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Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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jeudi 15 août 2013
mercredi 14 août 2013
mardi 13 août 2013
CRISE DE L’ŒUF : CA COUVAIT !!
On ne fait pas d’omettes sans casser d’œufs ! Alors les
producteurs d’œufs ont procédé à quatre opérations de destruction de leur
production aviaire, en Bretagne, pour protester contre la faiblesse des cours.
On s’est mis des œillères, on se met des œufs aujourd’hui, mais
sur les trottoirs, en guise de protestation. On a joué l'aveugle, renfermé dans
sa coquille et on n’a pas vu venir la surproduction qui fait chuter les cours.
Ploumagoar (plume à gaur ?) dans les Côtes d’Armor, Carhaix
et Morlaix (Finistère) puis St Brieuc (Côtes-d’Armor) ont été le théâtre de
massacre de milliers d’œufs qui ne pensait qu’à vivre, enfin, à se rendre utile
culinairement…
Les éleveurs de poules sont au bout du rouleau.
- - On nous demande de
nous mettre aux normes pour que nos poules soient comme des coqs en pâtes dans
leur espace : plus de place, davantage de désinfection ! Oui, mais
tout cela coûte, se lamente un éleveur qui se vante en disant que chez lui « sains
brillent œufs ». Oui, mes œufs sont sains mais coûteux. Il faut compter 7
euros pour produire 100 œufs mais la grande surface me les achète pour 5
euros ! Trouvez l’erreur !
Les maîtres de la grande distribution rétorqueront que les
éleveurs ne peuvent rien faire sans eux ! A moins d’exporter.
- - On nous suggère de
vendre, hors Europe, 5% de la production française. Il paraît que ça ferait
remonter les cours ! Et pourquoi pas abattre mes pondeuses ou carrément
fermer mon entreprise…Ca couve ! Non, le vrai problème c’est les
distributeurs ! On est avec eux brouillés !
C’est vrai qu’on a entendu, de la bouche des aviculteurs, pas
mal de mots laids à l’endroit des gestionnaires de caddy et de caisses
automatiques. Pas vraiment dans le style ampoulé (vert missel) !
Que faire ? Un ajustement par la production s’impose car on
voit mal le lobby des grandes surfaces marcher sur des œufs dans leur
négociation ! On n’envisage pas non plus une hausse de la demande !
Qui souhaiterait se goinfrer davantage en jaune et blanc sans casser des œufs
sur son équilibre alimentaire et diététique !
A moins que… Oui, à moins que l’Etat ne subventionne les
éleveurs ou finance les écoulements vers les associations caritatives !
Oui mais avec quel argent ? L’Etat n’a pas de poule aux œufs
d’or et doit respecter les pools financiers ! Il risque de faire un chèque
en blanc !
Mais peu chaut les éleveurs qui soupirent : que n’ai-je ce
blanc ?
dimanche 11 août 2013
samedi 10 août 2013
HOLLANDE EMPLOIE FRANC SES VACANCES
François Hollande prend ses vacances en
France. Il les prend comme homme normal qui veut ressembler à un Président. Il
a donc changé de conseillers en communication lesquels lui conseillaient, il y a
un an, d’être un Président normal afin de ressembler à un homme !
Oui Flamby flambe ses congés en France. Dans
la France d’en bas comme dirait le Maître Patelin du Poitou. En réalité il
visite le pays pour mesurer l’étendue des dégâts du Sarkozysme. Il a commencé
par Clichy-Sous-Bois, là où démarrèrent les émeutes urbaines de 2005, le mythe
du karcher et l’imagerie de la racaille.
Il a pu constater que Clichy, plutôt que sous-bois
, dormait sous le boisseau ! Le chef de
l’Etat a voulu montrer que la sinistrose des banlieues exacerbée par le chômage
persistant n’était pas une fatalité !
Et donc on ressort la boîte à outils :
emplois d’avenir aux goûts futuristes, contrats de génération avec mariage pour
tous : jeune épousant vieux dans le cadre d’un métier. Et puis le petit
dernier : l’emploi franc !
-
J’hésite à utiliser le mot
« franc » car on est passé à l’euro depuis des lunes, lance Flamby,
mais je suis un peu nostalgique.
Et c’est à Clichy-sous-Bois, clichés subis,
que notre Président s’est fait flasher
en train signer le premier emploi franc. Le dispositif consiste en une aide de 5.000 euros,
versée en deux fois (au départ puis après les dix premiers mois de contrat) à
toute entreprise qui embauche en CDI un jeune de moins de 30 ans au
chômage depuis plus d'un an et résidant dans une zone urbaine sensible (ZUS). Ainsi on travaille sur un espace générationnel
(25-30 ans) et géographique (le jeune reste sur un lieu de travail proche de
son domicile).
- Habiter
un quartier comme celui-là, ce n'est pas un handicap, c'est une chance pour
trouver un emploi, a plaidé franchement François Hollande. Les ZUS tant
cillent sur mes petits outils qu’il faut bien que je bricole ! Alors voilà
le contrat franc ! C’est comme le coup franc en football ! S’il y a
faute, notamment de travail, dans une surface de réparation en l’occurrence une
ZUS victime d’un dénigrement social et qui a soif de réhabilitation, alors,
heu…il a coût franc, emploi franc. Et il
faut neuf mettre ! Le changement c’est maintenant !
Le 2 août,
Flamby a passé une journée en Dordogne. Il a arpenté le terrain boueux et
agrémenté de bouses de vaches. Il a visité des fermes accompagné de ses
ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie.
- Notre objectif, a dit François
Hollande dans la cour d'une ferme, c’est une hausse de l’emploi dans le secteur
agricole. Ici pas de ZUS, mais quand même de la détresse. On ne peut dire qu’un
revenu de paysan qui voit pourtant s’étaler champs est alléchant ! Il ne
gagne pas beaucoup de blé ! En plus on le menace d’importation de maïs
transgénique, heu, oui, le fameux MON810. Je veux rassurer les paysans :
l’Etat va maintenir le moratoire sur ce maïs de Monsanto n’en déplaise au
Conseil d’Etat qui a décidé d’annuler l’interdiction de cultiver ce maïs
transgénique.
Puis le président de la République s'est rendu
samedi 3 août à Auch (Gers) pour une promenade de santé entièrement consacrée à la politique de la ville qui "concerne
tout l'espace français". Il a, par ailleurs, obsession présidentielle, annoncé
le doublement du nombre "d'emplois francs" en 2013.
-Une politique des quartiers, ce n'est pas une
politique des métropoles", a clamé Flamby, précisant que des quartiers
comme celui du Garros (à Auch) dans
cette ville du Gers, département "le plus rural de France", doit
aussi bénéficier "des dispositifs qui sont généralement regardés comme ceux
des grandes agglomérations ! Oui AUSSI, « AUCH » comme le dirait
ma chère Angela Merkel dans sa langue teutonne !! Alors sans traîner la
jambe, Auch, là j’embauche ! Enfin,
je veux dire à Toto si teint, heu, à tout Auscitain qu’il peut compter sur moi
pour créer des emplois francs ! L’état gère, y compris pour le Gers !
Jeudi 8 août, François Hollande a terminé ses déplacements
estivaux sur le thème de l'emploi par la visite, à
Marly-le-Roi (Yvelines), d'une entreprise de haute technologie qui, à ses yeux,
incarne l’innovation des PME françaises : iXBlue.
Flamby, accompagné de la ministre Fleur
Pellerin (déléguée aux PME, à l'Innovation et à l'Economie numérique), a
visité les établissements de cette société, spécialisée dans l'instrumentation
optique et acoustique pour applications marines et spatiales.
-
Dans mon optique j'ai voulu terminer par un encouragement à la compétitivité…Parce
que s'il n'y a pas d'innovation, s'il n'y a pas de compétitivité des
entreprises, il ne peut y avoir de créations durables d'emplois ! C’est
alors que je dois sortir ma boîte à outils et les emplois francs ! Mais si
je pouvais éviter !! Car avec eux je mouline au vent ; plutôt mou
l’innovant !
Et oui, les cahiers de devoir de vacances c’est ça :
apprendre les leçons du productivisme et leur relative adéquation à une
politique d’aide à l’embauche sous respiration étatique.
jeudi 8 août 2013
LACOURT NAGE DANS LE BONHEUR
Les mondiaux de Natation qui ont eu lieu à Barcelone ont permis à la France de glaner 9 médailles dont 4 en or. Parmi les médailles d'or celle de Camille Lacourt au 50 m dos (devant son compatriote Jérémy Stravius, médaille d'argent).
J'ai pu interviewer le bel athlète entre deux entraînements ! Mon micro en est encore tout trempé !
J'ai pu interviewer le bel athlète entre deux entraînements ! Mon micro en est encore tout trempé !
Fabiano : Bonjour Camille et bravo pour
votre exploit ! Mais au fait, le dos, c’est venu comment ?
C Lacourt : Le dos ?
Fabiano : Heu, oui, le dos d’eau…Enfin,
votre goût pour cette nage !
C Lacourt : Ah, le dodo, enfin le dos
crawlé ! C’est une longue histoire qui démarre à Narbonne où au bord d’une
piscine ma mère narre bonnet, narre bonne aise aquatique… Bref, me donne
l’envie de prolonger une petite expérience en liquide amniotique. Et dès 5 ans
je plonge, je nage… Je suis juste un peu chambré par mon petit camarade de
piscine qui me prend pour une fille… Oui, c’est le handicap des prénoms
mixtes ! Mais dès cette époque je voulais montrer que j’étais plus
Desmoulins que Claudel sauf peut-être pour l’aspect sculptural !
Fabiano : Et vous progressez vite ?
C Lacourt : Plutôt bien ! C’est à
cette piscine de Narbonne que je fais mes gammes avec un super
entraîneur : Richard Martinez ! Il va me suivre longtemps
celui-là ! Un vrai papa poule ! Il me fait passer par toutes les
nages mais c’est le dos que j’affectionne !
Fabiano : Mais pourquoi le dos ?
C Lacourt : Bain…disons que retrouve à dos
les sens ! Tu as, Camille cinq sens, me lançait régulièrement Martinez,
veille à les sublimer tous durant tes nages. Seul le dos me permet d’atteindre
le Nirvana ! C’est fou le plaisir qu’un dos lance !
Fabiano : Indolence, oui, c’est vrai que
tout vous semble facile. Vous avez été champion chez les juniors. Si j’ai bonne
mémoire vous avez connu Philippe Lucas ?
C Lacourt : Oui, comme Laure Manaudou, à
Canet en Roussillon. Il m’a fait cravacher, la vache. Mais avec lui j’ai progressé !
Il me crée un mental de compétiteur ! Il m’oblige à ne penser qu’à la
victoire ! Que Lacourt s’entête, lance-t-il souvent à la cantonade ! Il me disait que j’allais gagner de l’or avec
mon dos, des ronds : grands ronds ou petits ronds, bref, je serai l’être à
pèse grâce à la natation.
Fabiano : Et effectivement vous avez gagné
pas mal de titres !
C Lacourt : Oui, beaucoup d’or lors des
Championnats de France sur 50 m et 100 m
dos et puis ma première grande fierté, à Budapest, en 2010, lors des
championnats d’Europe où je rafle l’or pour les mêmes nages ainsi que pour le
4x100 m quatre nages ! Au Championnat du Monde, à Shangaï, en 2011 je me
rhabille d’or sur le 100 m dos ! Et là, cette année, à Barcelone je remets
ça sur le 50 m dos en 24 secondes et 42 centièmes et je me fais un petit
plaisir supplémentaire en glanant le plus joli métal avec mes potes sur le 4 x
100 m quatre nages ! Que du bonheur !
Fabiano : Oui, mais finalement aucun titre
olympique ?
C Lacourt : Non, c’est vrai ! A
Londres, en 2012, je termine 4ème sur le 100 m dos. Quatre ans auparavant
c’était Pékin mais aussi des problèmes physiques, épais qui noient au fond du
bassin mes chances de médaille ! Trop mal à l’échine ! Je n’ai pas
participé ! J’aurai ma revanche en 2016, au Brésil ! J’espère que tu ne
feras pas honte à Rio m’a dit un pote canadien.
Fabiano : C’est tout le mal qu’on vous
souhaite. Et sinon, vos amours ?
C Lacourt : Ah, il faut toujours qu’on
parle de ma relation avec Valérie Bègue…
Fabiano : Vous n’êtes pas obligé mais…
C Lacourt : Mais c’est un beau roman, c’est
une belle histoire. Oui, Valérie je lui ai fait Lacourt au bord d’une piscine.
Je la vois brasser comme une sirène sereine. Incroyable : Valérie Bègue y
nage et j’en ai le béguin ! On fait connaissance ! Elle me dit qu’elle
aimerait faire du dos mais elle a quelque appréhension. Je lui propose la
technique d’approche avec dos et bras en croix sur un flotteur en bois en guise
de bouée. Elle a cru s’y fier un moment mais elle a senti que son dos pouvait se
passer de ce support encombrant ! Elle se lance, elle crawle sur le dos !
Elle est magnifique !
Fabiano : Et elle vous a donné une jolie
petite fille, Jazz ! Pourquoi ce prénom ?
C Lacourt : Beaucoup pensent que c’est mon
obsession du contre la montre. Mais les montres se nomment Jaz, avec un seul Z.
D’autres s’imaginent que c’est pour rendre hommage à la musique de la New
Orléans mais non !! Jazz est formé de JA initiales de Jacques Anquetil et
de ZZ celles de Zinedine Zidane, mes deux modèles sportifs !
Fabiano : Ah, ah !! Très bien ! J’aurai
appris quelque chose ! Merci Camille !
C Lacourt : Merci Fabiano et fais un peu de
natation, ça te ferait du bien !!
Fabiano : Oui, heu, moi la javel …
mardi 6 août 2013
dimanche 4 août 2013
LE CHANT DE LA CORSE
La Corse m'attire. Une fois encore j'y ai goûté quelques jours de vacances. A proximité de Piana et de Porto. Il y a un an, je rendais hommage aux paysages. Cette année c'est l'âme corse et son expression vocale (les polyphonies) qui m'ont fortement ému.
A Villanova (au nord d'Ajaccio), petit village en hauteur, riche d'un campanile et d'un petit lavoir restaurés, un festival a lieu chaque année. Cette petite bourgade fait des pieds et des mains pour avoir des sponsors et pérenniser une manifestation ouverte à la culture corse (poésie, chants, peinture...)
C'est là, le vendredi 26 juillet, que j'ai découvert pour la première fois le groupe I Chjami Aghjalesi !
De la beauté à l'état pur !
A Villanova (au nord d'Ajaccio), petit village en hauteur, riche d'un campanile et d'un petit lavoir restaurés, un festival a lieu chaque année. Cette petite bourgade fait des pieds et des mains pour avoir des sponsors et pérenniser une manifestation ouverte à la culture corse (poésie, chants, peinture...)
C'est là, le vendredi 26 juillet, que j'ai découvert pour la première fois le groupe I Chjami Aghjalesi !
De la beauté à l'état pur !
C’est d’abord un silence
Sous la voûte étoilée
Sous la voûte étoilée
Un soupir, une attente
Au sommet de l’été.
Et la première note
Vient froisser le silence
D’une plainte dévote
En la nature immense
Puis d’autres voix s’élèvent
Flux de noces enchantées
Polyphonie de rêve
Magies entremêlées
La cascade vocale
Noie dans sa fluidité
L’horizon sépulcral
Des montagnes boisées
L’harmonique féerie
Remplit Villanova
De quiétude infinie
Bruissée à cappella
Et l’âme d’une Corse
Emouvante guerrière
En mélodieuses forces
Embellit ses prières.
Les voix entrelacées
En leur hyménée fier
Louent l’immense beauté
Des joyaux insulaires
C’est le miel doucereux
La senteur du laurier
Les frissons de l’eau bleue
Sur le front des rochers
C’est l’éclat rougeoyant
De grands bougainvilliers
Les asphodèles blancs
Des sentiers muletiers
C’est la fierté génoise
En ses tours maritimes
Les ruisseaux qui se boisent
Et la splendeur des cimes
On croit voir du silence
Lors des derniers bravos
Mais l’écho se fait dense
Dans le secret des mots
Le blanc des voies lactées
Dans la nuit assagie
Gardera éthéré
L’aura des harmonies.
vendredi 2 août 2013
jeudi 1 août 2013
LES TRAINS D'UN ÉTÉ MEURTRIER
Le transport ferroviaire deviendrait-il adepte
de Thanatos ?
Le 12 juillet inaugurait un été meurtrier sur
les lignes de chemin de fer. A Bretigny-sur-Orge (Essonne) le train Téoz 3657, reliant
Paris à Limoges, déraillait en
provoquant la mort de 6 personnes. Une septième personne vient de succomber à
ses blessures.
Le 29 juillet, deux trains entrèrent en
collision en Suisse Romande, vers 19 heures. Le choc fit un mort et 35 blessés
dont 5 grièvement.
Mais surtout, entre ces deux dates, il y eut
le 24 juillet et ce train déraillant à quelques encablures de St Jacques de
Compostelle, haut lieu de pèlerinage de Galice (Espagne), but espéré de milliers
de pèlerins.
"Dans
les kilomètres ayant précédé le lieu de l'accident, le train roulait à 192
kilomètres heure", ajoute le tribunal espagnol saisi de ce drame, indiquant "qu'un frein
avait été activé quelques secondes avant l'accident". Le virage était
pourtant limité à 80 km/h.
Le conducteur du train, Francisco José Garzon
Amo, âgé de 52 ans, a été mis en examen dimanche pour "79 faits d'homicide
par imprudence" par le juge d'instruction Luis Alaez. Il a été laissé en
liberté sous contrôle judiciaire.
Une liberté lourde de culpabilisation !
Un poids insoutenable sur les épaules d’un seul homme ! L'idée lui traverse-t-elle l'esprit qu'il aurait mieux fait de mourir dans l'accident ?
Est-il le seul fautif ? L’enquête, espérons-le,
devrait pouvoir éclaircir tant d’interrogations !
En ces occasions on ne peut que songer à ces
commandants de ferries, ces chauffeurs de bus, ces conducteurs de transports
publics qui, dans un moment d’absence ou par poussée fiévreuse d’exploit,
oublient leur responsabilité et la charge qui leur incombe : amener leurs
passagers sains et saufs à l’endroit contractualisé !
Dans ce genre de drame on repassera le plat de
la sécurité, des systèmes de freinage automatisés…
On se gargarisera à rêver d’un univers où le
risque zéro n’existe pas !
On aura la faiblesse de penser qu’un jour les
accidents n’auront plus cours ; hormis sur nos écrans de jeu vidéo ou dans
les scénarios de jeux d’enfant !
Mais on se trompe !
J’avais 10 ans, j’étais gamin
Et mon petit train électrique
Subissait les plus drolatiques
Déraillements mus à dessein.
Sur les rails que j’avais disjoints
S’affaissait la locomotive
Et les deux wagons en dérive
Peignaient ma joie en contrepoint.
En ces temps-là, dans son Espagne
Un petit Francisco joyeux
Devait s’adonner à ce jeu
Comme on rit d’un mât de cocagne.
Sans savoir qu’un jour il serait
Le conducteur d’un train d’enfer
Dans un virage mortifère
Près d’un sommet de piété.
Ci-git St Jacques de Compostelle
Les morts dans les wagons broyés
Du sang couvrant la voie ferrée
Dans l’indicible accidentel.
Au terminus des pèlerins
Le deuil nacré de coquillages
Ecrabouillés par la sauvage
Motricité folle du train.
Déraillement, erreur humaine
Ce qu’en diront les boîtes noires
Ne modifiera pas l’histoire
Noircie sous le cri des sirènes.
Et Francisco de son enfance
Puisera
l’amer souvenir
D’un petit train nommé plaisir
Hors des méandres de souffrance
Et Francisco José Garzon
Perclus de coupables fardeaux
Ecoutera les trémolos
De son trépas qui violone !
BERNADETTE LAFONT A REJOINT PAULINE
Une grande actrice nous a quittés ce jeudi 25 juillet. A l’âge
de 74 ans s’est éteinte Bernadette Lafont et, avec elle, une partie de ce
cinéma de la nouvelle vague.
Bernadette Lafont c’était une lueur dans le regard, une
malice contagieuse, une spontanéité débordante, un remède à la déprime.
Personnellement elle fait partie des grandes comédiennes qui
jouent à l’instinct et s’enrichissent d’une personnalité hors du commun. J’ai
aimé Romy Schneider, Annie Girardot, Marie France Pisier et j’ai aimé
Bernadette Lafont parce qu’elles
incarnent au mieux la vie sur cette fine bandelette de pellicule qu’on appelle
un film et qui reste l’émouvant témoignage d’un cinéma des années 60 se débarrassant
de carcans académiques et poussiéreux.
Comme Annie, Bernadette avait de la gouaille, de la
fraîcheur. On avait envie d’être son ami, de l’accompagner dans ses ballades
cévenoles.
Remarquée par Truffaut elle jouera son premier film Les
Mistons en 1957. Puis un autre père de la nouvelle vague, un certain Chabrol,
lui prolonge l’étrier. Et ce sera Le beau Serge aux côtés de Jean Claude Brialy
(1958). Après un passage à vide elle
repart de plus belle avec La fiancée du pirate (1969) où elle incarne une femme
mutine et nourrie des mouvements libertaires de 1968.
On la remarquera aussi dans La maman et la putain (1976,film
de Jean Eustache) et dans Une belle fille comme moi (1972 et encore Truffaut).
Mais bientôt le cinéma se détourne de ses vraies capacités
et la sous emploie dans des rôles secondaires pour le compte de comédies
farfelues et sans grande envergure.
Mais en 1985 elle devient la confidente d’une future étoile
du cinéma, la jeune Charlotte Gainsbourg ! Le film s’appelle l’effrontée
et Bernadette décrochera le césar du meilleur second rôle !
Chabrol saura la redécouvrir avec l’Inspecteur Lavardin
(1986)
Enfin Mocky lui fera confiance et lui assurera de son
amitié. Avec lui elle tournera 4 films dont le Pactole (1985) et Les
saisons du plaisir (1988).
C’est d’ailleurs
Mocky, le franc-tireur du cinéma français, qui sera l’un des rares de la
profession cinématographique à se rendre aux obsèques de la grande dame, à
Saint André de Valborgne (Gard)
Et le bougre s’en indignera :
-
Si peu de monde
pour son enterrement, c'est dégueulasse. Même si Bernadette était quelqu'un de
solitaire et indépendant, le cinéma devait être là !
Mais toi,
Bernadette, dans ton paradis des étoiles disparues, tu t’en balances ainsi que
le chantait Barbara dans le film de Nelly Kaplan où tu incarnais Marie, la
fiancée du pirate (1969)
Oui tu t’en
balances car des gens de ton village continuent à t’aimer en silence ! Et
puis tu as enfin retrouvé Pauline, ton enfant chérie, ta petite fée trop vite
disparue en 1988 !
Dans son
souvenir tu t’es battue pour ne pas sombrer et ce deuil magnifique aura nourri
les planches des théâtres et la magie télévisuelle…
Comment
pourrait-on t’oublier ?
Pas
beaucoup de tes pairs pour ton dernier voyage
Saint
André de Valborgne au plein cœur de l’été
A
réuni ses âmes pour cet ultime hommage
Quand
la nouvelle vague d’un reflux s’étiolait.
Et
pourtant quel regard aux lueurs de malice
Pour
inspirer le cœur de Chabrol ou Truffaut
Une
belle fille comme toi pour ce dernier office
Eût
mérité le chœur des illustres sanglots.
De
maman à putain s’emploie ta profession
A
nourrir de son sein tes premiers jeux d’écran
Pour
préférer bientôt d’autres fruits de passion
Quand
ton âge écrira la mémoire de Kaplan.
L’été
en pente douce décrochera l’hiver
Et ce
froid dans ton cœur en brisures d’absence
Le
parfum de Pauline sur les embruns amers
Et
des planches posées en tremplins d’espérance.
Au-delà
de ce deuil, au-dessus de l’abime
Une
force joviale, un appétit d’aimer
Cigale
cévenole dans l’été qui s’abime
Tu brillas
tant de fois pour nous émerveiller
Et qu’importent
les grands issus de ton sérail
Qui
jouèrent l’absence lors de tes funérailles
Les
vrais gens étaient là, ces cœurs qui te ressemblent
Emouvants
et fragiles comme un souffle qui tremble…
samedi 20 juillet 2013
FORCE EST A TRAPPES !
De
violentes échauffourées ont opposé entre
200 et 400 habitants de Trappes (Yvelines) aux forces de l’ordre dans la soirée
du vendredi 19 juillet, aux abords du commissariat de la ville !
L’explosion
de violence est consécutive à
l’interpellation jeudi 18 juillet d’un homme qui s’était opposé à la
gentille suggestion policière de contrôler son épouse qui portait un voile
intégral. La demande aura, peut-être, été formulée de façon maladroite. L’homme voit
laid !
-
Plus dure sera ma dent, lance-t-il aux représentants de la loi.
La loi
sur le port du voile intégral, entrée en vigueur en avril 2011, interdit
la dissimulation du visage dans l’espace public. Elle punit l’infraction d’une
amende pouvant aller jusqu’à 150 € ou d’un stage de citoyenneté. Ceci
quelle que soit la qualité du voile, synthétique comme naturelle.
Vendredi,
vers 20 h 30, des habitants ont jeté des pierres en direction du
commissariat et sur les fonctionnaires de police. L’intifada trappiste a
détruit des abribus ! Des détritus ont été incendiés, notamment près de l’hôpital
de Trappes. L’entrée de l’édifice est voilée…par la fumée !
-
Trappes est folle, lance un policier
-
Frappe et taule, suggère un de ces collègues
-
Que PS PARTE, clame un brigadier Hortefiste Karcheriseur et
amateur d’anagramme !
-
Heureusement que le Tour ne passe pas par Trappes ! Il
termine à Versailles, renchérit son subalterne cyclophile.
A
défaut de partager la joie des Versaillais il risque de recevoir des bouts de
verre saillants.
Sûr que
le FN devrait récupérer l’évènement et
bien l’instrumentaliser. Aussi sûr que Froome gagnera la grande boucle !
ALLEG ET LA QUESTION
Harry Salem,
connu sous le nom d’Henri Alleg, vient de mourir ce 17 juillet à Paris trois
jours avant son quatre-vingt-douzième anniversaire.
Dans son livre « La
question » il a dénoncé la pratique de la torture lors des « évènements
d’Algérie », entorse à la dignité humaine dont il connut aussi la terreur.
Henri Alleg, né à Londres de parents juifs, s’installe à Alger en 1939. Il s’engage auprès du Parti
communiste algérien. Il devra le payer chèrement, par la suite…
En 1951, il devient directeur du quotidien Alger républicain
et a comme collaborateur un certain...Albert Camus.
Après le
déclenchement de la lutte armée, le 1er novembre 1954, Henri Alleg entre dans
la clandestinité ! Son journal est interdit par un colonialisme français
très ombrageux à l’égard d’un communisme soupçonné, parfois à juste titre, de
faire le jeu du FLN.
Bientôt Alger
sera sous l’emprise du Général Massu. Alleg est arrêté le 12 juin
1957 chez son ami Maurice Audin, un mathématicien alors âgé de
25 ans, qui, lui-même capturé la veille, mourra sous la torture.
François
Hollande a d’ailleurs rendu hommage à Maurice Audin lors de sa visite
officielle en Algérie l’an dernier.
Le journaliste est torturé à plusieurs reprises au cours de sa
détention, et ce sont les séances de « gégène » qui constituent le
point de départ du livre « La Question »
Henri Alleg aura
indubitablement joué un rôle majeur dans
la prise de conscience, lente et fastidieuse, de l’opinion française face aux
exactions commises au nom de la République !
Ce qui n’empêche
pas Madame Torture d’exercer ses talents dans de multiples régions de notre
planète !
Les petites âmes
d’Amnesty International ne sont pas prêtes à pointer à Pôle Emploi.
Bien d’autres
livres de bien d’autres Henri Alleg feront tôt ou tard les rayons des
librairies. C’est juste une question de temps, de levée de secret, d’explosion
de tabous, d’acceptation des limites de notre humanité.
Si seulement les
leçons du passé pouvaient nourrir notre avenir…
La question comme un fonds
Vertigineux d’errance
Un trait de trahison
A notre intelligence
Une plaie suintante
Dans l’Histoire héritée
Un cancer d’épouvante
Qui s’est fossilisé.
La question lancinante
Dans les mémoires d’Alger
Nauséeuse, écœurante
Si longtemps éludée.
Des relents de brûlures
De décharges zébrées
L’orageuse torture
Dans la torpeur d’été…
La question sans réponse
Si ce n’est l’abjection
D’une guerre qui annonce
Ses envies d’oppression.
L’intense pourriture
Gangrénant les galons
Multiplie les ratures
D’une armée sous tension.
La question systémique
En réponse aux affronts
Des fléaux islamiques
Noirs de libération.
Du talion dans les veines
La peur à fleur de peau
En réfèrent aux gégènes
Planquées sous le boisseau.
La question dans les mots
Qu’Alleg allégua tant
Pour dénoncer les maux
De piteux combattants
D’une cause perdue
Mais dont l’inanité
S’est nourrie de chairs crues
Et de destins broyés.
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