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jeudi 22 juin 2017

BAYROU ET BAIL ROUÉ...




Ça y est ! Le drame est consommé !
Après le départ de Richard Ferrand, éphémère ministre de la cohésion des territoires, rattrapé pas des affaires de favoritisme et celui de Sylvie Goulard, désarmée, le gouvernement Philippe s’est vu amputé de deux membres Modem.
François Bayrou, garde des Sceaux, a quitté son projet de moralisation de la vie politique pour ne pas être en porte-à-faux avec son combat. Il est, en effet, soupçonné d’avoir payé des parlementaires européens (avec l’argent de l’Europe) pour des emplois fictifs ! Avant même une hypothétique mise en examen, le Béarnais a quitté le navire pour ne pas exposer le gouvernement !

En réalité, on peut imaginer le Président Macron le convoquant illico presto  pour lui signifier entre quatre yeux :

-         Merci mon gros mais ton Modem on n’en a plus vraiment besoin ! Nous disposons de la majorité à l’Assemblée ! Alors tu prends ta valise et bien bonjour chez toi, à Pau !

Comme le Modem est sous le feu de l’actualité chaude et bouillante, l’autre membre Modem, en bon petit fusible, a sauté également. Marielle de Sarnez, quitte les affaires européennes !

Mais, contrairement à Bayrou, elle peut rebondir dans l’hémicycle puisqu’elle vient d’être élue dans la 11° circonscription de Paris.

Le Palois, lui, n’a plus que sa mairie et 9 hectares de pâturages que broutent de superbes juments qui ne jouent jamais aux courses.

Partir avant une hypothétique tempête : voilà une nouvelle démarche ! Certains parleront d’une faiblesse de résistance face à la pression médiatique quand d’autres évoqueront un geste de panache blanc, mode Henri IV, donc Palois avec une jument blanche qui, d’après ce que je sais, ne jouait pas non plus aux courses.


Le gouvernement Philipe II vient de se constituer. C’est Nicole Belloubet, ex élue socialiste et surtout ancien membre du Conseil Constitutionnel qui va garder les seaux pour l’instant vers de vase : tout est à l’arrêt Nicole !


Un petit mot d’Emmanuel
Un petit Modem, à nu hèle
Quelque secours de toute urgence
Oui mais, voilà, pour quelle agence ?

Pas de pot pour le maire de Pau
Fonds de cuve : vivait un dépôt
Il veut sortir du trouble, essaie…
Mais tombe dans le trou, blessé.

Claquement de doigt de Macron
Trop chaud, suant en hamac rond
Et s’en va Madame de Sarnez
Marrie, elle ressent le malaise.

Il n’était pas clerc mon Ferrand
Pensait éteindre le vol quand
La presse pressa, adieu Richard
Ému, tu hèles aussi, busard !

Emmanuel hait manuels
De politique délictuelle
Il sait trancher, fort couperet
Quand chez autrui le coup peu raie !

Pauvre Bayrou, faiseur de roi
Quittant l’arène, valet pantois
Son Capitole étend pâles oies
Capitule, il est temps, Palois !

Garder les sceaux, ne pourra plus
Démoralisation ventrue
Pour un centriste où naît l’amer
Pour un sang tristounet ; l’âme erre !

Atteint la roche tarpéienne
Des soupçons sans retard paient hyène
Aux poils médiatiques, politiques
Pour qu’il s’en aille, en marche éthique !

Et puis un mot d’Emmanuel !
Au puits un Modem, à nu, hèle
Un sauveur de la Providence
En ce monde de l’âpre aux vies denses !

mardi 20 juin 2017

LA SÉANCE VA POUVOIR DÉPUTÉ !




Voilà, c’est fait ! Le deuxième tour des législatives a rendu son verdict : avec une abstention à 57,36 % des inscrits, la vague macron est moins danse qu’on avait prévu, avec des électeurs pas trop en ballet : l’écœurement de masse naît. Mais, le nouveau Président s’offre, quand même, une large majorité avec 350 sièges (sur 577). Il a derrière lui 350 fidèles avec qui il pourra jouer au jeu de lois en leur demandant de laids dés  et cela sans devoir faire appel aux 42 députés du Modem, le parti de Bayrou qui s’est attelé à la Marche !

Dans l’affaire, le PS perd encore des plumes étourneau sansonnet, heu, et tourne aux cents sonnets du spleen politico-baudelairien (quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle). Il ne dispose que de 29 sièges et a vu quelques ténors (Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri entre autres) mordre la poussière.

La droite, finalement, résiste plutôt bien. Les Républicains gardent 113 sièges même si NKM, encore mal remise de son agression par un certain Debraize (qui n’est pas homme au foyer, contrairement à ce qu’on croit) doit jeter l’éponge. Il en est de même pour un ex judoka qui va faire ceinture (il en est estourbis, Douillet ; est-ce tour bidouillé ?)  ou encore Louis Giscard d’Estaing qui n’a pas celui de son père !
Le FN qui espérait près de 40 se retrouve avec 8 fauteuils dont un gros contingent tiré du « Pas de cas laid » pour se donner bonne figure. Marine Le Pen gagne enfin l’hémicycle et remplacera sa nièce Marion à côté de Gilbert Collard. L’avocat  s’est vu réélu, miraculeusement, avec 123 voix d’avance sur sa rivale Marie Sara  qui n’a pas bien su le toréer dans le Gard ! Qui qui rit qui, sous cape ? C’est Gilbert qui rit d’avoir fait tomber la reine !

La France Insoumise de Mélenchon gagne 17 sièges et son chef, sans l’aide d’aucun hologramme, à obtenu près de 60% des voix dans la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône. Fini le fiasco face à Marine, en 2012, à Hénin-Beaumont ! Il a sa revanche qu’il savoure en prenant un cocktail frais clémentine aux thyms-Corbière rouge. Il se gargarise de voir François Ruffin, l’auteur du film « Merci Patron » l’emporter à Amiens, en véritable bête de Somme.

L’histoire retiendra :

·        Que la Corse envoie trois nationalistes à l’Assemblée. C’est une première ! Avec Colombani, Castellani et Acquaviva, l’île de Beauté envoie dans l’hémicycle une colombe en paix qui trouve dans la lutte armée un cas goulet, un château défendant la langue corse et une eau vive se jetant sur un littoral à défendre.
·       Que les Verts ne sont pas présents à l’exception d’Eric Alauzet, un Doubiste adoubé «haut débit » macron-compatible ++, donc pas vraiment un vert solitaire à se faire un test, un ! Il n’aura pas à tester sa singularité dès qu’il fondra dans la marée gouvernementale
·        Mr Valls, ex Premier Ministre, a bien des déboires ! Il a péniblement gagné son siège de l’Essonne  et sonne sa rivale, Farida Amrani, particulièrement insoumise ! Elle l’accuse de tricherie et veut recompter les voix ! C’est une course de chiens qui s’annonce ;  dans ce genre de situation seule Evry est !
·        Jean Lassalle et sa voix rocailleuse reviennent dans l’hémicycle. L’ancien candidat à l’élection présidentielle a été réélu dans la 4ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques face à un candidat REM qui, pour la circonstance, n’a pas dérobé harnais (n’a pas de héros béarnais) pour monter son attelage à la victoire. Le berger qui se disait « pire est née haine » en se croyant mal aimé se refait une santé à perdre la laine (des moutons).  Ah, le retour de la bonne étoile ! Lassalle s’y fie !

Voilà, il ne manquait plus que ce clown de service pour faire rire les 223 députées femmes qui vont siéger. Désormais, elles représentent 38% de la nouvelle Assemblée ! Il était tant que ça se féminise un peu tout ça !

Bon, à présent il n’y a plus qu’à assister à la suite : la recomposition des partis, les règlements de comptes, les mutations génétiques vers le Macronisme…

Toute une ribambelle d’avatars que de vieux politiciens, qui se mettent amorphes, osent, pour faire jeune et ressembler au Président !

Ô toi, le si beau, le si grand Président ! Ô toi, mon tout !


Mon tout qu’est Toi ! A qui on se rallie (mots tôt !)


dimanche 18 juin 2017

UN PETIT ROMAN POUR L’ÉTÉ





Pour son premier roman, Anne Aunime, a su taper dans l’œil de l’équipe Gallimard. La voilà éditée en trois coups de cuillère à pot pour une œuvre de 50 pages au contenu sibyllin voire absurde.

L’incipit, déjà, en dit long sur le côté inintelligible : « Aujourd’hui, mon chien est mort… »

La scène se passe en Algérie, enfin on suppose car la description du lieu est volontairement absconse.  Sur la plage, un homme déambule, la tête vide, en quête d’inspiration. La mort de son chien l’afflige et remet toute sa vie en question. Il est mime et se nomme Marsault. Il voudrait changer son spectacle, le rendre plus attrayant. Alors, jetées du ciel, trois lettres (2 K et la lettre Mu, grecque) lui apparaissent en vision. C’est la révélation.

Désormais l’homme jonglera avec ses trois lettres symboliques, retrouvant la voix pour évoquer sur scène l’apport  du potassium dans la création artistique,  la taille microscopique de nos cellules qui contiennent pourtant toute la sève créatrice.

Un univers théâtral entièrement tourné vers la symbolique mais qui générera la jalousie chez un mime berbère, puriste dans la peau.

Le drame mène à l’écœurement narratif, dans un style sobre, dépouillé de toutes descriptions superfétatoires.


Un style qui nous fait penser à quelqu’un… Mais qui ?

samedi 17 juin 2017

DE SA LONGUE VIE KOHL DESSAISI !



Helmut Kohl vient de nous quitter. Le grand chancelier allemand vient de chanceler à l'âge de 87 ans. Hommage !


Le petit Helmut naît un 3 avril 1930 en Allemagne, le jour même où le Negus Tafari se fait nommer empereur d’Ethiopie sous le nom Hailé Sélassié 1°.

Hasard ? En tous cas c’est l’acier qui va constituer le moral d’Helmut tout au long d’une vie dont il ignore encore l’extraordinaire destinée.

Naître en 1930, en Allemagne, alors qu’émerge un parti dirigé par un peintre raté qui commence à faire fureur, n’a rien enthousiasmant !

Etre né quelque part, comme dirait Maxime… Le petit Kohl guette, en étant sur les dents, les moindres gestes d’Adolf. Aux maux des mots qu’il ne faut pas dire il est abonné Kohl. Il s’en souviendra toute sa vie.

La guerre éclate. Il y perd son frère aîné. Dans les dernières semaines du conflit il est enrôlé mais ne participe à aucun combat. Ça tombe bien, la guerre et ses antiennes Kohl honnit !

En 1946, la fleur aux dents, il adhère à la CDU (Union Chrétienne Démocrate) car il veut que sa foi, bien ancrée, tienne. Mais il n’oublie pas les études. Il obtient son Abitur (diplôme d’études secondaires) mais sans se prendre la biture il fête son entrée à l’université Goethe de Francfort-sur-le-Main. Il y étudiera le droit et la manière d’assaisonner la saucisse. Puis, il poursuivra des études d’histoire et sciences politiques à l’université de Heidelberg.

En 1953, il débute en politique en entrant au comité directeur de la CDU mais comme cela ne nourrit pas son homme, il entame une carrière dans le privé. On aurait bien vu Kohl chic, dans les prêts, mais le secteur bancaire ne l’attire pas. Il se retrouve adjoint de direction dans une fonderie dans laquelle se fondent heurts.

Dès lors, il part  et devient  manager de l'union des industries chimiques de Ludwigshafen. Mais les vapeurs le font tousser. Il faut éviter de laisser  Kohl aux quintes ! Aussi, après un doctorat pour sa thèse « Développements politiques dans le Palatinat et reconstruction des partis politiques après 1945 », il se donne à fond dans la politique. A l’époque l’Allemagne fait des râles alors il faut agir. Pour lutter contre le mal il faut le mal : Kohl hâte et râle ! Désormais on verra toujours à chaud Kohl hâter ; l’homme, dans bien des cas chaos tait !

Il devient président de la section CDU de Ludwigshafen et, en 1960, il épouse Hannelore Renner, une amie de jeunesse. Ils auront deux garçons et aucun ne s’appellera Erik (évitons les railleries !).

Président du groupe parlementaire de la CDU en 1963, il est donc député et grimpe les échelons rapidement en prenant de jolies voies d’électeur dans ses filets : Kohl a beaux rets ! Il devient ministre-président de la Rhénanie-Palatinat ! C’est drôle mais cet Etat fédéré lui évoque  de la reine  Annie pâle à Tina, deux amours d’enfance…Mais chut, il ne faut pas en parler à Hannelore !

La CDU obtient de très bons scores dans cette Province. L’homme veut grimper, écrit : « décollons ! » ; Kohl ose, copie « décollons encore ! ». Le parti monte en même temps qu’Helmut (en même temps qu’elle mute). L’homme représente bientôt la  figure principale du mouvement. Comme le répétait, tel un perroquet, un de ses collègues : Kohl y brigua bonnet (Colibri gabonais ?)

C’est en 1982, avec chance liée, qu’il le devient. Et c’est grâce à lui, et à notre sphinx national, François Mitterrand, que l’Allemagne et la France se réconcilient.

Le 22 septembre 1984, au mémorial de Verdun,  Kohl célèbre  avec Tonton le souvenir des soldats français et allemands tombés durant la Première Guerre mondiale. L'image des deux hommes d'État, main dans la main fera le tour du monde et deviendra le symbole de la réconciliation franco-allemande. Comme disait le papa de Mazarine : avec Kohl on bossait la paix avec colombes : haussez la paie !

Bientôt, Helmut Kohl doit faire face aux soucis de la réunification des deux Allemagnes quand le mur tombe, crac boum huuu, en 1989 ! Au sommet du pouvoir, le Chancelier aura le ventre qui gargouille à solutionner moult problèmes : Kohl haut pâtit ! La récession frappe le pays et accélère la remise en cause du modèle d’économie de marché « sociale ». Le chômage augmente malgré des mesures « fort de café », qui font dire de lui « le père Kohl a tort » ! Oui, pour certains, Kohl n’a pas assez sublimé le travail. Il eût fallu, en matière d’inspiration mystique, que les mesures de Kohl du Luther eussent !

Helmut enregistre alors ses discours d’une voix plus triste et un certain nombre de revers électoraux ! En septembre 1998, après seize ans de gouvernement chrétien-démocrate, le SPD  de Gerhard Schröder remporte les élections législatives !

C’est le début de la fin pour Helmut. Il ne rôde plus dans le microcosme. Quand c’est Schröder sèche rôdeur ! C’est comme ça. Et pour bien noircir le tableau, le voilà en fauteuil roulant à la suite d’une fracture à la hanche. On est en 2009 et c’est ainsi que Kohl cause avec le russe Gorbatchev du 20ème anniversaire de la chute du mur.

En 2015, il est hospitalisé, à l'âge de 85 ans, en soins intensifs. Il repense alors, sur son lit de fortune, au scandale financier qui l’a rattrapé en 1999. Une sombre histoire de marks ôtés qui avaient pris racines dans les caisses noires de la CDU et l’avaient conduit à se taire : pèze tait, le Kohl erra ! Et cette histoire de blé taira gris Kohl !

Il revoit aussi cette première rencontre avec Angela, cette gamine ! Elle m’eût tant plu, snif, Helmut en pleure. Angela, pourquoi as-tu tué « ton père » [1] en dénonçant mes pratiques financières ? Nous nous étions tant aimés !

Une plaie non cicatrisée qui l’accompagnera jusqu’à son dernier souffle, ce vendredi 16 juin 2017, à l’âge de 87 ans.

Pourtant, la gamine, devenue Madame Merkel, ne cesse de lui rendre hommage, en larmoyant sous son khôl. Elle a affirmé que Kohl avait «changé [sa] vie de manière décisive» notamment par le rôle qu’a joué l’ancien dirigeant dans la réunification du pays.

Il a été «une chance pour nous, Allemands», a également jugé la chancelière, qui a grandi dans la RDA communiste et entamé sa carrière politique lors la réunification allemande de 1990. En fait, elle lui doit tout.

Et de Macron au Pape François, en passant  par Poutine, le Monde entier rend hommage au père de la réunification allemande ! La nouvelle génération, un peu verte, découvre son nom : révéler Kohl aux geeks (rêvez l’écologique aussi !)

Des milliers d’hommages pour Kohl, en tas, telle est réalité !






[1] C’est par un simple article paru dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le 22 décembre 1999, que la discrète Angela Merkel a « tué le père ». En y dénonçant les pratiques financières du président du CDU.

vendredi 16 juin 2017

Nat' Ko Méchamment !



La Place Maubert n’était pas vide et devant  lui marchait Nathalie. Elle avait un joli nom la guide des Républicains : Nathalie. La place Maubert n’était pas vide, c’était le jour du marché et Nathalie y faisait sa campagne pour le second tour des législatives. Oui, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM comme vous savez) mettait les bouchées doubles pour tenter de se faire élire et battre son rival Le Gendre (REM), bien que sa fille ne fût pas encore mariée (REM).

Devant lui marchait Nathalie alors il l’a doublée. Elle lui a proposé un tract. Il aurait pu refuser gentiment, en gentilhomme, d’un gracieux « j’eusse tant aimé que vous ne représentassiez point ! ». Au lieu de cela il lui a arraché les tracts pour lui envoyer à la figure en lui lançant : Bobo de merde ! C’est votre faute si on a Hidalgo aujourd’hui comme maire à Paris ! »

Nathalie est tombée ! Elle a perdu connaissance et, comme par hasard, un photographe de l’AFP passait par là. Il a pris LE CLICHE de l’entre-deux tours : celui d’une jeune femme, allongée sur le sol rugueux de la place, avant que les pompiers ne viennent la secourir.

L’agresseur, lui, avait pris les jambes à son cou, la poudre d’escampette et tout un attirail de choses et d’autres qui vous permettent d’aller plus vite que la Marche  prônée par notre Président jupitérien. Il s’engouffra dans une bouche de métro. Depuis, on le cherche encore.

Nathalie s’est retrouvée à l’hôpital Cochin à devoir gérer un traumatisme crânien bénin ! Les messages de sympathie ont afflué, de droite comme de gauche puisqu’il paraît que ça existe encore !

Le méchant monsieur est recherché. Il se voit citer dans le journal entre le retour de l’affaire du petit Grégory et les sujets du  bac Philo, dont celui-ci : « Tout ce que j’ai le droit de faire est-il juste ? »

Oui, il avait le droit d’être en colère, mais non, il n’avait pas à balancer violemment des tracts à la figure de la gente dame ! Mais qu’a-t-il fait ? Il aurait préféré entarter BHL ou envoyer de la farine dans la tranche de Morano. Ça aurait passé comme une lettre à la poste, enfin, il le pense. Mais là, NKM hospitalisée, NKM tuméfiée, NKM maltraitée, par sa seule bévue.


Et tout ça parce que sa femme lui avait dit d’acheter une botte de persil et des échalotes au petit maraîcher du marché Maubert ! A présent les carottes sont cuites et il se retrouvera bientôt dans le panier à salades !


J’ai beau me tenir à carreaux
La violence me transcende
J’ai de la haine pour les bobos
Et je crois bien qu’ils me la rendent

Bien sûr j’aurais pu l’entarter
Mais gâcher de la nourriture
Ne s’inscrit pas dans mes pensées
J’ai de l’éthique, je vous l’assure

Un œuf aurait dû lui lancer
Un bien pourri, inconsommable
Mais un pote à moi l’avait fait
Contre Macron ! Pas imitable !

Balancer la blanche farine
Un  copain le fit pour Fillon
Cela fort déplut à Francine :
Sa femme aigre eut mots, nom de nom !

Alors, marché, Place Maubert
Je l’ai molestée de ses tracts
En lançant de vilains mots, ber-
Cés de merveilleuses ires en acte !

Elle est tombée de tout son long
Phase imprévue du scénario
J’ai pris la fuite ! Panique à fond
En m’engouffrant dans le métro.

Me voilà classé « en cavale »
La faute à Nathalie « bobo »
Portée d’urgence à l’hôpital
La faute à Madame Hidalgo

Tout se mélange dans ma tête
Le bien, le mal et ce cliché
Volé, naviguant  sur le net
Nathalie, au sol, allongée…

Ils n’attendront pas trente années
Pour me retrouver, les pandores
Pas de corbeaux à démasquer
Pas de Vologne en ce décor.

Me voilà classé « en cavale »
Hors fichier S mais bien coté
Dans le médiatique encéphale
Les réseaux de curiosité.

Combien de temps supporterai-je
Cette perruque maléfique
Et ces verres noirs qui me protègent
Contre le soleil et les flics ?

Tout se mélange dans ma tête
Le bien, le mal et ce cliché
Volé, naviguant  sur le net
Nat’ pourras-tu me pardonner ?

jeudi 15 juin 2017

PUB 114






Livrez-nous du bon Boursin
Accompagnant vin et pain
Donnant un air de kermesse
Pour nous, femmes en sac Hermès

Du bon Boursin à la tonne
Sans contrefaçon qui tonne !
Quels calamiteux aspects
D'un faux Boursin tonnes auraient !



mercredi 14 juin 2017

LE JEU DE MASSACRE


QUELQUES BATTUS DU PREMIER TOUR (sans fleurs ni couronnes svp ! Ne creusons pas la dette !)



Un raz de marée poussé par le vent de l’abstention, voilà ce qu’on peut retenir du premier tour des législatives.

Le tsunami s’appelle « En Marche », ses vagues ont des pas de géants et elles ont bien fait marées (enfin, chez Macron). Avec 32 % des suffrages exprimés, le mouvement REM (République en Marche) du nouveau Président dans bien des cas racoleurs se voit caracolant. Entez haut REM, que prenne la greffe !

On sent du « dégagisme » à plein nez ! Tombent les anciens, par tirs, et dégâts gèrent (Tombe : les anciens partirent et dégagèrent) ! La future chambre des députés devrait faire peau neuve, au soir du 18 juin, à l’issue du second tour ! Une immense vague mauve (mélange de rose socialiste et de bleu républicain) va envahir l’hémicycle, le renouvelant à plus de 60 %. A modifier le film de la République mauve y met cœur !

En même temps, pour paraphraser Macron, la victoire est à replacer dans un cadre d’abstentionnisme aigu : 51,29 % ! Du jamais vu au premier tour des législatives sous la Ve République. Mais bon, c’est la démocratie et tant pis pour celles qui n’ont pas voté en se faisant dévotes (messe oblige), pour ceux qui sont partis se baigner comme ma cousine Lise, dans le loir (oui, laissons Lise au Loir) avec ce beau temps caniculaire, bien ancré tendance "réchauffement planétaire".

L’appel du 18 juin, au second tour, ne changera pas la donne et les grands battus lèvent le bras. Benoît Hamon s’est pris une veste dans les Yvelines, dépassé qu’il est par la candidate REM Nadia Hai (ce qui comble Hai d’honneur) et un homme estampillé LR (Les Républicains). 

Le candidat de la rose aux présidentielles confirme ainsi sa chute et, dans le même mouvement toute la dégringolade du PS dont on ne compte plus les autres revers : François Lamy (mais le poulain de Martine Aubry a de sa résilience : fort Lamy naît), Jean-Christophe Cambadélis,  Malek Boutih (mal abouti), Aurélie Filipetti ! Les socialistes qui occupaient 284 sièges à l’Assemblée n’en obtiendraient que 15 à 40 ! L’éléphant de Solferino, sous un tel coup de barre barrit !

La casse est moindre chez les Républicains. Mais quand même !

Associés à leurs potes de l’UDI (Union des démocrates indépendants), ils ont enregistré 21,5 % des voix exprimées dans un petit studio d’enregistrement démocratique très exigu. Juste de quoi envisager 70 à 130 sièges à l’issue du second tour !

Henri Guaino, ancienne plume d’un petit nerveux reconverti dans l’audition d’une chanteuse à petit coffre (vocalement parlant, pas financièrement) est éliminé avec le score magnifique de 4,5 % des voix !

Franck Reynier (UDI), député-maire de Montélimar voulait nougat-thé, heu, nous gratifier d’un troisième mandat ! Hélas, on en restera là, Reynier, car la Drome adhère, elle aussi, à la Marche qui monte et lime art vétuste des vieilles politiques ! Du renouveau, du renouveau, vous dis-je ! Et voilà le Prince Reynier délogé de son rocher par Alice Thourot (REM) qui glane 34,9454120 % des voix (notez la précision !). Franck se voit déjà en vacances punitives puisque Thourot paiera torts !  

Et le FN, me direz-vous ? Hum, je sens que vous vous languissez de savoir si les petits protégés de Marine s’en sont bien sortis ? Hé bien, heu, cossus cassés, heu, coût c’est concis, heu, couci-couça,…

Si Marine a brillé dans son fief d’Hénin Beaumont, il n’en est pas de même pour son sergent, Philippot, en difficulté à Forbach ! L’homme est en train de laisser l’âme aux zèles en ayant le moral fort bas, quoi ! Ben oui, il arrive en tête mais est méchamment talonné par Christophe Arend (REM), un chirurgien-dentiste particulièrement sur les dents tant il est occupé : cent maux, biles, happent Arend !

-      Il n’a qu’à s’occuper de ses patients, clame Florian Philippot au micro de BFMTV, son meilleur sponsor. Rajouter un Macron de plus ne sert à rien ! Votez pour moi !

Le FN engrange 13% des suffrages exprimés et se félicite de devancer l’infâme Mélenchon et sa France Insoumise (11% des suffrages exprimés). Pour Jean-Luc c’est la douche froide ! Glas, glas, glas, pour qui sonne le froid ? Pour bibi ! J’avais grappillé 19,58% des voix au premier tour de la présidentielle et me voilà avec 11% ! Jean-Luc l’a de plus en plus mauvaise ! Le temps des cerises l’aigri ôte ! On sent la guigne au laid quand il lance :

-      -  Ils ne me font pas peur les 400 députés de Macron. C’est le contraire, je me pourlèche !  400 bizuts qui arrivent dont la plupart d’entre eux sont des CSP+ (comprendre : des catégories socioprofessionnelles hyper favorisées) qui sont habitués à la vie triomphante et glorieuse n’ont aucune espèce d’idée de la vie monacale qu’est la vie de député. Ils vont avoir des serre-files qui vont leur donner des ordres pour voter en cadence les textes. J’attends de voir tout ça !

Hé bien oui, moi aussi Jean-Luc j’ai hâte de voir tout ça ! Une nouvelle chambre, refaite à neuf, débarrassée de tristes mines, désencombrée de vieux ténors de la politique corrompus parfois jusqu’à la moelle ! Ah oui, une nouvelle chambre, tapissée de visages féminins, de jeunesse et d’envie !

En fait, au plus profond de nous-mêmes, nous l’avions rêvé !


Macron la fée !


samedi 10 juin 2017

THERESA SE TIRE UNE BALLE DANS LE PIED



Theresa May, la  Première ministre britannique, vient de perdre, disons plutôt, vient de ne pas suffisamment gagner les élections législatives qu’elle avait elle-même anticipées pour se reconstituer une meilleur troupe de conservateurs au Parlement.
C’est stupide ! C’est tout aussi lamentable qu’une boulette de Lloris à la 90ème minute d’un match Suède-France !
Celle qui se voyait la nouvelle Thatcher, tâte cher le cuir rugueux de la déconvenue. Elle perd la majorité absolue au Parlement :
Mes ennemis qui parlent m’enterrent, lance Theresa un peu dépitée d’un manque de députés, mais je vais m’accrocher. Je vais contre vents et marées reprendre la main à neuf jours de l’ouverture des négociations du Brexit.
Donc pas de démission mais des missions à coup de motions tartinées à la sauce british hors UE. Theresa se damne de faire à fond la sortie de son île hors du grand bidule européen, et ce malgré le revers de son parti conservateur aux élections.
Avec 318 députés, son parti est arrivé en tête du scrutin, mais a perdu douze sièges, tandis que l'opposition travailliste, tirée par un surprenant Jeremy Corbyn, dispose de 262 députés (+30), selon les résultats définitifs publiés vendredi.
A la tête d'un gouvernement minoritaire, Mme May doit désormais son salut à un petit parti unioniste nord-irlandais DUP, dirigée par Arlene Foster, et ses 10 sièges pour atteindre la majorité absolue !
-      Ne soyons pas DUP, a lancé Corbyn tout remonté, quand on n’a pas suffisamment de sièges et que sur vos moutons se fait rare laine faut s’taire (se faire Arlene Foster). Mme May doit démissionner ! Moi, je vais prôner un Brexit mou, qui protège les emplois dans notre pays ! On ne peut pas se couper définitivement de l’UE !
De son côté, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a appelé Theresa May à "abandonner" son projet de Brexit "dur" après son échec aux élections. Mais qui peut donner des conseils de nage en eaux troubles, est-ce Sturgeon ? Nicola, sans scénique ola à son égard, a, elle aussi, essuyé des pertes lourdes dans ses élections.
Malgré ces mauvaises humeurs, Theresa est allée voir la Reine au Palais de Buckingham. La vieille dame était en train de refiler un vieux steak de vache folle à deux petits corgis tout faméliques.
-      Que me vaut l’honneur de votre visite, a demandé Elizabeth II ?
-      Je vous demande la permission de continuer les négociations avec l’Europe pour sortir le pays de cette ignoble machinerie et ce, malgré un petit revers lors des élections législatives anticipées
-      Oh, my God, il y avait des élections anti-See pay ? Heu, je ne savais pas ! Heu, qui est ce monsieur ? Un vérificateur des rémunérations de ma gracieuse couronne ?
-      Je vous expliquerai… Alors, c’est oui ?
-      Comme vous l’entendez Theresa, je vous fais confiance. Vous avez vu mes petits Corbi, des amours non ?
-      Oui, votre Majesté ! Bon, j’ai votre accord alors je file à mes responsabilités !
Et Theresa repartit l’âme en deuil, la tête plein de Corbi Yard (cour de Corbis),  reformer un nouveau gouvernement.
Après tout, le fait que les Tories (Conservateurs) aient obtenu le plus grand nombre de députés leur donne « la légitimité » pour mener à fond le Brexit.  
Alors son parti doit mener la bataille !

Et quitte à boire le calice jusqu’à la lie il faudra servir au Tory thé !

vendredi 9 juin 2017

OUI, J'EUS UN DERNIER J.T. (comme j'en eus un premier) !


Jeudi soir, c’était la dernière de David Pujadas. L’homme à la coiffure improbable, débarqué pour ne plus cadrer avec le jeunisme voulu par Delphine Ernotte (Présidence de France Télévision) présentait son dernier JT qui fut agité !

Et oui, au milieu de sa prestation Etienne Leenhardt, François Lenglet et Nathalie Saint-Cricq (à peine remise de ses émotions du débat présidentiel d’entre 2 tours), figures de proue de l’info sur France 2, ont tenu à débarquer sur le plateau alors que David était en train de parler de l’homo sapiens, qui, à son époque, ignorait le monde cathodique.

Les trois confrères ont voulu rendre hommage au partant, à ce valeureux David qui, hélas, n’aura pas eu raison d’un Goliath hiérarchique.  

Ses anciens collègues sont revenus dans une longue séquence sur sa carrière « comme un livre d’histoire » : ses reportages à New-York lors du 11 septembre, les interviews à Téhéran ou en Crimée, ses meilleures questions posées à Vladimir Poutine ou encore à Mick Jagger sous forme de pierres qui roulent, les questions perfides lancées à la figure de Bachar Al-Assad, les petites piques à Kadhafi encore bien vivant à cette époque !

La fin du JT se transforma en véritable fête genre « pot de l’amitié » pour quelqu’un qui part à la retraite.

David, cachant son émotion, sut lancer son message d’adieu. Il remercia les fidèles téléspectateurs et rappela que son départ n’était « ni sa décision ni son choix. »

Puis il a défini sa vision d’un journalisme « pédagogique et indépendant », une ligne de conduite qu’il s’est fixée pour combattre « la défiance grandissante du public » à l’égard des médias.

Il a quand même reconnu ses bévues : Pardon d'avoir été un peu sentencieux. Tout n’a pas été rose ni parfait mais on apprend de ses erreurs !

Pujadas a remercié tous ses gens autour lui d’un « merci pour toutes les équipes de France 2 » et a souhaité « belle route » à sa remplaçante, Anne-Sophie Lapix, la blondinette au strabisme louche qui sévit sur la 5 avec une émission où on parle tout en se goinfrant (un concept gastronomico-médiatico-plouc..).

Ainsi part David Pujadas, l’homme-tronc de France 2, depuis 2001 !


Gageons qu’il retrouva une nouvelle place sur une autre chaîne car son talent reste intact et surtout le public l’aime !


La der des der de Pujadas
Fallait qu’ils le congratulassent
Que tous en cœur ils le louassent
De bravos qu’ils le créditassent

Le dernier JT de David
Il n’apparut pas trop livide
D’être un vieil objet qu’on liquide
Tant les égards venaient, limpides

Le tout dernier de Pujadas
Fallait fort qu’ils le célébrassent
Pour cette voix remplie de grâce
Ses interviews nimbées d’audace

La fin du 20 heures pour David
Sortie venant de choix rigides
52 ans et quelques rides
Sont comme galets qui lapident

Sortie forcée de Pujadas
C’était sûr qu’ils le consolassent
De mots d’amour qu’ils lui parlassent
De facéties qu’ils le charriassent.

Plus d’homme tronc pour toi David
Débarqué d’un astéroïde
Longtemps brillante sous l’égide
D’un journalisme d’intrépides.

Fin du plateau pour Pujadas
S’imposait qu’ils l’auréolassent
L'émotion qu’ils lui apportassent
De mercis qu’ils lui adressassent.

Finis l’ère des micros, David
Les dictateurs liberticides
Les grands théâtres fratricides
Ou les stars de succès avides.

L’époque Lapix pique Pujadas
Il fallait qu’ils lui formulassent
Consolation, qu’ils l’apaisassent !
D’un « t’es sensass ! » qu’ils l’encensassent.

Mais on te reverra David
Nanti d’une humeur impavide
Sur d’autres chaînes plus lucides
Sur ce talent riche et solide

Tissant sa toile d’arachnide…