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samedi 9 septembre 2017

IRMA NE FUT PAS DOUCE...




L’ouragan Irma a frappé les Caraïbes ce mercredi 6 septembre 2017. Si la Guadeloupe a été, semble-t-il, épargnée il n’en est pas de même pour Saint Martin et Saint Barthélémy. Dans cette île, 60 % des maisons sont désormais inhabitables. Quant à St Martin, force est de constater que 95 % de la partie française de l’île (l’autre partie étant néerlandaise) a été détruite.

Dans ces deux joyaux touristiques c’est désormais la désolation. Toits emportés par des vents pouvant atteindre 285 km/h, voitures retournées, maisons inondées, arbres arrachés de leur sol natal…

Le cyclone a transformé la terre en vaste terrain apocalyptique. Mais Irma n’en a pas encore fini de son énergie meurtrière. Elle se dirige vers la Floride…

En cet instant, les secours font ce qu’ils peuvent pour ravitailler en eau les deux îles sinistrées. On tente également de rétablir l’électrification insulaire, réduite à néant lors du passage du monstre.

Les secours s’activent mais déjà une nouvelle menace venteuse s’invite au bal : José. Ce nouveau cyclone pourrait suivre le chemin d’Irma et frapper encore les aires dévastées !

La violence croissante des cyclones trouve son explication dans le réchauffement climatique. Nicolas Hulot, hier, sur France 2, a encore été formel sur ce point. La planète se réchauffe en raison des gaz à effet de serre que secrète l’activité humaine. Le Ministre de l’écologie, un brin fataliste, pense même que le pire est à venir.

Une raison de plus pour que l’homme agisse dans cette course contre la montre ! Il faut redoubler d’effort dans la diminution de nos consommations en énergie fossile et apprendre à repenser notre mode de vie…


Les cyclones se muent désormais en lanceurs d’alerte !


Irma ne fut pas douce
En sa danse éolienne
Point de frêles secousses
En gracieuse sirène
Son ballet fut brutal
Sournois, tempétueux
Empreint de voix létales
A briser les flots bleus

Irma ne fut pas douce
En sa chorégraphie
Elans qui se courroucent
Arabesques en furie
Ses navrants cavaliers
Sous ce grand lessivage
En leur corps sacrifié
Cumulèrent  les outrages.

Irma la titanesque
En cyclope, maudite
Pris d’entrechats dantesques
De frénésie subite
A bousculé la Terre
Et ses habitations
Soulevé de colère
Des toits en perdition

Derviche échevelé
Dans sa robe d’ouate
Irma s’est déchaînée
Ogresse et scélérate.
Dévorant les contours
Des maisons désertées
Frappant les alentours
De soupirs meurtriers.

Irma ne fut pas douce
Au sein des Caraïbes
L’avenir qui s’émousse
Des larmes qu’on exhibe
Saint Martin sans manteau
Pour couvrir ses blessures
Et St Barthélémy
Massacré, sous brisures…

Tant de cœurs dévastés
Par la désolation
L’eau qui vient à manquer
Surcroît de punition
Les secours qui s’opèrent
Dans ce chaos sans nom
Sous la menace claire
D’un éminent démon

José s’approchera
Dans le sillage blanc
De l’impossible Irma
Par-dessus l’océan
Tragique carrousel
De javas cycloniques
Le grand bal s’ensorcelle
De vapeurs maléfiques…

vendredi 8 septembre 2017

LUTTE ILLIES : TERRE à SAUVER !





La petite ville d’Illies (59480) dans le canton d’Annœullin (Nord) peut sortir de l’anonymat : mon blog en parle et je n’en reviens pas.

Quelle drôle de muse m’a contacté pour que j’en vinsse à relater ce bourg où vivent des Illilois dont se préoccupe peu Daisy, Lilloise. Daisy est une amie qui vit dans le fief de Martine Aubry et ne jure que par la capitale des Flandres. Elle snobe un peu les alentours. Moi, j’aime me promener dans la campagne environnante et Illies, dans son paisible écrin de verdure, m’est apparu soudain comme un symbole de pastoralisme !

Quand je vous dis « m’est apparu » il s’agit bien d’un fruit insolite de l’arbre onirique. Un long sommeil profond est passé par là pour me catapulter dans une vie future.

Réincarné en maître restaurateur je me voyais confectionner des plats végétariens, 
respectueux de la nature, écartant les lobbys de la viande, luttant contre les élevages en batterie, fustigeant les pollueurs de tous bords…


Je me voyais à la tête d’une petite enseigne fière de son jeu de mots !


Je pourrais dans une autre vie
Sur la place de l’église d’Illies
Au cœur de ce Nord tant aimé
Créer le resto renommé !

J’aurais alors acquis le don
De mitonner sur tous les tons
Mille denrées selon l’éthique
De la culture biologique.

Le Monde d’alors célèbrerait
La cinquantième COP et vouerait
A l’environnement fragile
Le grand respect indélébile.

Délectant des végétariens
Je réduirais à presque rien
Les plats d’obédience carnée
Devenus désacralisés

Devant mon bel estaminet
De belles voitures électrifiées
Sortiraient les chalands ravis
De manger d’un vert appétit.

Et dans l’église abandonnée
Je proposerais des banquets
A la santé de la Nature
Des Dieux bénis de la culture.

Dans ces jolies messes païennes
Pour des agapes musiciennes
S’inviteraient chants harmoniques
Raillant les climato sceptiques

J’aurais fait de l’ex café presse
Un lieu de ripailles où se pressent
Des écolos très cynophiles
Amoureux de la chlorophylle !

Viendraient les défenseurs de peaux
Pleurant encore Brigitte Bardot
Les défenseurs des bébés phoques
Ou des crocos de l’Orénoque…

On parlerait COP 21
Et depuis là, le long chemin
Pour dépolluer la planète
Raccourcir le cours des tempêtes

On évoquerait maintes COP
Visionnant en cinémascope
Les grands standards d’Ushuaia
Quand père Hulot menait combat.

On viendrait vite, on se ruerait
Vers mon Palais-du-bien-manger
Réservations sur le très tôt
On aimerait ILLIES COP RESTO

jeudi 7 septembre 2017

CHEZ LE COIFFEUR, PHILIPPE BROSSE UN TABLEAU




Quand les critiques anti-Macron lui montent au nez c’est paradoxalement que le Premier Ministre, Edouard Philippe, monte à Dijon. C’est là que la mou tarde et qu’il gère assez de temps pour conserver sa bonhomie.

Ce mardi il est donc allé à Dijon, la belle digue digue, la belle digue donc et s’est rendu plus spécialement chez un coiffeur. On aurait pu imaginer que la situation un peu barbante (oh le méchant Mélenchon, oh ce diable de Martinez !) allait l’acculer à se la faire couper (la barbe). Mais non ! Accompagné d’Agnès Buzyn, Ministre de la Santé et de Gérald Darmanin, Ministre des Comptes Publics, notre grand Premier Ministre est allé parler réformes pour les indépendants !

Philippe a précisé au coiffeur dijonnais qu’il était en train de se couper les cheveux en quatre pour trouver une solution à la compensation de +1,7 points de CSG dont sont frappés les indépendants (d’ailleurs, tout autant que les retraités et fonctionnaires !)

-          Je me fais des cheveux blancs pour votre situation ; je vais tout faire pour que, vous qui travaillez, puissent gagner plus ! Vous n’allez pas faire comme le hère, ouf, la quête ! Alors j’ai des favoris, je veux dire des projets leaders  qui éviteront détresse. Tiens, que pensez-vous d’une petite suppression de vos cotisations chômage (actuellement 2,40 % du salaire) ou encore de celle qui couvre la maladie (0,75%) ! Non, non, ce n’est pas une décision qui tombe comme un cheveu sur la soupe de misérabilisme ambiant ! C’est mûrement réfléchi ! Et Mr Darmanin, ici présent, est de mèche avec moi ! Ça va vous faire gagner du pouvoir d’achat ! Car, en matière de gestion, je ne veux plus que vous fassiez des cheveux : il faudrait qu’on les tondît !

-          Cons les tons dits, les tons sûrs, si je me permets votre honneur, lui répondit le coiffeur atrabilaire. Qui me dit que ce n’est pas de l’enfumage et que ce genre de mesurette ne profitera qu’à deux pelés et un tondu ?

-          Je vous en donne ma parole, s’insurgea Philippe. D’ailleurs je vous promets d’autres cadeaux. Je vais diminuer les cotisations famille et les cotisations maladie des indépendants. Si vous être à peu près à 4000 € ou en dessous, vous allez voir une belle augmentation de votre pouvoir d’achat. Oui, je le veux. Je veux atteindre ce but, pour votre profit. Et quand cheveu châtain ! Ah, pardon, veuillez m’excuser, je n’ai pas pu m’empêcher d’imiter VGE ! Je n’ai pas pu résister, ça n’a pas coupé !

-          Comme ma paire de ciseaux !

-          Pardon ?

-          Oui, Mr le Premier Ministre, ce matin ma paire n’a pas coupé ! Je pense qu’elle est amortie ! On pourrait avoir des subventions d’équipement ?

-          Heu, voyez avec Darmanin. Où en étais-je ? Ah oui ! Et j’ai encore un cadeau ! Et oui, c’est Noël avant l’heure ! Bientôt le Régime Social des Indépendants (RSI) disparaîtra ! Progressivement ! Il ne faut pas hâter le processus car il y a quand même 5.300 collaborateurs qui bossent pour le RSI ! Mais, oui, progressivement le RSI sera adossé au régime général, donc à l’URSSAF ! Vous ne souffrirez plus les redressements légaux miner ! Finies les erreurs de calcul de cotisations, les boulettes dans l’évaluation des droits à la retraite !

-          Oui, bon, ok ! Mais ça va prendre du temps, lance un apprenti ! Et moi, si je veux être micro-entrepreneurs, on va m’aider ou ce sera la boule à zéro ?

-          Ah, bonne question ! Ça tombe bien ! J’allais oublier le statut des micro-entrepreneurs ! Et bien, sachez jeune homme que vous pourrez être plus longtemps auto-entrepreneur car nous allons doubler le seuil qui déclenche le changement de statut. Avant, dans le domaine des services, si vous dépassiez 33.100 € de chiffre d’affaires par an, vous tombiez dans le droit commun avec donc le paiement de la TVA, des nouvelles cotisations… Désormais ce sera le double : 66.200 € ! Ça vous en bouche un coin non ?

-          Oui, bon, heu, pas trop ! Il faut d’abord que je quitte ce statut d’apprenti sous payé, à me coltiner des permanentés, activité que mon père manant tait tant il voudrait me voir voler de mes propres ailes ! Vous allez aider les jeunes à s’installer ?

-          Heu, bien entendu ! De même que le gouvernement vole de ses propres zèles ! Car qu’est ce qu’un gouvernement coi fait ? Il friserait le ridicule ! Non, nous allons agir ! Sur ce, Mesdames et Messieurs, je vais devoir vous laisser ! A la revoyure ! Je dois me rendre à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat !

-          A plus Mr le Premier Ministre ! Et pour la barbe, heu, si vous changez d’avis, hein ?


-          Entendu !

lundi 4 septembre 2017

VOUDRAIENT BIEN AVOIR L' R MAIS N'ONT PAS L' R DU TOUT


Une petite imagerie en cette rentrée des classes.

Apprenons la lettre R et montrons à nos chères têtes blondes sa position capitale dans la constitution de certains noms propres.

Qu'ils soient roulés ou non, les R mènent souvent le bal et du bal naît R, c'est un mouvement de vagues incessant...




samedi 2 septembre 2017

HUE ET LES ORDONNANCES


Après trois mois de concertation et moult réunions bilatérales entre le gouvernement et les partenaires sociaux, les ordonnances visant à toiletter le droit du travail ont été dévoilées, jeudi 31 août, par le premier ministre, Edouard Philippe.

Nous voilà devant 159 pages et 36 mesures qui viseront à amender un code du travail qui en contient plus de 3000.

Un code qui va connaître une petite mort. Pour résumer, la bande à Macron prévoit sept morts sur ordonnance :

1.    L’exécution sommaire du plancher actuel des indemnités prud’hommales  en cas de licenciement abusif. Le plancher est sérieusement raboté car il passe de 6 à 3 mois de salaire au bout de 2 ans de présence

2.    L’assassinat du plafond actuel des mêmes indemnités. Un salarié qui estime avoir été licencié sans cause réelle ni sérieuse obtiendra au maximum 20 mois de salaire après trente ans d’ancienneté.

3.    La suppression d’une année de vie pour l’actuel recours aux prud’hommes : on passera de 2 ans à 1 an !

4.    L’épuration du rôle des syndicaux ! Désormais, il sera possible, pour un patron, de discuter de tout ce qui ne relève pas de la branche avec ses employés, et ce sans la participation d’un délégué syndical. Un vote à la majorité suffira pour parapher un accord !

5.    Le torpillage des instances représentatives. De 3 (Délégués du personnel, Comité d’Entreprise, Comité d’Hygiène-de sécurité-et des conditions de travail), elles passeraient à 1 : l’IUP (Instance Unique du Personnel).

6.    L’égorgement de certaines prérogatives des branches professionnelles dans les négociations. Actuellement, il y a six thèmes obligatoires dans la branche sur lesquels les employeurs ne peuvent pas déroger dans un sens moins favorable  aux salariés, par accord d'entreprise : égalité hommes-femmes, pénibilité, salaires, classifications, prévoyance et formation professionnelle. Selon l'avant-projet de loi, la branche n'aurait plus dans sa mallette que deux thèmes obligatoires (salaires minimums et l'égalité professionnelle) !

7.    L’étranglement du droit au CSP (Contrat de Sécurisation Professionnelle) pour un salarié qui sera licencié lors d’un refus d’accord collectif. Donc plus de droit d’obtenir un suivi plus poussé par Pôle Emploi et une indemnité chômage plus importante la première année !

Si le patronat (surtout celui des PME) voit favorablement ces 7 morts, il n’en est pas de même pour les syndicats qui hurlent à la casse sociale et craignent de ne plus servir à grand-chose !


Loin de cette fièvre sociale, Robert Hue continue ses vacances en s’extrayant du monde. Retiré à la campagne, avec ses ruches, il s’adonne désormais au gaufrage de la cire ! 



Loin de l’agitation où les risques cumulent
Dans le climat social où se font des émules
Syndicats mécontents et anti-macronistes
Loin des aigreurs du temps il demeure hédoniste

La cire en abondance a coulé cette année
Un vrai cadeau d’abeilles en ivresse d’été
Il en créera bougies pour les soirées d’hiver
Le bonheur danse au cœur de ce bon petit père

Au mur de l’appentis, on le voit, épinglé
Son icone trouvère, le père de l’épervier
De Céline, de Stewball  ou de Santiano
Ce qu’il l’a écouté quand il était marmot !

Le réécoute encore en jouissant d’ouvrage
Malgré le bruit pérenne d’un bel outil, hors d’âge
Si vous passez par-là, visitez l’atelier
Avec un peu de chance vous verrez Hue gaufrer !

vendredi 1 septembre 2017

DAME NATURE DIT A HARVEY : NOYEZ HOUSTON...VIOLEZ, FONCEZ (Deep Purple)




Le passage de l’ouragan Harvey dans le sud du Texas laisse derrière lui un paysage de désolation. Les rues de Houston, quatrième métropole des USA avec 2,3 millions d’habitants, sont devenues des longs bras aquatiques, de longues rivières où se meuvent des esquifs de fortune. Des quartiers ont été métamorphosés en lacs dont les ondes rient mal sous le soleil qui revient ! A faire pleurer tant que « lac rit mal » rime avec lacrymal…

Oui, à pleurer toutes les larmes de son corps pour qui a tout perdu : sa maison, sa voiture, ses souvenirs…

Selon la Maison Blanche, 100.000 foyers ont été touchés par la catastrophe. Le Président, Donald Trump s’est rendu sur place.

Il est là ! Non, il n’est pas le messie à marcher sur les eaux ! Il triche un peu ! Il marche en équilibre sur un muret bétonné qui sépare ce qui se voulait autoroutes, quelques heures avant...  Oui, Donald est là ! Il veut montrer qu’il pense aux texans. Un homme en zodiac lui fait un signe et crie « Donald fais quelque chose ; c’est désastre au logis ! ». On sent une colère l’Harvey.  Il croise des voitures qui jouent les amphibiens ! Il progresse un pas devant l’autre, tel un funambule ! Il n’est pas vraiment préparé à cela car il ne suit pas un régime équilibré ! Il fait de son mieux ! Il est prudent ! Il appréhende que les barrages ne cèdent ! Houston serait alors bien plus sous les eaux ! Imaginer ce qu’une digue qui finit par céder crée (une digue par ses décrets ? Non, il a usé de décrets mais par pour créer des digues, juste pour créer un mur…) ! Il n’ose pas émettre une telle conjecture !

Tout près, un camion douze tonnes, d’Houston, au trois quart immergé, recueille sur son toit le pauvre chauffeur sinistré. L’homme l’alpague : Hé, Trump, t’as vu la conséquence du réchauffement climatique ! Alors ? Tu vas continuer longtemps à bouder la Cop21 ? Tu ne crois pas qu’il est temps d’arrêter de jouer le climato-sceptique ?

Donald ne répond pas. S’il le faut, il calmera les esprits en faisant un don personnel. Il ne sait pas encore…Peut être un million en liquide…Hum, il sent le mauvais jeu de mot ! Enfin, il verra ! Il faudra penser à aider les sinistrés d’une façon comme d’une autre ! America first ! Oui, il va falloir soulager les Texans, ces braves conservateurs, un tantinet racistes, qui ont voté pour lui à 52,6 % !

En attendant il s’en grille une ! Ca faisait longtemps qu’il n’avait plus fumé… Le stress sans doute !

Soudain, plouf ! Donald a commis le faux pas ! Il ressemble désormais à son homonyme, le petit canard de Disney ! A ceci près qu’il n’est pas palmé ; il n’est pas pâle mais…ça ne va pas tarder. Il sent qu’il nage très mal et son corps pas cool coule ! Sa vie finirait-t-elle par cent brassées ? Il ne cesse de souffler ;  sous l’eau ? Evitons ! Vite ! Dessus : faut quai (évitons vite de suffoquer). Mais de quai il n’y a guère. Ni quai, ni digue pour s’échouer. Il aimerait se sentir leste au quai ; mais là, il risque l’estocade ! Le temps plus vieux est vite détraqué (évite d’être à quai, par la même occasion). L’eau recouvre tout. Il sent son corps plonger comme une enclume…

-         HAAAAAA !

-         Qu’as-tu mon chéri ? Tu as fait un cauchemar ?

-         C’était horrible ! Je me noyais dans la crue de Houston ! Ça me travaille cette histoire depuis que nous nous sommes rendus sur place constater les dégâts !

-         On n’a pas été bons mon Donald. J’ai vraiment été gourde de m’embarquer pour Houston avec des hauts-talons !

-         Bah, disons que tu es partie au débottée ! Mais moi je suis impardonnable quand j’ai lancé « quelle foule ! » alors que les pauvres bougres étaient là comme sinistrés climatiques ! Je n’en ferai jamais d’autres !

-         Oh que si Donald ! Mais bon, je t’aime pour ça ! Ça va mieux à présent ?

-         Oui Mélania ; mais, heu, je me demande si les climato sceptiques ont vraiment raison ! Ah moins que ce ne soient les essais nucléaires de cette face de citron qui nous détraque le climat !

-         Ah, Kim ? Il te donne encore la frousse ?

-         Non, je vais le diminuer ce microbe ! Et plus je le réduirai en poussière, plus il criera de douleur. Ce type, pour un peu qu’on l’émousse, tonne !

-         Oui, mais nous, mon Donald, il faudra pour un plus qu’on l’aime, Houston !


-         Ah, ah, bien dis… Je crois que je vais me rendormir sur cette bonne parole !

jeudi 31 août 2017

HONDELATTE RACONTE (Eve, Ange et Lise l'écoutent)

N'hésitez pas à agrandir l'imagerie ! Amen !

Sur Europe 1, Christophe Hondelatte raconte tout et n'importe quoi pourvu qu'on l'écoute.

Aujourd'hui, il nous narre un court extrait de la vie de Jésus, avant sa vie publique et selon un évangile apocryphe dont il n'a pas voulu citer la source !

Si vous aimez d'autres histoires christiques, n'hésitez pas à vous rendre ici ou encore ici

Alléluia !

mercredi 30 août 2017

MIREILLE S'EN EST ALLEE



28 août 2017, à Paris - Mireille Darc vient de rejoindre Jeanne Moreau au paradis des grandes comédiennes.

Cette fois ci, son cœur, son pauvre cœur, n’a pu résister à l’ultime attaque.
Née le 15 mai 1938,  d'une mère épicière et d'un père jardinier qui la nommait « la batarde » (ambiance, ambiance !) Mireille ne se sentait ni derrière un comptoir ni dans les bottes plongées en terre. Elle voulait jouer la comédie !

Au conservatoire de Toulon elle fait ses gammes et décroche le prix d'excellence. Mais, comme en termes de tombola on ne peut dire de la rade « tout lot naît » elle pense avoir plus de chance à la loterie des rôles à décrocher en s’installant à Paris. C’est l’année 1959 mais la Capitale ne l’attend pas particulièrement ! Aussi, collectionne-t-elle les petits boulots. Elle se teste dans le mannequinat, en attendant mieux !

Elle apparaît enfin, et pour la première fois à…la télévision ! Un rôle dans 'La Grande Brétèche' de Claude Barma, 'Hauteclaire' de Jean Prat ou encore 'L'Eté en hiver' de François Chalais. A partir de 1960, elle tourne une quinzaine de films pour le grand écran avant de connaître la gloire avec 'Galia' de Georges Lautner. Elle rencontre Alain Delon sur le tournage de « Jeff », film de Jean Herman (1969) et partage douze ans de sa vie avec l'acteur.  Mais l’actrice, atteinte d’une malformation cardiaque, n’aura jamais la chance de mettre au monde l’enfant tant désiré par Alain. Les deux êtres se sépareront tout en restant amis.

Dans les années 1980, avec des premières plaintes cardiaques, elle ralentit la fréquence de ses films et se consacre à la photographie, à la télévision et au théâtre. Un accident de voiture broie ce bel élan ! La voilà clouée durant des mois sur un lit d'hôpital.

Mais rien n’arrête celle qu’on surnomme « la grande sauterelle ». En 1988, elle passe de l'autre côté de la caméra avec 'La Barbare', qu'elle réalise pour la télévision. Elle intervient dans de nombreux reportages et émissions télévisées portant sur les greffes d'organes, les prostituées, et réalise même un documentaire sur la mort et les maladies cancéreuses intitulé 'Le Doute et l'espérance'.

Mireille Darc reçoit l'Ordre national de la Légion d'honneur des mains de Jacques Delors en 2005. Après un livre de confidences sur sa relation amicale avec Alain Delon, elle le rejoint sur les planches en 2007 pour ‘Sur la route de Madison’. Elle est élevée au grade d'officier de la légion d'honneur le 1er janvier 2016.

La camarde, après moult tentatives, a fini par l’emporter.

Il nous reste ce visage si doux sous le casque d’or de ses cheveux blonds et soyeux.  On reverra toujours, avec plaisir, ses répliques face à Bernard Blier (Les Barbouzes, Laisse aller c’est une valse. On se délectera toujours de ses jeux de biche (Pouic Pouic avec Louis De Funès et Jacqueline Maillan) et de son incroyable robe dégageant un corps nu jusqu’à la naissance des fesses (Le grand blond avec une chaussure noire).


Une grande et belle dame nous a quittés.


Tristesse et stupéfaction chez les autres sauterelles…


La grande sauterelle vient de mourir. Mireille était un cas à part chez les orthoptères.

Elle était vraiment grande et avait pris forme humaine pour se montrer devant les caméras. Elle avait embrassé une carrière de comédienne.

La stupeur est grande dans la prairie.

La petite sauterelle : Je viens de quitter une décharge  où un homme d’une grande laideur faisait un tri intense ! Intense tri du laid ! Et…

Le Criquet : Comme nous !

La petite sauterelle : Quoi comme nous ?

Le Criquet : Un temps..striduler !

La petite sauterelle : Oh, arrête avec tes jeux de mots. Il était en train de trier tout en écoutant la radio et tout à coup on entend la nouvelle : Mireille est morte !

Le criquet : Mireille qui ?

La petite sauterelle : Darc

Le criquet : D’Arques ? La ville de la cristallerie ?

La petite sauterelle : Non ! Mireille Darc ! En quatre lettres. Comme Jeanne d’Arc sauf que l’apostrophe a disparu.

Le criquet : Oui, bon, et alors ?

La petite sauterelle : Mireille était la grande sauterelle ! Elle vient de disparaître ! La vie nous échappe ! Sur cette terre nous ne sommes que les passagers ! Les jours passent si vite !

Le criquet : Nous les grillons !

La petite sauterelle : Non je t’en prie Jiminy, fais ces blagues-là à Pinocchio. Moi je n’ai pas le moral !

Le criquet : Je vois ça ! T’es complètement l’ombre de toi-même. C’était quelqu’un d’important ?

La petite sauterelle : Tu parles ! Elle faisait partie des humains, les bons vivants, ce qui prennent la vie à belles dents et savent agrémenter les distractions !

Le criquet : Une comparse à visage humain ?

Sauterelle : Oui, les hommes ont eu la chance de l’admirer, les veinards ! En la voyant sur l’écran des salles obscures ils étaient gonflés à bloc ! Chacun en la voyant devait se dire : si elle dit oui…je ne dis pas non ! Et même les durs à cuire imaginaient se mettre la bride sur le cou à mourir d’amour, à prendre la valise, rien que pour elle !

Une poule : Pouic-Pouic, POUIC-POUIC....

Le criquet : Que viens-tu faire par ici, le gallinacée ?

Une poule : Ne nous fâchons pas, oh,  Monsieur, j’écoutais votre conversation et…

La petite sauterelle : Et tu nous joues les barbouzes ! Il n’y a pas de fumée sans feu ! Tu nous espionnais !

Une poule : Pas du tout, je viens de filer à vive allure. Je suis épuisée. Un essaim de bourdons a tenté de m’atteindre. L’essaim d’eux glace quand il s’élance vers vous et on ne peut guère se dire « laisse aller c’est une valse ! » Ils vous font la chasse à l’homme. D’ailleurs, je dois mon salut au fait qu’ils ont changé de proie ! Ils se sont détournés de moi pour s’en prendre à un pauvre homme, le grand blond avec une chaussure noire, vous savez, celui qui porte le borsalino et qui vit avec une Chinoise, la blonde de Pékin

Le criquet : Et alors ? Il en est mort ? Il bouffe des pissenlits par les racines ?

Une poule : Non il est vite rentré chez lui et j’ai entendu sa femme lui faire des tas de reproches ! Et « que tu ne fais jamais attention » et « que je t’ai déjà dit d’appeler les pompiers ce week-end pour détruire le nid ! » Et blablabla, ah celle-là, elle boit bas,  elle fume pas, elle drague  pas mais…elle cause ! 

Le criquet : Et alors ?

Une poule : Il lui a dit « ne t’énerve pas ma fleur d’oseille ! », sois gentille comme à l’été de nos quinze ans ! Oui, dis-moi que tu m’aimes, ô ma Virginie !

Le criquet : Oui, bon, on connaît la chanson et la vie dissolue de Gérard Floque ! Sa Virginie, la blondasse de Pékin, je peux te dire…elle n’est pas la première ! Le type est chaud ! Il paraît qu’en tant que représentant de commerce il en a eu des conquêtes ! On m’a parlé du rififi à Paname, quand, avec son ami Jeff, commercial dans le téléphone rose, il effeuillait la marguerite, en jouant l’homme pressé et sans jamais se dire « Jamais avant le mariage ! ».

Une poule : On m’a aussi parlé d’un réveillon chez Bob, son ami d’enfance, tenancier d’un bordel à Manille, le « Pena de muerte » : ils avaient invité deux filles de joie : Galia et Madly… Bon sang, elles m’ont tout raconté ! C’était Fantasia chez les Ploucs ! Les deux types étaient tellement beurrés que pour la bagatelle ils se sont débrouillés comme les ringards de service ! Quand je pense qu’ils se vantaient d’être les nouveaux aristocrates ! Le retour du grand blond chez lui fut épique, d’après ce qu’elles m’ont dit !

Le criquet : Oui, je pense qu’elles m’en avaient parlé aussi. Tellement bourré il criait dans la rue qu’il ferait n’importe quoi pour la peau d’un flic ; « je veux la mort d’un pourri » hurlait-il à la cantonade. Il a fini par être coffré après une altercation au summit, heu au sommet !

La petite sauterelle : Bon, ça suffit là, Barbouze chérie, t’as fini de me rapporter tout ce que tes oreilles ont capté ? Tu me gonfles !

Le criquet : Ok Patron !

La petite sauterelle : Tu ferais mieux d’avoir une pensée pour la grande sauterelle depuis que l’ordinateur des pompes funèbres vient d’enregistrer son matricule !

Une poule : Bon, je vous laisse entre vous ! J’aurais une certaine faciliter à vous dérider mais, en de telles circonstances, que peut l’aisance y faire (que peut l’aise  ensifère ?)

La petite sauterelle : Oui, c’est cela ! Va caqueter plus loin ! Laisse-nous nous recueillir devant sa tombe. Ma peine se mélange à la terre Indigo, couleur mortuaire chez les Chinois et mes larmes affluent vers le bleu de l’Océan…

Le criquet : C’est beau ! Ça lui aurait bien plu cette poésie à la Mireille, pour son petit conservatoire !

La petite sauterelle : Crétin !

Le criquet : Ben quoi ? Qu’est-ce que j’ai dit ?


mardi 29 août 2017

AUBADE AU FÉLIN DOUCHÉ



Petite commune de Loire
Elle est à toi cette chanson
Toi l’Auvergnate qui sans gloire
Se démène en toute saison

Tu ne supportes pas l’été
Les juilletistes et aoutiens
Départs, retours, palots, bronzés
Qui ne jouent pas les bons chrétiens
En abandonnant leurs matous
Qui errent dans les rues, semblent sales
Tu crains pour les puces et les poux
Alors la douche est  primordiale

Le félin prend sa double peine
Cœur délaissé et poils mouillés
Mais peu t’en chaut, rien ne te freine
Tu n’aimes pas les chats secs, Roisey !


dimanche 27 août 2017

UN PETIT TUBE QUI NE MANGEAIT PAS DE PAIN

Avant de devenir la grande chanteuse que l'on connaît, Nicoletta aura mangé son pain noir. Mais cette expérience pénible elle a su la transformer en tremplin positif. Elle en tirera un premier clip, extrêmement court, que j'ai le privilège de vous faire découvrir, en exclusivité !

Ce petit morceau de quelques notes, de quelques mots, sera, par la suite, repris au service d'une chanson beaucoup plus longue, bien plus élaborée.

Une chanson qui évoquera la disparition de sa mère. Une autre épreuve qui lui donnera le blues...

Mais trêve d'exégèse, je ne vais pas vous faire languir plus longtemps.

Voici la petite pépite musicale en question :