Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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mercredi 5 août 2015
mardi 4 août 2015
UN PETIT GROUPE BIEN A JEAN ZAY
Papy ferait de la résistance
S'il vivait encore aujourd'hui
Il taperait sur son clavier
En dénonçant tout achat zèle
Qui de son vent accélère mythe
Du consumérisme tout blanc.
Et il crierait en bal à squaw :
Cessons la danse de l'opulence
Simplicité et humanisme
J'unis, j'unis oui j'unis haut !
RÊVES ERRANCE
Ah, l’étambot sur l’étang laid
Un galibot en Galilée
Quelques gars beaux sur des galets
Autant de rêves en mes nuitées !
Un grand chabot sur un chalet
Un gars bobo mangeant bolet
Marche en sabots sur mer salée
Rêve en bas beaux, rêve en balai…
Un cabot en port de Calais
Voit paquebot en Pâques laid
Où un robot est enrôlé
Rêve en pas beau, rêve empalé…
Sur un tombeau peint de tons laids
Crie un corbeau noir de Corlay
Un rabot se met à râler
Rêve à lambeaux, rêve allant laid…
Sur l'escabeau se laissent caler
Mes oniriques vérités...
BÉBÉ BRÛLÉ
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| Le petit Ali, 18 mois, mort brûlé vif |
Un bébé palestinien a été brûlé vif, ce 31
juillet, lorsque des extrémistes israéliens ont incendié la maison parentale en
Cisjordanie.
Le premier Ministre israélien Benjamin
Netanyahu a aussitôt dénoncé un « acte de terrorisme en tout point »
ce qui peut représenter une première dans la communication officielle.
En réalité cette condamnation doublée de
compassion (Netanyahu s’est rendu au chevet des autres victimes de l’incendie)
cache difficilement l’embarras du Premier Ministre.
Depuis qu’il dirige, le faucon nourrit l’apartheid « anti
palestinien » en autorisant l’implantation de colonies juives dans les
territoires occupés afin de fragmenter la Cisjordanie. Le summum de cette
politique repose sur l’érection du mur de la honte et l’apparition de nombreux check-points !
Un bébé brûlé, symbole d’une haine aveugle qui
n’est que la conséquence d’une politique d’encerclement et de ségrégation à l’égard
de la communauté palestinienne.
Les extrémistes qui ont perpétré ce crime ont
dû, initialement, se sentir soulevés par un vent d’impunité.
La condamnation de Netanyahu n’y fait rien à l’affaire.
Le pompier de service aura du mal à faire oublier l’incendiaire…
Bébé brûlé
Haine aiguisée
Paix d’utopie
Cisjordanie
Bébé brûlé
Atrocités
Cris des faucons
Loi des colons
Enfant perdu
Détresse nue
Gaza d’urgence
Hurle vengeance
Mort d’innocents
Flots violents
Aveugles et sourds
Vols des vautours
Bébé brûlé
Sur l’olivier
Colombe meurt
Cris de terreur
Bébé tué
L’impunité
A double jeu
Nourrit les cieux
Enfant tué
Dans le brasier
A l’étincelle
Intentionnelle
Enfant perdu
Netanyahu
Père des tensions
Joue compassion
Mort d’innocents
Parfum de sang
Dans l’ombre laide
D’un apartheid
Bébé brûlé
Cœurs dévastés
Conflit dévie
Vers l’infini…
lundi 3 août 2015
SOUVENIRS DE BRETAGNE
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| Photos de l'auteur |
De retour de Bretagne où le temps a joué au yo-yo entre bruine tenace et éclaircies fugaces.
Il n'empêche, ce coin de la Cornouaille vaut le déplacement. De la pointe du raz jusqu'à Lorient le dépaysement est complet. Les côtes découpées séparent un océan majestueux d'une lande qu'occupent de lieux en lieux des petites bourgades aux murs de pierres efflanqués d'hortensias.
Chaque ville et chaque village témoigne d'un pays empreint de piété. Eglises de granit et calvaires se succèdent en longue procession...
Un pays de légendes, de marins et de paysages pittoresques
Douarnenez s’émancipe aux premiers
rayons chauds
D’une bruine légère qu’embrassaient les
bateaux
De leur mat solitaire languissant de
grands larges
Et de sillages blancs en écumante marge
La stridente mouette de ses voiles
plumées
Raie d’une grâce courbe un bleu juste
azuré
Dans la fragrance vive des goémons
salins
En quête de pitance héritée des marins.
Sur le sentier côtier qui mène à Doelan
La roche granitique de mille angles
saillants
Découvre ses blessures gangrenées d’érosion
Que l’océan nourrit d’acerbes
tourbillons.
Une chapelle en ruines ranime Languidou
D’un émouvant passé de pierres aux
aigres doux
Témoignages égrenés d’une pieuse
Bretagne
De calvaire en clocher qu’une foi accompagne.
La mer emprunte au ciel son gris
d’austérité
Quand les flots se retirent découvrant
les rochers
Nus de striures étranges comme lignes de
mains
Barbotières placides jusqu’aux prochains
embruns.
La Laïta sommeille en son lit du Pouldu
Arrimant les voiliers de chaleurs
impromptues
Elles augurent d’un soleil aux lumières
de Gauguin
Qu’achemine une brise aux sablés
bigoudins.
Et voici Locronan dedans ses hortensias
Nos regards s’y délectent en splendides
ébats
Sous les ardoises noires maculées de
lichen
Le long des murs de pierre aux noblesses
pérennes
Le temps s’est arrêté en cette
Cornouaille
En longs sanglots de brume qu’un soleil
en tenaille
Eclaira sporadique de ses chaudes vertus
Comme un feu d’aquarelle sur des tons
retenus.
Comme un feu nourrissant la verdure des
fougères
Sur la lande engourdie de zébrures côtières
Une chaude caresse sur mégalithes noirs
La lumière qui paresse dans les rumeurs
du soir
Un été capricieux aux pays des légendes
Ou quelques korrigans de leur âme
brigande
Ont joué des saisons, jongleries malicieuses
Sans jamais dissiper féeries
harmonieuses
dimanche 2 août 2015
TAPIE BRETON ÉCHAPPE AUX RONDS ?
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De retour de Bretagne je me replonge dans mon chez moi.
Une petit boutade en passant pour évoquer une région qui reste belle même quand il pleut (pour citer Caradec, brillant chanteur trop vite disparu).
Une région de celtes, d'embruns et de roches granitiques que l'érosion a torturées.
Un pays de marins, de légendes et de crêpes à n'en plus finir...
Un dépaysement...
vendredi 17 juillet 2015
CANICULE ET CANAUX COOL...
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La canicule qui a touché la France du 29 juin au 5 juillet a
entraîné une surmortalité qualifiée de « limitée », avec
7 % de décès supplémentaires par rapport à la moyenne observée à la même
période de l’année.
Limitée c’est-à-dire de 700 morts supplémentaires, a annoncé jeudi
16 juillet la ministre de la santé, Marisol Touraine, qui ne fait, tout en
activement fébrilement son éventail, que relayer des chiffres froids de l’INVS
(’Institut national de veille sanitaire).
Notre pays a su
faire face à cet épisode et contenir très fortement son impact sanitaire, s’est félicitée la
ministre sans tenir une posture décontractée dans un polo vert (à citer) version Mattéi
(Canicule 2003).
Oui, il était fort
Mattéi, dit Hollande, ouille (il était formaté idiot, l’andouille !) !
Fort pour réagir tardivement tandis que le monde suffoquait dans une canicule
en surenchère qui faisait dire : comme y sert freezer !
Ah, cette fameuse année
2003 ! Une référence en matière de canicule létale ! On avait
dénombré 15.000 décès, soit une surmortalité de 55% selon les Caisses de
Retraite qui espéraient un peu plus (oui c’est cynique sauf pour qui gère
honte).
A chaque vague de chaleur revient la crainte, chez nos concitoyens,
de revivre un tel drame, a fait valoir Marisol sous son parasol, en activant
l’aérosol, do, si, la, mi, sol !
Docile ami Sol ? Pas spécialement ! Le soleil donne la même
couleur aux gens comme le chante celui qui passe des nuits sans Kim Wilde)
mais il expose chacun à de sérieux pépins de santé : déshydratation,
vertiges, suffocation et même issue fatale quand sont mis sur la sellette UV ; c'est l'étuve, hé !
Oui, 2003 reste dans la mémoire collective comme un « traumatisme »
et il faudrait ce terme omettre
degré comme de force ! Alors tous les moyens sont bons pour ne pas
rééditer l’hécatombe ! Contre la canicule indignez-vous pourrait lancer
Stéphane Aisselle s’il était encore vivant ! Alors depuis 2003 on ne lâche
presque rien ! On a installé un PNC (Plan National Canicule) à 4
niveaux !
Le niveau 3 « alerte canicule » fait
écho au passage à niveau orange de vigilance météo France. C’est vous dire
l’importance du météorologue qui corrobore l’idée que, de tout temps
(beau-laid) c’est en le consultant qu’on sut le temps ! Ce niveau peut
déclencher le plan hors-sec par les préfets qui doivent se mouiller :
évacuation des populations, hébergement de sinistrés, secours aux victimes…
Le niveau 4 « mobilisation maximale »
correspond au niveau rouge de Météo France ! Le Premier Ministre peut
alors réquisitionner l’armée pour ravitailler en eau potable sans qu’âne adhère au protocole en raison de
sa lenteur. Que ferait-on de six mules âcres ?
Oui tout est fait pour que la sueur, sève à
pores, ne demeure que simple désagrément et que la mortalité demeure contenue
compte tenu des contenants politiques !
Si le critère de létalité prévaut on pourrait
alors comparer le combat de Marisol Touraine à celui de Bernard Cazeneuve. La
Ministre de la Santé se bat contre un ennemi climatique tandis que son homologue
de la place Beauvau s’échine, atone, à démanteler la menace traumatique du
djihad qui chie noise.
Alors, comme
les météorologues scrutent les nuages, des agents de renseignements, hors en
saignement, sans besoin de cuisiner, seront à même de déjouer des attentats entêtés
et tentés en tous temps par un simple jeu d’écoute.
Le gouvernement va demander
aux FAI (Fournisseurs d’accès à Internet) d’installer sur leurs réseaux des
boîtes noires. Ces sympathiques intrus seront à même d’analyser, au moyen d’un
algorithme, les données de connexion y transitant. Beaucoup craignent déjà une
surveillance de masse gratinée même en période de grasse matinée, une sorte de
pêche « au chalut » ! Faut-il s’alarmer du chalut ?
Par ailleurs, nos têtes pensantes vont faire
installer des IMSI-catchers à savoir des fausses antennes permettant d’intercepter
des conversations téléphoniques sur un périmètre donné, d’Aunay ou d’ailleurs
fait railleur, en ferraillant, l’opposant de ce dispositif qui, avec les boîtes
noires, figure dans le paquet maison de la nouvelle loi sur le renseignement.
Avec les IMSI-Karcher chacun risque, en effet, d’être
arrosé par un tuyau de barbouze quand il passera à proximité de ces antennes relais, lance l'heureux laid d'être harcelé comme sous scellés !
Malgré tous ces caractères liberticides la loi
sur le renseignement a été adoptée le 24 juin dernier. Mais une fronde caniculaire
orchestrée par Lellouche (LR) qui ne va pas avec le dos de la cuillère et sa
collègue Laure de la Raudière (mais haro d’hier augure des lendemains) va
pousser le texte devant le Conseil Constitutionnel.
Les neuf sages devront se prononcer, dans les
trente jours, sur la constitutionnalité de ce texte pondu pour les poulets dans
un contexte de surveillance mondialisée.
En effet, il n’y a pas si longtemps on apprenait
que la NSA américaine (voir aussi Merkel et son portable) avait assidûment écouté trois de nos brillants
présidents : Chirac, Sarkozy et Hollande. Il y avait là un sacré démenti à
l’allégation « nos Présidents sont peu sûrs, et coûtent ! »
Je ne sais pas trop ce que la NSA avait retenu
de ces écoutes si ce n’est, peut-être, quelques indignations sur le temps qu’il
fait quand du chaud bises naissent ou que des glas sonnent l’effroi !
Et nous revoilà au début de cet article :
le parallélisme entre lutte contre la canicule et combat contre le terrorisme.
Il s’agit dans les deux priorités de limiter la mortalité des concitoyens avec,
cependant, un sacré distinguo dans le modus Vivaldi et ceci pour 4 saisons, heu
raisons !
La première : le temps s’écoule mais ne s’écoute
pas aux rayons (oreillon) du soleil
La seconde : le temps tue sans motif
idéologique depuis la mort du roi Soleil
La troisième : le météorologue n’a pas d’activité
liberticide ! S’il préconise la mise à l’ombre c’est pour le bien-être de
nos cellules ! Il ne peut rien contre un temps sec à chaud !
La quatrième : la prévention sanitaire ne
se gargarise pas de show médiatique et de politique de communication.
Sur ce dernier point on peut vraiment dire que
Marisol Touraine fait profil bas, bien loin des effets d’annonce de son
collègue de l’intérieur.
Mardi 14 juillet, au soir, place Beauvau :
Mr Cazeneuve indique qu’un attentat a été déjoué. Il visait un site militaire
et impliquait des mineurs cherchant à miner sans soucis menus de mano à mano ! Le Ministre de l’Intérieur
a mobilisé les médias alors que le matin même, François Hollande avait gaffé en
lançant « Toutes les semaines, nous arrêtons, nous empêchons, nous
prévenons des actes terroristes. Et je ne vais pas faire des conférences de
presse pour en informer les Français».
En attendant que le chaud meure, le Français doit nourrir son sentiment de sec ;
huent risées !
mercredi 15 juillet 2015
OMAR ou L’ÉLÉGANCE UNIVERSELLE
Omar Sharif nous a quittés ce 10 juillet 2015, au
Caire.
D’origine syro-libanaise, Omar Sharif, de son
vrai nom Michael Shaloub, a passé son enfance dans une famille aisée de
confession catholique. Son père, marchand de bois précieux aurait aimé le voir
lui succéder. Mais, après cinq ans dans l’entreprise paternelle, il décide de
partir étudier le métier d’acteur à la prestigieuse Royal Academy of Dramatic
Art de Londres.
Sa carrière démarrera vraiment en 1954 lorsque Youssef Chabine,
compatriote cinéaste, lui offre un rôle dans Ciel d’Enfer et son premier grand
rôle dans Les Eaux noires. C’est en tournant ce film qu’il rencontre la femme
de sa vie, la star égyptienne Faten Hamama. Il l’épousera et elle lui donnera
un fils, Tarek, en 1957. Mais la célébrité fera du tort à ce couple mythique et
le divorce se prononcera en 1968. Car Omar devient une vedette en tournant dans
plus de vingt-six films égyptiens.
Il atteint l’apogée de sa gloire en interprétant le rôle du prince Ali Ibn
Kharish dans Lawrence
d’Arabie (1963) de David Lean. Sa carrière internationale
en marche, il s’installe à Hollywood où il signe un contrat de sept ans avec
les studios hollywoodiens de Columbia Pictures. Il va alors connaître un
triomphe mondial pour son interprétation du médecin poète dans le film Docteur Jivago pour lequel
il obtiendra un second Golden Globe Award du meilleur acteur.
Il jouera alors dans plus de soixante films
américains et français aux côtés de nombreuses pointures du cinéma : Catherine
Deneuve (Mayerling, 1968), Jean-Paul Belmondo (Le Casse, 1971), Barbra
Streisand (Funny Girl, 1968)...
Il sera récompensé par un césar du meilleur
acteur en 2004 et nominé aux Golden Globe Award du meilleur film étranger grâce
à son rôle dans Monsieur
Ibrahim ou les fleurs du Coran de François
Dupeyron.
Passionné de chevaux et de courses hippiques il
cassera un peu son image en faisant de la publicité pour tiercé magazine. Il
était, par ailleurs, un excellent joueur de bridge et avait été, dans cette
discipline, vice-champion d’Europe Senior par équipe en 1999, à Malte, avec l’équipe
de France.
Mais la camarde a remporté tous les plis à la
suite de longues enchères qui auront brouillé sa mémoire. Atteint de la maladie
d’Alzheimer Omar s’en est allé, nous laissant son ténébreux sourire à jamais
gravé sur longs phylactères de l’odyssée cinématographique.
Omar a fini par cueillir
Dans les éthers de sa
mémoire
Les fleurs du Coran sous
l'Hégire
D'éternité libératoire.
Des vastes immensités
sableuses
Il a quitté la plénitude
Au fil des dunes
aventureuses
En ces déserts
d’incertitude
En la blancheur des nuits
neigeuses
Le doux sourire de Jivago
S’est effacé en
douloureuses
Étrangetés de trémolos.
Dans les eaux noires de son
déclin
Que troublaient quelques
chevaux blancs
Les vagues en écumes de
crin
Auront bercé son cœur
d’amant
Il étreint l’île
mystérieuse
Parmi les cavaliers du ciel
Troublant nos âmes
silencieuses
De féeries immatérielles
Mille felouques, au long du
Nil
Dans le sillage de son
ombre
Naviguent au souffle de
l’exil
Les voiles empesées de
pénombre
Le ténébreux jongleur
d’humour
En son ultime révérence
Fait du voyage sans retour
Quelque lacrymale romance
Le Caire referme doucement
Dans la discrète sépulture
L’incomparable flamboyant
D’un cinéma de l’aventure
Sans se défausser la
camarde
A l’apogée de ses enchères
Aura vaincu, levées
gaillardes
L’ouvreur et sa blanche crinière…
Il reste un parfum de
mystère
Dans le secret de Mayerling
Les rides blondes du désert
Ou l’élégance d’un smoking
Comme un charme
indéfinissable
Baigné de méditerranée
L’éclat d’une rose de sable
Nimbée d’universalité.
mercredi 8 juillet 2015
mardi 7 juillet 2015
PERDRE UN PEU DE GRECE DURANT CES TEMPS D’ÉTÉ...
OXI (non grec) pour ne pas être occis davantage !
Après cinq ans d’austérité, d’os, thé, riz, thé comme simples
mets, les Grecs ont rejeté les nouvelles mesures drastiques voulues par leurs
créanciers non par décrets à en scier mais par référendum !
Le peuple a parlé en ce pays berceau de la démocratie.
Et toi Tsipras, commanditaire de ce questionnaire et tu légitimé
par tes « non » si loin de l’aveuglante obscurité qu’eût généré un
OXI mort !
Oui, car à la question “Faut-il accepter le plan d’accord soumis
par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds
monétaire international lors de l’Eurogroupe du 25 juin ?”, tes compatriotes ont dit non à plus de 61% des voix.
L’ont-ils dit pour te suivre et te consacrer ? L’ont-ils
crié pour rejeter cette Europe technocratique ? L’ont-ils déclaré pour
simplement répondre à la question ? Un peu des trois de bosses fort accentuées sur le front des revendications
sociales.
En tous cas, toi, Alexis Tsipras, tu te sens pousser des zèles
en dégustant ce résultat comme un plat tonique mais qui pousse lundi aux gênes
européennes tant il est vrai que les créanciers dans leur ozone (l’euro
zone ?) mesurent le trou béant et
sans plan B aussi !
Vu les circonstances très difficiles que nous avons connues
cette semaine, vous avez fait un choix très courageux, as-tu déclaré comme
dopé par cette oxicomanie qui extasie ta
nation devenue héroïne !
Mais tu as souligné dans un grand élan de sagacité :
Cependant, je suis tout-à-fait conscient que le mandat dont vous
m’investissez n’est pas un mandat pour marquer notre rupture avec l’Europe,
mais un mandat pour renforcer notre pouvoir de négociation afin de trouver une
solution viable.
Oui, que les choses soient claires ! L’entêtement de la
Grèce ne manque pas d’intérêt mais le but réel est de ne plus être emprunté
devant les créanciers. Si le succès les OXI eurent, envers et tous ceux qui
gèrent l’euro, il ne faudrait pas que dans les annales fût noté qu’ils auront
créé des querelles intestines et une sortie prématurée de la belle Hélène du
groupe monétaire !
Non, le NON doit dire son nom : renégociateur ! Au nom
du peuple, Tsipras va se rendre chez Merkel et consort pour redéfinir les modalités de remboursement
d’une dette qui semble un colosse et qui érode l’avenir !
Et tu as continué !
Notre priorité est de réinstaller le système bancaire aussi vite
que possible. Je suis certain que la BCE comprend non seulement notre situation
financière générale mais aussi la dimension humanitaire que la crise entraîne
dans notre pays
Oui, la BCE peut comprendre car on ne peut dire que c’est Draghi mauvais qui, en ses draps
guimauve, hait ! Mais hors la BCE il y a la chancelière, la prêtresse de
l’orthodoxie. Il y a l’abbesse et eux, les autres. Voir aussi ) !
Et oui, et c’est en partie pour faire plaisir à Mme Merkel que
tu as ordonné la fermeture des banques, il y a une semaine, pour empêcher la
fuite des capitaux capiteux et pour ne laisser, cas piteux, que 60 € retirables par personne et par jour !
Sera-t-elle prête à renégocier avec ton pays dont elle a
toujours dit qu’il n’avait pas les reins solides.
Mais la loi des reins n’a plus court ! Les reins qu’ils
soient du bon ou du mauvais coté (du Rhin) sont les mêmes : composés de
millions de cellules. Ainsi serait fait rein d’homme !
Alors la chancelière mettra-t-elle de l’eau dans sa bière ou
continuera-t-elle Lager qui fait que, depuis qu’on brasse, on achoppe !
En tous cas, pour mettre toutes les chances de ton coté, tu as
accepté la démission de ton ministre des fines anses du tout aussi fin seau de
grès percé d’où s’écoulent les liquidités. Car, pauvre de toi, comment payer avec un tel tonneau de Danaïdes ?
Quand on a plutôt grès qu’or aux mains ?
Oui, Yanis Varoufakis, le garde des seaux troués, s’en est
allé ! Il t’aurait trop gêné dans le peu de transactions que tu espères
tirer avec les défenseurs de l’orthodoxie monétaire qui eussent aimé voir hors,
tôt, d’OXI.
Yanis n’avait-il pas, en effet, traité les créanciers de
« terroristes » ? Il les avait accusé de vouloir « humilier
les Grecs » en imposant des politiques drastiques qui les blessent et les
niquent !
Alors, oui, il faudra négocier sans cet épouvantail qui, laid
poux, vend taux 0 voire négatif à qui veut l’entendre. Comme il vous effacerait
l’ardoise par un coup de chiffon aussi rouge qu’un poivron de feta, tout en
vous conspuant, il vaut mieux le sortir
de la table des négociations.
Evidemment, il faudra négocier pour éviter de partir dans
l’inconnu. Il s’agira d’user les dernières habiletés afin d’obtenir pour la
dette un étalement, un bail honnête allemand qui souvlaki, heu, sauve l’acquis.
Cette dette qui n’est pas Siemens, dira la chancelière.
Enfin, pas vraiment ! En effet, une partie de la dette
publique de la belle Hélène viendrait de l’organisation des JO en 2004. A cette
occasion la Grèce a été graissée, voire agressée, par des pots de vin à lui
donner le corps fou ! Siemens se serait spécialisé dans l’arrosage des
militaires grecs (dont certains nostalgiques des « colonels ») et de
la haute administration pour décrocher des contrats mirifiques.
D’autres entrepreneurs
seront allés corrompre les décideurs grecs pour leur vendre armes,
véhicules, systèmes de télécommunication. Des méthodes qu’on aurait dû juger
hâtées, sales, honnies mais que les dirigeants grecs de l’époque ont acceptées
sans craindre l’Epire et en perdant leur âme. Car âme enlise le principe de
pré-caution et ne s’arrête pas au frontière du raisonnable ; ainsi ne
peut-on affirmer que l’âme a ses douanes !
Les marchands créanciers ont ainsi plombé davantage la dette
tout en feignant de croire que cette dernière serait à même d’être financée par
une saignée fiscale sur le peuple.
On a donc vendu à Hélène. On savait qu’elle ne pourrait payer
et, à présent sonne le glas. Mais l’alarme hâte heurts !
Mais las l’armateur ? Que nenni ! La constitution
grecque le préserve des impôts ! Il n’a jamais été obéré, aberrant !
Le clergé se repaît du même privilège ce qui n’est pas très orthodoxe car quand
tout est paupérisé, Pope irisé de ruse est peu rasé d’hérésie de Syriza !
Alors, à défaut de gros contribuables l’habit sale du grec moyen
se mite au logis.
Les recettes budgétaires faméliques nécessitent des aides de
l’Europe. Depuis 2010, 260 milliards auront été prêtés à la Grèce.
Le 10 mai 2010, 110 milliards d’euros (dont
80 milliards d’euros issus de pays de la zone euro) ont permis à la Grèce
de financer son déficit, qui avait été largement sous-estimé (trucage des
comptes et sur évaluation des bas d’Hélène)
Mais, dès 2011, les créanciers constatent que le pire est près
de l’amer (le Pirée près de la mer) car le pays reste insolvable. Alors, le 12
mars 2012, la zone euro et le FMI
s’entendent pour lancer un deuxième plan d’aide, soit 158 milliards
d’euros. A débiter par petites tranches. C’est le déblocage de l’ultime tranche
– 7,2 milliards d’euros – de ce plan qui est à l’origine du blocage actuel.
Les Dieux semblent abandonner la terre d’Ulysse dont la peine
est l’opprimée (la Pénélope rimait mais
en séries de vers vaines qu’attisent ânes).
Et déesses dire à Dieu : ah, ces tares, gens, cons,
prêtres, hais ! Ce qui est entendu, par triste homophonie, en ces
termes : hé, l’aider est-ce dire adieu à cet argent qu’on prêterait ?
Qu’on prêterait ? Encore une fois ? Les créanciers
tueurs se tâtent car la Grèce, sans liquidité, en son air sec, suffoque, hèle
l’euro désespérément ! On ne peut
plus vraiment dire « va te faire voir là-bas » car ce
pays fait dettes, air au sec ;
sue, hèle !
Alors, la frilosité des prêteurs précipitera-t-elle la Grèce
hors de la zone Euro ?
Angela et François doivent se voir pour en discuter !
Bon, François, pour la zone euro, heu...on raie Grèce !
Je ne te le fais pas dire Angela !
mercredi 1 juillet 2015
PASQUA : UN HOMME SANS NETTES ALLÉES...
Charles Pasqua vient de
passer l’arme à gauche, lui, le fils de policier devenu premier flic de France
aura été une des premières victimes de la canicule.
Arrêt cardiaque pour celui dont le cœur était
gaulliste de la première heure.
Il entre à 15 ans dans la
résistance en tant qu’ohm de l’ombre sous le nom de « prairie » alors
qu’il n’a pas l’air basset ! Il a plutôt un faciès chevalin assez proche
de celui de Fernandel ! D'aucuns diront qu’il en est le pastiche !
En parlant de Pastis il
rentre chez Ricard avec une licence en droit en poche. En prenant de la
bouteille et en y allant au culot il terminera n°2 du groupe en 1967, date « anis-versèrent »
à laquelle il se référera toujours ! C’est l’année où il quitte le groupe pour
se lancer totalement en politique pour saper tank socialiste qui lui fout les
boules.
Il n’est pas novice en
politique et de lui émanent hauts vices et coups tordus.
En 1959, il crée le
SAC (Service d’Action Civique) qui sera amené à lutter contre les actions
terroristes de l’OAS (Organisation Armée Secrète) lors des "événements" d’Algérie. Le malheureux SAC le
poursuivra toute sa vie alors que le mat, le ressac auraient pu bercer sa
destinée à l’image d’un Tabarly !
Mais la réputation sulfureuse du SAC
est-ce assez pour le stopper ?
Que nenni (semant hi, hi,
hi) ! Le faux Fernandel ne laisse pas gnole lui noyer le désespoir. Sous l’étiquette
UDR il fait ses premiers pas sans être élu des hères car le voilà député à Clichy-Levallois !
Par la suite, il aidera
Balkany à voler de ses propres zèles mais il s’agit là d’une autre histoire.
Revenons au parcours du défunt.
Lors de la première
cohabitation (1986-88) Charles est nommé Ministre de l’Intérieur par Jacques
Chirac mais préconise déjà des balles à durs !
Effectivement ses
voltigeurs (une brigade de policiers en moto tout terrain capable de briser
tous tes reins) frappent un jeune étudiant, Malik Oussekine, sortant d’un bar
de jazz mais pas spécialement un peu parti, un peu naze, donc sans teint
Jonasz.
Et ils tuent Malik qui,
comme d’autres étudiants, manifestaient contre un projet qui empêchait de
vaquer au libre choix d’entrée dans les universités !
Une véritable bavure !
Et l’homme au sourire
chevalin devra dissoudre ses voltigeurs. On lui met la bride ; on ne pas
dire qu’il aima licou : c’est équine…comme réaction.
Ce triste épisode, on le lui
reprochera toute sa vie !
L’homme quittera le
Ministère pour être sénateur des Hauts-de-Seine pour tenter de faire oublier
ses bas de scène.
Cinq ans dans le sénatorium
et puis nous le retrouvons à la Place Beauvau pour reprendre le taureau par les
cornes en évitant la mort aux vaches (pour prise aux niais). Oui, le revoilà, à l’occasion d’une
deuxième cohabitation (1993-1995), choisi par l’homme au goitre qui finira sa
carrière par un célèbre « je vous demande de vous arrêter ! »
Durant ce laps de temps il
retrouve ses petites habitudes : charges policières contre des jeunes qui
refusent le CIP (Contrat d’Insertion Professionnelle) : les anti-CIP car à
se faire payer à 80% du SMIC il est clair qu’un nanti s’y paie !
Le CIP sera retiré par
Balladur qui reçoit, des jeunes, comme
un coup de bambou là !
En parlant de bamboula,
Carlos se fait arrêter par l’entremise de notre valeureux Pasqua qui, à
plusieurs occasions nous sortira la célèbre maxime : « il faut
terroriser les terroristes ».
Je vous fiche mon billet que
s’il avait été à Bercy il eût pondu « il faut ménager la ménagère »
ou « épargner les épargnants »
Il aurait pur retirer
quelques glorioles de sa lutte contre le terrorisme. Hélas, il choisit le mauvais
cheval (encore !) en retenant l’option Balladur alors que c’est Chirac qui
se remet en selle et termine à bride abattue pour gagner la présidentielle de
1995. Pasqua, quant à lui, rejoint l'abri d'abattus.
Dès lors et ce malgré son
siège de sénateur et de président du conseil régional des Hauts-de-Seine, son
parcours politique devient des plus
chaotiques en violentant dans bien des cas éthique !
Il se lie à Philippe de
Villiers lors des Européennes de 1999 (2e derrière le PS) et éjecte ainsi un
petit nerveux du nom de Sarkozy. Il devient donc député européen mais se
brouille avec De Villiers, jusqu’à le combattre comme s’il se trouvait devant
des Huns !
Petit à petit, l’image de
Pasqua se ternit par de nombreuses
affaires (ventes d’armes en Angola, Sofremi, déménagement du siège d’Alsthom,
voir mon article d'alors). Sursis et relaxes agrémenteront ces épisodes judiciaires
En 2002, Charles tente un
ultime sursaut ! Il se présente aux Présidentielles mais les 500
signatures se feront terriblement prier, Chirac ayant dit : il ne faudrait
pas que ça passe, quoi !
L’homme fait sa dernière
apparition publique lors du congrès fondateur des Républicains en mai 2015.
Le voilà parti on ne sait où…
Sans jamais avoir été réellement
jugé de son vivant !
Et pour beaucoup il restera
l’homme d’écoutes hors du légal, l’âme des coups tordus, laids, gales…
Mais paix à son âme loin d’un
enfer néant d’ailes…
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