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samedi 14 septembre 2019

DE L'HOTEL (de VILLE) A LA TAULE (des Vils)




Le maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany a donc fini par être condamné à la prison, ce vendredi 13 qui ne lui aura pas porté chance. Quatre ans de prison, pour fraude fiscale, ont donc été requis par le tribunal correctionnel de Paris à l’encontre de celui qui magouillait en ignorant d’entendre la justice lui dire : « je t’ai souvent dit que toi, qui levas loi, paierait ! ».

Ce jour est arrivé ! Le parquet, tout en Sire, majestueux, a plongé dans les geôles le petit roi qui va sale depuis un moment, traînant dans ses poches des liasses de billets de 500 € dont l’origine reste suspecte. Les juges lui reprochent d’avoir dissimulé une villa sur l’île de Saint-Martin (achetée sous le manteau ?) dite villa pamplemousse où la grume cache sous son écorce un zeste de malhonnêteté mue par une langue de bois. Une autre dissimulation concerne un riad à Marrakech, une misérable propriété de 1.200 m² dont l’édile dément être le propriétaire ! Balkany se défend âprement devant ses juges avec cette voix que l’homme a rauque :

-     Ce riad appartient à Mohamed Al Jaber, un cheikh sans provisions et criblé de dettes. C’est sa maison secrète ; il ne veut pas qu’on sache qu’il est propriétaire car il est en perdition à la Cour d’Arabie ! Je l’ai donc aidé, par humanité, à me faire passer pour le propriétaire ! Ainsi, je fais, dévot, leurres !

Par ailleurs, Patrick et son épouse Isabelle, sont accusés d’avoir sous-estimé leurs revenus, la valeur de leur moulin de Giverny (qui a dû coûter pas mal de blé !) et de n’avoir pas payé l’ISF pendant plus de cinq ans en dépit d’actifs estimés à plus de 16 millions d’euros annuels.

-         Mon moulin de Giverny ne m’a pas coûté monnaie, lance l’homme      ulcéré face aux juges qu’il ne peut voir en peinture. 

Isabelle aux braies défraichies par tant de soucis judiciaires, s’est vue condamner à 3 ans ferme mais sans incarcération immédiate à la Santé qu’elle a défaillante. Aussi, tout en plaignant son pauvre mari, va-t-elle assurer l’intérim à la mairie de Levallois ! Tout va bien ! 

Patrick, de son côté, se trouve un quart serré aux entournures dans une petite cellule de 3m sur 3m et se voit nu comme un œuf maître qu’arrêt empêche de rejoindre les pools des escrocs notables.

Le détenu, qui a toujours détenu sans rien déclarer, trouve, las d’éclats, rations à mastiquer. La nourriture, ici, manque de panache et le dessert !

Patrick, tout en digérant difficilement, prend le temps de cogiter sur son avenir. Il est assez sombre car une deuxième partie de procès se profile en octobre : celle touchant un procès pour blanchiment et corruption. Patrick risque plus gros encore : sept ans d’emprisonnement ! 

Patrick sent les remugles de l’incarcération, il tombe de haut, il sent les désagréables affres, odeur à fraudeurs…

Il se dit qu’en payant ses impôts il aurait pu améliorer le budget de la Garde des Sceaux. Mais, quand la Chance elle rit du mauvais côté, on se retrouve dans une cellule indigne d’une République qui garde comme seule excuse de ne pas réussir à faire obérer (et elle en porte le chapeau) tous ses contribuables !

vendredi 13 septembre 2019

DIVERTISSEMENT XXVII


Cette nouvelle planche allitérative est l'occasion de rendre hommage à de grand(e)s disparu(e)s comme la Mère de Calcutta ou encore Mort Shuman qui, pour une fois, n'est pas perdu dans le triangle des Bermudes. Quant à Roger Moore, il nous revient en barbier ; c'est vil !

Elle touche aussi l'actualité avec un Balkany qui vient d'être condamné à 4 ans de prison ferme avec incarcération immédiate pour "fraude fiscale". Depuis le temps que cela lui pendait au nez ! Le maire de Levallois-Perret qui croyait tenir le haut de scène va connaître les joies de la taule.

Marthe Keller fait une brève apparition dans une petite commune proche de Nantes (Loire-Atlantique) qui n'a rien de joli en comparaison avec Avignon. Mais, il faut dire aussi que Marthe n'est plus une demoiselle. Je le dis avec tout le respect que j'ai pour cette grande actrice...


jeudi 12 septembre 2019

PROPOS OBSCÈNE, L'AVARIÉ ; PROPRE ET EN SCENE : LA VAR Y EST...





Le président de la Fédération française de football s’appelle le père Noël, Noël Le Graët, exactement, pour cumuler les trémas et montrer son empreinte bretonne.
Le père Noël de la FFF est, en ces temps troubles, pas loin de se faire traiter d’ordure à ne pas faire mentir la troupe des bronzés lesquels, d’ailleurs, font plutôt du ski que du football !

Mais pourquoi tant de haine à son égard ? Eh  bien, Noël, a affirmé ce mardi 10 septembre avoir demandé aux arbitres de ne plus arrêter les matchs pour des raisons aussi secondaires que chants homophobes venant des tribunes ou banderoles anti-lesbiennes brandies des gradins.

-      L’arrêt des matchs ne m’intéresse pas. C’est une erreur. J’arrêterais un match pour des cris racistes, j’arrêterais un match pour une bagarre, des incidents s’il y a un danger dans les tribunes, a-t-il expliqué sur les ondes de France Info !

En d’autres termes, le père Noël sans traineau s’entraîne aux polémiques en ne mettant pas sur le même plan racisme et homophobie. Mais la Ministre Roxana Maracineanu, qui sait où ce genre de roue mène, met le holà, holala, pour éviter que les ola ne se transforment en fiesta anti-gay ! L’ancienne championne du dos est en nage quand elle s’évertue à prouver que Noël se trompe ! Il faut combattre les deux fléaux !

Finalement, alors qu’ils se s’étaient lacérés par médias interposés sur le sujet de l'homophobie, la ministre des Sports a voulu la serrer, la main du  président de la FFF. C’était ce mardi 10, au Stade de France, en marge de la rencontre des Bleus contre Andorre (3-0 pour la France).

-       Profitons que le match endort pour nous réveiller, lança Roxana à son voisin. Je puise désespérément dans un terreau de conciliation qui m’échappe et ma racine est à nu !
-      D’accord ! On enterre la hache de guerre et on se met ensemble pour lutter contre toutes formes de discrimination, a répondu Noël sortant de sacs rêches une bonne âme miraculeusement indemne !

Les deux réconciliés se sont promis des campagnes de prévention des discriminations pour éviter la banalisation des chants racistes et/ou homophobes, les cris de singes envoyés à l’adresse d’un joueur de couleur ou les « enc… » adressés à un arbitre qui pourtant, a aucun moment de sa vie, n’a fait son coming-out.

En ce qui concerne le sujet de l'arrêt des rencontres, le sujet le plus clivant, le communiqué de la Fédération précise : "L’arbitre d’un match et son délégué disposent à ce titre d’outils réglementaires pour agir jusqu’à la procédure d’arrêt de match (interruption et arrêt). La ministre des Sports et le président de la FFF partagent le principe d’une action qui doit être aussi résolue qu’adaptée et pragmatique en cas d’injures ou de propos discriminatoires et font confiance au discernement des arbitres et des commissions de discipline."

Tout repose donc sur l’arbitre qui a déjà fort à faire avec la VAR (video assistant referees). La vidéo devient une assistance parfois pesante quand elle dénature le jeu. La moindre petite faute de main, qui jadis aurait passé à l’as, est dénoncée par l’adversaire qui incite fortement l’arbitre à consulter la vidéo ! Le public, quand il ne se complaît pas dans des chants douteux, se met alors à applaudir un arbitre qui siffle en faisant une télé avec ses doigts afin de montrer qu’il va consulter l’œil technologique, le verdict imparable !

La VAR, ne fait pas dans la musique. Elle n’est pas harpe à gong et durcit une justice du sport qui était molle, hier. L’arbitre, dans ce jeu de plus en plus pressé par des exigences de business, se doit d’être garant d’un spectacle sans faute occultée et dépourvu de toutes nuisances idéologiques…

L’arbitre devient un juge omniscient, omnipotent et, au début de chaque rencontre, se masturbe désespérément les neurones en se demandant s’il sera à la hauteur de ce que réclament les censeurs de tous poils.

Un métier de plus en plus difficile !

mardi 10 septembre 2019

LE PLAN DE LA MERE BUZYN EST, EN SOI, NIAIS ?




Il y avait urgence à se porter au chevet des urgences. Dans les hôpitaux en ébullition, les brancards s’accumulent en couches au même rythme que le burn-out des soignants. Manque d’effectifs et manque de moyens : l’accueil devient aléatoire pour qui se précipite pour un petit bobo qui le hante !

Agnès Buzyn, notre Ministre de la Santé, après avoir sous- estimé le malaise des urgentistes, s’est activée à désamorcer une bombe dont la mèche de grèves tressée présentait une menace tangible.

249 sites en grève à travers tout le pays ont acculé la Ministre à prendre des décisions dans un contexte budgétaire étriqué et truqué de tracas à traquer : l’heure est à l’homéopathie et les pilules de redressement économique sont bourrées de sucres, dits à bêtes « à dresser » et que l’Etat, sortant d’un inextricable sac arrose de promesses…

Le plan présenté lundi 9 septembre par Mme Buzyn, élaboré en toute hâte sur la base d’une « mission-flash » menée durant l’été par le député (LRM) de Charente Thomas Mesnier et le patron du SAMU de Paris, Pierre Carli, ne recèle pas de produits miracles tant attendus : pas de réouverture massive de lits, nulle revalorisation salariale ! Il n’y a rien à voir, circulez !

Les douze mesures du plan, doté de 754 millions d’euros sur la période 2019-2022, dont 150 millions d’euros pour l’année 2020, sont toutes destinées à « lever la pression » sur les services d’urgences. Elles complètent les premières mesures prises avant l’été pour un montant de 70 millions € (dont 50 millions destinés à financer une prime de risque mensuelle de 100 € net pour les paramédicaux des urgences, et que toucheront aussi les assistants de régulation médicale).

Les moyens supplémentaires annoncés lundi devraient concerner à hauteur de 630 millions d’euros « des renforts, en ville comme à l’hôpital, de médecins et soignants », sans plus de précisions sur les effectifs, effectivement !
Ces crédits supplémentaires pourraient être obtenus en économisant sur d’autres postes (déshabiller Pierre pour habiller Paul, ou l’inverse), de manière à ne pas toucher à l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (Ondam), l’enveloppe fermée qui contraint les dépenses de santé et peut générer des proscriptions de prescriptions !

La mesure qui retiendra le plus les neurones est le SAS, un service d’accès aux soins  qui devrait être mis en place d’ici à l’été, car quand l’acte ose c’est toujours à l’été…

L’objectif de ce palindrome (se lit de droite à gauche ou dans l’autre sens) est de relancer Internet et la téléphonie pour obtenir, à toute heure, une demande de soins, un conseil médical, un rendez-vous avec un généraliste, une orientation vers une ambulance, l’adresse d’un rebouteux (heu, non, là je crois que je m’égare…).

Si le coût du dispositif est déjà connu (340 millions d’euros sur trois ans), ses modalités ne seront précisées qu’en novembre. Le n° du SAS sera-t-il unique ou devra-t-il cohabiter avec le 15, le numéro des urgences ? Une question plus cruciale est de savoir combien de médecins libéraux devront-être mobilisés pour faire fonction un tel système ?

Cinquante maisons médicales de garde accueillant des médecins libéraux seront par ailleurs financées d’ici à la fin de l’année « à proximité directe » de tous les services d’urgences totalisant plus de 50 000 passages par an soit plus de 136,98 passages par jour (si l’année n’est pas bissextile).

Par ailleurs, d’ici à la fin de l’année, tous les médecins de garde devraient  disposer de terminaux permettant de pratiquer le tiers payant sur la part « sécu ».

Le plan présenté prévoit aussi de « lutter plus efficacement contre les dérives de l’intérim médical », en obligeant notamment les médecins intérimaires à fournir lors du recrutement une attestation sur l’honneur certifiant qu’ils ne contreviennent pas aux règles sur le cumul d’emplois publics. Oui, il y aurait des abus ! A un jeune urgentiste à qui un grand ponte faisait la leçon on retiendra la célèbre phrase :

-      Tu cumules mais c’est logique : tu as Buzyn peu !

C’est vrai que la Ministre semble peu encline à délier les cordons de la bourse que jamais l’or quitte (comme dirait mon urologue qui prend sa vessie pour une lanterne).

Alors, sous la surveillance de son pote Darmanin, le Ministre du Budget, elle veille à jouer la parcimonie ! Elle propose une meilleure organisation des hôpitaux. Ceux-ci devront contractualiser avec les Ehpad afin de mettre en place des filières d’accès direct des personnes âgées !
La réorientation sera plus légère : y’a tri social pour éviter que les gérontes soient d’office à la porte des urgences, avec un fond d’âme gris âgé !

Enfin, Mme Buzyn a assuré qu’elle voulait optimiser les lits vides, où on pourrait installer un blafard qui, le petit matin blême, a besoin de s’aliter suite à une pathologie. Le gestionnaire de lit (Bed manager) serait alors capable de trouver le pieu disponible dans un service différent de celui de la prise en charge initiale. Ainsi, un écharpé du couteau de cuisine pourrait occuper un lit vacant d’un service d’ophtalmologie, pour se reposer à l’œil, sans semer la larme dans tout l’hôpital !

Enfin, les services d’urgences ne seront plus financés exclusivement à l’activité (la fameuse T2A Tarification à l’acte) mais recevront une « enveloppe forfaitaire » dépendant de l’importance de la population couverte et de ses caractéristiques socio-économiques, ainsi que de la « densité médicale libérale dans leur territoire ».

Soit la formule trouvée par Villani (député LREM de l’Essonne et accessoirement  mathématicien) :

Avec 

PA : population active de la zone rattachée à l’hôpital
M = nombre de médecins libéraux de la même zone
P = Population de la zone (sauf enfants de moins de 1 an)
NASAS  = Nombre d’Appels sur le SAS au cours de l’année
AMES = âge moyen de l’équipe soignante de l’hôpital.

D’ores et déjà les grévistes de France et de Navarre ont décidé de poursuivre le mouvement car le compte n’y était pas !

Les urgentistes, nullement convaincus par la Ministre, persévèrent !

«Les déclarations d'Agnès Buzyn ne répondent pas à la demande de lits, d'effectifs et de salaires. Et les 750 millions d'euros annoncés ne sont pas des financements nouveaux, mais des crédits réaffectés, qui existaient déjà dans le plan Ma Santé 2022 », dénonce un syndicaliste !

On pouvait s’attendre à une telle réaction. SAS santé !

vendredi 6 septembre 2019

LES ARROSEURS ARROSES


En politique, comme en poker, on peut perdre une partie stupidement alors qu’on croyait détenir la victoire.

L’été politique européen illustre, avec deux exemples, les infortunes de supposés winners qui se retrouvent Grosjean comme deux vents soufflant sur l’art aux heures à rosée ! Je veux parler de l’art de la politique.

En Italie, Mattéo Salvini, le ministre de l’Intérieur aux méthodes musclées à l’égard des flux migratoires, croyait faire exploser la coalition italienne confectionnée avec le Mouvement 5 étoiles pour provoquer de nouvelles élections et les emporter haut la main. Mais de nouvelles élections législatives il n’y aura point. A son grand dam, son allié d’hier, brillant de ses 5 étoiles, a négocié une nouvelle coalition avec le Parti Démocrate de centre gauche et sous la direction du même premier ministre, Giuseppe Conte, dit « de faix » car il supporte toutes les charges !

Au Royaume-Uni, Boris Johnson, le nouveau premier ministre, pensait remplacer Theresa May avec bonheur en insufflant une sortie du pays (le fameux Brexit) sans négociation avec l’Europe pour la date (prévue) du 31 octobre 2019.

Mais il s’est fait piéger en croyant détenir une majorité qui, en réalité, n’était qu’une chimère. Avec 327 voix contre 299, la chambre des Communes a approuvé un texte exigeant que le Brexit soit repoussé jusqu’à fin janvier 2020. Dépité, Boris à la tignasse douteuse a réclamé qu’on vote pour procéder à de nouvelles législatives ! Des « anticipées » comme on dit, et pour le 15 octobre ! Mais une telle volonté hante, ici, paix de la perfide Albion. Pas de cela, ont répondu les députés qui, là encore, ont voté le veto, évitant l’envouté, évinçant les vains sons de trompette bouchée d’un Boris à beaux risques !

C’était une jolie façon de se venger du nouveau résident du 10 Downing street qui avait décidé, en force, de suspendre le Parlement du 9 septembre au 14 octobre, certainement pour empêcher tout débat sur le Brexit et accélérer, sans coup férir, une sortie sans accord.

La motion gouvernementale n'a obtenu que 298 voix, soit moins que la majorité des deux tiers de la Chambre des communes nécessaire pour être adoptée, les élus de l'opposition travailliste s'étant abstenus. Il s'agit d’un nouveau revers cinglant pour Boris Johnson !

Affligé, l’ex  journaliste du Daily télégraph a téléphoné à son compagnon d’infortune italien.

Boris : Hello Matteo, c’est Boris, comment vas-tu après ce revers ?

Matteo : L’heureux vert ne me rend pas d’échos logiques ! Je m’attendais à gagner des élections, du haut de ma grandeur aquiline et ça a fait pschitt, comme dirait un vieil ex-président des mangeurs de grenouilles. Me voilà hors course mais…attention, toujours prêt à rebondir. Un Matteo Salvini sait mater aux salves iniques, et pas que les migrants venant d’Afrique ! Et toi, alors ! La Berezina aussi ?

Boris : Je suis out, accablé voire à câbler pour me faire dépanner (fin d’us) pour rupture des usages : les gens ne respectent plus rien ! Des fidèles à ma majorité m’ont fait faux bond ! Les traitres ; j’ai viré les véreux avérés, les vauriens !

Matteo : Ah oui, la fidélité se fit déliter ! Mais à force de virer tes amis tu vas te retrouver seul ! Tu penses faire encore longtemps le job de premier ministre de sa gracieuse Majesté ?

Boris : Je ne sais pas ce que je peux faire d’autre ! Comme toi, je suis un homme politique populiste qui parle et ment au Parlement ! Entre nous, si je veux qu’on sorte au plus vite de l’UE, c’est pour que je puisse appliquer de sympathiques petites règles néolibérales. L’Europe c’est trop contraignant ! Trop de normes, trop de règles notamment au niveau du droit du travail ! Tu ne trouves pas ?

Matteo : Oui, enfin moi, mon souci c’est l’Euro que ton pays ne connaît pas car il sent des livres (sterling). L’Euro, et sa défense, force chaque pays à ne pas faire filer les déficits publics. Mon pays en crève ! L’Italie a une dette de 2.300 milliards, soit plus de 130 % du PIB ! C’est insuffisant ! Il faudrait qu’on puisse atteindre 200 % du PIB, au minimum ! Pour relancer la consommation, accroître le revenu des ménages qui en ont marre de bouffer des spaghettis à longueur de journée ! Et puis vient la crise migratoire ! L’Europe ne fait rien pour nous aider à nous débarrasser de ces hordes de migrants qui traversent la Méditerranée, aux îles d’or ensoleillées mais, désormais avec des rivages à nuages car ça sent le Rossi !

Boris : Ah, oui, les migrants ! Tiens, en parlant de ça, tu ne viendrais pas me rejoindre à Londres ? On pourrait refaire le monde, préparer un deal italiano-british ! Relancer nos économies par des transactions réciproques ?

Matteo : Merci, sans façon ! Je reste ici en embuscade ! La nouvelle coalition qui se profile me semble baroque ! Ce ne sera pas l’amour à l’attelage, ahou, chachacha ni les yeux dans les yeux ahou ahou ! Ce sera un nid à « gare à », gare à toi, gare à nous ! Les fidèles du clown Pepe Grillo ne vont pas longtemps supporter les gauchistes démocrates ! Alors je ramasserai tout cela à la petite cuillère.


Boris : Ok, bon, c’était juste une proposition. Bon, je te laisse ! C’est l’heure du thé ! On peut être populiste on n’en est pas moins empreint de traditions !