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jeudi 19 novembre 2015

A LEUR SANTE



C’est un rituel immuable : chaque troisième jeudi de novembre, à minuit, la nouvelle cuvée de Beaujolais nouveau est débouchée. Il donne lieu à des festivités sauf, peut-être cette année, en raisons de événements tragiques !
Enfin, on pourra quand même en déboucher une petite à la santé du RAID qui a bien tué, durant l'assaut de l'appartement de St Denis, la vie ignoble d'Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attentats du  13 novembre.
Les policiers du RAID, qui ont vraiment de la bouteille,  y sont allés au culot pour tourner ces pages sans se faire clouer au mat des risées !
Oui, quand quelques spécimens de nos logis (d’œnologie ?) abritent de terribles terroristes, le RAID sait se montrer à la hauteur et mille aises y met.
Il ne se bat pas en vain et déloge l'intrus dangereux comme on fait sauter un bouchon de champagne à moins que ce bouchon ne saute de lui même.
Oui, buvons à la santé du RAID mais aussi à celle de la BRI qui aura mis à l'abri nombre de spectateurs du Bataclan, évitant ainsi un bilan encore plus épouvantable.
Buvons à ces vaillants protecteurs qui viennent devant danger pour nous permettre de retrouver la paix.





dimanche 15 novembre 2015

COMME DEUX LARRONS PAS EN FOIRE

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Jésus fut cloué sur la croix et, à sa gauche comme à sa droite, sans connotation politique, étaient crucifiés des larrons. Chacun avec son parcours, ses travers à se reprocher et cette terrible peur de la Mort qu'attise une douleur incommensurable.

Jésus les prend tels qu'ils sont.

Ils iront au Paradis dans un délai plus ou moins long...

C’ÉTAIT, SELON FRANCIS, VENDREDI SOIR SUR LA TERRE




Ils étaient venus là, pour l’amour du métal
La vibration des corps, la transe musicale
L’attractivité folle d’une énergie primaire
Le soir d'un vendredi quelque part sur la Terre.

Ils fusionnaient leur âme au tempo des guitares
Évacuant le noir des jours qui désemparent
Ils étaient de tout âge, de toutes religions
La frénésie rebelle comme unique passion

Le fracas des tueries a recouvert l’éclat
Des pulsations vocales et l’enfer ici-bas
Dévoila son visage à leurs yeux effarés

Juste un éclair de feu, ils ont noyé le sol
De leur sang innocent, en tragique symbole
L'insupportable image de la bestialité…




samedi 14 novembre 2015

UNE NUIT D'HORREUR



Reims, le 13 novembre 2015, à la mi-journée, Christian, médecin de son état n’a guère en vie de déboucher le champagne ! Il est plutôt maussade en participant à une opération escargot pour s’opposer à la Ministre de la Santé, Marisol Touraine. 

Il n’en démord pas : la généralisation du tiers-payant va compliquer la vie des médecins sous le prétexte qu’elle exonérera le patient d’une avance d’argent pour payer une consultation de 23 € dont le prix est demeuré inchangé depuis le 1° janvier 2011.

Oui, Christian l’a mauvaise. Il vient de téléphoner à son cousin Rémi, urgentiste à Paris, pour savoir si la grève est suivie dans la capitale !

-      Ah, c’est toi cousin ! Vous faites l’escargot à Reims ! Ah ! Non le mouvement n’est pas programmé le même jour dans toute la France. Pour Paris la manif’ est prévue le 15 novembre, si j’ai bien compris !
-      Ah, le Dimanche ! Moi je serai de repos ! Mais peut-être que je viendrai à Paris ! On pourra manifester ensemble ?
-      Oui, ce serait sympa ! Bon écoute là on m’appelle aux urgences ! Je te rappelle !

Rémi travaille consciencieusement en tentant d’évacuer le mauvais sort qui s’acharne sur le monde de la Santé : tiers-payant, mise en place de réseaux de soins qui permettront aux mutuelles de conclure des conventions avec tel ou tel professionnel et donc de réduire le choix des patients. Il fulmine intérieurement mais ne veut rien laisser paraître. Le serment d’Hippocrate lui colle à la peau et s’insinue perpétuellement sous sa blouse blanche. Ce soir, s’il a un peu de temps, il suivra le match amical France-Allemagne sur le petit poste TV de la salle des transmissions. S’il a un peu de temps…

Il a juste une petite pensée pour Ludivine, sa petite sœur, l’allergique du ballon rond ! Elle, sa passion, c’est le rock de garage, bien métallisé : the Stooges, The Hives ou encore Eagles of Death Metal. C’est d’ailleurs ce groupe qu’elle a décidé d’aller voir, ce soir, au Bataclan !

Sacrée Ludivine qui s’est fait larguer par son copain il y a deux mois. Un drôle de type que Rémi n’a jamais trop bien senti. Un jour il a quitté toute zone de contrôle. Ses parents, eux-mêmes, ignorent où il s’est échappé. Ils craignent qu’il ne soit parti là-bas, en Syrie, faire le djihad, rejoindre Daech. Ils n’ont pas de nouvelles. Ils ont cessé de vivre, suspendus au moindre coup de téléphone, en toute inanité.

Ludivine a un grand pouvoir de résilience. Elle a beaucoup pleuré mais la vie lui a redonné des ailes en la personne de Julien, un copain de promo, qui écrit de jolis poèmes et tant pis s’il n’aime pas le son métallique d’une guitare qu’on violente ! Il aime Mozart et Brahms en vertu des longues écoutes d’un violoncelle larmoyant, magnifiquement caressé par l’archet magique de sa mère, concertiste professionnelle.

Ludivine ira seule au Bataclan. Julien restera chez lui, réécoutera la 3ème de Brahms, sous la baguette de Léonard Bernstein dirigeant le philharmonique de New York.

Il rejoindra le salon, à la fin du match, juste pour connaître le score de cette joute amicale dont il n’a que faire. Il sera alors sous les propos passionnés de son petit frère Lucas, relayés par son diable de père, supporter invétéré du PSG.

Dans sa chambre Julien règle son casque. Brahms envahit l’espace de volutes musicales, de beauté infinie.

Le 3ème mouvement ne cesse d’éblouir son âme, la contemplation est à son paroxysme et c’est tout juste s’il entend frapper à sa porte !

C’est son père ! Il semble paniqué ! Son visage est d’une pâleur moribonde :

-      On vient de voir Hollande quitter le stade ! On a entendu comme des pétards à proximité de l’enceinte ! On vient de parler d’une attaque terroriste ! Et...le Bataclan serait sous la loi de preneurs d’otages !

Julien bondit, saute sur le téléphone, compose le numéro de Ludivine. Il tombe sur le répondeur qui lui somme de laisser un message.

Angoisse ! Julien dévale les escaliers ! Dans le salon le téléviseur diffuse une édition spéciale. Paris en état de siège. Des policiers et des soldats partout, sur le qui-vive. On évoque le Bataclan ! François Hollande prend la parole. Le Président est particulièrement grave. Il parle d’état d’urgence, de fermeture des frontières.

Julien sent des larmes incontrôlées qui dévalent de ses yeux inondés. Une énorme boule phagocyte sa voix. Il tremble en tapotant le clavier pour adresser un texto à celle qu’il aime. Son père le serre contre lui et Lucas se glisse entre les deux hommes de sa vie, abattus, foudroyés par l’inexplicable nouvelle.

Le téléphone sonne. Un éclair d’espoir pour Julien ! Non, ce n’est pas Ludivine. C’est sa mère ! Oui, elle est au courant ! La répétition a été suspendue et le concert de demain soir est fortement compromis !

Sa voix est hachée, empreinte d’émotion proche du sanglot. Elle rappelle pour dire si le concert sera annulé.

Julien se dresse et quitte l’étreinte familiale. Il veut filer au Bataclan ! Il veut savoir ! Son père le raisonne, lui dit que tout le quartier est bouclé, qu’on ne peut rien faire que d’attendre, attendre, prier, croire au miracle.

Le téléphone retentit à nouveau ! Julien se précipite sur le combiné. C’est Rémi, le grand frère de Ludivine. Il ne parle pas de sa petite sœur. Il ne sait rien ! Il vit dans l’angoisse d’autant plus attisée qu’affluent, dans son service des cohortes de blessés, de mutilés, premières victimes d’une boucherie nocturne qui n’a pas encore trouvé son épilogue. Il n’a jamais vu une telle hécatombe et redoute la suite. Il demande si Ludivine a appelé. Julien sent sa voix se briser en disant « non, toujours pas de nouvelles ».

Rémi a raccroché, à son corps défendant. Il doit donner de sa personne pour sauver le plus de vies possible. Mais son âme est habitée par le visage de sa petite sœur. Difficile de déserter son poste pour courir vers la salle de spectacle au seul motif de se rassurer. Il sait très bien que les forces de l’ordre quadrillent le secteur et que l’assaut va être donné de façon imminente.

Son portable s’allume. Il voit apparaître le prénom de sa petite sœur. Elle est vivante !

-      Je…je…j’ai réussi à m’échapper…je…je suis vivante ! Je veux te rassurer…Je viens de téléphoner à Julien ! Tout va bien mais....mais ; mais je…

Elle fond en larmes, incapable d’en dire davantage. Rémi comprend. Il imagine la scène apocalyptique, le crépitement des armes, les hurlements, la panique entremêlée d’odeur de poudre et de sang jailli du cœur des innocents.

Ludivine est sauve. Il aurait presque envie de dire « c’est le principal ! » mais il ne le peut pas ! Il sait qu’il ne peut pas !

L’assaut vient de se terminer. Le Bataclan n’est plus qu’un parterre de gisants, de jeunesse ensanglantée, de cadavres enchevêtrés par l’ignominie d’une violence aveugle et insondable.

La journée de la gentillesse s’achève en tragédie sanguinaire.

Les chevaliers fous de l’apocalypse ont définitivement décrété une guerre de longue haleine dont l’holocauste de Charlie n’était qu’un avatar de préfiguration.

La nuit tombe sur Paris, ensevelissant nos rêves d’humanité, les vibrations de cordes métalliques et le but de Gignac...

La nuit tombe sur Paris, constellée d’étoiles bleues qui scintillent au gré des gyrophares. Le silence se déchire sous la cisaille des sirènes de l’impossible détresse, au milieu de l’effroi.

La nuit tombe sur Paris. Ludivine a retrouvé Julien.


Ils se regardent leur avenir avec des yeux plus qu’incertains… 

vendredi 13 novembre 2015

Haï, géhenne athée ? Oui c'est AIGNAT au milieu DU PONT des questions !

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Nicolas Dupont Aignat, maire d’Yerres (91) remue aussi la merde aujourd’hui mais peut-être aura-t-il l’âme hère demain si sa peine vagabonde au fil d’une défaite électorale.

Invité par France Inter,  en ce jeudi 12 novembre (matinale de Patrick Cohen), il a brassé pas mal de sujets nauséeux dans la plus digne attitude d’une Marine Le Pen car l’homme, qui se veut au dessus des partis, sait braconner sur les mêmes terres que celles qui fustige l’UMPS (fusion implicite de l’UMP mort et du PS quasiment mort aussi).

Dupont Aignat, qui se dit Gaulliste n’utilise pas le mot « chienlit » comme le petit nerveux des Républicains.

Non, lui se spécialise dans les formules interrogatives à n’en plus finir pour combler le vide sidéral qui s’étale devant lui quand un micro se fixe à ses lèvres.

L’homme indu pond ténia, un long ver solitaire polysyllabique dont la queue ressemble à un point d’interrogation.

Les questions se succèdent, tissant une faconde indigeste et stérile. Ainsi, rien n’est vraiment dit sur les intentions du candidat aux régionales ! Dupont Aignat c’est Macbeth avec des « that’s the question » à la puissance 10.

Par moment un tic de langage fait surface : le fameux « vous savez ».

Là on quitte l’interrogation autogérée pour positionner l’ interlocuteur sur une stature d’omniscient soit une position aux antipodes de son attitude parasitée de questionnements !

En gros,  Dupont Aignat multiplie les questions qui l’angoissent pour broder son œuvre orale mais se rassure par la certitude que les autres sont censés détenir, à ses yeux !

Drôle de façon de s’exprimer et qui ne rassure pas sur l’évolution du gaullisme !

Le grand Charles, déjà bien mal loti avec l’utilisateur-usurpateur de sa « chienlit » doit se retourner dans sa tombe, quelque part du coté de Colombey-les-deux-Eglises !

C'EST LA JOURNÉE DE L'AGE ANTI-YES


Une journée de la gentillesse c'est gentil comme tout !

Les gentils, à l'origine étaient les non-juifs !

Si l'on s'en référait à cette étymologie nous fêterions donc aujourd'hui les non juifs !

De quoi mettre davantage en pétard ce brave Netanyahu, premier ministre israélien, remonté comme un ressort face à la décision européenne d'étiqueter les produits originaires des colonies israéliennes dans les Territoires occupés !

Benjamin Netanyahu a de nouveau activé le spectre du nazisme et de l'antisémitisme ! Il a étiqueté la commission européenne de sorcière anti-juive et a blâmé qu'on sacrifie l'éthique tant !

Côté palestinien, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a qualifié l'étiquetage de façon positive, mais insuffisante :

- L'étiquetage par l'UE des produits des colonies est un pas dans la bonne direction, mais il est insuffisant : les produits issus d'un crime de guerre doivent être interdits, pas seulement étiquetés, a lancé l'OLP.

Comme dirait un ami algérien mais néanmoins cyclothymique : on est bien loin de la gentillesse dans un monde où l'argent tiraille l'art gentil : raï !


mercredi 11 novembre 2015

C'est fini, après je ne me moque plus !



Finalement je plains ce pauvre homme qui avec sa pelle et son slip ridicule fait le buzz sur les réseaux sociaux !

Sur toutes les coutures, ses petits (et gros) défauts dépeints sont !

HOMMAGE A GLUCKSMANN



Le philosophe André Glucksmann, né à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) le 19 juin 1937, vient de rendre l’âme, son dernier soupir et l’antenne à ceux qui lui feront hommage, fans comme détracteurs, puisqu’il en est ainsi quand quelqu’un disparaît !
L’homme s’est éteint  à Paris, dans la nuit du 9 au 10 novembre, en nous laissant au cœur comme un goût d’inachevé. Sa voix aurait pu encore vibrer de mille cordes pathétiques, colériques, exhortant à se battre contre les injustices pérennes et la menace de taches brunes qui, déjà, parsèment l’Europe.
Enfant juif, rescapé de la Shoah, André Glucksmann conservera jusqu’à sa mort, la haine des dictatures.
Plongé dans Mai 68 il en épousera les effluves maoïstes avant de s’en détacher face à l’ampleur de la purge des intellectuels chinois ! Il se rapprochera alors des deux frères ennemis, Jean Paul Sartre et Raymond Aron avec qui il se rendra à l’Elysée pour convaincre VGE d’aider les réfugiés vietnamiens  quittant l’enfer sur leur boat people.
Il enterre alors et définitivement tout approche marxiste tant le communisme l’aura dénaturée au fil des purges et des goulags si bien décrits par son ami Soljenitsyne.
Associé au mouvement des nouveaux philosophes il s’inscrit dans une dynamique militante et interventionniste en rejetant tout pacifisme bêlant, improductif à ses yeux.
Aussi, se battra-t-il pour Sarajevo et contre la face hideuse de la Grande Serbie incarnée par Milojevic. Il prendra position contre Poutine, le nouveau tsar qui désigne le Tchétchène comme le bouc émissaire par excellence.
Sa voix est vibrante et charismatique ! On l’écoute. Il sait en profiter pour émouvoir et déclencher les consciences pour le combat de causes qu’ils estiment justes.
Mais l’être humain n’est pas sans faille. Il soutiendra Nicolas Sarkozy en 2007 ! Quelques années avant il n’avait pas vu d’un mauvais œil la croisade de Bush contre l’Irak accusé, à tort, de détenir des armes de destruction massive.
Il acquiescera, tout autant, l’intervention en Libye sans imaginer le chaos futur qui en résultera.
Il se repentira de son soutien au petit Nicolas quand ce dernier continuera à courtiser Poutine sans ambages.
Il repose désormais et on oublie déjà ses petits égarements.
Il demeurera éternellement une voix, un cri de révolte, une conscience incarnée contre les dysfonctionnements planétaires et le vilain sort qu’on réserve aux minorités, aux réfugiés, aux sans grande.
Repose en paix, André !

A nous de poursuivre ton combat, à chercher la lumière quand bien même l’obscurité peut nous aveugler.

Enfant de la Shoah, rescapé de l’enfer
L’étoile jaune au cœur des années sanguinaires
Tu garderas en toi la nausée de la haine
Les chants des dictateurs et l’humaine géhenne.

Tu poursuivras crédule les aurores maoïstes
Émergeant d’une plage aux pavés bellicistes
Nimbé de lueurs floues aux halos d’utopie
Tu marcheras perdu dans l’impossible nuit.

Le grand soir te prendra en tes rêves d’errance
Sous le vent de Mao aux marxistes fragrances
Emportant quelque fois cette faim d’horizon
Dans les méandres gris d’indicibles démons.

Tant de corps sacrifiés, tant de barbelés noirs
Tant d’espoirs avortés dans le fil de l’Histoire
Sabreront les monceaux des dernières illusions
Dans les remugles gris d’impossibles raisons.

Ils viendront te cueillir Jean Paul Sartre et Aron
Comme un beau fruit mûri de féconds horizons
Jus de philosophie au zeste humanitaire
Que boiront, assoiffés, les parias de la terre.

La terreur de Saïgon fait jeter sur les mers
Des coquilles de noix, des rafiots salutaires
Boat People échoués sur ton cœur humaniste
Jetteront le fardeau des années communistes.

Une voix, la colère sous la crinière grise
Des combats solitaires qui parfois dynamisent
Dans les prismes d’écran le réveil des consciences
Et les luttes armées abreuvées d’impatience

Pacifisme bêlant relégué sous la toise
Au nom des droits de l’homme ton esprit s’apprivoise
Aux martiaux chants d’honneur de l’interventionnisme
Tu prôneras la guerre pour sabrer les fascismes

Souffles impétueux, aux splendeurs reconnues
Pour les rues libérées de Sarajevo nue
Véhémente faconde pour tenter de briser
L’hécatombe Tchétchène par Poutine attisée.

Mais lauriers voleront vers des cieux plus funestes
Quand ton choix portera sur quelque manifeste
Souillé de polémiques : la croisade en Irak
Sur un mensonge pieux voilant le démoniaque.

Tout autant terniront, avant le repentir
Les soutiens surprenants au gré de tes soupirs
Pour le roi Nicolas et sa guerre en Libye
Tu t’en éloigneras au fil de tes ennuis.

Un faux pas ressenti comme vive traîtrise
Pour qui te gauchisait en sa triste sottise
Tu n’avais que cherché  au plus profond de toi
L’inconnue vérité qui nous glisse des doigts…

Repose en paix, penseur, philosophe guerrier
Pourfendeur des ténèbres, pétri d’humanité
Ta voix nous manquera dans le concert du monde
Où geint le réfugié, où crie la bête immonde. 

mardi 10 novembre 2015

LA DERNIÈRE PRÉFACE DE GLUCKSMANN

Le philosophe André Glucksmann, né à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) le 19 juin 1937, vient de rendre l’âme, son dernier soupir et l’antenne à ceux qui lui feront hommage, fans comme détracteurs, puisqu’il en est ainsi quand quelqu’un disparaît !

L’homme s’est éteint  à Paris, dans la nuit du 9 au 10 novembre soit quelques heures après que Bourgrain-Dubourg, un autre philosophe mais aviaire celui-là, a été menacé d’un coup de pelle par un adepte de la chasse aux pinsons.
Avant de rendre son dernier souffle le philosophe aura eut le temps de préfacer ce petit opuscule de 2 pages rédigées, fébrilement car encore sous le coup de l'émotion, par Mr Bourre grains du Bourg à donner aux oiseaux.
Deux pages sur le sort déplorable qui est réservé aux défenseurs des pinsons dans un univers coercitif à forte propension martiale sous l'égide d'un mouvement "chasse-pêche-tradition" élégamment orchestré par une engeance frontiste.
Quant à la préface de Glucksmann elle se teinte de références au regretté ornithologue russe auteur du livre "Sur ce sol j'ai nid d'cygnes".
Un livre dont les revenus de la vente iront à la PELLE  
PAIX, ŒUFS,  DEUX AILES, ŒUFS
Une association à but non lucratif (1901) qui défend la nidification et le plumage des oiseaux.



lundi 9 novembre 2015

IL FALLAIT QU'A LA MAMELLE DE L'ART TERRE AIT TÉTÉ

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Manquent :

Torr aux TOTO : si tant est que la chanteuse se joigne à ce groupe !
Tes rets t'étaient : la profession de foi du rétiaire
Ta rate hâta...des dysfonctionnements de santé...

Mais là, on n'est plus forcément dans l'art !

Encore que, vous me direz, la corrida...c'est de l'art ?

Ce qui est sûr c'est que ce n'est pas du cochon !


L' ÂNE VERT




Pourquoi cet âne vert ?
Pourquoi c’est à Nevers ?
Qui l’a peint écolo
Cohn Bendit ou Duflot ?

Pourquoi ce vert baudet ?
Qui a vu tom-ber bai
Sa couleur d’origine
Enfin,  je l’imagine !

Il voit vie verte et braie
Le pauvre vertébré
Mais qui l’a peint sévère
En liquidant ses verts ?

Combien but-il de verres
L’écolo de travers
Pour le verdir ainsi
Le pauvre âne aux malis ?
           
L’a-t-on vu comme emblème
Du groupe Cetelem ?
Comment porter crédit
A cet acte abruti ?

Bardot plaint le bardot
Victime de salauds :
« Qui en France hisse là l’âne
Dans l’affront qui profane ? »

Ils le trouvèrent verdi
L’Aliboron gentil !
Opéra la colère
Chez les propriétaires 

Alors scène d’hiver né
Vit  tancer Nivernais
Accusés d’avoir peint
Le mulet pas malin.

Mais en cet univers
Nul ne trouva  pervers    
Clairement désigné
Et l’enquête ramait !

Pourquoi cet âne vert ?
Pourquoi c’est à Nevers ?
L’âne a fort dérangé
Les esprits du quartier

Puis vert de fin damnée
Partit enfin d’âne et
La vie reprit son cours
En vert et contre tours

Ne reste qu’un émoi
Surgi parfois de voix :
Qui fit cet âne vert ?
Placé ou bien Mamère ?

dimanche 8 novembre 2015

TENEZ VOUS LE POUR DIT !



Protégeons de lente agonie
Nos murs
Qui murmurent
"Désolants tags : honnis !"

(Poème anti tag a da tsoin tsoin..)

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CEYLAC LIO RENAUD

♫ Renault renaît à Rosny, à Rennes et en Rhénanie
Renault renaît en rallye, roulant sans râles et soucis
♪ Renault sereine est face aux carrosses surannés !


(Musique de Robert Palmer)

ALAIN DELON : MONSTRE SACRE QUE LOCH TÔT GÉNÈRE



Il est né le 8 novembre 1935 à Sceaux et donc, aujourd’hui il fête ses 80 balais !
Il,  c’est Alain Delon, l’éternel séducteur, le défenseur de Nadine Morano, le grand amour de la regrettée Romy Schneider !

Alain Delon, l’acteur qui fait tout pour, qu’en lui ôtant ses laisses, amour aille même entre deux hommes dans la ville. Enfin…

Oui, Alain Delon a 80 ans aujourd’hui.

Alain Delon ne les fait pas car c’est la vie qui les lui donne (les ans) mais Alain Delon n’en a cure. Il a eu une belle vie sous les caméras après avoir connu une enfance peu reluisante avec un père adoptif maton à Fresnes !

Alain Delon s’admire ! Il reste beau !

Alain Delon vient de recevoir une jolie carte de Jean Marie le borgne :

Cher Alain

Je te souhaite, n’est-ce pas, un bon anniversaire ! Souffle bien tes 80 bougies ! Je ne pourrai, hélas, pas te voir en cette belle circonstance, n’est-ce pas, car j’ai quelques démêlés  avec la justice ! Tu le sais bien : elle est tatillonne ! Mais je reste stoïque devant ses aboiements : l’ouïe dort !

Je t’embrasse.


JM      

samedi 7 novembre 2015

DEPUIS MARX C'EST TOUJOURS LA MÊME CHANSON



” La loi qui maintient constamment l’équilibre entre la surpopulation relative, ou l’armée industrielle de réserve, et l’ampleur et l’énergie de l’accumulation, rive beaucoup plus fermement le travailleur au capital que les coins Héphaïstos ne clouèrent jamais Prométhée à son rocher. Elle implique une accumulation de misère proportionnelle à l’accumulation du capital. L’accumulation de richesse à un pôle signifie donc en même temps à l’autre pôle une accumulation de misère, de torture à la tâche, d’esclavage, d’ignorance, de brutalité et de dégradation morale pour la classe dont le produit propre est, d’emblée, capital”

Marx

DANS LES STEPPES DE L'ASIE VALBUENESQUE...






Un nuage en ciel fait là sillon
Sans pour autant branler flocons
De neige ni d’eau en masse. Turbans
De mongols flottent dans le vent...
Vagabondage, chaleur de guêpe
Tout ton climat étant sec  steppe !

LA COM' RIT et BOURDIN L'ENTRAVE...AÏE !

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Jeudi matin, Myriam El Khomri, la nouvelle ministre du travail eut droit à un show-mage de son interviewer, un certain Bourdin, Merlin dés-enchanteur des questionnaires journalistiques qui déstabilisent la personne interrogée. A se demander s’il ne faut pas être un peu maso sur les bords pour accepter d’être interviewé(e) par cet individu qui vous présente un micro vintage en son studio RMC/BFMTV.

La pauvre Myriam n’a pas su répondre à une question, pourtant pragmatique « combien de fois le CDD peut-il être renouvelé ? » La réponse était 2 mais la nouvelle ministre n’a pas su, a bredouillé, s’est perdue, s’est liquéfiée dans ce dialogue qui, selon l’analyse transactionnelle, peut s’apparenter à une conversation « parent-enfant ». En père fouettard, Mr Bourdin a tancé l’ingénue de belle manière.

On eût souhaité voir la Ministre réagir dans un axe « adulte-adulte » car elle n’était pas là pour présenter sa croupe aux verges journalistiques ! Il n’en a rien été et, depuis, Myriam accuse le coup et en est à sa cinquième boîte de tranquillisants !

Cela dit, la réponse « 2 renouvellements du Contrat à Durée Déterminée au maximum» n’est pas encore une bonne réponse. Dans la sphère du public, l’Etat peut traîner un contractuel durant 6 ans en CDD, d’année en année, avant de lui octroyer un Contrat à Durée Indéterminée (CDI).

J’ai personnellement vécu une situation de renouvellement de CDD durant plus de 15 ans avant que la France n’appliquer une directive européenne concernant les 6 ans de CDD maximum.

Mais bon, je ne suis pas là pour parler de mon cas mais des grandes améliorations qu’il faudrait apporter au Code du Travail qui, en ce début du XXIème siècle, n’est pas vraiment adapté aux conditions économiques mondialisées.

La rigidité de ce Code, la complexité de ses articles, son accroissement de volume au fil des années, l’a rendu illisible et malfaisant. Beaucoup de chefs d’entreprise ne s’y retrouvent plus et hésitent à embaucher car, en cas de malheur, il faudra licencier. Et là comment faire lisse en ciment sans être truelle, heu, cruel ?

Aussi, le gouvernement a décidé de réformer ce monstre de complexité juridico-administrative. Il propose une réécriture en deux ans de ce pavé de rigueur indigeste. La procédure peut laisser à désirer. On va créer un énième comité ad hoc composé de juristes. Or ces juristes n’ont peut-être pas la fibre entrepreneuriale (comme cette pauvre Myriam qui n’aura travaillé que dans le Public).

Heureusement, parmi ces légistes, il en est un, le principal, qui a lui seul devrait mettre tout le monde d’accord car tout homme de bon aloi l'oit : c'est Robert Badinter.

L’exécuteur de la peine de mort va guillotiner certaines branches inutiles et désépaissir l’arbre monstrueux. En 1974, le Code du Travail comportait 600 articles ; quarante ans plus tard il nous en propose plus de 8000 !

L’idée première de l’ancien garde des Sceaux est de privilégier les accords d’entreprise, quitte à mandater des syndicalistes extérieurs dans les petites structures. En dehors de ces accords spécifiques c’est une architecture simplifiée du Code du Travail qui s’appliquera avec 50 articles fondamentaux.

Il est donc peu probable qu’émerge l’idée de référendum d'entreprise pour redonner la parole aux salariés en leur permettant d'être consultés et de statuer sur un accord collectif, portant notamment sur le temps de travail, sans devoir préalablement négocier avec des syndicats dont la représentativité s’effiloche en peau de chagrin (5 % des salariés du privé sont encartés à un syndicat).

Par ailleurs, il semblerait que les 35 heures ne soient pas remises en question alors même qu’elles provoquent quelques remous (c’est un euphémisme) dans certains secteurs (notamment au sein du monde hospitalier). Le gouvernement va surtout s’atteler à revoir les modalités de congés, des repos, des négociations collectives (37 branches professionnelles devraient être stipulées sur une liste des espèces disparues d’ici un an).

Les entrepreneurs notent la bonne volonté de changement encore que certains fassent remarquer que ce n’est pas tant le Code qui pose souci que ces nombreuses jurisprudences, dérogations, fruits de la Justice aux pépins venimeux pour la compréhension !

Mais surtout ils regrettent d’être exclus d’office de ce toilettage maison ! Leur contribution à la discussion serait pourtant la bienvenue tant le projet sera décousu à défaut de patrons ! Ils auraient tant aimé en découdre sans biaiser pour revoir le canevas des procédures de licenciement et leurs coûts humains (leur cousu main ?)

Sans aller jusqu’au « contrat zéro heure » qui fait florès chez la perfide Albion, il serait temps de dépoussiérer le Code du Travail afin de dégager une certaine flexibilité dans l’embauche, les plannings, les mises en disponibilité sans démolir radicalement la base des acquis sociaux.

Au gouvernement de trouver le bon curseur et d’inviter à la réflexion tous les acteurs économiques impliqués.


Avec ou sans Myriam…