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mercredi 21 septembre 2011

CORA EVOQUE AIRS ET LUCIEN GERE FANION PHILOSOPHIQUE...


Et la mort efface sur le sable les pas de Cora !

A l’âge de 93 ans, Cora Vaucaire (née Geneviève Collin) nous a quittés dans la nuit du vendredi 16 septembre au samedi 17 septembre 2011.

Cette grande interprète qui a immortalisé « la complainte de la Butte » et qui porta haut les couleurs de Prévert et d’Aragon hantera encore longtemps Saint-Germain des Prés.

Lucien Jerphagnon, lui, est mort le 16 septembre 2011 à l'âge de 90 ans. Ancien assistant de Vladimir Jankélévitch, spécialiste de saint Augustin (qu'il a édité dans la Pléiade), cet historien de la philosophique qui enseigna notamment à l'université de Caen était l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels figurent "Les Divins Césars", "Julien l'Apostat" ou une impressionnante "Histoire de la Rome antique".

Deux mondes différents : la chanson et la philosophie ! Mais une même sensibilité, un même souci de la perfection et une mort semblable qui s’érige en fin de parcours.

Et puis un nouveau chemin vers au-delà (à défaut de vin d’ici).



Lucien venait de passer l’arme à gauche en ce 16 septembre 2011. La mort, quelle sottise ! Mais enfin, la pensée de St Augustin l’accompagnait ! Ah, Saint Augustin ! Il lui avait consacré une partie de sa vie en le ressuscitant dans la Pléiade ! Un saint qui disait : « Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient, et quand un jour que Dieu connaît, et qu’Il a fixé, ton âme viendra dans le ciel où l’a précédée la mienne, ce jour-là tu reverras Celui qui t’aimait et qui t’aime encore, tu retrouveras Son cœur, tu en retrouveras les tendresses épurées…

Lucien venait juste de se remémorer ces quelques phrases quand il entendit trois petites notes de musique qui venaient de plier boutique au creux du souvenir. Il se retourna et vit que les frêles croches (dont une pointée) émanaient d’une bouche délicate d’où sourdait encore une brume vaporeuse. Une longue dame blanche se tenait devant lui.

- Madame, à qui ai-je l’honneur ?

- Cora ! Cora Vaucaire ! Et vous ?

- Heu, Lucien, Lucien Jerphagnon ! Que faites-vous là ?

- Comme vous j’imagine ! Je m’achemine le long de cet interminable corridor vers une lumière indicible qui m’attire. Il me semble bien que nous soyons morts tous les deux !

- Morts ? Ainsi la mort serait venue ? Et je serais conscient que je suis mort ? Et pourtant mon vénéré maître Jankélévitch  l’avait bien dit : « La mort joue à cache-cache avec la conscience : où je suis, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est moi qui n'y suis plus. Tant que je suis, la mort est à venir; et quand la mort advient, ici et maintenant, il n'y a plus personne. De deux choses l'une: Conscience, ou présence mortelle ! Mort et conscience, elles se chassent et s'excluent réciproquement, comme par l'effet d'un commutateur... » Il avait bien dit cela ! Et pourtant je suis conscient, je vous entends Madame et je vous vois mais…

- Mais vous ne vous voyez pas ! Le narcissisme n’est plus de mise ici. Je ne me vois pas moi-même et mon corps semble éthéré dans le prisme de mon regard avide de réflexivité ! En revanche je vous vois Monsieur !

- C’est inouï ! J’ignorais qu’on pût peut prendre conscience de la mort ! En réalité, si je puis dire, il suffit pour cela de passer de l’autre côté ! Et, par ailleurs, nous n’existons que dans le regard de l’autre !

- Et dans la voix !

- Oui, Madame Vaucaire, dans la voix, dans la musique de votre timbre ! Vous avez dû entretenir ce bel instrument !

- J’ai fait au mieux ! Je me suis mise à chanter les œuvres de Prévert ou d’Aragon dans le Saint-Germain-des-Prés de la belle époque !

- Ah, oui ? Alors vous avez dû côtoyer Juliette ?

- Greco ? Bien sûr ! Elle était la dame en noir et moi j’étais la dame blanche ! Question de tenue vestimentaire ! Oui, je l’ai bien connue ! Et vous, qu’avez-vous fait de votre vie ?

- En toute modestie je me suis intéressé aux œuvres des autres, à la vie des anciens : les Grecs, les Romains, St Augustin… . Je me suis passionné pour le grec, pour les citations latines et j’ai tenté de faire partager ma passion à des étudiants boutonneux !

- Ah, vous étiez professeur ?

- Oui, ah, pas que ! Il m’est arrivé de troquer la plume contre une paire de ciseaux et de la colle !

- Ah bon ?

- Oui, j’ai ainsi composé des tableaux de la vie contemporaine à partir de magazines d’actualité ! Du découpage et du collage pour des résultats, ma foi, assez cocasses et délirants ! Si je ne m’abuse votre ami Prévert (car je pense qu’il était votre ami) s’est adonné aussi à des collages en parfait surréaliste qu’il était !

- C’est vrai ! Il m’avait montré ses œuvres ! Il mettait ses poèmes en images.

- Ah c’était quelqu’un ! J’aurais aimé le rencontrer ! Je me souviens d’une de ses aphorismes : « Cela fait des années que je reçois la même lettre de faire-part : " Dieu est mort "

- AH, ah, quel humour ! J’espère que je vais le retrouver dans cet endroit bizarre ! Tiens, la lumière au fond du couloir s’intensifie ; vous ne trouvez pas ?! Elle m’aveugle !

- C’est pourtant vrai Cora ! Elle m’aveugle aussi ! Je ne vous vois plus ! Cora ! CORA ??

- Je suis là Lucien ! Je ne vous vois plus ! Mais j’entends votre voix ! J’entends des voix ! Vous entendez ?

- Oui Cora ! J’entends ! C’est le fil des mots qui tisse sa toile ! Plus rien n’existe que les mots et le son des voix qui les portent ! Je le savais : au commencement était le verbe (St Jean) et à la fin il demeurera ! Je reconnais le timbre de Jankélévitch ! Il m’invite à parler avec lui ! Je vous laisse Cora ! A bientôt !

- A bientôt Lucien ! Jacques m’appelle ! Il veut que je lui rechante les « feuilles mortes » ! Nous avons toute l’éternité pour nous retrouver et deviser ensemble !

- A bientôt Cora ! Ce fut un plaisir, vraiment !

lundi 19 septembre 2011

JE LE CON...FESSE !


Hier soir DSK s'est confessé devant la clerc Chazal et ce fut un grand moment d'émotion. Il reconnaît une faute morale. Ses yeux se ferment et son doux visage se tourne vers le haut comme pour atteindre la miséricorde divine. Il a promis de ne plus se laisser aller à la légèreté, jugée insupportable depuis qu'il a lu Kundera !

Saint Dominique préserve-le de toute rechute lubrique !

Et qu'il retrouve la sérénité dans un monastère où il forcera démones à s'taire tout en réfléchissant sereinement sur l'abandon d'un système financier qui force des femmes de ménage à trouver de l'argent par des moyens douteux...

Ainsi swap-t-il !!

dimanche 18 septembre 2011

ABBAS ECARTE SA PEUR, ABAT SES CARTES, CA PAIE ?


Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé vendredi qu'il présenterait la demande d'adhésion d'un État de Palestine à l'ONU pour qu'elle soit soumise au Conseil de sécurité, une option catégoriquement combattue par les États-Unis. Israël a rejeté sans surprise cette annonce, le bureau du Premier ministre Benyamin Netanyahou a en effet déclaré que "la paix ne s'obtiendra pas par une démarche unilatérale à l'ONU".

Les États-Unis, qui ont promis de poser leur véto au Conseil de sécurité, ont réaffirmé leur opposition au projet palestinien. "Tout mouvement à New York dans ce sens serait contre-productif vis-à-vis de la vraie priorité, qui est une négociation directe entre les parties", selon le département d'État.

"Nous allons au Conseil de sécurité", a déclaré Mahmoud Abbas devant la direction palestinienne à Ramallah en Cisjordanie. "Après mon discours (devant l'Assemblée générale le 23 septembre), je présenterai la demande d'adhésion au secrétaire général afin qu'il la transmette au président du Conseil de sécurité". "Notre option est le Conseil de sécurité", a-t-il insisté !

Il est bien brave Mahmoud mais la machine risque d’être grippée ! Le retour aux frontières de 1967 semble irréalisable car les Israéliens ne lâcheront pas leur colonisation quand bien même ont-ils (du bout des lèvres) quitté Gaza tout en lui imposant un blocus ! Les radicaux du Hamas sont contre lui car ils lui reprochent sa tiédeur ! Pour eux les frontières de 1948 doivent retrouver droit de cité ! Les plus belliqueux veulent en découdre avec l’étoile de David et prônent un retour au paysage d’avant 1948 quand Israël n’existait pas encore !!

Mahmoud tente l’impossible mais c’est encore plus beau lorsque c’est inutile, comme l’avait si bien lancé Cyrano de Bergerac !!

Plus rien à perdre le vieil Abbas
Les nerfs usés sous guerre lasse
Son peuple a déjà trop souffert
D’une sempiternelle guerre…

Puisque l’étoile de David
Brille trop fort dans la nuit vide
Il lui faut d’autres astres blancs
Pour adoucir le firmament.

Un Etat pour la Palestine
Malgré les faucons, les épines
En dépit des frilosités
Affirmer son identité.

Un grand pas unilatéral
Au nom du principe moral
De vivre en peuple souverain
Sans porter l’ombre à son voisin.

Coup de poker désespéré
L’ONU possède un carré
Et le veto de l’oncle Sam
Rend Netanyahou plus infâme.

Les frontières de soixante-sept
Ont engrangé des maux de têtes :
Haut mur et colonisations
Confiscations et annexions…

Du plomb durci, pauvre Gaza
Le désespoir de Ramallah
Comment peser sur l’échiquier
Quand manque la souveraineté ?

Tout à gagner, le vieil Abbas
Ah mais si seulement le Hamas
Affutait moins son bellicisme
Par des accents de terrorisme !

Pour qui vis-tu Jérusalem ?
O sanctuaire de nos problèmes
Et toi, mur des lamentations
Entends-tu nos sanglots, si longs ?

Il se repaît le vieil Abbas
D’une utopie qui se fracasse
Sur la dureté des gazaouis
Et sur Tsahal au feu nourri.

Les premiers guidés par Hamas
Doutent de lui, font la grimace
D’aucuns vont le discréditer
Son plan est mu d’inanité.

Tsahal le glaive d’Israël
Etouffe en l’œuf chaque rebelle
Pour assurer la partition
De cette improbable Nation

Gaza et la Cisjordanie
Entre les deux la litanie
De check points militarisés
De tracasseries pigmentées.

A tant faire que de se noyer
Le Père du Fatah va tenter
Un coup d’épée à l’ONU
Mais on le sait : le roi est nu !!

Mais on le sait : le roi est nu !

vendredi 16 septembre 2011

FILLIOUD LE FILOU DE L'AUDIOVISUEL




Georges Fillioud est mort, ce jeudi 15 septembre à Paris ! 


L’ancien ministre socialiste chargé de l’audiovisuel sous le règne de Mitterrand n’aura donc pas eu l’occasion de voir la nouvelle génération débattre sur le plateau de France 2.

Un cancer l’a terrassé mais il avait, quand même, 82 ans. Journaliste et homme politique, il a surtout marqué l’histoire récente par l’autorisation des radios libres en 1982 ainsi que l’institution de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (devenue CSA depuis 1989 après avoir été, sous Léotard, la CNCL).

Ainsi, ironie du sort, le père des radios libres, le libérateur des ondes tire sa révérence au moment où les héritiers de son père spirituel (un certain Mitterrand) débattent sur un plateau de France 2, chaîne publique, avec l’aval du CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel) !

Et n’en déplaise à Christine Boutin ! La cathodique mal blasée en rajoute une couche en affirmant qu’une chaîne télé, abreuvée par la redevance, ne peut monopoliser toute une soirée à la gloire d’un seul Parti sans tomber dans le travers du favoritisme ! Grave entorse au principe de neutralité et à celui de l’équilibrage du temps de parole !!

Ce fut donc, hier soir, le premier débat pour les Primaires socialistes. De son nuage Fillioud a dû la trouver mauvaise en constatant qu’aucun des six candidats n’avait tenu à lui rendre hommage ! Le mitterrandisme serait-il mort à jamais ?

Et que dire de ce débat ? Chacun en pensera ce qu’il veut ! Pour ma part, la teneur des propos n’a pas réellement éclairci la nébuleuse socialiste. Ils adhèrent tous au même projet mais veulent le défendre différemment ! Ils s’estiment mais se craignent tous !! 

Le petit Nicolas, lui, est rentré de Libye tout émoustillé ! Ca fait du bien d’être considéré comme un héros, fût ce en terre étrangère ! 

Apprenant la mort de Georges Fillioud il s’est empressé d’envoyer un billet de condoléances à sa veuve, l’actrice Danièle Evenou.

Après tout, elle fait un peu partie de la famille !

Enfin, presque ! Disons que Danièle est la troisième compagne de Jacques Martin (vous savez ? Le petit rapporteur ! L’Ecole des Fans ! Les insupportables dimanches après-midi !!) le persifleur bouclé qui épousa en seconde noce une certaine Cécilia qui, pour sa part, épousa en seconde noce un certain Nicolas Sarkozy !!

Mais je m’égare !!

Donc, adieu Georges ! C’est quand même pour toi que ce billet fut rédigé ! Poil au nez !!

 
Il est parti avant le soir
Où ses amis des tristes roses
Allaient se jauger leur pouvoir
Dans un débat sous sinistrose.

Il est parti revoir François
Qu’il convertit aux radios libres
Sans regarder le doux débat
Des socialistes aux moultes fibres.

Il est parti laissant Danièle
Retrouvant son premier mari
Ce Jacques Martin, railleur cruel
Qu’une Cécilia avait séduit…

Il est parti le bon vieux Georges
Sans plus d’hommage à son parcours
Les débatteurs raclaient leurs gorges
D’égocentrisme de velours.

De tout là-haut il les a vus
Chacun soucieux de présenter
Ses arguments, ses points de vue
Mais sans les autres dénigrer.

De son nuage il a dû voir
Un Montebourg chevaleresque
Et la Royale à court d’histoire
Timorée dans ses arabesques.

Il a suivi, témoin perplexe
Martine Aubry user du « nous »
Comme si le « Je » pronom complexe
La haussait au destin trop fou !

Il s’est repu des diatribes
A l’endroit du petit nerveux
A l’heure où la Libye exhibe
Son effigie de roi glorieux !

Il a souri sans crier « bis ! »
Aux arguties de Sieur Baylet :
Légaliser le cannabis !
La moquette il a dû fumer !

Admira-t-il Manuel Valls
Erigé de pugnacité 
Dans son combat contre les valses
Des gabegies étatisées ?

Se moqua-t-il, affectueux
Des suffisances de Hollande
Ce Corrézien sous d’autres cieux
Déjà porté par sa légende ?

Chantre de l’audiovisuel
Georges aura quelque peu raillé
La mère Boutin qui se rebelle
Au nom de la neutralité !

Adieu Fillioud, mon vieux filou
Libérateur des ondes vives
Nœud papillon et chapeau mou
N’auront plus cours sur l’autre rive !

Adieu Fillioud, que ton combat
Pour la démocratie des mots
Puisse inspirer le CSA
Chaque télé, chaque radio…




jeudi 15 septembre 2011

ET TALIBANS ? DUR ! ET TA LIBYE ? D'OR !!!


Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique David Cameron sont arrivés ce jeudi matin à Tripoli pour une visite dite éclair. En réalité ce petit déplacement fugace a quand même mobilisé la bagatelle de 160 policiers venant de France, correctement nourris et souhaitant échapper au débat de la primaire socialiste sur France 2. Une visite éclair pour point d’orgue d’une guerre éclair qui ne le fut pas vraiment eu égard aux poches de résistance kadhafiste qui sévissent encore dans le pays de Mouammar.

- Tant que la paix sera menacée, la France restera à vos côtés pour que pas un seul jeune libyen ne doute que son avenir ne se trouve en Libye, a promis le petit Nicolas qui n’a guère envie de voir des flux migratoires généré des heures supplémentaires pour Claude Guéant

- Le peuple libyen peut compter sur l'admiration de la France, je pense notamment aux villes martyres comme Misrata. Monsieur Kadhafi doit être arrêté et tous ceux qui sont inculpés par une juridiction internationale doivent rendre des comptes sur ce qu'ils ont fait, a-t-il insisté devant une foule qui n’y comprenait rien en dépit de moultes grimaces et tics que notre chef d’Etat tentait désespérément à rendre le plus évocateurs possible !

Le chef élyséen a réfuté «tout accord et passe-droit» sur la répartition des marchés pétroliers entre la France et le CNT (Comité National de Transition qui assure l’intérim politique en Libye, en attendant des élections libres…) . Le président français souhaite que les futurs marchés liés à l’or noir soient attribués via des «appels d'offre». Ah, les appels d’offre, il connaît cela l’ancien Maire de Neuilly, une vraie spécialité du droit administratif lié à notre cher mille-feuilles !! On n’ignore pas que les appels d’offre peuvent, le cas échéant, s’agrémenter de quelque bakchich et autres mallettes diplomatiques que Sieur Bourgui (voir mon article précédent) sait reconnaître à plus de 10.000 lieues.

La capture du colonel Kadhafi est, en revanche, l’obsession de David Cameron.

- Le travail n’est pas fini tant que des régions et des villes resteront sous le contrôle de Mouammar. Nous vous aiderons à le trouver et à l'amener devant la justice. Je vous jure que je ferai mieux que chez moi lors des émeutes estivales de Londres ! J’ai revu ma copie !

Le premier ministre britannique a rendu un hommage appuyé aux rebelles :

- Ceci est votre révolution et non la nôtre ! Sachant qu’une révolution permet à un homme de faire un tour complet sur lui-même, vous voilà au point de départ ! Libre comme avant Kadhafi à la bonne époque du colonialisme italien ! My God, qu’est-ce que je raconte ? Heu… Non, vous ne reviendrez pas dans le giron italien ! D’ailleurs même Berlusconi ne souhaite pas rester dans sa péninsule ! Non, vous êtes bientôt libres, libres de choisir les partenaires économiques. Nous sommes prêts : vraiment prêts : prêts à 5% l’an mais avec indexation sur le prix du brent, par exemple ! Mais dites-nous ce que vous voulez que l'on fasse. Nous sommes paumés chez nous ! C’est la galère en Europe ! On se fait laminer par les marchés et les agences de notation ! Nous sommes à un tournant, le printemps arabe pourrait devenir été indien, heu, arabe ! On ira où vous voudrez quand vous voudrez ! Et on s’aimera encore même quand Mouammar sera mort !!

L'accueil réservé à Nicolas et à Cameron a été enthousiaste. Arrivés séparément vers 10h30 à l'aéroport de Tripoli, où les attendaient le chef du Conseil national de transition (CNT) Moustapha Abdeljalil et le numéro deux de cette instance Mahmoud Jibril, les deux hommes se sont rendus en hélicoptère à l'hôpital de Tripoli. Ils ont parcouru une heure durant, au milieu des acclamations du personnel, les couloirs de l'établissement. Nicolas s’est enquis du fait que les surnuméraires de médicaments des laboratoires Servier étaient bien arrivés à destination.

Puis ils se sont rendus à Benghazi, cette ville de l’est libyen qui fut le berceau de la révolte.

- Jeunes de Benghazi, de Libye et du monde arabe, la France veut vous dire son admiration, a poursuivi Nicolas Sarkozy tout en terminant un loukoum récalcitrant devant un parterre d’insurgés qui brandissaient de nombreux drapeaux français.

Le chef de l'Etat a de nouveau exhorté le pays à l'unité.

- Nous vous demandons une chose : une Libye unie et non divisée ! Ne faites pas comme les socialistes de chez nous ! C’est un très mauvais exemple ! Encore un loukoum ?? Heu, merci, je le garde pour le retour, en avion

Après les acclamations de la foule, le chef de l'Etat a ensuite poursuivi :

- Peuple de Libye, vous avez démontré votre courage, aujourd'hui vous devez démontrer un nouveau courage (putain, la répétition ! Qui m’a encore pondu ce discours de merde ! C’est encore du Guéno tout cru ça, il ne perd rien pour attendre !). Oui, heu, le courage du pardon, celui du pardon et de la réconciliation !

Et puis, façon De Gaulle :

- Vive Benghazi, vive la Libye, vive l'amitié entre la France et la Libye !!

Dommage que ce fut si court, glissa Nicolas à l’oreille d’Alain Juppé dans l’avion du retour ! Puis il entama le loukoum en veillant à ne pas trop sucrer ses doigts présidentiels si délicats…

mercredi 14 septembre 2011

BOURGUI BAT LA COULPE DES AUTRES


Quelle mouche a piqué Robert Bourgi? Le circuit des mallettes entre la France et l'Afrique était connu des initiés, mais jamais des accusations aussi précises n'avaient été proférées contre un ancien chef de l'État et l'un de ses plus proches collaborateurs.

Mr Bourgui va chercher à occuper sa  retraite utilement. Ce missi dominici officieux est en train de tout révéler de ses activités africaines.

Il balance !

Ce porteur de valises venant du Sud a longtemps contribué au succés de ce qu’il convient d’appeler la « France-Afrique » !

Au moment où le petit Nicolas recevait le dictateur africain Paul Kagame (Président rwandais), Mr Bourgui s’est fait rappeler au bon souvenir de l’Elysée et de certains membres de la société politique !

Le circuit des mallettes entre la France et l'Afrique n’est pas un scoop en soit mais  jamais accusations aussi précises n'avaient été proférées contre un ancien chef de l'État (Jacques Chirac) et l'un de ses éminences grises (De Villepin) ainsi qu’à l’endroit du père de Marine (Le Pen) !

Les accusations à la « va comme je te pousse » de Sieur Bourgi donnent une image quelque peu lamentable de notre vie politique. Même si, hélas, on s’y habitue. Mais surtout il faut retenir l'immobilisme, la sclérose qui phagocytent notre justice. Qu’attend-t-on pour ouvrir une enquête ? Eh, le Garde des Sceaux, ce n’est pas parce que tu t’appelles Michel Mercier qu’il te faut sombrer dans l’Angélique ?


On revient avec des valises

Joli trafic qu’on avalise

L’Afrique a fric, on la défroque

Il est bien loin le temps du troc !



Des bananiers viennent valises

Viles voleries qu’on banalise

Ah câlinons les colonies

Nos ex aux diamants qu’on chérit.



Prix de l’implant d’un dictateur ?

Quelques billets, quelques douceurs !

Spoliation des indigènes

Il faudrait pas que ça nous gêne !



Quelqu’un s’improvise en facteur

Des colifichets de voleurs

Le verre est plein de gros millions

Qui l’a rempli ? Bourgui ? Nions !



Et qui l’a bu ? Chirac ? Le Pen ?

Ou Nicolas qui se démène

A se préserver la blanche âme

Tout en invitant Paul Kagame !



Qui s’est abreuvé de cette eau

Dont les sourciers Omar Bongo

Sassou-Ngessou ou Yayi

Ont détournée de leur pays ?



Ca sent pas bon la France-Afrique

Depuis le temps que ces pratiques

Perpétue le colonialisme

Exempt d’efforts de moralisme !



Et pue tout autant le climat

De suspicion, brouillard d’Etat

Qu’un vieux Bourgui sur le retour

Essaime de son nid de vautour…

LA REPRESSION SE RHABILLE. N'EST-CE PAS REAU ?


Un décor de miradors, de barbelés et de béton sans bonté sous un ciel bleu, néanmoins. Un décor pour une visite du petit Nicolas qui mise sur le sécuritaire préélectoral.
La prison de Réau (Seine-et-Marne) n’a pas encore de résidents de la République autoritaire mais cela n’empêche pas de la visiter et, en quelque sorte, de l’inaugurer par un joli discours !
Devant un parterre de matons moutons (qui s’attendent à recevoir de futurs mutins)  (
le chef de l’État a tout de go lancer, avec un accent gaullien
-  Vous participez à une politique de fermeté que je n'ai pas peur d'assumer, parce qu'elle protège la société et l’État de droit ! La République ne doit jamais renoncer à faire respecter ses valeurs ! Et je fustigerais bien la grande braderie des idéologies qui mettent à mal l'ordre et la laïcité ».
Applaudissement du public épargné par les écrous qui resserrent les budgets étatiques. Alors que le budget de l’Education est, pour un quart, serré, les enveloppes vont s’ouvrir pour créer des places dans les prisons. 80.000 places de prison seront disponibles en 2017.
- Cela fera  30.000 places supplémentaires, a affirmé le petit Nicolas qui aimerait être bien accueilli dans une prison moderne à la literie impeccable et doté de cellules spacieuses au cas où…
Enfin, vous savez avec toutes les affaires qui sortent de l’oubli en ce moment…
Mais, en réalité, il s'agit de quelque 24.000 places de plus que le parc pénitentiaire existant au 1er juillet dernier (pour 64.700 personnes incarcérées !). Et de 10.000 places de plus que celles qui avaient été annoncées par Michel Mercier, le Garde des Sceaux, au printemps de cette année
Quand même ! Un petit plus dans les dépenses de fonctionnement c’est plutôt exceptionnel en ces temps de recherche de règle d’or et de lutte contre les déficits publics.
Après tout c’est un moindre coût ! Une place de détention est estimée à plus de 100.000 euros par l'administration pénitentiaire elle-même. J’oubliais : il faut rajouter les dépenses de fonctionnement (nourrir le détenu, le chauffer…) qui exigent quelque 80  par jour pour chaque incarcéré.
Le petit Nicolas, tout guilleret dès qu’il chevauche le magnifique destrier de la répression, a aussi promis 20 nouveaux centres éducatifs fermés pour mineurs délinquants. Et puis, il s’est permis de chiper une idée à la passionaria poitevine, la téméraire Ségolène.
- En vérité je vous le dis : je proposerai qu’on puisse exécuter des peines sous la forme d’un service citoyen  de quelques mois  dans le cadre d'un  établissement d'insertion de la défense . Cette idée d'un encadrement militaire des jeunes délinquants a fait pâmer de satisfaction égocentrique Dame Ségolène,  toute esbaudie de voir reconnue géniale une de ses idées alors même qu’elle se fait railler par la Mère Boutin qui l’a qualifiée récemment (sur les ondes de Radio Classique) de « profondément méchante » et d’ «illuminée » !!
Cela confirme bien, rétrospectivement, que le petit Nicolas avait raison de virer la Mère Boutin et de l’envoyer paître sur les pieuses prairies de l’agneau pascal.
Franchement, oui ! Il avait raison ! Traiter d’illuminée une femme qui, in fine, vous refile des idées révolutionnaires qui vont juguler la délinquance c’est un crime de lèse-majesté !!
Qu'on se le dise au fond des ports !



lundi 12 septembre 2011

CE QUE DIT, SACCADE, SOCODEI...

Mais que s’est-il passé ce lendemain du 11 septembre ? Apparemment un four de traitement de déchets a explosé sur le site nucléaire de Marcoule (Gard). Exploité par Areva pour la production de MOX et le traitement des déchets radioactifs, le site a enregistré une explosion qui a provoqué la mort d’un employé « retrouvé carbonisé » et de 4 autres personnes blessées, dont un grave.
L’usine Socodei, filiale d’EDF qui exploite le Centraco (Centre de traitement et de conditionnement des déchets radioactifs) se veut rassurante pour faire plaisir aux écolos de tous poils ! L’explosion s’est produite dans un four qui fond des pièces métalliques faiblement radioactives pour les recycler ensuite sur d’autres sites nucléaires.


- 63.000 becquerels pour 4 tonnes de métaux dans le four, c’est très peu, affirme Thierry Charles, directeur de la sûreté des installations nucléaires à l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire). Il ne s’agit donc pas, selon lui, d’un accident nucléaire mais "d’un effet mécanique et thermique dont les conséquences touchent d’abord les opérateurs présents sur place !


Quatre tonnes de métaux
Dans un four plus que chaud
Des pièces métalliques
Aux becquerels dynamiques.

Un four, disons : fournaise
Loin d’insipides braises
Qui vous explose au nez
Ça devait arriver !

L’usine Socodei
Qui traite les déchets
D’humeur radioactive
A l’attention poussive.

A Marcoule dans le Gard
Hagard coule dans le mar
De café l’inquiétude.
L’atome coud l’hébétude.

Centraco sent tracas
Qui fait feu de tout bois
Mais se veut rassurant
L’enfer reste au-dedans !

Vive le béton armé
Le Bouygues-bouclier
Qui contient la menace
Dans la martiale nasse !

Un mort, quelques blessés
Pas de quoi s’alarmer !
Ecolo soit serein
La nature est trop loin !

Pas de Fukushima
Chez nous, dit Areva
Prenez comme vérité
Ce que dit Socodei !

samedi 10 septembre 2011

BIEN QUE SANS DOUX TEMPS S'ENDETTER SANS DOUTER...


Réunis hier à Marseille, les ministres des Finances des sept pays les plus industrialisés (G7) n’ont pas réinventé la poudre à dynamiser l’économie mondiale ! Loin s’en faut !

Sous l’œil goguenard mais néanmoins circonspects des Marchés (donc des spéculateurs) nos spécialistes des Trésors Publics se sont résolus à diffuser, au terme de leurs débats, une sorte de communiqué, un texte baptisé «Termes de référence agréés».

Les pays riches du G7 sont décidés à apporter une «réponse internationale forte et coordonnée» pour relever les défis posés par le ralentissement de la croissance mondiale, a déclaré tard vendredi soir le ministre français des Finances, François Baroin après avoir téléphoné à sa compagne Michèle Laroque qu’elle ne devait pas se formaliser si, devant les caméras, il se laissait aller à faire de petits bisous à sa copine Valérie Pécresse, la Ministre du Budget.

Il ressort de cette rencontre comme un malaise de concertistes qui ne jouent pas la même partition. D’un côté, les USA, plus soucieux de se préoccuper du rythme d'activité dans leur pays et d'un taux de chômage très élevé (9,1%) se lancent dans une grande relance à la keynésienne en insufflant 447 milliards de dollars Obamasques (mais où vont-ils trouver tout cet argent endettés qu’ils sont ?) et de l’autre des Européens attachés à réduire leurs déficits budgétaires et leurs dettes publiques (les fameux critères de convergence de Maastricht !) et qui réfléchissent sur une règle d’or à graver dans le marbre constitutionnellement à savoir : plus de déficit public !!

Ce qui se traduit dans le texte par «Etant donné la nature fragile de la reprise, nous avons la difficile tâche de devoir à la fois mettre en œuvre pleinement nos plans d'ajustement budgétaires et soutenir l'activité économique, en tenant compte de circonstances nationales différentes». Pour faire court : chaque pays est souverain chez soi mais sous la surveillance des Marchés, spectres opaques qui tirent les ficelles et sont à même de rendre plus importante l’économie virtuelle (basée sur la spéculation et le déplacement de fonds dans des paradis off shore) que l’économie réelle (celle qui est le fruit du travail et de la sueur des hommes).

En bref, il faut continuer à faire de l’équilibre : soutenir la croissance et le pouvoir d’achat pour assurer un minimum d’emploi tout en rassurant les Marchés (les pauvres ! Ils sont tellement fébriles en ce moment !!) par des politiques drastiques de rigueur budgétaires : coupes claires, suppression de postes dans le public, privatisations…

L’économie devient la science du funambule sur la corde raide des Marchés démoniaques.

Sur le cas de la Grèce, les Européens ont rappelé les mesures adoptées par les chefs d'Etat le 21 juillet dernier. Elles doivent être mises en œuvre le plus vite possible et de manière pleine et entière. «Nous sommes dans le processus du 21 juillet», a renchéri François Baroin, démentant toute idée, en France, de plan de soutien bancaire en cas de mauvaise Grèce…

Interrogé sur la possibilité d’une défaillance de nos amis helléniques à plus au moins long terme, Jean-Claude Trichet, le Président de la Banque Centrale Européenne (BCE) a répondu qu'il «va de soi que les pays sont responsables d'eux-mêmes».

Je n’aurais pas mieux dit !!

En attendant le retour de François notre chère Valérie tient les cordons de la Bourse....

jeudi 8 septembre 2011

LE NUAGE A ATTEINT UN NON-LIEU (donc sans frontières !)


La cour d’appel de Paris a décidé le 7 septembre dernier de clore l’enquête sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl en France par un non-lieu. Les collectifs de malades de la thyroïde sont furieux.

Il y a de quoi !! Le nuage radioactif n’a pas demandé de carte de séjour ou de passeport pour s’inviter sur le territoire français (et notamment en Corse).

A l’époque, le professeur Pierre Pellerin, annonçait péremptoirement que la radioactivité était bien trop faible pour être nocive ! Mais accusé de tromperie aggravée, le professeur Pierre Pellerin a été mis hors de cause !!

La cour d’appel s’assoit donc sur un constat incontournable :  la recrudescence des cas de cancers de la thyroïde observée en France après le passage du nuage radioactif !

Et de  déclencher la colère de l’Association Française des Malades de la Thyroïde (AFMT).

Chantal Lhoir, coprésidente de l’association, est montée au créneau, encore abasourdie : « Nous irons en cassation s’il le faut ». Denis Fauconnier, premier toubib à s’être impliqué pour alerter les autorités françaises des conséquences de l’accident de Tchernobyl, juge la décision de la cour d’appel « lamentable ».

Non, c’est simplement cynique ! Ainsi on évite de reconnaître les victimes et, en ce temps de crise, on réduit les frais d’indemnisation ! Il y a déjà bien à débourser avec l’histoire du Médiator, non ?


Et qu'en pense la thyroïde de ma voisine ?

Elle a le spleen hardy comme son amie la rose !


On est bien peu de chose
Ma thyroïde en cause
Depuis ce dur matin !
Avril en cette année
Quatre-vingt six fut plaie
Pour ma morphologie
Ma loge fut douloureuse
Les rayons d’un soleil
Nucléaire m’ont bien nui.
Me suis réveillée vieille…

Pourtant j'étais très belle
Oui j'étais la plus belle
Des glandes de l’humain…

On est bien peu de chose
Et ma glande morose
Me l'a dit ce matin.
Un nuage fait la fête
Au-dessus ma tête
Et je sens que je tombe
Et je sens que je sombre
Irradiée par abus
De becquerels en trombe
Déjà je ne suis plus

Je fonctionnais hier
Mais désormais galère
Moteur thyroïdien !

J’ai mal ; c’est pas d’l’intox
Et le Lévothyrox
Subvient à mes besoins.
Tchernobyl a bien nui
Et mon échographie
L’atteste de visu
Je fus touchée à nu
Ce nuage qui dansait
Bien au-delà des nues
Les frontières a passées !

Bien con qui ne veut croire
A mon grand désespoir
Je maudis Pellerin !!

Je vous dis bien des choses
Justice dont la gnose
Crache sur mon chagrin…

mardi 6 septembre 2011

AMENEZ-Y MON AVOCAT !!


Souffrant de troubles neurologiques (suite à son AVC ?)  l'ancien président Jacquou, âgé de 78 ans, ne peut être présent à son procès organisé près de 20 ans après les faits et surtout atermoyé en raison de douze années (putain, 12 ans !!) d'immunité à l'Elysée qui ont suspendu les poursuites.

François Hollande, favori pour la primaire socialiste en vue de la présidentielle de 2012, a jugé dans un entretien au quotidien 20 minutes qu'il fallait "lever l'immunité absolue dont Jacques Chirac était finalement une victime". C’est vrai que se taper un AVC, une anosognosie sur un fond d’immunité judiciaire c’est vraiment trop pour un seul homme fût-il solide corrézien et adepte du coup de fourchettes pantagruélique.

Le centriste Jean-Louis Borloo, les Verts et même l'UMP Patrick Devedjian (qui fait la gueule avec Raffarin à l’écoute des mesures fiscales annoncées par Fillon), se sont aussi prononcés ces derniers jours en faveur d'une révision de cette disposition constitutionnelle datant de 2007.

Cette règle, faut-il la rappeler, veut que le chef de l'Etat en exercice ne peut ni être mis en examen, ni même interrogé comme témoin dans aucune affaire lorsqu'il est en fonction. Une fois qu’il n’est plus en fonction la justice peut se s’occuper de son cas.

Le temps a donc suspendu son vol mais a fini par rattraper l’illustre prévenu.

Mais le sablier médical l’a rattrapé aussi, visiblement !

Jacquou ne pourra donc être présent à son propre procès quand bien même il souhaitait, lors d’un  éclair fugace de lucidité, être jugé comme tout justiciable. Pour montrer sa bonne volonté il a même décliné le fauteuil qui lui est dû au Conseil Constitutionnel dont il est membre de droit en tant qu’ancien Président de la République !

Jacquou qui ne siège plus au Conseil Constitutionnel ne pourra donc guère se pencher sur des QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) qu’envoie de temps à autre la Cour de Cassation à la noble assemblée des 9 sages ! Sa constitution ne lui permet plus !



C’est bien triste tout cela et je chercherai désespérément  à me consoler avec une chanson de Romain Didier (le compagnon du regretté Leprest) que je me suis permis de revisiter.

 

J'ai de la fuite dans les idées
Et un passé à oublier.
Je n’ai plus qu’un bichon d’vant moi
Et Bernadette qui fait sa loi !
Ces yeux dans ma tasse de café
On dirait ceux du vieux Debré
Et je découvre dans ma voix
Les faux accents d’un vieux gaulois…

Amné amné amn'ez-moi
Amn'ez-moi devant chez moi
Amné amné amnésie... c’est bien ici
Damnez, damnez, damnez moi
Damnez moi ! J’vous en veux pas !


Amné amné amnésie... Silence, Paris !

Quelqu'un va sûrement m’condamner
Mais je n'pourrai pas vous dire qui !
Ce reportage à la télé
Si c'est une blague c'est pas gentil !
D'ailleurs au sein de ma commune
D’activités  j’en eus aucune
Non ce n’est pas un trou d'mémoire
Je refais juste un peu l’Histoire !!

Amné amné amn'ez-moi
Amn'ez-moi devant chez moi
Amné amné amnésie... c'est par ici !
N’amenez  pas , ne m’amenez pas

Au tribunal des parias
Amné amné amnésie... J’ai pas envie !

Laissez-moi seul, l’immunité
Par mon toubib est prolongée
J’ai l’hippocampe escamoté

Comme un gruyère pasteurisé
Quelques minutes pour réfléchir
Me suffiront-elles à écrire
Quelques mémoires sur un cahier
Qu’un nègre pourra compléter ?

M'amnez m'amnez m'amnez pas
Envoyez mon avocat
Amné amné amnésie... Kiejman, merci !
M'amnez m'amnez m'amnez pas
Je suis un trop vieux papa
Amné amné amnésie... j'te dis "merci"
J'te dis "merci"...





lundi 5 septembre 2011

VOL 007 DE L'EX PION (du FMI) QUI VENAIT DU FRIGO...

DSK revient, DSK revient.
DSK revient parmi les siens.
Du haut de sa croix il va ronger son frein
Mais nous parlera-t-il enfin ?

Oui DSK est revenu de ce triste pays qui l'avait jeté en prison après l'avoir impliqué dans une sordide affaire de mœurs ! Il a pris le vol 007 car his name is Bond...

DSK est revenu avec sa compagne Anne Sinclair ! Le jour de la braderie de sa copine Martine ! Le jour du grand meeting UMP de Marseille et quelques heures avant le procès de Jacquot l'amnésique...

Ah, le retour en France ! L'ambiance sereine de la place des Vosges ! Le marché de Sarcelles aux jouissances olfactives ! Le fauteuil confortable à la mollesse jouissive de la rue de Solférino ! Les socialistes suspendus à ses lèvres ! Que va-t-il dire ? A-t-il souffert ? A-t-il maigri ? Raffole-t-il toujours des moules-frites à la mayonnaise ? A-t-il conservé du Champagne venant de l'hôtel Sofitel ?

Autant de questions qui me hantent et m'empêchent cruellement de dormir...

Oui, vivement qu'il s'ex...prime (en un mot). Je n'en peux plus d'attendre, moi !!





vendredi 2 septembre 2011

IN THE DESERT ??



Les rebelles qui n’en finissent pas de gagner du terrain sur le champ libyen vont de découvertes en découvertes.

Dans la résidence de Kadhafi ils ont trouvé des photos de Condoleeza Rice, la panthère noire de Georges Bush et secrétaire d’Etat aux affaires étrangères. Apparemment la dame plaisait au rédacteur du petit livre vert !

Ils ont trouvé des pièces somptueuses, des piscines, des jacuzzi, et, dans son garage, une petite Fiat 500 totalement électrique !!

Mais ils n’ont pas encore trouvé le personnage alors que sa fille, Aïcha, vient d’accoucher en Algérie, terre d’accueil à son corps défendant !

Où se trouve papy Mouammar tandis qu’à l’Elysée les chefs d’Etat de la coalition ont daigné dégeler les avoirs libyens pour permettre un début de reconstruction du pays dévasté ?


Autrefois soignant sa cour
Il consommait lourd
Pour mieux prouver son ardeur
Il jouait l’acheteur
Aujourd'hui, c'est plus pareil
Ça change, ça change
Il est lâché par ses anges
Et sifflent ses oreilles
(Eh ! Crapule !)

(Refrain 1:)

On a retrouvé
Dans ton joli palais
Des sanitaires
De grand milliardaire
L’éclat somptuaire
D’un bédouin démago.
Une aiguière
Venant d’un diamantaire
D’étranges guêpières
Et des pell' à gâteaux

Des grasses moquettes

Valant bien des briquettes
Un riche aérateur
Pour bouffer tes odeurs

D’opulentes étoffes

Des bijoux plein les coffres
Un avion pour deux
Une Fiat et ses pneus.

Autrefois il arrivait

Comme la maquerelle
Pour lui se prostituaient
Nos illustres tutelles.
Aujourd'hui, que voulez-vous
Il se fait moins fier
On lui crie : rends-toi, pépère !!
Et on te saisit tout !
(Ah! Crapule !!)

(Refrain 2:)

Excuse-moi
Mais je reprends tout ça.
Des frigidaires
Des Burberry trop fiers
Un poster very nice
De Condoleezza Rice !
Tes cire-godasses
Tes grands sceaux à glace
Ton jacuzzi trois places
Et tes coffres à bijoux.
Quelques roquettes
De vieilles mitraillettes
La matraque à bavures
Et la planche à torture.

Et si ta belle

Titille les rebelles
Qui te sauront dehors
Je n’envie pas ton sort !!

(Coda:)

Au frigidaire !
Au violon-poussière !
À la pétaudière
Au cachot de La Haye !
Aux coupe-pirates
Aux tueurs d’autocrates
À l'éventre-spartiate
À l'écorche-poulet !

Et très très vite

On reçoit la visite
D'une Libye qu’habitent
Démocrates au grand cœur

Alors on cède

Dégel d’avoirs : on s’aide !
Et l'on vit comme ça
Jusqu'à la prochaine fois…

jeudi 1 septembre 2011

DAVET, LHOMME : LAVER DOME DE NOTRE REPUBLIQUE LAIQUE ! AMEN !


Il y avait bien longtemps qu’on ne nous avait pas ressorti l’affaire Bettencourt. Je pensais même que la vieille dame avait été placée en maison de retraite administrée par les sœurs de la Charité qu’elle finançait en leur glissant dans les mains pieuses quelques liasses de billets de plus bel effet !

Mais l’affaire ressort  non point pour évoquer la déliquescence mentale de Madame L’Oréal ! Non que nenni ! On remonte à la surface quelque écume nauséabonde qui pourrait intoxiquer les bronches délicates du petit Nicolas et de ses sbires.

On apprend, en effet, qu’un journaliste du Monde aurait été espionné par les services de renseignements !

Et oui ! Une juge d'instruction parisienne, Sylvie Zimmermann (consonnance un peu alsacienne, cela dit), a découvert que la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) avait demandé en juillet 2010 par réquisition à l'opérateur Orange les factures détaillées de téléphone de Gérard Davet, journaliste au Monde.

Vous me direz : quel rapport avec l’affaire Bettencourt ?  Patience, lecteurs, j’y viens, j’y viens…

Cette demande a été diligentée dès que les hautes sphères furent au courant de la présence d’un article embarrassant pour Eric Woerth, alors Ministre de Travail. Tellement embarrassant que le pauvre Ministre, à peine sa réforme des retraites accomplie (non sans mal !) avait dû démissionner pour des raisons de conflit d’intérêt !

Mais oui, rappelez-vous : sa femme avait été embauchée par le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt !

Donc, Davet qui n’est pas un dévot dans un duvet, se fait mettre en observation téléphonique au cas où il sévirait davantage ! Son Journal, le Monde, a eu vent de cette barbouzerie en consultant le dossier visiblement non classé « secret défense ».

- Ce qu'il faut bien désormais qualifier d'affaire d'Etat accrédite le soupçon de l'existence d'un 'cabinet noir' au sommet de l'exécutif", lit-on dans son éditorial.

Les agents de la DCRI ont eu accès, alors que Davet  gardait un somptueux casier judiciaire vierge,  à la liste de tous les appels entrant et sortant de son téléphone ! On pouvait même le suivre à la trace par des données de géolocalisation !

Messieurs les journalistes d’investigation, de grâce, ne soyez pas accros du portable si vous souhaitez conserver votre liberté d’action !!

Claude Guéant, tout juste remis de son épisode marseillais (voir mon article précédent)  a fini par admettre  qu'il y avait eu enquête !

- Mais Davet n’était pas visé, tient-il à préciser ! Il s'agissait de rechercher l'auteur de la divulgation - présent à l'intérieur de l'administration - de procédures judiciaires, ce qui est tout à fait scandaleux. Il s'agissait donc de rechercher l'auteur d'un dysfonctionnement administratif grave !

Il n’empêche, Bernard Squarcini, patron de la DCRI (un Corse ?), est maintenant susceptible d'être entendu par la juge Zimmermann, estime Gérard Davet, qui est partie civile. Il se pourrait que la vie privée  d’un  journaliste ait été quelque peu malmenée !!

Cette affaire a ravivé le débat politique entre gauche et droite, à huit mois de l'élection présidentielle. "C'est un abus de pouvoir qui doit être poursuivi en justice.

- C'est une violation de la loi, et à l'évidence perpétrée au plus haut niveau de l'Etat, a dit sur Canal+ Arnaud Montebourg, candidat à la primaire socialiste.

Bien entendu, l’opposition, socialistes en tête, fait son miel d’un tel évènement !!

D’autant plus que cet épisode fâcheux pour notre petit Président succède à celui qui anime les salles de rédaction depuis quelques jours : Nicolas serait  mis  en cause par le magistrat  Isabelle Prévost-Desprez  qui a enquêté sur un volet du dossier Bettencourt.

Mais oui, la juge  assure dans un livre qu'un témoin (l'infirmière de la milliardaire)  avait dit hors procès-verbal à sa greffière avoir assisté à une remise d'argent à Nicolas Sarkozy !!!

De l’argent de poche pour financer quelques faux frais de la campagne de 2007 !!

Mais comme l’infirmière a démenti sur Marianne.fr les amis du petit Nicolas crient à la manipulation !!

L’affaire Bettencourt ayant immigré à Bordeaux, les  juges girondins  pourraient quand même auditionner les différents acteurs de l’affaire qui, après le repos des vacances, repart comme en 14 !!

Bon, on résume :

- Mme Bettencourt a plein d’oseille parce qu’elle le vaut bien

- Le petit Nicolas a besoin de blé pour mettre du beurre dans ses épinards.

- La vieille de l’Oréal glisse quelques billets dans la main du futur élu sans faire de salade.

- Elle en remet aussi quelques liasses à Mr Woerth dont la femme travaille pour gérer la fortune de la généreuse donatrice qui asperge l’UMP de ses liquidités salvatrices.

- Gérard Davet  a vent de tels pratiques et se fait pister par les barbouzes élyséennes au nom du bel adage « occupe-toi de tes oignons ! »

- Cela n’empêche pas Eric Woerth, sublimissime fusible, de sauter comme un grain de maïs transformé en Pope qu’ornent  de pitoyables vêtements de curé défroqué.

- Une infirmière, entre deux piqures administrées à Liliane, est témoin de distribution gratuite de billets à des personnages hauts placés. Elle en glisse deux mots à une greffière, comme ça, hors circuit judiciaire, pour entamer  une conversation automate.

- La greffière en parle quand même à sa juge qui se dit Prévôt  des prêts à tirer sur le Haut de Gamme de notre République. Dont acte ! La magistrat affirme dans le livre «  Sarko m'a tuer » de Fabrice Lhomme et Gérard Davet (encore lui !!) qu'un témoin a vu le chef de l'Etat récupérer des enveloppes d'argent liquide chez Liliane Bettencourt. Et cet argent allécha l’hôte !!

On se demande  quelle suite sera donnée à  ce film que d’aucuns qualifient  déjà de  vrai navet navrant !

Navet, dis-donc ?  Davet  dit : non !!

Et DSK qui  souffle un peu : du répit !

Pour une fois qu’on ne lui fait pas porter le chapeau melon !!