Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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mercredi 20 mai 2026
LA TEMPETE
L'ARA ET LES HOUX
BREME REVISE SON HISTOIRE
OU VA LE TEMPS ?
Suant sous mon marcel j'étais à la recherche du temps perdu ! Car oui, figurez-vous qu'à l'heure du GPS, de la multiplicité des panneaux dans lequel, parfois, je tombe, oui, malgré tout cela, le temps s'était perdu !
- Ah, vous aussi ? Vous le recherchez ?
PAUVRE PERE NOEL !
Je reviens de Laponie et les nouvelles sont froides : le Père Noël ne va pas bien, mesdames et messieurs, il a une crise de foi ! Il ne croit plus en lui ! Il est prêt à lâcher les rennes ! Je pense que la dépression, là, pond. Il m'a dit :
- Devos, je vous ressemble, vous avez cru en moi, moi j'ai crû en vous ! Vous m'avez fait grandir avec votre univers d'enfance. Mais c'est fini ! Je vais prendre ma retraite de rue, si !
- Mais enfin, la rue vous attend avec sa neige, ses guirlandes !
- Non, je me suis fait assez enguirlander comme ça ! On dit que je suis une ordure ! C'est splendide, n'est-ce pas ?
- Mais ce n'est pas à prendre au premier degré dans un pays où il fait - 20 ! Il faut savoir tempérer et les mauvais termes omettre !
- J'ai toujours fait de mon mieux ! Mais aucune reconnaissance. Ce monde m'effraie !
- Je comprends, cela vous est frais ! Vous avez toujours travaillé gratuitement, carrément à l'œil dans une optique humaniste ! Mais rien n'est perdu ! Des enfants croient encore en vous ! Il faut déjouer la malédiction !
- Rien ne va plus ! Les jouets viennent de Chine et sont expédiés par Amazone ! Pourquoi encore traîner mon nouveau traineau, s'entraîner à l'étrenner ! Mal être est né ! Je vais me pendre !
LES RONDS-POINTS
vendredi 4 juillet 2025
mardi 2 janvier 2024
LES VOEUX JUPITERIENS POUR 2024
Comme à la fin de chaque année, nous avons eu droit aux vœux présidentiels.
Emmanuel Macron a évoqué les grands chantiers pour l'année à venir : un réarmement civique. Une notion pour l'instant bien abstraite. Il a parlé de l'écologie et de l'Europe, surtout pour faire plaisir à la mémoire de Jacques Delors, récemment décédé.
Il a évoqué les futurs grands évènements de l'année : les Jeux Olympiques et la réouverture de Notre-Dame, en décembre.
Bien entendu, dans un contexte international troublé, le Président n'a pas pu montrer un visage spécialement réjoui. La Russie et l'Ukraine continuent leurs bombardements respectifs et Gaza devient un tas de ruines sous les coups de boutoirs de Tsahal. On peut donc imaginer un réarmement militaire, notion bien moins abstraite, voire complètement drapée d'empirisme.
Que faut-il attendre de cette année d'un point de vue politique ?
Macron a certainement sa petite idée, qui pense déjà à un remaniement !
Affaire à suivre...
lundi 1 janvier 2024
POUR L'ANNEE 2024
L’année 2024, comme chaque année,
débutera par le 1° janvier et son concert à Vienne, en Autriche, il faut le préciser !
Oui, car au niveau de l’homonyme français c’est l’âme Isère !
Il faudra attendre le 8 janvier
pour fêter un évènement : le 700ème anniversaire de la naissance de Marco
Polo. Des fanatiques du grand navigateur se retrouveront à Venise, ville de la
célébrité, en portant tous des vêtements Marc O’Polo vendus à bas coût en tête
de gondole car fabriqués en Chine, ce joli territoire exploré par l’aïeul !
Le 14 janvier, avançant masqués,
des inconditionnels de Zorro fêteront le 100ème anniversaire de la naissance de
Guy Williams, acteur connu pour avoir interprété le rôle de Diego de la Vega, c’est-à-dire
un renard rusé qui fessa l’oie, heu qui fait sa loi en étant sorti de la nuit
et couru vers l’aventure au galop !
Le 21 janvier, les Russes
oublieront, le temps d’un verre de Vodka, les affres poutiniennes et la guerre
contre l’Ukraine, pour célébrer la mort de Lénine, il y a un siècle, déjà !
La chanson de Sardou, traduite en russe, sera diffusée par haut-parleurs !
Un brin de nostalgie dans ces rues où longtemps des idées révolues sillonnèrent…
Le 9 février, les petits et grands
enfants liront, sur les places publiques des extraits choisis de l’œuvre de la
Comtesse de Ségur, morte 200 ans auparavant. Il y aura, bien sûr, gens qui grognent
et gens qui rient car ce genre de célébration ne fait pas l’unanimité surtout
quand un bon petit diable vient se glisser dans les détails.
Le 1° mars, les membres du GIGN lèveront
un verre en l’honneur de Christian Prouteau, le créateur de leur noble
institution. Oui, le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale aura
alors 50 ans d’existence ! Et encore du pain sur la planche pour une année
où la France accueillera les Jeux Olympiques se faisant terre aux risques.
Le 2 avril, une minute de silence
aura lieu à l’Elysée et peut-être aussi au Parlement, pour évoquer la mémoire
de Georges Pompidou, disparu il y a 50 ans ! Le centre, qui porte son nom,
organisera une grande exposition sur la vie de ce Président de la République au
parcours éphémère, amoureux de la voiture et de la poésie, poète-pouet !
Le 3 avril, les inconsolables du
grand acteur fêteront le 100ème anniversaire de la naissance de Marlo Brando !
Un cinéma, sans complexe, proposera sûrement de rediffuser quelques films de ce
géant d’Hollywood, un par un !
Le 18 avril, c’est en Provence qu’on
fêtera les 100 ans de la mort de Marcel Pagnol ! Des concours de pétanque auront
lieu sur la canebière, entre verres de Pastis et lectures des lettres de mon
moulin en espérant que ces arts marient us et fans ici (César, Marius et Fanny,
si !)
Le 22 avril, 300 ans se seront
écoulés depuis la naissance de Kant ! Ses admirateurs, le cœur plein de
raisons, se poseront la question de savoir comment, au mieux, célébrer sa
mémoire car il ne s’agit pas de savoir comment nous pensons, mais comment nous
devons penser !
Le 25 avril, au Portugal, on commémorera
les 50 ans de la révolution des œillets ! La fin de la dictature salazariste aura permis
l’ouverture vers la démocratie ! Un sale hasard avait voulu que les Lusitaniens
soient sous la botte d’un dictateur. Mais les œillets ôtèrent les œillères !
Le Portugal vit l’horizon s’éclaircir !
Le 7 mai, à Vienne, on réécoutera
la 9ème symphonie de Beethoven créée ici, pour la première fois, il
y a 200 ans ! Sauf à tomber dans l’oreille d’un sourd, la nouvelle
entraînera une foule de gens au théâtre viennois mais se propagera aussi de l’Aude
à l’Ajoie !
Le 11 mai, Benoit Magimel fêtera
ses 50 ans ! Et oui, un demi-siècle pour cet acteur deux fois Césarisé (2022
et 2023) pour le prix d’interprétation masculine ! Un exploit ! Et
oui, la vie est un long fleuve tranquille où l’on rencontre la gloire, Juliette
Binoche et la tête haute, en haut de l’affiche !
Le 22 mai, Français et Arméniens
fêteront les 100 ans de la naissance d’Aznavour ! Il y aura sûrement un
Grand Echiquier où Claire Chazal écoutera les reprises du grand Charles
effectuées au piano par André Manoukian, plus barbu que jamais ! On
évoquera un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître,
désormais ! Celui de la Bohème, celui où l’on veut prendre le large pour
aller au bout de la Terre, au pays des merveilles, l’âme à mat !
Le 27 mai, Macron aura une pensée
émue pour un de ses prédécesseurs : Valérie Giscard d’Estaing, élu
président il y a 50 ans ! Il fera organiser une fête de l’accordéon dans
le jardin de l’Elysée présidée par Richard Galliano. A Chamalières, on honorera
l’enfant du pays avec qui on vécut en thermes cordiales !
Le 3 juin 1924, les inconditionnels
de son œuvre fêteront Kafka pour le centième anniversaire de sa mort ! On
relira le Procès en longue procession en se disant que l’arbitraire et la
persécution sont toujours au menu de notre humanité !
Le 6 juin, inévitablement, on
commémorera le débarquement en Normandie (80ème anniversaire). Comme
le fit Hollande en 2014, Macron invitera les grands de ce Monde sur la plage d’Omaha
pour se rappeler le sacrifice des soldats venus principalement des USA. Logiquement,
Poutine ne devrait plus être de la partie ! En revanche, son rival Zelenski
pourrait être invité, en se gardant bien de parler de lucre-haine !
Le 9 juin auront lieu les
élections européennes dans les 27 états membres ! Il s’agira d’élire
des députés européens pour un mandat de 5 ans ! Il s’agit de la 10ème
édition (la première ayant eu lieu en 1979). Quel en sera le scrutin ?
Beaucoup craignent un regain des extrémismes de droite, qui ont le vent en
poupe aux Pays-Bas, en Hongrie, en Italie, en Pologne, en Suède et en France où
Marine Le Pen boit du petit lait depuis l’échec du projet de loi de Mr Darmanin
sur l’immigration, pas assez dur à son goût. Elle savoure le durcissement du
nouveau texte avec une délectation qui dépasse les borgnes, aurait dit son père
cacochyme.
Le 12 juin, on fêtera les cent
ans de Georges Bush père. Son fils,
Georges Bush junior, se recueillera, au Texas, sur la sépulture du père, 41ème
Président des USA. Il lui parlera des fantômes de la première guerre du Golfe
et les comparera avec ceux de la seconde, celle dont il fut l’instigateur après
la chute des tours jumelles. Sujet de conversation post-mortem dont les Bush
rient !
Le 14 juin débutera le
championnat d’Europe de Football en Allemagne ! La France sera présente sous
la houlette de Didier Deschamps dont la clé pour gagner l’épreuve reste à
trouver ! – Généralement, j’ai nerfs allemands qui me bloquent la route, soupire
l’entraîneur tricolore qui en a plein le dos (d’où son opération).
Le 6 juillet, on se rappellera
les bonnes rigolades émergeant des textes de Francis Blanche ! L’homme aura
quitté ce monde depuis 50 ans mais sa mémoire reste intacte ! Je crains qu’il
nous faille revoir pour la centième fois Les tontons flingueurs ! Quant
aux pensées du fantaisiste, elles seront rééditées avec une préface de Jean-Marie
Blanche, son fils, tout à fait Dac pour lui rendre honneur même s’il feint de
crier à la pesante célébrité paternelle : l’homme s’alloue faux cris !
Le 26 juillet l’ouverture
des JO en France sera l’évènement mondial. La maire de Paris, Anne Hidalgo, dit
que tout sera prêt pour le grand show, y compris Notre-Dame qui se sera refait
une santé après avoir subi quasi maux donnés par la géhenne (Quasimodo né, parla :
- j’ai haine !). Espérons quelques médailles françaises sinon j’imagine la
Seine !
Le 3 août, ils seront peu
nombreux à se rappeler Joseph Conrad, dont l’âme repose depuis 100 ans. Il y
aura peut-être une émission « La grande librairie » qui rendra
hommage à l’auteur de « Au cœur des ténèbres » ! Souhaitons un
Trapenard volontaire sur ce coup-là, agent de témoignage littéraire. Ainsi, l’agent
se crée !
Le 11 septembre, il y aura, comme
chaque année, une commémoration à New-York pour les victimes des attentats du World
Trade Center. Mais, pour cette année, la France honorera Ronsard, le grand
poète, pour le 500ème anniversaire de sa naissance à Couture-sur-Loir ! Des
lectures de sonnets auront lieu dans les médiathèques pour réveiller cette
mémoire qu’a cendre !
Le 16 septembre, c’est encore à
New-York qu’on réalisera que Lauren Bacall n’est plus de ce monde depuis un siècle !
La grande actrice aux Césars (1996) et aux Oscars (2009) d’honneur pour l’ensemble
de sa carrière, aura marqué le septième art. Elle suit, désormais, le grand
sommeil, avec les passagers de la nuit après un rendez-vous avec
la mort. Si elle vivait encore, Bacall aurait à dessein (baccalauréat
dessin ?) de transmettre sa passion des cinés !
Le 16 septembre, même jour, les
royalistes (comptez-vous !) auront une pensée émue pour Louis XVIII,
éteint depuis 200 ans, car il faut bien, un jour, des cendres. Ils iront manger à sa santé chez des grands chefs, rois
de la Restauration, en levant le verre de Bourbon ! Ils auront à cœur d’imaginer
un retour de la monarchie mais c’est une autre paire de gants (notre père de
Gand !).
Le 28 septembre, Catherine
Deneuve et sa fille Chiara penseront fortement à Marcello Mastroianni, né un siècle
auparavant ! Les deux femmes ouvriront l’album photos, dans la plus
stricte intimité ! Mais, si ça tombe, Arte nous ressortira « la dolce
Vita » ou « divorce à l’italienne » ! Histoire de nous
proposer une journée particulière.
Le 1° octobre, les marchands de
cacahuètes auront à cœur de célébrer Jimmy Carter, né cent ans auparavant. Le
39ème président des USA marquera encore les esprits avec les accords
de Camp David ! Oui, je sais, ça date comme diraient béguines du
couvent ! Il n’empêche, ces accords permettaient la réconciliation entre l’Egypte
et Israël ! Bon, il reste l’épineux problème Israël-Gaza ! Un fossé
entre les deux entités, comment l’écart taire ?
Le 12 octobre, ses admirateurs
pleureront la mort d’Anatole France, disparu depuis 100 ans. 1924 : Mort d’Anatole France. Au cimetière
de Neuilly-sur-Seine ils se recueilleront en pensant que de la mort les dieux
ont soif sans pour autant susciter la révolte des anges.
Le 4 novembre, l’église de la
Madeleine pleurera comme telle en évoquant la mort de Gabriel Fauré, organiste
de ces lieux, et disparu depuis un siècle, jour pour jour. Pour en savoir plus
sur ce grand musicien, lire mon billet.
Le 5 novembre, les élections
présidentielles aux USA seront suivies par le monde entier. On craint le retour
de Trump qui ne cherche qu’à en découdre avec un Biden vieillissant ! C’est
triste d’imaginer un duel entre un escroc-menteur-climatosceptique et un
géronte dépassé que des maux grattent de leur plus vive acuité !
Le 11 novembre, Di Caprio fêtera
ses 50 ans ! Voilà, joyeux anniversaire ! Oui, c’est court mais c’est
ainsi ! On en saura plus dans les magazines people comme dit petite Annick,
une voisine très fleur bleue.
Le 12 décembre, les Bretons se
rappelleront, avec émoi, le naufrage de l’ERIKA ! Vingt cinq ans se sont
écoulés ! Je compatis et n’ai pas envie de faire de l’humour sur ce
pétrole dévastateur, ce ne serait pas raffiné.
Voilà, il y a sûrement des
festivités autres, des commémorations diverses, locales, bucoliques ou très
citadines qui m’auront échappé.
Je ne peux tout raconter ! A
vous de compléter votre agenda selon vos rendez-vous incontournables.
Je vous souhaite une très bonne
année 2024 !
dimanche 7 mai 2023
A QUOI REVAIT CHARLES ?

Tous les yeux de la planète (enfin, presque tous) étaient tournés vers
Londres (Royaume-Uni) et l’intronisation de Charles III ce samedi 6 mai. La
journée a été marquée par des fastes et des traditions, des protocoles
interminables, mais aussi par l’émotion du roi.
Devant 2 200 invités, des chefs d'État et de gouvernement, des monarques du monde entier, il a prêté serment sur la Bible et a reçu la couronne de Saint Édouard. La solennité du moment n’a pas empêché l’émotion de pointer le bout de son nez lorsque William, l’héritier, est venu prêter allégeance à son père. William, le fils fidèle ! Il a pensé à Harry, le rebelle, reparti aussitôt après le couronnement pour les Etats-Unis, retrouver sa Meghan et son fils Archie, dont il devait fêter l’anniversaire.
Charles devenu Charles III, encore endeuillé du départ de sa mère, a revu son enfance, ses amours incertaines, l’inanité de son combat pour sauver la planète.
La foule l’acclamait mais il vit aussi les hostiles, les antimonarchiques qui vilipendaient le ridicule de toute cette cérémonie coûteuse.
Il sentit peser sur ses vieilles épaules le poids innommable des responsabilités. Le ciel était gris, la pluie jouait aux trouble-fête. Charles venait de sortir de Westminster avec une couronne perlée d’incertitudes. Le Monde avait changé, il ne l’avait pas vu se métamorphoser.
A quoi pensait le roi sous sa couronne dense ?
A tout ce temps perdu dans ces cours inutiles ?
Au sourire de sa mère, à Diana, son silence ?
A quoi pensait donc Charles qui ne fût pas futile ?
Au loin, l’homme entendit le canon résonner
Pour la gloire de son règne. Et lui revint l’Ukraine
On se battait là-bas, les obus de la haine
S’attachaient à la mort, comme une éternité.
Autour de lui le monde, le Gotha et les clercs
Une chorégraphie de lenteur indicible
Protocole royal de sa douce Angleterre
Dont il devait porter le sceau indélébile.
Réapparut le Monde, au sommeil outragé
Les plaies d’une planète, qu’une chaleur condamne
Sur ses vieilles épaules il sentit s’affaisser
Les espoirs d’un meilleur, sous la fleur qui se fane.
Sœur Anne, ô ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?
Le long déclin des flores, et la montée des eaux.
Il entendait les chœurs, clamer jusqu’au soupir !
Il ne vit qu’une foi aux sanglots vespéraux.
Son sceptre s’érigeait comme un feu de détresse
Il sourit tristement, son trône vacillait
Sous le poids des remords, des froids de maladresse
Qui de son fils, Harry, avaient l’âme brouillée.
Il revit son chemin, ses errances lointaines
L’amour de Camilla dans les bras de Diana
Il rêva d’un soleil, et de plaines lunaires
D’un champ de plénitude, en ce lieu, il rêva.
Tout ce faste clinquant assourdissait son cœur
N’était-il donc sur Terre que pour devenir roi ?
Dieu gardait son silence, au sein de Westminster
Il fixa les statues aux pierres de désarroi.
Il repartit, carrosse, sous un ciel incertain
Quelques saluts fragiles, d’un geste de la main
Pour ce peuple fidèle au grand feu monarchique
Sous sa peau frissonna l'effroi mélancolique.
vendredi 5 mai 2023
UN LIVRE CAPTIVANT
mercredi 15 mars 2023
L'INFLATION REVIENT
L'inflation revient, elle nous rappelle les années Giscard-Barre. La sécheresse liée au réchauffement climatique, la guerre en Ukraine, et les manœuvres spéculatives de certains ont raison du porte-monnaie, principalement celui des plus pauvres.
Le conflit actuel, la grogne populaire, portent sur la réforme des retraites. Mais, dans le cortège des mécontents s'immiscent aussi les affres de la vie chère.
La France a déjà dépensé 43 milliards d'euros en aides diverses (remise carburant, bouclier tarifaire sur les prix de l'énergie, revalorisation des retraites, prestations sociales et primes de rentrée, limitation des hausses de loyer à 3,5 % maximum, prime de partage de la valeur dans les entreprises...), et ceci depuis deux ans. La question est de savoir comment juguler l'inflation en aidant les plus nécessiteux sans pour autant creuser davantage le déficit budgétaire ?
En attendant, des tractations s'exercent entre la grande distribution et les grands groupes alimentaires pour tenter de minimiser les marges. Car l'inflation la plus palpable est celle qui frappe les produits de première nécessité : les nutriments.
Dès lors, une longue cohorte de caddies sous-alimentés se pointe aux caisses des supermarchés ! Les yeux fixés sur les étiquettes, le consommateur infortuné recherche le meilleur rapport qualité-prix avec, au ventre, un je ne sais quoi de carence, d'insuffisance nutritive, qu'il partage avec ses enfants.
mardi 17 janvier 2023
GINA DANS LA MAGIE D'ESMERALDA
Gina Lollobrigida est morte. La star italienne
avait 95 ans. Son décès a été rapporté ce 16 janvier 2023 par
l'agence de presse italienne Ansa. "L'ancienne sex-symbol avait fait une
chute à son domicile romain en septembre dernier. Elle s'était cassée le col du
fémur et avait été hospitalisée", souligne BFMTV. Petite biographie de
cette grande figure du cinéma.
Gina
Lollobrigida, de son vrai nom Luigia Lollobrigida est née le 4 juillet 1927 à
Subiaco et a subi assauts de fées penchées sur son berceau l’incitant, déjà, à
crever l’écran. Aussi, très vite, elle quitte son milieu ouvrier pour monter à
Rome et devenir étudiante à l’Académie des Beaux-Arts.
Romaine,
l’es-tu ? Se pose-t-elle souvent comme question. Ou va-t-elle aller
ailleurs ? Elle se voit confier un rôle dans un Rome-en-photo et se fait
remarquer pour sa beauté plastique. En 1947, elle termine deuxième au concours
de Miss Rome et troisième à celui de Miss Italie , pays connu pour ses prix de
bottées !
Durant
quatre longues années (1947 à 1951), le cinéma, ne lui offre que des rôles
secondaires : L’Aigle noir de Riccardo Freda, où Barbara ne figure pas au
générique, « Traqué dans la ville » de Pietro Germi, et d’autres…
Arrive, enfin, le film de Christian-Jaque « Fanfan la Tulipe », où
elle interprète Adeline, dont tombe amoureux Fanfan, incarné par Gérard
Philippe !
En
1952, elle se retrouve devant les caméras de René Clair qui lui dit : -
Foncez ! Elle jouera donc dans « Les belles de nuit »,
rivalisant de beauté avec Martine Carol. Puis Luigi Comencini, comme en ciné
ardent, la fait jouer dans « Pain, Amour et Jalousie » qui n’est que
la suite de « Pain, Amour et Fantaisie », au côté de Vittorio de
Sica, qu’elle envoûte !
Ces
films lui donneront une stature internationale. Le Britannique Carol Reed
pensera à elle pour jouer une fille de cirque dans « Trapèze » avec
Burt Lancaster et Tony Curtis. Elle se répète alors, inlassablement, qu’elle
est faite pour être enfant de la balle et mantra pèse !
Enfant
de la balle, elle le demeure en incarnant Esmeralda, la bohémienne saltimbanque
de « Notre-Dame de Paris », de Jean Delannoy. Un de ses plus grands
rôles. Elle porte secours à Quasimodo, incarné par Anthony Quinn.
Elle
repart aux USA, où elle crève l'écran devant les caméras de John Sturges, en
1958, dans « La proie des vautours ». Elle y côtoie Frank Sinatra et
Steve MacQueen. En 1959, dans « Salomon et la Reine de Saba » de King
Vidor, elle a comme partenaire Yul Brynner, moins chauve que jamais.
Au
début des années 60, elle jouera dans « Vénus impériale » de
Delannoy. Elle y incarnera Pauline Bonaparte avec beaucoup de ressort (oui,
être en Pauline ça aide !). Elle aura notre Bebel national dans « La
mer à boire » de Castellani (1963)
Privilégiant
la comédie, Gina Lollobrigida paraît encore dans « Les Poupées » de
Mauro Bolognini avant de retrouver Rock Hudson dans « Etranges compagnons
de lit », un film de Melvin Frank (1965).
1968
est une année charnière dans la vie de Gina qui met fin à dix-neuf années
de mariage, perdant ainsi son impresario. Elle met un frein à sa carrière après
le tournage de « Buona sera Madame Campbell » de Melvin Frank.
Elle participe encore au western parodique « Les quatre mercenaires d’El
Paso » d’Eugenio Martin, sentant que parodie n’est pas paradis, sous l’œil
goguenard de paparazzi.
Alors
elle devient la fée turquoise (1972) qui aide Pinocchio à devenir un petit
garçon. La série de 6 épisodes, de Comencini, fait la joie des tout petits, des
ménagères de +/- 50 ans et des maris honnêtes.
Après
le drame « Roses rouges et Piments verts » de Francisco Rovira Beleta
(1973) avec Danielle Darrieux, où elle joue le rôle d’une photographe, elle
cesse de tourner pour se lancer dans une nouvelle passion : la
photographie ! On croyait à la mort de sa vie artistique mais la faux cale !
Elle
revient à la télévision en 1984 dans plusieurs épisodes de la série « Falcon
Crest » : faut qu’on vive, se dit-elle. En 1985, elle joue dans la
série « Prête-moi ta vie » en commençant à en avoir assez d’être une
souris de série qui sourit.
En
1986, elle est présidente du jury du Festival international du film de Berlin
et y reçoit la Caméra de la Berlinale, récompense créée et décernée aux
cinéastes et aux acteurs qui ont rendu d'éminents services au festival.
Ses
derniers rôles remontent à 1996 dans le feuilleton italien Una donna in
fuga, et dans le film français XXL, d’Ariel Zeitoun, auprès de Gérard
Depardieu et Michel Boujenah.
En
1999, Gina Lollobrigida se présente aux élections européennes numéro 2 sur
la liste d'Antonio Di Pietro mais échoue pour accéder au Parlement européen,
dix pieds trop loin. Elle se consacre alors à la sculpture, cet art qui éclot d’elle.
Mais la photographie ne la quitte pas non plus.
Elle vient de nous quitter ce 16 janvier 2023. Mais nous reste en mémoire
le merveilleux visage d’Esmeralda, la grâce infinie d’une danse voluptueuse sur
le parvis de la cathédrale, et ce regard de velours d’une beauté
extraordinaire.
Gina, fleur d’émotion, coquelicot de feu
Se cambre au fil des vents d’une musique folle
Son cœur d’Esmeralda, sur ce parvis s’envole
En transes volatiles, d’un astre merveilleux.
Hypnotique vision à damner son essence
A suffoquer d’amour dans l’intense brasier
Qu’un âtre malicieux de la concupiscence
Attise de passions, de foudres essaimées.
Gina, Esmeralda, volupté d’une transe
Les seins gorgés d’hymen à sublimer les cieux
Virevolte, tournoie, envoûte mille yeux
Flux d’ensorcellements, arabesques lascives
Une flamme charnelle à l’aura suggestive
Un mystère amoureux dans les plis d’une danse.
vendredi 6 janvier 2023
A LA MANIERE DE RAYMOND DEVOS - 1
J'entame une nouvelle rubrique "à la manière de Raymond Devos" pour honorer sa mémoire. Je ne suis pas certain d'atteindre les chevilles du maître, mais qui ne tente rien n'a rien.
Pour ce premier acte, je me retrouve à la Porte du Paradis.
Il y a de l'anticipation dans l'air...









