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mercredi 7 septembre 2016

NICOLAS N'A DE LONG QUE LE BRAS



Chers lecteurs, vous n’êtes pas sans savoir que, depuis que je tiens ce blog entre mes dents acérées, je me suis toujours donné comme règle d’éthique de ne point dire du mal de Mr Sarkozy. Qu’on se le dise au fond des pores de peau lisse.

Mais je vais devoir déroger à la règle. Oui, là, le petit nerveux a dépassé les bornes !
Selon le canard déchaîné, Michel Field, directeur de l’information sur France 2, aurait cédé aux pressions de l’ancien Président pour reporter un reportage de reporters sur Bygmalion. Un gentil reportage tout mignon qui se serait invité à « Envoyé Spécial » avant les primaires des Républicains, sympathique joute à laquelle s’est inscrit le chouchou de Carla quand bien même la justice le poursuit de ses harcèlements assidus.

Bref, une  petite bombe médiatique aurait explosé sur une chaîne publique en pétaradant les mauvaises ficelles financières d’un candidat qui se serait permis, quelque peu, de dépasser le plafond autorisé pour ses frais de campagne de 2012 et aurait camouflé par de fausses factures,  via la société Bygmalion. Ce qui n’aura pas empêché le camouflet.

Nicolas ne pouvait laisser faire. Un tel reportage c’est du Tchernobyl qui vous flingue une primaire et fait la part belle à vos rivaux : le vieux Juppé, le fourbe Fillon, l’ambitieux Lemaire. Non, non et non ! Cela ne pouvait se faire.

Alors le petit excité a menacé France Télévision d’annuler sa participation à la première édition de l’Emission Politique de Pujadas et d’une femme que Le Pen, laid, à sale âme, hait.

-         Oui, j’annule tout (refrain déjà utilisé en 2007) si le sujet est diffusé avant la primaire de novembre, a-t-il lancé à Field tout tremblant à l’idée de perdre de l’audimat (car c’est en esprit d’avide qu’opère Field).

Alors Field a écouté la voix du petit par la taille mais grand par le talon. Il a dû se mettre d’accord avec Elise Lucet, nouvelle présentatrice d’Envoyé Spécial et même de plus en plus spécial. Ils  vont diffuser (enfin plutôt une seule fusée médiatique) pendant le JT, en ce jeudi gîté, un extrait de l’interview de Franck Attal (ex patron de la branche événementielle de Bygmalion qui s’exprimera pour la première fois sur cette affaire).

Sûr qu’on y verra amorphe Attal depuis la mort fatale de sa société de truands. Sarkozy s'attend à voir, en ces shows sûrs (car de cela il se mêle) l'Attal honnête (on aura coupé les passages qu'on promet tant). Elise bonne (d'habitude) s'emporte, hue gale hégémonique, conspue le pou parasitaire !

Bref, le fait du Prince (bien que déchu) règne encore en ce pays. Il n’y a pas si longtemps, un canard (qui sature nain) avait dévoilé le fait que Sarkozy aurait fait pression pour une mise en bière de Laurent Ruquier. Jolie pression sur l’ancien patron de France-Télévisions, Patrick de Carolis.


Pour éradiquer de tels agissements on n’est pas couché !

mardi 6 septembre 2016

C'EST LA FAUX TAROT, C'EST LA FAUX TAS CAR C'EST LA FAUTE A....



Lundi après-midi, l'ancien ministre du Budget, Mr Cahuzac,  paraissait con ou plutôt comparaissait devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris pour fraude fiscale et blanchiment. 

Durant l’audience, il a chargé un mort récent et dont les cendres fument encore : Michel Rocard.

Oui, Mr Cahuzac, le spécialiste des comptes en suisse, de la fraude fiscale et des conflits d’intérêt a purement déclaré que son premier compte helvétique (codifié LV6)  ouvert en 1992 était destiné au financement des activités politiques de l’ancien premier ministre de Mitterrand !

-       J'ai demandé à Philippe Péninque d'ouvrir un compte en Suisse en 1992. (...) Ce compte, c'est du financement d'activités politiques pour un homme dont j'espérais qu'il aurait un destin politique national", a-t-il lancé au Procureur médusé lors de l’audience.
A Monticello, où quelques Corses errent au cimetière, on a attendu Rocard se retourner dans sa tombe ! En disant :

L’ancien parlementaire  qui parle,  ment,  m’enterre (une seconde fois)

Si Médiapart a révélé
Un enregistrement privé
Où je déclare avoir en Suisse
Un compte aux plus curieux auspices
C’est sûr, je vous le dis dare-dare
C’est sûr, c’est la faute à Rocard

Si cette épargne importunée
Vers Singapour s’en est allée
Pour gagner quelque paix fiscale
Dans un paradis tropical
Je vous le dis droit et sans fard
C’est sûr, c’est la faute à Rocard

Si ma société magnifique
Dans ses conseils pharmaceutiques
Prospéra alors que j’étais
Au Ministère de la Santé
Je lance un pavé dans la mare
Mais oui, c’est la faute à Rocard

Si l’on m’accuse de blanchiment
De fraude fiscale indûment
En éclaboussant mon honneur
Moi qui soignais les maux du cœur
Je le confesse, à tous égards
C’est bien de la faute à Rocard

Si l’emprisonnement je risque
Si ma liberté on confisque
Quand bien même il est sous la terre
Et mes assertions ne peut taire
Je le déclare sans nul écart
C’est sûr, c’est la faute à Rocard.

Je vous l’aurais dit, tôt ou tard
C’est sûr, c’est la faute à Rocard.

lundi 5 septembre 2016

REMETTRE A NEUF LE CHÂTEAU EN ESPÉRANT QUE TOUJOURS LE PRÊT IMMOBILIER AILLE A TAUX LAS


VERSEZ MOI UN PETIT BLANC, BIEN FRANÇAIS !

Faut-il être blanc pour être Français ? Cette question hautement philosophique et dont la teneur intellectuelle m’émeut encore tandis que j’écris ce billet, est suscitée par un tweet très controversé publié par Robert Ménard, le sulfureux maire de Béziers.

S’expliquant sur ce tweet, ce lundi matin sur LCI, Mr Ménard a persisté et signé en signifiant que « la rentrée des classes est la preuve la plus éclatante du grand déplacement en cours (il n’a pas précisé de quels cours il s’agissait : les cours interdisciplinaires voulus par Najat Vallaud-Belkacem, notre Ministre de l’Education, qui prétend que l’art à bosser paie ?)

Oui, pour Ménard, c’est la grande conspiration, le grand complot. La population française est progressivement remplacée par des peuplades barbares, incultes, originaires des anciennes colonies que la France avait eu raison de mettre à sa botte ! Non mais !




Et ce grand remplacement se vérifie chaque année à la rentrée ! Il suffit de regarder d’anciennes photos de classe ! Ben voyons !


Faut-il être bien blanc pour se sentir Français ?
Le Père Ménard le dit : « Pour le blanc baise y est
Quand se mélange au pur des visages brunis
Noirâtres et dont il sort un langage incompris »

C’est le grand déplacement, notre pays devient
L’annexe de l’Afrique, l’hôtel des maghrébins
Et Ménard au menhir haineux manient mots nus
De toute humanité au nom de sa vertu.

Grande conspiration dont Marianne victime
Paiera le lourd tribut dans les feux islamistes
Robert est enrobé d’ires d’arabophobie

Suffit de regarder de vieilles photos de classe
Lance péremptoirement son esprit en mélasse !
Oui, sauf qu’à ces époques les visages étaient gris !



dimanche 4 septembre 2016

SE FAIRE PRENDRE AUX MOTS


Extrait d'un film de KPDP

TU RECHERCHES LA PAIX, RHO !

Rho, est une ville de la métropole milanaise (Lombardie - Italie)

Une ville de près de 51.000 habitants (qu'on ne nomme pas les Rhoteurs mais les Rhodensi) dont le moral s'érode en "SI" : "et SI le ciel nous tombe sur la tête ; et SI Berlusconi revient ; et si le séisme frappe chez nous..."

La ville s'enrhume de craintes et cherche vainement à chasser par tant d'humex hic (partant du Mexique ?) !

Face à l'inanité d'une telle thérapie, elle s'est tournée vers les prières, les vœux et les plus mûres des lamentations.

En souhaitant que tant d'efforts incantatoires portent leur fruit.

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samedi 3 septembre 2016

PETIT HOMMAGE A DEVOS

Il y a dix ans, Raymond Devos nous quittait (15 juin 2006).

Une bonne raison pour rendre hommage à ce grand jongleur des mots et de l'absurde.

Le bougre, d'ailleurs, n'est pas mort.

Son âme continue à sévir et habite l'esprit d'autres penseurs qui se nourrissent de sa sève.




Dix ans depuis sa mort
Mais il revient encore
Tout son spectre enfante homme
A l'humour polychrome.

Devos est de retour
Prodiguant d'heureux tours
De mots toujours plus fous
Hors d'ectoplasme flou

Vision près du château
Son esprit vient de haut
Les nues l'ont relâché
Etant trop à billets...

Billets bayant l'humour
En symphonie d'amour
L’esprit Devos éclaire
La noirceur de la Terre

La pensée dépensée
En finesse éthérée
Nourrit les alentours
De gaieté troubadour

Le temps suspend son viol
Au fil des gaudrioles
Du clownesque fantoche
Aux allures de bamboche

Comme un soir qui m’atteint
D’ombres aux galbes sereins
La folie du penseur
Érode un peu la peur

Et la nuit peut tomber
Jusqu’au bas de mes pieds
Le sommeil sera doux
Sous la lune du fou.

LA TOUR DU CENTRE S’ÉCROULE : ROCHE FORT S'EST EBRANLEE



François Bayrou, auteur du « Modem en six passions » mais empreint d’aversion pour les maux d’émancipation,  aurait appelé par téléphone son ami Robert Rochefort  dès le lendemain de son arrestation.
Une arrestation ? Diantre, de quoi s’agit-il ?
Rochefort, devant des demoiselles qui n’y habitent pas (à Rochefort) vu qu’elles ne sont pas jumelles, se serait comment dirais-je… Oui, c’est difficilement avouable… Il se serait masturbé !
Cela se passait dans un magasin de bricolage, avé lé zizi, heu à Vélizy, et plus exactement un lieu où il y a tout ce qu’il faut : des tourne-au-vice qui démarrent tôt, des ponceuses à bande…
Rama Yade, qui a bien connu Rochefort au Modem, n’en revient pas
Il faisait partie de ta caste, ô Rama, lui lance un ancien de l’UMP. Tu vois où ça l’a mené ?
Député européen et ancien directeur du Centre d'étude des conditions de vie (Crédoc), l'élu du Sud-Ouest  vient de griller sa vie dans le parti à force d’avoir joué avec les siennes. Il erre comme une âme en peine sur le port ; ocre est dock.
Au sein du MoDem. Bayrou a déclaré à sa secrétaire : « Rochefort m’étonne Annick (m’est onanique) mais, on ne connaît jamais vraiment un homme. Il dit qu’il a agi ainsi sous l’effet du stress ! N’importe quoi ! Je vais te l’exiler l’exhibé !
Le maire de Pau tance et sa colère s’accorde aux coups : il faut châtier le coupable qu’on soupçonnait déjà célèbre en leurres.
En attendant, cette petite déviance,  qui ne manque pas d’air, hoche fort sur les réseaux sociaux. Chacun y va de sa petite branlette humoristique pour railler le député, auteur de La France déboussolée (2002 – Ed Odile Jacob).

Des bouts, sots, laids, devrait-on dire.


Et ça fait gloser Marianne, ma brave dame !

vendredi 2 septembre 2016

L’ÂME ERRONÉE DE LA MORANO


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Ce vendredi 2 septembre, Mr Bourdin avait invité Madame Nadine Morano, candidate à la primaire des Républicains. Histoire de la laisser déblatérer devant le joli micro vintage.

Nadine a été fidèle à elle même et Jean-Jacques Bourdin n'a pas toujours su suivre les méandres neurologiques de la blonde.

Entre rancœur contre Guy Bedos, ce comique de malheur qui l'a traitée de conne mais contre lequel elle n'a pas gagné en justice (la cour d'appel de Nancy ayant confirmé la relaxe de l'humoriste prononcée en première instance) et burkinophobie, la dame de l'Est s'est laissée dériver sur l'océan des pensées dignes d'un éclairage onirique de mauvaise facture.

Jean-Jacques en fut quitte pour 5 Alka Seltzer et une semaine de repos, selon les dires de son médecin.

Les risques du métier !


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Comme l'auteur de San Antonio, le regretté Frédéric Dard, humez russe en achetant une bonne vieille LADA. Une voiture de lestes et à petit budget. Dalida ne s'était pas trompée, qui l'avait évoquée dans une courte chanson.

Dalida n'éludait pas l'idylle adulée quand LADA l'aidait.






jeudi 1 septembre 2016

TOUT POUR LA FRANCE EN MARCHE




2017 c’est demain et les candidats à la Présidentiel se font déjà âpres récits denses, noms d’oiseaux et autres amabilités.

Le nombre de postulants grossit de jour en jour, à droite comme à gauche.

Pour se déclarer et faire le buzz (comme on dit de nos jours) deux nouvelles techniques semblent détenir la côte :

-         Ecrire un livre rapidement pour lancer sa campagne quand bien même, souvent, en dépit d’un bon nègre, un bouquin d’élite est rature.
-         Accomplir un geste inattendu, une démarche surprenante, comme une démission d’un gouvernement.

Sarkozy a choisi la première voie et Macron la seconde.

L’ex président a vraiment surpris tout le monde. On ne l’attendait plus ! Il se présente ? Non, c’est un leurre ? Mais si, il se présente car une bonne présidence reste un sacré antidote pour renforcer les défenses immunitaires contre les vilains virus juridiques synonymes de casse-rôle.

Et que raconte son livre qui ne fait que grossir le flux de romans lors de cette rentrée littéraire ? Ne l’ayant pas lu, il me faut capter ce qu’en dit la presse. Apparemment on y retrouverait un Sarko toujours ultralibéral : rétablissement des heures supplémentaires défiscalisés, suppression de l’ISF, passage de l’âge de la retraite à 64 ans en 2025. Evidemment, je suppose, rien sur l’écologie, le bonheur de vivre ensemble et la culture.

Macron a surpris davantage que le petit nerveux des Ripoublicains. Emmanuel semblait tant aimer ce gouvernement Valls ! Pourquoi démissionner quand on se sent foncièrement socialiste et qu’on le clame au Puy du fou, à coté d’un autre grand homme de gauche, le baron De Villiers !

Emmanuel que t’est-il arrivé qu’il fallût que tu fisses tes bagages pour prendre le car (ton mode de transport préféré) de l’aventure personnelle. Et ce mouvement « en marche » que tu lances est-ce qu’alliers le rejoindront ?

Macron le jeune était nerf de la guerre économique. Pourquoi le gouvernement s’est démis si haut nerf ? Aurait-on chez Emmanuel,  qui aime assez Ayrault, haine  (MACRON) ?

On se sait pas ce qui se passe dans la tête du jeune loup à l’épouse sexagénaire mais toujours est-il que ME émeut ! La droite rigole, la gauche s’exaspère, le patronat lui fait des yeux doux.

Sarkozy broie du noir en scrutant le buzz du petit prodige d’Amiens : l’âme y est noise. L’ancien président ne voit pas comment un détenteur de DEA en philosophie peut prétendre brouiller Descartes et ne pas rester sur son Kant à soi en se redressent l’épique tête !

-         Macaron n’est pas capable de dire qu’il se présente à la Présidentielle pour là durer (Ladurée), lance-t-il, amer, en imitant un tweet de Nabilla qui, elle-même, ne fait que recycler un bon jeu de mots pourri, bien éculé, qui traîne sur le réseau social du petit oiseau bleu.

Il n’empêche, Macron a eu le temps de voir Hollande, à bloquer 5 minutes sur un agenda commun fort accaparé par Closer et autres rendez-vous médiatiques. Il a pris 5 minutes pour lui dire : je suis venu te dire que je m’enflais, heu que je m'en vais !

Pars, ne te retourne pas, lui a rétorqué Hollande en voyant où se dirige l’impatient (ou se dire Higelin patient ?)


Privé de sa gauche (Taubira) et maintenant de sa droite (Macron), encerclé de frondeurs, le père François semble de plus en plus « perd-dents » au pays des « sans dents ».

mardi 30 août 2016

LES FARC QUI SE DISENT : QUITTONS LA GUERRE, DÉCOLLONS BIEN !

Des combattants des FARC. Quel avenir après le cessez-le-feu historique ?


Les hostilités ont officiellement rendu les armes la nuit dernière. La Colombie peut tourner une nouvelle page de son histoire : un conflit qui remonte aux années 60 vient de mourir. Les Farc (Forces armées révolutionnaires des Colombie) par la voix de leur chef, Rodrigo Londono, ont ordonné à leurs combattants de cesser le feu.

C'est la fin de 52 ans de conflit quand les guérilleros ont pris les armes pour défendre les paysans avant de s'allier aux narcotrafiquants beaucoup plus lucratifs.

La guérilla qui s’est aussi spécialisée dans les prises d’otages (n’est-ce pas Ingrid Betancourt ?) compte encore 20.000 hommes et contrôle de larges territoires.

La guérilla compterait encore 10 000 combattants et contrôlerait des régions entières.

Alors, que vont devenir ces hommes désormais démobilisés ? Comment le gouvernement colombien gérera-t-il leur réinsertion dans la vie civile ?

L’accord prévoit, dans un premier temps, la création de 23 zones de sécurité et de 8 camps, lieux d’accueil pour guérilleros sans objectifs et sous le contrôle de l’ONU. L’armement récupéré sera détruit.

Dans un second temps, il est prévu un programme d’aide à la santé et à l’éducation pour aider les anciens combattants à monter des projets économiques.

Sur le papier tout semble beau. Mais certains récalcitrants pourraient ne pas rendre les armes et rejoindre d’autres mouvements révolutionnaires, comme celui de l’Armée de Libération Nationale (Ejército de Liberación Nacional, ELN).

Car les rixes politiques demeurent une calamité en Colombie. Le pays reste empêtré dans les inégalités sociales qu’une réforme agraire tarde à dissiper. 

Aussi, les raisons d’en vouloir au gouvernement en place demeurent vives.
Réhabiliter les guérilleros ne sera pas une sinécure dans les régions où ils auront marqué de leur sauvagerie la mémoire collective. En Colombie, comme ailleurs, la vengeance et la loi du Talion s’enracinent aisément dans le terreau social.

Par ailleurs, nombre d’anciens rebelles pourraient avoir un mal intense à se débarrasser de leurs habitudes de narcotrafiquants. La culture de la coca a augmenté de 40% entre 2014 et 2015 et, en 2013, le pays accusait un taux de chômage de 9,7 % ! L’ancien combattant qui ne trouve pas de travail stable pourrait bien revenir à ses premières amours.


Aussi, pour toutes ses raisons, le chemin vers la paix pourrait se faire colombe-hyène !



La guerre vient de mourir et son enterrement
Fait tonner les clochers des hameaux colombiens
Autour de son cercueil des ombres d’armement
Tremblent sous le soleil et les chants éoliens.

Cinquante ans de combat dedans la sépulture
Sur le bois funéraire on a jeté l’œillet
Le rameau d’olivier, les années de blessures
En implorant le Ciel qu’il s’inonde de Paix

Mais dans l’air étouffant une brise furtive
Emporte dans ses fils quelques rouges pétales
Un pavot tournoyant, danses figuratives
Fantôme indélébile aux hardiesses vénales.

La guerre vient de mourir mais au cœur des obsèques
Les mouchoirs lacrymaux ont des tâches de sang
Plus tenaces qu’amour dans la voix de l’évêque
Plus vivaces qu’un jour de grands recueillements.

On rebouche le trou dans l’éclat des prières
L’inhumain inhumé repose désormais
Révélant dans sa mort l’indicible bannière
Du futur incertain dans ce rêve germé.

Guérie des guérillas Bogota s’interroge
Sur le chemin promis aux armes déposées
La mémoire vengeresse en diabolique horloge
Pourrait battre le temps d’échos désenchantés.

lundi 29 août 2016

UN FILM INA TACHAN



Le court métrage de Richard Berry,  destiné à rejoindre immédiatement les archives de l’INA, n’est pas spécifiquement un chef d’œuvre. Tout au plus permet-il de découvrir Henri Tachan, cet auteur compositeur trop souvent resté dans l’ombre, et les charmes de la ville de Chambéry (cité qui a financé l’œuvre en dépit de la baisse des aides de l’Etat que subissent moult agglomérations de notre beau pays).

C’est aussi l’occasion de voir apparaître sur l’écran (et certainement pour la seule et dernière fois) Agnès Saal, l’ancienne directrice de l’INA et spécialiste des frais de taxi sans bourse délier.

L’histoire est d’un banal à pleurer mais, je le rappelle, le but est tâcher de faire aimer le répertoire à Tachan touchant et les beautés de la cité savoyarde.

Agnès (Agnès Saal) est virée de sa boîte pour faute grave. Elle se retrouve, par le plus curieux des hasards,  à faire une halte à Chambéry en compagnie de son chien, un doberman à poil dur immatriculé dans le Cantal. Au cours de cette courte pérégrination austère et misérable, elle rencontre un chanteur de rue (Henri Tachan) et en tombe amoureuse.

Mais le poète urbain n’en a que faire.  Il préfère les copains et puis, comme le révèle une de ses chansons au cours de la scène de la rencontre : « qui trop embrasse mal étreint ». De plus, il vient d’être repéré par un recruteur de talent et de surcroît arménien, André Richarberian (Richard Berry) qui a claqué la porte de The Voice pour n’y avoir trouvé qu’incompétence et aveuglement dans le jeunisme. 

Jules recherche le vieux briscard qui chante des « trucs qui n’font pas dans la merde » comme il aime à le redire. Et Henri est le profil idéal. Il l’emmène dans son studio d’enregistrement  et lui promet une carrière fulgurante en dépit de l’âge canonique atteint par le chanteur qui va peut-être, enfin, réussir sa vie, être aimé, avoir de l’argent, et surtout être intelligent.

Il est prêt à tout désormais car, in fine, on est tous des putes (titre d’une chanson qui se dévoile à vos oreilles à cet instant de l’œuvre).

Sauf que rien ne se passe comme prévu. Agnès, de plus en plus mythomane, s’en prend à André en vociférant qu’il lui pique son homme. L’Arménien a le sang chaud et le couteau facile. Sa réaction se fait en rite hachant tout self control. A ce moment-là du film on entend la chanson « les pousse-au-crime » de ce brave trouvère. Et vous imaginez la suite,  évidemment. La fin s’accroît de niveau laid au niveau très laid car André déguise tellement le meurtre qu’il fait d’Henri le coupable parfait.

La fin est bâclée. Henri, interpellé devant la fontaine aux éléphants,  se retrouve au violon (là encore, prétexte à une chanson) alors qu’André se fait mordre à mort par le molosse ayant quitté la Leysse et qui vient venger sa maîtresse.

La scène finale : le chien, frétillant de la queue,  suit le corbillard qui transporte André au cimetière. Histoire d’écouter une ultime pépite de Tachan : Les chiens qui suivent les Enterrements.


Une œuvre parsemée de murs de médiocrité même si, parfois et heureusement, la chanson fait thèse et les fend.

dimanche 28 août 2016

JO DE RIO : NOS MÉDAILLÉS PAS TOUS NOMMÉS D'AILLEURS...


Les JO de Rio se sont tus et c’est l’heure des bilans. A chaque fois on se penche sur OAB, non pas l'Observatoire Agricole de la Biodiversité encore que l’Olympisme s’habille aux diversités…des sports, mais sur Or, Argent, Bronze, les trois métaux sur lequel je m’étale, en cette chronique.

En nombre de médailles, la France fait mieux qu'aux JO de Londres de 2012, et bat aussi son record de Pékin en 2008. Cependant le record de médailles d'or n’est pas battu car, en ce domaine, l’Atlanta (JO de 1996) est toujours revendiqué avec ses 15 sésames brillants de mille éclats.

La délégation tricolore termine 7ème de ces JO brésiliens, avec au total dix médailles d'or, dix-huit en argent et quatorze en bronze.

Mais les breloques n’ont pas le même goût pour tous !

De l’argent qui ne fait pas l’or, gens !

Ils pensaient conserver l’or glané lors de compétitions précédentes mais se retrouvent par un désaveu large hantés.

Florent Manaudou, termine second sur 50 m nage libre et perd l’or qu’il avait gagné à Londres. Cela provoque quelques vagues sur cet homme paisible car cette fois,  dans son éclat d’argent, flot rend mannes au doux.

Renaud Lavillenie pensait conserver l’or à la perche (ne pas confondre avec Laura, la perche, une amie à moi qui me toise de 20 cm). Un or qu’il avait glané à Londres à 5m97. Hélas, sous les sifflets du public local, Renaud se dit que celle foule là, vile, est nid de perturbations psychologiques. Ça le déstabilise. Il échoue à la seconde place en laissant l’or à un local, Thiago Braz da Silva.



Les "Experts" du Handball, doubles champions olympiques en titre, chuteront eux-aussi. En finale, ils se heurtent à des Danois féroces et qui ne manquent pas de flair pour planter les crocs qui damnent, marquent, dans les buts de l’inusable portier français qui doit, in fine, laisser l’or aux meilleurs.

-      Gagner en cavalant t’importe, lancera lors d’un en-cas Valentin Porte, le n° 28 des experts. On est second ; on n’est plus les heureux élus. Nous sommes plutôt l’élu qu’a ballot (Hé, Luc Abalo !)      

De l’or encore

Il y a ceux qui gardent leur médaille d’or.

Teddy Rinner, le poids lourd du judo, conserve l’or qu’il avait reçu à Londres. Il remporte la finale face au Japonais Hisayoshi Harasawa par accumulation de deux pénalités au terme d'un match serré de comiques hautains Kumikata (saisies de kimono).

De l’or pour la première fois

L’émotion vient de la boxe française. Un couple en or nous a été donné, alleluia ! Estelle Mossely, dans les poids légers (-60 kg) a battu la chinoise Junhua qui n’était pas leste, elle. Son compagnon dans la vie, un certain Tony Yoka, a, quant à lui, décroché l’or dans la catégorie poids-lourds pour atteindre l’essieu. Il a dominé le britannique Joseph Joyce au terme de trois rounds bien disputés en tous poings, art aux gants.



Le couple, qui vaut son pesant d’or, s’est retrouvé à l’issue du match de Tony pour une effusion de joie, d’amour et d’émotion comme scarring (cicatrisation) de c’qu’est ring. Une image de couple assez joli cœur dans un contexte de coups placés vainqueurs.

Les grosses déceptions

Les footballeuses françaises affichaient de grosses ambitions et un maillot bleu revêtant leur jolie forme. Mais à Rio, les bleuettes s’arrêteront en quart de finale, battues par le Canada (1-0). Les protégées de Philippe Bergeroo n’atteindront pas la cime, se lamente Le Sommer, l’attaquante française, dans ses larmes qui rendent flou.



L'aventure s'est aussi arrêtée en quarts de finale pour nos Basketteurs aux pas niais. L’Espagne a balayé les équipiers de Parker (92-67) qui jouait là son dernier match international les Bleus ; tellement il se sent las, Tony.

On attendait aussi et beaucoup des volleyeurs français, après leur victoire en ligue mondiale en 2015 et leur titre de champions d'Europe. Hélas, les bleus en eurent dès les phases de poule à vous briser les coqs. Malgré le talent d’ Earvin Ngapeth, les bleus n’iront pas en quart de finale, iront se reposer prématurément en disant adieu à l’or anti-lit (à Laurent Tillie ?)

Les grandes premières

Pour Mélina Robert-Michon, les cinquièmes JO auront été les bons ! La lanceuse de disque s’est offert une bien belle médaille d’argent, vraiment inespérée tant elle n’imaginait pas avec les disques or dense !


Christophe Lemaître visait le 100m et le 200 m. L’homme de culot, heu, de Culoz visait gros : Lemaître aux deux paris s’aère, hâte et paie..d’efforts pour y arriver.
Et le sacre arrive enfin. Christophe  n’en revient  toujours pas : il a décroché le bronze sur le 200 m qu’a dominé, sans dos miné, le Jamaïquain Usan Bolt (tous derrière et lui devant). 


"C'est un nouveau moi qui arrive. Une résurrection", a commenté le Français qui courait après les médailles sans jamais les rattraper.

Les handballeuses françaises ont, pour la première fois de leur histoire, obtenu une médaille. De l’argent ! Battues contre la Russie (19-22) en finale, elles n’auront pas su traverser l’acre aber des protégées de Trefilov, très filou.

Mais cet argent était inespéré car les filles de Krumbholz n’étaient pas favorites. Je terminerai par Emilie Andéol qui décrocha l’or sublime en judo, dans la catégorie des plus de 78kg et pour sa première participation à des JO

« Je pensais au podium, franchement. Mais là, avoir la médaille d’or en mains, c’est un truc de malade », a déclaré la nouvelle championne.

Hé oui, un truc de malade qui peut avoir lieu tous les 4 ans pour peu que l’on soit porté par un bon souffle vivant d’Eole (vive Andéol) !

Je me dois de finir ce billet sous peine de le rendre ennuyeux. Bien d’autres médaillé(e)s ne furent pas cités sous ma plume et je tiens à leur adresser mes excuses les plus plates.

C’était le prix à payer pour m’octroyer la médaille de bronze de la concision (et donc celle de la subjectivité) !

samedi 27 août 2016

DIVERTISSEMENT XVI

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Le Conseil d'Etat saisi par la Ligue des Droits de l'Homme (accessoirement de la Femme aussi) et le Comité contre l'Islamophobie en France (CCIF) s'est prononcé, hier vendredi 26 août 2016, contre l'arrêté "antiburkini" de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). Dans cette commune, le port de ce si seyant vêtement nautique n'est donc plus interdit, en attendant que la décision du CE fasse jurisprudence au grand dam des maires escagassés par ces signes ostentatoires de religion islamique.

Une belle occasion pour parler du burkini mais aussi de la burqa ou de la bure qui nie toute relation avec le religieux dans un cadre festif.

Dans ce grand délire syllabique s'est invité le Libor (London InterBank Offered Rate), ce sympathique taux d'intérêt moyen auquel un panel de banques s'accordent des prêts et qui baisse à vue d'oeil ! Va-t-on finir par bénéficier de taux négatifs ?

Quelques clins d'oeil cinématographiques et géographiques complètent ce parcours d'allitérations pondu sous la canicule.