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Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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mardi 2 juin 2015
dimanche 31 mai 2015
PUB 78
Un pauvre duc ourdi d'arthrose
Contre moroses maux mit mots roses
En sa bouche d'Icare et dix quarts
D'un prêt lui fut octroyé car
Le duc fomentait le projet
Un peu zélé d'être aux ailes et
De s'envoler ! La banque suivit
Finançant passions et défis
Hélas, l'échec fut factuel
Pourquoi duc raidi mus-tu ailes ?
vendredi 29 mai 2015
LA FIFA CITÉE (et pourtant à l'allant terne)
La Fifa (Fédération International
de Football) joue contre son camp dans une tourmente sans presse aidant pour la
tirer de l’eau tant la crise est grave.
Mercredi 27 mai, neuf hauts
responsables de la Fifa et cinq partenaires de cette instance mondiale du
ballon rond (de jambe) ont été inculpés pour corruption, racket (alors qu’il ne
s’agit même pas de tennis) et blanchiment à New York, ville qu’a rêvé sur « rude
zone » un certain Yves Simon, fils de Michel à moins que ce ne soit
d’Albert le seigneur météo !
Mais je mets gare, gare à la
chute ! Oui la corruption salit autant que le dopage ! De quoi
accuse-t-on les suspects ? D’avoir reçu ou distribué plus de 150 millions
de dollars depuis 1991 pour les droits de diffusion de tournois internationaux.
Sept d’entre eux ont été arrêtés
chez les petits Suisses qui les ont rendus mats
hier grâce à leur sagacité
légendaire que les zèles vêtent ! Oui, ils ont été arrêtés à Zurich là où
le gras show perd quand il est débusqué ! Ils
risquent jusqu’à 20 ans de prison les truands du gazon vert qu’on va dégazer en
touche, vite fait !
"Il n'y a pas de place pour la corruption dans
le football", a assuré "Sepp" Blatter, le Président de la Fifa,
qui brigue, comme par un curieux hasard, un cinquième mandat à la tête
(plongeante) de l’organisation ! Le cinquième Sepp tente comme dirait
Courtois un gardien belge au Hazard de la discussion et jamais avare de saillies !
On voudrait torpiller Sepp qu’on ne ferait pas
autrement. On déblatère sur Blatter qui donne l’impression de régner sur un
champignon véreux que les cafards dévorent : sur cep blattes errent !
Un pauvre champion sur lequel on ne souhaite plus appuyer de peur d’accélérer
la production d’argent sale !
Mais est-il coupable ? Où l’a-t-on trompé pour,
qu’in fine, le pauvre en
cornes erre tel un Cocu
(Philip) se prenant pour un Messi mais qui se cantonne à avaler des serpents
qui secouent l’œuvre ?
Blatter vieillit et pour certains il n’est plus une
lumière tant il est éteint ce lent (ce qui est paradoxal) ! Et si sa seule
arme pour ne rien ressortir à la lumière était
nier ?
Sepp fait des pieds et des mains, en tant que
gardien de but (soit garder son poste) pour prouver sa bonne foi ! Mais on
a du mal à croire qu’il n’était au courant de rien à l’image d’un Sarkozy,
alias Bismuth, niant l’existence de Bygmalion !
N’entend-t-on pas déjà la ministre de la Justice des
USA, Loretta Lynch (si l’or est à Lynch c’est quelle est fente manne ?), a
elle-même accusé en conférence de presse les personnes poursuivies
d'avoir "corrompu les affaires du football mondial pour servir leurs
intérêts »! Elle a notamment taclé avec beaucoup de cran ponts d’argent jeté entre pays
organisateurs et individus !
Pour la Coupe du Monde de 2010, l’Afrique du Sud qui
avait pourtant déclaré la fin de « la part t’aide » a bénéficié d’une
désignation de pays organisateur par corruption interposée ! La faute est
grave et il ne faut pas l’amender là ! L’Afrique du Sud a été désignée par
des gens qui ont reçu pour une bonne barre transversale, heu, pour un bonne
part transfert sale, soit des pots de vins et ne soyons pas devins pour
imaginer ce qu’il advint !
Il ne s'agit que d'allégations, a réagi Dominic
Chimhavi, porte-parole de la Fédération sud-africaine, une anti-thé, pro-café
qui relève de la confédération africaine de football très favorable à Blatter.
Cela n’est pas pour calmer le
président de l'UEFA (Fédération Européenne de Football) Michel Platini. Notre
Platoche national a déclaré aujourd'hui être "dépité, écœuré,
dégouté ! »
J’en
ai marre à Cana et pots de vin ! Marre ! Je
suis prêt à adresser le carton rouge à Sepp qui préfère les dessous de table de
ping pong financier aux coûts francs, directs !
Dans la foulée, il a déclaré que du
suffrage de vendredi pour la présidence de la Fifa, les votes devraient se
tourner en majorité vers le candidat jordanien, Ali Ben Al-Hussein parce que la
Jordanie est un beau pays et que sa capitale est à mannes, bien déclarées et
transparente.
J'ai demandé à Sepp Blatter de
quitter la Fifa, a ajouté Michel Platini. Il ne peut plus dribbler avec l'aide RIB-leurres et faire semblant que tout est
transparent quand des doubles contacts financiers s’opèrent dans une surface de
râpes à rations !
Oui, le rationnement du blé subit
un bon coup de rats beaux. On ouvre le portefeuille pour acheter les
décideurs ! Chaque pays représentant une voix on peut facilement corrompre
des petits Etats en mal d’argent et faire pencher la balance de son côté tant
que celle-ci ne se met pas à table devant une brigade financière.
Blatter a répondu
qu’il ne partirait pas tant onze d’or au soleil de la Fifa et ne croit pas que
les affaires saisies damnent son sort !
Michel Platini a repris et cette
reprise devait l’ovationner (et cette reprise de vélo va sillonner ?
Vacille au nez ?) :
La Fifa ne mérite pas d'être
traitée comme ça, c'est la mère de football, c'est notre mère à tous, et notre
mère ne mérite pas d'être traitée comme ça.
Oui la Fifa est mère nourricière
mais gageons qu’elle devienne mère souricière, piège à mafieux de tous poils et
qui finiront par se faire peler !
Une mère comme seule recours à ses
footballeurs ; on sait que ses produits les dopèrent mais n’a jamais
produit l’aide au père !
Oui Michel, il ne faudrait pas que
Sepp nique ta mère !
jeudi 28 mai 2015
QUATRE ÂMES NOUVELLES AU CŒUR DU PANTHEON
François Hollande voulait ses "panthéonisés", prétextes à un beau discours laïc au cours d’une grande messe qui se voulait tout autant empreinte de la loi de 1905.
Il a trouvé le
discours et les quatre âmes à faire rentrer dans ce qui fut, jadis, l’église St
Geneviève (Vème arrondissement)
Oui, Flamby a fait
rentrer au Panthéon quatre illustres personnages ayant comme dénominateur
commun l’esprit de résistance contre le nazisme. Pour ne pas être en reste avec
l’esprit de son époque il a choisi la parité : 2 femmes et 2 hommes.
Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Jean Zay et Pierre
Brossolette reposent désormais à coté de Voltaire, Hugo, Zola, Dumas et autre
Aimé Césaire.
"Ils sont quatre
à entrer aujourd'hui dans le monument de notre mémoire nationale. Ils sont
quatre admirables sans avoir voulu être admirés. Quatre histoires qui donnent
chair et visage à la République en en rappelant les valeurs", a prononcé
le chef de l’Etat dans un discours pas aussi fleuve que celui pratiqué jadis
par l’homme de Cuba (en équipement Adidas), homme qu’il avait rencontré
quelques jours auparavant.
A travers ces quatre
exemples, le chef de l’Etat a voulu rappeler l’importance de l’histoire et de
la mémoire de celle-ci !
Il manquait dans le
parterre des élus, heureux de l’écouter ou prêts à le critiquer à la moindre
récupération, un homme. Il brilla par son absence mais finalement c’était sa
façon à lui de faire de la résistance.
Oui, il manquait
Sarkozy, le chef des républicains. Mais ceci n’est qu’un détail de l’histoire.
Brossolette sorti de son grand pacifisme
Devint le plus fervent des antimunichois
Gagna la résistance après le coup de froid
De la débâcle glauque prise en son pétainisme
Dans les brumes de Londres il dit au Général
Dont l’appel avait lui dans la nuit de terreur
Qu’il gagnerait bien plus en panache et hauteur
S’il délaissait un peu l’autorité glaciale.
Une telle insolence le marginalisa
Quand bien même il parvint à revenir en France
Pour semer à foison sa propre résistance
Avant que d’être happé par les diables soldats.
Torturé savamment par les bourreaux haineux
Il se mit à douter de sa langue tacite
Préféra se jeter, dans l’espoir qui s’effrite
Défenestra son corps sans distiller l’aveu.
Geneviève De Gaulle conserva de son oncle
Le prestige du nom et l’éclat du combat
Devint par mimétisme un valeureux soldat
De cette armée de l’ombre contre le noir furoncle
Arrêtée à Paris chez un brave libraire
Elle prit vers Ravensbrück le train de l’innommable
Côtoya dans le camp l’enfer abominable
Frôla cent fois la mort mue par les tortionnaires
Le nom qu’elle porte haut lui sauvera la vie
Himmler l’isolera comme monnaie d’échange
Le grand vent de l’histoire lui enverra les anges
De la libération mais de l’amour, aussi.
Amour pour son Bernard, grand ami d’Aragon
Mais amour tout autant pour les plus démunis
Les petits protégés de ce père Wresinski
Pour qui son cœur battra, émue de compassion.
Germaine aimait l’humain et voulait l’étudier
Dans son imperfection ou sa luminescence
Ethnologue éclairée mesura la nuisance
D’un parti d’outre Rhin commençant à danser.
Elle en devint sa proie aux jours du barbarisme
Retrouvant Geneviève en la même géhenne
Elle courtisa l’humour en rempart à la haine
Un livret d’opérette en chemin d’exorcisme
Rescapée de l’enfer sa conscience vivra
Pour fustiger l’horreur de l’immonde torture
Sous le ciel algérien, comme une éclaboussure
Sur le drap démocrate dont on vantait l’aura.
La Dame de St Mandé jusqu’au souffle dernier
Conservera l’écho d’une sourde colère
A l’encontre du temps qui fabrique misère
Sans papiers anonymes par l’argent sacrifiés.
Jean Zay fut un géant de ce Front Populaire
Éphémère Pygmalion de Marianne troisième
A l’heure où Léon Blum imaginait humaine
Cette France affamée de miel égalitaire.
Jean pétri d’idéaux et de pédagogie
Démocratisera l’enseignement d’alors
Prolongera d’un an le merveilleux effort
D’une scolarité, enfant de Jules Ferry.
Ardent commanditaire des travaux dirigés
Il voulait que l’enfant découvre en la nature
La vérité sortie de la littérature
Qu’il s’abreuve à la source du sport en liberté.
La guerre l’arrêtera dans ses nobles discours
Franc-maçon, de père juif, il nourrira la haine.
La milice asservie aux ailes suzeraines
Du rapace nazi lui ôtera le jour.
Oui, deux femmes et deux hommes, quatre exemplarités
Dans ce sermon laïc du prêtre élyséen
Pour confier à l’Histoire le droit quasi divin
D'éclairer la jeunesse des leçons du passé.
Oui, deux hommes et deux femmes, ô noble parité
Dans l’oraison nourrie de feux contemporains
Où se consument encore le sinistre destin
Des enfants de Charlie aux crayons mutilés.
Entrez ici, géants, au cœur du Panthéon
Demeurez en nos cœurs l’indestructible ancrage
Le grand phare éclairant la jeunesse en voyage
Vers le chemin serein des plus beaux horizons.
Ce grand phare éclairant quelques tristes rivages
Pour sauver les fantômes de mille émigrations…
mercredi 27 mai 2015
L’ÈRE DU MARIAGE GAY
Les
Irlandais, consultés vendredi par référendum, ont approuvé le mariage gay à 62%
selon Scotland Yard après correction des variations saisonnières. L’Eire
effraie l’église catholique même si cette dernière n'émet pas d’ «Anna t’aime,
pourquoi choisir Bob ?".
Oui, ça
fait étincelle tique (est un celtique ?) un curé en protestant sous son
chasuble et dont l’âme se dit aux seize haines : une par paroissien gay.
Oui l’abbé, tu en as dénombré 16, oui Père !
Seize
homos qui vont profiter de l’aubaine pour convoler en justes noces et nous
programmer huit mariages aux couleurs de l’arc-en-ciel et sous quelques notes
de harpes, ondes de pécheurs ; ainsi déballe haine son pauvre cœur…
Oui, il
est homophobe ! Il le sait ! Il ne le devrait pas : le gay n’est
pas gale, ouais ! Comme dirait son chef, le grand François du Vatican :
« si une personne est gay qui suis-je pour juger ? » Oui, il
faudra qu’il change son regard hagard d’Eire qui le rend bossu sur les
questions sexuelles.
Mais que
le chemin sera long ! Des fadaises de mots errent dans son esprit trouble :
il en veut à ses ouailles qui ont sûrement voté oui ! Ouailles aiment
scier la branche de ses convictions rétrogrades que ne démentirait pas une
Christine Boutin en extase immaculé (et non ecstasy m’a coulé).
Il y en
veut à ces paroissiens qui, dans le secret du confessionnal, enfin de l’isoloir,
ont mis le bulletin « oui » dans l’enveloppe ! Son âme déconne,
aime à ras, au ras des pâquerettes ! Il aimerait l’élever mais non, il n’arrive
pas ! Il n’arrivera pas à bénir deux mariés du même sexe ! Va-t’en
gay, va tanguer, vit tango, vit tes goûts loin de nous, loin de moi ! Oh,
pitié mon Dieu, je ne devrais pas dire ça !
Alors le
curé s’étale en Guinness en précipitant la mise en bière de ses facultés
pieuses dont les formes ascètes alanguies naissent dès que l’allant bique.
Il
rejoint dans son ivresse les grands esprits de Rome qui se saoulent au vin de
Messe pour tenter d’oublier « une défaite pour l’humanité » ainsi que
l’a estimé le Cardinal Parolin, secrétaire d’Etat du Saint Siège qui en a les
bras qui tombent ! Un Saint Siège qu’il faudrait pourtant ménager pour
éviter qu’en immense trappe on tînt !
Ces paroles pures d'un Parolin pur surviennent à cinq mois d'un synode (assemblée d'évêques) sur les
défis de la famille chrétienne dans le monde contemporain. Il faut
envisager que l’air de l’Eire rendra un peu irrespirable la Rome chocolat quand
est dans les clameurs un gay (dans l’éclat meringué ?)
Et oui,
le « Oui » au mariage gay dans la très catholique Irlande va laisser détresses
sur la place St Pierre qui en dira deux mots à St Patrick au thé !
Mais
trèfle de causerie et quittons Rome pour revenir à Dublin : on y boit, on
chante, on y danse la gigue. On agence la révolution des mœurs, on se blinde
contre les préjugés en semant la tolérance
Et Dublin
d’agencement fait du blindage, en semant…
samedi 23 mai 2015
COUGAR-BABY LOVE !
Comment le mot « cougar » était-il passé dans des
méandres sémantiques pour désigner une femme mûre à la recherche de jeunesse ?
Mon enfance m’avait bercé d’imageries d’animaux.
Je me souviens : ce petit poster du cougar dans télé 7 jours. C’était un
félin, l’équivalent du Puma.
Comment le mot « cougar » m’avait-t-il
fait passer d’une photo de prédateur sud-américain à cette femme qu’on me présenta, un jour, et qui partagea une
nuit de ma vie quand bien même elle eût pu être ma mère.
Je revenais d’Oslo et m’étais fait l’idée
d’y retourner un jour tant la Norvège et ses omelettes m’avaient inspiré. J’avais 22 ans et le cœur aventurier. Les expériences à l’étranger m’avaient dopé la
maturité.
Avant tu riais, fait Line, ma sœur qui n’hésitera
peut-être jamais à me tancer, tu es
devenu plus sérieux.
Oui, elle n’avait pas tort et je
cherchais ma voix dans ce décor de vaux câliné (dansent des cordes vocales
innées), cajolé par le soleil généreux.
De
Lyon à l’Yonne j’avais traîné mes vieilles Puma dans un cursus universitaire
improbable. Je foulais à mes dépens terre (Amédée, panthère ?) d’une France
sans travail où j’avais droit au chat pitre du rejet l’opération « sert-Val »
de Pôle Emploi n’ayant pas trouvé ressources à mon cerveau.
C’est alors qu’elle vint avec son beau châssis à moi, ce corps beau qu’elle entretenait
par des produits en tigresse et anti-graisse… La cinquantaine sous cheveux fauve et ce
regard persan qui mit Olé dans mon cœur juvénile quelque peu hidalgo (et mis haut).
Elle rayonnait en sortant de sa Jaguar rue
Giraudoux et s’en vint rugir au doux plaisir de me voir. Moi qui passais par-là,
par hasard, par ce temps maussade que le
nuage gris fait.
Oui, elle me sourit et d’un seul coup,
gare, Cupidon frappa !
Le soir même j’étais chez elle ! C’était
un joli pavillon de banlieue auquel on accédait par un perron encadré de deux
sphynx en albâtre qui n’étaient pas sans
rappeler mes anciens chats teignes à qui je flanquais des marrons !
C’était l’automne, cette période où le
soleil gai part. Il faut relancer le bel âtre (que je n’étais pas) :
-
Il n’y a qu’une
solution pour éradiquer cette froidure anti-Grèce : feu l’est !
Ah cette chaleur du feu de bois !
Rien de tel pour se réchauffer le corps et l’âme à l’Aria de Bach, entrecoupé
de Chats Sauvages ! Nous parlâmes de nos vies, contes et comptes.
-
Il ne m’a laissé
que la Jaguar mais je vais m’en débarrasser caracal souvent ! Enfin, je
veux dire que mon garagiste me connaît bien.
Je lui avais raconté ma vie d’incertitude
et elle m’avait rassuré en alléguant que nul écart n’a scié définitivement une
destinée tout en me versant du thé dans un petit grès.
Nous avions sombré au jeu du « des
félins-défais l’autre » à nous donner toutes griffes dehors sous du satin
blanc d’une unique nuit en commun. Se lécha-t-on ? (ce laid chaton ?)
Je l’avais quittée au matin angora sous
pie, heu encore assoupi. Je savais qu’on ne se reverrait plus.
J’essuyais une petite larme de
crocodile, saurien qui n’a rien à faire dans cette histoire caïman vouée aux
félins (fait l’autre).
Il fallait bien trouver une chute !
Lucien Chat-bande-elle-masse.
PALMYRE TREMBLE EN SES RUINES
L’Etat islamique (EI) élargit de jour en jour sa zone
d’influence. Le groupe djihadiste s’est emparé jeudi 21 mai de la
ville de Palmyre en Syrie. La chute de cette vieille cité au passé millénaire
suscite bien des craintes ! Les fous d’Allah ne vont-ils pas détruire des
ruines inestimables classées au Patrimoine de l’humanité ?
Mais, bien plus que les vestiges ne doit-on pas
redouter une terrible tuerie et le massacre des habitants d’une cité dont
l’ancien nom, c’est mythique, est Tadmor (tas d’morts). Un nom particulièrement
sinistre de résonance carcérale. Tardmor, soit Palmyre, possède en effet une
prison dans laquelle le régime Assad enferme ses détracteurs politiques depuis
des décennies.
En mettant dans son escarcelle la sinistre demeure,
l’Etat islamique ôte un outil de répression à Bachar El Assad et transforme
davantage ce dernier en ultime recours contre l’invasion de Daech et les
risques de plus en plus aigus de l’instauration d’un Califat !
Car, en dépit des frappes aériennes de
la coalition conduite par les USA, les combattants au drapeau noir ont
réussi en quelques jours à consolider hégémonie sur une vaste zone à cheval sur
la Syrie et l’Irak, soit environ 300 000 km2, dont la moitié du
territoire syrien.
En Syrie, outre la région de Palmyre,
Daech contrôle désormais la majeure partie des provinces de Deir Ezzor et Raqa
(nord). Sa présence se consolide dans
les provinces de Hassaké (nord-est), d’Alep (nord), de Homs et de Hama (centre).
Le Calife autoproclamé, Abou Bakr
al-Baghdadi, peut se frotter les mains. Il est en passe de réussir son pari et
se rend déjà maître de la quasi-totalité des champs pétroliers et gaziers du
pays. Son petit commerce florissant lui fait envisager l’avenir en rose pour la
plus grande noirceur des Syriens et Irakiens qui, en masse, deviendront les
prochains passagers des rafiots de fortune qu’affrètent des passeurs mafieux et
qui se perdent dans les flots de la mer Méditerranée.
Palmyre tremble en ses ruines de fierté
millénaire
Les démons de Daech de son decumanus
Pourraient bien, d’ici peu, en furieux
cumulus
Foudroyer les géants d’âme gréco-romaine
Sous le tumulte sourd des canons
rougissants
Le vieux temple de Bel tremble sur ses
colonnes
Chapiteaux corinthiens qu’un espoir abandonne
Affrontent vents de sable entremêlé de
sang.
Palmyre bien davantage au cœur de ses
enfants
Sent grandir la menace d’une grande
hécatombe
L’épuration cruelle et des bouquets de
tombes
Comme une vallée des morts en notre fin
des temps
Sont-ils moins importants que les grands
tétrapyles
Ces milliers d’habitants que les soldats
syriens
En battant en retraite aux premiers
crocs des chiens
Ont abandonné là, en leurs demeures
fragiles ?
Au nom du Califat la noirceur terroriste
De son voile assassin ôte à nos cœurs perdus
Tout autant vieilles pierres d’un passé
révolu
Que les longs trémolos de nos chœurs humanistes.
Daech aveuglément épure les fondements
Des civilisations : l’ancienne
comme la neuve
Vestiges profanés ou larmes d’une veuve
Il naît dans son enfer aucun
discernement.
Et Bachar de rêver d’esprit de
reconquête
En érigeant posture d’unique bouclier
Contre l’envahisseur au sunnisme zélé
Après lui le chaos fruit de mille
défaites.
Comme un plongeon pérenne dans une
obscurité
Loin de celle qu’on prise en ces salles
cannoises
Le temps d’un festival en paillettes bourgeoises
Tapis rouge et diamants pris de
mondanités.
mercredi 20 mai 2015
HOMMAGE AU SPHYNX
Et du haut de la roche
En hommage à Tonton
Un sifflet de Gavroche
Nous signifiait le ton
Quatre notes assurées
Sur roche : Deux sol, ut, ré ♫
samedi 16 mai 2015
HOLLANDE EST A LA HAVANE ET S'Y GARE
Depuis
longtemps François Hollande avait une idée derrière la tête : se la mettre
devant ! Il y réussit par un tour de passe-passe et Cuba se présenta
devant sa trogne élyséenne !
Cuba !
En ligne d’horizon ! Son prochain voyage pour brûler la politesse à tout
le monde ! Il serait le premier chef d’Etat occidental à effectuer une
visite officielle au pays de Fidel, depuis l’embargo économique décrété par JFK
en 1962.
Flamby
profiterait du dégel des relations américano-cubaines du 17 décembre 2014 pour
devancer tout le monde, et même Obama l’instigateur du réchauffement sans
effets de serfs.
Il
fallait trouver une excuse pour aller ainsi, au pays du communisme à cigares.
Alors le chef de l’Etat s’est programmé une tournée aux caraïbes : St
Barth, Saint Martin, la Martinique, la Guadeloupe et…tiens, puisque je suis à
côté, si j’allais dire bonjour aux frères Castro ?
Et voilà
comment on insère une page de l’histoire dans un carnet de voyages qui va de
caraïbes en « si la », deux petites notes de musique que fredonne
sans cesse notre Flambi-tonique.
Et le
jour est arrivé ! C’est le 11 mai 2015.
François Hollande est accueilli par Raul Castro, le président
cubain ! L’orchestre joue la barque à Raul, un morceau que l’on doit au
fun Baque, un musicien cubain d’origine franco-allemande. On joue aussi la
marseillaise en mode Mambo en essayant d’éviter les fausses notes si souvent
accumulées au cours de ses années de communisme.
Les deux
hommes longent le musée de la Havane
qui, faute de posséder sa pyramide, s’enorgueillit d’une sculpture
cubique : » cube 1 sur cube N » d’un illustre inconnu accro au
Picassonisme flamboyant.
Ils se dirigent vers la grande salle de
l’université :
- Une jolie
salle ça, lance Flamby, avant de se jeter dans un discours court pour ne pas
donner l’impression aux Cubains qu’il se prend pour Fidel et ses maxi-mots de
maximes houles que la prose tâte.
Oui une
petite allocution, le temps de dire que si l’on peut freiner le mouvement des
marchandises on ne peut freiner celui des idées et de la culture. Histoire de
montrer au peuple cubain que la France est prête à exporter sa culture, ses
étudiants voire, éventuellement quelques rafales quand le PIB de l’île aura
bien décollé ! Oui Flamby a enterré l’embargo et mesuré la portée de sa
visite avec un double décide-maître !
Mais
c’est dans la soirée que le plus beau devait arriver !
Oui, au
dernier moment notre Flamby apprend que Fidel Castro veut bien le recevoir dans
sa ville de la Havane. Notre Président s’y rend tout guilleret ! Son cœur
bat la chamade ! Il va rencontrer l’icône de la révolution, le pote du
Che, le vieux dictateur à la retraite qui vit avec six gardes las, à vannes
pourries dignes de figurer dans les mémoires de Roucas.
A son
arrivée il le voit ! Il est là avec sa longue barbe et affublé d’un
survêtement bleu, visiblement Adidas de l’époque Tapie-Dreyfus-Crédit Lyonnais.
Oui, le voilà le grand Fidel Castro.
Fidel
sait que Hollande ne l’est pas alors il évite d’évoquer Ségolène et
Valérie ! Flamby lui en sait gré par un « merci pour ce
moment » !
Oui,
c’est un moment émouvant et ô combien historique. Fidel confie à François ses
problèmes de doux leurres qui se fixent sur les pôles d’un communisme obsolète.
Il lui parle de l’agronome français André Voisin, enterré à Cuba, et qui a aidé
la jeune révolution cubaine à se nourrir des richesses de la terre :
- Sans lui
on n’était rien ! Grâce à lui on est terrien, lance Fidel avec un
enthousiasme qui étonne son hôte.
La séance
de photos peut alors se dérouler avec un Hollande hilare, si loin des casses
tristes des entreprises françaises qui, à plusieurs milliers de kilomètres de
là, ont le cul bas !
Puis la
soirée s’est prolongée par un dîner officiel au cours duquel Flamby a retrouvé
Raul. Au début le Président cubain semble méfiant ! Il ne voudrait pas que le mou le roule dans la farine, que cette bonne pâte prête à le rouler damne Raul (pub). Mais le climat s'assainit ! Les deux hommes ont évoqué les futures relations entre Cuba et l’Union
Européenne. Sans oublier de la jouer perso François a diligenté quelques
contrats avec des entreprises françaises (Accor, CMA-CGM…) en vantant le made
in France tout en dénigrant les vieilles voitures américaines qui, en chevreaux
laids, crissent l’air de la Havane par des freins surannées après années…
Bien sûr
il évita les sujets qui fâchent : Flamby n’évoqua pas la liberté, se défie
d’elle pour éviter qu’on casse trop sur son dos l’ingérence humanitaire.
Oui, un
bon souvenir pour François avant que de s’envoler vers Haïti, dernier
rendez-vous de son voyage aux caraïbes où il sera allé de vrais rhums en forum…
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