CHERCHEZ DANS CE BLOG

mercredi 20 mai 2026

LA TEMPETE

 


LA TEMPETE

La tempête vit, râle
Ce n'est pas vague ciné
C'est réel et fatal
Le vent peut s'en vanter !

Comme tocsin, toxine
Eolienne rugit !
Serre hauts logis ! Des ruines !
Pas mal de pans démis !

L'ARA ET LES HOUX

 

Pour une fois le perroquet ne parlait pas !
Il était même prêt à prendre la plume pour décrire la magie du moment ! Devant lui des houx chantaient ! Oui des houx ! Pas les Who, avec leur voix rauque ! Non, des houx ! Le spectacle ne manquait pas de piquants !
Des harmoniques sortaient des petites boules rouges : des chants de Noël, en dépit d'un soleil qu'un été étaie ! En plein cœur de Hitte, en Occitanie !
Les chants disaient : - pire est née haine, mais l’amour vaincra ! Il est né !
Déjà le perroquet survolait ce chœur végétal loin des toits d’Hittois et dis-toi qu’il était aux anges !
Mais le chant cessa ! Alors le psittacidé cria : - encore ! Tant ce genre de chant lisse l’âme !
Et donc l’ara bissait houx d’Hitte !

BREME REVISE SON HISTOIRE



Le yack, petit, bête im-
Bu de sa personne est
A dire à l'âne : - Viens
Sur ton dos me porter !
Imitons ceux de Brème
Porte-moi, au plus haut
Il faudrait mieux qu'on m'aime !
Je ressens un complot !
Tout bas, de moi, on rit !
C'est sûr, j'en ai ma claque !
Alors, l'anxieux petit,
Devint, par âne, haut yack !

OU VA LE TEMPS ?

Suant sous mon marcel j'étais à la recherche du temps perdu ! Car oui, figurez-vous qu'à l'heure du GPS, de la multiplicité des panneaux dans lequel, parfois, je tombe, oui, malgré tout cela, le temps s'était perdu !

On me disait : Fabiano, vous perdez votre temps à le chercher ! Mais c'était plus fort que moi ! Je sentais qu'il fallait le retrouver ! Dans quel état serait-il ? J'avais peur de retrouver un temps mort ! Il y a tellement de gens munis de mauvaises intentions qui veulent tuer le temps !
Je demandai à mon ami, expert en temps, où pouvait se trouver le disparu. Il me répondit : - tout dépend du temps ! S'il n'est pas né de la dernière averse il est plutôt pluvieux !
Je lui ai dit que s'il était plus vieux il ne devait pas être loin ! On devrait pouvoir le suivre à la cane, au bord de la mare ! Mais il me dit aussi, avec une face de carême, qu'il pouvait faire jeune ! Je compris que le temps plaçait son incertitude et la mettait haut !
Peu renseigné par cet ami je continuai ma route à l'aide de l'animal le plus malin de la planète : le poulpe ! Oui, messieurs, dames, voilà à quoi la recherche du temps t'accule ! Mais, malgré le QI de l'animal, nous revînmes bredouilles ! Déboussolés ! Je me résignai à déposer un avis de recherche.
La gendarmette, une certaine Martine, qui me reçut me répondit qu'elle n'avait pas le temps !
  • Ah, vous aussi ? Vous le recherchez ?
Elle me répondit que cela faisait des lustres qu'elle était à sa recherche, mais que ce n'était pas brillant ! Aucun signe de vie ! Il était sûrement quelque part où, alors, loger ! Mais où ? Quelle était l'ère du temps ?
C'est alors, qu'au-dessus du lac qui jouxte le poste dont la mare est chaussée (depuis qu'elle est à sec) nous le vîmes voler. Le temps suspendait son vol ! Au dessus d'un lac qui n'avait rien à voir avec l'étang ! Il planait comme un oiseau de mer ! C'était un temps de fou !
Là, Martine reconnut que le temps parlait d'ailes ! D'ailes qui s'éloignaient vers l'horizon ! Perdues à jamais ! Je la suivis dans cette analyse...
Nous étions cons, sans temps.

PAUVRE PERE NOEL !

 Je reviens de Laponie et les nouvelles sont froides : le Père Noël ne va pas bien, mesdames et messieurs, il a une crise de foi ! Il ne croit plus en lui ! Il est prêt à lâcher les rennes ! Je pense que la dépression, là, pond. Il m'a dit :

  • Devos, je vous ressemble, vous avez cru en moi, moi j'ai crû en vous ! Vous m'avez fait grandir avec votre univers d'enfance. Mais c'est fini ! Je vais prendre ma retraite de rue, si !
  • Mais enfin, la rue vous attend avec sa neige, ses guirlandes !
  • Non, je me suis fait assez enguirlander comme ça ! On dit que je suis une ordure ! C'est splendide, n'est-ce pas ?
  • Mais ce n'est pas à prendre au premier degré dans un pays où il fait - 20 ! Il faut savoir tempérer et les mauvais termes omettre !
Il me dit : - Non, rien ne va ! Le monde perd son goût de féérie ! Depuis la mort de Tino Rossi j'ai perdu ma voix ! Les rides me rendent le front parcheminé et tout ce qui sent suie !
Il pleurait à chaudes larmes et une vapeur intense se perdait dans le ciel lapon. Il sanglotait :
  • J'ai toujours fait de mon mieux ! Mais aucune reconnaissance. Ce monde m'effraie !
  • Je comprends, cela vous est frais ! Vous avez toujours travaillé gratuitement, carrément à l'œil dans une optique humaniste ! Mais rien n'est perdu ! Des enfants croient encore en vous ! Il faut déjouer la malédiction !
Il sanglotait de plus belle ! La température ayant encore descendu degré mais pas de force, quelques stalactites s'agrippaient à sa barbe blanche !
  • Rien ne va plus ! Les jouets viennent de Chine et sont expédiés par Amazone ! Pourquoi encore traîner mon nouveau traineau, s'entraîner à l'étrenner ! Mal être est né ! Je vais me pendre !
Cela prenait des proportions ! Je lui ai dit que les déprimés qui se gazaient avaient leur raison et les pendus la leur ! Et à ce moment-là l'horloge sonna minuit ! Noël venait de se taper la cloche !
Il cessa de pleurnicher : - Un Noël sans moi ! Bien fait pour eux !
La tristesse avait fait place à la rancœur ! Le mal était présent ! Quel cadeau maudit ! J'avais honte d'être hôte du père Noël ! Il le vit et me dit : - Devos, ne vous inquiétez pas ! Ca va passer ! Ca me prend régulièrement !
Son visage s'étalait, halé ! Je compris alors qu'il était bis polaire.

LES RONDS-POINTS

En France, les ronds-points ne se comptent plus !

Chaque maire veut son rond-point qu'il décidera d'une circulaire ! 

Les ronds-points sont partout, mesdames, messieurs, et tournent dans le sens de l'histoire mais aussi à l'inverse des aiguilles d'une montre sans nous faire gagner du temps.

J'ai vu des ronds-points saturés où on roulait carrément au pas ! Un vrai cirque ! Personnellement, dans mon cercle familial, on redoute l'épreuve ! On se méfie de ces passages protégés soumis aux écarts de pas sages qui se croient protégés ! Oui, j'ai vu des tôles froissées, pour le sourire des carrossiers qui se font des ronds ! 

On me dira : - Oui, mais ça évite les feux ! 

Excusez-moi, mesdames, messieurs, mais j'ai vu des feux sur des ronds-points, et par plus tard qu'hier. Ils étaient accompagnés de gilets à bandes qui réfléchissaient, à quoi ? Je me posais la question quand, perdu dans ma réflexion, je me suis fait emboutir par une camionnette. Son chauffeur commença par crier que j'étais rond ! Oui, j'ai un peu d'embonpoint mais quand même ! 

Il est descendu pour faire le constat et là j'ai senti que ça ne tournait pas rond. Car les gilets s'approchaient en vociférant : - faites le constat ailleurs, ici on organise une manif rondement menée ! On fait ça tous les 2 mois, c'est cyclique !

Ils étaient prêts à me faire une tête au carré. J'ai dit au camionneur : on sort de là ! On s'est retrouvé avenue Poincaré, au calme, tandis que des gendarmes, dans le cadre de leur ronde, surveillaient les gilets qui ne désiraient pas prendre la tangente ! Voyant cela, mon camionneur et moi, relativisant sur la gravité de nos propres dégâts, avons arrondi les angles.

mardi 2 janvier 2024

LES VOEUX JUPITERIENS POUR 2024

Comme à la fin de chaque année, nous avons eu droit aux vœux présidentiels.

Emmanuel Macron a évoqué les grands chantiers pour l'année à venir : un réarmement civique. Une notion pour l'instant bien abstraite. Il a parlé de l'écologie et de l'Europe, surtout pour faire plaisir à la mémoire de Jacques Delors, récemment décédé.

Il a évoqué les futurs grands évènements de l'année : les Jeux Olympiques et la réouverture de Notre-Dame, en décembre.

Bien entendu, dans un contexte international troublé, le Président n'a pas pu montrer un visage spécialement réjoui. La Russie et l'Ukraine continuent leurs bombardements respectifs et Gaza devient un tas de ruines sous les coups de boutoirs de Tsahal. On peut donc imaginer un réarmement militaire, notion bien moins abstraite, voire complètement drapée d'empirisme.

Que faut-il attendre de cette année d'un point de vue politique ?

Macron a certainement sa petite idée, qui pense déjà à un remaniement !

Affaire à suivre...

 


lundi 1 janvier 2024

POUR L'ANNEE 2024

 


L’année 2024, comme chaque année, débutera par le 1° janvier et son concert à Vienne, en Autriche, il faut le préciser ! Oui, car au niveau de l’homonyme français c’est l’âme Isère !

Il faudra attendre le 8 janvier pour fêter un évènement : le 700ème anniversaire de la naissance de Marco Polo. Des fanatiques du grand navigateur se retrouveront à Venise, ville de la célébrité, en portant tous des vêtements Marc O’Polo vendus à bas coût en tête de gondole car fabriqués en Chine, ce joli territoire exploré par l’aïeul !

Le 14 janvier, avançant masqués, des inconditionnels de Zorro fêteront le 100ème anniversaire de la naissance de Guy Williams, acteur connu pour avoir interprété le rôle de Diego de la Vega, c’est-à-dire un renard rusé qui fessa l’oie, heu qui fait sa loi en étant sorti de la nuit et couru vers l’aventure au galop !

Le 21 janvier, les Russes oublieront, le temps d’un verre de Vodka, les affres poutiniennes et la guerre contre l’Ukraine, pour célébrer la mort de Lénine, il y a un siècle, déjà ! La chanson de Sardou, traduite en russe, sera diffusée par haut-parleurs ! Un brin de nostalgie dans ces rues où longtemps des idées révolues sillonnèrent…

Le 9 février, les petits et grands enfants liront, sur les places publiques des extraits choisis de l’œuvre de la Comtesse de Ségur, morte 200 ans auparavant. Il y aura, bien sûr, gens qui grognent et gens qui rient car ce genre de célébration ne fait pas l’unanimité surtout quand un bon petit diable vient se glisser dans les détails.

Le 1° mars, les membres du GIGN lèveront un verre en l’honneur de Christian Prouteau, le créateur de leur noble institution. Oui, le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale aura alors 50 ans d’existence ! Et encore du pain sur la planche pour une année où la France accueillera les Jeux Olympiques se faisant terre aux risques.

Le 2 avril, une minute de silence aura lieu à l’Elysée et peut-être aussi au Parlement, pour évoquer la mémoire de Georges Pompidou, disparu il y a 50 ans ! Le centre, qui porte son nom, organisera une grande exposition sur la vie de ce Président de la République au parcours éphémère, amoureux de la voiture et de la poésie, poète-pouet !

Le 3 avril, les inconsolables du grand acteur fêteront le 100ème anniversaire de la naissance de Marlo Brando ! Un cinéma, sans complexe, proposera sûrement de rediffuser quelques films de ce géant d’Hollywood, un par un !

Le 18 avril, c’est en Provence qu’on fêtera les 100 ans de la mort de Marcel Pagnol ! Des concours de pétanque auront lieu sur la canebière, entre verres de Pastis et lectures des lettres de mon moulin en espérant que ces arts marient us et fans ici (César, Marius et Fanny, si !)

Le 22 avril, 300 ans se seront écoulés depuis la naissance de Kant ! Ses admirateurs, le cœur plein de raisons, se poseront la question de savoir comment, au mieux, célébrer sa mémoire car il ne s’agit pas de savoir comment nous pensons, mais comment nous devons penser !

Le 25 avril, au Portugal, on commémorera les 50 ans de la révolution des œillets !  La fin de la dictature salazariste aura permis l’ouverture vers la démocratie ! Un sale hasard avait voulu que les Lusitaniens soient sous la botte d’un dictateur. Mais les œillets ôtèrent les œillères ! Le Portugal vit l’horizon s’éclaircir !

Le 7 mai, à Vienne, on réécoutera la 9ème symphonie de Beethoven créée ici, pour la première fois, il y a 200 ans ! Sauf à tomber dans l’oreille d’un sourd, la nouvelle entraînera une foule de gens au théâtre viennois mais se propagera aussi de l’Aude à l’Ajoie !

Le 11 mai, Benoit Magimel fêtera ses 50 ans ! Et oui, un demi-siècle pour cet acteur deux fois Césarisé (2022 et 2023) pour le prix d’interprétation masculine ! Un exploit ! Et oui, la vie est un long fleuve tranquille où l’on rencontre la gloire, Juliette Binoche et la tête haute, en haut de l’affiche !

Le 22 mai, Français et Arméniens fêteront les 100 ans de la naissance d’Aznavour ! Il y aura sûrement un Grand Echiquier où Claire Chazal écoutera les reprises du grand Charles effectuées au piano par André Manoukian, plus barbu que jamais ! On évoquera un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, désormais ! Celui de la Bohème, celui où l’on veut prendre le large pour aller au bout de la Terre, au pays des merveilles, l’âme à mat !

Le 27 mai, Macron aura une pensée émue pour un de ses prédécesseurs : Valérie Giscard d’Estaing, élu président il y a 50 ans ! Il fera organiser une fête de l’accordéon dans le jardin de l’Elysée présidée par Richard Galliano. A Chamalières, on honorera l’enfant du pays avec qui on vécut en thermes cordiales !

Le 3 juin 1924, les inconditionnels de son œuvre fêteront Kafka pour le centième anniversaire de sa mort ! On relira le Procès en longue procession en se disant que l’arbitraire et la persécution sont toujours au menu de notre humanité !

Le 6 juin, inévitablement, on commémorera le débarquement en Normandie (80ème anniversaire). Comme le fit Hollande en 2014, Macron invitera les grands de ce Monde sur la plage d’Omaha pour se rappeler le sacrifice des soldats venus principalement des USA. Logiquement, Poutine ne devrait plus être de la partie ! En revanche, son rival Zelenski pourrait être invité, en se gardant bien de parler de lucre-haine !

Le 9 juin auront lieu les élections européennes dans les 27 états membres ! Il s’agira d’élire des députés européens pour un mandat de 5 ans ! Il s’agit de la 10ème édition (la première ayant eu lieu en 1979). Quel en sera le scrutin ? Beaucoup craignent un regain des extrémismes de droite, qui ont le vent en poupe aux Pays-Bas, en Hongrie, en Italie, en Pologne, en Suède et en France où Marine Le Pen boit du petit lait depuis l’échec du projet de loi de Mr Darmanin sur l’immigration, pas assez dur à son goût. Elle savoure le durcissement du nouveau texte avec une délectation qui dépasse les borgnes, aurait dit son père cacochyme.

Le 12 juin, on fêtera les cent ans de Georges Bush père.  Son fils, Georges Bush junior, se recueillera, au Texas, sur la sépulture du père, 41ème Président des USA. Il lui parlera des fantômes de la première guerre du Golfe et les comparera avec ceux de la seconde, celle dont il fut l’instigateur après la chute des tours jumelles. Sujet de conversation post-mortem dont les Bush rient !

Le 14 juin débutera le championnat d’Europe de Football en Allemagne ! La France sera présente sous la houlette de Didier Deschamps dont la clé pour gagner l’épreuve reste à trouver ! – Généralement, j’ai nerfs allemands qui me bloquent la route, soupire l’entraîneur tricolore qui en a plein le dos (d’où son opération).

Le 6 juillet, on se rappellera les bonnes rigolades émergeant des textes de Francis Blanche ! L’homme aura quitté ce monde depuis 50 ans mais sa mémoire reste intacte ! Je crains qu’il nous faille revoir pour la centième fois Les tontons flingueurs ! Quant aux pensées du fantaisiste, elles seront rééditées avec une préface de Jean-Marie Blanche, son fils, tout à fait Dac pour lui rendre honneur même s’il feint de crier à la pesante célébrité paternelle : l’homme s’alloue faux cris !

Le 26 juillet l’ouverture des JO en France sera l’évènement mondial. La maire de Paris, Anne Hidalgo, dit que tout sera prêt pour le grand show, y compris Notre-Dame qui se sera refait une santé après avoir subi quasi maux donnés par la géhenne (Quasimodo né, parla : - j’ai haine !). Espérons quelques médailles françaises sinon j’imagine la Seine !

Le 3 août, ils seront peu nombreux à se rappeler Joseph Conrad, dont l’âme repose depuis 100 ans. Il y aura peut-être une émission « La grande librairie » qui rendra hommage à l’auteur de « Au cœur des ténèbres » ! Souhaitons un Trapenard volontaire sur ce coup-là, agent de témoignage littéraire. Ainsi, l’agent se crée !

Le 11 septembre, il y aura, comme chaque année, une commémoration à New-York pour les victimes des attentats du World Trade Center. Mais, pour cette année, la France honorera Ronsard, le grand poète, pour le 500ème anniversaire de sa naissance à Couture-sur-Loir ! Des lectures de sonnets auront lieu dans les médiathèques pour réveiller cette mémoire qu’a cendre !

Le 16 septembre, c’est encore à New-York qu’on réalisera que Lauren Bacall n’est plus de ce monde depuis un siècle ! La grande actrice aux Césars (1996) et aux Oscars (2009) d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, aura marqué le septième art. Elle suit, désormais, le grand sommeil, avec les passagers de la nuit après un rendez-vous avec la mort. Si elle vivait encore, Bacall aurait à dessein (baccalauréat dessin ?) de transmettre sa passion des cinés !

Le 16 septembre, même jour, les royalistes (comptez-vous !) auront une pensée émue pour Louis XVIII, éteint depuis 200 ans, car il faut bien, un jour, des cendres. Ils iront manger à sa santé chez des grands chefs, rois de la Restauration, en levant le verre de Bourbon ! Ils auront à cœur d’imaginer un retour de la monarchie mais c’est une autre paire de gants (notre père de Gand !).

Le 28 septembre, Catherine Deneuve et sa fille Chiara penseront fortement à Marcello Mastroianni, né un siècle auparavant ! Les deux femmes ouvriront l’album photos, dans la plus stricte intimité ! Mais, si ça tombe, Arte nous ressortira « la dolce Vita » ou « divorce à l’italienne » ! Histoire de nous proposer une journée particulière.

Le 1° octobre, les marchands de cacahuètes auront à cœur de célébrer Jimmy Carter, né cent ans auparavant. Le 39ème président des USA marquera encore les esprits avec les accords de Camp David ! Oui, je sais, ça date comme diraient béguines du couvent ! Il n’empêche, ces accords permettaient la réconciliation entre l’Egypte et Israël ! Bon, il reste l’épineux problème Israël-Gaza ! Un fossé entre les deux entités, comment l’écart taire ?

Le 12 octobre, ses admirateurs pleureront la mort d’Anatole France, disparu depuis 100 ans.   1924 : Mort d’Anatole France. Au cimetière de Neuilly-sur-Seine ils se recueilleront en pensant que de la mort les dieux ont soif sans pour autant susciter la révolte des anges.

Le 4 novembre, l’église de la Madeleine pleurera comme telle en évoquant la mort de Gabriel Fauré, organiste de ces lieux, et disparu depuis un siècle, jour pour jour. Pour en savoir plus sur ce grand musicien, lire mon billet.

Le 5 novembre, les élections présidentielles aux USA seront suivies par le monde entier. On craint le retour de Trump qui ne cherche qu’à en découdre avec un Biden vieillissant ! C’est triste d’imaginer un duel entre un escroc-menteur-climatosceptique et un géronte dépassé que des maux grattent de leur plus vive acuité !

Le 11 novembre, Di Caprio fêtera ses 50 ans ! Voilà, joyeux anniversaire ! Oui, c’est court mais c’est ainsi ! On en saura plus dans les magazines people comme dit petite Annick, une voisine très fleur bleue.

Le 12 décembre, les Bretons se rappelleront, avec émoi, le naufrage de l’ERIKA ! Vingt cinq ans se sont écoulés ! Je compatis et n’ai pas envie de faire de l’humour sur ce pétrole dévastateur, ce ne serait pas raffiné.

Voilà, il y a sûrement des festivités autres, des commémorations diverses, locales, bucoliques ou très citadines qui m’auront échappé.

Je ne peux tout raconter ! A vous de compléter votre agenda selon vos rendez-vous incontournables.

Je vous souhaite une très bonne année 2024 !

 

 


dimanche 7 mai 2023

A QUOI REVAIT CHARLES ?

Tous les yeux de la planète (enfin, presque tous) étaient tournés vers Londres (Royaume-Uni) et l’intronisation de Charles III ce samedi 6 mai. La journée a été marquée par des fastes et des traditions, des protocoles interminables, mais aussi par l’émotion du roi.

Devant 2 200 invités, des chefs d'État et de gouvernement, des monarques du monde entier, il a prêté serment sur la Bible et a reçu la couronne de Saint Édouard. La solennité du moment n’a pas empêché l’émotion de pointer le bout de son nez lorsque William, l’héritier, est venu prêter allégeance à son père.  William, le fils fidèle ! Il a pensé à Harry, le rebelle, reparti aussitôt après le couronnement pour les Etats-Unis, retrouver sa Meghan et son fils Archie, dont il devait fêter l’anniversaire.

Charles devenu Charles III, encore endeuillé du départ de sa mère, a revu son enfance, ses amours incertaines, l’inanité de son combat pour sauver la planète.

La foule l’acclamait mais il vit aussi les hostiles, les antimonarchiques qui vilipendaient le ridicule de toute cette cérémonie coûteuse.

Il sentit peser sur ses vieilles épaules le poids innommable des responsabilités. Le ciel était gris, la pluie jouait aux trouble-fête. Charles venait de sortir de Westminster avec une couronne perlée d’incertitudes. Le Monde avait changé, il ne l’avait pas vu se métamorphoser.


A quoi pensait le roi sous sa couronne dense ?

A tout ce temps perdu dans ces cours inutiles ?

Au sourire de sa mère, à Diana, son silence ?

A quoi pensait donc Charles qui ne fût pas futile ?

 

Au loin, l’homme entendit le canon résonner

Pour la gloire de son règne. Et lui revint l’Ukraine

On se battait là-bas, les obus de la haine

S’attachaient à la mort, comme une éternité.

 

Autour de lui le monde, le Gotha et les clercs

Une chorégraphie de lenteur indicible

Protocole royal de sa douce Angleterre

Dont il devait porter le sceau indélébile.

 

Réapparut le Monde, au sommeil outragé

Les plaies d’une planète, qu’une chaleur condamne

Sur ses vieilles épaules il sentit s’affaisser

Les espoirs d’un meilleur, sous la fleur qui se fane.

 

Sœur Anne, ô ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?

Le long déclin des flores, et la montée des eaux.

Il entendait les chœurs, clamer jusqu’au soupir !

Il ne vit qu’une foi aux sanglots vespéraux.

 

Son sceptre s’érigeait comme un feu de détresse

Il sourit tristement, son trône vacillait

Sous le poids des remords, des froids de maladresse

Qui de son fils, Harry, avaient l’âme brouillée.

 

Il revit son chemin, ses errances lointaines

L’amour de Camilla dans les bras de Diana

Il rêva d’un soleil, et de plaines lunaires

D’un champ de plénitude, en ce lieu, il rêva.

 

Tout ce faste clinquant assourdissait son cœur

N’était-il donc sur Terre que pour devenir roi ?

Dieu gardait son silence, au sein de Westminster

Il fixa les statues aux pierres de désarroi.

 

Il repartit, carrosse, sous un ciel incertain

Quelques saluts fragiles, d’un geste de la main

Pour ce peuple fidèle au grand feu monarchique

Sous sa peau frissonna l'effroi mélancolique.


vendredi 5 mai 2023

UN LIVRE CAPTIVANT

UN LIVRE CAPTIVANT (Las des pêches du Midi) Simone signe « Hauts rets » un livre contant sa vie de pêche en haute mer. Elle parle de sa sœur Sophie, des marées, des craintes de sa mère quand Mélanie doutait ! Elle évoque son enfance, la chorale du port, où sa petite sœur Brigitte faussait tandis que son cousin Charles traînait en ralentissant le tempo de la mer le long des golfs clairs. Elle s’épanche sur des détails, le collier de coquillages que sa tante Mathilde ceignait autour de son coup, les trous dans la coque du vieux flobard que son amie Élodie bouchait avec du chewing-gum ! Ce flobard que l’innovant tuera, remplacé par un grand chalutier nommé Noé, en référence à l’arche ! Très vite Noé mit merlans et autres poissons dans ses filets ! Simone détaille ses succès pélagiques, avec lesquels sa belle-sœur Caroline s’est liée ! Un livre passionnant où se mêlent gens, gars, bains d’enfance mais aussi peur des dangers car parfois brune-ocre est mer et le bateau face à la vague 🌊 dure et mont paie le grain !

PUB 137

mercredi 15 mars 2023

L'INFLATION REVIENT



 L'inflation revient, elle nous rappelle les années Giscard-Barre. La sécheresse liée au réchauffement climatique, la guerre en Ukraine, et les manœuvres spéculatives de certains ont raison du porte-monnaie, principalement celui des plus pauvres.

Le conflit actuel, la grogne populaire, portent sur la réforme des retraites. Mais, dans le cortège des mécontents s'immiscent aussi les affres de la vie chère. 

La France a déjà dépensé 43 milliards d'euros en aides diverses (remise carburant, bouclier tarifaire sur les prix de l'énergie, revalorisation des retraites, prestations sociales et primes de rentrée, limitation des hausses de loyer à 3,5 % maximum, prime de partage de la valeur dans les entreprises...), et ceci depuis deux ans. La question est de savoir comment juguler l'inflation en aidant les plus nécessiteux sans pour autant creuser davantage le déficit budgétaire ?

En attendant, des tractations s'exercent entre la grande distribution et les grands groupes alimentaires pour tenter de minimiser les marges. Car l'inflation la plus palpable est celle qui frappe les produits de première nécessité : les nutriments.

Dès lors, une longue cohorte de caddies sous-alimentés se pointe aux caisses des supermarchés ! Les yeux fixés sur les étiquettes, le consommateur infortuné recherche le meilleur rapport qualité-prix avec, au ventre, un je ne sais quoi de carence, d'insuffisance nutritive, qu'il partage avec ses enfants.   



S’étiolait le pouvoir d’accaparer les choses
Des chariots décharnés pleuraient leur satiété
Sous le halo froissé de nos rayons moroses
S’époumonait l’écho des flux monétisés

Bouclages en tortures des fins de mois austères
Chemin paupérisé de ruptures glacées
Abandon déchirant de plaisirs secondaires
La loi du nécessaire en stricte vérité !

On guettait l’occasion, l’éclosion des remises
Quand, du porte-monnaie, les doigts palpaient le fond
Le printemps révélait d’impécunieux bourgeons

L’achat portait sa croix d’inflation délétère
Et sur le Golgotha policé de misère
Geignait l’âme perdue des richesses promises.

mardi 17 janvier 2023

GINA DANS LA MAGIE D'ESMERALDA

 




Gina Lollobrigida est morte. La star italienne avait 95 ans. Son décès a été rapporté ce 16 janvier 2023 par l'agence de presse italienne Ansa. "L'ancienne sex-symbol avait fait une chute à son domicile romain en septembre dernier. Elle s'était cassée le col du fémur et avait été hospitalisée", souligne BFMTV. Petite biographie de cette grande figure du cinéma.

 

Gina Lollobrigida, de son vrai nom Luigia Lollobrigida est née le 4 juillet 1927 à Subiaco et a subi assauts de fées penchées sur son berceau l’incitant, déjà, à crever l’écran. Aussi, très vite, elle quitte son milieu ouvrier pour monter à Rome et devenir étudiante à l’Académie des Beaux-Arts.

Romaine, l’es-tu ? Se pose-t-elle souvent comme question. Ou va-t-elle aller ailleurs ? Elle se voit confier un rôle dans un Rome-en-photo et se fait remarquer pour sa beauté plastique. En 1947, elle termine deuxième au concours de Miss Rome et troisième à celui de Miss Italie , pays connu pour ses prix de bottées !

Durant quatre longues années (1947 à 1951), le cinéma, ne lui offre que des rôles secondaires : L’Aigle noir de Riccardo Freda, où Barbara ne figure pas au générique, « Traqué dans la ville » de Pietro Germi, et d’autres… Arrive, enfin, le film de Christian-Jaque « Fanfan la Tulipe », où elle interprète Adeline, dont tombe amoureux Fanfan, incarné par Gérard Philippe !

En 1952, elle se retrouve devant les caméras de René Clair qui lui dit : - Foncez ! Elle jouera donc dans « Les belles de nuit », rivalisant de beauté avec Martine Carol. Puis Luigi Comencini, comme en ciné ardent, la fait jouer dans « Pain, Amour et Jalousie » qui n’est que la suite de « Pain, Amour et Fantaisie », au côté de Vittorio de Sica, qu’elle envoûte !

Ces films lui donneront une stature internationale. Le Britannique Carol Reed pensera à elle pour jouer une fille de cirque dans « Trapèze » avec Burt Lancaster et Tony Curtis. Elle se répète alors, inlassablement, qu’elle est faite pour être enfant de la balle et mantra pèse !

Enfant de la balle, elle le demeure en incarnant Esmeralda, la bohémienne saltimbanque de « Notre-Dame de Paris », de Jean Delannoy. Un de ses plus grands rôles. Elle porte secours à Quasimodo, incarné par Anthony Quinn.

Elle repart aux USA, où elle crève l'écran devant les caméras de John Sturges, en 1958, dans « La proie des vautours ». Elle y côtoie Frank Sinatra et Steve MacQueen. En 1959, dans « Salomon et la Reine de Saba » de King Vidor, elle a comme partenaire Yul Brynner, moins chauve que jamais.

Au début des années 60, elle jouera dans « Vénus impériale » de Delannoy. Elle y incarnera Pauline Bonaparte avec beaucoup de ressort (oui, être en Pauline ça aide !). Elle aura notre Bebel national dans « La mer à boire » de Castellani (1963)

Privilégiant la comédie, Gina Lollobrigida paraît encore dans « Les Poupées » de Mauro Bolognini avant de retrouver Rock Hudson dans « Etranges compagnons de lit », un film de Melvin Frank (1965). 

1968 est une année charnière dans la vie de Gina qui met fin à dix-neuf années de mariage, perdant ainsi son impresario. Elle met un frein à sa carrière après le tournage de « Buona sera Madame Campbell » de Melvin Frank. Elle participe encore au western parodique « Les quatre mercenaires d’El Paso » d’Eugenio Martin, sentant que parodie n’est pas paradis, sous l’œil goguenard de paparazzi.

Alors elle devient la fée turquoise (1972) qui aide Pinocchio à devenir un petit garçon. La série de 6 épisodes, de Comencini, fait la joie des tout petits, des ménagères de +/- 50 ans et des maris honnêtes.

Après le drame « Roses rouges et Piments verts » de Francisco Rovira Beleta (1973) avec Danielle Darrieux, où elle joue le rôle d’une photographe, elle cesse de tourner pour se lancer dans une nouvelle passion : la photographie ! On croyait à la mort de sa vie artistique mais la faux cale !

Elle revient à la télévision en 1984 dans plusieurs épisodes de la série « Falcon Crest » : faut qu’on vive, se dit-elle. En 1985, elle joue dans la série « Prête-moi ta vie » en commençant à en avoir assez d’être une souris de série qui sourit.

En 1986, elle est présidente du jury du Festival international du film de Berlin et y reçoit la Caméra de la Berlinale, récompense créée et décernée aux cinéastes et aux acteurs qui ont rendu d'éminents services au festival.

Ses derniers rôles remontent à 1996 dans le feuilleton italien Una donna in fuga, et dans le film français XXL, d’Ariel Zeitoun, auprès de Gérard Depardieu et Michel Boujenah.

En 1999, Gina Lollobrigida se présente aux élections européennes numéro 2 sur la liste d'Antonio Di Pietro mais échoue pour accéder au Parlement européen, dix pieds trop loin. Elle se consacre alors à la sculpture, cet art qui éclot d’elle. Mais la photographie ne la quitte pas non plus.

Elle vient de nous quitter ce 16 janvier 2023. Mais nous reste en mémoire le merveilleux visage d’Esmeralda, la grâce infinie d’une danse voluptueuse sur le parvis de la cathédrale, et ce regard de velours d’une beauté extraordinaire.








Gina, fleur d’émotion, coquelicot de feu

Se cambre au fil des vents d’une musique folle

Son cœur d’Esmeralda, sur ce parvis s’envole

En transes volatiles, d’un astre merveilleux.

 

Hypnotique vision à damner son essence

A suffoquer d’amour dans l’intense brasier

Qu’un âtre malicieux de la concupiscence

Attise de passions, de foudres essaimées.

 

Gina, Esmeralda, volupté d’une transe

Les seins gorgés d’hymen à sublimer les cieux

Virevolte, tournoie, envoûte mille yeux

 

Flux d’ensorcellements, arabesques lascives

Une flamme charnelle à l’aura suggestive

Un mystère amoureux dans les plis d’une danse.


vendredi 6 janvier 2023

A LA MANIERE DE RAYMOND DEVOS - 1

J'entame une nouvelle rubrique "à la manière de Raymond Devos" pour honorer sa mémoire. Je ne suis pas certain d'atteindre les chevilles du maître, mais qui ne tente rien n'a rien.

Pour ce premier acte, je me retrouve à la Porte du Paradis. 

Il y a de l'anticipation dans l'air...


J'étais à peine arrivé au Paradis que St Pierre accourut, essoufflé, en me criant : - Fabiano, je suis désolé, j'ai perdu la clé !
Je lui ai dit : - Si c'est une clé de sol je connais ! Je vous la trouve ! C'est à ma portée !
Il me dit : - Non, c'est plus compliqué que ça ! Une clé de sol quand on est dans le céleste c'est comme si on subissait une peine plancher !
Je lui ai dit : - Il vous faut une clé de fa ? J'ai ça aussi ! Je maîtrise aussi les basses !
Il me rétorqua : - Ca ne servirait à rien ! Il n'y a pas de messes basses puisqu'il n'y a plus de curés ! Ici, on se fait similaires !
Je lui ai dit que 6.000 airs c'était suffisant, mais peut-être pas pour une éternité. Il n'a pas répondu, tout inquiet de sa perte : - Il faut que je retrouve cette diable de clé !
Je commençai à m'impatienter : - Dites-donc, St Pierre, tu te débrouilles, t'appelles un serrurier mais comme tu vois on est une ribambelle à attendre à la porte !
Et ça commençait à crier : - Ouvrez-nous ! OUVREZ-NOUS !
Derrière la porte on entendait St Pierre s'activer avec une vis cruciforme ! Un moment on sentit qu'il tenait là le bon outil et crut s'y fier ! Mais non ! Il jura : - nom de Dieu ! Cela faisait très mauvais effet ! St Pierre jurait comme un poissonnier !
En regardant par le judas qui fonctionnait dans les deux sens, je vis que Jésus arrivait à son secours : - St Pierre, arrête ! Tu es en train de te noyer dans un verre d'eau bénite ! L'Eden t'entend jurer, et te voir ainsi le peine ! Tu te paies ma paix quand tu lui fais un tour de vices et la gâche ! Je vais arranger ça !
D'une apposition de la main Jésus fit ouvrir la porte ! Quel cohue ! Je fus bousculé par toute une foule de ressuscités, le mors aux dents !
Jésus me dit, en me relevant : - C'est de plus en plus comme ça ! St Pierre perd la tête ! Il perd la clé régulièrement ! Je crois que je ferai désormais confiance en St Jean !
Je lui ai dit qu'en singeant il risquerait des réprobations !
Il n'a pas ri ! A se demander si l'humour vient de Dieu !