crû dans le cadre d'une opération nommée "El Dorado Canyon" ! Yeh !!
Il s'agissait de représailles contre un attentat à la bombe dans une discothèque de Berlin-ouest, où deux militaires américains et une femme turque avaient été tués ! Kadhafi avait survécu au bombardement intensif mais une de ses filles adoptives avait succombé.
En 1986 ce fut aussi l'année "Tchernobyl" et on ne cesse de nous le répéter à des fins de comparaison avec la catastrophe japonaise actuelle ! Un nouveau petit nuage radioactif passe au dessus de nos têtes mais, rassurons nous, il s'avère bien moins nocif que l'Ukrainien d'il y a 25 ans !
Et puis on parlait déjà du Front National car Jean Marie Le Pen était entré à la Chambre des Députés à la faveur d'une modification du scrutin qui s'accommoda, cette année là, d'une dose de proportionnelle.
La nouvelle assemblée fit rentrer tant d'hommes de droite que la première cohabitation dut voir le jour ! Tonton dut terminer son mandat avec un gouvernement de droite dirigé par Jacquot !
Cloclo, lui, est mort en 1978 ! Mais, bon, je lui rends hommage quand même !!
Cette année-là
Je chantais pour la première fois
En châtelain, à St André, quelle joie !
Malgré un défaut de voix !!
Cette année-là
A Tchernobyl l’atome faisait du zèle
Et Wiesel avait le prix Nobel
De la paix, cette année-là !
Déjà lady Gaga chantonnait pour sa jolie maman
Et moi ma chanson disait « Sidi – Sida »
Cette année-là
Tonton n’était plus l’idole des jeunes
A Matignon Jacques dans un fauteuil
Vivait cohabitation
J'ai acheté ma deux chevaux, mon premier carrosse
Une belle occasion qui me fit rouler ma bosse.
Cette année-là
Kadhafi se prenait une trique
Par un cowboy, roi de l’Amérique
Tripoli pleurait déjà…
C'est là qu'on a dit adieu à Balavoine au cœur d'or
Tandis que Mission gagnait dur la palme d’or..
Cette année-là
Challenger explosait en plein vol
Coluche, Le Luron, manque de bol
Nous quittaient cette année-là
C'était hier, mais aujourd'hui rien n'a changé
Kadhafi est visé et l’atome nous tourmente encore…
C'était l'année quatre vingt six
C'était l'année quatre vingt six
C'était l'année quatre vingt six
En 1986 Kadhafi avait déjà essuyé les foudres de la colère de l'Occident. Ronald Reagan, Président des USA, avait retrouvé son colt de cowboy de western de série B pour tenter de flinguer le roi de Tripoli. En guise de flingue il avait opté pour une armada d'avions de combat du meilleur crû dans le cadre d'une opération nommée "El Dorado Canyon" ! Yeh !!
Il s'agissait de représailles contre un attentat à la bombe dans une discothèque de Berlin-ouest, où deux militaires américains et une femme turque avaient été tués ! Kadhafi avait survécu au bombardement intensif mais une de ses filles adoptives avait succombé.
En 1986 ce fut aussi l'année "Tchernobyl" et on ne cesse de nous le répéter à des fins de comparaison avec la catastrophe japonaise actuelle ! Un nouveau petit nuage radioactif passe au dessus de nos têtes mais, rassurons nous, il s'avère bien moins nocif que l'Ukrainien d'il y a 25 ans !
Et puis on parlait déjà du Front National car Jean Marie Le Pen était entré à la Chambre des Députés à la faveur d'une modification du scrutin qui s'accommoda, cette année là, d'une dose de proportionnelle.
La nouvelle assemblée fit rentrer tant d'hommes de droite que la première cohabitation dut voir le jour ! Tonton dut terminer son mandat avec un gouvernement de droite dirigé par Jacquot !
Cloclo, lui, est mort en 1978 ! Mais, bon, je lui rends hommage quand même !!
Cette année-là
Je chantais pour la première fois
En châtelain, à St André, quelle joie !
Malgré un défaut de voix !!
Cette année-là
A Tchernobyl l’atome faisait du zèle
Et Wiesel avait le prix Nobel
De la paix, cette année-là !
Déjà lady Gaga chantonnait pour sa jolie maman
Et moi ma chanson disait « Sidi – Sida »
Cette année-là
Tonton n’était plus l’idole des jeunes
A Matignon Jacques dans un fauteuil
Vivait cohabitation
J'ai acheté ma deux chevaux, mon premier carrosse
Une belle occasion qui me fit rouler ma bosse.
Cette année-là
Kadhafi se prenait une trique
Par un cowboy, roi de l’Amérique
Tripoli pleurait déjà…
C'est là qu'on a dit adieu à Balavoine au cœur d'or
Tandis que Mission gagnait dur la palme d’or..
Cette année-là
Challenger explosait en plein vol
Coluche, Le Luron, manque de bol
Nous quittaient cette année-là
C'était hier, mais aujourd'hui rien n'a changé
Kadhafi est visé et l’atome nous tourmente encore…
C'était l'année quatre vingt six
C'était l'année quatre vingt six
C'était l'année quatre vingt six
mardi 22 mars 2011
SARKOMMANDANT
Le petit Nicolas s’est enfermé dans son bureau élyséen. L’instant est grave. Il ne souhaite voir personne ! Concentration intense et besoin d’isolement ! L’ennemi le force à devenir un grand stratège ! Il va revêtir les habits napoléoniens qui mener la France à la victoire !
L’ennemi est redoutable ! Il ne l’a pas toujours été ! Le petit Nicolas s’en était fait presque un ami en lui daignant quelque intérêt. Mais le temps a changé et les sondages sont défavorables. Alors s’il veut voir sa cote regrimper il n’a pas le choix ! Sus à l’ennemi !
- Assez bien, et vous ?
- Pas trop mal ! Je pense que nous allons gagner grâce à notre coalition !
- Je pense aussi même si certains disent que des lignes de brisure commencent à s’effectuer au sein de cette coalition (soupir)
- Il en sera toujours ainsi ! Chacun veut jouer sa petite musique ! Mais c’est moi qui mène la danse et l’ennemi va trembler !
- Oh oui, je le crois !! Et toutes nos forces ne sont pas encore rentrées dans la bataille !
- C’est mon principal motif d’espoir !
Les deux hommes ont trinqué. Plus loin, ailleurs, les états-majors sont sur le qui-vive.
Les hommes sont en alerte ! L’ennemi doit tomber dans une semaine !! Les frappes seront maintenues.
Sur le clavier azerty…
Pour taper des consignes…
Des consignes de votes…
Il n’y aura ni Front National ni Front Républicain.
Et Marine n’a qu’à bien se tenir…
L’ennemi est redoutable ! Il ne l’a pas toujours été ! Le petit Nicolas s’en était fait presque un ami en lui daignant quelque intérêt. Mais le temps a changé et les sondages sont défavorables. Alors s’il veut voir sa cote regrimper il n’a pas le choix ! Sus à l’ennemi !
A l’ennemi comme à sa progéniture ! Il faut éviter qu’il nuise à la population ! Il va falloir frapper un grand coup et le Karcher ne suffira pas ! Il requérra les grands moyens ! C’est la guerre mais une guerre utile ! Par des manœuvres belliqueuses il montrera qu’il est digne de glaner le bâton de maréchal ! On l’applaudira ! Et sa cote remontera dans les sondages !
Ce sera une guerre d’usure mais le temps joue avec lui. Nicolas en est persuadé ! Il a eu quelques mots avec Fillon sur la conduite à suivre ! Bah, ça passera ! Les seconds ont toujours du mal à se plier aux volontés des grands chefs de guerre !
Jean-François Coppé a osé passer la tête après avoir ouvert timidement la porte :
- Je peux rentrer Monsieur le Président ?
- Bien sûr Jean François, comment vas-tu ?
- Pas trop mal ! Je pense que nous allons gagner grâce à notre coalition !
- Je pense aussi même si certains disent que des lignes de brisure commencent à s’effectuer au sein de cette coalition (soupir)
- Il en sera toujours ainsi ! Chacun veut jouer sa petite musique ! Mais c’est moi qui mène la danse et l’ennemi va trembler !
- Oh oui, je le crois !! Et toutes nos forces ne sont pas encore rentrées dans la bataille !
- C’est mon principal motif d’espoir !
Les deux hommes ont trinqué. Plus loin, ailleurs, les états-majors sont sur le qui-vive.
Les hommes sont en alerte ! L’ennemi doit tomber dans une semaine !! Les frappes seront maintenues.
Sur le clavier azerty…
Pour taper des consignes…
Des consignes de votes…
Il n’y aura ni Front National ni Front Républicain.
Et Marine n’a qu’à bien se tenir…
dimanche 20 mars 2011
A FORCE DE CANARDER C.A.N HARD EST !!
Il faut souhaiter que l'intervention militaire en Libye ne perdurera pas ! En effet, après la guerre, la reconstruction est toujours obligatoire et prend plus ou moins de temps. Or Kadhafi doit respecter une échéance : l'organisation de la CAN (Coupe d'Afrique des Nations) soit la très grande fête du football africain prévue en 2013.
Si la casse s'avère énorme sur quelle genre de surface, dans quel genre d'enceinte les matchs pourront-ils avoir lieu ?
Cinq stades ont été retenus : trois à Tripoli, un à Benghazi et un à Misurata.
Si la coalition mandatée par l'ONU bombarde trop Tripoli il y a de fortes chances que les stades soient touchés !
Quant à celui de Benghazi il pourrait essuyer le feu meurtrier des chars de Kadhafi qui se sont engouffrés dans la ville (alors que le maître de Tripoli faisait courir le bruit d'un cessez-le-feu).
Faudra-t-il songer à organiser la CAN dans un autre pays africain ? Gbagbo serait prêt à prendre le relai pour le compte de la Côte d'Ivoire mais Ouattara, le second président (le vrai) s'y oppose !
ONU 1973 : ACTE I Scène I - RAFALES ANGES contre RATS en PHALANGE

Une première frappe aérienne estampillée « France » a eu lieu aujourd’hui en Libye, dans le cadre de la résolution 1973 de l'Onu autorisant le recours à la force pour protéger la population locale. Cette frappe a visé "un véhicule indéterminé", a annoncé l'état-major des armées.
Ça ne commence pas très bien cette frappe ! On tire sur de l’indéterminé à défaut de tirer sur des terres minées ! C’est quoi ce véhicule indéterminé ? Le pilote n’a pas eu le temps de tirer un portrait-robot ! Il a tiré sur un engin vague, aux formes grossières ?
Faut-il comprendre que le véhicule était indéterminé car ne sachant où aller, dans quelle direction se diriger ! Etait-il privé de GPS ou le grand stratège de Tripoli avait-il omis de lui fixer un plan de route ? Curieux quand même ! Et comment le pilote français s’est-il rendu compte que le véhicule était « paumé » et cherchait sa route ? Le conducteur du véhicule «irrésolu » lui aurait-il lancé un signe de détresse : aidez-moi, je suis perdu ?
Non, franchement, ça ne démarre pas fort ! On ne nous dit rien ! Ce véhicule était-il un char d’assaut ? Une camionnette ? Une vieille méhari Citroën camouflée ? Un chariot tiré par deux dromadaires ?
On précise que la frappe a visé ce véhicule apparemment peu avisé ! Mais l’a-t-elle atteint ?
Vous me direz : c’est une frappe donc l’impact a eu lieu !!
Hé pas si simple ! On peut lancer des frappes sans atteindre la cible ! On peut frapper en l’air, dans le vent, ne pas atteindre l’objectif !!
Donc on ne sait pas si la frappe a simplement visé ou vraiment frappé et la cible semble indéterminée !!
J’espère qu’on en saura plus par la suite !!
samedi 19 mars 2011
UN DROLE DE SPORT...
Ce n'est pas tous les jours que j'ai la chance et l'immense honneur d'interviewer un éminent professeur de faisabilité physyconucléairestatégique ! Aussi n'ai-je pu me retenir de vous dévoiler l'entretien que j'ai eu avec le Professeur Hitérole (dit Prof Hitérole) en lien avec des évènements actuels.
Fabiano : Depuis la nuit des temps, mais peut-être plus actuellement, l’humanité aime courir le risque. Comment pouvez-vous expliquer ce phénomène ?
Prof. Hitérole : Il est vrai, et je ne risque pas de me tromper en vous disant, que l’homme aime courir le risque. C’est une activité endémique qui permet à l’être humain de courir sans se fatiguer physiquement. Contrairement au marathon qui nécessite un entraînement, une condition physique irréprochable, la course au risque ne requiert pas un régime alimentaire précis, une préparation musculaire, un coaching particulier. Courir un risque demande simplement un peu de témérité, parfois une bonne dose d’inconscience ! Les qualités requises sont plutôt mentales mais le mieux est de ne disposer d’aucuns attributs cérébraux ! A la limite, une bonne « tête brulée » est la plus à même de courir le risque de la façon la plus optimale !
Fabiano : Ah !? Mais ce n’est pas dangereux pour la santé ?
Prof Hitérole : Pour la santé mentale vous voulez-dire ? Pour le dernier cas cité il n’y a aucun danger ! La vacuité intellectuelle est telle qu’une chute dans les abysses neurologiques n’est même plus envisageable. Le sujet a déjà atteint le fond ! Le danger est potentiellement présent pour une personne dite sensée !
Si elle court trop longtemps un risque elle peut arriver sur une ligne d’arrivée nocive voire meurtrière pour elle comme pour son entourage !
Fabiano : Comment cela ?
Prof Hitérole : A la vérité courir un risque est une activité hasardeuse ! Contrairement au marathon (j’aime utiliser cet exemple contradictoire) le parcours n’est pas balisé ! Il est même, par nature, aléatoire ! L’individu qui court un risque ne sait jamais combien de temps il va le courir ! C’est un sport sans chronomètre et la ligne d’arrivée n’est, parfois, jamais atteinte ! Mais lorsqu’elle l’est cela signifie que le risque cesse d’être couru car l’accident arrive !
Fabiano : L’accident ?
Prof Hitérole : Oui, l’accident qui s’insinue sous le risque. Il faut comprendre que courir un risque peut mal se terminer quand le danger potentiel et latent que dissimule le parcours finit par éclater ! On atteint alors la ligne d’arrivée souvent calamiteuse !
Fabiano : Je ne comprends rien ! Vous avez des exemples précis ?
Prof Hitérole : Et comment mon neveu ! L’actualité nous en fournit deux précisément.
D’abord le cas du Japon. Les autorités nippones ont couru le risque d’installer une centrale nucléaire sur une zone sismique et au bord de l’océan. Tant que la nature permet cette course tout va bien. Mais quand les éléments de déchainent on voit le résultat ! La catastrophe éclate ! La course au risque a atteint son point de chute et arrive la course contre la montre pour éviter de nouveaux risques !
Fabiano : Vous voulez-dire qu’un risque qui meurt donne naissance à des petits ?
Prof Hitérole : Exactement ! Et une nouvelle course commence ! Mais ne me coupez pas ! Le deuxième exemple est celui de la Libye ! Et cet exemple me permettra de répondre exactement à votre question intempestive ! Pendant de nombreuses années on a couru le risque de vendre des armes à Mr Kadhafi ! On l’a d’autant fait que ce Monsieur s’est montré fréquentable, amène, prêt à reconnaître ses erreurs terroristes du passé et à libérer des infirmières gourmandes de yaourt ! On a couru ce risque les yeux fermés ! La course a été longue ! A présent elle s’achève car l’accident surgit : une guerre contre son peuple qui s’insurge. Le Tyran utilise les armes qu’on lui a vendues pour mater la rébellion. Alors la communauté internationale court un nouveau risque : celui d’une intervention militaire pour protéger les civils ! Un risque meurt, un autre survient !
Fabiano : Mais en quoi la communauté internationale court-elle un nouveau risque ?
Prof Hitérole : Parce que c’est ainsi ! C’est une loi quasi physique ! La nature a horreur de l’absence de risque ! La course au risque est l’essence même de la vie ! En l’occurrence on ne sait nullement quelle sera la réaction du maître de Tripoli ! Lancera-t-il quand même des bombes sur Benghazi, la cité des insurgés ? Se vengera-t-il sur la France dont le Président a, le premier, suggéré des frappes contre le tyran ? Canardera-t-il des bateaux en Méditerranée ? Nul ne le sait ! On court un risque !
Fabiano : Oui mais on le courrait tout autant en ne faisant rien !
Prof Hitérole : Exact ! Excellente réponse ! Même quand on ne fait rien on court un risque ! Hé oui, c’est finalement un sport très cool qui ne demande aucun entraînement spécifique !
Fabiano : Mais un sport pas tellement sponsorisé !
Prof Hitérole : Détrompez-vous jeune homme ! Ce sport est très médiatisé et très sponsorisé. En fait, il me faut modérer mes propos. Ce sport brasse de l’argent, en vérité. Les participants à la course au risque sont souvent amenés à payer des cotisations à la Fédération Internationale de la Course au Risques.
Cette Fédération n’est autre qu’une constellation de compagnies d’assurances ! Ces nobles institutions suivent de près l’évolution des courses. Elles font grimper les cotisations si le risque couru est gigantesque ! Donc versements à géométrie variable ! Mais ces compagnies se doivent de sponsoriser certaines courses pour qu’elles ne s’éteignent pas. On peut, par exemple, demander à un quidam de payer une prime s’il court le risque d’être accidenté alors que l’individu en question n’avait jamais envisagé de courir ce risque ! Vous comprenez ?
Fabiano : Pas trop, mais je vais arrêter là l’interview car je risque la migraine. Ah, non, une dernière question : ce sport a-t-il déjà été éclaboussé par des affaires de dopage ?
Prof Hitérole : Mais il ne fait que cela ! Les pratiquants de ce sport se dopent énormément à l'adrénaline ou à l'inverse se gavent d'anxyolitiques pour aller jusqu'au bout du risque !
Fabiano : Je ne comprends vraiment rien ! Bon, je vous laisse Professeur ! Merci encore pour vos réponses !
Prof Hitérole : Bonne journée ! Elle risque d’être pluvieuse. On annonce un orage !
Fabiano : Depuis la nuit des temps, mais peut-être plus actuellement, l’humanité aime courir le risque. Comment pouvez-vous expliquer ce phénomène ?
Prof. Hitérole : Il est vrai, et je ne risque pas de me tromper en vous disant, que l’homme aime courir le risque. C’est une activité endémique qui permet à l’être humain de courir sans se fatiguer physiquement. Contrairement au marathon qui nécessite un entraînement, une condition physique irréprochable, la course au risque ne requiert pas un régime alimentaire précis, une préparation musculaire, un coaching particulier. Courir un risque demande simplement un peu de témérité, parfois une bonne dose d’inconscience ! Les qualités requises sont plutôt mentales mais le mieux est de ne disposer d’aucuns attributs cérébraux ! A la limite, une bonne « tête brulée » est la plus à même de courir le risque de la façon la plus optimale !
Fabiano : Ah !? Mais ce n’est pas dangereux pour la santé ?
Prof Hitérole : Pour la santé mentale vous voulez-dire ? Pour le dernier cas cité il n’y a aucun danger ! La vacuité intellectuelle est telle qu’une chute dans les abysses neurologiques n’est même plus envisageable. Le sujet a déjà atteint le fond ! Le danger est potentiellement présent pour une personne dite sensée !
Si elle court trop longtemps un risque elle peut arriver sur une ligne d’arrivée nocive voire meurtrière pour elle comme pour son entourage !
Fabiano : Comment cela ?
Prof Hitérole : A la vérité courir un risque est une activité hasardeuse ! Contrairement au marathon (j’aime utiliser cet exemple contradictoire) le parcours n’est pas balisé ! Il est même, par nature, aléatoire ! L’individu qui court un risque ne sait jamais combien de temps il va le courir ! C’est un sport sans chronomètre et la ligne d’arrivée n’est, parfois, jamais atteinte ! Mais lorsqu’elle l’est cela signifie que le risque cesse d’être couru car l’accident arrive !
Fabiano : L’accident ?
Prof Hitérole : Oui, l’accident qui s’insinue sous le risque. Il faut comprendre que courir un risque peut mal se terminer quand le danger potentiel et latent que dissimule le parcours finit par éclater ! On atteint alors la ligne d’arrivée souvent calamiteuse !
Fabiano : Je ne comprends rien ! Vous avez des exemples précis ?
Prof Hitérole : Et comment mon neveu ! L’actualité nous en fournit deux précisément.
D’abord le cas du Japon. Les autorités nippones ont couru le risque d’installer une centrale nucléaire sur une zone sismique et au bord de l’océan. Tant que la nature permet cette course tout va bien. Mais quand les éléments de déchainent on voit le résultat ! La catastrophe éclate ! La course au risque a atteint son point de chute et arrive la course contre la montre pour éviter de nouveaux risques !
Fabiano : Vous voulez-dire qu’un risque qui meurt donne naissance à des petits ?
Prof Hitérole : Exactement ! Et une nouvelle course commence ! Mais ne me coupez pas ! Le deuxième exemple est celui de la Libye ! Et cet exemple me permettra de répondre exactement à votre question intempestive ! Pendant de nombreuses années on a couru le risque de vendre des armes à Mr Kadhafi ! On l’a d’autant fait que ce Monsieur s’est montré fréquentable, amène, prêt à reconnaître ses erreurs terroristes du passé et à libérer des infirmières gourmandes de yaourt ! On a couru ce risque les yeux fermés ! La course a été longue ! A présent elle s’achève car l’accident surgit : une guerre contre son peuple qui s’insurge. Le Tyran utilise les armes qu’on lui a vendues pour mater la rébellion. Alors la communauté internationale court un nouveau risque : celui d’une intervention militaire pour protéger les civils ! Un risque meurt, un autre survient !
Fabiano : Mais en quoi la communauté internationale court-elle un nouveau risque ?
Prof Hitérole : Parce que c’est ainsi ! C’est une loi quasi physique ! La nature a horreur de l’absence de risque ! La course au risque est l’essence même de la vie ! En l’occurrence on ne sait nullement quelle sera la réaction du maître de Tripoli ! Lancera-t-il quand même des bombes sur Benghazi, la cité des insurgés ? Se vengera-t-il sur la France dont le Président a, le premier, suggéré des frappes contre le tyran ? Canardera-t-il des bateaux en Méditerranée ? Nul ne le sait ! On court un risque !
Fabiano : Oui mais on le courrait tout autant en ne faisant rien !
Prof Hitérole : Exact ! Excellente réponse ! Même quand on ne fait rien on court un risque ! Hé oui, c’est finalement un sport très cool qui ne demande aucun entraînement spécifique !
Fabiano : Mais un sport pas tellement sponsorisé !
Prof Hitérole : Détrompez-vous jeune homme ! Ce sport est très médiatisé et très sponsorisé. En fait, il me faut modérer mes propos. Ce sport brasse de l’argent, en vérité. Les participants à la course au risque sont souvent amenés à payer des cotisations à la Fédération Internationale de la Course au Risques.
Cette Fédération n’est autre qu’une constellation de compagnies d’assurances ! Ces nobles institutions suivent de près l’évolution des courses. Elles font grimper les cotisations si le risque couru est gigantesque ! Donc versements à géométrie variable ! Mais ces compagnies se doivent de sponsoriser certaines courses pour qu’elles ne s’éteignent pas. On peut, par exemple, demander à un quidam de payer une prime s’il court le risque d’être accidenté alors que l’individu en question n’avait jamais envisagé de courir ce risque ! Vous comprenez ?
Fabiano : Pas trop, mais je vais arrêter là l’interview car je risque la migraine. Ah, non, une dernière question : ce sport a-t-il déjà été éclaboussé par des affaires de dopage ?
Prof Hitérole : Mais il ne fait que cela ! Les pratiquants de ce sport se dopent énormément à l'adrénaline ou à l'inverse se gavent d'anxyolitiques pour aller jusqu'au bout du risque !
Fabiano : Je ne comprends vraiment rien ! Bon, je vous laisse Professeur ! Merci encore pour vos réponses !
Prof Hitérole : Bonne journée ! Elle risque d’être pluvieuse. On annonce un orage !
vendredi 18 mars 2011
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Publicité pouvant également faire partie de mon petit musée (d'aprés John William Waterhouse "Penélope et ses courtisants" - 1912 - Aberdeen Art Gallery)
N'oubliez pas de double-cliquer sur l'image au cas où (presbytie, myopie...)
jeudi 17 mars 2011
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