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dimanche 8 mars 2015

UN DIAMANT SANS CARATS


En Martinique, au large de la ville du Diamant, se dresse le fameux rocher (du même nom). C'est un vestige d'une éruption volcanique qui se prêta à un joli fait d'armes en 1805.

Au début du 19ème siècle, la guerre fait si rage entre France et Angleterre que brillent  des show sur l’océan ! Il s’agit de show de vaisseaux chauds par la poudre et le canon. Napoléon veut dominer les mers et la perfide Albion ! C’est à qui s’abordera le mieux belliqueusement !
La bataille a donc lieu, itou, aux Antilles car toutes les voies martiales mènent au Rhum comme dirait le Pape de l’époque qui en connaît un rayon sur la boisson viatique-canne !
Napoléon va se faire prendre, à son insu, l’aire ! En effet, en janvier 1804, avec des conditions météorologiques favorables, tousse Dhéliat, heu tout se délia pour la Couronne d’Angleterre. Un contre-amiral nommé Samuel Hood (à bord du HMS Cent tords) s’empare d’un gros rocher, vestige volcanique, qu’on nomme Rocher du Diamant.
Dès le matin on réveille au lit Hood, quel cinéma ! Le contre-amis râle ! Il a encore sommeil :
Mais la météo est favorable ! On n’a pas a ramé contre remous surhumains !
Ok, je me lève, je me bouscule, comme d’habitude !
Après un rhum antillais-café-koka-lait-ananas-mangue (cocktail RACKLAM à défaut d’avoir du rouge) l’officier dirige ses hommes avec la hardiesse qu’on devine à l’issu d’une ingurgitation d’un tel breuvage ! Il s’empare de rocher du diamant défendu par deux couleuvres couresse, sans caresses, qui termineront en barbecue des familles !
Aussitôt, craignant la convoitise des Français, il fait fortifier l’îlot en installant cinq canons au sommet ! Je ne vous dis pas la partie de plaisir ! Et ça renâclait au rythme des plaintes qu’ânonnaient canonniers et qui sur canots niaient l’utilité d’un tel déménagement ! On proposa cannes aux niais, pour les réconforter de l’eau bue et on les fit passer du salé au sucré !
Une garnison de plusieurs dizaines d'hommes (107 d'après Scotland Yard, 138,75 selon Fouché et sa bande de flics)  placés sous les ordres du lieutenant Maurice, égo cynique, fut laissée sur place pour harceler la marine napoléonienne.
Maurice, que crainte de mort hisse dans l’obsessionnel, fait aménager sans se ménager un hôpital dans une grotte du rocher ! D’autres excavations serviront de dortoirs pour ces hommes du Diamant qui s’étaient dit amants, jadis, mais laissèrent une jolie fille pour leur mer.
Un ravitaillement incertain s’effectuait à l’aide de paniers hissés jusqu’au sommet via des poulies et cordages mais point de coulis et de porcs d’âge. Juste un petit élevage de chèvres (à multiples usages), de pintades et de poules qui se développa sur les maigres herbages du roc, pour pallier le côté aléatoire de la chaîne alimentaire créateur de gêne élémentaire !
La marine britannique était si satisfaite de cette position stratégique qu’elle lui conféra le titre honorifique de « navire de guerre ». Le rocher devint le HMS Diamond Rock (His Majesty’s Ship Diamond Rock) et inspirera par la sweet, en Caroline le rock de Neil Diamond…
Pendant dix-sept mois, les troupes françaises tentèrent de reconquérir l’îlot, à coups de canons donc en vin ! Napoléon s’impatientait en sa rage d’aigle à confisquer les territoires : acquit l’un , acquit l’autre…à qui l’autre ? Aux Anglais, ce bout de rocher !? Non ce Diamant sera mien avait lancé le petit tondu qui franchement, là, frisait le ridicule !
En 1805 (10 ans avant Water = l’eau) le gouverneur de l'île Villaret de Joyeuse vit l’arrêt de joyeuses ripailles au sommet du roc ! Ca rigolait moins chez les rosbifs qui, en blêmes, deux roses biffent !  Il faut dire que le bateau ravitailleur anglais avait été assaisonné en cette belle raison, euh, arraisonné en cette belle saison ! Plus de vivres à en mourir ! Par ailleurs, les citernes d’eau potable avaient étaient fissurées par le bombardement français ! Et sans eau il était de plus en plus douteux qu’ils fissent urée !
Il fallut, quand même, attaquer le roc par escalades successives et récupération des grottes. Mais le cœur n’y était plus chez les uniformes rouges de sa gracieuse majesté !
Le gouverneur, avec l'aide de l'amiral Villeneuve avait confié la mission de reconquête à une division commandée par le capitaine de vaisseau Cosmao-Kerjulien (*), un Châteaulinois mais qui préférait chatte aux daims, selon des sources zoophiliques !
Ce capitaine vit donc se rendre les Anglais le 2 juin 1805 !
Le rocher du Diamant revint à Napoléon qui, tout ému, en offrit un à sa femme (native de Martinique, faut-il le rappeler ?).
Depuis, le rocher du Diamant est français !
Depuis, ce lieu sert de refuge à la reproduction d’oiseaux marins ! L’aigle impérial aura donc permis que soient protégés les fous, les frégates et autres phaétons !
Le diamant est terre d’ailes !

(*) Aurait inspiré Naguib Mahzouf créateur de "La belle du Caire" qui rencontra au Caire son compositeur V Cosma. Il aurait dit, à cette occasion : avec Cosma, au Caire, j'eus liens !




samedi 7 mars 2015

RETOUR DE MARTINIQUE

Photos de l'auteur


De retour de Martinique pour un véritable dépaysement. L’île de sucre, de cannelle, de cocotiers ouvre ses bras chaleureux au visiteur de métropole. La beauté des anses que dominent les mornes (monts) prédispose au délassement et à la rupture du rythme trépidant qu’impose la vie loin des tropiques.

Oui, un séjour sous le soleil bénéfique et dans un environnement riche de plantations et de relations humaines.

Les gens d’ici ne sont pas ne sont pas plus grands, plus fiers ou plus beaux, comme le chantait Julien Clerc (This Melody) ; seulement ils sont d’ici, les gens d’ici. C’est-à-dire héritiers d’une terrible destinée, celle de l’esclavagisme (aboli en 1794 puis réintroduit en 1802 par Napoléon 1° avant que d’être totalement supprimé par les efforts de Schœlcher en 1848), le sang noir coulant dans les veines mais l’esprit de revanche totalement éventé comme un bon rhum dont le flacon aurait perdu son bouchon de liège.

Oui, les gens d’ici sont dans leur grande majorité des descendants d’esclaves mais la splendeur de leur île les rend beaux et fiers…et chaleureux…

Nous avons été logés chez Alphonse et Catherine et jamais nous n’oublierons leur gentillesse et leur convivialité.

Merci aussi à toute l’équipe du restaurant Chiche de St Luce qui nous a régalés de mets fabuleux et de courtoisie non feinte.


Nous retrouvons la métropole le cœur enlacé de beaux souvenirs, à jamais gravés dans le bois de notre mémoire créolisée.

Quand le crépusculaire vêtement d’alizé
Fait coucher le soleil dans le dos du diamant
De la roche raisonne l’écho d’une journée
Envoûté de lumière tirée de rêves blancs.

Sur les sableuses anses que dominent les mornes
Nos pas se sont perdus comme les mille remous
Qui ballottent les barques dont les teintes flagornent
La beauté d’un écrin qui s’écrit toupatou.

Dans l’arôme du rhum des trois îlets sacrés
Joséphine revit de sa trouble légende
Le reproche insulaire dit qu’en ses beaux harnais
Elle aura alpagué le roi de la truande.

Napoléon Modi a remis l’esclavage
Au sommet de son art qu’on avait aboli
Le sang des condamnés a durci les rivages
En quinze roches blanches, mémoire endolorie…

Quinze bustes affligés dessus l’Anse Caffard
Orientés sans espoir vers leur douce Guinée
Anonymes enchaînés dans l’atroce brouillard
D’une traite servile aux mains des négriers.

Ils sont là, souriants, les enfants d’outragés
La bonhomie créole comme unique défense
Le sang de leurs aïeux, ce long fleuve sacré
En la mangrove noire de racines en mouvance.

Ils sont là, souriants, sous les palmiers nourris
Par ce vent de cannelle et de bougainvilliers          
La faconde éternelle dans l’enfance en sursis
Ce plaisir naturel d’offrir à se donner…

Adieu pays sucré, d’élégance fruitée
D’authentiques regards sous la noire chevelure
Les corps sous le madras,  aux langueurs déhanchées
L’âme étourdie de mots, de Césaire, en césures…

L'âme enivrée de mots, de Césaire, en césures...

dimanche 15 février 2015

SARKOZY, NINI, TIKI...


Il imaginait son retour triomphant ! On allait voir ce qu’on allait voir après sa remise en ordre de l’UMP. Soucieux d’être à l’honneur et grandi par ses talonneurs qui, heureux, se meulaient l’ennui par de grandes pompes à sa gloire, Nicolas se sentait pousser des zèles.

On allait vite déchanter telle une Carla Bruni s’apercevant de la déliquescence de ses cordes vocales dont la vibration s’effaçait sous celle des cordes d’une guitare  des Andes à lose (là où le con dort).

Je vous passe le camouflet que le petit gars-mouflet essuya en voulant se glisser à la première place du cortège d’un désormais célèbre « esprit du 11 janvier ». On lui fit remarquer qu’il devait se positionner derrière. De cette mésaventure naquit toute une ribambelle de lazzi d’esprits railleurs qui prenaient un peu d’air ailleurs, dans l’atmosphère ironique. Il s’agissait de montrer Nicolas dans des postures de « je suis partout » ou de « je passe devant » via des détournements de photoS.

Je participai à cette grande œuvre de déboulonnage du culte de la personnalité par l’entremise de twitter. Et je dépose là un échantillon de mon œuvre.

Sarko ronfle et dans ses rêves entend des chants-Berlin


Le plus drôle restait à inventer. Il advint à l’occasion d’élections législatives partielles dans le Doubs.         

-         Du bist Doubiste ? avait lancé Angela Merkel à Pierre Moscovici, nouveau commissaire européen à l’économie et ex maître de Bercy !

-         Ya Angèle autant que dans le Doubs !

Cette petite plaisanterie ne devait pas cacher le fait que l’ami Pierrot, prêtant sa plume à l’Europe, au clair de la Une, ne pouvait plus être député de ce coin de France ! D’où l’élection d’un nouveau député.

Au second tour l’UMP n’était pas présente ! C’était déjà le masque pour Nicolas ! Son protégé, un certain De Mouge, payait durement le prix de porter le nom d’un fleuve de Bourgogne en ne récoltant que 26,5 % des suffrages exprimés.

Étaient retenus pour le second tour : Sophie Montel (FN – 32,6 %) et Frédéric Barbier (PS – 28,9 %)

Sophie Montel (dont l’anagramme donne « honte implose ») défend la différence des races. Elle étaie l'été (mais l'hiver aussi) cette théorie suite à de nombreuses observations. Elle a pu constater que la race canine était bien supérieure à celle des poissons rouges. Allez demander à une carpe d’aboyer !

Pour autant, de telles réflexions intellectuelles seraient-elles à même de la rendre grande favorite pour le second tour ?

Frédéric Barbier, contrairement à son cousin, ne porte par l’écharpe rouge. En tant que Barbier le FN le rase :

-         De haine tu embaumes, archer, lui lance-t-il, c’est vil ! Je te lance défi ; gare aux roses ! Elles ne meurent pas !

Un duel FN-PS ! Juppé, d’un esprit bucolique, veut faire barrage, eau et faînes (laissées par hêtres) et prend le parti de la rose !

Mais Nicolas ne le suit pas ! Il pèse le pour et le contre. Et finalement lance le NI NI :

-         Electeurs de l’UMP je vous laisse libre ! Je ne donne pas de consigne de vote Ni pour le FN, ni pour PS.  Démerdez-vous, hé ! Si si !

Démerdez vous, hé ! Des maires dévoués feront des pieds et des mains pour montrer que le Ni Ni légitime le FN. Mais les électeurs dans le NI NI seront quelque peu CUITS CUITS, pas très sereins ! Certains s’abstiendront dans le Doubs (refrain connu) d’autres donneront leur voix à la MONTEL (sans imaginer qu’il la .., elle ! Censuré !)
Le pire, dans cette histoire, se situe dans l’attente de ce jugement de Salomon qui n’avait rien des skis !

En effet, tandis que le bureau de l’UMP cherchait à définir la meilleure stratégie pour le second tour, ce cher, très cher Nicolas était parti pour Abou Dhabi. Oui, si loin,  pour tenir une conférence sur Raimu, Ney, Rey : un grand mélange cinématographico-historico-littéraire, concocté par Guaino et traduit en arabe approximatif par Rachida Dati. Histoire d’arrondir les faims de Moi pour cet égocentrique impénitent. L’homme, à bout d’avis, lancera son fameux Ni-Ni lors de ce grand show arabe, ainsi que l’atteste ce document.


Le troisième volet du feuilleton sarkozien se pose sur la fenêtre de la jeunesse UMP.
Le 10 février 2015 le Canard Enchaîné titre « un sans-papiers à l’UMP ». Il s’agit de Stéphane Tiki, Camerounais d’origine, nommé Président des Jeunes Populaires de l’UMP (oui, ça existe !) alors même qu’il ne dispose d’aucun titre de séjour ! L’excellent Tiki tait son état au sein de l’UMP où excellent antiquités (bonjour le renouvellement des cadres !)

Nicolas dira encore qu’il ne connaissait pas Tiki, de même qu’il ignorait l’existence de Bygmalion ! Il n’empêche, l’information se mâtine d’ironie quand on sait que ce fameux Tiki, sans ticket, tiquait par tant d’attaques au taquet contre l’immigration sauvage ! A présent Tiki, sans éthique attaqué, qui tard va t’acquitter ?

Ah oui, quelle drôle de période pour l’UMP et pour son maestro qui aima aise trop pour ne pas en pâtir d’un retour de bas tons (instant grave).

On en oublierait presque que le petit Nico vient de souffler ses 60 bougies chez Mamie Bettencourt :


-         A le rendre complètement saoul, tut-elle !


PS pour PS : Finalement c'est Barbier qui l'emporta sur Montel ! Mais c'est quasi un épi-phénomène dira Nicolas !







mercredi 11 février 2015

HSBC OU COMMENT LE PRODUIT FISCAL PEUT ETRE H.S. BAISSE


Régularisez votre situation et vos gueules les mouettes !


Si tu n'veux pas payer d'impôts
Cache ton piano, cache ton banjo
Cache ta trompette
Ton tambour avec tes baguettes
Tes castagnettes et tes grelots

chantaient déjà les Charlots dont le cachet, à l’époque, n’était pas caché car HSBC n’existait pas encore très bien et l’optimisation fiscale n’était un sport national qu’à dimension réduite.

Mais ce sport s’est démocratisé ! Au fur et à mesure de l’augmentation des fortunes, en lien avec la médiatisation, la création de vedettes, de people clé en mains (qu’elles aient du talent ou pas) il a bien fallu que les banques s’intéressassent à cette oseille de VIP.

Des fichiers d'Hervé Falciani, l'ancien informaticien de HSBC Private Bank sont à l'origine d’un petit scandale « SwissLeaks » prenant l’Helvétie pour une lanterne attirant les phalènes financières qui ne cessent de dire « au pas, pillons ! ».

Oui ces fichiers font découvrir des individus qui pillent les trésors publics à leur façon ! Non en dilapidant leur bourse mais en évitant qu’elle ne soit pansue ! Ils fraudent le fisc. Ils opèrent ce qu’on appelle subtilement une optimisation fiscale.

Les fichiers  ont été saisis, selon le code de procédure "16i",  les 20 et 21 janvier 2009 et pourtant, on n'en est qu'au début de cette sympathique affaire et genevois pas ce qui pourrait la stopper ! Le système d'évasion fiscale mis en place dans les années 2000 par la filiale suisse de la banque britannique HSBC pour ses clients opulents pourrait en effet être encore plus important que celui révélé  par le journal "Le Monde"
Selon le quotidien français, la "gigantesque fraude à l'échelle internationale" a porté pendant la seule période de novembre 2006 à mars 2007 sur la somme de "180,6 milliards d'euros". Plus de 106.000 clients seraient concernés mais de plus en plus cons cernés.
Parmi ces 106.000 individus on compte 3000 français dont certains noms ont été jetés en pâture des hauts à la page suisse pour y trouver la peine, zèle, heurts. Car la raillerie fleurit sur les réseaux sociaux. On se moque de Gad Elmaleh qui a fait une rafle sur le fisc avant de régulariser sa situation. Il se croyait à l’abri Gad, il finit par la connaître, celle de Bercy qui poursuit les fraudeurs.
On gausse en apprenant que Dessange a coiffé Bercy d’un crâne chauve, tondu comme un œuf, en plaçant de l’argent dont il ne savait plus coiffeur à la HSBC. On en rit sous cape ; hilarité !
Il y a bien d’autres noms sur cette liste des 3000 qu’avait brandi, à son époque, Eric Woerth, notre vaillant Ministre du Budget, sauce Sarkobettancourt…

Je ne m’arrêterai que sur celui de Philippe Lavil, histoire d’embrayer sur une parodie ! Après un héritage d’avoirs  à l’étranger, le chanteur a été contacté par le fisc il y a quelques années, et a régularisé sa situation qu’on trouvait là vile, indique encore Le Monde. Philippe précise: «Je n’ai jamais créé de compte à l’étranger. Il n’y a pas eu de ma part un désir de m’évader fiscalement, je n’en ai d’ailleurs jamais eu les moyens.»


Si c’est lui qui le dit ! Mais je préfère qu’il me le chante !


Il planque sa thune au bord de l´eau 
Genève, le beau rivage !
Quelques dollars ou des euros
La tout est atout ; ah je
Voudrais comme toi me vendre dix
Millions d’actions bénies
Pour placer plus-values sans impôt
Chez l’helvète si beau !

Il spécule sans tabou et c´est numéro un 
De la fraude fiscale, c’est un vrai musicien
De la note magique que lui paient ses copains
Ou bien, c’est pathétique, nos impôts surhumains
Et il en vient à bout des percepteurs requins
Qui vont, pauvres de nous, obérer nos mesquins
Revenus ! Lui s’en fout il ne veut que son bien
Recevoir sans donner, l’égoïsme lui vient 

Il ne fréquente pas les bas taux
Pour ses placements pérennes
L’argent dans le mystère est haut
Placé, quel bas de laine !
Il trafique un peu, fait des apports
De mallettes emplies d’or
Y a aucun malaise dans sa combine
C´est une musique machine

Il camoufle ses sous, et c´est numéro un
Des tricheries fiscales ; pas vraiment béotien
Sous des aspects laïcs il prie l’esprit divin
Du banquier helvétique qui n’lui veut que du bien
Car c’est son marabout protecteur de butin
Contre l’arrache-sous, ces impôts citoyens
Dont il veut échapper sans savoir que du bien
Ils lui ont procuré : l’école ça coûtait rien !

CETTE SYRISA QU'ALEX HISSE

Alexis Tsipras (ou Tzipras avec Z comme Zorro)


L’Europe a peut-être changé de visage en ce dimanche 25 janvier 2015 avec la victoire du parti de gauche radicale Syriza aux élections grecques. Le parti emporté par Alexis Tzipras est arrivé largement en tête et obtient 149 sièges au Parlement grec.
Certes, ce n’est pas la majorité (il faut 151 sièges), alors il a fallu se rapprocher d’un petit parti de Grecs indépendants et souverainistes  (ANEL dont l’anagramme est ELAN) pour sceller un accord de gouvernement.
Mais la route est tracée. Syriza va enfoncer la muraille d’austérité de l’Europe. Syriza montre ainsi que les cures drastiques, au nom de la sainte orthodoxie budgétaire, notamment prônée par Angela Merkel, ne sont que des étaux pour la croissance. Le patient finit guéri…mais mort !
Par de nombreuses coupes claires les Grecs ont réduit le nombre des fonctionnaires, propulsé des gens sur le carreau du chômage, taillé dans les dépenses de santé jusqu’à l’insécurité sanitaire et la recrudescence d’une mortalité infantile…
Les premiers actes des Syriza sont forts de symboles : Les femmes de ménage du ministère des Finances mises à l'écart en 2013 pour dégraisser la fonction publique ont versé des larmes, mercredi 28 janvier, en apprenant leur réintégration par le gouvernement Tsipras.

D’autres actions seront menées incitant, il faut l’espérer, les Européens à réorienter leur politique en mettant de côté la rigueur pour relancer la machine économique. Car le vent du mécontentement gagne les pays qui subissent le joug budgétaire. Ainsi, le mouvement Podemos, en Espagne, se sent battre des ailes après la victoire de Syriza dont il partage les valeurs. Podemos, pure produit dérivé du petit fascicule « Indignez-vous » de Stéphane Hessel, est un autre visage de cette Europe en soif de renouveau, de valeurs solidaires et d’espoir de lendemains libérés des vieux dogmes ultralibéraux.

Syrisa se rosit de ses raisons rusées
A desserrer les rets de l’euro hérissé
Syrisa  sous l’azur de sa rose hérésie
Sert Ouzo et sourit de ses réseaux ravis.

Syrisa sent rasée l’hellénique niquée
Par tant d’austérité qui s’instaure, héritée
Des rigueurs en regain dans le corps budgétaire
Transmuant l’Athénien  en valétudinaire.

Syrisa sous cirrhose d’une foi séculière
Défie les fonds des fous de l’aura financière
Et Tsipras, dette sous presse, d’écraser le fardeau
En Zorro arasant les créanciers farauds.

Syrisa, en Zorba, veut résorber la peine
Qui empire au Pirée jusqu’au plus loin d’Hélène
Et Tsipras, hâte si preste, de rembaucher l’exclu
Et porter par ses non Parthénon sous les nues.

Syrisa sent risées des raseurs de la rose
Ces censeurs de Bruxelles à l’usure morose
Mais qu’importe,  elle s’irise d’oraisons arrosées
Par les larmes de joie, en joyaux libérés.

Syrisa sert aisance à solidariser
Tout un peuple en souffrance d’une Grèce agressée
Et déjà Podemos, l’ibérique la suit
Sur le chemin d’Hessel de cailloux insoumis… 

samedi 31 janvier 2015

LA LUTTE CONTRE LA MORTALITÉ ROUTIÈRE SERA D'ART !




Mr Cazeneuve, notre Ministre de l’Intérieur, va s’attaquer à une autre cause de mortalité en France. Après le terrorisme il se penche, moins dangereusement, sur la létalité routière. Il veut enrayer l'augmentation du nombre des morts sur les routes françaises. La bonne statistique n'aime pas voir morts y gêner, il faut morigéner !

Pour freiner ceux qui roulent à tombeau ouvert avec de l’eau de vie dans l’estomac il sera prévu d’abaisser le taux d’alcoolémie ! A condition qu’ils soient jeunes sans jeun ! Rien n’est prévu pour les vieux buveurs invétérés qui carburent au plus haut degré à en perdre les sens. Donc si vous avez le malheur d’être jeune conducteur (mais il faut bien démarrer un jour) il ne vous sera pas autorisé de dépasser le seuil de 0,2 g d’alcool par litre de sang. Le taux légal d’alcoolémie de 0,5 g/l demeurera pour les autres ! Il faut continuer à soutenir la production viticole pour éviter que ses pages soient tournées en vain.

Par ailleurs, une vitesse maximale autorisée sera abaissée soit ABC avec A pour Attention, B pour Bravitude (une idée de Royal, un peu à côté de la plaque d’immatriculation) et C pour Contrôle. La note ABC correspondra à 80 et remplacera le 90 ! Cette notation ABC sera expérimentée à l’image de ce qui se fera dans l’Education Nationale, comme cas d’école.

En outre,  Cazeneuve (il en a toujours une régénérée) va interdire les écouteurs, oreillettes, casques (même ceux de marque allemande qui sont à pointe..du progrès), susceptibles de distraire les conducteurs, voire les conductrices. Les seules oreillettes acceptées resteront celles du cœur ce qui n’empêchera pas sur l’A6 tôles froissées en cas d’infarctus au volant).
Enfin, le gouvernement va relancer le déploiement des radars feux rouges en les groupant avec un module de contrôle de la vitesse, notamment en agglomération. Ces radars de raideurs seront durs, endurants, et seront, dit radin, pour mon fric un tourment. Oui les radars vont se multiplier en l’ère à dards, piqueurs d’oseille et grands producteurs de miel fiscal, ne laissant guère en paix ruches familiales tant il est vrai que des radars, aussi, opèrent aux quais !
Donc gare à la conduite !

Certains prennent déjà de bonnes dispositions. Tel Mr Joffrin, qui prône la libération de l’expression en accueillant, en ses locaux, Charlie Hebdo, mais qui y trouve moins de risques que de se véhiculer dans les artères de Paris.
Alors Joffrin n'écoute plus du Verdi quand il roule. Il se concentre !
Car il vaut mieux bon coup de pédale qu'Aïda !

jeudi 29 janvier 2015

DEUIL ET FUREUR DU MONDE

Manifestation "anti-Charlie" à Zinder (Niger) le vendredi 16/01/15


Trois semaines se sont écoulées depuis l'holocauste de Charlie Hebdo. Trois semaines à réaliser que je ne reverrai plus de nouveaux dessins de Cabu, mon préféré. Comme un travail de deuil, une résignation à la fatalité et aux fureurs de monde que ne dissipera jamais la pourtant si belle journée du 11 janvier : communion des cœurs. Nous étions tous Charlie.

Oui, à peine le temps de réaliser l'ampleur de la perte que déjà l'obscurantisme viole le respect du couvre feu mémorial. Parce que Charlie reprend, parce qu'il a remis à sa une la caricature de Mahomet (pourtant gentille) les esprits s'échauffent ! 

Environ 20 000 personnes ont manifesté à Herat, troisième ville d'Afghanistan. Des drapeaux français y ont été brûlés et les manifestants ont demandé des excuses officielles de la France ! Les frères Kouachi, auteurs de l'attaque contre Charlie, auraient même connu des hommages appuyés !

Le Niger a sombré dans la violence éruptive ! Là bas on a tué des chrétiens comme s'ils étaient responsables de la publication d'un journal principalement géré par des athées. La fureur du monde vient balayer la recherche de quiétude, cette folle envie de continuer l'élan démocratique et républicain du 11 de ce mois.

Le Niger, à 80% musulman, a sombré dans la folie vengeresse attisée par la participation de son Président Mahamadou Issoufou à la marche pacifique, au nom de Charlie. Le pays de l'Uranium trouve là une belle occasion de s'en prendre aux valeurs du pays colonisateur, lequel continue à exploiter ses richesses par l'entremise d'Areva. 

Ce pays, que menacent à brève échéance l'Aqmi et Boko-Haram, aura trouvé en Charlie Hebdo le bouc émissaire et la victime expiatoire des longues années de misère et de soumission à l'Occident.

Mes pensées qui vont vers Charlie se fracassent, dès lors, aux flux de frustrations tumultueuses et criminelles. La mémoire des morts se fissure au gré du fracas d'un monde inégalitaire, anxiogène, et dont l'agressivité morbide ne pourrait trouver source que dans l'unique impudence d'une caricature.



Trois semaines ont coulé depuis le drame immense
Et le deuil se déchire des tumultes du monde
Mes larmes retenues pour Cabu font silence
Sous le fracas cinglant des vengeances fécondes.

Les crayons en croquant le prophète pleurant
N’ont pas mis sous les doigts de milliers d’offensés
La gomme du pardon aux douceurs du Coran
Mais plutôt le flambeau d’un grand autodafé.

D’Hérat au Pakistan ils brandissent la haine
Contre les résistants de la libre expression
Condamnés comme impies, d’obédience païenne
C’est Charlie rejugé pour griffe aux religions.

Trois semaines ont passé sans respect de nos morts
Dans ces pays noircis par l’immense misère
Supportée dans la foi comme on gère un trésor
Qui noue la pauvreté aux ferventes prières.

Jusqu’à l’obscurité dans l’erreur des croyances
Dans l’abîme des peurs et de l’aveuglement
Alors souffle le vent des pires intolérances
Qui emporte le feu de tout discernement.

Le Niger a tué le chrétien désarmé
Mouton expiatoire d’un dessin blasphémant
Une vie sacrifiée pour des œuvres athées
Qui raillent à l’envi toutes fleurs de croyants !

Niamey a souffert que son grand Président
Vienne au cœur de Paris se déclarer Charlie
Il a grogné d’effroi le cœur du musulman
A sublimer d’orgueil l’élan d’un hallali.

Le Niger vit l’aigreur d’une offense pérenne
Commencée sous le gris des colonisations
Poursuivie par le vol des mannes souterraines
L’uranium d’Areva, habile exploitation.

Quand le diable se niche dans les plis de la foi
Qui nourrit un pays jusque dans ses blessures
Une frêle étincelle peut porter aux abois
Toute paranoïa nimbée de démesure.

Et le simple dessin en son humour prôné
Fait le lit des vengeurs hermétiques à la danse
Des facéties moqueuses dont ils n’ont pas la clé
D’une compréhension,  tant l’abscons se fait dense.

Et le simple dessin de tout honneur croqué
Joue la mèche acérée d’une bombe fatale
Rebaptise un tueur en héros glorifié
Mon deuil va, barbouillé d'encre inquisitoriale.

mercredi 21 janvier 2015

RÉGULATION NATURELLE EN TANT QU'UNIQUE CULTURE (Ainsi l'a peint François)

Ce qui pourrait être la future une de Charlie


Lors d'une conférence de presse (Pape y est)  à bord de l'avion qui le ramenait à Rome (où s’étale Colisée) après un voyage au Philippines, le souverain pontife, un certain François, jamais incertain mais franc, soit, s'est laissé aller au sujet de la natalité.

Certains croient, excusez mais je fais mon show et ne vais pas le terme omettre. Oui  je vais vous dire que certains pensent que pour être bons catholiques, ils doivent être comme des lapins.

Comment ? Comme des lapins ? Mais comment il parle notre Pape ?
Avant le décollage son Nonce lui aurait dit :

Mon Pape, ce dossier sur les chrétiens prolifiques. Il ne faudrait pas que vous l'enterriez !

Queue voulant terrier ? J'ai bien entendu ?

Oui mon bon Pape.

Alors François s’est lancé dans la parabole du lapin (dont il apprécie le cathé en prout, heu, le pâté en croûte).

Vraiment il a surpris ! Après Pape et latin voilà Pâté-Lapin en plat de résistance à offrir au parterre de scribouillards qui l’écoutent.

Oui, c’est du jamais entendu même dans les bulles qui ne se voulaient pas pâles. Le Pape François ne sort pas du bout des lièvres le pont des râbles et commence à nous habituer au trivial pour suite de Bach ; mais agencée base tient !

Oui, la base canonique tient et ne capote pas !

François sait qu’il peut faire passer la pilule de l’emporte-pièce car le discours reste dans la grande tradition de l’église et va tiquant contre le préservatif.

Car plus que jamais si capote est prise, Papauté crise.

François reste bien dans le droit canon pour tirer sur le lapin mais gare haine dans le terrier des interdits, oui dans ce trou-là il fourre, il fourre, le curé.

Il conserve un discours malthusianisme, sa bonne humeur et son accent argentin large en teint humoristique.

Il se dit que, si l’abus est noce, erre l’humanité sur un fond de tango tanguant tant gants ne sont point pris et qu’il n’est pas bon imaginer une croissance démographique débridée quand la planète est si petite !

Alors oui, sans la bite huer, s’habituer à réguler les naissances quand on est sur nattes alités.


Mais réguler selon les saintes lois de l’Eglise même si se préserve hâtif le langage très décomplexé de son premier représentant. 

vendredi 16 janvier 2015

CETTE MESSE SI BELLE ET SI FUGACE...


Ce 11 janvier 2015 restera dans nos mémoires collectives.

A Paris, entre la place de la République et celle de la Nation, des milliers de gens ont défilé, en communion républicaine, pour dire Non au terrorisme, Non à la boucherie des djihadistes de tous poils, Non à la mort de la liberté d'expression !

Ils y a ceux qui honoraient la mémoire de Charlie Hebdo, ceux qui se fichaient des caricatures mais qui signifiaient, par leur présence, que la liberté de dire et de dessiner était gravée dans le marbre de notre démocratie.

Il y a ceux qui nourrissaient l'espoir d'un lendemain plus fraternel, un lendemain où les différentes communautés pourraient se parler, sans se stigmatiser...

Il y a ceux qui songeaient à leurs proches, fauchés par les terroristes parce qu’ils étaient dessinateurs de libre pensée, journalistes, chroniqueurs, essayistes...

Il y a ceux qui pleuraient les membres de leur famille décimés pour avoir porter l'uniforme de policier ou parce qu'ils étaient juifs ou avaient eu le malheur de faire leur course dans un magasin cacher.

Il y a ceux qui marchaient, l'âme en peine, encore incrédules de l'apocalypse et cherchant à sortir d'un cauchemar ! 

Il y a ceux qui déambulaient, portant en leur âme la peur d'être montrés du doigt, la grand messe étant achevée : communauté musulmane en mal de positionnement dans une société laïque. Mais ils marchaient, pour le moment, dans leur certitude citoyenne.

Il y a ceux qui avançaient avec, dans les yeux, l'étoile ternie de David sous les sombres menaces de nuages létaux.

Et puis, il y a ceux qui, représentant leur pays, avaient fait le voyage pour montrer leur compassion, leur soutien à la France, pour montrer que le combat contre le terrorisme était une lutte mondiale. C'était le défilé des Grands de ce Monde, Merkel, Cameron, anciens ministres de France, ancien Président de la République...

Certains venaient là pour un sincère soutien à notre France, d'autres s'étaient fait inviter pour redorer un blason souillé par des atteintes au droit de l'homme (Netanyahou, le premier Ministre israélien, pour ne citer que lui).

Mais ne boudons pas notre plaisir. La France s'est retrouvée, le temps d'un dimanche, uni, fidèle à ses valeurs.

Alors, même si les lendemains déchantent, même si les brisures et fissures retrouvent leur chemin sociétal, il nous faudra toujours ressortir de notre mémoire collective cette communion républicaine, extraordinaire et si fragile car si fugace !




Jean songeait à Cabu
A ses dessins mordants
Coups de poings sans abus
Juste un peu insolents.

Renaud pleurait sans fin
L’esprit de Wolinski
Au nom de tous les seins
Libertaires, insoumis.

Charb était dans le cœur
De Juliette éplorée
Souvenirs de douleur
Dans les pas égrenés.

Jérémie de Tignous
Gardait sous son parka
Un dessin qui émousse
Quelques ayatollahs.

Noémie revivait
Au fond de sa mémoire
L’ironie d’Honoré
Blancs-noirs, jubilatoires.

Fatima les suivait
Sans l’ombrageuse offense
D’une stigmatisée
Réépousait la France…

Marianne était belle
Dans sa diversité
Dans l’émotion charnelle
D’une laïcité !

Le martyr de Charlie
Portait en pavillon
Notre démocratie
Et le droit d’expression.

Communion silencieuse
Dans la fraîcheur d’hiver
Face à l’ignominieuse
Apologie des guerres.

Catharsis aux pas lents
Dans les rues de Paris
Pèlerins émouvants
Dans leur digne mépris.

D’une grâce fugace
Tout un peuple se meut
Pour habiter l’espace
Des sanglots amoureux.

L’amour des libertés
Du respect de chacun
Bannir l’autodafé
Qui décime un dessin.

Et la foule applaudit
La vertu policière
Auréole éblouie
De clameurs familières

On porta les héros
Au pinacle émotif
Comme des calicots
Aux accents laudatifs.

Devant marchaient les grands
Quelques-uns d’imposture
Tant s’attachait le sang
A leur fausse droiture.

Mais qu’importent les faux
Les fabriques d’image
Le malheur était beau
En ce pèlerinage.

D’une grâce furtive
Tout un peuple se meut
Dans l’ivresse émotive
Qui embrume les yeux.

Un élan, fraternel
Suspendu quelque temps
Au fil émotionnel
Dans le chagrin du vent.

Pour retomber un jour
Sur le gris monotone
De nos plats carrefours
Que nos routes dissonent…

mercredi 14 janvier 2015

LES VŒUX PRÉSIDENTIELS, SI LOIN DÉJÀ...

Cliquer pour agrandir

Il y une semaine (mercredi 7 janvier 2015) je venais de terminer la troisième vignette de cette BD photo montage.

Je n'imaginais pas que j'allais apprendre sur les ondes de France Inter le drame qui marquera toute la fin de la semaine : le massacre de Charlie Hebdo.

Alors oui, comme un deuil, j'ai suspendu mon ouvrage. Le cœur n'y était plus. J'ai écrit de mes larmes quelques pensées sur tweeter. L'intérêt du tweet est sa spontanéité, sa réactivité. En 140 caractères on doit dire l'essentiel. Le blog pouvait attendre. L'émotion prit le dessus et je communiais à l'immense messe virtuelle des sanglots insondables, des colères indicibles et des fraternités retrouvées.

En cette fin de journée tragique du 7 janvier, je postais ce tweet.



Contre toute attente il fut retweeté  maintes fois. Il continue de l'être. Comme un slogan qui frappe au cœur des gens. J'en suis encore tout ému et étonné !

Ces milliers de gens qui ont apprécié mon petit billet sont autant de lumières qui brillent pour honorer la mémoire de ces héros de la laïcité, ces Cabu, Wolinski, Charb, Tignous et autre Maris, en guerre contre l'obscurantisme et qui l'ont payé de leur vie.

Je ne peux oublier les policiers, si souvent décriés, et qui sont morts dans l'exercice d'une fonction dont on oublie souvent le caractère dangereux !

Oui merci pour ces milliers d'inconnus qui ont aimé ces quelques mots lancés, comme ça, sous le coup d'une émotion teintée de révolte.

Ces quelques milliers d'inconnus parmi la foule magistrale qui défila dans de nombreuses villes de France ce Samedi ou dans l'extraordinaire défilé républicain de ce Dimanche entre la place de la République et la Place de la Nation.

Je ne peux omettre l'abjection commise au magasin cacher de la porte de Vincennes. Quatre morts à rajouter sur le compte de la folie antisémite que notre société n'a toujours pas éradiquée.

17 victimes au total, des larmes, de la révolte et finalement l'immense réveil républicain d'un peuple qui dit Non, et qui se lève comme un seul homme nonobstant le Cassandre Zemmour.


J'aurai l'occasion d'y revenir...

J'aimerais simplement que ceux qu'on pleure ne soient pas morts pour rien !