CHERCHEZ DANS CE BLOG

vendredi 7 juin 2013

DE MERIC A MALIK



 
Clément Méric avait eu raison de sa leucémie. Il se sentait invincible contre ce cancer qui le rongeait ! Il est mort bêtement, dans rue, victime d’une agression !

Le jeune étudiant et militant d'extrême gauche, a succombé, ce jeudi 6 juin, de ses blessures consécutives à une rixe avec des membres d’un groupuscule d’extrême droite.

La bagarre "a opposé (...) deux groupes de personnes, très probablement pour des raisons d'ordre politique", selon les mots de Manuel Valls. Pour le ministre de l'Intérieur, cette agression "porte la marque de l'extrême droite" et a été commise par "plusieurs skinheads". Sept personnes ont été interpellées jeudi en lien avec l'affaire, dont l'auteur présumé de l'agression.

Tout part d’une  vente privée de vêtements dans un appartement ! Clément Méric s'y rend, accompagné de trois autres camarades. Ils y croisent trois jeunes gens élégamment vêtus en mode skinhead (tee-shirts à messages néo-nazis et tatouages croix gammée du meilleur goût)

Il semblerait que Clément ait un peu provoqué les têtes brûlées, nostalgiques du III ème Reich. La bagarre était imminente !

"Tout est allé très vite", explique une jeune femme interrogée par l'AFP. "Je sortais du boulot quand j'ai assisté à la fin de la bagarre. (...) Alors que les jeunes au crâne rasé semblaient partir, ils sont revenus et soudain un coup de poing est parti et le jeune a valsé contre le poteau", a raconté une autre témoin. 

Les agresseurs se sont ensuite enfuis…

Mort d’un jeune extrémiste de gauche face aux coups des extrémistes de gauche. Des crânes rasés en fracassent un plus chevelu ! Des cerveaux vides exterminent un encéphale bien nourri de  théories économiques et de culture générale à la sauce « Sciences Po ».

Clément, le brillant étudiant, aurait pu éviter l’invective. Sa fougue aura eu raison de son intelligence prudence. Les feux de sa jeunesse auront consumé la retenue. La volonté de provoquer signait déjà son arrêt de mort. Face à lui : des gamins, désœuvrés, n’imaginant pas, il faut l’espérer, se transformer en tueurs quelques instants plus tard ! Des cerveaux malades jugés irrécupérables et qui sacrifient sur l’autel de l’idéologie absurde une lumière future…

Des parents qui pleurent et, de l’autre côté, des parents qui ont laissé courir le laxisme, enfermés, peut-être, dans leur précarité, dans les mauvais sorts que peut parfois réserver la société marchande…

En 1986, Malik  Oussekine, étudiant franco-algérien, mourait, lui aussi, bêtement sous les coups ! Des coups de  matraque impitoyablement assénés par des policiers voltigeurs chargés de faire régner l’ordre contre une manifestation ! Le projet Devaquet  aura eu son martyr et le Ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur sera invité à démissionner. Robert Pandraud, Ministre alors chargé de la Sécurité (auprès de Charles Pasqua) déclarera « si j'avais un fils sous dialyse je l'empêcherais de faire le con dans la nuit. […] Ce n'était pas le héros des étudiants français qu'on a dit » !

Ils ont tué Malik, ils ont tué Méric. Qu’importe l’uniforme de skin ou de policiers, la haine aveuglément ronge la société. 
 
 
De Malik à Méric
Une même émotion
Au sein de la Nation
Des questions pathétiques
 
La jeunesse fauchée
Sapée dans sa racine
Par les peurs assassines
Dans la nuit des idées
 
De Malik à Méric
Les relents nauséeux
Cent nuages factieux
Dans le ciel maléfique
 
Le goût des années trente
Dans les gorges serrées
Le cœur mal assuré
Pris de fièvres latentes.
 
L’avenir qui se peint
De menaces sournoises
Des orées qui se boisent
D’épineux à pépins.
 
De Malik à Méric
Les poussées d’extrémisme
Pour les mêmes lyrismes
En nos larmes tragiques
 
Et les mêmes soupçons
De culpabilité
Dans l’écran déchiré
De la quiète raison.
 
Les mêmes conclusions
Pour le même anathème
L’humanité qui sème
La pérenne tension.
 
De Malik à Méric
Le chant des frustrations
Aux échos d’agression
Eminemment cyniques.
 
La phobie d’un retour
De cette bête immonde
Qui tourne autour du monde
En battant le tambour…
 
Comme mouche féconde
Autour d’un abat-jour…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

jeudi 6 juin 2013

SARIN DE SYRIE...


 
Obama, heaume au plus bas, a très vivement condamné la prise par les forces du régime de Bachar al-Assad et de son puissant allié, le Hezbollah libanais, de la ville clé de Qousseir dévastée par deux semaines de combats acharnés.

Une fois de plus on ne peut que constater les dégâts tandis que Paris et Londres annoncent avoir la preuve  de l’utilisation de gaz sarin en Syrie ! Le président Hollande nous a alors seriné que le sarin serait un élément « obligeant la communauté internationale à agir».

Le président Barack Obama avait, lui aussi, estimé que l’utilisation d’armes chimiques constituerait une «ligne rouge», et «toutes les options restent ouvertes»…

Mais bon, rien n’avance car le roi Syrien est gavé de missiles par la Russie qui ne respecte pas l’embargo sur les armes. Les 27 de l’Union Européenne seraient prêts à lever cet embargo mais pas avant le 1° août.

Entretemps il faut faire confiance à la diplomatie et à une seconde conférence de paix, toujours à Genève. L’objectif est d’amener «les parties syriennes, sans conditions préalables, à examiner comment elles pourraient appliquer le communiqué» de Genève, adopté en 2012 par la première conférence internationale, a dit M. Brahimi (l’émissaire spécial des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie), admettant que «les parties syriennes ne sont pas prêtes». Belle litote !

La première conférence de Genève avait mis au point un plan de transition sans se prononcer sur le sort du président Bachar Al-Assad. A vrai dire ce dernier n’a nullement envie de quitter son poste ! Soutenu par le Hezbollah et armé par la Russie le maître de Damas pourrait encore liquider une partie de son stock de sarin avant que l’Occident ne réagisse !!
 
 
Le sarin en série sert l’assaut du Syrien
Assuré, sans censure, de rosser l’hérésie
Si le russe sourit le roi se sent serein
Sans « Cesse haro sarin ! » le Syrien, sûr, sourit !
 
Le sarin scie cent rangs d’insoumis harassés
Décimés sans merci, morcelés, morts sous la
Folie du félon fier, félin aux crocs d’acier
Et Damas d’amasser ossements dans ses bras.
 
Le sarin scie le sort de l’hussard du salut
Le censeur insensé raie les rares sourires
Qousseir secouée, si rouée en ses rues
Maudit le Hezbollah qui d’aise boula le pire !
 
Le gaz égosillant les colères d’Occident
Rend sarin inséré dans la menace rouge
Mais les velléitaires veulent  se voiler du temps
Sous un dais genevois ; pour l’instant rien ne bouge !
 
 

lundi 3 juin 2013

UN PETIT POUSSIN


 
La ministre de l'Artisanat, Sylvia Pinel, a persisté et signé, ce dimanche, son intention d'étendre la limitation dans le temps du statut d'auto-entrepreneur au-delà du seul secteur du bâtiment.  Ses propos nourrissent une belle cacophonie gouvernementale face à la fronde de sympathiques petits « poussins » qui sortent de l’œuf entrepreneurial avec de gros espoirs de devenir des coqs de combat  mais qui risquent de laisser des plumes dans une basse-cour peuplée de chapons à gros capitaux sociaux et soucieux de garder leur pré carré !

 
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait souhaité prendre sous son aile les petits êtres chétifs ! Il avait promis que seuls les auto-entrepreneurs travaillant dans le secteur du bâtiment verraient leur activité limitée dans le champ temporel ! Les autres pourraient picorer le bon grain du chiffre d’affaire sans Organisme Gouvernemental Modérateur.

Hélas, aussi têtue qu’une mule, la Pie Nelle, sortie de son nid, a jacassé de plus bel pour tacler son chef. Elle ne veut rien entendre et ne plie pas : la limitation dans le temps doit s’appliquer à tous les secteurs.

Matthieu est un petit poussin grand amateur de Greco (pas le peintre, la chanteuse de St Germain des Près, enfin, ce qu’il en reste…). En quelques clics il s’est créé sa boîte et pensait surfer sur un marché porteur : le coaching des mariages gay ! Un gros carnet de commandes se présentait à ses yeux ! Devra-t-il changer de statut dans les 5 ans qui viennent et se déclarer en EURL, en SARL ? Ce sera 5 ans ou moins ? On le met dans l’incertitude !!

Qu’on ne lui dise pas qu’il crée de la concurrence déloyale ! Il est seul sur le créneau dans un rayon de 30 kilomètres ! Faut pas charrier quand même !! On poussin peu !!
          
Et si on cherchait plutôt à simplifier la vie des SARL qui, potentiellement, pourraient venir lui piétiner des parts de marché ? Ne mettrait-on pas ainsi tout le monde sur un pied d’égalité pour une saine concurrence ?

Matthieu réfléchit mais ça le fatigue ! Et puis il n’a pas que cela à faire : Sylvie et Pascaline se marient dans deux semaines ! Il y a tant de choses à préparer : trouver une salle, un traiteur, un imprimeur de faire-part !! Oui, qu’on le laisse bosser en paix, quoi !! Piou, piou…



Un petit poussin, un petit poussin
Voulait se défendre
Mais comment s’y prendre
Contre les corbeaux ?
Un petit poussin, courageux, malin
Cherchait à s’étendre
A produire et vendre
Ses services sociaux…

 
Ses services sociaux
Pour les futurs gay-mariages
Choix du bon traiteur, faire-part
Choix de l’habillage…
Il se voyait bien
Grossir son achalandage
Enfler son comptoir
Sans aucun déboire
Tourné vers la gloire…

 
Un petit poussin, tout petit poussin
Voulait entreprendre
Mais comment s’y prendre
Contre les fiscaux ?
Un petit poussin, hardi et malin
Cherchait à comprendre
Pourquoi on veut tendre
Un piège en étau

 
Un piège en étau
Pour l’acculer au passage
D’un statut plus gros
D’entrepreneur à l’ouvrage
Sous la TVA
Et d’autres freins en outrage
Chiffres en détails
Papiers en pagaille
Normes en tenaille.

 
Un petit poussin, trouvait trop chagrin
Qu’on ne puisse attendre
Qu’il puisse enfin prendre
Son envol de haut !
Un petit poussin, sans esprit malsain
Ne pouvait comprendre
Qu’on réduise en cendres
Son métier si beau

 
Son métier si beau
Ouvert aux nouveaux mariages
Coaching des époux, conseils
Confort du  ménage
Il ne comprend rien
Pourquoi lui couper courage ?
Pinel lui fait voir
L’avenir en noir
Auto…désespoir !

 
Un petit poussin, un petit poussin
Voulait se défendre
Mais comment s’y prendre
Contre les corbeaux ?
Un petit poussin, qui voulait du bien
Aux mariages tendres
Devra-t-il  se pendre !
Songe à lui, Ayrault !!

vendredi 31 mai 2013

L'AFFAIRE BOULIN REPART AU BOULOT


 
L’affaire Boulin reprend des couleurs !

A la faveur de deux soirées consacrées à ce fait politico-judiciaire on ressort les vieux dossiers des années Giscard.

Boulin, Ministre du Boulot de VGE est retrouvé mort dans un étang de la forêt de Rambouillet le 30 octobre 1979 ! On classera l’affaire en suicide même si l’homme n’a pu se noyer dans 50 cm d’eau et de vase ! Même si sa tête émerge du cloaque, même si ses chaussures ne semblent aucunement souillées par la fange !

Alors un meurtre déguisé en suicide ? Beaucoup l’ont toujours pensé ! En 1979 Boulin, gaulliste modéré, s’opposait à Chirac, le jeune loup dissident qui partit créer son RPR !

Et c’est bien le RPR, fraîchement constitué, qui montera de toutes pièces une sombre affaire d’achat illégal d’hectares de garigues à Ramatuelle (Var). Un achat qu’aurait exécutait Mr Boulin auprès d’un certain Tournet, escroc notoire ! Tournet tourné vers le faux en écriture et qui fera passer Boulin pour un acheteur à titre gratuit !

Boulin est également témoin de sombres mouvements de fonds venant du Gabon, de Bongo, d'Elf-Afric… Pour financer le RPR ? Sûrement…

L’homme commençait à en savoir un peu trop !

On peut imaginer la suite ! C’est le SAC (Service d’action civique), le service d’ordre du parti gaulliste, qui sacque et qui fera disparaître les preuves gênantes. SAC raie cœur vaillant ! Rien d'impossible...

Et vient donc le dernier rebondissement ! Un ancien ministre, Jean Charbonnel, est prêt à aller au charbon pour  livrer à la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, deux noms qu'Alexandre Sanguinetti, figure du gaullisme, lui a présentés comme étant les responsables de la mort de l'ancien ministre Robert Boulin !

Mr Charbonnel a raconté avoir rencontré Sanguinetti fin 1979 à Brive (Corrèze) à l'occasion d'un dîner débat lors duquel cette figure du gaullisme et membre influent du Service d'action civique (Sac, le service d'ordre musclé des partis gaullistes successifs) lui a fait des révélations.

Affaire à suivre et qui met sous l’éteignoir, provisoirement, d’autres centres d’attraction médiatique boutinisés ou frigid’barjotisés…




Soixante-dix-neuf et 30 octobre
Au cœur d’un sépulcral automne
On retrouvait un corps atone
Celui d’un Ministre trop sobre.

Le corps de Boulin dans l’Etang
En la forêt de Rambouillet
La tête hors d’un lit envasé
Comme un suicide en faux semblant.

Pas de salissures aux souliers
Juste les contusions faciales
Que la fée médico-légale
Aura tôt fait de camoufler !

Qui en voulait à ce Boulin
Dépité de la Chiraquie
Laquelle se consumait  d’envie
De détrôner  Giscard d’Estaing ?

Lui aura-t-on fait payer cher
Son alliance à Raymond Barre ?
Ramatuelle au cœur du Var
N’occulta-t-elle pas la lumière ?

L’acquisition dite illégale
D’une garrigue de Provence
Et ses rumeurs de malveillance
Auraient nourri la fin du bal ?

Le fil des lettres anonymes
Aux calomnieuses dentelures
Aurait-il eu raison de l’armure
D’un cœur frôlé par la déprime ?

Ou n’aurait-on pas du témoin
Des financements frauduleux
Coupé les élans soupçonneux
Et les critiques en contrepoints ?

Le RPR des pompes « Afrique »
Savait très bien se sustenter
Des Elfes du Gabon chantaient
Quelques louanges politiques !

Entre Libreville et Paris
La sarabande des billets
Dans les valises détournées
Fera danser la Jacquerie.

Boulin au sein des manigances
Aurait parlé, grande menace
Alors que son aura trépasse
Pour le salut de notre France !

Fabriquons un beau suicidé
Agoni par le déshonneur
Le SAC au soleil de l’horreur
Fera des archives un bûcher !

Où sont les tueurs de Boulin ?
L’affaire rejaillit de sa nuit
Pour effacer d’autres soucis :
Où sont les lueurs de Boutin ?

lundi 27 mai 2013

LAGARDE ERRE SOUS LE TAPIE


Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, n’a pas une casserole libidineuse sur la conscience à l’inverse de son prédécesseur. Elle n’en a pas moins échappé, vendredi soir, à une mise en examen dans le cadre de l'enquête de la Cour de justice de la République (CJR) sur le règlement du litige avec Bernard Tapie après la vente d'Adidas.

 
En ce temps Lagarde dirigeait Bercy avec la bénédiction de Sarkozy, ami du millionnaire phocéen : Tapie ! Oui, le Tapie au toupet typé !

 
Mme Lagarde (à la demande du petit nerveux ?) a fait en sorte que la longue procédure judiciaire entre le Crédit Lyonnais (enfin, ce qu’il en reste) et Tapie trouve un terme. Aussi, a-t-elle déclenché une procédure arbitrale qui a permis à l’ancien Président de l’OM d’empocher 403 millions d’euros !

 
Diantre ! 403 millions, de quoi s’agit-il ? D’un petit jeu de Monopoly à la Nanar ! Le nouveau magnat de la presse azuréenne a, un jour, acheté 80 % du capital d’Adidas grâce à un prêt du Crédit Lyonnais. Puis il a revendu toutes les actions quand il fut ministre de Mitterrand (erreur de casting ?). Il désigna son bailleur de fonds, le Crédit Lyonnais, pour se charger de la vente !

Il pensa en récolter  317,86 millions d'euros ! Un certain Dreyfus, visiblement réhabilité, racheta l'affaire qui, entre temps, s’était diablement redressée : 700 millions d’euros ! Jolie plus-value ! Oui, sauf que cette plus-value sembla figée dans l’escarcelle du Crédit Lyonnais !



Nanar voit rouge : il accuse le CL de lui avoir « volé » Adidas !  En 1996, le tribunal de commerce de Paris condamne le Consortium de réalisation (CDR, structure qui gère le passif du Crédit lyonnais après la quasi faillite de la banque ! Snif, une si belle banque !) à verser à Bernard Tapie une provision de 91,5 millions d'euros. Puis, les liquidités coulant sous les ponts, la cour d'appel de Paris alourdira en 2005 la note à 135 millions d'euros ! L'arrêt sera retoqué par la Cour de cassation l'année suivante.

C’est alors, à l’automne 2007,  que  Madame Lagarde intervient ! Elle décide de recourir à un tribunal arbitral pour solde de tout compte ! La sentence tombe en juillet 2008 : le CDR est condamné à verser 240 millions d'euros de réparation à Nanar !

Beaucoup de points louches dans cette affaire : la composition du jury (3 arbitres), une procédure arbitrale jamais utilisée dès lors qu’il s’agit de fonds publics, l’amitié indéfectible entre Sarkozy et Tapie…


Une sombre affaire qui n’a pas fini de tisser son mystère ou…ses révélations !


En attendant Madame la Marquise retourne au FMI sans participer à la Manif pour tous et tout auréolée du magnifique statut de témoin assisté !! En attendant... mieux ?




Au départ c’est un prêt du Crédit Lyonnais
A Monseigneur Tapie de la sainte magouille
Pour lui faciliter sans se casser les couilles
L’achat de quatre vingt pour cent d’un beau palais.

 
Un palais de négoce appelé Adidas
Les trois bandes marchandes aux ambiances sportives
Mais pris en ministère Maître Tapie s’active
A revendre ses parts pour se remplir les as !

 
Le Crédit Lyonnais, son bailleur, est nommé
Roi de la transaction pour les millions d’euros
Un dénommé Dreyfus acquerra au prix gros
Laissant des plus values au cupide banquier.

 
Tapie sous le tapis de la liquidation
Accusera bientôt les requins de finance
De lui avoir ôté de sa plus noble panse
Beaucoup de plus-values d’Adidas en cession.

 
Bientôt le Tribunal condamnera l’attelle
Du Crédit Lyonnais devenu moribond
A verser à Tapie pas loin de cent  millions
- Cent trente-cinq millions, dira la Cour d’Appel !

 
La Cour de Cassation mettra son grain de sel
Atermoyant l’issue si bien que Dame Lagarde
Choisira l’arbitral faisant baisser la garde
Aux lourdeurs judiciaires : choix plus qu’exceptionnel !

 
Et l’attelle CDR de se voir condamnée
A sustenter Nanar de quatre cent trois millions
Soit pretium doloris, coûts des réparations
Et quelques bagatelles à titre d’intérêt !

 
Recours à l’arbitrage pour l’ancien Président
De l’OM flamboyant quoi de plus naturel ?
Cependant pour Bercy très inhabituelle
Paraissait la pratique quand public est l’argent !

 
Et pourtant la Marquise contre certains avis
Décida de trancher par cette procédure
Heureux Prince Tapie gratifié de l’augure
Qui recouvra  ainsi bien plus que juste prix !!

 
Qui commanda la Dame de procéder ainsi ?
Le petit commandant au cœur de l’Elysée
Trop marri d’observer son ami affligé ?
Qui nomma les corbeaux du singulier jury ?

 
- Je n’ai pas une tête à me faire comme ami
Un charognard d’affaires,  a clamé la Marquise !
On n’en disconvient pas ; juste s’est-elle enquise
A ne pas contrarier Nicolas Sarkozy !

 
C’est juste notre argent de petits obérés !
Contribuables fiers d’honorer nos  impôts !
C’est un morceau d’épargne détaché de nos pots
De petits bas de laine, de minables livrets.

 
C’est juste notre argent mais de grâce veuillez
A respecter son goût de sueur laborieuse
Et ne pas remplumer des mouettes rieuses
Qui survolent, en raillant, nos quais d’austérité…