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mardi 16 octobre 2012

UN RAPPORT BEAU, DIS ?


Dominique Baudis n’aime pas perdre même quand il se remémore To-Lose (lire Toulouse), ville dont il fut maire. Alors ce rapport il fallait en venir à bout, sans tabou, sans tomber, en beau battant buté !

 
Un rapport ? Mais quel rapport ?

 
Un rapport sur la règlementation des contrôles d’identité qui lui a demandé le gouvernement Ayrault !


Il s’agit d’ouvrir des alternatives au récépissé pour les contrôles d’identité (voir mon article du 1° juin 2012 ).

 
Baudis, nommé  défenseur des droits avance effectivement des propositions alternatives à l’idée de récépissé de contrôle d’identité, enterrée par le gouvernement fin septembre.

 
Dans un rapport d’une cinquantaine de pages (5 lignes par jour), écrit en Times New Roman hauteur 12 à moins que cela ne soit en Vers d’Anna (sa secrétaire), rendu public mardi 16 octobre, Dominique fait preuve d’imagination en allant pomper des exemples à l’étranger.

D’abord une mise en garde s’inspirant de la maxime mitterrandienne : laisser du temps au temps ! Il est dit que « L’expérimentation est une condition requise préalable à toute mise en œuvre générale d’un dispositif de régulation des contrôles d’identité quel qu’il soit et donc… de telles expérimentations devraient elles-mêmes être précédées d’une période de formation spécifique des policiers/gendarmes ».


Cet apéritif sémantique étant dressé, que dit le rapport. Il éclaire trois idées ainsi que procède une lampe braquée sur le visage mal rasé d’un prévenu au sein d’un commissariat de quartier chaud.

Première idée : L’Affichage systématique du matricule sur l’uniforme

Selon le rapport, « tout fonctionnaire de la sécurité (…) doit pouvoir être identifié ». Absent des uniformes depuis 1984, le matricule permettrait aux citoyens de porter une plainte ciblée s’il s’estime lésé ou maltraité.

Il s’avère évident qu’un quidam contrôlé puisse savoir à quel individu il a affaire ! Il en est de même pour la traçabilité des viandes depuis la crise de la vache folle ! Pour les poulets la même procédure pourrait être envisagée ! Si la matraque accule, le matricule accole ! On appose à chaque policier un numéro dont il pourra se servir pour jouer au loto (mode abonnement).

Les esprits grincheux estimeront que le prévenu, surtout s’il est presbyte, ne pourra pas apercevoir ledit matricule ! Ils imaginent aussi l’émanation d’un sentiment de culpabilisation chez le pauvre policier à qui on demandera : « ça ne vous gênerait pas d’arrêter de bouger que je puisse noter votre matricule ? »
 
Seconde idée : Encadrer les palpations de sécurité par un texte spécifique

Les palpations sont devenues quasi-systématiques lors des contrôles alors qu’elles ne sont en réalité prévues qu’en cas d’arrestation ou de constatation d’infraction. Dominique voudrait encadrer ces pâles passions pour le corps d’autrui en les encadrant d’un voile législatif ainsi qu’une baigneuse s’encadre d’une cabine de bain pour éviter d’exposer sa nudité !

Les policiers stigmatisés rétorqueront qu’ils devront encore ingurgiter un nouveau texte législatif et que y’en a marre de se coltiner des formations pour se mettre à niveau ! Des stages durant lesquels on roupille parce que le formateur a une voix endormante et qu’il est à deux mois de la retraite !

Troisième idée : Mise en place d’un récépissé sur le modèle britannique

Le formulaire simplifié mis en place à Leicester (Royaume-Uni) a entraîné une baisse de 28 000 à 7 500 des contrôles entre 2010 et 2012. Le récépissé permettrait d’établir un chiffrage précis de la part des contrôles subis par des personnes dites de couleur (à condition qu’elles fassent « yes » au contrôle), plus nombreux que les contrôles effectués sur des personnes blanches quand bien même travailleraient-elles au noir !

En gros, un tel outil permettrait statistiquement de localiser les villes et quartiers où se cristallisent les contrôles ! Actuellement on n’en a aucune idée ; n’est-ce pas Les Minguettes, La Villeneuve, La Courneuve ?

Les pointilleux du juridique rétorqueront qu’un tel dispositif mis en place au Royaume-Uni n’est pas applicable à l’identique en France ! En effet, l’établissement de fichiers basés sur les « caractères ethniques et raciaux » est interdit par la Constitution ! Qu’on se le dise au fond des ports (de la djellaba) !

3ème idée et demie : Mise en place d’un récépissé nominatif

Cette solution permettrait de connaître les circonstances exactes d’un contrôle ! Une réplique fidèle du fameux 5 W du petit journaliste en herbe (Who, What, When, Where, Why)) ! Elle serait, selon le rapport, « plus probante que le ticket anonyme à l’appui d’un recours ».

Les fainéant(e)s de la saisie informatique  invoqueront les crampes dans les doigts et la naissance d’un monstre de fichier nominatif qui ne serait pas sans rappeler un certain Edvige, le très controversé fichier évoqué par MAM en 2008 !

En gros, il faudra contrôler si ce rapport n’est pas, une fois de plus, un coup d’épée dans l’eau (de boudin) !

Il faudra établir un rapport après contrôle d’identité dudit rapport ! C’est vrai quoi, un rapport qui aurait de la génétique anglaise !!

Et en une centaine de pages, s’il vous plaît !!

C'EST PAS DU CANNABIS ; QU'EN PENSE PEILLON ?


lundi 15 octobre 2012

AU MUSEE GREVIN

Cliquer pour agrandir
 
Stéphane Bern et Bernard Pivot, côte à côte au Musée Grévin... Qui l'eût cru ?

Pourquoi ne pas faire se côtoyer Daniela Lumbroso et Marguerite Duras ? Ou encore s'imaginer Dorothée face à Danielle Mitterrand ? Irons-nous jusqu'à caresser l'hypothèse de voir la statue de Mickael Youn jouxter celle de Bourvil ?

Ah, le Musée Grévin ! Combien de curieuses affinités commises en ton nom !!

dimanche 14 octobre 2012

L'ALAMO S'EST FAIT LA MALLE, HO !!


Alamo vient de mourir ce 11 octobre 2012. Adamo vit toujours…

Frank Alamo, né Jean François Grandin est à une lettre près l’équivalent d’Adamo mais sans la guitare, sans l’inspiration italiano-belge, et sans les « merci, merci, beaucoup » lorsque tombe la neige !

Frank Alamo est né à Paris en 1941 et tourne vite très mal. On le retrouve, en effet, comme soliste des Petits Chanteurs à la Croix de Bois ! Il évite le séminaire grâce à Eddy Barclay qui l’entend chanter des standards anglais ! Barclay l’engage et l’intéressé prend le nom de Frank Alamo (en hommage au film de John Wayne « Alamo » dont Jean François est totalement accro !)

Il baigne dans les années yéyé, interprète des adaptations de chansons anglo-saxonnes ! Son principal tube est Biche ô ma biche, chanson du groupe des  Searchers (et qui cherche trouve !) et qui, contrairement à ce qu’on croit, a été réadaptée dans la langue de Molière par Mort Schuman et non par Louis De Funès.

Il se produit en première partie de Sheila mais s’en remet difficilement. En 1964 il est sur la scène de l’Olympia à Paris pour un gala consacré aux idoles des jeunes.

En 1969 il arrête la chanson tel un motard qui stopperait un conducteur délinquant en état d’ébriété et à bord d’une vieille Jaguar écartée de contrôles techniques depuis l’avènement de l’ORTF .

En parlant de Jaguar, notre brave Frank se fait directeur de la concession de cette sublime marque.

Il poursuit dans le domaine automobile et devient PDG d’une marque de voiture appelée Jeep Dallas en hommage à JR et produite dans l’univers impitoyable de Neuilly. On n’arrive toujours pas à comprendre qu’un peu moins de 5.000 exemplaires de cette merveille technologique ne furent construits entre 1981 et 1998 !

Dépité Frank laisse tomber les Jeep (laisse tomber les jeep, laisse tomber les jeep lui avait susurré France Gall) et revient à ses premières amours : la chanson !

Il assure des galas mais, gars las, fatigué, touché par une sclérose latérale amyotrophique, il se traîne.

Il ne galope plus, il trotte ! Quel parcours courageux l’ami au trot fit !

Il finira par en mourir, donc, ce 11 octobre 2012, la veille de son anniversaire !

La camarde ne respecte plus  rien !!

L'UCHRONIE A DE BEAUX RESTES...

Double cliquer sur l'imagerie uchronique

En laissant Internet via ma boîte Neufbox SFR je suis bombardé par les moults informations du portail de la marque susnommée. Aujourd'hui j'ai eu droit à l'inénarrable "Hollande-Sarkozy : 6 mois après ce serait 50-50" !

L'uchronie est une maladie chronique qui consiste à réécrire l'histoire quand elle ne vous plaît plus !

De "U" négatif et de "Chronos" le temps, l'uchronie exprime un "non-temps" c'est à dire un temps de l'imaginaire où le conditionnel présent pousse comme l'ortie au coeur des broussailles de l'insatisfaction du présent de l'indicatif !

Je n'ai pu résister à la tentation de ma propre uchronie !

FIN DE LA FAIM

Cliquer sur l'image pour agrandir

jeudi 11 octobre 2012

MAIRE DURE AINSI ?



Eric Raoult, maire du Raincy (Seine-Saint-Denis) a été entendu, mercredi matin, par la Police de Bobigny. Apparemment il serait plutôt baryton martin !

Je plaisante ! L'audition s'est réalisée dans le cadre d'une enquête pour violences conjugales sur sa femme ; laquelle avait porté plainte !

L'homme en instance de divorce et déjà divorcé de l'assemblée nationale (depuis les dernières législatives où il fut battu par un certain Popelin  du PS) accumule les malheurs : ennuis de santé, conflits avec sa dame, défaite de Sarkozy, guerre des chefs à l'UMP, difficulté d'appliquer la loi SRU (ah, ces fichus logements sociaux !!!)

Mais le bougre a des ressources. Après son interrogatoire le maire UMP, qui réfute toute violence physique, a affirmé  qu'il voulait "porter plainte pour dénonciation calomnieuse" contre son épouse. Ambiance !!

Eric Raoult ancien ministre
Déclare ne pas être sinistre
A l’endroit de sa gente dame
Pas de quoi mitonner le drame !

- Epoux violent  point ne suis
Juste un divorce qui nourrit
Chez mon épouse l’intention
De calomnier par inventions !

L’ai menacée d’un révolver
Sans exciter mon fonds pervers
C’est un jouet tout plastifié
Qui crache de gentils smiley !

Je garde mon acrimonie
Pour le François qui nous régit
Sus au mariage des gay !
Bannissons sa fiscalité !

Réservons le cri violent
Pour ce piteux gouvernement !
Que le grand Nobel de la Paix
A Sarkozy soit délivré !!

Eric Raoult point député
Par Popelin tout dépité
De Raincy n’est plus que le maire
Le train de vie s’appelle "misère".

La garde à vue sans sinécure
Lui a procuré vomissures
Et l’accusé de porter plainte
Contre les calomnieuses atteintes !

C’est dur de n’être plus un saint
Dans le sérail politicien
Mais bien plus âpres les tensions
D’une conjugale explosion !

mardi 9 octobre 2012

SCIENCE POT A POGNON


Science Po a vécu dans un récipient doré. Assis en ce pot, largement abondé par les familles d'étudiants et par le Ministère de l'Enseignement Supérieur, le noble établissement a vécu au dessus de ses moyens jusqu'à ce qu'il se fasse épingler par la Cour des Comptes.

Les addictions à la gabegie dont souffrirait l'institution de la rue Saint-Guillaume sont ineffables : primes démesurées, enseignants invisibles, avantages luxueux, absence de contrôle de la part de l'Etat... 

Dans un rapport dévoilé ce lundi par "Le Monde", la Cour des comptes vilipende âprement la gestion de Sciences Po durant l'ère Richard Descoings.

Descoings ? Il eût fallu que vous cognassiez à sa porte à l'époque de son vivant ! Quel bon samaritain ! Un vrai dépensier des deniers publics qui prenait le contribuable pour une bonne poire ! A quel prix s’élevaient les conférences !! Si Descoings tance des accointances à l'argent ce n'est que vil enfumage ! Le bougre est un adepte du panier percé tant que l'oseille ne vient pas de son propre argent de poche !

La Cour pousse des cris d'or frais et incite urgemment à réformer la prestigieuse école Elle  «invite le ministère à revoir au moins en partie sa subvention à la baisse». C'est la crise, ma tante !!

Rappelons que Descoings est mort d'une crise cardiaque un 3 avril à New York mais pas dans la suite 2806 du Sofitel, ce qui rend son décès excusable. Cependant il demeure troublant de voir que des Français célèbres se perdent dans New-York soit pour y mourir physiquement soit pour y trépasser politiquement !


La crise cardiaque aurait-elle pour origine le stress de se voir démasquer par les audits financiers ? Quand il semble facile de lever sauce en gains on peut s'attendre à des jalousies de la part de corps universitaires moins bien lotis ! On ne peut durablement se vanter d'être riche quand un autre corps haut n'a rien !!

De toute évidence la politique de développement de Sciences Po tance la plus infime mesure de contrôle budgétaire ! Qu'elle aille se faire pendre ailleurs ! On assista à une fuite en avant financière ! Et voilà Descoings qu'oint d'onguent nimbé de gratitude un modeste enseignant chercheur tout esbaudi d'être grassement payé en n'effectuant que 30% de son service ! Et voilà Descoings si dense en rémunération propre ! Descoings décoincé dont la gestion décomplexée a dû faire dresser les cheveux sur la tête de plus d'un expert financier de la Cour ! 

Car, en matière de salaires, entre 2005 et 2011, la rémunération annuelle brute de Richard Descoings a augmenté de 60,4%, culminant à 537 246,75 euros en 2010. On ne s'appelle pas Richard incidemment ! A titre de comparaison, la rémunération annuelle brute du président d'un autre grand établissement universitaire était de 160 095,61 euros en 2011, critique la Cour dans les extraits révélés par le quotidien !

Evidemment il fallait se payer "sur la bête". Les familles ont été sollicitées !

- Le coût moyen d'un étudiant est supérieur de plus de 3 000 euros à celui d'un étudiant à l'université Paris Dauphine, se lamente un membre de la Cour qui en est à son 30ème Kleenex en 6 heures. Sachez que la facture est acquittée par le ministère de l'Enseignement supérieur pour un surcoût de 300 euros par étudiant, mais aussi par les familles à qui on demandait en moyenne, en 2010, 400 euros à Dauphine et un peu plus de 3 000 euros à Sciences Po !
 
Hé oui ! Si ça tombe ça dure même d'avant l'ère Descoings !

Il faut s'attendre à ce que les parents de Jacques Attali, Anne Sinclair, Philippe Seguin, Lionel Jospin et François Hollande demandent incessamment le remboursement des frais de scolarité de leur progéniture  pour la partie concernant le "trop perçu" !


C'est vrai quoi ! C'est indigne d'un grand Etablissement comme Science SPO de spolier l'épargne de la classe moyenne !!

dimanche 7 octobre 2012

1982 : C'ETAIT DEJA LA CRISE !!


FAUT PAS PRENDRE LES ENFANTS DU BON DIEU POUR DES PIGEONS SAUVAGES...


Les patrons abhorrent supporter des ailes de pigeons ! Une vilaine roue fiscale les menace ! Et la roue coule déjà leur énergie d’entreprendre ou de revendre leur business. Si cela continue ils vont quitter l’hexagone en véritables pigeons voyageurs pour éviter le fisc. On lit ça dans les manchettes ! Ils iront coloniser la Belgique ou la Grande Bretagne. Ils en seront plus beaux et donc on peut craindre que ces colons beaux filent !!

Pourquoi tant de craintes ? Parce que, dans les cartons du gouvernement, on trouve un projet de taxer sur le revenu les cessions d’entreprises jusqu’alors assujetties  à un taux forfaitaire de 19 % (taux réduit qui en leur fors fait taire les grincheux !). En soumettant les revenus de cession à l’impôt sur le revenu les patrons vendeurs seraient quasiment déposés sur une jolie tranche de 45% pour la partie des revenus supérieurs à 150.000 € et à des prélèvements sociaux qui pourraient, dans certains cas, saler l’addition à plus de 60 %.

Un économiste nommé Laffer a prouvé que plus le taux d’imposition augmente et plus on dissuade les quidams à créer leur entreprise tout en incitant l’expansion du travail au noir. Aussi trop d’impôt tue l’impôt ! Les pigeons crient au vol avec la peur de laisser des plumes.

Les patrons-pigeons se sont donc émus en déboulant sur les réseaux sociaux. Et ils ont fini par faire céder le gouvernement ! Ils ne subiront pas le bagué fiscal !

- Je ne veux pas que vous ramiez, a lancé Pierre Moscovici tout en écoutant l’Arlésienne de Bizet pour le rasséréner, je vais revoir ma copie sur les plus-values de cession ! Je vais reprendre le collier !

Une réunion a été organisée, tambour battant, jeudi après-midi avec Fleur Pellerin (il vaut mieux être Fleur que Faucon en l’occurrence), la ministre déléguée aux PME et à l'Innovation. On espère des débats gais !!

Cette réunion doit permettre de «définir ce que pourraient être des amendements au projet de loi de finances qui reviendraient sur les mesures qui empêcheraient cette innovation, cet inventivité», a expliqué le Père Moscovici qui pige, ô niais qu’il fut, l’importance d’un tel consensus.

Les patrons pigeons  de leur plus belle plume revendiquent surtout une réduction de la durée de détention des parts de capital permettant d’obtenir une exonération fiscale totale.  Une durée actuellement fixée à douze ans dans le projet de loi de finances.

Parmi ces pigeons une colombes ailée qui a soigné sa rhétorique dans le style le plus gaullien. Elle remet sa copie aux deux rapaces de Bercy : Moscovici et Cahuzac. Et alors ?

Attendons : Rapport de colombe ailée : deux aigles lisent !!

jeudi 4 octobre 2012

LA DIGNITE D'AURELIE




Pour un mauvais regard Kevin et Sofiane sont morts sous les coups meurtriers d’une bande de jeunes armés de couteaux. C’était à Echirolles, près de Grenoble, ce vendredi 23 septembre vers 21 H

Pour un regard mauvais deux jeunes étudiants sont morts sous les coups d’assassins qui n’étaient guère plus âgés qu’eux !

On pourrait désespérer de notre humanité ! La haine, le retour à l’état sauvage ! Les hordes de loup ! Et pourtant il y a eu ce témoignage ! Bouleversant ! D’une immense dignité !!

La mère de Kevin nous a plus qu’émus !

- J'ai perdu un enfant d'une mort absurde, il n'est pas parti à la guerre", dénonce cette femme.  Il n'y a plus de garde-fous, les codes de communication ont changé !

Et Aurélie Noubissi d’ajouter :

- Les assassins de mon fils ce sont des jeunes qui vivent dans le désœuvrement, l'oisiveté. La source du problème, on le sait, elle vient de Villeneuve !

La Villeneuve, quartier très sensible de Grenoble ! Comme tant de quartiers sensibles !  

Malgré la douleur, le deuil terrible, une flamme vive qui éclaire de son humanisme  la noirceur funèbre et meurtrière d’une société malade.

Dans votre douleur si digne, je vous ai trouvée très belle, Madame.


Un visage marqué de sanglots retenus
Le portrait de Kevin qu’entoure un cadre blanc
Devant l’inexpliqué  de sa voix les mots nus
Réitèrent  questions sur ces temps décadents.

 
Pas d’aura vengeresse, seule une imprécation
Dignement formulée au fil de ses paroles
Par Sofiane et son fils elle nourrit l’émotion
D’intelligence vive que la sagesse frôle.

 
Echirolles  déchirée sous l’éclat de l’horreur
Par la femme debout revisite ses plaies
Le silence en respect tient le démon vengeur
Flots de recueillement en écumes de paix.

 
Point de haine fardée de colères tranchantes
C’est le cœur d’une mère comme un cri douloureux
Un écho de bonté, une brise émouvante
Un onguent salutaire sur les bleus des banlieues.

 
C’est l’amour d’une mère qui se vide infini
Irriguant de son sang le ruisseau des mémoires
Pour que jamais la mort ne se change en oubli
Comme il s'écrit souvent dans les plis de l’Histoire...

 
C’est le cri d’une mère hérissé de questions
Sur cette humanité aux racines fragiles
Sur l’immense gâchis en ces quartiers-prisons
Où l’enfant sans repère se fait loup indocile !

mardi 2 octobre 2012

CARLTON ET SON HOTE AUX MOBILES (louches)


Alors que le salon automobile bat son plein (enfin, il essaie) le procureur de Lille (c’est chez moi ça !) Frédéric Fèvre a classé sans suite une sympathique enquête préliminaire pour…préliminaires avant viol en réunion qui visait DSK.

Il a classé sans suite car, contrairement au Sofitel, l’action ne se serait pas passée dans une suite ! Au Carlton on m’a annoncé qu’on n’avait pas de suite, sauf dans les idées…

En parlant d’ID ça me fait penser que j’avais un oncle qui en possédait une ! Une rutilante qu’il passait ses soirées à astiquer sans coup férir ! Cet inconditionnel de Citroën possédait aussi une DS de collection mais…je m’égare !

Le parquet de Lille avait ouvert la procédure le 21 mai alors que les juges d’instruction de l’affaire dite « du Carlton » lui avaient transmis le témoignage de Marion, une Escort qui accusait DSK de viol en réunion.

En parlant d’Escort je connaissais un pote qui en chérissait une comme la prunelle de ses yeux. Un modèle de 1968 qui avait, avec bravitude (comme dirait l’autre), surmonté les affres des pavés estudiantins ! Mais bon, je sens que je m’éloigne encore ! Marche arrière ! A p… ! Dure la marche arrière !

Les faits se seraient déroulés à Washington entre le 15 et le 18 décembre 2010 selon le FBI (entre le 16 et le 19 selon la CIA, mais tout le monde s’en fout !). Au cours d’une élégante partie fine, DSK toujours directeur du FMI, aurait imposé à ladite Marion des actes sexuels non consentis.

Mais la jeune femme est revenue sur son accusation mais on ne peut pas dire qu’elle fit hâte !

En parlant de Fiat, je me souviens d’un voisin qui en possédait une, une 500, un véritable pot de yaourt qui pétaradait dans tout le quartier et qu’il avait recouvert de décalcomanies découvrant les côtés somptueux de playmates et autres pin up  ! Mais je sens que je m’égare !

La jeune femme a déclaré qu'elle avait finalement accepté après avoir refusé verbalement. Cette version a été rapportée également par Estelle, une autre prostituée qui participait à la délicieuse soirée. Estelle c’est un peu sa dauphine !

Justement, j’ai le vague souvenir d’une Dauphine rouge, dans mon quartier d’enfance. Elle appartenait à Mr Vanderslip, un représentant en pâtes alimentaires. Heu, je, je suis vraiment désolé, je m’égare encore !

En définitive, la décision du procureur ne clôt pas l'affaire du Carlton dans sa globalité, puisque le volet concernant l'accusation de proxénétisme en bande organisée fait toujours l'objet d'une instruction Saura-t-on enfin si DSK fait partie du milieu ?

Serait-il mac, Lio ?

dimanche 30 septembre 2012

LES DEUX FACES DE LA CHANSON FRANCAISE


Hier soir nous avions le choix entre les has been (Tf1) ou l’émission consacrée à Charles Aznavour (France 2). Après rapide zapping je me suis replongé dans mon roman « la femme de l’allemand » de Marie Sizun ! Un chef d’œuvre !

Ce qui me gêne avec les émissions dites « de variétés » c’est justement le manque de…variétés. Toujours les mêmes soupes, les mêmes voix, les mêmes visages ! Les éternels retours aux chansons d’antan, la nostalgie télévisée, les habitué des plateaux qu’on nous ressort ! Et même le retour de Carla Bruni (si, si) invitée sur France 2 par Alessandra Sublet  qui avait un réel besoin de montrer ses cuisses par l’entremise d’une jupe taillée par un maniaque de la miniature !


Avant de plonger dans mon roman je me suis mis à rêver d’une émission sérieuse sur la chanson ! Car la chanson est une discipline sérieuse qu’il ne faut pas laisser entre les mains de pseudo artistes, de fabricants de tubes médiatisés ou de minettes à la voix standardisée. Oui, je me suis mis à rêver d’une émission où les besogneux de l’ombre apparaîtraient régulièrement et non seulement par fugacité à la demande d’un regretté Ferrat qui imposa, en son temps, la présence de Joyet ou de Paccoud  (qui les connaît ?) dans l’émission « Vivement dimanche ! ».


Je rêve, suis-je sot
D’une émission nouvelle
Où l’anglicisme show
Resterait aux poubelles
Où nul n’aurait pression
De chanter les standards
Mais créerait l’émotion
En dévoilant son art !
  la présentatrice
N’éprouverait jamais
Des joies de séductrice
Par sa jupe écourtée.
Où la magie des mots
Gommerait l’imposture
De voix sur un plateau
Que l’ambition capture.

 
Je rêve, suis-je fou
D’un nouvel échiquier
Où un Chancel « Bon goût »
De sons délecterait !
De sons et de musique
Nappés de poésie
De nuages lyriques
En toute modestie.
Où de grands inconnus
De leurs verbes superbes
Nous conteraient vertus
Ou critiques acerbes.
Mille chansons rebelles
Pour ne plus s’endormir
Des mélodies charnelles
Jusqu’au fond du plaisir.
 
Je rêve, suis-je con
D’un théâtre nourri
De faiseurs de chansons
Empreints de fantaisie
Mais aussi de candeur
Nue de mièvrerie
Des saltimbanques au cœur
Noyé de poésie.
Des anges gauchisés
Aux ailes incorrectes
Qui vous balancent au nez
Vos pleutreries suspectes.
Des enfants de Ferré
Sortis de la pénombre
Et scandant les mots vrais
Au cœur du plus grand nombre.

 
Je rêve, suis-je sot
D’un grand désintérêt
A faire ses trémolos
Sous les feux de télé.
Des visages nouveaux
Dans le champ cathodique
Loin des grands capitaux
Qui financent les disques.
Des enfants de Bruant
Sortis de leurs cafés
Chantant tonitruant
Les maux de société.
On les verrait alors
Les Joyet, Le Bihan
Les Juliette et consort
En sublimes artisans.
Orfèvrerie des mots
Lacouture  ou Morel
Bihl, Jamait ou Duino
Lapalud et Pestel.
 
 
Mais je rêve c’est sûr
L’anarchie des poètes
Se tarit de censures
Sous l’éclat des paillettes.
Alors tant pis mon vieux
Nourris-toi de chimères
Eblouis-toi les yeux
D’étonnantes  lumières.
Carla Bruni s’éteint
Et jaillit Clarika
Sans habit de satin
Mais le cœur en éclats.
Lavoine et sa promo
Dans la pénombre chutent
Et fredonne  Sarclo
Embellie, beauté…chut !!

vendredi 28 septembre 2012

IL Y A 30 ANS KOHL...


Helmut Kohl est né en 1930 et en Allemagne durant la grande dépression partie des USA (Crise de 1929) ! Il fut donc aux premières loges enfantines pour apprécier la montée au pouvoir d’un petit brun à moustache amoureux d’une svastika !
 

Il est le fils de Cécile et de Hans Kohl et le troisième enfant de ce couple de Ludwigshafen (Rhénanie-Palatinat). La vie paisible change de visage avec la guerre : elle mute. Les Kohl suivent l’école martiale et le frère d’Helmut meurt aux combats !

 
Helmut, lui-même, est enrôlé mais, grâce à Dieu, ne participera pas aux combats. Il n’empêche : il secrète de la mélancolie à mettre en colissimo ; Kohl y scie maux à sa façon en rêvassant, en espérant des jours meilleurs ! En de rares instants, seul dans la campagne, but Kohl, hic !!

 
Après les durs combats la paix reprend ! Kohl chique dans les près en attendant mieux ! Le mieux c’est la politique !! Kohl rejoint la CDU (Union Démocrate Chrétienne) tout en bûchant le droit à Francfort-sur-le-Main. Puis il poursuit des études à l’université de Heidelberg et réussit à les rattraper en les harponnant d’un sublime diplôme en histoire et en sciences paléolithiques, enfin, quelque chose comme ça !!

 
En 1958 Helmut est sur les dents : Kohl guette le verdict du jury ! Il aura satisfecit : obtention du doctorat pour sa thèse Développement politiques dans le Palatinat et reconstruction des partis politiques après 1945. L’homme, curieusement, ne s’oriente pas vers le professorat et les chaires mais vers le secteur privé ! On le verra manager des industries chimiques de Ludwigshafen. Dans le haut de la hiérarchie Kohl est monté.

 
Entre temps il se marie avec Hannelore, une copine de jeunesse. Le couple passe sa nuit de noce en Italie. On retrouve le couple Kohl à Gènes, très détendu à siroter du scotch.

 
Prenant quelques kilos il ressent le besoin de se faire élire à la diète de Rhénanie-Palatinat. Bien sûr il barbotte toujours dans son CDU adoré. Ce parti le porte, haut, très haut ! Le voici élu chancelier en 1982…un an après le sacre de Mitterrand !

 
Justement les deux hommes vont fraterniser ! Le 22 septembre 1984 voit Kohl mater les démons de la grande guerre ! Il commémore avec le Sphinx élyséen le souvenir des soldats français et allemands tombés durant la première guerre mondiale. Le mémorial de Verdun en est encore tout ému d’avoir vu les deux hommes main dans main se recueillir devant le souvenir des sacrifiés !

 
Mais cette cérémonie à l’extérieur laisse quelques séquelles. Kohl tousse. Pour ne pas laisser Kohl aux quintes sa femme lui prépare une bonne soupe de potiron. Quel plaisir d’être près d’un feu ! Par la suite il passera au cacao dont le prix en deutschemark semble dérisoire. Il le prend bien brûlant. Quelle sensation de chaud Kohl a !!
 

Les douceurs ne durent guère. En 1989 la chute du mur de Berlin va le forcer à réunifier au plus vite les deux Allemagnes : Kohl hâte héros à se retrouver ! Anciennes victimes de la Stasi et citoyens de l’ex RFA accorderont leurs violons !

 
Hélas Kohl erre dans les difficultés : l’Est, du jour au lendemain, obtient le même pouvoir d’achat par deutschemark. La réunification va se payer lourdement ! En dépits de maintes

Tempêtes qui semblent laisser Kohl au radeau sinistré, le chancelier réussira a sauvé la mise et a se faire réélire en 1994.

Mais la récession le rattrape. Sa politique alliant «culture du marché » et « protection sociale » bat de l’aile.

 
-         Le père Kohl a tord, lance le parti rival, le SPD. Y’en a marc (de café !)

-         Kohl ose copie d’un modèle dépassé qui ne peut qu’engendrer crises intestines, lance un écologiste boutonneux.

 
Bref, ce n’est plus le grand amour et Kohl se fait balayer par Gehrard Schröder, en 1998. Le SPD prend donc le pouvoir et Kohl, fatigué, laisse sa place à Wolfgang Schäuble à la tête de la CDU ! On voit ainsi Kohl dessaisi en sa voie.

 
Puis, même si de vive voix Kohl abhorre, Helmut collabore à des montages suspects de caisses dont saura profiter sa petite protégée, une certaine Angela Merkel.

 
Kohl maquille en trompe l’œil, rend des comptes occultes et finance son parti en pleine opacité !!

 
Fin 1999, la CDU est ainsi atteinte par un « Kohl, ô, sale »  scandale politico-financier qui ruine la gestion des années Kohl. La révélation de caisses noires le conduit à démissionner de la présidence d'honneur de son Parti en 2000.
 

Image cassée ! Quel bris Kohl ! L’homme fait l'objet d’une enquête judiciaire pour « malversations » ! Dans le frelaté s’étale Kohl ! Le dossier sera clos en 2001 après le paiement d'une amende de 300 000 marks non remboursés par la Krankenkasse !

 
Kohl fait moins recette dans les médias. Même notre resplendissant Monde s’interroge sur le bienfondé d’une insertion d’un quelconque article évoquant l’ancien chancelier.


- Kohl, on bannit ? S’interrogera un rédacteur en chef.

L’homme tirera sa révérence politique (syndrome Jospin) mais continuera à soutenir sa petite Angela !

En 2009, en plus d'une fracture de la hanche qui l'oblige à rester dans un rollstuhl (fauteuil roulant), Kohl est victime d'un  AVC (accident vasculaire cérébral) qui lui paralyse le bas du visage !

Mais, ce jeudi à Berlin, Angela a tenu a salué son grand copain à l’occasion du 30ème anniversaire de son arrivée au pouvoir !
-  Pour notre bonheur, nous Européens, nous sommes unis, et une grande part de ce bonheur nous la devons à Helmut Kohl a déclaré la Chancelière.

C’était beau comme du Goethe retravaillé par un Robert Schumann dans la plus haute tradition des lieder leaders sans délits d’heurts…