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mercredi 13 décembre 2017

XAVIER BERTRAND AU NORD SON STATUT...




Lundi soir, au lendemain de son couronnement, Laurent Wauquiez jouait déjà les blasés. Il était sûr de gagner ce poste de Prédisent des Républicains, ces fameux LR dont la plupart ont l’âme à quête (l’âme à quête LR) pour quémander de l’aide chez le voisin plus que jamais « en marche » !

Oui, l’homme du Puy-en-Velay se retrouve à la tête d’un puits en vœux laids. On y puise de tout : des vœux de désintégration en vol par missile sol-air d’un type du  même nom, des vœux de rapprochement avec la blondasse qui a du mal à se remettre du divorce avec Philippot, des vœux de retour du petit nerveux…

Enfin, bon, Laurent se retrouve à la tête d’un bateau qui prend l’eau de partout ! La droite est un véritable chantier à reconstruire, l’âme y hante !

Dans ces conditions, Xavier Bertrand, dit BX, se dit : « si trop haine abonde en mon parti, autant le quitter sur l’heure !

Et donc le Président de la région des Hauts de France a, en direct, sur France 2, jeté sa carte du Parti. Il quitte Les Républicains.

-         Mais, heu, pour aller où, lui demande la journaliste à aisselles (ASL oui enfin Anne-Sophie Lapix) embaumées par Hermès, à moins que ça ne soit par Rexona, va savoir, je n’ai pas une télé qui diffuse le parfum, moi ?

-         Pour aller nulle part, ni chez Macron, ni chez…heu, ni chez Macron car, voyez-vous chère Madame Lapix, mon combat c’est le Noorrrd !! Ce n’est pas une décision facile, mais elle s’impose à moi ! Je quitte LR et vais me consacrer à ma région. Mon parti c’est ma région !


Voilà ! Un gros bonnet de moins chez LR. Dans quelques mois Laurent se retrouvera avec Morano,  Ciotti, et Hortefeux les moins à même d’être mis en examen. Un bien beau quarteron pour entamer une belote ou un bridge, si on est sur les dents.



Vraiment le simple fait que vous me l’évoquiez
Ce nouveau Président régnant sur les veaux quiets
Me donne répulsion ! Je vais quitter LR
Et tous ceux que Laurent et ses amis hélèrent

Wauquiez, lui, Président ? Mais où va mon parti ?
Je n’entends plus sa voix. Déjà, je suis parti.
Vous parler de LR fait renvois hauts d’œufs rances
Je quitte la galère mais reste aux hauts de France…

Au Nord c’est les corons, les courées, les cœurs en
Harmonie ; je m’y fixe en fuyant  l’écœurant
Ce ramassis de loups  qui flirtent avec Le Pen
Qui en l’aigre marine et me fait tant de peine.

Oui mon cœur est au Nord, il est là mon combat
Oui l’honneur est au corps et le démon qu’on bat
C’est celui du chômage et de la pauvreté
Et Bertrand du déclin saura l’hydre sabrer !

N’attendez pas de moi de plus nobles desseins
Je fuis mon vieux terrier où tous nos bleus dessins
Sont désormais foncés à trop foncer vers celle
Qui se flatte d’un front qu’elle croit universel !

Loin de moi les honneurs, Palais de l’Elysée
Déjà trop de marcheurs : pas laids de laids, lisez
Tout ce que les journaux disent des prétentieux
Moi, je vis d’un pays si plat, sous si lents cieux…


dimanche 10 décembre 2017

LE FEU COMME IL COURT...




Feu Jean-Philippe Smet, alias Johnny Hallyday, nous renvoie des images et des musiques, des chansons devenues populaires dont celle-ci « allumez le feu ! ».

Oui, le feu, le terrible feu menace Los Angeles, cette grande ville où aimait résidait notre rocker national. Le menaçant brasier gagne toute la Californie ; l’incendie le plus étendu « Thomas » court sur plus de 50 km du comté de Santa Barbara, sur la côte.

Plus à l’est, le « Rye fire » a déjà détruit 2.500 hectares autour de l’autoroute 5, principale artère entre Los Angeles et le nord de l’Etat.

Touché à son tour, le comté de San Diego est la proie de deux feux dans les zones semi-rurales où prospèrent des centres équestres. Des images de chevaux, libérés de leur haras, galopant éperdus pour échapper à la mort, ont marqué les esprits.

L’automne a été chaud en Californie. Fin octobre, Los Angeles succombait sous les presque 40° C. La sécheresse s’est installée pour rendre la végétation vulnérable à la moindre étincelle. Le vent de Santa Ana, chaud, sec et puissant, n’aura fait que faciliter l’épouvante.

Le Président Trump peut-il encore feindre l’ignorance et se maintenir dans une posture de climato-sceptique quand les températures atteignent de tels niveaux ? Mais peut-être est-il plus concerné par un autre feu qu’il est en train d’allumer au Proche-Orient !

Donald Trump vient, en effet, de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu. Une véritable onde sismique a traversé la Cisjordanie, la bande de Gaza et tous les pays arabes qui partagent la cause des Palestiniens : Jérusalem doit revenir à la Palestine.

Dans les pays occidentaux, plus d’un pense que la décision de Trump tue définitivement tout espoir de paix durable au Proche-Orient et rend impossible l’existence de deux états, Israël et la Palestine, vivant côte à côte, dans un respect mutuel…

L’intifada (guerre des pierres) va reprendre du service. Arabie Saoudite et Iran, étouffant momentanément leurs vieilles querelles politico-religieuses, fustigent, de concert, la décision de Trump.

Mais le Président de la bannière étoilée  se défend en arguant qu’il ne fait qu’appliquer une loi votée par le Congrès américain, le 23 octobre 1995, le « Jerusalem Embassady Act ». L’homme a refusé de signer un énième report de six mois comme l’avaient fait ses prédécesseurs. Et comment pouvait-il faire autrement quand le lobby juif lui reproche d’avoir été si peu réactif à la suite d’actes antisémites perpétrés en Alabama, en Floride ou même dans l’Etat de New-York ?

Oui, comment  pouvait-il faire autrement quand les démocrates, eux-mêmes, ne désapprouvent pas une telle décision ?

Comment, aurait-il pu agir autrement après s’être recueilli au mur des lamentations et s’être persuadé que Jérusalem, la grande, la divine, devait être un arc biblique reliant juifs et chrétiens, pour la plus grande joie des évangélistes (qui sont aussi des électeurs potentiels) ?


Alors, pendant que la Californie brûle, un autre feu, d’une tout autre nature, prépare ses flammes sataniques au nom de Dieu, d’Allah et de Yahvé !



Les flammes endiablées tuent la Californie
Les chevaux éperdus, envahis de panique
Galopent dans le gris des fumées maléfiques
L’incendie vit du vent pour semer l’agonie.

L’automne aura volé aux chaleurs estivales
L’ivresse canicule qui roussit les futaies
Et invite au banquet les démons du brasier
Le chaos climatique lie des torches fatales

Qui feint de l’ignorer attisera les braises
Tout autant que naîtront d’effroyables bûchers
Et les intifada sur le sol des mosquées

Les flambées violentes ; ô toi Jérusalem
N’as-tu donc tant vécu de rancœurs, d’anathèmes
Pour revivre en ton sein l’innommable fournaise ?

vendredi 8 décembre 2017

MARIANNE ET CETTE MORT, DURE AU CŒUR...



Le petit Jean-Philippe Smet (JPS) naît le 15 juin 1943 à Paris, un Paris occupé et qui n’a plus possibilité d’allumer le feu à cause du couvre ! Le père de Jean-Philippe est belge et s’appelle Léon. Début 1944, Léon abandonne sa femme et son fils, âgé de huit mois ! Johnny souffrira toute sa vie de cette absence paternelle.  Sa mère, Huguette, reprend un travail de mannequin de cabine et le confie à tante Hélène Mar, la femme de Jacob Mar. Ce dernier se fera arrêté car c’est la collaboration que poussa Mar à bout ! Aussi, Jean-Philippe se fera traiter « de fils de boche » ; ça ne fait pas plaisir ces insultes faites « hors allemand ! ».

De telles avanies vont forger le gaillard ! Le goût de la revanche va couler dans ses veines.  Avec sa tante et ses deux cousines Desta et Menen,  il mène une vie de nomade mais, comme il fait propre sur lui, on ne pourra pas déclarer que le sale teint banque ! On fait plutôt dans la grâce : les deux filles sont danseuses étoiles. Desta épouse un danseur américain dont le nom de scène est Lee Halliday. On voit Lee, super, poser à côté du gamin, sous l’objectif de Desta. L’homme le prend en affection. Désormais Jean-Philippe qui ne supportait plus de s’appeler SMET et s’émeutait (oui, c’est ce que je viens de dire SMET !) adoptera le nom d’Halliday.

Il n’a que 13 ans quand il monte sur scène pour la première fois. Cela se passe à Copenhague où l’attire une petite sirène. Il interprète La Ballade de Davy Crockett  avec une guitare mais sans rechigner ni capodastre.

C’est un premier succès qui en appelle d’autres. En 1957, il découvre the Kings Elvis, vedette dans le film « loving you ». C’est le coup de foudre !

-      Ah que, je serai Elvis, lance-t-il ! Je serai chanteur de rock’n’roll !

Qaund le rock s'écoule, c’est cool ! Deux, trois accords de guitare et roule ma poule ! Il lui tarde simplement d’être majeur pour ne plus jouer en mineur. En décembre 1959, il participe à l’émission Paris cocktail et se fait remarquer par le directeur artistique de Vogue. Le premier 45 tours va éclore. Jean Philippe invite ses cousines  curieuses  de voir sortir le disque et lance au presseur, en l’oppressant :

-      Il faudrait qu’elles vissent, presse-les ! Magne !

Dans sa précipitation l’homme presse mais se trompe sur l’orthographe du nom ! Halliday devient Hallyday ! Deux i grecs !

-    Bon, lance Jean-Philippe résigné, ce sera désormais ainsi que j’écrirais mon nom, oui, comme ça, pas de mille façons !

Il continue à chanter pour Vogue et pour les jeunes dont il devient l’idole adulé éludant Dalida ! Mais un petit arménien veille : il lui dit de retenir la nuit sombre qui noircit d’autres horizons.

-   Ne chante pas que pour les jeunes ! Tiens, je te refile une chanson pour modifier ton image !

Ainsi, Hallyday chantera-t-il de l’Aznavour ! Et le public devant ce chant-là, beau, aime ! Le rocker se dit alors qu’il faut tout explorer. Il chantera le blues, le swing, le twist et même les omonapotées, heu, les omanopotées...heu… enfin bon les da dou ron ron…

Il fréquente tous les yé-yé de la bande à Filipacchi (la fameuse émission Salut les Copains) et fait les paquets, paquets cadeaux pour une jolie Bulgare qui chante un peu yaourt et qui se demande s’il vit pas un peu pour elle. Oui, Johnny rencontre Sylvie Vartan et c’est le coup de foudre.

Ils se marient en 1965 et du couple naîtra le petit David ! Ils se sépareront en 1980 ! Entretemps Johnny aura croisé Philippe Labro, journaliste, écrivain, avec qui il partage l’amour des USA. L’homme de lettres lui écrira plusieurs chansons dont une qui compare Jésus Christ à un hippie ! Le Vatican censure et menace l’excommunication du chanteur ! Diable ! Mais la censure fait l’ascenseur : les ventes ne s’en portent que mieux.

Johnny croise également Michel Mallory qui lui écrira (entre autres) la musique que j’aime. Le blues man écrit la musique et ça lui fait mal à en crever. Il en pleure, mais il chante quand même tant qu’il croit en son corps, beau, blanc (croa, croa..)

Un corps qu’il a failli supprimer en 1966, un an après les noces ! Sylvie demande le divorce et le fisc lui cherche des poux dans la tête. Deux amis retrouveront le chanteur sur le sol de la salle de bains, les veines taillées, l’estomac rempli de barbituriques.

En 1979,  il sort l’album Hollywood enregistré à Los Angeles  et les anges semblent de nouveau lui sourire. Il fait la rencontre de Nathalie Baye lors d’un tournage d’un sketch pas terrible, mais bon, ça suffira. De leur union naîtra Laura qui, plus tard, aura de l’or à s’met dans la poche en empochant des cachets cinématographiques.

Nathalie se sépare du rocker en 1986 et Laura devient une chanson, parmi d’autres, dans le répertoire de la bête de scène (paroles et musique de Goldman, l’homme en or qui s’attache au taulier sans le plaquer).

En juin 1993, l’homme retient la nuit au Parc des Princes et se fait plaisir avec des duos : avec son fils David, avec Sardou ou encore le pote Eddy Mitchell.

En 1996, il épouse Laeticia  Boudou,  une ex mannequin qui ne porta jamais ni boubou ni doudou. Le mariage s’effectue civilement  devant monsieur le maire, un petit nerveux à talonnettes.

Les stades l’attirent ! Après le Parc des Princes un autre pari s’ingère main..tes fois dans son esprit : le Grand Stade ! Mais le 4 septembre 1998 il pleut comme une vache qui pisse et le show est reporté. Le lendemain Johnny, avec une météo plus favorable, fait son show. Un hélicoptère dépose l’idole sur le toit du stade. Tout pour se faire remarquer !

Mais à trop faire de disques le chanteur se tape une hernie discale et subit une opération en 2009.

En 2011,  il rebondit sur les planches en jouant la pièce de Tennessee Williams « Le Paradis sur Terre » au Théâtre Edouard VII puis il entame sa 181ème tournée qui le mène, une fois encore, au Stade de France pour trois concerts.

En septembre 2013, le chanteur s’apprête à partir en Asie pour devenir l’idole des jaunes. Mais le projet est annulé en raison des troubles survenus en Thaïlande et qui risquent d’allumer le feu !

En 2014, il retrouve ses potes Dutronc et Mitchell pour 6 représentations de vieilles canailles (à Bercy).

Mais,  en 2017, Johnny révèle subir un traitement en raison de cellules cancéreuses. La tumeur au poumon est le fruit d’une vie de tabagisme invétéré, agrémentée  de substances illicites et d’un rythme trépidant à brûler l’existence par les deux bouts (ainsi parlait Debout, un pote à lui).

Le cancer aura raison de cette force de la nature.

Johnny nous quitte ce 6 décembre et laisse orphelin tous ses fans, toutes générations confondues.


Un hommage populaire lui sera rendu samedi, le long des Champs Elysées. Car, il y a vraiment tout ce que vous voulez aux Champs Elysées comme lui aurait susurré un autre ami chanteur américanophile comme lui…


jeudi 7 décembre 2017

J'ENDORS MES SONS PAS MON IMMORTALITÉ...




L’ami Jean Do vient à peine de nous quitter que, pour lui griller les honneurs rendus à sa révérence, notre rocker national, fils de Belgique, succombe à son tour d’un cancer rauque !

En termes d’emploi du temps nécrologique je ne sais où donner de la tête.

Bon Fabiano, pas de panique…

Commence par le grand académicien ! Il faut établir les choses dans l'ordre !


Jean est né le 16 juin 1925 d'un père ambassadeur du Front populaire et ami de Léon Blum ! Il l’invite de temps en temps, d’ailleurs, et présente la plus jolie nappe au Léon. Le petit Jean suit la conversation des deux adultes et son ouïe glane une syntaxe emphatique truffée de subjonctifs imparfaits. Oui, le petit Jean se voit gratifier d’une éducation privilégiée, à l’ombre d’un Christ : il va sans décrue s’y  fier (va sang des crucifiés ?). Mais Jean n’est pas Christine Boutin. Son catholicisme n’est pas hermétique ; il s’ouvre à la philosophie, de Platon à Spinoza…

En évoluant comme un poisson dans l’eau dans le bocal libéral il emmagasine les diplômes. Le voilà agrégé et diplômé d’études supérieur de philosophie et file au zoo faire une petite cure d’aération car la présence animale permet l’évasion ! Kant c’est bien mais faut savoir dékanter. Normalien il trouve normal d’entamer une carrière de haut fonctionnaire. Il devient président  du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines à l'Unesco même s’il ne rechigne pas à admirer  lune, Escaut  car il ne perd pas le nord et garde un cœur de Pierrot ! Il s'essaie à l'écriture avec « l’Amour est un plaisir » qui reflète déjà un certain hédonisme dont il ne se départira jamais. Il écrit « du côté de chez Jean » où il parle de lui-même, de sa jeunesse. Ses œuvres s’imprègnent d’insouciance et d’envie de croquer la vie en traversant un champ d’ormes et sons, mélodieux, harmoniques.

En 1971, alors que Kroutchev vient de rendre son dernier soupir, notre homme de lettres fait paraître « la gloire de l’empire » qui n’a rien à voir avec l’empire soviétique cher à celle qui sera sa future secrétaire d’académie, Mme Carrère d’Encausse, mais qui relate une chronique d’un empire imaginaire plusieurs siècles avant Jésus Christ.  Ce roman lui vaudra le Grand prix du roman de l'Académie française.

Académie dont il ouvre la clé d’accès le 18 octobre 1973. Il y prend le fauteuil 12 laissé par Jules Romains, désormais Knock-out. Sans oublier son immortalité,  notre jongleur de plumes ne néglige aucunement son statut de directeur au journal Le Fi-ga-ro ! Qu’il trouve E-p-a-t-a-n-t en savourant chaque syllabe d’une bouche gourmande.  Au Figaro on peut donc voir le beau marcher, en laissant trainer son beau regard bleu. Le journal c’est aussi sa vie : c’est là que s’étale ma vie, va, va mon Jean, se dit-il régulièrement.

La passion romanesque le reprend régulièrement. Dans « le rapport Gabriel » Jean d’O fait le point sur la foi de l’Homme en Dieu. Envoyé par Dieu, l’archange Gabriel doit rédiger un rapport sur l’humanité et se retrouve sur un île où séjourne…mais oui, Jean d’Ormesson, lui-même !

Oui, l’homme aime se mettre en scène dans ses écrits, parler de son enfance, des bains dans la mer. P    parallèlement il vous glisse des réflexions philosophiques  pour labourer les terres de la sagesse. Et rarement soc rate !

En 2003 « C’était bien » raconte sa propre vie et va jusqu’à anticiper la mort de l’auteur.

En 2009, il publie coup sur coup deux ouvrages, « L’enfant qui attendait un train » un conte qui se déguste mieux qu’un sandwich Sncf, et « Saveur du temps » qui n’a rien à voir avec un livre de cuisine puisqu’il regroupe des chroniques au Figaro.

Mais, d’un point de vue culinaire, il se rattrape en jouant (hé oui, Mr est acteur) au côté de Catherine Frot  dans « les saveurs du Palais » (2012 – film de Christian Vincent), film pour lequel j’avais consacré un billet, à l’époque.

En avril 2015, Jean d’Ormesson rejoint la prestigieuse collection de la « Pléiade ». Un aboutissement !  À près de 90 ans, il est le seizième auteur à y entrer de son vivant !

Mais, alors qu’il mettait tout son cœur à aimer la vie ce dernier lâchera, dans la nuit du 4 au 5 décembre 2017.

Il décède dans la nuit du 4 au 5 décembre 2017.

Mais un immortel peut-il mourir ?

Désormais le fauteuil 12 est vacant sous la coupole. Michel Drucker le postulerait bien mais il doit d’abord organiser les différentes émissions panégyriques consacrées à un certain Jean Philippe…


Jean, le charmeur, le jouisseur de la vie, nous laisse une pléiade de chefs d’œuvre et le souvenir de sa malice…


Du côté de chez Jean vivait saveur du temps
Comme un chant d’espérance soufflant le vent du soir
C’était bien, on contait l’histoire du juif errant
La création du monde sous les grands arbres noirs

Jean caressait la vie tout au plaisir de Dieu
Dans la conversation vibrait l’odeur du temps
Et Dieu, sa vie, son œuvre dans le bleu de ses yeux
La création du monde abreuvait ses printemps

Le Vagabond qui passe sous une ombrelle trouée
Trouvait en ses pensées le guide des égarés
C’est une chose étrange, à la fin, que le monde
Vienne frapper chez vous à toute heure et seconde

Dieu, les affaires et nous, chronique d'un demi-siècle
Du rapport Gabriel se sont lustré les ailes
Qu’ai-je donc fait ici si ce n’est d’en parler ?
La vie ne suffit pas pour cerner le sacré !

Garçon de quoi écrire pour une fête en larmes
Jean qui grogne et qui rit aura donné ses armes
A la philosophie du précieux carpe diem
Ah voyez comme on danse quand on sait dire je t’aime

Je dirai malgré tout que cette vie fut belle
Tous les hommes en sont fous qu’elle soit douce ou cruelle
L’enfant qui attendait un train blanc d’utopie
Vous dira mieux que moi cette fièvre d’envie

Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit, oui
Mon dernier rêve sera pour vous, douce agonie
Tant que vous penserez à moi je serai là
C’est l’amour que nous aimons qui croisent nos pas

Au revoir et merci, l’amour est un plaisir
Pas un amour pour rien, pour la gloire de l’empire
De ces mots qui enflamment et les âmes fédèrent
Sans embruns qui font les illusions de la mer

Je l’assure : mon dernier rêve sera pour vous
Ni la douane de mer ni les armées debout
N’entraveront ma nage dans les flots de vos yeux
A vous qui m’aurez lu, me lirez amoureux

Presque rien sur presque tout : ma plume aura dit
Qu’un certain Casimir mène la grande vie
Pour trouver le bonheur à San Miniato
Traits de philosophie sous de beaux fabliaux

Je dirai de là-haut : et moi je vis toujours
Ou bien – et toi mon cœur pourquoi bats-tu d’amour ?
C’est de vous voir me lire par des matins d’ivresse
Loin des feux ardents, la fureur de lire la presse…



lundi 4 décembre 2017

L'HUMOUR L'AMARRE L'AMER ?




C’était le mardi 28 novembre 2017. Notre Jupiter national s’en était allé en Afrique pour tourner la page du néo-colonialisme de grand-père !

Je ne veux plus parler de colons, avait-il lancé, car ça nourrit des luttes intestines ! Je ne veux plus non plus que l’Afrique, ce géant, singe nos viles habitudes occidentales ! Evitons que colosse copie !

Et voilà donc Emmanuel parti pour le Burkina Faso (le pays des hommes intègres), l’ancienne Haute Volta qui n’aime pas retrouver à sec sa pile !

A Ouagadougou, la capitale, notre chef d’Etat se fait doux, à gadoue gaie, car tout ce qui est ta boue doit s’avérer joviale. Alors notre Président cherche à positiver devant un parterre d’étudiants, de jeunes pousses prêtes à reprendre le flambeau que leur laissera un jour le Président Kaboré, présent lui aussi, sur l’estrade.

Roch Kaboré, préside le Burkina depuis 2015. C’est un roc qu’abhorrait jadis l’opposition mais ça c’était avant. Avec son programme éducatif (la fin des écoles sous paillottes sans tomber dans les paillettes), d’assainissement de l’eau (éviter que les fosses forées sentent) il a retrouvé du crédit.

Kaboré écoute Macron. Le discours sans être lisse n’en est pas moins correct. Notre président alterne le style direct et la posture humble :

L’Afrique doit prendre son destin en main, lance-t-il, mais, en même temps, ne lisez pas chez moi de leçons pour l’autre !

Les étudiants lui posent des questions. Sans utiliser de joker Jupiter répond sur tous les sujets : Franc CFA (faut-il l’FAC ?), Plan international de développement économique et social… Macron a l’impression de revenir à la fac ! Il gesticule, se met au niveau de l’auditoire, impose une cure de jeunisme à ses arguties.

Et puis vient l’épisode de la climatisation.

Une étudiante demande à notre Président combien de temps les élèves de l’université pourront profiter de la climatisation de l’amphithéâtre. Elle évoque évidemment « l’énergie à la française », celle de la centrale solaire de Zagtouli, composée de panneaux haute voltaïques et dont le financement est français tout autant que Jupiter qui doit l’inaugurer le lendemain !

Jupiter répond alors :

« Vous me parlez comme si j’étais encore une puissance coloniale ! Mais moi je ne veux pas m’occuper de l’électricité dans les universités au Burkina Faso ! C’est le travail du président ! ». 

Rires et applaudissements fusent. Le courant passe ! L’antimacroniste en paie rage !

A sa gauche, son homologue burkinabé affiche un large sourire, puis quitte la salle, à la surprise générale.

 « Du coup, il s’en va… Reste là ! lance notre président français sur le ton de la plaisanterie. 

Du coup, il est parti réparer la climatisation », ajoute-t-il, dans l’hilarité générale.

Incident diplomatique ?

Si les médias locaux ont peu relayé l’incident il n’en est pas de même sur nos réseaux sociaux et hexagonaux ! Chacun y est allé de son tweet ! On parla de mépris, d’insolence voire même de racisme !

Au pays d’accueil on la joue plus nuancé ! On évoque une sortie légèrement déplacée, une fougue de jeunesse visant à trancher avec les 61 ans que Roch voisine !

Oui, la vexation présumée n’a pas eu lieu.

La preuve en est : le Président burkinabé a visiblement bien digéré la boutade qui aurait pu lui monter au nez. Macron a juste sorti une billevesée qui est tombée comme un cheveu sur la garbure qui n’a baies jamais reçu (gare Burkinabais ? Jamais ! Reçu ?). Et donc toute polémique est chou !

-Nous devons-nous départir de cette conception de voir toujours le manque de respect. [...] Même si nous sommes des chefs d'État, il y a des moments également où l'on peut effectivement plaisanter sur des questions sans avoir besoin de vexer ni de blesser quelqu'un de façon particulière, explique Roch de sa voix qui l’est tout autant, sur les ondes d’une radio burkinabée dès le samedi 2 décembre.


Comme on le voit, aux pays des hommes intègres, on évite de répandre le mal au Net…

dimanche 3 décembre 2017

L’ÂME AIGREUR DES BÊTES



L’ours blanc court plus loin pour attraper le phoque
Sur la banquise nue où la blancheur suffoque
La terre s’est réchauffée sous les ardeurs de l’homme
L’existence polaire génère de blancs fantômes.

Quand le désert avance se dissipe l’herbage
Tant de cotes saillantes strient un corps d’élevage
Et le bovin  rumine sur les irrigations
Que l’humain délaissa au fil des érosions

La féline arrachée de sa brousse natale
Souffre au cœur d’un zoo la tragédie fatale
On la nourrit moins bien tant le prix du paleron
A grimpé récemment ; au prix nous nous lions !

Les chevaux décharnés ont encore ce matin
Maudit le vil haras qui distribue la faim
Si loin de Zingaro où ne danse que l’éthique
Se ressassent la peine, en nœud dense, squelettiques…





jeudi 30 novembre 2017

L'ECRITURE INCLUSIVE





En mars dernier, l’éditeur Hatier a décidé de publier un manuel à destination des CE2 en employant cette nouvelle méthode qui consiste à féminiser les mots en plaçant, entre des points-milieu, la terminaison du féminin !

C’est l’écriture inclusive !

Dans cet ouvrage scolaire, les différents métiers que peuvent exercer les hommes et les femmes sont ainsi orthographiés : "agriculteur·rice·s", artisan·e·s" ou encore "commerçant·e·s".

L’idée est belle : il s’agit de balancer ce vilain porc de masculin qui veut toujours l’emporter sur le féminin ! Les deux sexes seront ainsi mis sur un pied d’égalité !

Ça part d’un bon sentiment mais on frise le ridicule ! La langue écrite en devient amphigourique et l’apprentissage de notre langue de Molière va s’en trouver plus ardu !

Et c’est fallacieux car on admettant que cette écriture soit un jour adoptée (Dieu nous en préserve) on ne retrouvera toujours pas l’égalité homme-femme que prétendra défendre cette nouvelle façon de fabriquer de la prose ! Dans la vie de tous les jours, pour des diplômes identiques et à expérience égale, une femme est, en moyenne, moins rémunérée qu’un homme (entre 20 et 30 % de moins selon les métiers).

Enfin, ce genre d’initiative pédagogique me laissant sur le derrière je me permettrai de la ridiculiser, à ma façon, en poussant le mécanisme à fond les manettes !

Et donc ce petit texte :


Pierrot (Pierrette), le damoiseau (la dame oiselle) remonta le sentier (lassant Thiers) et arriva devant le portail (l’apport taille) où l’attendait l’oncle André (là t’entendrais !). Le tonton (là tata !) l’invita à rentrer pour prendre le thé (l’athée) avec un biscuit (une bise cuite). Dans le salon (l’as a l’aune) ils (elles) discutèrent du dernier livre (de la dernière livre) de Jean D’Ormesson (Jeanne dort ; mais sonne !), cet écrivain (c’est écrit « vaine ») qu’ils (elles) adorent. Puis, ils (elles) évoquèrent ce disque (cette disquette) de Charles Trenet (Charline très nette) qui avait égayé le dernier anniversaire (la dernière, Annie, verres sert !) de Léontine, la tante de l’un (deux lunes) et la femme de l’autre (de l’autre).

Les deux hommes (laides femmes) partagent le même penchant (là même paons chantent !) pour le vieillot (la vieille hôte) même s’ils (ciel) ont 30 ans (années) d’écart (Descartes).

Pierrot (Pierrette) raconta l’évènement (la veine menthe) qui les avait traumatisés : Léontine avait été mordue par le cocker (lac au Caire) du voisin (de la voisine) et le sang (lassant) avait beaucoup coulé. Ah, que le souvenir (las, où venir ?) reste encore tenace !

On évoqua le bel été (label étaie) passé ensemble dans le massif (la Macif) de l’Esterel et le cap du Dramont (la cape du drap monte) : qu’un contentement (qu’une, con,  tant te mente !) si fort(e) puisse encore vibrer, c’est inouï !

Puis le soir (l’asseoir) tomba. Le jeunet (l’âge net) dut quitter son ainé (sa nénette) avec le dégoût (las des gouttes) de ce temps (de Satan) qui passe trop vite.

Mais, il promit de revenir le plutôt possible (la plus taupe aux cibles).


lundi 27 novembre 2017

PUB 127


Quand Anastasie fait du cheval
Moi qui suis très vegan je râle
Je promeus le régime sans selle
Et les courges aux tagliatelles

Mais on se rejoint sur un point
La gourmandise nous rejoint
Pour savourer du bon choco
Et du plaisir se faire héros !
   

L'AMPLE OIE DU TAON



Mais oui, mais oui, que fais-je ?


Je vends des faix
Je fais des vents
Je pars des faits
Je fais des parts
Je perds mon temps
Je tends mon père
Je pointe les comptes
Je compte les points
J’évite les frais
J’effraie lévites


Qui me voient comme un parasite


Je coupe du bois
Je bois des coupes
Je tais mes coups
Je couds mes taies
J’étaie les murs
J’ai mûres, l’été
Je feins l’attente
Je tente la faim
Je peins des plantes
Je plante des pins
Je cave les vins
Je vaincs les caves

Ces faux amis dupes qui me gavent !



Je plains ses payes
Je paye ses pleins
Je taille sa haie
Je hais sa taille
Je vide mon sac
Je sacque mon vide
Je nuis ; l’adore
Je dors la nuit
Je tends la joue
Je joue, là, tant !
Elle perd la voix :
Elle voit la paire

De mes chaussettes qui traîne à terre !

N'ai pas assez d'une vie sur Terre !!








samedi 25 novembre 2017

DIVERTISSEMENT XXIV



Cette nouvelle planche d'allitérations évoque le monde animal (parfois surprenant quand les rôles sont renversés) et l'histoire d'Otto IV (1175 - 19 mai 1218). 

Il fut l'un des deux rois rivaux d'Allemagne à partir de 1198, roi unique à partir de 1208, et empereur du Saint-Empire romain de 1209 jusqu'à ce qu'il soit forcé d' abdiquer en 1215. Il est connu pour ses nombreuses éructations matinales en lien avec les bières gazeuses qu'il s'ingurgitait pour se donner du courage.

MACRON TENTE DE RÉCHAUFFER LE CLIMAT POUR EVITER LA MONTÉE DES MAIRES


Porte de Versailles - Baroin et Macron jouent d'obséquiosité (Poil au nez !)


A la porte de Versailles Jupiter avait convié, ce 23 novembre 2017, 15.000 maires de France, particulièrement remontés contre lui.

Le Président devait s’expliquer sur des décisions prises mais qui, somme toute, n’étaient que des promesses tenues car lui, Macron, il tient ses promesses de campagne !

Le chef de l’Etat a été hué et sifflé pendant une 20 secondes (18 sec 14  centièmes selon la police) lors de son arrivée au Congrès ! Mais certains, plus en marche que d’autres, jouaient les édiles adulant les deals de l’idole et applaudissaient pour couvrir les sifflements !

Mais pourquoi tant de persifleurs ?

Et ben voilà, oui et ben voilà : Macron fait du mal aux municipalités si démunies, si pâles quand la taxe d’habitation est présentée comme une espèce fiscale en voie de disparition !

Cette taxe, si longtemps qualifiée d’injuste, sera supprimée pour 80 % des foyers d’ici 3 ans. Macron l’a encore précisé, droit dans ses bottes.

Or la taxe d'habitation, si inique soit-elle,  permet de financer les services publics au niveau communal (voir son importance sur le camembert en fin de billet). Elle contribue notamment au financement des dépenses sociales et scolaires, à celui des équipements sportifs et culturels ainsi qu'à l’entretien de la voirie. En 2016, elle aurait rapporté 21,9 milliards d'euros, selon les résultats prévisionnels de la Direction générale des Finances publiques. Sans cette manne au nez gras point de période de vache grasse pour les mairies : elles seront acculées à couler au culot certaines subventions à des associations.
Gérard Darmanin, Ministre de l’action et des comptes publics, a beau vouloir rassurer en disant que le manque à gagner sera compensé par des aides de l’Etat, nul n’est dupe ! Pourquoi obèrerait-on davantage le contribuable national pour soulager le contribuable territorial ?
C’est de la poudre de perlimpinpin, souligne Vanik Berberian, président de l’association des maires ruraux de France, imberbe et riant de cette supercherie !
L’autre poing qui fait mal est la suppression des contrats aidés.  Alain Suguenot,  de Beaune Maire, prie Notre Dame pour de meilleurs auspices ! Pourvu que Macron revienne sur cette décision ! On ne peut voir ces contrats contrés ou qu’on trie que très contrits !
Il est vrai que les contrats uniques d’insertion, les emplois d’avenir et autres emplois en alternance sont jugés « trop coûteux » et « inefficaces » par l’Etat. Mais ils sont vus comme très « goûteux » par les municipalités. Ah, le bon goût  du travail d’appoint  en milieu scolaire quand on bénéficie d’une préposée à la photocopieuse ou d’un pion qui vous joue les gendarmes lors des récrés !
Sans contrats aidés, les écoles (dont sont responsables les maires) vivent détresse, colère… L’organisation en prend un coup. Face aux parents d’élève le maire gère honte, on sent l’aigre en maire ! Steeve Brios se voit emmerdé, nain, face à l’inflexible géant de Bercy qui devrait pourtant comprendre ;  ne s’appelle-t-il pas Le Maire ?
Un troisième volet fait grincer des dents : l’Etat exige des communes une économie de 13 milliards étalée sur la période du quinquennat. Cela signifie que les dépenses risquent d’être sommaires et serait sot maire l’édile cherchant à rester dispendieux !  Il faudra veiller (et qui sait si Maire veille)  à dépenser moins, réduire les frais de réception, restreindre sans artifices les décaissements occasionnés par la fête du 14 juillet, ne pas réparer immédiatement la toiture de l’école…
Bref, à voir la mine défaite des maires on comprend que la politique macronienne  leur est morose plutôt que de se piquer aux mots roses. Il faudrait du Maître les termes omettre pour éviter que tout maire cure dans la douleur.
Mais Jupiter,  soucieux de l’équilibre des comptes publics et du redressement de la France, va imposer une cure d’amaigrissement aux vassaux ; la commune va s’aliter !
Martine Aubry rechigne. Ah, Macron, tu sens que la maire t’hume d’une drôle de façon. Aussi, tu termineras ton discours par :
-       J’ai besoin de vous. Je n’ai pas besoin de vous pour venir dire ce qu’il vous plaît, vous faire plaisir ou avoir une forme d’accord tacite qui consisterait à céder à qui, à quoi. J’ai besoin de vous parce que vous avez décidé de vous engager sur votre temps, votre famille, et pour ça je vous en remercie. (...)


Fin d’un discours en béton. C’est le temps dur, Maires, ciment !


vendredi 24 novembre 2017

UN FILM UN PEU CRAMPON




Le film se passe dans le nord, chez les chtis  mais Dany Boon ne figure pas au générique. Le grand club local veut relancer l’équipe de football et recrute le plus fabuleux des entraîneurs, El Loco dit Bielsa. C’est un argentin, que longtemps l’argent tint et on peut dire que l’addiction demeure. Le fou négocie son salaire et fixe ses conditions. Il met dans un loft d’isolement les anciens cadres aux crampons usés, selon lui. Il oriente le recrutement vers de jeunes talents, la plupart brésiliens ou argentins ! L’homme promet de bons résultats !
Le président du club jette donc des liquidités ; jet rare : l’eau pèse ! C’est du lourd ça mesdames mais il faut savoir casser la tirelire pour happer des talents de pelouse verte sinon le fiasco attire l’ire…des supporters.
Après une victoire contre des canaris El Loco semble serin ! Loco motive ! Hélas, la suite va être catastrophique. Et là va peur ! Son équipe subit comme un vent mauvais, un vent pire que tout… A vous glacer le sang à cent pour cent ! Les joueurs ne se trouvent pas bien sur le terrain, tirent comme des pieds (curieux d’ailleurs car logiquement c’est cela qu’on attend d’eux), gâchent des occasions. El Loco tente des modifications : et voilà que je te positionne un milieu de terrain en latéral droit, et voici que je te transforme un ailier en attaquant de pointes pas très en ballet !
El Loco essaie tout même si le capitaine de l’équipe cherche à le faire changer d’avis :
-      Je ne veux pas qu’Ibrahim amadoue, lance l’Argentin méchamment !
L’homme se renferme dans ses conceptions stratégiques et le vent mauvais souffle de plus bel. Le club pointe en queue de classement ! Ça pue la relégation à 100 bornes ! Certains évoquent la faute à pas de chance ! La chance prend un four et la baraka fritte !
Alors la direction ne souhaitant pas pousser le club, comme dirait Martine, aux bris va prendre une grande décision. Elle éloigne El Loco des locaux ! Viré ! Le moteur ne tournait pas rond, ce n’était pas de bonnes bielles ça !
Aussitôt le vent s’estompe, mais la pluie surgit, intempestive.
C’est une pluie d’incompréhensions, de doutes ! On sent le gâchis : dégoût tôt naît.
Les joueurs s’enfilent un impair et s’interrogent sur la suite des évènements : on prie avec un maire catho pour que le St Esprit chasse les démons !

Le film se termine au sommet d’un terril : des supporters lensois fêtent, à la lueur de feux de Bengale, les mésaventures du grand club voisin, achoppant sur des pierres, maux rois !