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jeudi 11 octobre 2012

MAIRE DURE AINSI ?



Eric Raoult, maire du Raincy (Seine-Saint-Denis) a été entendu, mercredi matin, par la Police de Bobigny. Apparemment il serait plutôt baryton martin !

Je plaisante ! L'audition s'est réalisée dans le cadre d'une enquête pour violences conjugales sur sa femme ; laquelle avait porté plainte !

L'homme en instance de divorce et déjà divorcé de l'assemblée nationale (depuis les dernières législatives où il fut battu par un certain Popelin  du PS) accumule les malheurs : ennuis de santé, conflits avec sa dame, défaite de Sarkozy, guerre des chefs à l'UMP, difficulté d'appliquer la loi SRU (ah, ces fichus logements sociaux !!!)

Mais le bougre a des ressources. Après son interrogatoire le maire UMP, qui réfute toute violence physique, a affirmé  qu'il voulait "porter plainte pour dénonciation calomnieuse" contre son épouse. Ambiance !!

Eric Raoult ancien ministre
Déclare ne pas être sinistre
A l’endroit de sa gente dame
Pas de quoi mitonner le drame !

- Epoux violent  point ne suis
Juste un divorce qui nourrit
Chez mon épouse l’intention
De calomnier par inventions !

L’ai menacée d’un révolver
Sans exciter mon fonds pervers
C’est un jouet tout plastifié
Qui crache de gentils smiley !

Je garde mon acrimonie
Pour le François qui nous régit
Sus au mariage des gay !
Bannissons sa fiscalité !

Réservons le cri violent
Pour ce piteux gouvernement !
Que le grand Nobel de la Paix
A Sarkozy soit délivré !!

Eric Raoult point député
Par Popelin tout dépité
De Raincy n’est plus que le maire
Le train de vie s’appelle "misère".

La garde à vue sans sinécure
Lui a procuré vomissures
Et l’accusé de porter plainte
Contre les calomnieuses atteintes !

C’est dur de n’être plus un saint
Dans le sérail politicien
Mais bien plus âpres les tensions
D’une conjugale explosion !

mardi 9 octobre 2012

SCIENCE POT A POGNON


Science Po a vécu dans un récipient doré. Assis en ce pot, largement abondé par les familles d'étudiants et par le Ministère de l'Enseignement Supérieur, le noble établissement a vécu au dessus de ses moyens jusqu'à ce qu'il se fasse épingler par la Cour des Comptes.

Les addictions à la gabegie dont souffrirait l'institution de la rue Saint-Guillaume sont ineffables : primes démesurées, enseignants invisibles, avantages luxueux, absence de contrôle de la part de l'Etat... 

Dans un rapport dévoilé ce lundi par "Le Monde", la Cour des comptes vilipende âprement la gestion de Sciences Po durant l'ère Richard Descoings.

Descoings ? Il eût fallu que vous cognassiez à sa porte à l'époque de son vivant ! Quel bon samaritain ! Un vrai dépensier des deniers publics qui prenait le contribuable pour une bonne poire ! A quel prix s’élevaient les conférences !! Si Descoings tance des accointances à l'argent ce n'est que vil enfumage ! Le bougre est un adepte du panier percé tant que l'oseille ne vient pas de son propre argent de poche !

La Cour pousse des cris d'or frais et incite urgemment à réformer la prestigieuse école Elle  «invite le ministère à revoir au moins en partie sa subvention à la baisse». C'est la crise, ma tante !!

Rappelons que Descoings est mort d'une crise cardiaque un 3 avril à New York mais pas dans la suite 2806 du Sofitel, ce qui rend son décès excusable. Cependant il demeure troublant de voir que des Français célèbres se perdent dans New-York soit pour y mourir physiquement soit pour y trépasser politiquement !


La crise cardiaque aurait-elle pour origine le stress de se voir démasquer par les audits financiers ? Quand il semble facile de lever sauce en gains on peut s'attendre à des jalousies de la part de corps universitaires moins bien lotis ! On ne peut durablement se vanter d'être riche quand un autre corps haut n'a rien !!

De toute évidence la politique de développement de Sciences Po tance la plus infime mesure de contrôle budgétaire ! Qu'elle aille se faire pendre ailleurs ! On assista à une fuite en avant financière ! Et voilà Descoings qu'oint d'onguent nimbé de gratitude un modeste enseignant chercheur tout esbaudi d'être grassement payé en n'effectuant que 30% de son service ! Et voilà Descoings si dense en rémunération propre ! Descoings décoincé dont la gestion décomplexée a dû faire dresser les cheveux sur la tête de plus d'un expert financier de la Cour ! 

Car, en matière de salaires, entre 2005 et 2011, la rémunération annuelle brute de Richard Descoings a augmenté de 60,4%, culminant à 537 246,75 euros en 2010. On ne s'appelle pas Richard incidemment ! A titre de comparaison, la rémunération annuelle brute du président d'un autre grand établissement universitaire était de 160 095,61 euros en 2011, critique la Cour dans les extraits révélés par le quotidien !

Evidemment il fallait se payer "sur la bête". Les familles ont été sollicitées !

- Le coût moyen d'un étudiant est supérieur de plus de 3 000 euros à celui d'un étudiant à l'université Paris Dauphine, se lamente un membre de la Cour qui en est à son 30ème Kleenex en 6 heures. Sachez que la facture est acquittée par le ministère de l'Enseignement supérieur pour un surcoût de 300 euros par étudiant, mais aussi par les familles à qui on demandait en moyenne, en 2010, 400 euros à Dauphine et un peu plus de 3 000 euros à Sciences Po !
 
Hé oui ! Si ça tombe ça dure même d'avant l'ère Descoings !

Il faut s'attendre à ce que les parents de Jacques Attali, Anne Sinclair, Philippe Seguin, Lionel Jospin et François Hollande demandent incessamment le remboursement des frais de scolarité de leur progéniture  pour la partie concernant le "trop perçu" !


C'est vrai quoi ! C'est indigne d'un grand Etablissement comme Science SPO de spolier l'épargne de la classe moyenne !!

dimanche 7 octobre 2012

1982 : C'ETAIT DEJA LA CRISE !!


FAUT PAS PRENDRE LES ENFANTS DU BON DIEU POUR DES PIGEONS SAUVAGES...


Les patrons abhorrent supporter des ailes de pigeons ! Une vilaine roue fiscale les menace ! Et la roue coule déjà leur énergie d’entreprendre ou de revendre leur business. Si cela continue ils vont quitter l’hexagone en véritables pigeons voyageurs pour éviter le fisc. On lit ça dans les manchettes ! Ils iront coloniser la Belgique ou la Grande Bretagne. Ils en seront plus beaux et donc on peut craindre que ces colons beaux filent !!

Pourquoi tant de craintes ? Parce que, dans les cartons du gouvernement, on trouve un projet de taxer sur le revenu les cessions d’entreprises jusqu’alors assujetties  à un taux forfaitaire de 19 % (taux réduit qui en leur fors fait taire les grincheux !). En soumettant les revenus de cession à l’impôt sur le revenu les patrons vendeurs seraient quasiment déposés sur une jolie tranche de 45% pour la partie des revenus supérieurs à 150.000 € et à des prélèvements sociaux qui pourraient, dans certains cas, saler l’addition à plus de 60 %.

Un économiste nommé Laffer a prouvé que plus le taux d’imposition augmente et plus on dissuade les quidams à créer leur entreprise tout en incitant l’expansion du travail au noir. Aussi trop d’impôt tue l’impôt ! Les pigeons crient au vol avec la peur de laisser des plumes.

Les patrons-pigeons se sont donc émus en déboulant sur les réseaux sociaux. Et ils ont fini par faire céder le gouvernement ! Ils ne subiront pas le bagué fiscal !

- Je ne veux pas que vous ramiez, a lancé Pierre Moscovici tout en écoutant l’Arlésienne de Bizet pour le rasséréner, je vais revoir ma copie sur les plus-values de cession ! Je vais reprendre le collier !

Une réunion a été organisée, tambour battant, jeudi après-midi avec Fleur Pellerin (il vaut mieux être Fleur que Faucon en l’occurrence), la ministre déléguée aux PME et à l'Innovation. On espère des débats gais !!

Cette réunion doit permettre de «définir ce que pourraient être des amendements au projet de loi de finances qui reviendraient sur les mesures qui empêcheraient cette innovation, cet inventivité», a expliqué le Père Moscovici qui pige, ô niais qu’il fut, l’importance d’un tel consensus.

Les patrons pigeons  de leur plus belle plume revendiquent surtout une réduction de la durée de détention des parts de capital permettant d’obtenir une exonération fiscale totale.  Une durée actuellement fixée à douze ans dans le projet de loi de finances.

Parmi ces pigeons une colombes ailée qui a soigné sa rhétorique dans le style le plus gaullien. Elle remet sa copie aux deux rapaces de Bercy : Moscovici et Cahuzac. Et alors ?

Attendons : Rapport de colombe ailée : deux aigles lisent !!

jeudi 4 octobre 2012

LA DIGNITE D'AURELIE




Pour un mauvais regard Kevin et Sofiane sont morts sous les coups meurtriers d’une bande de jeunes armés de couteaux. C’était à Echirolles, près de Grenoble, ce vendredi 23 septembre vers 21 H

Pour un regard mauvais deux jeunes étudiants sont morts sous les coups d’assassins qui n’étaient guère plus âgés qu’eux !

On pourrait désespérer de notre humanité ! La haine, le retour à l’état sauvage ! Les hordes de loup ! Et pourtant il y a eu ce témoignage ! Bouleversant ! D’une immense dignité !!

La mère de Kevin nous a plus qu’émus !

- J'ai perdu un enfant d'une mort absurde, il n'est pas parti à la guerre", dénonce cette femme.  Il n'y a plus de garde-fous, les codes de communication ont changé !

Et Aurélie Noubissi d’ajouter :

- Les assassins de mon fils ce sont des jeunes qui vivent dans le désœuvrement, l'oisiveté. La source du problème, on le sait, elle vient de Villeneuve !

La Villeneuve, quartier très sensible de Grenoble ! Comme tant de quartiers sensibles !  

Malgré la douleur, le deuil terrible, une flamme vive qui éclaire de son humanisme  la noirceur funèbre et meurtrière d’une société malade.

Dans votre douleur si digne, je vous ai trouvée très belle, Madame.


Un visage marqué de sanglots retenus
Le portrait de Kevin qu’entoure un cadre blanc
Devant l’inexpliqué  de sa voix les mots nus
Réitèrent  questions sur ces temps décadents.

 
Pas d’aura vengeresse, seule une imprécation
Dignement formulée au fil de ses paroles
Par Sofiane et son fils elle nourrit l’émotion
D’intelligence vive que la sagesse frôle.

 
Echirolles  déchirée sous l’éclat de l’horreur
Par la femme debout revisite ses plaies
Le silence en respect tient le démon vengeur
Flots de recueillement en écumes de paix.

 
Point de haine fardée de colères tranchantes
C’est le cœur d’une mère comme un cri douloureux
Un écho de bonté, une brise émouvante
Un onguent salutaire sur les bleus des banlieues.

 
C’est l’amour d’une mère qui se vide infini
Irriguant de son sang le ruisseau des mémoires
Pour que jamais la mort ne se change en oubli
Comme il s'écrit souvent dans les plis de l’Histoire...

 
C’est le cri d’une mère hérissé de questions
Sur cette humanité aux racines fragiles
Sur l’immense gâchis en ces quartiers-prisons
Où l’enfant sans repère se fait loup indocile !

mardi 2 octobre 2012

CARLTON ET SON HOTE AUX MOBILES (louches)


Alors que le salon automobile bat son plein (enfin, il essaie) le procureur de Lille (c’est chez moi ça !) Frédéric Fèvre a classé sans suite une sympathique enquête préliminaire pour…préliminaires avant viol en réunion qui visait DSK.

Il a classé sans suite car, contrairement au Sofitel, l’action ne se serait pas passée dans une suite ! Au Carlton on m’a annoncé qu’on n’avait pas de suite, sauf dans les idées…

En parlant d’ID ça me fait penser que j’avais un oncle qui en possédait une ! Une rutilante qu’il passait ses soirées à astiquer sans coup férir ! Cet inconditionnel de Citroën possédait aussi une DS de collection mais…je m’égare !

Le parquet de Lille avait ouvert la procédure le 21 mai alors que les juges d’instruction de l’affaire dite « du Carlton » lui avaient transmis le témoignage de Marion, une Escort qui accusait DSK de viol en réunion.

En parlant d’Escort je connaissais un pote qui en chérissait une comme la prunelle de ses yeux. Un modèle de 1968 qui avait, avec bravitude (comme dirait l’autre), surmonté les affres des pavés estudiantins ! Mais bon, je sens que je m’éloigne encore ! Marche arrière ! A p… ! Dure la marche arrière !

Les faits se seraient déroulés à Washington entre le 15 et le 18 décembre 2010 selon le FBI (entre le 16 et le 19 selon la CIA, mais tout le monde s’en fout !). Au cours d’une élégante partie fine, DSK toujours directeur du FMI, aurait imposé à ladite Marion des actes sexuels non consentis.

Mais la jeune femme est revenue sur son accusation mais on ne peut pas dire qu’elle fit hâte !

En parlant de Fiat, je me souviens d’un voisin qui en possédait une, une 500, un véritable pot de yaourt qui pétaradait dans tout le quartier et qu’il avait recouvert de décalcomanies découvrant les côtés somptueux de playmates et autres pin up  ! Mais je sens que je m’égare !

La jeune femme a déclaré qu'elle avait finalement accepté après avoir refusé verbalement. Cette version a été rapportée également par Estelle, une autre prostituée qui participait à la délicieuse soirée. Estelle c’est un peu sa dauphine !

Justement, j’ai le vague souvenir d’une Dauphine rouge, dans mon quartier d’enfance. Elle appartenait à Mr Vanderslip, un représentant en pâtes alimentaires. Heu, je, je suis vraiment désolé, je m’égare encore !

En définitive, la décision du procureur ne clôt pas l'affaire du Carlton dans sa globalité, puisque le volet concernant l'accusation de proxénétisme en bande organisée fait toujours l'objet d'une instruction Saura-t-on enfin si DSK fait partie du milieu ?

Serait-il mac, Lio ?

dimanche 30 septembre 2012

LES DEUX FACES DE LA CHANSON FRANCAISE


Hier soir nous avions le choix entre les has been (Tf1) ou l’émission consacrée à Charles Aznavour (France 2). Après rapide zapping je me suis replongé dans mon roman « la femme de l’allemand » de Marie Sizun ! Un chef d’œuvre !

Ce qui me gêne avec les émissions dites « de variétés » c’est justement le manque de…variétés. Toujours les mêmes soupes, les mêmes voix, les mêmes visages ! Les éternels retours aux chansons d’antan, la nostalgie télévisée, les habitué des plateaux qu’on nous ressort ! Et même le retour de Carla Bruni (si, si) invitée sur France 2 par Alessandra Sublet  qui avait un réel besoin de montrer ses cuisses par l’entremise d’une jupe taillée par un maniaque de la miniature !


Avant de plonger dans mon roman je me suis mis à rêver d’une émission sérieuse sur la chanson ! Car la chanson est une discipline sérieuse qu’il ne faut pas laisser entre les mains de pseudo artistes, de fabricants de tubes médiatisés ou de minettes à la voix standardisée. Oui, je me suis mis à rêver d’une émission où les besogneux de l’ombre apparaîtraient régulièrement et non seulement par fugacité à la demande d’un regretté Ferrat qui imposa, en son temps, la présence de Joyet ou de Paccoud  (qui les connaît ?) dans l’émission « Vivement dimanche ! ».


Je rêve, suis-je sot
D’une émission nouvelle
Où l’anglicisme show
Resterait aux poubelles
Où nul n’aurait pression
De chanter les standards
Mais créerait l’émotion
En dévoilant son art !
  la présentatrice
N’éprouverait jamais
Des joies de séductrice
Par sa jupe écourtée.
Où la magie des mots
Gommerait l’imposture
De voix sur un plateau
Que l’ambition capture.

 
Je rêve, suis-je fou
D’un nouvel échiquier
Où un Chancel « Bon goût »
De sons délecterait !
De sons et de musique
Nappés de poésie
De nuages lyriques
En toute modestie.
Où de grands inconnus
De leurs verbes superbes
Nous conteraient vertus
Ou critiques acerbes.
Mille chansons rebelles
Pour ne plus s’endormir
Des mélodies charnelles
Jusqu’au fond du plaisir.
 
Je rêve, suis-je con
D’un théâtre nourri
De faiseurs de chansons
Empreints de fantaisie
Mais aussi de candeur
Nue de mièvrerie
Des saltimbanques au cœur
Noyé de poésie.
Des anges gauchisés
Aux ailes incorrectes
Qui vous balancent au nez
Vos pleutreries suspectes.
Des enfants de Ferré
Sortis de la pénombre
Et scandant les mots vrais
Au cœur du plus grand nombre.

 
Je rêve, suis-je sot
D’un grand désintérêt
A faire ses trémolos
Sous les feux de télé.
Des visages nouveaux
Dans le champ cathodique
Loin des grands capitaux
Qui financent les disques.
Des enfants de Bruant
Sortis de leurs cafés
Chantant tonitruant
Les maux de société.
On les verrait alors
Les Joyet, Le Bihan
Les Juliette et consort
En sublimes artisans.
Orfèvrerie des mots
Lacouture  ou Morel
Bihl, Jamait ou Duino
Lapalud et Pestel.
 
 
Mais je rêve c’est sûr
L’anarchie des poètes
Se tarit de censures
Sous l’éclat des paillettes.
Alors tant pis mon vieux
Nourris-toi de chimères
Eblouis-toi les yeux
D’étonnantes  lumières.
Carla Bruni s’éteint
Et jaillit Clarika
Sans habit de satin
Mais le cœur en éclats.
Lavoine et sa promo
Dans la pénombre chutent
Et fredonne  Sarclo
Embellie, beauté…chut !!

vendredi 28 septembre 2012

IL Y A 30 ANS KOHL...


Helmut Kohl est né en 1930 et en Allemagne durant la grande dépression partie des USA (Crise de 1929) ! Il fut donc aux premières loges enfantines pour apprécier la montée au pouvoir d’un petit brun à moustache amoureux d’une svastika !
 

Il est le fils de Cécile et de Hans Kohl et le troisième enfant de ce couple de Ludwigshafen (Rhénanie-Palatinat). La vie paisible change de visage avec la guerre : elle mute. Les Kohl suivent l’école martiale et le frère d’Helmut meurt aux combats !

 
Helmut, lui-même, est enrôlé mais, grâce à Dieu, ne participera pas aux combats. Il n’empêche : il secrète de la mélancolie à mettre en colissimo ; Kohl y scie maux à sa façon en rêvassant, en espérant des jours meilleurs ! En de rares instants, seul dans la campagne, but Kohl, hic !!

 
Après les durs combats la paix reprend ! Kohl chique dans les près en attendant mieux ! Le mieux c’est la politique !! Kohl rejoint la CDU (Union Démocrate Chrétienne) tout en bûchant le droit à Francfort-sur-le-Main. Puis il poursuit des études à l’université de Heidelberg et réussit à les rattraper en les harponnant d’un sublime diplôme en histoire et en sciences paléolithiques, enfin, quelque chose comme ça !!

 
En 1958 Helmut est sur les dents : Kohl guette le verdict du jury ! Il aura satisfecit : obtention du doctorat pour sa thèse Développement politiques dans le Palatinat et reconstruction des partis politiques après 1945. L’homme, curieusement, ne s’oriente pas vers le professorat et les chaires mais vers le secteur privé ! On le verra manager des industries chimiques de Ludwigshafen. Dans le haut de la hiérarchie Kohl est monté.

 
Entre temps il se marie avec Hannelore, une copine de jeunesse. Le couple passe sa nuit de noce en Italie. On retrouve le couple Kohl à Gènes, très détendu à siroter du scotch.

 
Prenant quelques kilos il ressent le besoin de se faire élire à la diète de Rhénanie-Palatinat. Bien sûr il barbotte toujours dans son CDU adoré. Ce parti le porte, haut, très haut ! Le voici élu chancelier en 1982…un an après le sacre de Mitterrand !

 
Justement les deux hommes vont fraterniser ! Le 22 septembre 1984 voit Kohl mater les démons de la grande guerre ! Il commémore avec le Sphinx élyséen le souvenir des soldats français et allemands tombés durant la première guerre mondiale. Le mémorial de Verdun en est encore tout ému d’avoir vu les deux hommes main dans main se recueillir devant le souvenir des sacrifiés !

 
Mais cette cérémonie à l’extérieur laisse quelques séquelles. Kohl tousse. Pour ne pas laisser Kohl aux quintes sa femme lui prépare une bonne soupe de potiron. Quel plaisir d’être près d’un feu ! Par la suite il passera au cacao dont le prix en deutschemark semble dérisoire. Il le prend bien brûlant. Quelle sensation de chaud Kohl a !!
 

Les douceurs ne durent guère. En 1989 la chute du mur de Berlin va le forcer à réunifier au plus vite les deux Allemagnes : Kohl hâte héros à se retrouver ! Anciennes victimes de la Stasi et citoyens de l’ex RFA accorderont leurs violons !

 
Hélas Kohl erre dans les difficultés : l’Est, du jour au lendemain, obtient le même pouvoir d’achat par deutschemark. La réunification va se payer lourdement ! En dépits de maintes

Tempêtes qui semblent laisser Kohl au radeau sinistré, le chancelier réussira a sauvé la mise et a se faire réélire en 1994.

Mais la récession le rattrape. Sa politique alliant «culture du marché » et « protection sociale » bat de l’aile.

 
-         Le père Kohl a tord, lance le parti rival, le SPD. Y’en a marc (de café !)

-         Kohl ose copie d’un modèle dépassé qui ne peut qu’engendrer crises intestines, lance un écologiste boutonneux.

 
Bref, ce n’est plus le grand amour et Kohl se fait balayer par Gehrard Schröder, en 1998. Le SPD prend donc le pouvoir et Kohl, fatigué, laisse sa place à Wolfgang Schäuble à la tête de la CDU ! On voit ainsi Kohl dessaisi en sa voie.

 
Puis, même si de vive voix Kohl abhorre, Helmut collabore à des montages suspects de caisses dont saura profiter sa petite protégée, une certaine Angela Merkel.

 
Kohl maquille en trompe l’œil, rend des comptes occultes et finance son parti en pleine opacité !!

 
Fin 1999, la CDU est ainsi atteinte par un « Kohl, ô, sale »  scandale politico-financier qui ruine la gestion des années Kohl. La révélation de caisses noires le conduit à démissionner de la présidence d'honneur de son Parti en 2000.
 

Image cassée ! Quel bris Kohl ! L’homme fait l'objet d’une enquête judiciaire pour « malversations » ! Dans le frelaté s’étale Kohl ! Le dossier sera clos en 2001 après le paiement d'une amende de 300 000 marks non remboursés par la Krankenkasse !

 
Kohl fait moins recette dans les médias. Même notre resplendissant Monde s’interroge sur le bienfondé d’une insertion d’un quelconque article évoquant l’ancien chancelier.


- Kohl, on bannit ? S’interrogera un rédacteur en chef.

L’homme tirera sa révérence politique (syndrome Jospin) mais continuera à soutenir sa petite Angela !

En 2009, en plus d'une fracture de la hanche qui l'oblige à rester dans un rollstuhl (fauteuil roulant), Kohl est victime d'un  AVC (accident vasculaire cérébral) qui lui paralyse le bas du visage !

Mais, ce jeudi à Berlin, Angela a tenu a salué son grand copain à l’occasion du 30ème anniversaire de son arrivée au pouvoir !
-  Pour notre bonheur, nous Européens, nous sommes unis, et une grande part de ce bonheur nous la devons à Helmut Kohl a déclaré la Chancelière.

C’était beau comme du Goethe retravaillé par un Robert Schumann dans la plus haute tradition des lieder leaders sans délits d’heurts…

 

 

 

 

 

 

 

                  

 

mercredi 26 septembre 2012

DUFLOT ET LA QATAR CYSTITE (Où comment prendre les vessies pour des lanternes)


Agrandir en cliquant si besoin est

Cécile Duflot vient d’écouter une jolie chanson de Julien Clerc « Utile »

-         Je veux être utile à vivre et à rêver..

Et de se fredonner dans la tête : « Je veux être utile..à la majorité ! »

Et quoi de plus normal quand on est ministre et qu’on se retrouve dans un gouvernement de gauche qui vous fait confiance alors que vous êtes écologiste jusqu’au bout des ongles !

Oui, Cécile repeint ses cils devant son miroir réfléchissant qui, de réflexion en réflexion, lui adjure de rester à son poste de ministre du logement ! Mais c’est évident lance la coquette ! Pourquoi démissionnerais-je ?

Oui, pourquoi Cécile démissionnerait-elle, lancent des missionnaires de la croix verte qui supplient l’icône de l’écologie réaliste de ne pas quitter son marocain !

Sans être sainte Cécile connaît bien la musique des détracteurs : on va lui lancer un procès en sorcellerie puisqu’elle est capable de rester dans un gouvernement qui va faire ratifier le traité budgétaire européen alors que son propre parti (les Verts ou si vous voulez EELV) vient de clamer un non franc et massif à toute ratification d’un tel torchon, porteur de graves atteintes contre les droits régaliens à gérer sa propre tirelire et annonciateur de gros nuages d’austérité !!

Cécile reste chez les Verts et au gouvernement ! Peu lui chaut les EELV (Énumération Expansive de Lazzi Vexatoires) ! Elle reste au gouvernement pour gérer le gros dossier des logements ! Il ne s’agit pas de la déloger ! Cette tâche elle aime !!

Oui mais ! Oui mais ! Elle voudrait tant faire pour les banlieues en disposant de budgets étatiques dignes de ce nom ! Hélas, son ministère se voit tailler des croupières ! Son collègue de Bercy (Bercy beaucoup !) un certain Moscovici vient d’annoncer que son ministère du Logement connaîtrait, l’an prochain, une baisse de son enveloppe budgétaire à hauteur de –5,3 % !

Diantre ! Comment faire pour lutter contre la crise résidentielle dans de telles conditions ?

C’est alors que !! Zorro est arrivé, hé, hé ! Sans se presser ! Un Zorro qatari riche comme Crésus et qui est venu, sous les supplications de l’Aneld (Association Nationale des Elus locaux pour la Diversité), promettre la création d’un fonds franco-qatari afin remettre à neuf nos territoires délaissés (comprenez « les tristes banlieues »).

Cette bonne nouvelle devrait satisfaire Cécile et pourtant tout la chagrine !

D’abord c’est Montebourg qui tire la gloriole. Le Ministre du Redressement Productif a pris le dossier à bras le corps et a entériné l’idée d’un fonds à garantie qatari à destination des quartiers ! Aussi, l’Emir Al-Thani se voit adouber par Sieur Montebourg au nez (mais pas à la barbe) de Cécile qui, sur le coup, n’a rien vu venir !!

Mais le pire c’est que Cécile va devoir remercier ledit Emir d’avoir sorti un peu d’argent de poche pour réhabiliter les banlieues ! Autant d’oseille que son Ministère n’aura pas à déverser en cette période de vaches maigres !! Comment le remercier ? Remercier un Emir qui a fait sa fortune en vendant du gaz tout en enrichissant Total !?? Oui, Total, cette société française qui a pollué les côtes françaises et qui vient (tardivement) d’être déboutée par la Cour de Cassation, laquelle par jurisprudence, vient d’inventer le « préjudice écologique » !

Oui, c’est surtout ça qui chagrine Cécile : remercier un gentil donateur qui a bâti sa fortune avec l’aide de Total, le roi des pollueurs !!

Pour se consoler elle va réécouter Julien Clerc ! Mais la vieille K7 ne répond plus de rien. A la place de la jolie chanson, aux sublimes textes de Roda-Gil, s’est substituée une pâle parodie d’un vieux tube de Tino Rossi !! Horreur ! Qui s’est permis ??

La parodie effeuille les mots suivants :


Tu as l’argent puissant et faut voir comme
Tu séduis déjà nos grands hommes
Les jours n’étant pas doux
Ils ruminent
Alors tes dollars dans ta vitrine    
Ca les rend fous !!

O Qatari mets ta paie là, si si !
Ois comme la banlieue t’appelle ah, si si !
Les HLM t’implorent tant ! Ah, ah !
Les ascenseurs sont déficients ! Ah, ah !
Plus tard tout sera merveille si, si !
Par l’éclat de ton oseille, si, si
Qui sauvera le pauvre Etat, ah, ah
Et label Qatari naîtra !!

Tu guéris tous nos maux et invites
A nous redresser bien, sans limites
Tes aides en vérité
S’accumulent
Serait ce qu’ici chacun recule
Dans sa pauvreté ?

« O Qatari ! » net appel ah ! Si, si !
Ois comme la banlieue t’appelle ah, si si !
Les HLM t’implorent tant ! Ah, ah !
Les réverbères n'ont plus d'coran ! Ah, ah !
Plus tard tout sera merveille si, si !
Par l’éclat de ton oseille, si, si
Qui sauvera le pauvre Etat, ah, ah
Que l’austérité rend flagada !!

Cécile éteint le magnéto d’un geste de dépit !! Elle veut le coupable !!!

samedi 22 septembre 2012

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AVANT UN SALE HIVER UN FILM QUI FAIT SALIVER

LES SAVEURS DU PALAIS

Synopsis initial du film (finalement abandonné surtout en raison de sa chute !!)

Le film nous raconte l’histoire  d’Hortense Laborie, cuisinière patentée périgourdine qui, à sa grande stupéfaction, se retrouve parachutée dans la cuisine privée de l’Elysée. Elle devra personnellement s’occuper des petits plats à l’attention de Mr le Président.

Hortense (Catherine  Frot, géniale !) arrive donc au 55 Faubourg St Honoré, très honorée mais quand même sur ses gardes. On lui fait visiter la cuisine centrale et déjà Laborie gêne ! Cette cuisine est un ramassis de cuisiniers machos qui la dévisagent bizarrement et parlent sur son dos !!

En dépit des médisances et des regards torves notre brave Hortense impose son style dans la cuisine privée !  On proposera au Président des produits du terroir :

LES VALEURS DU PASSÉ

Elle se fait aider d’un jeune pâtissier, une bonne pâte bien modelable et à ses bottes. Elle finit par trouver sa place dans cette cuisine illustre et règne sur les petits plats qu’elle mitonne avec amour. Elle hume avec délectation le résultat de son travail.

LES VAPEURS DU SALÉ

Un moment d’égarement et elle laisse brûler des oignons (sur un fonds musical de Sydney Bechet). Un valet du palais, responsable du service incendie, se précipite avec diligence. Il fait éteindre ce début d’incendie par ses sbires pyromanophobiques.

LES SAPEURS DU VALET !

Un autre jour elle se tâche comme une vulgaire débutante ! Pas de panique ! L’Elysée dispose d’un service de lavage qui fait des pieds et des mains pour que le Président soit toujours bien habillé et bien taillé. D’ailleurs, dans les coulisses,  le Président se fait nommer « le sapé » ! Elle utilise donc les compétences des laveurs expérimentés !

LES LAVEURS DU SAPÉ

Mais elle n’a toujours pas vu le Président ! Elle ne fait qu’assister à un ballet incessant de ministres, secrétaires d’Etat, fonctionnaires divers. Elle voit ces passeurs, les laisse aller sans oser leur demander où loge le premier hôte de ces lieux !

Et LES PASSEURS VUS D’ALLER…

Un jour, miracle, elle se trompe de couloir et croise le Président (Jean d’Ormesson). Ce dernier prend du temps pour lui parler malgré l’urgence à maîtriser un début de manifestation estudiantine qui fait valser les pavés !

Le Président LAISSA LE HEURT  DU PAVÉ !

Il lui tient des éloges et avoue qu’il préfère ses petits plats que les menus d’antan, ceux que confectionnait la cuisine centrale : mets trop gras et surtout trop salés !!

Ah, LES SALEURS DU PAVE !!


Et les deux êtres prennent du temps pour deviser de leur goût commun pour la grande cuisine.


Le Président en oublie l’heure d’un départ pour l’Etranger et fait bouillir tout son état-major !! Qu’importe l’heure due ! Il aime tant parler avec cette femme aussi savoureuse que ses croustades aux pommes ! Et puis qu’on lui fiche la paix !!
 

Le Président LAISSA L’HEURE DUE ! VA PAIX !!

Le film se terminera par un cancer présidentiel, car, méprisée par les cuisiniers machistes, la belle ira proposer ses services ailleurs ! La cuisine centrale abusera des OGM avec les conséquences qu’on connaît !!