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samedi 18 avril 2015

POUR QUI COURAIT KORIR ?


Un pays, le Kenya, a été meurtri dans sa chair : 148 personnes, dont 142 étudiants, ont été assassinées, le temps d’un soupir, par un commando djihadiste, jeudi 10 avril 2015, à Garissa, dans la province nord-est du pays.

L’université de Garissa, symbole de l’élévation culturelle pour un avenir meilleur, a  été visée par ceux qui refusent de voir la raison et l’intelligence l’emporter. Les obscurantistes shebabs (insurgés somaliens) auront frappé au cœur de l’excellence intellectuelle, sapant la vie de ceux qui seraient un jour les bâtisseurs d’un monde plus juste. Ils ont tué par représailles, pour punir le Kenya d’envoyer ses troupes en Somalie ; ses armées expédiées pour contrôler la région et interdire les mouvances islamistes à reprendre Mogadiscio et la bande côtière ! En récupérant de tels lieux stratégiques les Shebabs pourraient réinstaurer leurs activités préférées : piratage, racket et taxation des populations locales.

Ils ont tué l’étudiant chrétien et préservé le musulman en profanant le lieu du multi confessionnalisme. L’incommensurable peine trempe ses racines dans le fait que le Kenya est un pays tout entier tourné vers l’éducation. Les parents se privent de tout pour financer les études des enfants et les faire sortir d’une condition de paysan.

Garissa, qui appartenaient jadis à la Somalie (les Britanniques avaient tracé arbitrairement une ligne entre Somalie et Kenya), pleure ses étudiants dans le fracas du monde.

Ailleurs l’émotion ne perle que sporadiquement. Le Pape François a, certes, attiré l’attention sur l’indifférence face au massacre mais l’esprit de Charlie ne souffle plus. Aucune grande marche pour communier dans la compassion.

Les réseaux sociaux s’enflamment par velléités notoires mais insuffisantes. Le sang des 142 étudiants a déjà séché dans l’histoire que d’autres rendez-vous malmènent (les drames de migrants en Méditerranée) !

Du Kenya on n’évoquera que son champion, Mark Korir, vainqueur du dernier marathon de Paris en 2 h 5mn et 48 secondes.      


Le long des 42,195 km Korir aura-t-il eu, dans la constante de son effort, une pensée pour ses compatriotes sacrifiés sur l’autel de la monstruosité ?


Le safari sanglant sur les terres kényanes
Par les chasseurs shebabs de Somalie surgis
Transforma Garissa en morbide savane
Jonché de pauvres corps dans leur jeunesse pris.

On immola l'agneau en ces tueries pascales
Qui portait les promesses d’un brillant avenir
En nourrissant  ses jours de vie professorale
On tua l’étudiant  jusqu’à s’en étourdir.

Le terrorisme pris dans son vol salafiste
A fondu, serres tendues, sur l’esprit cultivé
Déchiquetant l’écho des propos scientistes
Comme on tue la raison dont on craint la beauté.  

On immola l’agneau dans l’éclat du silence
Qu’assombrit, juste un temps, la prière papale
Puis la pugnace nuit en sa luminescence
Couvrit de son halo les veillées lacrymales.

Loin semblait le Paris d’un janvier recueilli
Où s’invitait le Monde au fil des compassions
Pour les dessins brisés par les armes en folie
Loin sembla, cette fois, l’esprit des communions.

On sacrifia l’agneau au nom de représailles
Pour châtier le Kenya, l’ennemi désigné
Qui de Mogadiscio par soldats et mitrailles
Phagocyte la prise si longtemps convoitée.

Garissa, la bannie, l’ancienne somalienne
A revu ses enfants sous les traits du démon
Aveuglés par le sang et l’horreur tragédienne
Jusqu’à briser l’élan de toute érudition.

Peine disséminée par la cybernétique
Quelques voix élevées sur les réseaux sociaux
Charlie se fait silence en cette ère dramatique
On ne marchera pas le cœur dans ses sanglots.

Et Korir accourant vers la ligne finale
Au cœur du marathon de ce printemps fleuri
Aura-t-il un instant, en ses foulées géniales
Sentit battre son cœur pour son pauvre pays ?
          
On sacrifia l’agneau, la Pâque s’est tuée
Sur l’autel avili de feux obscurantistes
Où vacille, impuissante, la frêle chrétienté
Flamme sous l’éteignoir des grands vents intégristes.

lundi 13 avril 2015

DANS MON MUSEE



                                 SOUFFLET DANS LE BALLON

RETOUR SUR LES DEPARTEMENTALES

Les élections départementales du mois de mars ont permis au parti du petit Nicolas, (le parti du ni ni) de prendre plusieurs places fortes à la rose flétrie (dont la Corrèze, le fief de F. Hollande, le Nord de Martine Aubry !). Le FN, s'en avoir gagné le moindre département, savoure l'augmentation du nombre de ses élus. Le PS, par la voie de Mr Valls, avoue avoir bien résisté d'autant plus qu'il gagne la Lozère (qui vire à gauche pour la première fois).
Finalement tout le monde a gagné !
Ou on fait comme si !



Dans le camp de la rose flétrie le pire est né, hâte l’antique tableau d’une gauche divisée qui a perdu son pari ! Valls bout intérieurement ; il est vile haine même s’il cherche à faire bonne figure en relativisant la montée du FN.

-         Je ne pense pas que cela se corse ! On nous crie gare mais l’heure est au sang-froid  et Marine Le Pen, quoi qu’on dise erre (couac con d’Isère) puisqu’elle n’a pas décroché le moindre département et en narre dèche !

Une militante PS, quelque peu gironde, abondait dans ce sens :

Vienne que pourra, le gouvernement gère en se faisant le héraut de l’équilibre des comptes publics afin que ne se creusent les déficits. Il dit aux ministères : vendez ! On liquide les bijoux de famille !

A l’aube d’un léger frémissement de croissance Hollande ne veut plus que ça cale, va, adosse un plan d’investissement à la reprise qui sonne et loue art de la croissance. Flamby veut faire entendre sa voix et même se faire des alliés chez les verts ! Bref, ne plus faire le mort, bille en tête, hue (Morbihan têtu ?) !

En perdant son fief de Tulle, ô Landes, l’hôte de l’Elysée a quand même trouvé une consolation grâce à la Lozère qui s’étale aux aires de roses et dément donc l’adage selon laquelle Flamby n’arrête pas de caler !

Au FN on fait comme si la victoire était belle.  En réalité Marine, lionne a la bouche dure honorée (bouches du Rhône aux rets ?) par l’âme aux zèles ! Oui, elle l’a mauvaise et crache un peu dans la soupe où marne la grimace ! Elle jette dans ce jus ras : ras le bol de son père qui se prend encore aise pour déraper verbalement et qui darde haine, ras le bol de ces candidats qui, un bas rhin, font les yeux doux à la nostalgie pétainiste et tissent maille par maille haine sur haine ! Nous la verrons bientôt tuer le père quand allégresse (Cantal et Grèce ?) nazie réinvestira le cerveau malade du géniteur !

A l’UMP, la victoire est éclatante, dit l’un à l’issue de la seconde manche !

Tim et Marie, récemment encartés ont félicité Nicolas ! Il le trouve rassembleur ! Mais attention, sur le sort des départements il s’étale peu, Marie, Tim ! Sa posture n’est pas très saine, Marie, Tim tant on le voit rouant le désintéressement ! Le petit caporal si haut de scène (talons aidant) ne voient ces élections que comme tremplin vers les présidentielles de 2017 ! D’ailleurs le petit homme n’a pas que des éloges qui l’ornent. Il a reçu la critique d’une femme (Rachida Dati qui se demande pourquoi  l’ex Président a évoqué les menus de substitution dans les cantines !) et puis deux d’hommes : Jupé et Estrosi, pour des raisons différentes…

Yves, Line, deux vieux briscards du système Bigmalion craignent que le petit Nicolas ne se reprenne la grosse tête et qu’il perde le nord :

-         Tout ce qu’il évoque l’use, dit Line ! Il s’autodétruit en somme ! Il s’enlise en noise en la jouant perso et en se persuadant indispensable lors des réunions ! C’est vrai que sa cote dore au soleil mais gare à ne pas leurrer loirs qui sommeillent !

Marthe, une vétérante qui a bénéficié d’emplois fictifs à la sauce chiraquienne redoute aussi que finisse terre sarkozienne sous la lune jupéiste ! Le Maire de Bordeaux, par sa loi rêche erre dans les mouvances du centrisme d’arrière-garde et loi raie le cher projet lepéniste du petit qui braconne sur des terres marinières…

Marthe s’écrie : Jupé est l’homme du passé, qu’il parte et sonne ailleurs, chez les socialos !

On peut trouver Marthe inique mais peut-être a-t-elle l’âme heurtée, maux aux ailes de vieille chouette qui fait scène, scinde nid : les Sarkozistes d’un côté, les Jupéistes de l’autre ! Le camp de droite en attrape mal au rein et redoute que là, dégoût à deux loupe le coach pour les futures échéances électorales.

Oui, la droite la plus bête du monde aiguille âne qui se demande : dans la discipline politicienne quel art-y ai-je ? Problème de Foix, de repaire, panne d’idées ! Les moutons qui suivent Nicolas bêlent fort en lui voyant perdre haineux-Rhône, heu, les neurones et ressortir des vieilles recettes qu’on essarte depuis des lunes ! Oui l’âne y est vrillant (la Nièvre, hi han) de contorsions multiples : rotation vers le FN, orientation vers le centre, une vraie girouette orne- orme qui prend racine ! Tout cela termine pour mesurettes, et si (Meuse eut rétréci ?) digne d’une pièce de boulevard (debout le Var !).

En résumé, un PS  s’élève au  jeu du «donnons !» (c’est  les Vosges du Donon ?) sans avoir les moyens de ses ambitions par obéissance à l’austérité de l’Europe qui est, de fait, harnais gare aune de la croissance à un niveau 0, ne lui permettant pas de prendre haute sa voie ! Il se fait bousculer par la division blindée d’UMPistes dont les chars hantent la rue de Solférino.  Le FN, quant à lui, fêté à aire-haine (fait TARN ?) compte les points et se prépare pour les prochaines joutes !


Je ne saurais proposer un bon mot de la fin pour cette chronique. Mais je suis sûr que le 1° pape et le chef des "pierres qui roulent" sauraient me dépanner : St Pierre et Mick l’ont !

samedi 28 mars 2015

CE DRAME QUI NOUS HANTE TOUS


Il s'appellait Andréa Lubitz et son suicide égoïste (selon les pu blications du sociologue Emile Durkheim) a amené 150 personnes dans la mort !

Il était copilote et a profité d'une sortie de son commandant de bord pour s'enfermer dans le cockpit et déclencher une mortuaire descente. Une mort programmée, un choc imminent, un fracas qui pulvérise ce monstre d'acier dans lequel battaient 150 cœurs.

Un copilote qui en devait pas se trouver en situation de travail de par se fragilité psychologique.

Un drame humaine et une faillite dans le suivi de ceux qui sont chargés de conduire à bon port des passagers, au gré des ailes du désir...

Elle était une de ces 150 âmes. Elle ne devait pas mourir si jeune.
Elle était allemande, aimait Bach, Mozart et l'opéra parce que sa mère les aimait, aussi.


Elle ne se trouvait pas près du hublot, qu’importe, elle regarderait au-dessus de la tête de son voisin pour scruter les premières couleurs de sa terre allemande.

Elle était bien assise, depuis le décollage, sur ce fauteuil dont elle avait légèrement incliné le dossier. Sa tête n’était pas à la lecture. Elle rêvassait tout en somnolant dans ses vagabondages d’adolescente. Elle revoyait Barcelone, la Sagrada Familia, le quartier barrio Gothico, le visage des amis espagnols et les nombreux selfies.

Elle revenait chez elle et c’était la seconde fois qu’elle prenait l’avion. A l’aller l’appréhension l’avait happée puis elle s’était raisonnée. Les hôtesses étaient particulièrement réconfortantes et chaleureuses. Le Commandant de bord et son copilote étaient à l’entrée de l’avion pour l’accueillir. Elle avait dit un bonjour assuré pour se donner une contenance, mais ça battait la chamade, à l’intérieur.   
  
Après un vol aller on se sent déjà une habituée des longs courriers. Elle s’était reconnue moins frileuse en grimpant dans l’A320 du retour. Là encore le commandant de bord s’était montré amène et accueillant à l’égard de tous les passagers. Elle avait rendu le bonjour à cet homme impressionnant dans son uniforme. Elle avait salué courtoisement le copilote mais il lui avait semblé qu’il ne l’avait pas entendu. Elle ne s’en était pas formalisée plus que ça !

On volait depuis une demi-heure. Elle se trouvait juste derrière Maria Radber ! Elle l’avait reconnue parce que sa mère lui avait montré une vidéo de cette jeune cantatrice à l’avenir prometteur ! Sa mère ! Une amoureuse de Bach, Mozart, et de l’opéra ! Comme il tardait de la revoir !

Elle n’avait pas osé parler à Maria. Alors, par curiosité, elle regardait dans l’interstice qui sépare les deux fauteuils frontaux. Une partition tourbillonnait de pages en pages . Maria refaisait ses gammes, dans le silence aérien de cette grande cathédrale volante.

On volait depuis une demi-heure et un bruit de cognement se fit entendre. On tambourinait sur une porte. Une voix mâle, empreinte de détresse et d’autorité. Elle apprit que c’était le commandant de bord qui cherchait à ouvrir la porte de l’habitacle de pilotage. Il n’y arrivait pas de retour d’un petit lieu de bienfaisance naturelle. Il n’y parvenait pas et son copilote semblait sourd à ses appels.

Maria ressentit les symptômes d’une descente prématurée. Les tympans tenaillés lui administrèrent les premières douleurs ! Il faut bailler ! Bailler à se décrocher la mâchoire ! La seule façon pour elle de se déboucher les pavillons et d’anesthésier le mal ! Elle bailla, avala de la salive ! Rien n’y fit !

Et ce martèlement de la porte, et cette voix qui s’égosille, et une sorte de panique qui commence à s’insinuer le long de la carlingue, rampante comme un serpent échappée des nuages, moutons ouateux qui semblent s’envoler au rythme inverse de cette descente.

Dans la cabine de pilotage, Andréa Lubitz, le copilote, a déclenché la descente automatique et condamné la porte d’accès ! Son pilote automatique s’embraie dans sa tête malade. Sa boîte noire n’enregistre plus que sa respiration et son inexorable envie d’en finir avec cette vie laminée de dépressions à répétitions. Elle n’enregistre plus la tangibilité d’une panique croissante, d’un écho de voix décharnées, d’une explosion de cris mortuaires surgis de ces gorges serrées, asséchées, dernières preuves d’une vie qui va s’éteindre bientôt, inexorablement !

Maria crie, s’accroche au corps de son voisin ! Il tremble comme une feuille balayée par les bourrasques folles et dont le pétiole voit la sève l’abandonner ! Il crie, il hurle à la mort !

La terre de France se rapproche ! Andréa Lubitz regarde sa mort en face, impassiblement. Le rocher et les ravines l’attirent. Derrière lui tout n’est que sidération terrifiée, de hurlements qui couvrent les prières. Andréa ne l’entend pas. Il a rendez-vous avec sa dame, la jolie faucheuse qui guérira toutes ses pathologies.

Le choc. Inévitable !

Cent cinquante vies pulvérisées ! Destins brisés annonciateurs de longues hibernations endeuillées.

Un sanctuaire de roches et de pentes escarpées.

Et l’incommensurable interrogation sur la fragilité mentale de l'être humain...

mercredi 25 mars 2015

DANS LE CAMP CANET





Dans le camp Canet
Germerait l'idée
De partir là-bas
Tout près de Bastia

Marion Cotillard
Y ferait dardar
Bronzage et brassées
Dans les eaux bleutées.

Le petit Marcel
Sous l'éclat du ciel
Reprendrait couleurs
Et du baume au cœur

Je ne sais pourquoi
Vous conte cela
Tout n'est qu'hypothèse
Frêles parenthèses

Ce n'est pas plus sûr
Que mots qu'on susurre
Dans les arguties
De la Sarkozie

J'écris conjectures
En la conjoncture
De sources erronées
Ou non vérifiées

En fait des Canet
N'ai rien à cirer !
J'avais juste envie
De mots qui sourient !

Oui, juste un rébus
Occultant l'Airbus.
















vendredi 20 mars 2015

LA LONGUE NUIT SYRIENNE



Des chercheurs de l’université de Wuhan, en Chine, ont publié des photos qui témoignent que depuis quatre ans, durée de la cruelle guerre en Syrie,  l’éclairage a diminué sur la terre de Damas.

Le  nombre de lumières visibles sur la Syrie la nuit aurait chuté de 83% depuis le début de la guerre en mars 2011.

Les clichés successifs témoignent d’une extinction des feux, progressive, inexorable.

« La Syrie est entrée dans l’âge des ténèbres, littéralement et métaphoriquement », a expliqué l’ancien ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband, aujourd’hui président de l’International Rescue Committee, membre de la coalition #withSyria.

Les ténèbres qui gagnent et l’impasse qui gronde.

Les données sont implacables : Bachar Al-Assad, tortionnaire invétéré, cherche à conserver son trône de Damas pour éviter le chaos à son pays. En face de lui, outre les insurgés de la première heure (abreuvés de jasmin tunisien) se dresse Daech, la terreur djihadiste, assoiffé de pétrole et de sang et qui, de sa folie sunnite cherche à déloger le chiite minoritaire (alaouite) qui se maintient sur un fauteuil avec, parfois, l’aval complaisant d’un Kerry, le secrétaire d’Etat américain.

Ce dernier a, récemment déclaré « qu’au final, il faudra négocier »

Donc négocier avec le Diable pour éviter que d’autres démons ne s’installent en faiseurs de Califat. C’est déjà oublier les morts des premiers combats, ceux d’Alep, ceux de Homs. Ceux qui croyaient à la révolution des printemps arabes, avec fierté et convaincus de leur juste cause.

Daech,  en s’ingérant sur le théâtre syrien a volé la révolution des premiers martyrs et plongé le pays dans un inextricable chaos.

La nuit gagne du terrain et avec elle l’espoir de toute solution révolutionnaire par tant d'atermoiements des gendarmes du monde.

Les réfugiés s’abritent dans des camps de fortune quand ils ne cherchent pas à fuir pour gagner un occident sourd à leurs plaintes.

Un occident qui se contente de frapper l’Etat Islamique et devient, en quelque sorte, un allié de Bachar.


Les ténèbres gagnent, enveloppant dans leur linceul l’âme moribonde d’une révolution et l’honneur d’un Occident désormais retranché dans ses calculs endogènes qui dicte sa passivité.


Des petites lucioles
Dont on brûle les ailes
Les plaisirs qui s’envolent
Dans le désert de fiel.

La nuit dans sa noirceur
Arrache l’espérance
Étend ses bras de peur
Musclés de malfaisance

Quatre ans d’ombres gravées
Par le soleil de plomb
En toute impunité
Au rythme des canons

Quatre ans  d’obscurité
Brodant sa taie de nuit
Où dorment rescapés
Les enfants démunis.

Bachar au trône rouge
Par le sang retombé
Néant ; plus rien ne bouge
Hormis l’indignité

Le djihadisme fou
A volé aux rebelles
Justesse du courroux
L’ire insurrectionnelle.

Daech, fleuve sunnite
Menace la vallée
D’essences alaouites
Aux relents pétroliers.

Et le roi de Damas
Sous ses draps tortionnaires
Sans déplaisir amasse
Lauriers velléitaires.

Kerry fait du Syrien
L’impossible garant
D’un savoir prétorien
A briser le néant !

Traiter avec Satan
Pourfendant ses rivaux
Tandis que la nuit fend
Les plus frêles halos.

Quatre ans de nuit croissante
Coupés de feux follets
Dans l’angoisse oppressante
De faisceaux meurtriers

La damnée  ténébreuse
En son cri étouffé
Gît sous les nébuleuses
D’un monde anesthésié.

Sous les tentes précaires
Qui dans l’oubli s’amassent
Tant d’espoirs mortifères
Dansent au gré des menaces

Tourbillonnent en l’esprit
D’une révolution
Dont la démocratie
Fit fugace horizon

Quatre ans de nuits rougies
Par le feu et le sang
Ténèbres infinis
Comme un gouffre béant.


lundi 16 mars 2015

L'EQUIPE DU PSG : MALAISE LA TANNE ; MAL EST ZLATAN


Il peut être si drôle quand il le veut ! Oui, enfin, bon...


Zlatan Ibrahimovic, le géant Suédois au salaire brut mensuel équivalent à 1029 Smic, a eu un léger excès de colère après le match perdu par son équipe (le PSG sauce qatari) contre le Bordeaux d’Alain Juppé (3-2) qui aimerait tourner cépage !

Oui, parfois le mal meut et suer doit pour évacuer. En l’occurrence c’est de la sueur verbale gonflée d’acrimonie mais aussi d’aigreur vis-à-vis de notre pays.

Zlatan a pesté :

-         En 15 ans, je n'ai jamais vu un tel arbitre dans ce pays de merde. Ce pays ne mérite pas le PSG !

L’action Ikea a aussitôt perdu 15% en bourse avant que le n° 10 parisien ne se confonde en excuses !

Quant à la France, pays de merde, ce n’est pas faute d’avoir subventionné les motocrottes à l’effigie chiraquienne.  En plein période déjections départementales elle reprend conscience du long chemin à parcourir mais on pouvait le dire plus élégamment !

Il suffira à Zlatan de se démerder et reprendre ses activités ainsi que ses esprits.

Le Père Jaouen a, d’ores et déjà, dédicacé et envoyé son livre à l’attention du faux Suédois, croisement d’un Bosniaque et d’une Croate et qui n’achète aucun kit Ikea. C’est vous dire l’implication patriotique !



A la lecture de cette œuvre le fameux Zlatan devrait permettre que bosse niaque sans sortir les crocs à scie, prêts à mordre les mollets d’un quelconque arbitre de M… Il aura alors oublié sa hargne et dira : t'es déjà où haine ?

En attendant le footeux risque quelques matches de suspension ce qui va davantage faire grimper son salaire horaire (salaire brut annuel  / heures jouées durant une  saison). 

Mais pour parodier notre Flamby national qui lançait « ça ne coûte rien, c’est l’Etat qui paie » nous pourrions entonner « ça ne coûte rien, c’est le Qatar qui régale ».

Oui, les Emirs font des cheiks ainsi que de l'or, en blanc !

Cette histoire confirme, s’il en était encore besoin, que le football professionnel est un sport de multimillionnaires « sales gosses » suivi par des smicards qui savent les supporter dans les deux sens du terme !

Quant à Zlatan, il perdu ses lettres de noblesse qatari.


La colère Latin. 



samedi 14 mars 2015

MAIS OU S’ARRÊTERA-T-ON ?

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GENÈSE D'UNE RITOURNELLE A EXÉCUTER SANS CHAT DANS LA GORGE


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ECRIRE NE NOURRIT PAS TOUJOURS SON HOMME...


NE PAS CUISINER EN REGARDANT LA TÉLÉ !





Régulièrement chez sa gentille marraine
D’Oléron de douze huîtres elle se régalait
Sans doute appréciait-elle  mais la rengaine
Commençait, latente, à l’importuner !

Un jour,  elle vient décliner sans ambages
L’invitation ; pas d'intention de nuire
Achète un beau poisson frais, d’arrivage

Elle échappe aux belons et… lotte de cuire ?

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À bras Kad a bras

Faites comme Kad, achetez chez Altaya et mettez :

- 50 semaines pour construire : un bateau, une voiture, une poupée, que sais-je encore !
- de plus en plus de pognon dans votre investissement car si le premier n° est quasiment donné les suivants accusent un léger taux d'inflation
- de la patience si vos n° commandés n'arrivent pas !



L'AJOURNE DE LA FEMME




Il y a une semaine, le 8 mars, c’était la journée de la femme.

J’avais concocté un petit poème en son honneur (à la femme, pas à la journée, quoiqu’elles fussent liées, en l’occurrence).

Je cherchais une chute alors j’ai ajourné la sortie de l’œuvre.

Ça tombe bien ; la poésie a comme thématique « l’ajourné »


Donc petit hommage à l’ajourné de la femme, amoureux transi, jaloux invétéré, expert en manigances au goût de rancœur et éternel sujet de roman qui nourrit notre littérature…


L’ajourné de la femme
Est un être maudit
Qui voit mourir sa flamme
Et s’éloigner le lit…

Il caresse l’espoir
A défaut d’autres choses
Et nourrit sa mémoire
D’utopie d’eau de rose

L’ajourné de la femme
Se repaît d’onanisme
Qu’il jugera infâme
En son évangélisme

Il écrit maladroit
Des poèmes transis
Les vers en désarroi
S’ouvrent aux railleries.

L’ajourné de la femme
Dans le blanc de ses nuits
Cherche en vain les sésames
De conquêtes fleuries

Il ressasse l’aigreur
De tout évincement
L’inanité des fleurs
D’un vieux soir, sur un banc

Il fréquente les bars
Et boit assidument
Bat le pauvre clébard
En guise de calmant…

L’ajourné de la femme
Est un être égaré
Dans la nuit de son drame
Sous la lune glacée

Il s’accroche au rideau
D’un théâtre qui meurt
Sous le poids du fardeau
Des errances du cœur.

Il meurt de jalousie
Au gré de filatures
Et son âme trahie
Se peint de salissures

Il ressasse et ressasse
Et puis ressasse encore
Modelant sa menace
En promesse de mort

Il se la donnera
Au dernier des chemins
Ou la lui dédiera
En sublime assassin

L’ajourné de la femme
Est un être nanti
D'Éternels mélodrames
Qui nourrissent l’écrit…

vendredi 13 mars 2015

MINSK, DÉCOR D'ACCORDS

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Le jeudi 12 février 2015 après 16 heures de café et autres boissons crème-lie-noise (donc du Kremlin) la chancelière allemande Angela, le Charlie Hollande et le renard Poutine se sont mis d’accord, à Minsk (Biélorussie) sur une feuille de route pour éviter la déroute de la paix en Ukraine.

Il faut dire que ça urgeait ! Les séparatistes gagnant du terrain à l’Est de l’Ukraine pouvait gagner davantage de terrain, menacer Kiev et peut-être même toute la paix en Europe !

Alors sans trop donner de bielles au Russe Poutine qui suit la piste au nez et à la vue, Angela et François ont réussi un compromis en évitant, autant que fer se peut, la compromission. Mais dans ce genre de tractations on n’est jamais sûr de rien ! Et surtout avec Poutine ?

Alors quelle sera cette feuille de route ?

Dès le samedi 14 un cessez-le-feu devra être établi. Les forces de Mr Porochenko, l’Ukrainien, s’engagent à se retirer en deçà de la ligne de front actuelle. Quant aux forces rebelles, elles devraient se retirer en deçà de la ligne de front qui s’était tracée le 19 septembre, date de Minsk 1, un accord foireux qui n’avait jamais été respecté !

Le mardi 17 février, les armes lourdes devront faire mi si la la ré (missile à l’arrêt) et, au diapason et de chaque côté belligérant, se retirer de 50 km de leur situation actuelle. Angela et François en ont fait la roquette à Mr Poutine qui siégeait presque à  son dogme-missile.

Le 3 mars toute l’artillerie des deux camps devra s’être retirée sans s’être retirée le moindre obus pour le plus grand bien des civils qui vivent encore au cœur de la zone de combat, faute de mieux.

Le 8 mars, tous les otages et prisonniers devront être libérés. Les otages verront alors s’amorcer Paix devant eux et goûteront aux Potages d’amnistie en guise de sous paix.

Le vendredi 13, à la lumière de la superstition, le parlement Ukrainien devra avoir voté une loi reconnaissant les limites du territoire non-contrôlé par ses troupes au 19 septembre. L’Ukraine accouchera donc d’une loi lui amputant du terrain tant lutte est russe et déplace un tas de civils (en pus tant d’utérins tend l’utérus et des placentas si vils ?).

D’ici à la fin 2015, voire à la St Glinglin, l’Ukraine (ou ce qu’il en reste) devra avoir réformé sa constitution en avalant, heu, en avalisant le nouveau statut des régions de Donetsk et de Lougansk, ces deux républiques auto proclamées par leurs chefs respectifs Zakharchenko et Plotnitsky. Le premier est un ex mécanicien et sape la quête de freins à l’autonomie de sa région. L’autre est ancien militaire de l’armée rouge et...ça fait peur !

A plus longue échéance il est prévu que l’Ukraine, après élections locales, pourra reprendre le contrôle de sa frontière avec la Russie avec comme épine dans le pied les deux régions sus nommées et à statut décentralisé mais, pour l’instant, indéterminé !

Voilà comment on traite avec Poutine, en croisant les doigts pour que le cessez-le feu et le retrait des armes lourdes ne soient pas promesses en l’air tant la détente se maintient à proximité de l’index !

Aux dernières nouvelles, et aux dires de Mr Porochenko, on est en droit de croire à une désescalade du conflit même si la situation reste tendue autour des ruines de l’aéroport de Donetsk (on parle de bords d’ailes) et au village de Chirokiné à 10 km du port stratégique de Marioupol (faut savoir : c’est Marie ou Paul ? Non, je plaisante !). En ce moment, dans le petit village, une âme d’indien abandonné, de Cherokee naît. On aimerait tourner l’apache sans fâcher hyènes…   
       
Oui, on peut espérer mais rien n’est moins sûr avec Mr Poutine qui vient, dernièrement, de décorer Andreï Lougovoï, un bien brave homme et si exemplaire pour sa patrie (d’où la médaille).

Oui, ce brave Lougovoï n’est ni plus ni moins le principal suspect de l’empoisonnement au polonium (en 2006) de l’ex agent russe Alexandre Litvinenko.

En Russie l’âme est d’ « Aïe ! », en choc, oh là !


Et Poutine reste un fin renard dont on ignore encore les véritables intentions hégémoniques…

LE QUART D'HEURE DE MR HULOT


mercredi 11 mars 2015

QUAND BODIN SE DÉCARCASSE...



Louis Bodin, le présentateur de Dropped, cette pseudo émission de télé-réalité qui est morte au même moment que ses pauvres victimes (voir mon article sur Florence Arthaud) a particulièrement attiré la foudre des internautes.

Il a, en effet, usé de sa faconde en se positionnant devant la carcasse d'un des pauvres hélicoptères pendant que la caméra le filmait.

Le fait que Bodin badine en badaud par débat qui s'débine n'a rien de badin !

Une sinistre mise en scène qui, selon mon avis, ne va pas faire remonter Tf1 dans l'estime des téléspectateurs.

Enfin, on suit un code de déontologie sinon on supporte des hontes au logis !

INTERMÈDE NIPPON