Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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jeudi 19 novembre 2015
A LEUR SANTE
C’est un rituel immuable : chaque troisième jeudi de novembre, à minuit, la nouvelle cuvée de Beaujolais nouveau est débouchée. Il donne lieu à des festivités sauf, peut-être cette année, en raisons de événements tragiques !
Enfin, on pourra quand même en déboucher une petite à la santé du RAID qui a bien tué, durant l'assaut de l'appartement de St Denis, la vie ignoble d'Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attentats du 13 novembre.
Les policiers du RAID, qui ont vraiment de la bouteille, y sont allés au culot pour tourner ces pages sans se faire clouer au mat des risées !
Oui, quand quelques spécimens de nos logis (d’œnologie ?) abritent de terribles terroristes, le RAID sait se montrer à la hauteur et mille aises y met.
Il ne se bat pas en vain et déloge l'intrus dangereux comme on fait sauter un bouchon de champagne à moins que ce bouchon ne saute de lui même.
Oui, buvons à la santé du RAID mais aussi à celle de la BRI qui aura mis à l'abri nombre de spectateurs du Bataclan, évitant ainsi un bilan encore plus épouvantable.
Buvons à ces vaillants protecteurs qui viennent devant danger pour nous permettre de retrouver la paix.
dimanche 15 novembre 2015
COMME DEUX LARRONS PAS EN FOIRE
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Jésus fut cloué sur la croix et, à sa gauche comme à sa droite, sans connotation politique, étaient crucifiés des larrons. Chacun avec son parcours, ses travers à se reprocher et cette terrible peur de la Mort qu'attise une douleur incommensurable.
Jésus les prend tels qu'ils sont.
Ils iront au Paradis dans un délai plus ou moins long...
C’ÉTAIT, SELON FRANCIS, VENDREDI SOIR SUR LA TERRE
Ils
étaient venus là, pour l’amour du métal
La
vibration des corps, la transe musicale
L’attractivité
folle d’une énergie primaire
Le soir d'un vendredi quelque part sur la Terre.
Ils
fusionnaient leur âme au tempo des guitares
Évacuant le noir des jours qui désemparent
Ils
étaient de tout âge, de toutes religions
La
frénésie rebelle comme unique passion
Le
fracas des tueries a recouvert l’éclat
Des
pulsations vocales et l’enfer ici-bas
Dévoila
son visage à leurs yeux effarés
Juste
un éclair de feu, ils ont noyé le sol
De leur
sang innocent, en tragique symbole
L'insupportable
image de la bestialité…
samedi 14 novembre 2015
UNE NUIT D'HORREUR
Reims, le 13 novembre 2015, à la mi-journée, Christian, médecin
de son état n’a guère en vie de déboucher le champagne ! Il est plutôt
maussade en participant à une opération escargot pour s’opposer à la Ministre
de la Santé, Marisol Touraine.
Il n’en démord pas : la généralisation du
tiers-payant va compliquer la vie des médecins sous le prétexte qu’elle exonérera
le patient d’une avance d’argent pour payer une consultation de 23 € dont le
prix est demeuré inchangé depuis le 1° janvier 2011.
Oui, Christian l’a mauvaise. Il vient de téléphoner à son cousin
Rémi, urgentiste à Paris, pour savoir si la grève est suivie dans la capitale !
-
Ah, c’est toi cousin ! Vous faites l’escargot à Reims !
Ah ! Non le mouvement n’est pas programmé le même jour dans toute la France.
Pour Paris la manif’ est prévue le 15 novembre, si j’ai bien compris !
-
Ah, le Dimanche ! Moi je serai de repos ! Mais
peut-être que je viendrai à Paris ! On pourra manifester ensemble ?
-
Oui, ce serait sympa ! Bon écoute là on m’appelle aux
urgences ! Je te rappelle !
Rémi travaille consciencieusement en tentant d’évacuer le mauvais
sort qui s’acharne sur le monde de la Santé : tiers-payant, mise en place
de réseaux de soins qui permettront aux mutuelles de conclure des conventions
avec tel ou tel professionnel et donc de réduire le choix des patients. Il
fulmine intérieurement mais ne veut rien laisser paraître. Le serment d’Hippocrate
lui colle à la peau et s’insinue perpétuellement sous sa blouse blanche. Ce
soir, s’il a un peu de temps, il suivra le match amical France-Allemagne sur le
petit poste TV de la salle des transmissions. S’il a un peu de temps…
Il a juste une petite pensée pour Ludivine, sa petite sœur, l’allergique
du ballon rond ! Elle, sa passion, c’est le rock de garage, bien métallisé :
the Stooges, The Hives ou encore Eagles of Death Metal. C’est d’ailleurs ce
groupe qu’elle a décidé d’aller voir, ce soir, au Bataclan !
Sacrée Ludivine qui s’est fait larguer par son copain il y a deux
mois. Un drôle de type que Rémi n’a jamais trop bien senti. Un jour il a quitté
toute zone de contrôle. Ses parents, eux-mêmes, ignorent où il s’est échappé.
Ils craignent qu’il ne soit parti là-bas, en Syrie, faire le djihad, rejoindre
Daech. Ils n’ont pas de nouvelles. Ils ont cessé de vivre, suspendus au moindre
coup de téléphone, en toute inanité.
Ludivine a un grand pouvoir de résilience. Elle a beaucoup
pleuré mais la vie lui a redonné des ailes en la personne de Julien, un copain
de promo, qui écrit de jolis poèmes et tant pis s’il n’aime pas le son métallique
d’une guitare qu’on violente ! Il aime Mozart et Brahms en vertu des
longues écoutes d’un violoncelle larmoyant, magnifiquement caressé par l’archet
magique de sa mère, concertiste professionnelle.
Ludivine ira seule au Bataclan. Julien restera chez lui, réécoutera
la 3ème de Brahms, sous la baguette de Léonard Bernstein dirigeant le philharmonique de New York.
Il rejoindra le salon, à la fin du match, juste pour connaître
le score de cette joute amicale dont il n’a que faire. Il sera alors sous les propos
passionnés de son petit frère Lucas, relayés par son diable de père, supporter
invétéré du PSG.
Dans sa chambre Julien règle son casque. Brahms envahit l’espace
de volutes musicales, de beauté infinie.
Le 3ème mouvement ne cesse d’éblouir son âme, la
contemplation est à son paroxysme et c’est tout juste s’il entend frapper à sa
porte !
C’est son père ! Il semble paniqué ! Son visage est d’une
pâleur moribonde :
-
On vient de voir Hollande quitter le stade ! On a entendu
comme des pétards à proximité de l’enceinte ! On vient de parler d’une
attaque terroriste ! Et...le Bataclan serait sous la loi de preneurs d’otages !
Julien bondit, saute sur le téléphone, compose le numéro de
Ludivine. Il tombe sur le répondeur qui lui somme de laisser un message.
Angoisse ! Julien dévale les escaliers ! Dans le salon
le téléviseur diffuse une édition spéciale. Paris en état de siège. Des
policiers et des soldats partout, sur le qui-vive. On évoque le Bataclan !
François Hollande prend la parole. Le Président est particulièrement grave. Il
parle d’état d’urgence, de fermeture des frontières.
Julien sent des larmes incontrôlées qui dévalent de ses yeux
inondés. Une énorme boule phagocyte sa voix. Il tremble en tapotant le clavier
pour adresser un texto à celle qu’il aime. Son père le serre contre lui et
Lucas se glisse entre les deux hommes de sa vie, abattus, foudroyés par l’inexplicable
nouvelle.
Le téléphone sonne. Un éclair d’espoir pour Julien ! Non,
ce n’est pas Ludivine. C’est sa mère ! Oui, elle est au courant ! La
répétition a été suspendue et le concert de demain soir est fortement compromis !
Sa voix est hachée, empreinte d’émotion proche du sanglot. Elle
rappelle pour dire si le concert sera annulé.
Julien se dresse et quitte l’étreinte familiale. Il veut filer
au Bataclan ! Il veut savoir ! Son père le raisonne, lui dit que tout
le quartier est bouclé, qu’on ne peut rien faire que d’attendre, attendre,
prier, croire au miracle.
Le téléphone retentit à nouveau ! Julien se précipite sur
le combiné. C’est Rémi, le grand frère de Ludivine. Il ne parle pas de sa
petite sœur. Il ne sait rien ! Il vit dans l’angoisse d’autant plus
attisée qu’affluent, dans son service des cohortes de blessés, de mutilés, premières
victimes d’une boucherie nocturne qui n’a pas encore trouvé son épilogue. Il n’a
jamais vu une telle hécatombe et redoute la suite. Il demande si Ludivine a
appelé. Julien sent sa voix se briser en disant « non, toujours pas de
nouvelles ».
Rémi a raccroché, à son corps défendant. Il doit donner de sa
personne pour sauver le plus de vies possible. Mais son âme est habitée par le
visage de sa petite sœur. Difficile de déserter son poste pour courir vers la
salle de spectacle au seul motif de se rassurer. Il sait très bien que les
forces de l’ordre quadrillent le secteur et que l’assaut va être donné de façon
imminente.
Son portable s’allume. Il voit apparaître le prénom de sa petite
sœur. Elle est vivante !
-
Je…je…j’ai réussi à m’échapper…je…je suis vivante ! Je veux
te rassurer…Je viens de téléphoner à Julien ! Tout va bien mais....mais ;
mais je…
Elle fond en larmes, incapable d’en dire davantage. Rémi comprend. Il imagine la scène apocalyptique, le crépitement des armes, les hurlements, la panique entremêlée d’odeur de poudre et de sang jailli du cœur des innocents.
Ludivine est sauve. Il aurait presque envie de dire « c’est
le principal ! » mais il ne le peut pas ! Il sait qu’il ne peut
pas !
L’assaut vient de se terminer. Le Bataclan n’est plus qu’un
parterre de gisants, de jeunesse ensanglantée, de cadavres enchevêtrés par l’ignominie
d’une violence aveugle et insondable.
La journée de la gentillesse s’achève en tragédie sanguinaire.
Les chevaliers fous de l’apocalypse ont définitivement décrété
une guerre de longue haleine dont l’holocauste de Charlie n’était qu’un avatar de
préfiguration.
La nuit tombe sur Paris, ensevelissant nos rêves d’humanité, les
vibrations de cordes métalliques et le but de Gignac...
La nuit tombe sur Paris, constellée d’étoiles bleues qui
scintillent au gré des gyrophares. Le silence se déchire sous la cisaille des
sirènes de l’impossible détresse, au milieu de l’effroi.
La nuit tombe sur Paris. Ludivine a retrouvé Julien.
Ils se regardent leur avenir avec des yeux plus qu’incertains…
vendredi 13 novembre 2015
Haï, géhenne athée ? Oui c'est AIGNAT au milieu DU PONT des questions !
C'EST LA JOURNÉE DE L'AGE ANTI-YES
Une journée de la gentillesse c'est gentil comme tout !
Les gentils, à l'origine étaient les non-juifs !
Si l'on s'en référait à cette étymologie nous fêterions donc aujourd'hui les non juifs !
De quoi mettre davantage en pétard ce brave Netanyahu, premier ministre israélien, remonté comme un ressort face à la décision européenne d'étiqueter les produits originaires des colonies israéliennes dans les Territoires occupés !
Benjamin Netanyahu a de nouveau activé le spectre du nazisme et de l'antisémitisme ! Il a étiqueté la commission européenne de sorcière anti-juive et a blâmé qu'on sacrifie l'éthique tant !
Côté palestinien, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a qualifié l'étiquetage de façon positive, mais insuffisante :
- L'étiquetage par l'UE des produits des colonies est un pas dans la bonne direction, mais il est insuffisant : les produits issus d'un crime de guerre doivent être interdits, pas seulement étiquetés, a lancé l'OLP.
Comme dirait un ami algérien mais néanmoins cyclothymique : on est bien loin de la gentillesse dans un monde où l'argent tiraille l'art gentil : raï !
jeudi 12 novembre 2015
mercredi 11 novembre 2015
C'est fini, après je ne me moque plus !
Finalement je plains ce pauvre homme qui avec sa pelle et son slip ridicule fait le buzz sur les réseaux sociaux !
Sur toutes les coutures, ses petits (et gros) défauts dépeints sont !
HOMMAGE A GLUCKSMANN
Le philosophe André Glucksmann, né à
Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) le 19 juin 1937, vient de rendre
l’âme, son dernier soupir et l’antenne à ceux qui lui feront hommage, fans
comme détracteurs, puisqu’il en est ainsi quand quelqu’un disparaît !
L’homme s’est éteint à Paris, dans la nuit du 9 au 10 novembre, en
nous laissant au cœur comme un goût d’inachevé. Sa voix aurait pu encore vibrer
de mille cordes pathétiques, colériques, exhortant à se battre contre les
injustices pérennes et la menace de taches brunes qui, déjà, parsèment l’Europe.
Enfant juif, rescapé de la Shoah, André
Glucksmann conservera jusqu’à sa mort, la haine des dictatures.
Plongé dans Mai 68 il en épousera les effluves
maoïstes avant de s’en détacher face à l’ampleur de la purge des intellectuels
chinois ! Il se rapprochera alors des deux frères ennemis, Jean Paul
Sartre et Raymond Aron avec qui il se rendra à l’Elysée pour convaincre VGE d’aider
les réfugiés vietnamiens quittant l’enfer
sur leur boat people.
Il enterre alors et définitivement tout
approche marxiste tant le communisme l’aura dénaturée au fil des purges et des
goulags si bien décrits par son ami Soljenitsyne.
Associé au mouvement des nouveaux philosophes
il s’inscrit dans une dynamique militante et interventionniste en rejetant tout
pacifisme bêlant, improductif à ses yeux.
Aussi, se battra-t-il pour Sarajevo et contre
la face hideuse de la Grande Serbie incarnée par Milojevic. Il prendra position
contre Poutine, le nouveau tsar qui désigne le Tchétchène comme le bouc
émissaire par excellence.
Sa voix est vibrante et charismatique !
On l’écoute. Il sait en profiter pour émouvoir et déclencher les consciences
pour le combat de causes qu’ils estiment justes.
Mais l’être humain n’est pas sans faille. Il
soutiendra Nicolas Sarkozy en 2007 ! Quelques années avant il n’avait pas
vu d’un mauvais œil la croisade de Bush contre l’Irak accusé, à tort, de
détenir des armes de destruction massive.
Il acquiescera, tout autant, l’intervention en
Libye sans imaginer le chaos futur qui en résultera.
Il se repentira de son soutien au petit
Nicolas quand ce dernier continuera à courtiser Poutine sans ambages.
Il repose désormais et on oublie déjà ses
petits égarements.
Il demeurera éternellement une voix, un cri de
révolte, une conscience incarnée contre les dysfonctionnements planétaires et
le vilain sort qu’on réserve aux minorités, aux réfugiés, aux sans grande.
Repose en paix, André !
A nous de poursuivre ton combat, à chercher la
lumière quand bien même l’obscurité peut nous aveugler.
Enfant de la Shoah, rescapé de l’enfer
L’étoile jaune au cœur des années sanguinaires
Tu garderas en toi la nausée de la haine
Les chants des dictateurs et l’humaine géhenne.
Tu poursuivras crédule les aurores maoïstes
Émergeant d’une plage aux pavés bellicistes
Nimbé de lueurs floues aux halos d’utopie
Tu marcheras perdu dans l’impossible nuit.
Le grand soir te prendra en tes rêves d’errance
Sous le vent de Mao aux marxistes fragrances
Emportant quelque fois cette faim d’horizon
Dans les méandres gris d’indicibles démons.
Tant de corps sacrifiés, tant de barbelés noirs
Tant d’espoirs avortés dans le fil de l’Histoire
Sabreront les monceaux des dernières illusions
Dans les remugles gris d’impossibles raisons.
Ils viendront te cueillir Jean Paul Sartre et Aron
Comme un beau fruit mûri de féconds horizons
Jus de philosophie au zeste humanitaire
Que boiront, assoiffés, les parias de la terre.
La terreur de Saïgon fait jeter sur les mers
Des coquilles de noix, des rafiots salutaires
Boat People échoués sur ton cœur humaniste
Jetteront le fardeau des années communistes.
Une voix, la colère sous la crinière grise
Des combats solitaires qui parfois dynamisent
Dans les prismes d’écran le réveil des consciences
Et les luttes armées abreuvées d’impatience
Pacifisme bêlant relégué sous la toise
Au nom des droits de l’homme ton esprit s’apprivoise
Aux martiaux chants d’honneur de l’interventionnisme
Tu prôneras la guerre pour sabrer les fascismes
Souffles impétueux, aux splendeurs reconnues
Pour les rues libérées de Sarajevo nue
Véhémente faconde pour tenter de briser
L’hécatombe Tchétchène par Poutine attisée.
Mais lauriers voleront vers des cieux plus funestes
Quand ton choix portera sur quelque manifeste
Souillé de polémiques : la croisade en Irak
Sur un mensonge pieux voilant le démoniaque.
Tout autant terniront, avant le repentir
Les soutiens surprenants au gré de tes soupirs
Pour le roi Nicolas et sa guerre en Libye
Tu t’en éloigneras au fil de tes ennuis.
Un faux pas ressenti comme vive traîtrise
Pour qui te gauchisait en sa triste sottise
Tu n’avais que cherché au
plus profond de toi
L’inconnue vérité qui nous glisse des doigts…
Repose en paix, penseur, philosophe guerrier
Pourfendeur des ténèbres, pétri d’humanité
Ta voix nous manquera dans le concert du monde
Où geint le réfugié, où crie la bête immonde.
mardi 10 novembre 2015
LA DERNIÈRE PRÉFACE DE GLUCKSMANN
Le
philosophe André Glucksmann, né à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) le
19 juin 1937, vient de rendre l’âme, son dernier soupir et l’antenne à
ceux qui lui feront hommage, fans comme détracteurs, puisqu’il en est ainsi
quand quelqu’un disparaît !
L’homme
s’est éteint à Paris, dans la nuit du 9 au
10 novembre soit quelques heures après que Bourgrain-Dubourg, un autre
philosophe mais aviaire celui-là, a été menacé d’un coup de pelle par un adepte
de la chasse aux pinsons.
Avant de rendre son dernier souffle le philosophe aura eut le temps de préfacer ce petit opuscule de 2 pages rédigées, fébrilement car encore sous le coup de l'émotion, par Mr Bourre grains du Bourg à donner aux oiseaux.
Deux pages sur le sort déplorable qui est réservé aux défenseurs des pinsons dans un univers coercitif à forte propension martiale sous l'égide d'un mouvement "chasse-pêche-tradition" élégamment orchestré par une engeance frontiste.
Quant à la préface de Glucksmann elle se teinte de références au regretté ornithologue russe auteur du livre "Sur ce sol j'ai nid d'cygnes".
Un livre dont les revenus de la vente iront à la PELLE
PAIX, ŒUFS, DEUX AILES, ŒUFS
Une association à but non lucratif (1901) qui défend la nidification et le plumage des oiseaux.
lundi 9 novembre 2015
IL FALLAIT QU'A LA MAMELLE DE L'ART TERRE AIT TÉTÉ
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Manquent :
Torr aux TOTO : si tant est que la chanteuse se joigne à ce groupe !
Tes rets t'étaient : la profession de foi du rétiaire
Ta rate hâta...des dysfonctionnements de santé...
Mais là, on n'est plus forcément dans l'art !
Encore que, vous me direz, la corrida...c'est de l'art ?
Ce qui est sûr c'est que ce n'est pas du cochon !
L' ÂNE VERT
Pourquoi cet âne vert ?
Pourquoi c’est à
Nevers ?
Qui l’a peint écolo
Cohn Bendit ou Duflot ?
Pourquoi ce vert
baudet ?
Qui a vu tom-ber bai
Sa couleur d’origine
Enfin, je l’imagine !
Il voit vie verte et braie
Le pauvre vertébré
Mais qui l’a peint sévère
En liquidant ses verts ?
Combien but-il de verres
L’écolo de travers
Pour le verdir ainsi
Le pauvre âne aux malis ?
L’a-t-on vu comme emblème
Du groupe Cetelem ?
Comment porter crédit
A cet acte abruti ?
Bardot plaint le bardot
Victime de salauds :
« Qui en France hisse là
l’âne
Dans l’affront qui profane ? »
Ils le trouvèrent verdi
L’Aliboron gentil !
Opéra la colère
Chez les propriétaires
Alors scène d’hiver né
Vit tancer Nivernais
Accusés d’avoir peint
Le mulet pas malin.
Mais en cet univers
Nul ne trouva pervers
Clairement désigné
Et l’enquête ramait !
Pourquoi cet âne vert ?
Pourquoi c’est à
Nevers ?
L’âne a fort dérangé
Les esprits du quartier
Puis vert de fin damnée
Partit enfin d’âne et
La vie reprit son cours
En vert et contre tours
Ne reste qu’un émoi
Surgi parfois de voix :
Qui fit cet âne vert ?
Placé ou bien Mamère ?
dimanche 8 novembre 2015
TENEZ VOUS LE POUR DIT !
Protégeons de lente agonie
Nos murs
Qui murmurent
"Désolants tags : honnis !"
(Poème anti tag a da tsoin tsoin..)
PUB 89
CEYLAC LIO RENAUD
♫ Renault renaît à Rosny, à Rennes et en Rhénanie
Renault renaît en rallye, roulant sans râles et soucis
♪ Renault sereine est face aux carrosses surannés !
(Musique de Robert Palmer)
ALAIN DELON : MONSTRE SACRE QUE LOCH TÔT GÉNÈRE
Il est né le
8 novembre 1935 à Sceaux et donc, aujourd’hui il fête ses 80 balais !
Il, c’est Alain Delon, l’éternel séducteur, le
défenseur de Nadine Morano, le grand amour de la regrettée Romy Schneider !
Alain Delon,
l’acteur qui fait tout pour, qu’en lui ôtant ses laisses, amour aille même
entre deux hommes dans la ville. Enfin…
Oui, Alain
Delon a 80 ans aujourd’hui.
Alain Delon
ne les fait pas car c’est la vie qui les lui donne (les ans) mais Alain Delon n’en
a cure. Il a eu une belle vie sous les caméras après avoir connu une enfance
peu reluisante avec un père adoptif maton à Fresnes !
Alain Delon
s’admire ! Il reste beau !
Alain Delon
vient de recevoir une jolie carte de Jean Marie le borgne :
Cher
Alain
Je te souhaite, n’est-ce pas, un bon anniversaire ! Souffle bien
tes 80 bougies ! Je ne pourrai, hélas, pas te voir en cette belle
circonstance, n’est-ce pas, car j’ai quelques démêlés avec la justice ! Tu le sais bien :
elle est tatillonne ! Mais je reste stoïque devant ses aboiements : l’ouïe
dort !
Je t’embrasse.
JM
samedi 7 novembre 2015
DEPUIS MARX C'EST TOUJOURS LA MÊME CHANSON
” La loi qui maintient constamment l’équilibre entre la surpopulation relative, ou l’armée industrielle de réserve, et l’ampleur et l’énergie de l’accumulation, rive beaucoup plus fermement le travailleur au capital que les coins Héphaïstos ne clouèrent jamais Prométhée à son rocher. Elle implique une accumulation de misère proportionnelle à l’accumulation du capital. L’accumulation de richesse à un pôle signifie donc en même temps à l’autre pôle une accumulation de misère, de torture à la tâche, d’esclavage, d’ignorance, de brutalité et de dégradation morale pour la classe dont le produit propre est, d’emblée, capital”
Marx
DANS LES STEPPES DE L'ASIE VALBUENESQUE...
Un nuage en
ciel fait là sillon
Sans pour
autant branler flocons
De neige ni
d’eau en masse. Turbans
De mongols
flottent dans le vent...
Vagabondage, chaleur de guêpe
Tout ton
climat étant sec steppe !
LA COM' RIT et BOURDIN L'ENTRAVE...AÏE !
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Jeudi matin, Myriam El Khomri, la nouvelle ministre du travail
eut droit à un show-mage de son interviewer, un certain Bourdin, Merlin dés-enchanteur des questionnaires journalistiques qui déstabilisent la personne
interrogée. A se demander s’il ne faut pas être un peu maso sur les bords pour
accepter d’être interviewé(e) par cet individu qui vous présente un micro
vintage en son studio RMC/BFMTV.
La pauvre Myriam n’a pas su répondre à une question, pourtant
pragmatique « combien de fois le CDD peut-il être renouvelé ? » La
réponse était 2 mais la nouvelle ministre n’a pas su, a bredouillé, s’est
perdue, s’est liquéfiée dans ce dialogue qui, selon l’analyse transactionnelle,
peut s’apparenter à une conversation « parent-enfant ». En père
fouettard, Mr Bourdin a tancé l’ingénue de belle manière.
On eût souhaité voir la Ministre réagir dans un axe « adulte-adulte »
car elle n’était pas là pour présenter sa croupe aux verges journalistiques !
Il n’en a rien été et, depuis, Myriam accuse le coup et en est à sa cinquième
boîte de tranquillisants !
Cela dit, la réponse « 2 renouvellements du Contrat à Durée
Déterminée au maximum» n’est pas encore une bonne réponse. Dans la sphère
du public, l’Etat peut traîner un contractuel durant 6 ans en CDD, d’année en
année, avant de lui octroyer un Contrat à Durée Indéterminée (CDI).
J’ai personnellement vécu une situation de renouvellement de CDD
durant plus de 15 ans avant que la France n’appliquer une directive européenne
concernant les 6 ans de CDD maximum.
Mais bon, je ne suis pas là pour parler de mon cas mais des grandes
améliorations qu’il faudrait apporter au Code du Travail qui, en ce début du
XXIème siècle, n’est pas vraiment adapté aux conditions économiques
mondialisées.
La rigidité de ce Code, la complexité de ses articles, son
accroissement de volume au fil des années, l’a rendu illisible et malfaisant.
Beaucoup de chefs d’entreprise ne s’y retrouvent plus et hésitent à embaucher
car, en cas de malheur, il faudra licencier. Et là comment faire lisse en
ciment sans être truelle, heu, cruel ?
Aussi, le gouvernement a décidé de réformer ce monstre de
complexité juridico-administrative. Il propose une réécriture en deux ans de ce
pavé de rigueur indigeste. La procédure peut laisser à désirer. On va créer un
énième comité ad hoc composé de juristes. Or ces juristes n’ont peut-être pas
la fibre entrepreneuriale (comme cette pauvre Myriam qui n’aura travaillé que
dans le Public).
Heureusement, parmi ces légistes, il en est un, le principal,
qui a lui seul devrait mettre tout le monde d’accord car tout homme de bon aloi l'oit : c'est Robert Badinter.
L’exécuteur
de la peine de mort va guillotiner certaines branches inutiles et désépaissir l’arbre
monstrueux. En 1974, le Code du Travail comportait 600 articles ; quarante
ans plus tard il nous en propose plus de 8000 !
L’idée
première de l’ancien garde des Sceaux est de privilégier les accords d’entreprise,
quitte à mandater des syndicalistes extérieurs dans les petites structures. En
dehors de ces accords spécifiques c’est une architecture simplifiée du Code du
Travail qui s’appliquera avec 50 articles fondamentaux.
Il est donc peu probable qu’émerge l’idée de référendum
d'entreprise pour redonner la parole aux salariés en leur permettant d'être
consultés et de statuer sur un accord collectif, portant notamment sur le temps
de travail, sans devoir préalablement négocier avec des syndicats dont la
représentativité s’effiloche en peau de chagrin (5 % des salariés du privé sont
encartés à un syndicat).
Par ailleurs, il semblerait que les 35 heures ne soient pas
remises en question alors même qu’elles provoquent quelques remous (c’est un
euphémisme) dans certains secteurs (notamment au sein du monde hospitalier). Le
gouvernement va surtout s’atteler à revoir les modalités de congés, des repos,
des négociations collectives (37 branches professionnelles devraient être
stipulées sur une liste des espèces disparues d’ici un an).
Les entrepreneurs notent la bonne volonté de changement encore
que certains fassent remarquer que ce n’est pas tant le Code qui pose souci que
ces nombreuses jurisprudences, dérogations, fruits de la Justice aux pépins
venimeux pour la compréhension !
Mais surtout ils regrettent d’être exclus d’office de ce toilettage
maison ! Leur contribution à la discussion serait pourtant la bienvenue
tant le projet sera décousu à défaut de patrons ! Ils auraient tant aimé
en découdre sans biaiser pour revoir le canevas des procédures de licenciement
et leurs coûts humains (leur cousu main ?)
Sans aller jusqu’au « contrat zéro heure » qui fait
florès chez la perfide Albion, il serait temps de dépoussiérer le Code du
Travail afin de dégager une certaine flexibilité dans l’embauche, les
plannings, les mises en disponibilité sans démolir radicalement la base des
acquis sociaux.
Au gouvernement de trouver le bon curseur et d’inviter à la
réflexion tous les acteurs économiques impliqués.
Avec ou sans Myriam…
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