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samedi 1 juillet 2017

SIMONE VEIL, LA COMBATTANTE




Simone Veil vient de nous quitter, ce 30 juin 2017,  et un hommage national est déjà prévu, aux Invalides, pour mercredi 5 juillet.
Simone Veil est, d’abord, la femme qui permit l’interruption volontaire de grossesse (IVG) à une époque où beaucoup de femmes se faisaient avorter clandestinement avec des risques sanitaires énormes. L’avortement était alors condamné.
La loi qui porte son nom entre en vigueur le 17 janvier 1975 tandis que Valéry Giscard d’Estaing préside le pays assisté de son 1° ministre corrézien Jacques Chirac (qui claquera bientôt la porte !)
Devant le Parlement composé d’hommes Simone défend sa loi. Elle n’ignore pas que l’avortement c’est la mort d’un enfant à venir, mais elle défend d’abord le droit des femmes, celles qui ont été victimes d’un viol, celles qui ne savaient pas pour la contraception parce que pas encore bien enseignée, pas suffisamment vulgarisée…
Devant les députés elle se bat. On lui lance à la figure l’argument d’euthanasie légale. Ça la renvoie terriblement à son passé douloureux.
Car Simon Veil, née Jacob, a connu la déportation et s’est retrouvée au camp d’Auschwitz-Birkenau avec sa famille, en avril 1944. Elle a connu l’enfer. Ses deux sœurs, Madeleine et Denise, et elle-même ont été les seules survivantes !
Une blessure indélébile et sa marque sous la forme d’un matricule 78651 qui la suivront toute sa vie.
Après la Libé­ra­tion, elle reprend de brillantes études et décroche une Licence de droit. Puis elle intègre l'Insti­tut d'Etudes Poli­tiques de Paris. Elle entame alors une carrière dans la magis­tra­ture atta­chée à la direc­tion de l'admi­nis­tra­tion péni­ten­tiaire du minis­tère de la Justice. En 1970, elle devient secré­taire géné­ral du Conseil Supé­rieur de la magis­tra­ture.
Et puis Giscard d’Estaing est élu à la Présidence de la République ! Ministre de la Santé, elle obtiendra donc le vote d’une loi sur l’IVG,  qui ne fait toujours pas l’unanimité.
En juin 1979, elle est élue député au Parle­ment euro­péen et quitte le gouver­ne­ment. Elle devient la première femme à accé­der à la prési­dence du Parle­ment euro­péen (1979–1982). Mais, à l’époque, le Parlement n’est que représentatif, il n’a aucun pouvoir. Il faudra attendre le traité de Maastricht (1993) pour voir le Parlement se doter du droit de bloquer un texte, sous conditions !
En 1993, elle quitte l’Europe et rejoint à nouveau le gouver­ne­ment. Le 30 mars 1993, elle est nommée Ministre d'Etat, ministre des affaires sociales, de la santé et de la ville dans le gouver­ne­ment d'Edouard Balla­dur. En mai 1995, après l'élec­tion de Jacques Chirac à la prési­dence de la Répu­blique, elle quitte le gouver­ne­ment. 
Simone Veil rentre alors au Conseil Cons­ti­tu­tion­nel (1998–2007). Paral­lè­le­ment, elle pour­suit son devoir de mémoire et préside la Fonda­tion pour la mémoire de la Shoah (2000–2007). L’académie française lui ouvre les portes. Elle fera graver sur son épée le fameux matricule.
Elle décède à l’âge de 89 ans, laissant planer sur tout le pays un sentiment d’émotion forte tandis que quelques  esprits chagrins continuent à éructer sur sa dépouille encore fumante des anathèmes d’un autre temps.
Le droit à l’avortement n’a rien d’acquis. Beaucoup de pays voudraient le voir supprimer. L’esprit rétrograde souffle, l’ultra catholicisme attise des braises, en Pologne, au Portugal, en Espagne, aux USA...
Simone Veil est morte en nous laissant les perpétuelles questions sur la vie et la mort ! Son combat doit continuer : droit à la liberté, droit à décider de son corps, droit de considérer l’avortement comme l’unique solution dans les cas les plus désespérés sans imaginer qu’il puisse se qualifier « de confort ».
Et surtout : droit à vivre en paix dans une Europe réconciliée.
Une telle perspective se nourrit aussi d’un devoir de mémoire : ne pas oublier le passé, le silence des morts du génocide, pour construire le futur.

C’est cela aussi le message que nous devons hériter de Madame Veil.

Tu portes cette étoile jaune
Qui te conduit jusqu’à l’enfer
Les fétus de peur tourbillonnent
Autour des fours à ciel ouvert

Et sur ton bras le tatouage
Indélébiles cruautés
La mort des tiens en héritage
Les cendres vives en tes pensées

Par-dessus tout la vie reprend
Sur le brûlis de ta jeunesse
Dans le printemps des étudiants
D’un après-guerre plein de promesses

Magistrature et politique
De jolies portes t’ouvriront
Au sommet de la République
Tombent en chœur les échelons.

Le Corrézien met sa confiance
Dans tes énergies de combat
Tu affronteras la défiance
Les quolibets et les crachats

Pour avoir porté l’IVG
Sur les travées du Parlement
Au nom des femmes abandonnées
On t’agonit de jugements

Comment leur dire qu’avortement
Souvent pour femme n’est que souffrance
Le dramatique arrachement
Sous clandestinité d’errance ?

Comment leur dire qu’euthanasie
En leur bouche m’est insupportable ?
Mon corps souffrit des feux nazis
Ma mémoire vit d’abominable !

L’horizon ouvert à l’Europe
Tu présides son Parlement
Loin de ceux qui te crient « Salope »
Mais sans pouvoir assurément…

Le beau bateau navigue à vide
Le grand pouvoir est pour demain
Maastricht viendra, plus tard, en guide
Tu auras quitté les marins

Tu reviendras sous Balladur
Te pencher sur notre santé
Juste un passage, une aventure
Dans le pli de ta destinée.

Le Conseil Constitutionnel
Consacrera ton ascension
D’une montagne au cœur rebelle
A l’oubli ou aux révisions.

Pour la mémoire de la Shoah
Pour ne pas oublier les morts
Tous ces fantômes, tous ces convois
Leurs souvenirs qui te dévorent

Le sang séché des condamnés
Les cendres noires sous la Coupole
Ce nombre inscrit sur ton épée
En crépuscule de nécropole

Repose en paix, dame Simone
Loin de ceux qui t’abhorrent encore
Dans l’anathème monotone
Qui envenime leur décor

Repose en paix, dans ce silence
Au bout d’un long combat de femme
Essaimé de persévérance
Qu’attisent les brûlures de l’âme…


jeudi 29 juin 2017

ON ME LA RECOPIERA




Soixante et une copie, pourquoi 61 copies, parce que c’est un nombre premier ?

Toujours est-il que 61 copies de mathématiques du baccalauréat ES (Economique et Social) de l’Académie de Paris ont été volées à un correcteur. Le pauvre bougre s’est fait chiper son sac !

Les copies ont été retrouvées, mercredi 28 juin, dans un bar du 18ème arrondissement, non loin du restaurant où elles avaient disparu.

La gérante raconte : «un  homme seul est arrivé, il a juste pris un café et il s’est posé en terrasse. Il est parti en oubliant ce sac ».

Elle a placé le sac dans une réserve en forme de parallélépipède rectangle en se disant que son propriétaire allait revenir le réclamer. Au fur et à mesure que les heures passaient, la probabilité que le quidam vienne rechercher son bien suivait une loi de Poisson (loi des événements rares) ce qui l’a sommé de dire « arrête, vois ce qu’il y a dedans ! »


Et, je vous le donne en mille (10 puissance 3) : le sac contenait les 61 copies. Hélas, trop tard pour les élèves, qui avaient été contraints de repasser l’épreuve de mathématiques, ce même mercredi !


Il avait laissé le sac
Pas de bruit, pas un tic tac
Elle avait prêté l’oreille
S’était dit : tension ma vieille
Avec les fous de Daech
On se doit d’être revêche
Ombrageuse par-dessous tout
Dans cet univers de fous !
Pas de gris paranoïaque
Juste une peur qui vous traque…

Il avait laissé le sac
Après avoir pris, patraque
Un petit noir robusta
Il semblait pressé, le gars
Comment le décrirait-elle ?
Un cas commun et sans zèle
Taciturne, traits brouillés
Trop falot à discerner…
Désolé pour la police
Mais me manquent des indices

Quand elle trouva les copies
Elle repensa : pauvre Henri
Il m’avait hurlé la veille
Mon gamin perd le sommeil
Depuis qu’il est convoqué
Pour l’épreuve repasser
Le calvaire mathématique
Lui revient, antipathique
Tout ça parce qu’on a volé
Les copies à corriger

Sa copie était du lot
Il a touché le banco !
Henri perdait sa quiétude
Lui si calme d’habitude
Elle le voyait écumant
D’une rage de volcan
Mais qui c’est ce correcteur
Qui n’fait pas gaffe au voleur ?
C’est lui qu’il faut corriger
Pour s’être ainsi fait plumer !

Elle avait calmé Henri
Avait dit : pour mercredi
Ton fiston sera au point
Il est super ton gamin !
Il va prendre la tangente
Va nous couper la sécante
Qui lui barre le segment
Et se fait discriminant
Tant qu’un rhume mordicus
Ne lui tue pas les sinus !

Elle servit jus de tomates
En voyant son hôte aux maths
S’avérer fort allergique
De teneur épidermique
Henri bon facteur, bonhomme
Que tous les gens polis nomment
Le gars bien sous tous rapports
Est parti confiance au corps
Prenant au second degré
La parabole des damnés…


dimanche 25 juin 2017

AVEC FESNEAU LOI RÊCHE ERRE !


Député du Loir-et-Cher, Marc Fesneau a été élu président du groupe MoDem de l'Assemblée nationale française à l'unanimité par les 42 députés, le 25 juin !

La «numéro 2» de la formation centriste, Marielle de Sarnez, a jeté le gant : grès naît ! La situation est apaisée car la dame vise plutôt la présidence d’une des commissions de l’Assemblée. Oui, Marielle a toujours aimé faire les commissions, notamment au marché où son petit chien fait de même !
Marc se retrouve donc à gérer un groupe de centristes un peu désorientés par les affaires et l’enquête sur les emplois fictifs d’assistants parlementaires européens qui secoue le Modem.

Mais Marc, derrière ses lunettes d’intello, saura mener la tâche pour faire passer la tache tout en gardant l’attache, avec La République en Marche.






CES ANIMAUX QUI ANIMENT MOTS - 6


samedi 24 juin 2017

ENVOYÉ SPÉCIAL ENDEUILLÉ


                   Stéphan Villeneuve                              Véronique Robert                                                Bakhtiyar Addad


Deux journalistes ont donné de leur vie, dans le cadre de leur mission, pour nous relater l’horreur des combats dans la ville de Mossoul (Irak) ville d’élection de Daech, l’Etat islamique.
Le journaliste Stéphan Villeneuve, 48 ans, est décédé rapidement des suites de ses blessures, après l’explosion d’une mine dans la ville maudite. Son «fixeur» irakien, Bakhtiyar Addad, 41 ans, a lui aussi été tué par la même mine. C’était ce lundi, 19 juin 2017.
Véronique Robert, 54 ans, de la même équipe journalistique, travaillant pour l’émission « envoyé spécial » a fini par succomber, 5 jours plus tard, sans pouvoir sortir de son coma.
Villeneuve et Robert, deux combattants de presse, prenant tous les risques sur le terrain, pour relater les faits, tels qu’ils sont, tels que l’humanité est capable de les fabriquer de manière la plus hideuse. Rapporteurs de vérité afin qu’elle ne soit pas revisitée par la propagande ou le révisionnisme.

Ils couvraient le conflit. On aurait tant aimé qu’ils le couvrissent d’un manteau blanc de paix sous les ailes battantes de mille colombes…

Mossoul, tapis de mines, frappe les messagers
Véronique et Stéphan, ne nous parleront plus
Crayons et caméras prennent voix d’endeuillés
La guerre crie sa laideur en dernière entrevue.

Ils couvraient le conflit, de leur être fragile
Dans les ruines perfides où les dangers rodeurs
Ne dévoilent aux micros nulle humeur incivile
La menace tacite n’épand que ses odeurs

Sulfureuses et sanguines dans les plaies de la ville.
Une déflagration, soudain, les dénature
La mort rompt le silence de son appogiature

Les sirènes assourdissent tout un ciel lézardé
Arraché au regard du journal foudroyé
Une carte de presse au rouge indélébile…


vendredi 23 juin 2017

UNE PREMIÈRE MOUTURE A BANDE AU NEZ

L’association Annaud-Dewaere ne fut pas immédiatement anneau de verre, une alliance transparente. Entre les deux hommes le torchon brûla.
On est en 1978, Dewaere est déjà un grand acteur. Il vient de tourner Préparez vos mouchoirs (de Bertrand Blier) sponsorisé par Kleenex et où il partage la vedette avec Depardieu, Serrault et Carole Laure. Un film trépidant qui laisse le mou choir et où l’on ne sent guère Dewaere lent ni d’art gothique. Annaud, lui, n’a qu’un seul film à son actif La victoire en chantant, réalisé en 1976.
Annaud voit bien Dewaere dans son prochain film et lui présente le synopsis.
Il s’agit de parler d’un mec, footballeur violent, et avant-gardiste du coup de boule à la Zidane. Sur le coup, franc comme il est, Dewaere refuse : il ne peut interpréter le rôle d’un violent !
-         Il ne faut pas qu’à sa folie Annaud m’allie, s’insurge Patrick !
Annaud insiste, lui tend les feuillets et dit :
Lis les ce week-end et on en reparle !
 Alors Patrick patraque, pas trop pitre à troquer son image de mâle contre celle d’une brute épaisse, se met difficilement dans la lecture.
Le début lui apparaît effrayant : le scénario prévoit une voix off pour décrire l’éclosion du monstre. Elle dit :
L’allée Thiers – Dewaere, maire ! Oui, maire d’un village qui s’ennuie ! Quel tableau !
Patrick est furieux : le héros porte son nom et on se permet de faire des jeux de mots sur son patronyme (encore qu’il s’appelle réellement Patrick Bourdeaux mais voilà Bourg d’eau ça faisait trop régime de Vichy). Pourtant il poursuit :
Maire qui se souvient de ses jeunes années, quand il était footballeur professionnel ! A l’époque, on le craignait : qui affrontait Dewaere balisait ! Dans la vérité des plaintes déposées il n’y avait que Dewaere à citer ! Son entraîneur l’admettait : Mais avec Dewaere sain j’ai tôt rixes, alors, vous imaginez, quand il boit ! D’un coup de boule il vous fracasse un nez vite fait ! Ce n’est pas pour rien que son expression favorite est « néanmoins… » !
Patrick n’en peut déjà plus : Annaud le campe dans un personnage de verres ! De verres à boire ! Un alcoolo ! Lui ! Il n’empêche : il veut savoir la suite…
Les propos de l’entraîner son corroborés par le curé qui a suivi le jeune homme, de manière assidu et qui déclare : c’était la soupe à la grimace quand on donnait à Dewaere missel ! Ca me laissait sans son de voir Dewaere aux niques !
Patrick n’en peut plus ! Il n’ira pas plus loin ! Déchire les feuillets qui retombent comme des valseuses dans la corbeille. Il téléphone à Jean Jacques :
- Hé, dis donc ? Tu crois que je vais jouer dans un tel navet ? Un torchon qui me décrédibilise ?
- Mais, heu, ça ne te plaît pas ?
- Non ! Je veux bien joueur un footeux mais ni alcoolique et ni violent ! Revois ta copie !
Et c’est ainsi que Monsieur Annaud, sur ces précieux conseils, réécrivit tout le scénario, lui conférant un gage d’adhésion de la part de l’acteur. Il était mûr Annaud pour Dewaere, confia un vénitien qui les avait connus tous les deux à la Mostra.
La preuve : le film se créa et connut un certain succès ! Surtout sur le long terme, à l’aide du petit écran.
Pour les besoins du film, Dewaere s’appela François Perrin pour faire comme Pierre Richard dans les films de Veber ou de Robert.  Il endossa le rôle d’un footballeur injustement accusé de viol, emprisonné, puis repêché pour jouer dans une équipe diminuée à la suite d’un accident  routier.
Un gentil héros qui menace de se venger : se faire faucon, l’heureux Perrin peut ; se faire faux : qu’on le repère un peu ! Mais finalement il ne fait rien et laisse les méchants se punir eux-mêmes !
On est loin du film casse-gueule initial qui aurait donné de vilaines idées à des footballeurs !
Encore que, Zizou, en 2006…

jeudi 22 juin 2017

BAYROU ET BAIL ROUÉ...




Ça y est ! Le drame est consommé !
Après le départ de Richard Ferrand, éphémère ministre de la cohésion des territoires, rattrapé pas des affaires de favoritisme et celui de Sylvie Goulard, désarmée, le gouvernement Philippe s’est vu amputé de deux membres Modem.
François Bayrou, garde des Sceaux, a quitté son projet de moralisation de la vie politique pour ne pas être en porte-à-faux avec son combat. Il est, en effet, soupçonné d’avoir payé des parlementaires européens (avec l’argent de l’Europe) pour des emplois fictifs ! Avant même une hypothétique mise en examen, le Béarnais a quitté le navire pour ne pas exposer le gouvernement !

En réalité, on peut imaginer le Président Macron le convoquant illico presto  pour lui signifier entre quatre yeux :

-         Merci mon gros mais ton Modem on n’en a plus vraiment besoin ! Nous disposons de la majorité à l’Assemblée ! Alors tu prends ta valise et bien bonjour chez toi, à Pau !

Comme le Modem est sous le feu de l’actualité chaude et bouillante, l’autre membre Modem, en bon petit fusible, a sauté également. Marielle de Sarnez, quitte les affaires européennes !

Mais, contrairement à Bayrou, elle peut rebondir dans l’hémicycle puisqu’elle vient d’être élue dans la 11° circonscription de Paris.

Le Palois, lui, n’a plus que sa mairie et 9 hectares de pâturages que broutent de superbes juments qui ne jouent jamais aux courses.

Partir avant une hypothétique tempête : voilà une nouvelle démarche ! Certains parleront d’une faiblesse de résistance face à la pression médiatique quand d’autres évoqueront un geste de panache blanc, mode Henri IV, donc Palois avec une jument blanche qui, d’après ce que je sais, ne jouait pas non plus aux courses.


Le gouvernement Philipe II vient de se constituer. C’est Nicole Belloubet, ex élue socialiste et surtout ancien membre du Conseil Constitutionnel qui va garder les seaux pour l’instant vers de vase : tout est à l’arrêt Nicole !


Un petit mot d’Emmanuel
Un petit Modem, à nu hèle
Quelque secours de toute urgence
Oui mais, voilà, pour quelle agence ?

Pas de pot pour le maire de Pau
Fonds de cuve : vivait un dépôt
Il veut sortir du trouble, essaie…
Mais tombe dans le trou, blessé.

Claquement de doigt de Macron
Trop chaud, suant en hamac rond
Et s’en va Madame de Sarnez
Marrie, elle ressent le malaise.

Il n’était pas clerc mon Ferrand
Pensait éteindre le vol quand
La presse pressa, adieu Richard
Ému, tu hèles aussi, busard !

Emmanuel hait manuels
De politique délictuelle
Il sait trancher, fort couperet
Quand chez autrui le coup peu raie !

Pauvre Bayrou, faiseur de roi
Quittant l’arène, valet pantois
Son Capitole étend pâles oies
Capitule, il est temps, Palois !

Garder les sceaux, ne pourra plus
Démoralisation ventrue
Pour un centriste où naît l’amer
Pour un sang tristounet ; l’âme erre !

Atteint la roche tarpéienne
Des soupçons sans retard paient hyène
Aux poils médiatiques, politiques
Pour qu’il s’en aille, en marche éthique !

Et puis un mot d’Emmanuel !
Au puits un Modem, à nu, hèle
Un sauveur de la Providence
En ce monde de l’âpre aux vies denses !

mardi 20 juin 2017

LA SÉANCE VA POUVOIR DÉPUTÉ !




Voilà, c’est fait ! Le deuxième tour des législatives a rendu son verdict : avec une abstention à 57,36 % des inscrits, la vague macron est moins danse qu’on avait prévu, avec des électeurs pas trop en ballet : l’écœurement de masse naît. Mais, le nouveau Président s’offre, quand même, une large majorité avec 350 sièges (sur 577). Il a derrière lui 350 fidèles avec qui il pourra jouer au jeu de lois en leur demandant de laids dés  et cela sans devoir faire appel aux 42 députés du Modem, le parti de Bayrou qui s’est attelé à la Marche !

Dans l’affaire, le PS perd encore des plumes étourneau sansonnet, heu, et tourne aux cents sonnets du spleen politico-baudelairien (quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle). Il ne dispose que de 29 sièges et a vu quelques ténors (Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri entre autres) mordre la poussière.

La droite, finalement, résiste plutôt bien. Les Républicains gardent 113 sièges même si NKM, encore mal remise de son agression par un certain Debraize (qui n’est pas homme au foyer, contrairement à ce qu’on croit) doit jeter l’éponge. Il en est de même pour un ex judoka qui va faire ceinture (il en est estourbis, Douillet ; est-ce tour bidouillé ?)  ou encore Louis Giscard d’Estaing qui n’a pas celui de son père !
Le FN qui espérait près de 40 se retrouve avec 8 fauteuils dont un gros contingent tiré du « Pas de cas laid » pour se donner bonne figure. Marine Le Pen gagne enfin l’hémicycle et remplacera sa nièce Marion à côté de Gilbert Collard. L’avocat  s’est vu réélu, miraculeusement, avec 123 voix d’avance sur sa rivale Marie Sara  qui n’a pas bien su le toréer dans le Gard ! Qui qui rit qui, sous cape ? C’est Gilbert qui rit d’avoir fait tomber la reine !

La France Insoumise de Mélenchon gagne 17 sièges et son chef, sans l’aide d’aucun hologramme, à obtenu près de 60% des voix dans la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône. Fini le fiasco face à Marine, en 2012, à Hénin-Beaumont ! Il a sa revanche qu’il savoure en prenant un cocktail frais clémentine aux thyms-Corbière rouge. Il se gargarise de voir François Ruffin, l’auteur du film « Merci Patron » l’emporter à Amiens, en véritable bête de Somme.

L’histoire retiendra :

·        Que la Corse envoie trois nationalistes à l’Assemblée. C’est une première ! Avec Colombani, Castellani et Acquaviva, l’île de Beauté envoie dans l’hémicycle une colombe en paix qui trouve dans la lutte armée un cas goulet, un château défendant la langue corse et une eau vive se jetant sur un littoral à défendre.
·       Que les Verts ne sont pas présents à l’exception d’Eric Alauzet, un Doubiste adoubé «haut débit » macron-compatible ++, donc pas vraiment un vert solitaire à se faire un test, un ! Il n’aura pas à tester sa singularité dès qu’il fondra dans la marée gouvernementale
·        Mr Valls, ex Premier Ministre, a bien des déboires ! Il a péniblement gagné son siège de l’Essonne  et sonne sa rivale, Farida Amrani, particulièrement insoumise ! Elle l’accuse de tricherie et veut recompter les voix ! C’est une course de chiens qui s’annonce ;  dans ce genre de situation seule Evry est !
·        Jean Lassalle et sa voix rocailleuse reviennent dans l’hémicycle. L’ancien candidat à l’élection présidentielle a été réélu dans la 4ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques face à un candidat REM qui, pour la circonstance, n’a pas dérobé harnais (n’a pas de héros béarnais) pour monter son attelage à la victoire. Le berger qui se disait « pire est née haine » en se croyant mal aimé se refait une santé à perdre la laine (des moutons).  Ah, le retour de la bonne étoile ! Lassalle s’y fie !

Voilà, il ne manquait plus que ce clown de service pour faire rire les 223 députées femmes qui vont siéger. Désormais, elles représentent 38% de la nouvelle Assemblée ! Il était tant que ça se féminise un peu tout ça !

Bon, à présent il n’y a plus qu’à assister à la suite : la recomposition des partis, les règlements de comptes, les mutations génétiques vers le Macronisme…

Toute une ribambelle d’avatars que de vieux politiciens, qui se mettent amorphes, osent, pour faire jeune et ressembler au Président !

Ô toi, le si beau, le si grand Président ! Ô toi, mon tout !


Mon tout qu’est Toi ! A qui on se rallie (mots tôt !)


dimanche 18 juin 2017

UN PETIT ROMAN POUR L’ÉTÉ





Pour son premier roman, Anne Aunime, a su taper dans l’œil de l’équipe Gallimard. La voilà éditée en trois coups de cuillère à pot pour une œuvre de 50 pages au contenu sibyllin voire absurde.

L’incipit, déjà, en dit long sur le côté inintelligible : « Aujourd’hui, mon chien est mort… »

La scène se passe en Algérie, enfin on suppose car la description du lieu est volontairement absconse.  Sur la plage, un homme déambule, la tête vide, en quête d’inspiration. La mort de son chien l’afflige et remet toute sa vie en question. Il est mime et se nomme Marsault. Il voudrait changer son spectacle, le rendre plus attrayant. Alors, jetées du ciel, trois lettres (2 K et la lettre Mu, grecque) lui apparaissent en vision. C’est la révélation.

Désormais l’homme jonglera avec ses trois lettres symboliques, retrouvant la voix pour évoquer sur scène l’apport  du potassium dans la création artistique,  la taille microscopique de nos cellules qui contiennent pourtant toute la sève créatrice.

Un univers théâtral entièrement tourné vers la symbolique mais qui générera la jalousie chez un mime berbère, puriste dans la peau.

Le drame mène à l’écœurement narratif, dans un style sobre, dépouillé de toutes descriptions superfétatoires.


Un style qui nous fait penser à quelqu’un… Mais qui ?