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samedi 13 janvier 2018

MARINE EN PERM' A NANTERRE, PERD MANNES, ENTERRE...SES ILLUSIONS



Depuis son débat raté qui n’était pas débat racé (de toute idéologie) Marine Le Pen broie du noir (remarquez que ça ne change pas trop ses habitudes) et voit des envahisseurs partout. Elle a consulté son médecin qui lui a dit, parodiant notre chère France, récemment disparue :

Débranche ! Ou bien résiste !

Marine n’a jamais su trancher. Elle aurait bien envie de tout débrancher, de tout lâcher. Mais qui pour la remplacer ? Elle ne voit pas de successeurs et ne verraient pas briller avec succès ses sœurs. Marion ? La nièce a décroché et on ne peut dire que le poste de la tante la tente. On est dans l’attente ! Que faire ?

Résister ! Oui, pourquoi pas ? Changer de nom pour le parti ? Le FN n’a que trop vécu et il véhicule une réputation sulfureuse ! Élan souffre ! Ne dit-on pas régulièrement F-haine ? Mais quel nouveau nom ?

Elle a conscience que près de 80 % des adhérents sont contre tout changement de nom ! Un sondage le rapporte et elle a fini par croire autant aux sondages qu’elle n’espère plus rien des banquiers. La Société Générale lui a fermé ses comptes et ça l’empreint ! Pour trouver de l’argent elle a dû vendre le Paquebot, son siège, et ça lui fait mal aux oreilles comme l’otite à niques ! Elle a des à-coups-FN et c’est particulièrement désagréable.

Elle a retrouvé le siège du mouvement, la mort dans l’âme, enfer blanc. Le fameux siège de Nanterre où FN enterre ses illusions dans un sol minant, terrien (sol mis nantérrien).


Elle est fatiguée et repense à cette vie de politicienne de guingois. Elle aurait tant voulu être actrice. Sa blondeur, après tout, aurait bien donné le change à celle de Marina Vlady. Ah, la pauvre Marina. Avoir eu tant de gloire et terminer misérable avec une retraite de 600 euros par mois. Bah, finalement elle lui ressemble. Elle aussi, Marine, n’a plus rien à Smet et jaunit à l’idée de vendre des bijoux de famille. Mais enfin, à choisir, elle préférerait être impécunieuse mais avoir le passé glorieux de la blonde cinématographique !


D’une princesse de Clèves elle aurait eu l’aura
Loin des affres du père, la gégène à Papa
Elle aurait su jouer l’adorable menteuse
Un rôle conçu pour, sans se dire prétentieuse

Devant la caméra que la fête commence !
Sa blondeur, son sourire auraient crevé, immense
L’écran des salles sombres ! Elle eût été sorcière
De ce grand septième art, sous l’éclat des lumières !

Marine est Marina et sa robe erre aux scènes
Elle reçoit des oscars, des trésors de mécènes
Et pour les bonnes causes donne un peu de sa vie

Mais voilà, tout se meurt dans la nuit des espions
Liberté surveillée, l’héritage d’un nom
Fait qu’elle ne fut pas elle : La Marine, hâve, l’a dit !



jeudi 11 janvier 2018

ET JEAN-JACQUES DE TEMPÊTER !




C’était en 2014, en février. La tempête Andréa avait frappé le littoral atlantique et la plage de Lacanau, en Gironde, avait perdu cinq à dix mètres sous les assauts de l’océan.

C’est à cette époque que Catherine Ceylac, après avoir hésité entre thé et café, s’était concocté, in fine, un chocolat chaud avant que de sortir prendre l’air et d'être en jetée (et d'étranges thés ?). Elle avait quitté ce petit meublé loué sur place et, la tempête s’étant essoufflée, avait profité d’un rayon de soleil pour se faire une cure d’iode.

Sur la plage gît rondin. De ce tableau déborde laid, sinistre le sentiment d’abandon.

Qu’elle ne fut pas sa surprise de croiser Jean Jacques Annaud. Le cinéaste ne la reconnut  pas. Elle avait l’impression qu’il rasait les murs à défaut de sa chevelure blanche de plus en plus impressionnante. Catherine crut d’abord qu’il faisait l’ours mal léché sortant de sept ans au Tibet sur un coup de tête ! Elle l’interpella :

-      Hé, Jean Jacques, c’est moi, Catherine Ceylac !

L’homme ne réagit pas et il n’y avait guère du feu dans son regard fatigué.

-      Catherine Ceylac, de France 2 ! L’émission « thé ou café » !

L’homme la dévisagea, hébété, puis se risqua :

-      Désolé, je ne connais pas tout le monde ! Je ne vais pas vous faire du cinéma : votre tête ne me dit rien !

Catherine s’enflamma :

Ma tête non ! Mais ma bouche oui ! Elle vous dit que je suis Mme Ceylac ! Vous ne m’avez jamais vue à la télé ?

L’homme lui tournait le dos, hypnotisé par le désastre de la tempête :

Qui que vous soyez, Madame, vous n’êtes qu’un grain de sable dans cet univers en colère. Regardez-moi cette apocalypse. Les éléments se sont déchaînes. La nature reprend ses droits ! Érosion, tempête, montée des eaux seront le lot de l’humanité dans les années futures. Ici même on construira une digue. Mais elle ne durera pas. D’autres tempêtes afflueront, à qui on donnera de jolis prénoms comme Carmen ou, je ne sais quoi d’autre encore, peut-être Eléanor. Ce genre de vain combat, belle illustration du mythe de Sisyphe, pourrait bien faire l’objet de mon prochain long métrage. C’est pourquoi je suis venu ici ! Trouver mon inspiration.

Catherine se piqua de curiosité :

Mais c’est  un cas fait récent, heu un thé récent, heu… intéressant ! Vous aimeriez qu’on en parle en face à face lors de mon émission ?

Le cinéaste se retourna, la fixa dans les yeux :

Je n’en vois pas l’intérêt !

La dame cathodique, d’un ton catholique, fit preuve de courtoisie :

Allez, on en parle autour d’un pot !

Un pot ! Le mot résonna dans sa tête et devint impôt. Il se sentit mal dans son assiette ! Une autre tempête souffla dans son crâne, dont il ne pouvait se vanter. Il se vit, sous le vent, soulevant des remords d’avoir placé sa richesse aux paradis et aux liens éoliens des îles Caïman.

Il sortit de sa torpeur, esquissa un sourire et finit par dire, laconique :

Ok !

C’est à ce moment-là qu’un touriste prit une photo à la dérobée, utilisant un smartphone scélérat. Jean-Jacques le somma d’arrêter mais il était déjà trop tard. L’homme avait pris jambes à son cou comme le dernier loup échappant à une meute de chasseurs mongols fiers.


Et c’est cette dernière image qui influença le metteur en scène…

mardi 9 janvier 2018

FRANCE DÉBRANCHE ET REJOINT MICHEL DANS LE PARADIS BLANC


C’est le 9 octobre 1947 que naît à Paris, Isabelle Geneviève Marie Anne GALL  qui se fera connaître sous le nom de France-Gall pour faire un clin d’œil à une rencontre du tournoi des cinq nations durant laquelle un coq se bat contre le poireau, sans qu’aucun des deux n’ergote ou ne poireaute.

A l’image d’Obélix qui est plongé petit dans le chaudron de potion magique, France baigne dans la musique, dès son enfance. Son père est Robert GALL (RG mais à ne pas confondre avec le père de Tintin). Il est chanteur et auteur mais, musicalement, il ne joue pas de scie, Gall. Sa plume est brillante. Il écrit notamment « la Mamma » pour Charles Aznavour. Du côté maternel, France est gâtée aussi. Cécile Berthier, sa mère, n’est autre que la fille de Paul Berthier, cofondateur des petits chanteurs à la gueule de bois, mais également nièce de Jacques Berthier, compositeur et organiste.

Toutes les bonnes fées musicales se penchent donc sur son berceau et de brillants trouvères sont invités par ses parents : Hugues Aufray, Claude Nougaro, Gilbert Bécaud…

Avec une méthode à 6000 (partitions) et une grande facilité, Isabelle (oui elle s’appelle encore Isabelle)  commence le piano à 5 ans. Puis la guitare la démange, alors elle gratte un p’tit peu.

Avec ce petit bagage musical elle rejoint ses frères jumeaux pour former un groupe « les martin-gall » car les deux frangins sont baryton martin. La formation fait son petit bonhomme de chemin de Gall-à-pas gosses...

En 1963, elle enregistre ses premiers titres sous l’impulsion de son père, qui remettra les enregistrements à Denis BOURGEOIS, éditeur de musique. Et Bourgeois, gentilhomme, qui la trouvait très molle hier, jugera qu’elle a beaucoup plus d’entrain.

Rapidement France est appelée à auditionner au Théâtre des Champs-Elysées, et signe alors un contrat chez Philips qui ne trouve pas rasoir sa musique. Hélas, c’est  à ce moment-là  qu’elle se voit acculée d’abandonner son prénom, à cause d’une certaine Isabelle Aubret :

De ce prénom j’en fais ras, tant pis, je prends donc le pseudo de France Gall !  

Le 9 Octobre 1963, le jour de ses 16 ans, France entend pour la première fois une de ses chansons à la radio. C’est « ne soit pas si bête », un tube pour les idiots qui, bien ancré, tint.

Denis BOURGEOIS a la chance de veiller à la carrière de Gainsbourg. Aussi, demande-t-il à l’homme à la tête de chou d’écrire quelques feuilles, aux petits oignons, pour France. Ainsi naîtra, entre autres, "N'écoute pas les idoles" qui se place en tête du hit-parade du mois de mars 1964 et qui énerve Johnny, notamment lorsque l’idole déjeune.

L’époque est aux artistes qui pillent allègrement dans le répertoire américain ! Johnny va revisiter le pénitencier des animaux (The animals) et Cloclo utilise le marteau (pas la faucille) des Weavers.

France, elle, souhaite chanter des titres originaux et, pour ce faire, s’entoure de brillants paroliers : Gérard Bourgeois, Pierre Cour, Joe Dassin, Pierre Delanoë, Alain Goraguer et même Guy Magenta qui verra rouge en écrivant « on t’avait prévenue »

On l’avait prévenue, mais de quoi ? Qu’elle serait sélectionnée pour représenter le Luxembourg, ce paradis fiscal, pour le grand prix de l’Eurovision ! Attention aux conflits d’intérêt. C’est encore Serge qui s’y colle en pondant une « poupée de cire » (nullement enregistré dans les studio de l’abeille-rôde), quelque peu controversée, et qui permettra à France de remporter le grand prix (1965). La chanteuse décroche le gros lot en dépit d'une prestation moyenne au gré d'un filet de voix mal posé dont la justesse laisse à désirer. Par la suite, France gagnera en exactitude, en souffle, en maîtrise de ses cordes mélodieusement vocales.

L’année suivante, l’homme qui ne souhaite pas que gains s’barrent,  sort un nouveau tube pour la blonde candide « Baby pop », initialement prévu « Bée bis pope » et qui aurait dû évoquer un religieux orthodoxe entrain de bayer aux corneilles mais, là, franchement, c’eût été peu vendeur. Dans la foulée, le cynique personnage sort « les sucettes » une chanson à double sens que la plus que jamais innocente interprète comprendra comme une gentille ballade évoquant une jeune femme, Annie, qui aime les sucettes…à l’anis. France se rendra compte, mais trop tard, que Serge lui avait fait interpréter une œuvre plus qu’ambiguë.

En 1968, alors que les pavés volent bas, France a quitté Serge et enregistre des titres qui n’iront pas à la poste hériter du sésame de longévité. Cette année-là, elle devient majeure et décide de ne pas renouveler le contrat avec Philips. Elle signe avec La compagnie, une nouvelle maison de disques fondée par des artistes comme Hugues aux frais de gestion, Nicole croise-îles pour rester dans la nouvelle vague et Michel Colombier qui laisse les piges aux niais et préfère la chanson française.

Cet attelage ne fonctionnera pas bien. Et le désert avance…

Finalement, la révélation aura lieu en 1973 ! France entend Michel Berger à la radio. C’est comme un coup de foudre radiophonique.

Ce qu’il chante c’est exactement ce que je ressens, dit France, on dirait que c’est moi ! Oui, c’est vraiment moi, ça se sent, ça se sent, ça se sent que c’est moi !

France veut connaître ce Berger qui progresse sans mous tons. Les deux chanteurs se rencontrent lors d’une émission de radio. France demande à Michel :

J’aimerais avoir ton avis sur les chansons que mon producteur voudrait me faire interpréter.

Devant la moue ineffable de Michel, France comprend que « ça va pas l’faire ». Le bon Berger propose alors d’écrire pour celle qui sera sa future femme.

C’est ainsi que naît en 1974 « La déclaration d'amour", premier succès d'une longue liste. La carrière de la chanteuse sort d’une longue léthargie et prend un nouvel essor.

En 1976, 
Michel BERGER écrit une comédie musicale inspirée de La petite sirène, dont l’héroïne est, comme il se doit, France Gall. 

Les deux tourtereaux révèlent, à cette occasion, le duo mythique "Ça balance pas mal à Paris" qui n’a rien à voir avec la vague de délations que connut la capitale durant les heures sombres de l’occupation.

Un couple est formé. Le mariage est consacré et donnera naissance à  Pauline Isabelle le 14 novembre 1978  et  à Raphaël Michel  le 2 avril 1981, en plein tontonmania.

L’année suivante, France  accepte le rôle de Cristal (sans hash) dans l'opéra rock Starmania. Cette œuvre est, bien sûr, composée par son mari et écrit par le québécois Luc Plamondon qui, compte tenu du succès du spectacle, dira :

Il n’est pas si plat mon don !

En 1982, France se donne entièrement, elle donne "Tout pour la musique", et se produit au Palais des Spores de Paris (elle a par ses chants pignon sur rue). C’est un ravissement sur une scène électrisée que nourrissent des titres comme « Résiste" et "Il jouait du piano  Debout", évoquant, même si c’est un détail pour vous, l’inclination touchant  le compagnon de Chantal Goya, à ne pas s’asseoir quand il est au clavier.

Mais, bien au-delà de la musique, c’est sur le terrain humanitaire que le couple va se distinguer. Durant les années 80, France et Michel filent en tropiques pour mener des combats du même nom.

Ces implications  n’empiètent pas sur la carrière solo de France, puisqu’elle se trouve au Zénith de Paris ! Elle y interprète des titres comme « Débranche », chanson avant-gardiste traitant de la nécessité de ne pas gaspiller l’énergie électrique, ou encore « Cézanne peint » en hommage au roi du pinceau de la Sainte Victoire.

En 1987, la gorge un peu nouée, France chantera l'émouvant "Évidemment"  en hommage à Daniel Balavoine, l’ami disparu un an plus tôt dans un Paris-Dakar meurtrier. La vie ne sera plus comme avant…

Suite à cette disparition, France décide de prendre du recul. Elle ne reviendra en studio que si la démarche débouche sur un album avec Michel. Le projet aboutira. En 1992 sort l’album « double jeu », prometteur et annonciateur de futurs concerts.

Hélas, la camarde qui n’a jamais pardonné à Brassens de lui avoir semé des fleurs dans les trous de son nez, va poursuivre d’un zèle imbécile le pauvre Berger, qui trépassera d’une crise cardiaque, le 2 août 1992.

C’est un déchirement pour France. Elle perd brutalement l’amour de sa vie, son compagnon de musique, son génie créateur, le père de ses enfants.

Elle entame alors une retraite de la vie artistique juste entrecoupée de quelques passages à Bercy (1993) ou à l’Olympia (1996).

La mort de sa fille, le 15 décembre 1997, d’une mucoviscidose, ne fait qu’altérer davantage sa santé, déjà bien émoussée par un cancer qu’elle traîne depuis 1993.

Trop faible pour assister aux obsèques de Johnny, elle finira par rejoindre le rocker dans le paradis blanc, ce 7 janvier 2018, à l’âge de 70 ans.



France nous laisse l’image d’une jeune femme joyeuse et combative, le cœur sur la main. Sortie comme un produit de lessive à l’époque du yéyé flamboyant, elle aura su trouver sa véritable place dans le panthéon de la chanson française, à la faveur d’une lumineuse rencontre avec Michel, l’homme de sa vie qui savait chanter en elle et faire vibrer les mots qu’elle pensait si fort.

lundi 8 janvier 2018

EN MARCHE TURQUE





Ce n’est pas sous un ciel bleu turquoise que le Sultan Erdogan-Le-Cynique est arrivé à Paris pour chercher une légitimité aux yeux de Jupiter.
Le temps était plutôt médiocre et les médias ne faisaient que relayer les affres de nos sympathiques tempêtes, Carmen, Bruno et Eleanor qui, à elles trois, remplaçaient le traditionnel trio Gaspard, Melchior et Balthazar, les rois mages, en dépit fané.
Le maître de Turquie eut droit à une conférence de presse conjointe à l’Elysée. Ce fut l’occasion pour lui de présenter cet air dogue-âne qu’on lui connaît bien. Dogue car prêt à mordre ce qui s’oppose à lui et âne selon le bon vieil adage : « Qui veut faire l’ange fait la bête ». Et qui incarne le mieux la bêtise, dans l’imagerie animal, qu’Aliboron ?
Le chien a mordu, se montrant un sultan et en mettant un point döner à ne pas rester trop sur le grill. A une journaliste d’Envoyé spécial qui le titillait sur son « double jeu » mené lors du conflit syrien, par l’entremise de fournitures d’armes aux salafistes, Recep Tayyip répondit :
« Toi tu parles comme quelqu’un du Feto [le surnom de l’organisation de l’imam Fetullah Gulen, accusée d’être derrière le coup d’Etat manqué de juillet 2016] ! Il n’y a pas en face de vous quelqu’un qui va avaler ces couleuvres.  Les Américains ont envoyé 4 000 camions d’armes en Syrie ! Tu devrais le savoir. » 
Ambiance.
Évidemment, c’est ce fameux coup d’état de juillet 2016 qui va durablement mettre une épine dans le pied de celui qui voudrait tant voir son pays entrer enfin dans la communauté européenne.
En réprimant sauvagement l’opposition, en phagocytant la presse, l’homme s’est coupé de l’Europe, de ses valeurs démocratiques et en premier lieu a consommé le divorce avec Mme Merkel. Cette dernière avait interdit ses meetings de campagne en Allemagne et l’homme, excédé, avait alors évoqué des « pratiques nazies ». Depuis, Erdogan a rompu, lâchant ce lierre qui l’attachait à cette femme de Bonn, à lois. Pourtant il ne voulait que faire de simples discours. Contre la menace de son rival Gulen, il souhaitait simplement qu’on formatât Turcs (conforme Atatürk) ; qu’est mal ?
Macron, lui, ne veut pas trop se brouiller avec Erdogan mais sans vouloir l’aider en carats (comme le ferait un pays dit amant) et lui signer un blanc-seing d’intronisation européenne. Il préfère parler de coopération avec ce grand pays riche de 80 millions d’habitants sans parler de sa diaspora qui s’établit sur moult pays de l’UE et qu’Erdogan appelle de ses vœux ! Il souhaite qu’elle s’accroisse par l’entremise de familles nombreuses à même d’inverser le rapport de force démographique dans les pays d’accueil. C’est la politique de la nat’ au lit.
D’une autre manière, le Sultan place des pions sur le grand échiquier et notre quiétude chancelle. Erdogan n’ignore pas qu’il représente une force, qu’il peut ne plus respecter ses engagements pour lesquels l’Europe l’a rémunéré (3 milliards d’euros) : arrêter le flot de réfugiés qui passent en Grèce pour se répandre, ensuite, en Europe. L’homme fort de Turquie peut, de mauvaise foi, justifier ses dérives autocratiques : il lutte contre le terrorisme, à sa façon. Il combat, sur ses terres, les « jardiniers du terrorisme » dont l’âme erre, noire…
Dans ce petit jeu de chantage, l’autocrate semble vouloir dire à l’Europe :
Intégrez mon pays sinon j’ouvre mes frontières, fais s’égailler les migrants, même s’ils restent tristes, et continue à susciter la natalité au cœur de ma diaspora.
Pas facile pour notre jeune Président de se frotter à un tel homme. Difficile de rire sous cape, tant cape a d’os !

dimanche 7 janvier 2018

DIVERTISSEMENT XXV


La nouvelle année commence avec une cette planche d'allitérations où apparaissent des artistes de tous bords.

Je m'autorisai à voir Mam ainsi et fit apparaître quelques petites douceurs que m'avait prodigué le réveillon de la St Sylvestre...

jeudi 4 janvier 2018

LES VŒUX - MA CHRONIQUE





Emmanuel Macron devait absolument prononcer les vœux pour la nouvelle année afin de ne pas déroger à la tradition. Il se sera donc acquitté de sa tâche en l’espace de 17 minutes (les vilaines langues diront qu’il aime le mot disette) soit une minute de moins que le record toujours détenu par le Général de Gaulle (18 minutes et 56 centièmes) en 1961.

Seul, assis devant son bureau du salon d’angle de l’Elysée, notre Jupiter n’a pas vraiment bousculé les traditions. Le discours fut sobre et peu annonciateur de nouvelles croustillantes. La réforme de l’apprentissage fut évoquée du bout des lèvres mais le gros dossier des retraites pointa aux abonnés absents. L’homme a, par ailleurs, réitéré sa volonté d’apporter un toit à tous les sans-abri de France et s’est montré généreux à l’égard des migrants. La réforme du droit d’asile a donc été évoquée et le chef de l’Etat a mis en évidence qu’il ne pourrait rien faire tout seul. A plusieurs reprises il a précisé qu’il aurait besoin de nous ! Nous les Français, qui avons ou non voté pour lui !

L’exhortation à ce que chaque Français y mette de sa petite contribution trouva son zénith dans la phrase :

-      Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour votre pays.

Une tirade directement empruntée à John Fitzerald Kennedy (JFK pour les intimes) et prononcée le vendredi 20 janvier 1961, après la prestation de serment du nouveau président des USA.

Cette année-là s’en fut l’appât Nixon.

Lui, Macron, pense à Mélenchon, asséché, et soumis aux affres de division de ses troupes ; il aurait presque pitié de lui :


Cet âne est là, sans fûts, la panique sonne !

mercredi 3 janvier 2018

BONNE ANNÉE 2018



L’année 2018 s’annonce déjà au cœur d’une tempête nommée Carmen car bise est de rigueur. La tempête est peut-être un bon présage pour notre pays, qui, à l’image de son président, aime venter ses mérites, tout en marchant, et donc, pour un temps se levant (pour intense le vent).

L’année commencera par souffler les 40 bougies d’Omar Sy, le 20 janvier, soit le jour de ma fête (la St Fabien). J’aimerais, à cette occasion, lui passer un petit coup de fil mais je crains qu’il ne soit intouchable. Et puis, si c’est pour me dire « ça fa bien ? » heu, non, merci ! On a déjà donné !

En février, démarreront les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver à Pyeongchang, en Corée du Sud soit près du voisin nordiste, qui n’aime pas ces houles sportives. Espérons que Kim Jong Un saura rester calme, en nous sifflotant mi si la la ré (missile à l’arrêt) pour ne pas recevoir des sentences qui  durent (descente en skis durs)

Le 19 février, sans chemise et sans pantalon, Rika Zaraï, fêtera ses 80 balais tout en présentant son dernier livre toujours et encore porté sur la beauté par les plantes et l’argile « Rika au lin et riz – kaolin ».

Le 11 mars, ses fans, toujours inconsolables, commémoreront le 40ème anniversaire de la mort de Claude François. Dans le port d’Alexandrie des sirènes, belles, belles, belles, comme le jour pleureront tout ce que le mal émet.

Le 4 avril, le monde entier pleurera la mort de Martin Luther King, assassiné à Memphis. Cinquante ans auront alors fondu depuis sa disparition sans que son rêve ait été totalement réalisé. Les résurgences d’actes racistes, aux USA, témoignent du long chemin qu’il reste à parcourir pour voir blancs et noirs regarder vers le même horizon.

Comme un clin d’œil à cet anniversaire, on fêtera les 170 ans du décret du 27 avril 1848. Ce texte adopté sous l’impulsion de Victor Schœlcher déclare solennellement l’abolition de l’esclavage en France. Pour autant les relents esclavagistes n’ont pas disparu sur notre planète si l’on en croit les ventes de pauvres migrants sous le soleil de Libye.

Le 3 mai, les nostalgiques de la plage sous les pavés auront l’alarme à l’œil en évoquant les 50 ans des évènements de la Sorbonne, préambules du fameux « mai 68 », mouvement de libération des mœurs, de la culture, de la parole dont les beaux messages furent pas délaissés et restés tus (ne furent pas des laids crs têtus)

Le 5 mai, sans en référer à Frédéric Dard, beaucoup d’Américains fêteront les 300 ans de San Antonio, jolie petite bourgade fondée par le Père Antonio Olivares et qui est devenue la deuxième ville du Texas, après Houston. Le fameux siège de Fort Alamo (1836) eut lieu, d’ailleurs, près de cette ville.

Le 14 mai, ses admirateurs pleureront le 20ème anniversaire de sa mort. Oui, Frank Sinatra, le crooner-acteur, fait encore rêver et de la résistance tant qu’il y aura des ohms.

Le 14 juin, verseront de chaudes larmes les nostalgiques du Che qui, ce jour-là, aura 90 ans dont 51 (que trépas s’tisse) à bouffer les pissenlits par les racines. Ce sera une nouvelle occasion, pour Anne Hidalgo, sans mettre le holà à vannes (ho, la Havane !), de préciser que le Guevara était un « héros romantique » après avoir ingurgité une boisson similaire (le rhum antique).

Le même jour démarrera le Coupe du Monde de football, en Russie. Nos bleus seront amenés par Deschamps, le Bayonnais qui évitera de l’être pour atteindre la finale et la gagner, si possible. Une victoire permettrait au coq de remporter le nouveau trophée de Jules Rimet 20 ans après l’avoir acquis contre le Brésil (et un, et deux et trois…). Il ne faudra donc pas pour ce coq d’avoir l’ergot miné (l’air gominé).

Le 6 juillet, Nathalie Baye soufflera ses 70 ans en ayant encore une pensée émue pour Johnny Hallyday car l’aura s’met en elle.

Le 18 juillet, toute l’Afrique du Sud fêtera le 100ème anniversaire de la naissance du père de la Nation, Nelson Mandela. On gardera le cap pour honorer sa mémoire et chaque femme de se dire : « il faut y mettre sa part et la part t’aidera, beauté (et l’apartheid raboté)  

Le 27 juillet, les descendants de Marat, qu’ils soient des sans-dents ou pas, ne fêteront pas le 250ème anniversaire de la naissante de Charlotte Corday sauf à utiliser l’abbé noir pour une messe d’une couleur similaire à même d’invoquer Satan pour punir tous les Corday de France en leur faisant avaler des charlottes empoisonnées avec un art scénique consommé.

Le 29 juillet, le petit écureuil aura droit à une double ration de noisettes qu’il dévorera avec mout intérêts et sans avoir l’air emprunté. Et oui, la Caisse d’Epargne fêtera sa 200ème année de vie, une longue vie qu’elle doit à Laffite et Delessert mais épargnez-moi les détails car je passe au mois doux, celui durant lequel je ne pense plus à mon ennemi invisible, la finance.

Ah, non, on me siffle dans l’oreillette qu’il faut encore préciser un anniversaire pour ce mois de Juillet 2018. En effet, le 30 de ce mois, en écoutant des hauts de Hure (33190) le vent girondin, des fans d’Emily, jolie, commémoreront le 200ème anniversaire de la Brontë dont la poésie continue à avoir du chien (notamment du Yorkshire).

Le 16 août, Madonna portera haut sur les talons ses 60 balais et balaiera définitivement l’amer revers de ce film « à la dérive » qui lui valut le razzie award de la pire actrice ! A cette occasion, Alain « Chant-fort » lui dédiera sa chanson « Madona » créée en 1974 alors que la gamine n’avait que 16 ans ! Quel visionnaire !


Le 30 septembre, quelques nostalgiques, bons aryens, chanteront la gloire du Führer, le rembobineur du mauvais film qui se déroula à Munich il y a de cela 80 années. Les accords de Munich, censés sauver la paix, n’auront fait que la retarder tout en permettant au vilain moustachu de récupérer les Sudètes et de démanteler la Tchécoslovaquie. Ce jour-là, il entendit un joli chant, Berlin. Le chant de la victoire martiale sabrant l’âme européenne : cette âme unique et nous laissant démunis, quoi !

Le 9 octobre, Mathilde, Germaine, Marieke, Jef, les Flamandes en général, et même les bigotes et même beaucoup de gens, pleureront le grand Jacques mort depuis déjà 40 ans. Mais les plus fortunés iront aux Marquises et riront et danseront, s’amuseront comme des fous, en perpétuant, Jacques, autour de ta pierre ton bal.

Le 5 novembre, BHL fêtera ses 70 ans et recevra, à cette occasion, sa 30ème tarte à la crème, sans colorants et sans OGM.

Et bien sûr, le 11 novembre, tous les poilus se retourneront dans leur tombe (enfin, ceux qui en ont une) pour fêter les 100 ans de l’armistice qui mit fin à cette infâme boucherie, sacrifiant toute une jeunesse au champ d’horreur.


Le 10 décembre, sera fêté le 70ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, adoptée par l’ONU, histoire de se rappeler que nous formons une seule humanité et que les guerres, les tortures, l’esclavage, les discriminations de tous poils devraient être éradiqués depuis belle lurette. A croire que lurette n’est pas si belle qu’on le prétend  et que tous ces fléaux ressemblent à des virus contre lesquels l’homme n’a pas encore trouvé l’antidote super extra génial !

Ce n’est pas pour autant que la vie s’arrête.


Aussi, je vous la souhaite heureuse, joyeuse, comblée, en cette nouvelle année qui démarre.

dimanche 31 décembre 2017

L’ANNÉE SE TERMINE...



L'année 2017 se termine et nous aura gratifiés d’évènements divers, douloureux ou réjouissants.

Sur le plan politique, le président américain Donald Trump a entamé l’année en prêtant serment. Il a tablé sur le « first America », la continuité dans la croissance polluante comme un pied de nez à la lutte contre le réchauffement climatique à laquelle il n’adhère pas. Une telle attitude agace le nouvel homme fort de l’Elysée, un certain Emmanuel Macron, investi en mai et qui a tout balayé sur son passage. La droite et le PS ont éclaté. Les cartes sont redistribuées et le seul parti capable de s’opposer au macronisme, la France insoumise de Mélenchon, a bien du mal à faire entendre sa voix. De l’autre côté des Pyrénées, le référendum sur l’indépendance de la Catalogne a tourné aux bras de fer avec Madrid. Le chef catalan, Carles Puigdemont, a dû fuir à Bruxelles, sous la menace d’un mandat européen. En Afrique, au Libéria, c’est Georges Weah, ancien gloire footballistique (notamment pour le compte de Monaco ou du PSG) qui se voit élu Président de la République et qui cherchera à marquer les esprits comme il sut marquer des buts.

Sur le plan climatique, la planète continue à se dérégler : irruptions volcaniques, ouragans dévastateurs (Irma, Maria), tempêtes, et vents attisant les incendies dans des zones californiennes où la sécheresse s’installe.

Sur le plan géo-stratégique on s’achemine sur la fin de Daech. L’armée terroriste voulant instaurer un califat islamique semble perdre beaucoup de ses bastions en Syrie comme en Irak. Il ne faut cependant pas baisser la garde eu égard aux phénomènes de radicalisation, toujours présents, à même de lancer sur nos territoires des loups solitaires agissant pour le drapeau noir. Une autre menace pointe son nez sous les traits d’un Kim Jung-Un, dictateur de la Corée du Nord, qui ne cesse de jouer aux essais balistiques et prétend disposer de l’arme atomique capable d’atteindre l’Oncle Sam. Aussi, Trump montre-t-il les muscles et avance ne pas craindre le Coréen. Le milliardaire, par ailleurs, aura fait grincer des dents en transférant l’ambassade américaine d’Israël à Jérusalem. Il offense ainsi toute la communauté arabe qui soutient les Palestiniens et une bonne partie de l’Occident qui voit dans cette décision la fin d’un processus de paix (déjà fragilisé) et l’hypothèse d’une nation où cohabiteraient paisiblement deux peuples.

Sur le plan sociétal, notre pays aura eu l’occasion de se retrouver dans le deuil. De nombreuses personnalités nous ont quittés : Victor Lanoux, Mireille Darc, Claude Rich, Jean Marc Thibault, Danielle Darrieux, Jean Rochefort et Jeanne Moreau pour ce qui est des comédien(ne)s. L’hommage national s’imposa pour le départ de Simone Veil et celui de Jean d’Ormesson, pourtant tout deux déclarés immortels. L’année se terminera par un vibrant hommage populaire lors des funérailles de Johnny Hallyday, rocker national, idole des jeunes devenue comme une icône artistique transgénérationnelle.


Qui, dès lors, saura allumer le feu pour l’année 2018 ?