CHERCHEZ DANS CE BLOG

jeudi 8 août 2013

LACOURT NAGE DANS LE BONHEUR

Les mondiaux de Natation qui ont eu lieu à Barcelone ont permis à la France de glaner 9 médailles dont 4 en or. Parmi les médailles d'or celle de Camille Lacourt au 50 m dos (devant son compatriote  Jérémy Stravius, médaille d'argent). 

J'ai pu interviewer le bel athlète entre deux entraînements ! Mon micro en est encore tout trempé !



Fabiano : Bonjour Camille et bravo pour votre exploit ! Mais au fait, le dos, c’est venu comment ?

C Lacourt : Le dos ?

Fabiano : Heu, oui, le dos d’eau…Enfin, votre goût pour cette nage !

C Lacourt : Ah, le dodo, enfin le dos crawlé ! C’est une longue histoire qui démarre à Narbonne où au bord d’une piscine ma mère narre bonnet, narre bonne aise aquatique… Bref, me donne l’envie de prolonger une petite expérience en liquide amniotique. Et dès 5 ans je plonge, je nage… Je suis juste un peu chambré par mon petit camarade de piscine qui me prend pour une fille… Oui, c’est le handicap des prénoms mixtes ! Mais dès cette époque je voulais montrer que j’étais plus Desmoulins que Claudel sauf peut-être pour l’aspect sculptural !

Fabiano : Et vous progressez vite ?

C Lacourt : Plutôt bien ! C’est à cette piscine de Narbonne que je fais mes gammes avec un super entraîneur : Richard Martinez ! Il va me suivre longtemps celui-là ! Un vrai papa poule ! Il me fait passer par toutes les nages mais c’est le dos que j’affectionne !

Fabiano : Mais pourquoi le dos ?

C Lacourt : Bain…disons que retrouve à dos les sens ! Tu as, Camille cinq sens, me lançait régulièrement Martinez, veille à les sublimer tous durant tes nages. Seul le dos me permet d’atteindre le Nirvana ! C’est fou le plaisir qu’un dos lance !

Fabiano : Indolence, oui, c’est vrai que tout vous semble facile. Vous avez été champion chez les juniors. Si j’ai bonne mémoire vous avez connu Philippe Lucas ?


C Lacourt : Oui, comme Laure Manaudou, à Canet en Roussillon. Il m’a fait cravacher, la vache. Mais avec lui j’ai progressé ! Il me crée un mental de compétiteur ! Il m’oblige à ne penser qu’à la victoire ! Que Lacourt s’entête, lance-t-il souvent à la cantonade !  Il me disait que j’allais gagner de l’or avec mon dos, des ronds : grands ronds ou petits ronds, bref, je serai l’être à pèse grâce à la natation.

Fabiano : Et effectivement vous avez gagné pas mal de titres !

C Lacourt : Oui, beaucoup d’or lors des Championnats de France sur 50 m et 100  m dos et puis ma première grande fierté, à Budapest, en 2010, lors des championnats d’Europe où je rafle l’or pour les mêmes nages ainsi que pour le 4x100 m quatre nages ! Au Championnat du Monde, à Shangaï, en 2011 je me rhabille d’or sur le 100 m dos ! Et là, cette année, à Barcelone je remets ça sur le 50 m dos en 24 secondes et 42 centièmes et je me fais un petit plaisir supplémentaire en glanant le plus joli métal avec mes potes sur le 4 x 100 m quatre nages ! Que du bonheur !

Fabiano : Oui, mais finalement aucun titre olympique ?

C Lacourt : Non, c’est vrai ! A Londres, en 2012, je termine 4ème sur le 100 m dos. Quatre ans auparavant c’était Pékin mais aussi des problèmes physiques, épais qui noient au fond du bassin mes chances de médaille ! Trop mal à l’échine ! Je n’ai pas participé ! J’aurai ma revanche en 2016, au Brésil ! J’espère que tu ne feras pas honte à Rio m’a dit un pote canadien.

Fabiano : C’est tout le mal qu’on vous souhaite. Et sinon, vos amours ?

C Lacourt : Ah, il faut toujours qu’on parle de ma relation avec Valérie Bègue…

Fabiano : Vous n’êtes pas obligé mais…

C Lacourt : Mais c’est un beau roman, c’est une belle histoire. Oui, Valérie je lui ai fait Lacourt au bord d’une piscine. Je la vois brasser comme une sirène sereine. Incroyable : Valérie Bègue y nage et j’en ai le béguin ! On fait connaissance ! Elle me dit qu’elle aimerait faire du dos mais elle a quelque appréhension. Je lui propose la technique d’approche avec dos et bras en croix sur un flotteur en bois en guise de bouée. Elle a cru s’y fier un moment mais elle a senti que son dos pouvait se passer de ce support encombrant ! Elle se lance, elle crawle sur le dos ! Elle est magnifique !

Fabiano : Et elle vous a donné une jolie petite fille, Jazz ! Pourquoi ce prénom ?

C Lacourt : Beaucoup pensent que c’est mon obsession du contre la montre. Mais les montres se nomment Jaz, avec un seul Z. D’autres s’imaginent que c’est pour rendre hommage à la musique de la New Orléans mais non !! Jazz est formé de JA initiales de Jacques Anquetil et de ZZ celles de Zinedine Zidane, mes deux modèles sportifs !

Fabiano : Ah, ah !! Très bien ! J’aurai appris quelque chose ! Merci Camille !

C Lacourt : Merci Fabiano et fais un peu de natation, ça te ferait du bien !!


Fabiano : Oui, heu, moi la javel …

dimanche 4 août 2013

VIEILLE RANCUNE

Cliquer pour agrandir

LE CHANT DE LA CORSE

La Corse m'attire. Une fois encore j'y ai goûté quelques jours de vacances. A proximité de Piana et de Porto. Il y a un an,  je rendais hommage aux paysages. Cette année c'est l'âme corse et son expression vocale (les polyphonies) qui m'ont fortement ému. 

A Villanova (au nord d'Ajaccio), petit village en hauteur, riche d'un campanile et d'un petit lavoir restaurés, un festival a lieu chaque année. Cette petite bourgade fait des pieds et des mains pour avoir des sponsors et pérenniser une manifestation ouverte à la culture corse (poésie, chants, peinture...)

C'est là, le vendredi 26 juillet, que j'ai découvert pour la première fois le groupe I Chjami Aghjalesi !

De la beauté à l'état pur !





C’est d’abord un silence
Sous la voûte étoilée
Un soupir, une attente
Au sommet de l’été.

Et la première note
Vient froisser le silence
D’une plainte dévote
En la nature immense

Puis d’autres voix s’élèvent
Flux de noces enchantées
Polyphonie de rêve
Magies entremêlées

La cascade vocale
Noie dans sa fluidité
L’horizon  sépulcral
Des montagnes boisées

L’harmonique féerie
Remplit Villanova
De quiétude infinie
Bruissée à cappella

Et l’âme d’une Corse
Emouvante guerrière
En mélodieuses forces
Embellit ses prières.

Les voix entrelacées
En leur hyménée fier
Louent l’immense beauté
Des joyaux insulaires

C’est le miel doucereux
La senteur du laurier
Les frissons de l’eau bleue
Sur le front des rochers

C’est l’éclat rougeoyant
De grands bougainvilliers
Les asphodèles blancs
Des sentiers muletiers

C’est la fierté génoise
En ses tours maritimes
Les ruisseaux qui se boisent
Et la splendeur des cimes

On croit voir du silence
Lors des derniers bravos
Mais l’écho se fait dense
Dans le secret des mots

Le blanc des voies lactées
Dans la nuit assagie
Gardera éthéré

L’aura des harmonies.

jeudi 1 août 2013

LES TRAINS D'UN ÉTÉ MEURTRIER


Le transport ferroviaire deviendrait-il adepte de Thanatos ?

Le 12 juillet inaugurait un été meurtrier sur les lignes de chemin de fer. A Bretigny-sur-Orge (Essonne) le train Téoz 3657, reliant Paris à Limoges, déraillait en provoquant la mort de 6 personnes. Une septième personne vient de succomber à ses blessures.

Le 29 juillet, deux trains entrèrent en collision en Suisse Romande, vers 19 heures. Le choc fit un mort et 35 blessés dont 5 grièvement.

Mais surtout, entre ces deux dates, il y eut le 24 juillet et ce train déraillant à quelques encablures de St Jacques de Compostelle, haut lieu de pèlerinage de Galice (Espagne), but espéré de milliers de pèlerins.

 "Dans les kilomètres ayant précédé le lieu de l'accident, le train roulait à 192 kilomètres heure", ajoute le tribunal espagnol  saisi de ce drame, indiquant "qu'un frein avait été activé quelques secondes avant l'accident". Le virage était pourtant limité à 80 km/h. 

Le conducteur du train, Francisco José Garzon Amo, âgé de 52 ans, a été mis en examen dimanche pour "79 faits d'homicide par imprudence" par le juge d'instruction Luis Alaez. Il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire.

Une liberté lourde de culpabilisation ! Un poids insoutenable sur les épaules d’un seul homme ! L'idée lui traverse-t-elle l'esprit qu'il aurait mieux fait de mourir dans l'accident ?

Est-il le seul fautif ? L’enquête, espérons-le, devrait pouvoir éclaircir tant d’interrogations !

En ces occasions on ne peut que songer à ces commandants de ferries, ces chauffeurs de bus, ces conducteurs de transports publics qui, dans un moment d’absence ou par poussée fiévreuse d’exploit, oublient leur responsabilité et la charge qui leur incombe : amener leurs passagers sains et saufs à l’endroit contractualisé !

Dans ce genre de drame on repassera le plat de la sécurité, des systèmes de freinage automatisés…

On se gargarisera à rêver d’un univers où le risque zéro n’existe pas !
On aura la faiblesse de penser qu’un jour les accidents n’auront plus cours ; hormis sur nos écrans de jeu vidéo ou dans les scénarios de jeux d’enfant !


Mais on se trompe !  


J’avais 10 ans, j’étais gamin
Et mon petit train électrique
Subissait les plus drolatiques
Déraillements mus à dessein.

Sur les rails que j’avais disjoints
S’affaissait la locomotive
Et les deux wagons en dérive
Peignaient ma joie en contrepoint.

En ces temps-là, dans son Espagne
Un petit Francisco joyeux
Devait s’adonner à ce jeu
Comme on rit d’un mât de cocagne.

Sans savoir qu’un jour il serait
Le conducteur d’un train d’enfer
Dans un virage mortifère
Près d’un sommet de  piété.

Ci-git St Jacques de Compostelle
Les morts dans les wagons broyés
Du sang couvrant la voie ferrée
Dans l’indicible accidentel.

Au terminus des pèlerins
Le deuil nacré de coquillages
Ecrabouillés par la sauvage
Motricité folle du train.

Déraillement, erreur humaine
Ce qu’en diront les boîtes noires
Ne modifiera pas l’histoire
Noircie sous le cri des sirènes.

Et Francisco de son enfance
Puisera  l’amer souvenir
D’un petit train nommé plaisir
Hors des méandres de souffrance

Et Francisco José Garzon
Perclus de coupables fardeaux
Ecoutera les trémolos
De son trépas qui violone !

BERNADETTE LAFONT A REJOINT PAULINE


Une grande actrice nous a quittés ce jeudi 25 juillet. A l’âge de 74 ans s’est éteinte Bernadette Lafont et, avec elle, une partie de ce cinéma de la nouvelle vague.
Bernadette Lafont c’était une lueur dans le regard, une malice contagieuse, une spontanéité débordante, un remède à la déprime.
Personnellement elle fait partie des grandes comédiennes qui jouent à l’instinct et s’enrichissent d’une personnalité hors du commun. J’ai aimé Romy Schneider, Annie Girardot, Marie France Pisier et j’ai aimé Bernadette Lafont  parce qu’elles incarnent au mieux la vie sur cette fine bandelette de pellicule qu’on appelle un film et qui reste l’émouvant témoignage d’un cinéma des années 60 se débarrassant de carcans académiques et poussiéreux.
Comme Annie, Bernadette avait de la gouaille, de la fraîcheur. On avait envie d’être son ami, de l’accompagner dans ses ballades cévenoles.
Remarquée par Truffaut elle jouera son premier film Les Mistons en 1957. Puis un autre père de la nouvelle vague, un certain Chabrol, lui prolonge l’étrier. Et ce sera Le beau Serge aux côtés de Jean Claude Brialy (1958).  Après un passage à vide elle repart de plus belle avec La fiancée du pirate (1969) où elle incarne une femme mutine et nourrie des mouvements libertaires de 1968.
On la remarquera aussi dans La maman et la putain (1976,film de Jean Eustache) et dans Une belle fille comme moi (1972 et encore Truffaut).
Mais bientôt le cinéma se détourne de ses vraies capacités et la sous emploie dans des rôles secondaires pour le compte de comédies farfelues et sans grande envergure.
Mais en 1985 elle devient la confidente d’une future étoile du cinéma, la jeune Charlotte Gainsbourg ! Le film s’appelle l’effrontée et Bernadette décrochera le césar du meilleur second rôle !
Chabrol saura la redécouvrir avec l’Inspecteur Lavardin (1986)
Enfin Mocky lui fera confiance et lui assurera de son amitié. Avec lui elle tournera 4 films dont le Pactole (1985) et Les saisons du plaisir (1988).
 C’est d’ailleurs Mocky, le franc-tireur du cinéma français, qui sera l’un des rares de la profession cinématographique à se rendre aux obsèques de la grande dame, à Saint André de Valborgne (Gard)
Et le bougre s’en indignera :

-      Si peu de monde pour son enterrement, c'est dégueulasse. Même si Bernadette était quelqu'un de solitaire et indépendant, le cinéma devait être là !

Mais toi, Bernadette, dans ton paradis des étoiles disparues, tu t’en balances ainsi que le chantait Barbara dans le film de Nelly Kaplan où tu incarnais Marie, la fiancée du pirate (1969)
Oui tu t’en balances car des gens de ton village continuent à t’aimer en silence ! Et puis tu as enfin retrouvé Pauline, ton enfant chérie, ta petite fée trop vite disparue en 1988 !
Dans son souvenir tu t’es battue pour ne pas sombrer et ce deuil magnifique aura nourri les planches des théâtres et la magie télévisuelle…


Comment pourrait-on t’oublier ?

Pas beaucoup de tes pairs pour ton dernier voyage
Saint André de Valborgne au plein cœur de l’été
A réuni ses âmes pour cet ultime hommage
Quand la nouvelle vague d’un reflux s’étiolait.

Et pourtant quel regard aux lueurs de malice
Pour inspirer le cœur de Chabrol ou Truffaut
Une belle fille comme toi pour ce dernier office
Eût mérité le chœur des illustres sanglots.

De maman à putain s’emploie ta profession
A nourrir de son sein tes premiers jeux d’écran
Pour préférer bientôt d’autres fruits de passion
Quand ton âge écrira la mémoire de Kaplan.

L’été en pente douce décrochera l’hiver
Et ce froid dans ton cœur en brisures d’absence
Le parfum de Pauline sur les embruns amers
Et des planches posées en tremplins d’espérance.

Au-delà de ce deuil, au-dessus de l’abime
Une force joviale, un appétit d’aimer
Cigale cévenole dans l’été qui s’abime
Tu brillas tant de fois pour nous émerveiller

Et qu’importent les grands issus de ton sérail
Qui jouèrent l’absence lors de tes funérailles
Les vrais gens étaient là, ces cœurs qui te ressemblent
Emouvants et fragiles comme un souffle qui tremble…

samedi 20 juillet 2013

FORCE EST A TRAPPES !





De violentes échauffourées  ont opposé entre 200 et 400 habitants de Trappes (Yvelines) aux forces de l’ordre dans la soirée du vendredi 19 juillet, aux abords du commissariat de la ville !

L’explosion de violence est consécutive  à l’interpellation jeudi 18 juillet d’un homme qui s’était opposé à la gentille suggestion policière de contrôler son épouse qui portait un voile intégral. La demande aura, peut-être,  été formulée de façon maladroite. L’homme voit laid !

-      Plus dure sera ma dent, lance-t-il aux représentants de la loi.

La loi sur le port du voile intégral, entrée en vigueur en avril 2011, interdit la dissimulation du visage dans l’espace public. Elle punit l’infraction d’une amende pouvant aller jusqu’à 150 € ou d’un stage de citoyenneté. Ceci quelle que soit la qualité du voile, synthétique comme naturelle.

Vendredi, vers 20 h 30, des habitants ont jeté des pierres en direction du commissariat et sur les fonctionnaires de police. L’intifada trappiste a détruit des abribus ! Des détritus ont été incendiés, notamment près de l’hôpital de Trappes. L’entrée de l’édifice est voilée…par la fumée !

-      Trappes est folle, lance un policier
-      Frappe et taule, suggère un de ces collègues
-      Que PS PARTE, clame un brigadier Hortefiste Karcheriseur et amateur d’anagramme !
-      Heureusement que le Tour ne passe pas par Trappes ! Il termine à Versailles, renchérit son subalterne cyclophile.

A défaut de partager la joie des Versaillais il risque de recevoir des bouts de verre saillants.


Sûr que le FN devrait récupérer l’évènement  et bien l’instrumentaliser. Aussi sûr que Froome  gagnera la grande boucle !

ALLEG ET LA QUESTION


Harry Salem, connu sous le nom d’Henri Alleg, vient de mourir ce 17 juillet à Paris trois jours avant son quatre-vingt-douzième anniversaire.
Dans son livre « La question » il a dénoncé la pratique de la torture lors des « évènements d’Algérie », entorse à la dignité humaine dont il connut aussi la terreur.  Henri Alleg, né à Londres de parents juifs, s’installe  à Alger en 1939. Il s’engage auprès du Parti communiste algérien. Il devra le payer chèrement,  par la suite…
En 1951, il devient directeur du quotidien Alger républicain et a comme collaborateur un certain...Albert Camus.
Après le déclenchement de la lutte armée, le 1er novembre 1954, Henri Alleg entre dans la clandestinité ! Son journal est interdit par un colonialisme français très ombrageux à l’égard d’un communisme soupçonné, parfois à juste titre, de faire le jeu du FLN.
Bientôt Alger sera sous l’emprise du Général Massu. Alleg est arrêté le 12 juin 1957 chez son ami Maurice Audin, un mathématicien alors âgé de 25 ans, qui, lui-même capturé la veille, mourra sous la torture.
François Hollande a d’ailleurs rendu hommage à Maurice Audin lors de sa visite officielle en Algérie l’an dernier.
Le journaliste est torturé à plusieurs reprises au cours de sa détention, et ce sont les séances de « gégène » qui constituent le point de départ du livre « La Question »
Henri Alleg aura indubitablement joué un  rôle majeur dans la prise de conscience, lente et fastidieuse, de l’opinion française face aux exactions commises au nom de la République !
Ce qui n’empêche pas Madame Torture d’exercer ses talents dans de multiples régions de notre planète !
Les petites âmes d’Amnesty International ne sont pas prêtes à pointer  à Pôle Emploi.
Bien d’autres livres de bien d’autres Henri Alleg feront tôt ou tard les rayons des librairies. C’est juste une question de temps, de levée de secret, d’explosion de tabous, d’acceptation des limites de notre humanité.
Si seulement les leçons du passé pouvaient nourrir notre avenir…


La question comme un fonds
Vertigineux d’errance
Un trait de trahison
A notre intelligence
Une plaie suintante
Dans l’Histoire héritée
Un cancer d’épouvante
Qui s’est fossilisé.

La question lancinante
Dans les mémoires d’Alger
Nauséeuse, écœurante
Si longtemps éludée.
Des relents de brûlures
De décharges zébrées
L’orageuse torture
Dans la torpeur d’été…

La question sans réponse
Si ce n’est l’abjection
D’une guerre qui annonce
Ses envies d’oppression.
L’intense pourriture
Gangrénant les galons
Multiplie les ratures
D’une armée sous tension.

La question systémique
En réponse aux affronts
Des fléaux islamiques
Noirs de libération.
Du talion dans les veines
La peur à fleur de peau
En réfèrent aux gégènes
Planquées  sous le boisseau.

La question dans les mots
Qu’Alleg allégua tant
Pour dénoncer les maux
De piteux combattants
D’une cause perdue
Mais dont  l’inanité
S’est nourrie de chairs crues
Et de destins broyés.

C'EST L’ÉTÉ !!


Un bar d'eau ? Ah, non (ânon ?).

vendredi 19 juillet 2013

DE LONDRES A PRETORIA


Le monde médiatique vit dans l’attente de deux grands événements : une naissance imminente et une mort qui semblerait se doter du même qualificatif !
Nelson Mandela se mourrait sur son lit d’hôpital de Pretoria tandis qu’à Londres, Kate, Duchesse de Cambridge, n’en finit pas de faire languir la presse agglutinée en face de la maternité de St Mary’s Hospital ! Son ventre est bien rond et l’accouchement ne saurait tarder ! Et pourtant la naissance royale s’atermoie !!
Nelson se mourrait mais, aux dernières nouvelles, son état de santé s’améliorerait ! La mort prend son temps !
Près de la Tamise c’est la vie qui prend son temps sous la canicule d’été ! Et la presse attend, elle s’impatiente. Queen Elisabeth II se languit d’être arrière-grand-mère ! Devra-t-elle écourter ses vacances (prévues mardi 23 juillet) pour la naissance du chérubin ou pour la mort du vieux lion sud-africain ?
Aujourd’hui, peut-être, ou alors demain...Comme le chantait Sardou (le père puis le fils) !
Quand le scoop se fait attendre est-il encore réellement un scoop ?

That is the question !



De Londres à Prétoria
Comme une odeur d’attente
Exhalant des  médias
D’une humeur indécente.

Les caméras postées
Devant deux hôpitaux
Pour le royal bébé
Ou la mort d’un héros.

De Londres à Prétoria
La même frénésie
Pour l’imminent repas
De cent  paparazzis.

Les fruits évènementiels
Vers la maturité
Cheminent sous l’ombrelle
Des journaux affamés.

La mort de Mandela
Ou le ventre de Kate
Font noircir les débats
Nourrissent les enquêtes.

De Londres à Prétoria
Sur un fil suspendu
L’indocile agenda
Fait grincer les revues.

Sous les ombres létales
Le briseur d’apartheid
Joue le multiracial
Du jeu « nul ne décède ! »

Dans le ventre si gros
Le futur nouveau-né
Fait patienter l’écho
Des manchettes zélées.

La ferveur des  focales
A l’attendue naissance
Vaut bien celle d’un journal
Pour une âme en partance.

Et d’aucuns miseront
Sur la concomitance
D’un éclair moribond
Et d’un fruit de régence…

Un départ-arrivée
Pour grossir les médias
Opposer les portraits
Nécrologie-Gotha !

Mais c’est sous-estimer
Le feu du lion blanc
Qui vient de célébrer

Ses quatre-vingt-quinze  ans !

mercredi 17 juillet 2013

HOLLANDE ET SON DRÔLE DE 14 JUILLET



LA MAUVAISE RÉPUTATION  (Brassens - Hollande)

Le jour du 14 juillet
Remontant les Champs-Elysées
J’ai reçu des sifflets,  je crois
Par des malappris de tous bois !
Je n’ai fait pourtant de tort  à personne
En ouvrant le mariage à tous les hommes
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux
Tous les ultra-cathos, morbleu
Me damneraient à tous les feux
La mère Boutin médit de moi
Comme la Barjot, ça va de soi !


A l’Elysée sans prétention
J'ai dû me plier aux questions
De Chazal et de Delahousse
A la "vas-y-comme-je te pousse" !
M’escrimant à ne déplaire à personne
N’en fus plus surpris qu’Audimat déconne !
Mais les braves gens n'aiment pas que
Me voir à la télé, morbleu
A l’heure où s’activent les feux
Des barbecues sous le ciel bleu !
Les téléphiles zappent à tout va !!
Sauf les manchots, ça va de soi

Le jour du 14 juillet
A la tribune j’ai remarqué
Le siège vide que Xavier Cantat
Devait occuper ce jour-là !
Je ne ferai pas griefs à personne
Mais Cécile Duflot surveille ton homme !
Car les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux
L'antimilitarisme ne
Peut que susciter mots haineux
L’UMP médira de toi
Sauf Henri Cuq, ça va de soi

Quand j'croise un marin chanceux
Dans ce Boulonnais besogneux
J’en oublie mon train de misère
Les détracteurs, les réfractaires !

Je fais à Boulogne de tort  à personne
Mieux : on m’applaudit ; c’est bon pour ma pomme !
Car les braves gens aiment bien que
L’on mange le hareng avec eux
Oui les braves gens aiment bien que
On décore leur vieux maire, parbleu
Tout l’ monde ici vota pour moi
Sauf Ribéry, ça va de soi…

vendredi 12 juillet 2013

AYRAULT CADRE EN DEROUTE


Jean Marc Ayrault a bien du mal à recadrer le portrait de son cher Ministre du Redressement Productif. Une première tentative  (1) a laissé entrevoir un Arnaud trop à gauche dans une posture Mélenchonienne contestant le bien fondé du sérieux budgétaire en alléguant sa nocivité sur la croissance ! Franchement ça fait mauvais effet ! Flamby a demandé à son Premier Ministre de recadrer tout ça.

Un second essai a eu lieu (2) où, dans un grand souci de narcissisme, Ayrault s’est mis devant son Ministre redresseur des causes industrielles perdues. Dans ce tableau on ne voit plus Arnaud !! Pour équilibrer les comptes et ne pas trop montrer son égocentrisme, Jean-Marc a daigné décliner la proposition d’un cadre ! Il se présente  en simple « poste-air », heu, poster ! Là encore, Flamby n’a pas apprécié ! Donc décrochage du mur immédiat !

Une troisième tentative eu lieu quelques jours plus tard (3). Mais l’aspect oblique du personnage à cadrer généra une expérience esthétique du plus mauvais effet.  Il eût fallu un redressement productif du sujet d’un angle approximativement de 20° vers la gauche !!  Flamby, passant par-là,  exigea sur le  champ qu’on enlevât cette horrible œuvre d’art !

Plusieurs semaines plus tard Jean Marc essaya de recadrer un Arnaud qui vantait le gaz de schiste ; un gaz qui aurait pu être exploité par une compagnie nationale publique vu que les compagnies nationales publiques polluent beaucoup moins que les compagnies privées !! Là encore le résultat ne fut guère probant (4) ! Jean-Marc, tu ne peux pas cadrer positivement Arnaud si tu t’invites  dans le même tableau, enfin !

La dernière trouvaille (5) se rapproche de l’optimum à 33 % près (5). Le visage est presque cadré et les mains posées devant le menton cachent avantageusement un gros bouton de fièvre industrielle franco française ! Mais ce n’est pas encore le cadrage parfait ! Jean-Marc, tu n’étais pas obligé de laisser du champ à gauche pour une apparition de lueurs roses ! Je crois que Flamby ne va pas encore être satisfait !!


Fais attention ! Il pourrait se lasser !!