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vendredi 23 mars 2012

INSTRUMENTALISATION



Mohamed Mehra, par le Raid raide mort, ne sévira plus. Toulouse et la France entière commencent à peine à respirer que, déjà, les petites phrases politiciennes refleurissent dans la campagne printanière.

De tous bords on s’accuse. Qui stigmatise la naïveté de l’autre ou son laxisme ! Qui pointe du doigt les dérives sémantiques du discours du rival et lui associe les ferments du climat délétère régnant  dans l’hexagone. Qui se targue d’avoir prévenu tout le monde du danger islamique comme si la folie d’un seul homme pouvait, à elle seule, enfermer les prieurs d’Allah dans un même fanatisme ! Qui pérore en continuant sa campagne électorale pour se singulariser…

La dignité serait-elle une utopie ?

Il apparaît plus facile d’évoquer le climat d’insécurité, l’urgence de la sûreté, la nécessité de la coercition.  Bien plus difficile (et bien moins rentable à l’échelle démagogique) se révèle le discours qui prône la défense des écosystèmes, l’éradication de la misère et de la faim dans le monde ou l’évolution sociale de l’Europe…

Mohamed revoit les tours
Tomber en château de cartes
Son djihad au fil des jours
Salit salafiste charte.
Il revit l’Afghanistan
Et ses parfums de vengeance
Les leçons de combattant
Aux confins de son errance.
Emmuré dans son cercueil
Sous le regard des vigiles
Mohamed conçoit son deuil
En meurtrissures fertiles.
Tomber les armes à la main
Sans regret, sans amertume !
Au dehors un vieux parfum
De polémiques s’exhume.

A-t-il été fabriqué ?
Laxisme en opposition
Avec le fer de l’épée...
Instrumentalisation !!

Mehra perclus de sommeil
Revisite son passé
Les barreaux, fervents réveils
De son âme de guerrier.
L’enseignement de la haine
Par un Coran travesti
Radicalité sans chaîne
En réponse à tant d’oublis.
Encerclé dans son mouroir
Par les corbeaux de la loi
Mehra rit d’un désespoir
Qui met la France en émoi.
Il périra sous les balles
Le cœur empli d’un regret
N’avoir pu porter le mal
A de plus glorieux sommets.
Dehors déjà les vipères
Enveniment l’opinion !
Qui sera le plus sévère ?
Instrumentalisation !!

Mohamed a combattu
Fanatique déphasé
Une route sans issue
De fusillades barrée.
Épilogue à la croisade
Sous le soleil toulousain
Soulagement de façade
Appréhension des demains.
La psychose médiatique
A nourri tous nos J.T.
Une planète phobique
Suivait de loin le brasier.
Et déjà fleurit l’écume
Des polémiques obtuses
On bat le fer sur l’enclume
Des tragédies l’on s’accuse.

La rose a piqué l’écho
Qui vilipendait son nom
Copé répond tout de go
Instrumentalisation !

Fin du beau recueillement
L’unanime dignité
Parenthèse ourdie de blanc
Crémeux d’impartialité
L’invective a rallumé
Ses feux rougis de passion
L’incendie rit des pompiers
Mus de jolies intentions.
Le souvenir des soldats
Du rabbin et des enfants
Se dissout dans les débats
Trop vite a séché le sang.
Les discours d’apaisement
En fragiles cicatrices
Suintent anarchiquement
De sanie dénonciatrice.

L’être blond remue, cynique,
Son pitoyable chiffon
Du grand péril islamique
Instrumentalisation

François centré sur les mots
Voit dans ceux du petit pion
Les relents d’un temps facho
Instrumentalisation

En cillant sur  les sondages
Point la récupération
Nauséeuse nécrophage
Instrumentalisation

Instrumentalisation…

jeudi 22 mars 2012

UNE VALEUR SURE...






Une petite bouffée d'oxygène dans cette ambiance lourde de menaces et de troubles sociétaux. Le fameux jeu télévisé "Des chiffres et des lettres" a fêté son 40ème anniversaire.

Créé en 1972, il aura été le petit frère du célèbre "Le mot le plus long" apparu dès 1965 !

Ce jeu d'Armand Jammot en a scotché plus d'un devant le petit écran ! Je me souviens de mon brave père criant un "chut" tonitruant à la cantonade afin d'obtenir le silence. Intense concentration pour trouver le mot de 7 lettres suite à un tirage de deux concurrents qui s'affrontent sur le plateau (par la suite le jeu passa à 9 lettres puis à 10)

Ah, quel bonheur de rechercher le chemin mathématique pour obtenir un nombre à partir de 6 valeurs !!

Le jeu, simple dans sa conception, a suscité de nombreuses associations, généré moult tournois et échafaudé son panthéon de champions hors normes !!

Souhaitons donc longue vie et pérennité à ce jeu qui nous entretient si bien les méninges !!

Et qui devrait participer à la moindre évolution d'Alzheimer !!

mardi 20 mars 2012

L'HORREUR


L’horreur ! Ce 19 mars 2012, vers 8h05 un homme casqué monté sur un scooter a tué froidement un enseignent de religion juive et ses deux garçons. Puis il a ôté la vie à une petite fille de 8 ans.

Le drame survenu à Toulouse a provoqué une intense émotion dans la ville mais aussi dans tout le pays. A tel point que la campagne présidentielle s’est vue suspendue, le temps d’une trêve pour permettre à la Nation de se recueillir.

Qui est ce tueur froid et méthodique ? Est-il celui qui a tué le 15 mars, à Montauban, deux parachutistes du 17ème RGP (Régiment du Génie Parachutiste) et blessé gravement le troisième ? Est-ce lui, encore, qui exécuta le 11 mars, à Toulouse, un maréchal des logis chefs ?

L’enquête, espérons-le, pourra donner des pistes. Mais, en attendant, le plan Vigipirate s’est teinté d’une couleur écarlate et la psychose d’un quatrième massacre hante les esprits dans la région toulousaine.

Sous le casque à visière
Une âme échevelée
Par des vents sanguinaires
Aux embruns frelatés.
Les bourrasques ont soufflé
La fragile conscience
Détruit le parapet
Qui stoppait la démence.

Sous l’égide crânienne
Un esprit dérangé
Sanctifie et fait siennes
D’assassines idées.
Cogitations morbides
Fruit de jeux vidéo
Ou de pamphlets perfides
Aux ramages létaux.

Sous le couvert bombé
Un cerveau méthodique
Froidement meurtrier
Joue l’apocalyptique.
Un message envoyé
A l’index haletant
Noire détente pressée
Coup de feu, bain de sang.

Et Toulouse qui pleure
Devant son Capitole
Une étoile en plein cœur
A subi l’arme folle.
Ville rose au printemps
Irradié de sanglots
La peur ôte en son chant
L’orgue de Nougaro.

Et Toulouse qui plie
Sous le poids de la peine
Exacerbant de nuit
La blessure indigène.
Sur un fil de silence
Un pays suspendu
Pleure les mots de l’enfance
Par la folie perdue...

lundi 19 mars 2012

CA VA CASTAGNER SEC !!!



Double cliquez pour apprécier cette oeuvre magistrale (en toute modestie).


Dix candidats sont officiellement en lice pour le premier tour de l'élection présidentielle, le 22 avril, a annoncé ce lundi notre génial président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré.

Chacun des candidats a obtenu au moins 500 parrainages d'élus émanant d'au moins 30 départements et a remis sous pli scellé une déclaration de patrimoine qui ne sera ouverte qu'en cas d'élection.

Les dix candidats sont :

- Eva Joly (Ecologiste à lunettes rouges)
- Marine Le Pen (FN, la fille du père,  allelluia !)
- Nicolas Sarkozy (UMP, le mal aimé, je suis le mal aimé, les gens me connaissent..etc..)
- Jean-Luc Mélanchon (L'affront de Gauche)
- Philippe Poutou (NPA, remplaçant du facteur, Pépé pour les intimes)
- Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière, filleule d'Arlette et de flots rances)
- Jacques Cheminade (Economiste volant non  identifié)
- François Bayrou (Modem maux d'âme)
- Nicolas Dupont-Aignan (Souverainiste, saoul veut reine)
- François Hollande (PS, hélas clé rose)

Et le gagnant est ....

Suspence !

dimanche 18 mars 2012

PLEURE O MA BELGIQUE...


La Belgique entière a rendu, ce vendredi 16 mars,  un hommage national aux 28 victimes, dont 22 enfants, de l’accident d’autocar de Sierre, dans le Valais suisse.

Pour cette journée de deuil national, il a été décidé que les drapeaux seraient en berne.

L'enquête se poursuit en Suisse, sous l'égide du procureur Bernard Elsig. Celui-ci a confirmé que ni l'alcool ni la fatigue, ni la vitesse n'étaient en cause. Il a également démenti que l'autocar ait percuté une première fois le mur gauche du tunnel fatidique emprunté par le chauffeur.

Une énorme émotion tisse sa toile en Belgique et nous ne sommes pas indifférents à la souffrance et au deuil de nos voisins.

Chacun mesure l’incommensurable désespoir qui frappe les parents qu’une telle tragédie a foudroyés.

Car la mort d’un enfant conserve un degré de gravité sans pareil.

En communion avec ce pays cher à mon cœur (mon grand-père paternel naquit à Molenbeek  St Jean en 1877).


Le silence de plomb s’abat sur la Belgique
Et les fleuves de peine affleurent en vagues sombres
La mort s’est invitée, poétesse tragique
Pour happer les destins dans l’espace de l’ombre.


Des milliers de bougies sous des drapeaux en berne
Le plat pays larmoie dans l’écho du silence
Sobrement recueillis dans les habits trop ternes
Les cœurs endoloris saignent sans résistance.


Ils étaient vingt et deux, frêles oiseaux de l’enfance
Qu’un destin criminel niché sous un tunnel
A brusquement frappés en leur nid d’innocence
Pour propager le deuil aux reflux éternels.


L’enfant ne sera plus, son silence appartient
Au mystérieux chemin des souffrances humaines
L’amour ne viendra plus dans ses intimes liens
Colorer de tendresse le mur blanc des semaines.


Et l’absence indomptée sur le mur lézardé
Des mémoires de larmes grimpera, luxuriante
Ombrageuse  glycine, au feuillage chargé
D’une indicible peine à l’aura mortifiante.


L’enfant ne sera plus, son sourire appartient
A la mer émotive des photos du passé
Dans le secret des cœurs, dans la main qui retient
D’un regard ravagé  quelques larmes salées.


O pleure, ô ma Belgique, toi si chère en mon cœur
Je marche sur tes pas en cette allée funeste
Sous un ciel impuissant, zébré par la douleur
Au murmure d’un vent qui de sanglots se leste.

jeudi 15 mars 2012

ET LES DROITS DE HAUTEUR ?




Mélenchon est l'homme qui grimpe dans les sondages à défaut de monter aux arbres de la finance pour y secouer les traders qui continuent à nous faire des singeries à s'ingérer comme des saints gérants.


Mieux, il inspire et déclenche chez ses adversaires des décompressions neurologiques qui leur font modifier les codifications de langage et de la sémantique.


Ainsi, dernièrement, le petit Nicolas a dit durant l'émission de Ferrari (sur Tf1 pour ceux qui ne suivent pas ! ) :

- Tout exilé fiscal qui est parti à l'étranger dans le seul but d'échapper à l'impôt français devra déclarer à l'administration française ce qu'il a payé comme impôt à l'étranger. Et si c'est inférieur à ce qu'il aurait payé sur ses revenus de son capital en France, on lui fera payer la différence !

Et bien voilà, c'est dit ! Une jolie idée que lui aura soufflée le chef du Front de Gauche !

François Hollande a également ouï la voix de son maître qui a repris la belle idée de taxer à 75 % les revenus annuels supérieurs à un million d'euros !

Mélenchon..Mélangeons ! Mais l'ange, on le sait bien, fait souvent la bête...

Pas d'angélisme, ni le mou ni le taigneux n'ont l'intention d'appliquer les mesures radicales du papa fouettard-front-de-gauche ! C'est juste pour attirer l'attention !!

On est en campagne électorale ! Quand même !!!




mercredi 14 mars 2012

FAUDRAIT UN PEU SE CALMER LA HAUT !!!


Stop la camarde ! Faut arrêter ça tout de suite ! Les grandes figures mortes se  ramassent à l’appel et je n’ai plus le temps de m’en retourner.

Le 13 février j’aurais déjà dû concocter un bel hommage pour Sophie Desmarets disparue le jour même à l’âge de 90 ans.

Pris par d’autres impératifs je m’étais dit, foi de Fabiano, que j’aurais le temps de rédiger de jolis mots pour saluer tout le talent de cette grande actrice que le cinéma sut utiliser durant les années 60 et 70 puis que le théâtre happa à son tour.

J’avais déjà préparé un petit brouillon pour narrer tout le plaisir que j’avais eu de la voir à côté de Bourvil dans « Le Mur de l’Atlantique » ou près des inoubliables Poiret et Serrault dans « la Tête du Client ». Mais, pour des raisons bizarres je mis le papier de côté.

C’est alors que le 2 mars succomba Gérard Rinaldi, un de nos quatre Charlots !

Je m’étais dit qu’il fallait tout de suite élaborer un hommage commun aux deux artistes. Je trouvai un angle d’attaque. Gérard a longtemps interprété Marc dans la série télévisuelle « Marc et Sophie » à côté de Julie Arnold ! Oui, la fameuse Sophie, médecin ! Ah quel bonheur quand  Sophie démarrait des piques à l’encontre de son mari vétérinaire qui squattait la même salle d’attente !

Mais je n’ai rien écrit à ce moment-là !

J’en étais à un stade de reproche quand la vilaine dame à la faux emporta un certain Pierre Tornade, le 7 mars ! Oui, Pierre Tornade, le sympathique comédien moustachu qu’on a vu et revu dans des rôles de militaires à travers la série « la 7ème compagnie » ! Ah Pierre, quel présence à l’écran, le gaulois par excellence, bonne pâte, un peu ronchon mais si sympathique à suivre dans des œuvres de bravoures telles que « Le petit baigneur », « La raison du plus fou » ou encore « jour de gloire ». Sans compter que lui aussi se délecta sur les planches des théâtres (« Le Charlatan » de Lamoureux, « Le Dindon » de Feydeau)

J’allais, cette fois ci, taper ce fichu article qui narrerait les vies exemplaires de ces trois disparus.

Mais quel angle d’attaque ? Quel dénominateur commun pour synthétiser la vie des trois héros du petit écran et de l’univers théâtral ?

J’en étais à réfléchir quand Thanatos nous enleva la fragile flamme de Michel Duchaussoy par un triste 13 mars !

Michel Duchaussoy ! Quelle perte ! Mais quel artiste ! Bon sang, quel artiste ! Je le revois encore dans les films de Chabrol (« Que la bête meure », « La femme infidèle »). Mais plus récemment je l’avais admiré dans « Amen » de Costa-Gavras ou dans « Elle s’appelait  Sarah » deux films qui évoquent la Shoah, chacun selon un prisme différent.

Lui aussi avait trouvé du plaisir au théâtre. D’ailleurs n’avait-il pas été pensionnaire et sociétaire de la Comédie Française entre 1964 et 1984 ?

Je ne pouvais plus attendre ! Quatre grands disparus en si peu de temps ; il fallait que je rédigeasse, morbleu ! Le dénominateur commun allait de soi : j’évoquerais l’attrait fugace du cinéma qui n’arrive jamais à détrôner le bonheur intense de se confronter à un public, différent chaque jour après que le rideau rouge se soit levé.

J’allais donc écrire, enfin, mon texte quand j’appris que Pierre Schoendoerffer venait de succomber lui aussi à l’âge de 84 ans en ce triste 14 mars !!

Schoendoerffer ! Ce soldat envoyé en Indochine pour filmer les troupes et qui en revint définitivement mordu par le virus du cinéma.

Schoendoerffer ! Le brillant réalisateur de « L’honneur d’un capitaine » que je venais juste de voir à la télévision à l’occasion du 50ème anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie.

Car Schoendoerffer a filmé la guerre, les évènements d’Alger mais bien avant ceux-là les drames d’Indochine. Son film « La 317ème section » brillamment interprété par Crémer et Jacques Perrin, raconte, en 1963, les mésaventures d’une section de soldats français embourbés dans l’après Dien Bien Phu.

Des films qui parlent de la guerre, des héros fatigués, de l’insupportable venin de la colonisation.

Il faut vraiment que j’écrive cet article ! Cinq morts sur ordonnance, ça commence à compter ! D’autant plus que Moebius, alias Jean Giraud vient, lui aussi, de se faire la malle !

Je lui consacrerai une page spéciale car il ne fait pas partie de la même famille ! Il nous laisse des tonnes de planches de BD (« Blueberry », « Major Fatal », « L’incal »…)

Et puis il faudra peut-être se calmer un peu là-haut !

Hé, Haut  ! Tu m’entends !!

En peu de temps quintet qu’ils furent
Ils sont partis nous laissant coi
Le rideau tombe et l’aventure
De la comédie se larmoie.

Sophie coquine, fleur de cactus
Sur bien des planches tu piquas
Ton humour, ton fol angélus
Prière de rires en éclats.

Gérard taquin, joyeux Charlot
Chevalier de la gaudriole
La michaudière retient l’écho
Agonisant de tes paroles.

Toi le Pierrot, bon moustachu
Aux seconds rôles galonnés
Nestor ne te reverras plus
Burna se sent déboulonné.

O toi Michel, grand sociétaire
De notre comédie Française
Parmi Hugo, Feydeau, Molière
Tu naviguais de tout ton aise.

Adieu le Pierre, soldat cadreur
Témoin des affres d’Indochine
Tes pellicules au champ d’honneur
Nourrissent nos mémoires sanguines.

Aurait-on pu imaginer
Vous retrouver en même lieu
Schoendoerffer grossissant les traits
D’un Tornade officier joyeux.

Dans un décor de guérilla
Où Desmarets en sa demeure
Aurait caché, loin des combats
Un Rainaldi, fou déserteur.

Où Duchaussoy, tendre aumônier
Adepte de la rédemption
Aurait béni sous les brasiers
Deux pauvres cœurs à l’unisson.

Rêvons ces scènes impossibles
A tout jamais puisque la mort
Vous réunit dans l’indicible
Loin des pathétiques décors.

Si loin du théâtre factice
Où meuvent nos politiciens
Mauvais acteurs, nus de malices
Tirant tirades à qui mieux rien.

Vous les acteurs, les cinéastes
Faiseurs de rêves, chantres d’amour
Que ne puissiez vous du néfaste
Vous immuniser pour toujours.

Hélas, vous n’êtes que mortels
Mais héritiers de vos talents
Nos jours en délicates ailes
Survoleront mieux les tourments...

dimanche 11 mars 2012

SARKO EST-IL AU TEST ?


Cet après midi, à Villepinte, le petit Nicolas lance un grand discours pour mobiliser sa droite. Il est soutenu par Gérard Depardieu et Enrico Macias. C'est déjà ça !

En revanche, malgré l'open bar promis, Borloo ne viendra pas !

C'est bien triste, vous ne trouvez pas ?

Non ?

Ah !

samedi 10 mars 2012

L'ARME A L'OEIL...


A Nantes (Loire Atlantique) tandis que les canaris cherchent à s’extirper de la ligue 2 un poulet est jugé au tribunal correctionnel.
La raison ? Il a tiré sur un étudiant en histoire lors des manifestations anti loi Pécresse (réforme des universités) de novembre 2007. L’arme utilisée par le policier était un flash-ball et elle a envoyé son projectile dans l’œil droit du jeune homme. Désormais ce dernier ne voit plus que du gauche ce qui ne l’empêche pas de faire valoir son droit : réparation du préjudice subi.

Dans ses réquisitions, le Procureur a demandé la relaxe du policier.  Le Ministère public considère  que le policier n'est pas pénalement responsable et qu'il a obéi à un ordre (ben voyons !)
Comme le parquet, la défense demande la relaxe du policier, arguant d’un ordre hiérarchique incontestable et d’un cadre légal respecté dans l’utilisation d’une arme dont la direction de la police n’a toujours pas interdit l’usage !! Evidemment, dans cette optique !

La procédure nantaise fait quand même réfléchir. D’aucuns annoncent une modification de la matière des projectiles. D’autres préconisent une formation à la pratique de cette arme hautement capricieuse (il faut viser les pieds pour atteindre le ventre !). Certains proposent de ne plus lancer de réformes qui soient à même de révolter les étudiants !
En attendant le délibéré aura lieu le 3 avril…

SANS TRONC, SANS TRAITS...



François Bayrou croit décidemment en son étoile orange. Le président du Modem se sent triste face à la bipolarisation de la vie économique !
- Je suis la seule alternative possible face à la guerre des deux camps dont souffre tant notre agora politicienne, lance-t-il à qui veut bien l’entendre.

Invité de l’émission « Des paroles et de Actes » sur France 2, le brave François a réendossé  son costume de candidat de la troisième voie, celle du centre !
Hanté par la réduction de la dette publique et des déficits, il prévoit 50 milliards d'euros de recettes et autant d'économies. Il supprimera la défiscalisation des heures supplémentaires (1,8 milliard) et la « niche Copé » qui profite à certaines entreprises (3 milliards).

Picorant à droite, grignotant à gauche, le Palois cherche à se trouver un chemin au milieu des deux grands courants dominants.
Il nous fait le coup tous les cinq ans mais, le bougre, il persévère !

La médaille du mérite lui sera attribuée, en conséquence !

Honni soit qui mal y pense.

A quoi sers-tu Bayrou ?
Tous les cinq ans tu viens
Montrer cinquième roue
Du chariot citoyen.
 
Monté sur tes ergots
De coquin béarnais
Tu hisses ton égo
Vers des cieux désœuvrés.

A tes yeux se sent triste
Ce monde bipolaire
Tu pérores, centriste
Sur ta foi visionnaire.

Ni gauchiste borné
Ni droitier belliqueux
Tu t’avances masqué
Dans le flou d’entre-deux.

Position de confort
Pour fustiger autrui
Blâmer l’argent trop fort
Tancer la gabegie

Nappé de doux poèmes
Ton discours d’agrégé
Sublimes enthymèmes
Peut se désagréger.

Car se centrer sans traits
De volonté pugnace
Rime à se concentrer
Vers l’utopie fugace.

Un programme sans tronc
Sans épine dorsale
Des voix s’absenteront
De ton chant paroissial.

A quoi sers-tu Bayrou
Tous les cinq ans surgi
D’un ineffable trou
De chimères endormies ?

Dans tes sombres costumes
De César virtuel
Entre soleil et brume
Tu peins ton virtuel.

Impossible chemin
Où se perdent cent traces
Mais il ne fallait point
Qu’ici tu le centrasses.

Ni de gauche sophisme
Ni de droite posture
Ton vieux funambulisme
Joue de mésaventures.

Si l’échec est encore
Au rendez-vous des urnes
Cinq années insonores
Te rendront taciturne.

Mais tu ressurgiras
Ton oranger Modem
Au bout d’un quinquennat
C’est ainsi que l’on t’aime ?

mercredi 7 mars 2012

L'INCROYABLE ODYSSEE D'EDITH BOUVIER


Entrés clandestinement le 21 février dans le quartier de Baba Amr, encerclé par l'armée syrienne, Edith Bouvier et William Daniels  retrouvent sur le terrain plusieurs reporters de guerre, parmi lesquels le photographe français Rémi Ochlik et la journaliste américaine Marie Colvin qui, bientôt, perdront la vie. Edith échappe à la mort mais, atteinte à la jambe, les médecins locaux lui diagnostiquent une fracture du fémur.

Elle doit évacuer au plus vite. Mais le quartier est pilonné sans arrêt.

Elle finira pas fuir avec William. Evacuée sur une civière, on la transporte le long d’une canalisation souterraine. Mais l’armée de Bachar-el-Assad bombarde la sortie du tunnel. La partie semble perdue quand Edith voit apparaître une moto sortie de nulle part !

Le vieux bolide réussira à transporter la journaliste et son confrère William durant une accalmie des combats. Puis, l'espace de quatre jours, l’équipée parcourra 40 kms avant de se retrouver au Liban. Au pays des cèdres la liberté pourra s’envoler vers Paris....

Edith est sortie d’affaire et de l’enfer. Mais toutes ses pensées vont aux combattants d’Homs qui l’ont aidée et dont beaucoup ont dû trouver la mort entre temps !!


La moto pétarade dans l’exigu tunnel
Où flottent des relents de poudre criminelle
L’armée du fou syrien a bombardé l’issue
Le noir, la peur, la fin et ce bruit revenu.
Ce vieux bruit de moteur d’une bécane usée
Qui dans la galerie trompette en liberté.
Sur l’engin de fortune la femme s’est hissée
Et malgré la douleur sa jambe s’est pliée


Civière abandonnée, brancardiers loin déjà
Edith en termitière se motorise et va.
Accrochée à William, deux cœurs sur la moto
Providentiellement guidée par ce héros
Qui joue les Steve Mac Queen dans une drôle d’évasion
Dans le tunnel étroit où sévit le plafond.
Secousses infinies, la paroi qui écorche
La tête ensanglantée, les bleus sur la caboche


Un prix dur à payer pour gagner la partie
A la fin du boyau l’espérance prend vie.
De cachette en lieu sûr, pour autant qu’il en fût
Quatre jours à gagner le Liban sans raffut.
Revenue de l’enfer de Baba Amr en sang
La jambe endolorie mais surtout l’impuissant
Combat pour oublier les deux corps foudroyés
Marie, Rémi, pourquoi vous ont-ils immolés ?


Sur son lit d’hôpital militaire, à Clamart
Edith alitée voit chaque nuit cauchemars
Le fracas des obus et les amis qui tombent
Et ces héros syriens l’ayant sortie de tombes.
Une larme s’enfuit pour ce peuple martyr
Pour ces vies sacrifiées sans lesquelles n’eût pu fuir
Du cloaque morbide son petit corps meurtri.
Une si  faible larme face à la tragédie.




mardi 6 mars 2012

CINEMA DE CRISE


Encore un film à budget étriqué en raison d’une crise qui perdure.

Le metteur en scène, René Gain-Vil, comme son nom l’indique, n’a pas hésité à réduire les faux frais pour se tailler une marge confortable en dépit de la conjoncture actuelle.

Aussi, cette réalisation manque-t-elle  de souffle. On s’ennuie franchement. Et ce n’est pas la musique de salle d’attente de cabinet médical signée  Barbelivien  qui sauve la mise. Loin de là !

Le scénario ? Des plus loufoques et surtout truffé d’approximations voire d’inexactitudes suspectes.

Un candidat à la Présidentielle (François Hollande qui a perdu 20 kg pour ce rôle) apprend par la presse allemande qu’un complot s’est ourdi contre lui.

En l’occurrence,  son principal rival (Nicolas Sarkozy moins empreint de tics mais à l’élocution poussive) a signé un pacte avec la chancelière allemande (Angela Merkel mais avec une voix doublée par Claudia Schiffer), le premier Ministre britannique (David Cameron, insipide) et le remplaçant de Berlusconi (l’italien Monti, trop austère et à la théâtralité larmoyante) .

Le premier article de ce pacte (et l’unique) stipule qu’il sera interdit de recevoir diplomatiquement le candidat Hollande si, par malheur, grosse malheur, ce dernier gagnait sa place pour l’Elysée.

La justification de cet engagement ? Le candidat Hollande a promis de revoir un traité européen qui instaure l’austérité partout en Europe. Pour les quatre complices il s’agit d’une grave menace pour l’Europe. Chaque pays s’est lancé dans des cures d’amaigrissement et  ne désire pas  revoir la copie ! Les grosses dépenses du candidat pestiféré mettraient à néant les débuts de régime de minceur !!

Evidemment, en lisant la presse allemande (bon travail de sous-titrage ! Tout n’est pas si mauvais dans ce film), le candidat  Hollande feint s’étrangler. Mais, conseillé par son ex (Ségolène Royal teinte en rousse pour les besoins du film ?) il se rassérène et passe outre cette rumeur de collusion immonde !

Aussi, le piège se retourne contre les prétendus conspirateurs. Ils doivent démentir à tour de rôle en usant de pirouettes obséquieuses que seul un Louis De Funès eût été capable d’interpréter en déclenchant rires sur rires. Mais ici, les acteurs ne sont que de piètres dilettantes et le spectateur s’ennuie à se décrocher la mâchoire !!

Un conseil : ne vous déplacez pas pour ce film ! Vous économiserez un ticket de cinéma et croyez-moi, en ces temps d’austérité, il n’y a pas de petites économies.

dimanche 4 mars 2012

POUTINE EST ROI, ROUTINE EST POIDS (DE LUTTES)


Vladimir Poutine va, sans surprise, s’imposer dès le premier tour de l'élection présidentielle qui s'est ouvert dimanche dans l'Extrême-Orient russe. L’opposition peut douter de la légitimité du scrutin, rien n’y fera !

A Vladivostok, ville de 600 000 habitants sur la côte Pacifique, certains regrettent l'étroitesse du choix qui leur est proposé ! On le serait à moins. D’autres, résignés, se disent qu’il n’y a pas d’autres concurrents sérieux !!

C’est comme si en France le petit Nicolas se retrouvait face à Mélenchon et Joly après avoir supprimé le mou de la Rose !

Les bureaux de vote ont ouvert samedi à 22 heures dans l'Extrême-Orient et fermeront à 18 heures (heure française) dimanche dans l'enclave de Kaliningrad, territoire russe le plus occidental.

Le chef du gouvernement est opposé à des ombres ! un nostalgique de Staline, Ziouganov, un ultranationaliste bon teint, Jirinovski, un ex Président de la Chambre haute, Mironovdou et à un milliardaire Prokhorov !

En faisant passer le mandat présidentiel russe de 4 à 6 ans doublé d’une perspective de renouvellement de mandat, Vladimir pourra espérer régner sur le territoire du gaz et des hydrocarbures jusqu’en 2024 !


Vodka et caviar pour tout le monde !!

Mais il faut se rappeler que les élections législatives du 4 décembre dernier, jugées frauduleuses par une grande partie de l'opposition, ont généré un mouvement de contestation sans précédent depuis des années, avec des dizaines de milliers de manifestants défilant en plein hiver !!

Une oligarchie, certes, mais sous haute surveillance populaire !

A moins que Vladimir ne finisse par se prendre pour Joseph, le petit père « dépeuple ».
Alors écoutons une remake d’une has been qui espérait un hasard de légende menant le Russie vers le bonheur, enfin !

Plaise à Dieu que ce féérique hasard aille !!


C'est Poutine qui frappe à notre porte
Mes amis, votons pour l’ambitieux.
L’univers qu’il nous promet nous emporte
Dans la nuit, mais qui pourrait faire mieux ?

C'est l'hiver qui confine en lettre morte
Notre envie de changer le milieu.


Son mandat porté à 6 ans forge
Un acier qui pliera nos raisons.
La vodka du diable se rengorge :
Une rasade d’oligarchie ne nuit pas, non !!


Dans les bois, un pathos crie son monde
Stalinien, nostalgie des corbeaux
Ziaouganov n’a pas suivi la ronde
Des idées et se vêt d’oripeaux.
Prokhorov, lui, a l’argent qui fonde

Son empire si loin des idéaux !!


Petrouchka, prends ta balalaïka
Et joue-nous les noirceurs d’horizon !
Vladimir, renard rusé est un cas
Qui choque ton cœur et grossit les frissons !
 
Ce cas ça te choque !

Ce cas ça te choque !!

samedi 3 mars 2012

FEMME AU BORD DE LA CRISE DE NERFS (Remake d'Almodovar)

Double cliquer pour obtenir la lente évolution chronologique...

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N'OUBLIEZ PAS VOS PAROLES !!



Les socialistes méchants sont !
Odieux les mots de Séchan sont !
Ingrats les tacherons des champs sont !
Perfide tout allié lachant son
Maître à penser et sachant son
Mauvais écart joue sa chanson !

Mais jolie Giulia tachant son
Bavoir en oyant la chanson
De ma Carla dont le cou plaît
A mes deux yeux énamourés.

Cette chanson c'est l'heureux frein
Trop éphémère d'un combat vain
Qui fera me casser la voix
Ou même pire mon sang-froid !!

vendredi 2 mars 2012

MODELONS MOTS D'ELUS


Parce qu’il s’est fait un peu chahuter (Sarko, mat, hué !) hier, à Bayonne, le petit Nicolas a perdu les pédales. Il a tapé du sucre sur le dos de son rival, le mou de la Rose, en clamant :

-         Hollande a annoncé l'épuration, forcément, ça échauffe les esprits des gens de la base !

C’est vrai que le 19 février François Hollande (demi-vieux) avait accusé le petit Élyséen d’avoir mis en place « un Etat UMP » et avait donc averti les hauts fonctionnaires liés au système sarkoziste qu’ils devraient céder leur place en cas de victoire de la gauche !

Est-ce pour autant une épuration ?

Quel vilain mot tant chargé de souvenirs nauséeux !! Il faut vraiment faire attention à ce que l’on dit !!

Les gens bons de Bayonne, UMPistes patentés, n’ont certainement pas reconnu leur candidat préféré au paroxysme de son exaspération ! Vous n’aimez guère le mot « épurer », gens bons !

Et François Hollande de dire :

- On se calme Nicolas ! Et ta huée me paie sang d’outrages (Etat UMP, sans doute, rage !)

Quelques jours avant, le Françoué au nom de fromage batave, avait lancé la brillante idée de taxer à 75 % tous les revenus qui dépassent le million d’euros par an.

Que n’avait-il proposé là ?!

Cris d’orfraies (d’or frais ?) à droite.

Dénonçant une "course à l'échalote", le ministre de l'Économie, François Baroin,  s’était alors exclamé qu’une telle mesure allait spolier les riches !

Spolier ! La spoliation !

Quel vilain mot tant chargé de mémoires douloureuses. Les rafles de 1942 et ces juifs qu’on dilapide avant de les mener à l’abattoir !!

Il faut proportion garder ! Notre pays présente certains riches patrons du CAC 40 dont la course des cours allécha l’hôte de l’Elysée, au point que ce dernier devint leur ami.

Spoliation ? J’en ris ! Mais que peut-on faire avec plus d’un million d’euros par an ? Pauvres riches qui ne savent même plus la valeur d’un homme et mesurent tout à l’aune de l’oseille !!

Non, franchement ! Un peu de pondération dans l’émoi des show, heu, dans les choix des mots !!

Parler de l’épuration
Sous le coup de l’émotion
Quand des Syriens agonisent
Je mesure la méprise.

Attention au choix des mots
Aux débris de leurs échos
La mémoire n’a pas séché
L’encre d’inhumanité

Crier à la spoliation
Quand la fiscalisation
Se veut tout juste équitable
Prend un accent détestable.

Attention, la sémantique
Vous tancera de critiques
Les petits mots déplacés
Contre vous pourront voter.

Parler de l’épuration
Le cœur nu de concession
Quand Bayonne a bâillonné
C’est dans l’ire se leurrer.

De vieux relents vichyssois
Véhiculent dans les voix
De la haineuse pensée
Attention, raison gardez !!

Parler de la spoliation
Pour quelques petits millions
De nantis bien trop payés
Rions pour ne pas pleurer !

Que dire des étoiles jaunes
Dépossédées sans vergogne
Et poussées dans les wagons
La mort pour tout horizon !

Attention le poids des mots
Le contrechoc des fautes oh !
Modérez les mots durant
Cet électoral printemps !

jeudi 1 mars 2012

RATURE QUI TE PLAIRA TURQUIE !


Un mois après avoir été saisis par 140 parlementaires, les 9 Sages du Conseil Constitutionnel ont rendu leur verdict : la pénalisation d'un an d'emprisonnement et d'une amende de 45.000 euros pour les négationnistes des génocides reconnus par la France, notamment celui des Arméniens par les Turcs en 1915, est inconstitutionnelle.

Le texte, pourtant  adopté définitivement le 23 janvier par l'Assemblée nationale, avait suscité des boutons de fièvre chez moult Turcs et relancé le débat en France sur les lois «mémorielles». La loi peut-elle s’ingérer dans le devoir de mémoire ?

Les Sages jugent «qu'en réprimant la contestation de l'existence et de la qualification juridique de crimes qu'il aurait lui-même reconnus et qualifiés comme tels, le législateur a porté une atteinte inconstitutionnelle à l'exercice de la liberté d'expression et de communication».

En bref, le député ne peut voter une loi qui déclare génocidaire une tuerie généralisée et s’arroger le droit de punir qui renierait l’attribut criminel sus nommé et imposé.

Le Conseil constitutionnel tient cependant à préciser qu’il n’est nullement question de remettre en cause  la loi du 29 janvier 2001 relative à la reconnaissance du génocide arménien, ni sur la loi Gayssot de 1990 qui réprime tout propos raciste, antisémite ou xénophobe. Il ne manquerait plus que cela !

Les Arméniens sont donc les grands perdants dans cette histoire tout comme le petit Nicolas qui songeait, par cette loi, récupérer leurs voix aznavouriennes.

Dommage que pour préserver de bonnes relations avec Istanbul, il faille revenir sur un texte qui, n’en déplaise aux Neuf Sages, avait le mérite de condamner des propos négationnistes !

Car ce génocide de 1915, même s’il n’a pas les attributs de la Shoah (planification du crime) n’en est pas moins un génocide !

Il faudra retoquer le texte. Mais quand ?

Il y a, semble-t-il, beaucoup plus urgent à réaliser…

mardi 28 février 2012

THE ARTIST


Jean Siméon Chardin est considéré comme un des plus grands peintres du XVIII ème siècle.

Mr Coypel, par un beau jour de printemps, lui demande de peindre un fusil de chasse. Jean Siméon s’exécute et peint l’arme à l’œil, d’un seul jet ! Un prodige !!

Jean Siméon se dit alors qu’il a du talent ! Il va se jeter sur la première nature morte à sa portée pour lui faire son portrait. Ainsi, de cadavres de raie, en bouquets de fleurs, le peintre se fera connaître !

Mais l’inanimé le lasse. Alors, avec le temps, va, tout s’en va. Même les plus chouettes hiboux empaillés ne le motivent plus. Il veut se lancer dans les scènes de genre. Il désire croquer des tranches de la vie courante.

Aussi, peindra-t-il une femme occupée à cacheter une lettre. Sa modèle prendra tellement racine que son visage virera à la cire en osmose avec le sceau.

Puis il peint une femme tirant de l’eau à la fontaine. La pauvre femme doit s’y prendre cent fois avant que le tableau ne s’achève. Elle est lessivée. Chardin, lui, jubile ! Sa toile est excellente. On dirait du Vermeer mais en plus triste.

Puis il peint une fille au volant ! Non, pas d’anachronisme ! Il s’agit d’un volant de badminton (enfin l’équivalent du badminton  à l’époque) ! La fillette piaffe d’impatience ! Elle voudrait pouvoir entamer la partie avec son frère jumeau dizygote ! Mais il faudra un poids de cent heures pour que fleurisse le talent sur une toile !

Il est nommé pour les oscars du meilleur peintre en 1753 ! Il décrochera le pompon avec la toile « Chant du Chardin », œuvre révolutionnaire qui se permet d’intégrer du texte en lettres blanches sur le fond brun d’un décor de salon où chantent une mère et sa fille.

Le roi Louis XV en resta muet de stupeur et déclara :

 - Ouah, putain, génial ! The Artist!!

Mais les détracteurs, outrés par tant de dévoiement et d’insultes à l’égard de l’académisme, obtiendront du roi qu’il force l’artiste à effacer les textes de cette œuvre magistrale.

Aussi, la version exposée actuellement au Musée offre aux spectateurs un bien pâle visage, austère, dépourvu de ses apparats littéraires.

Quoi qu’il en soit, Chardin conserva son césar ainsi que la confiance du Régent. Ce dernier lui octroiera même un duplex privé de 600 M² au Louvres avec vue sur la scène et salle de bain tout équipée.

Dans ces locaux somptueux le peintre continue son œuvre intitulée « Chardine à l’huile » car la peinture à l’huile c’est bien difficile mais c’est bien plus beau, Dalida l’a dit à Dali, que la peinture à l’eau ! Ah ?

La congrégation jésuite passe alors moult commandes de toiles et de telles transactions  étaient l’art de Chardin en le couvant !!

Une de ses toiles dépeint une blanchisseuse à l’ouvrage. La pauvre femme est  choisie en fonction d’un casting basé sur le thème du retard de travail. Il s’agit de trouver une mégère plus ou moins apprivoisée qui a accumulé des tonnes de malles à linge sale. Plus longtemps la femme s’activera, plus longtemps l’artiste aura l’espace temporel pour la peindre !

Très vite il trouve le modèle idéale en la personne de Bérénice Beige-Eau !

Elle vient de se séparer de son homme et dispose, effectivement de 20  malles où s’accumulent des draps plus ou moins jaunis.

- A qui sont ces draps ma jolie, lui demande l’artiste ?

- A l’ex : cent draps, l’ami !! Rien que ça ! répond la femme quelque peu familière ! Mais je ne lui rendrai pas ! Pas question ! Une fois blanchis je les vendrai sur le marché !! Aide-toi et le ciel tes draps !!

Ainsi travailla Chardin, jusqu’à sa mort, en 1779.

Toujours la même méthode : occuper durablement les modèles car il peignait lentement !!