Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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mardi 27 septembre 2016
SACRÉ LULLY !
Fils de meunier florentin, Jean-Baptiste Lully, né Giovanni Battista Lulli en 1632, quitte les flots rances et enfarinés pour la France à l'âge de quatorze ans. Il devient le garçon de chambre de Mademoiselle de Montpensier, un métier à sa portée avec une gente dame avec qui il était au diapason bien qu'il lui jouait des luths dégueulasses.
Grâce aux moult sauteries guillerettes données à la cour, il goûte à la musique et à l'art du spectacle. Il devient compositeur, très grand danseur, et violoniste pour Louis XIV, ce roi soleil qui lui prodigue des UV (Unités de Valeurs) en musicothérapie baroque.
Favori de la cour, il est le compositeur officiel de la musique instrumentale du roi et écrit emballé des ballets de cour avec maîtrise tant il exécrerait se voir taxer voir "manche à ballet" par un roi qui lui donnait des coups de pouce hier.
Après la mort de Mazarin, Lulli est nommé, sur un ton doux, surintendant de la musique ! Il se fait naturaliser sans devenir homme de paille et change son nom en "Lully" avec un i grec pour faire plaisir à une hellénique au corps fou, corps intensément fin (Corinthe en sait ! M'enfin !!)
Mais il quitte la belle qui abuse trop d'amants et les nique. Il épouse une certaine Madeleine Lambert, assez mécène (car gère art Lambert). Il rencontre Jean-Baptiste Poquelin, pour la première fois sur la comédie 'La Princesse d'Élide' en un coup de vent (Elide est alizée). Leur collaboration durera jusqu'en 1671, grimpant sur le mur de célébrité comme des mots-lierre !
Il se spécialise dans la comédie-ballet tout en portant des bas laids comme Eddie (son valet) car peu lui chaut le vestimentaire !
Il compose notamment 'Le Mariage forcé' et 'L'Amour médecin' Mais il n'abandonne pas pour autant les bals en cour sans calembours et écrit, entre autres, 'La Naissance de Vénus' qui lui fait sortir deux mille eaux tant il en sue pour l'achever.
A partir de 1672 et jusqu'à sa mort en 1687, il rédige une oeuvre impressionnante, presque un opéra par an et obtient le monopole sur les productions musicales en France. En 1681, le grand Jean-Baptiste Lully devient secrétaire du roi ce qui attise ses héritiers (le secrétaire attire hoirs) et meurt, six ans, après une agonie peu commode à laquelle il devait se lier (île de vaisseliers ?)
ALEP EN AGONIE NE COMPTE PLUS LES BOMBES
Alep vacille sous les bombes et livre, sans nul
doute, ses dernières batailles. Bientôt, selon de nombreux experts, le beau
fruit culturel devenu triste trognon transpercé, tombera dans l’escarcelle de
Bachar-Al-Assad avec l’aide de son cueilleur en chef, le russe Vladimir
Poutine.
Les insurgés se battent avec l’énergie du désespoir
en pensant encore au printemps arabe. Mais le maître de Damas possède les armes
et l’appui du Kremlin. La Russie manœuvre habilement pour aider Bachar que l’Occident
désapprouve. Elle cherche aussi à briser l’Etat califat de Daech, le troisième
larron à s’être invité dans cet enfer.
La France, isolée, cherche une solution planétaire
mais son message reste inaudible à l’ONU que les USA façonnent d’atonie.
Notre pays se heurte à la frilosité américaine. L’Oncle
Sam, fatigué de tant d’interventions et de cercueils inutiles, rechigne à s’engager
au sol dans le grand bourbier syrien.
Il faut dire que la situation demeure inextricable. Trois
grands cercles la circonscrivent : une guerre civile intra-syrienne, une
guerre moyen-orientale entre chiisme iranien et sunnisme d’Arabie Saoudite, et
le grand cercle de la guerre froide de nouveau présent. Russes et Américains,
faussement liés dans leur frappe contre Daech, suivent des chemins antagonistes
quant aux relations à tisser avec Bachar.
Dans ce grand vacarme de feu et de sang il y a l’humain
qu’on assassine, l’enfant qui pleure sa mère et les ruines d’un Monde qui, décidément, font douter plus que jamais du paradis sur Terre.
Alep en agonie ne compte plus les bombes
Qui foudroient de leurs feux le fragile
hôpital
Le fluet souterrain, le recoin médical
Alep et ses lambeaux croupissent dans la
tombe.
Le tyran de Damas sous l’écu de Poutine
Frappe les survivants dans cet enfer urbain
Selon quelques témoins des montées
assassines
Sarajevo cerné souffrait moins
l’inhumain
L’Occident impuissant vit de
l’imprécation
Affranchissant le bras séculier de
Moscou
La Russie sans ambages crie son
indignation
Pour peu qu’on l’incrimine à décupler
les coups.
Elle reporte, sans fard, la culpabilité
Sur l’insurgé syrien dénommé terroriste
Tandis que des enfants se meurent
abandonnés
Dans les ruines efflanquées de douleurs
fatalistes.
Alep en agonie, vidée d’humanité
Ne croit plus au soleil embelli d’une
trêve
La lâcheté du monde en son corps
décharné
A maculé de nuit les impossibles rêves.
lundi 26 septembre 2016
LE FISC SE CORSE ET CA REND PLUS SAIN FLORENT !
Florent Pagny fait partie des bons payeurs pour Mr Sapin,
notre ministre de l’Economie. Florent paie ses impôts sans rechigner, obéré
mais pas trop puisqu’il porte souvent le melon en montant sur ses grands
chevaux dès qu’on lui sermonne qu’il travaille du chapeau.
Oui obéré mais dans le grand jeu de Monopoly fiscal la case « quête »
avise hier comme demain que le succès est au rendez-vous ! L’homme peut
verser à son percepteur un million d’euros d’impôts annuels car il a enfin
compris que s’il versait autant c’est qu’il gagnait beaucoup ! Il réalise
enfin que les encaisseurs avaient raison de dire : « saquons Pagny »
pour ne pas apprécier la sienne à l’aune de ce que le flot rend des marées
monétaires reçues.
Finis donc les acrimonies contre l’administration fiscale qui
suscitaient abattement, triste tranche, moral pas dans l’assiette, l’attaque
salée, cris (la taxe à l’écrit ?).
Plus besoin de sortir un tube dans le style « Ma liberté
de penser » quand on est en paix avec le fisc et avec soi-même, en payant
rubis sur ongle l’impôt sur le revenu de Patagonie ou du présent sur le siège
rouge et rotatif de « The Voice ». L’émission de Tf1 semble bien
juteuse pour arrondir les faims de moi d’un ego toujours plus exacerbé.
Tout va donc très bien dans le beau monde des artistes
opulents !
Quelques années se sont
passées
Florent dans le rang est
rentré
Il ferait presque ami-ami
Avec la fiscale avanie
Il paie et empâte agonie
Du mauvais payeur ! Il
revit
En repenti et l’obéré
S’impose règlements quiets
Un million d’euros pour
Bercy
Pour chaque année. Je dis
merci
A mon fidèle télécrochet !
Autant de fric dans la chanson
Ce fait tue mon intellection
Mais j’aurais tort de le blâmer !
dimanche 25 septembre 2016
AU MICRO D’ŒUF : LA VIE, FLAMME ENTENDUE !
De 15h à 16h, au micro de Flavie Flament, les auditeurs de la station RTL bénéficient du luxe en bourg de partager leurs expériences et les experts (éventuellement des ex maires) prodiguent leurs conseils sur les questions sociétales (genre : est-ce fait pour certaines castes Aldi ?), relationnelles ou encore médicales.
Bref, une heure juste avant les grosses têtes que Flavie ne veut toujours pas avoir vu qu'elle n'a pas besoin de père Ruquier eu égard à sa blonde chevelure qui n'est pas sans penser à celle de Sophie Davant !
Une heure de très grande écoute pour ceux qui ne travaillent pas : sénateurs, députés, retraités, étudiants séchant les cours...
Cette émission "on est faix pour s'entendre" reste un phare d'eau pour les naufragés de la vie !
Elle n'est, cependant, toujours pas remboursée par la Sécurité Sociale.
Il faut dire que ce n'est pas le moment de recreuser le trou de la Sécu que Marisol Touraine (notre Ministre de la Santé) prévoit de boucher à l'horizon 2017.
samedi 24 septembre 2016
L’ÉCART EN TWEETER OU DEUX JOURS DE BUZZ (si ce n'est plus...)
Christine Boutin explique avoir
annoncé, à tort, ce mercredi, la mort de notre cher Jacquou, le Corrézien
élyséen, à la suite d'information venant "d'une source sûre". Problème:
il s'agissait d'une rumeur qui a aussitôt été démentie par la famille Chirac.
L'information m'a été donnée par une source que j'estime
sûre, explique-t-elle sans donner plus de précisions. Je l'ai donnée car je
pense que les Français l'attendent, preuve en est du buzz qu'il a
suscité, ajoute-t-elle !
Et c’est bien là le problème : le buzz !
Tweeter est une grande machine à buzz dont même la presse se
délecte. En moins de 140 caractères n’importe quel esprit simplet peut lancer
un message à la « vas-y que je te pousse » et il y aura toujours d’autres
esprits pour le retweeter (le diffuser de façon plus ample) ou pour s’en
indigner. La spontanéité du tweet, son instantanéité, exclut toute réflexion
méditative, éthique. Le tweeter réagit de manière compulsive, il « tweete »
à l’envi, cherchant à lancer la petite bombe événementielle avant le voisin !
C’est la course au scoop, quand bien même ce dernier se revêt, à posteriori, d’oripeaux fallacieux.
Le plus dramatique dans cette histoire est la résonance communicationnelle d’un tel message ! Comme une traînée de poudre le petit
billet de trois mots (dont un hashtag que Christine a sans doute mal utilisé !)
fait le tour de France. Pire, il va faire l’objet de multiples articles de
presse et le papier relaiera la vitrine virtuelle.
Ainsi, et pour bien d’autres circonstances, le twitter se défoule
pour passer ses nerfs ou par simple addiction au petit oiseau bleu. Il y aura
toujours un journaliste qui, nonobstant la déontologie de son métier (vérifier
les sources), prendra pour argent comptant des fausses informations amplifiées par
de simples retweets d’un petit texte initialement lancé selon l’humeur du jour
de son auteur.
Le tweet malheureux de Christine Boutin n’est qu’un des avatars de
la déstructuration du circuit informationnel. Les citoyens ont désormais le
pouvoir de communiquer à leur guise ce que bon leur semble. L’acrimonie des
uns, l’outrance des autres, déferlent sur la toile et abreuvent nos
conversations quotidiennes. Le professionnel de l’information est
progressivement acculé à rédiger
chroniques et articles sur « le buzz » ainsi généré, pour ne pas
décrocher de la prosopopée ou de la sermocination..
C’est une nouvelle manière de remplir les journaux à l’heure où
les feuilles de chou ne font pas bonne presse dans les tendances consuméristes.
Rebondir sur l’approximation du virtuel, voire sur ses
falsifications, permet désormais de nourrir les papiers quotidiens et de
freiner la lente agonie de nos kiosques à journaux.
En attendant, Chirac, quel que soit son état de santé, doit songer
au fond de son lit que cette histoire est abracadabrantesque !
vendredi 23 septembre 2016
C'EST VERS VINCENNES QUE LA BÊTE EUE MÈNE
Aire de Vincennes redevint scène quand Paris décida
Pour éviter que riverains beaucoup de germes inhalent
De transférer les animaux sur ce lieu théâtral
Piégeant d'assommoir les cris vains et s'était mis l'zoo là !
jeudi 22 septembre 2016
L'AUTOMNE ETONNE
L’automne
étonne d'un rouge atone
Libère
le fauve et rugit sang
Dans
les sous-bois où déjà tonne
Un
brame dans les fraîcheurs du vent
Automne
lié, ô tonneliers
Aux
rituels de la vendange
Ouvrant
ses pages où la vie naît
En dionysiaques louanges
L’automne
alloue aux tonnelles à
Replier
sous la pluie rebelle
L’averse
éperdue. Pergola
Résiste
à la bise nouvelle.
Langueur,
ivresse, duo tonal
Chante
en mon cœur ce monde en mue
Quand
mille buées matinales
Se
meurent au soleil revenu.
Les
feuilles tombent en leur tombeau
De
rouille craquant sous les pas
La
nécropole vit de tons beaux
Chatoie
les tapis du trépas
N’en
déplaise à Monsieur Verlaine
L’alanguissement
monotone
Sous
mon soyeux manteau de laine
Au
grand jamais ne se cantonne
La vie
qui s’endort lentement
Dans la
flamboyante agonie
Ragaillardit
mes yeux d’enfant
Jusqu’aux
aurores de l’envie
L’automne
étonne, me pelotonne
Dans
son duvet de terre humide
L’orée
tout de mousse chantonne
De ses
végétales sylphides.
mercredi 21 septembre 2016
IL SE COMPLAIT DANS L'EGO : L'OISE RIT !
Nicolas Sarkozy a-t-il encore perdu quelques neurones ou agit-il délibérément comme un débile mental pour des raisons de populisme (on sait qu’un discours sot voire fallacieux se fait mieux comprendre par le commun des mortels) ?
Toujours
est-il que, lundi soir, lors d’un meeting à Franconville (Val-d’Oise), il n’a
guère parlé de francs, cons, vils mais…de Gaulois en nous sortant la tirade
suivante :
-
Dès
que l’on devient français, nos ancêtres sont gaulois !
Evidemment
les réseaux sociaux se sont emparés de cette sortie aussi outrancière
qu’absurde. Car, bien sûr, notre pays peut s’enorgueillir d’avoir de multiples
ancêtres : des Romains, des Celtes, des Maures, des Burgondes et j’en
passe…
Bien sûr,
le petit nerveux se revendique, en général, de Gaule mais faut-il pour autant
occulter les autres branches qui font le bel arbre français ? L’ancien
président dit être sain de corps et d’esprit et que pas une gramme d’alcool n’a
fait dévier ses propos :
-
Je
ne prends que des jus de fruits ; mais, quand bien même je me prends des
verres sains j’ai tôt rixes !
Offenses à
laquelle le petit coq ne daigne pas répondre pour ne pas alimenter les
querelles d’avant la primaire ; fort sage ergot vit (force à Gergovie ?).
Disons qu’il y a quand même répondu car des réponses à l’aise y’a :
Quand on
est fils d'un hongrois ou fils d'un algérien et que vous arrivez en France, on
ne vous apprend pas l'histoire de la Hongrie ou de l'Algérie, on vous apprend
l'histoire de France!
L’homme le
clame par des mouvements de mâchoire : c’est l’tic qui parle !
Hormis l’erreur
de syntaxe (passage du « on » au « vous ») on ne peut pas
dire que Sarkozix ait tord : oui, on nous apprend que nos ancêtres étaient
les Gaulois ! On inculquait les mêmes préceptes aux petits Martiniquais et
aux enfants réunionnais !
Peut-être
faudrait-il revoir les programmes d’histoire car plus on se dit « semons Gaule !»
plus on crée en tas tares ! On travestit la réalité !
Alors oui,
rendons justice à Sarkozix qu’on a souvent du mal à comprendre le long de ses
discours émaillés de motions magiques pour lesquelles nul ne songe à voter.
Le petit
perdant de 2012 doit toujours se justifier : c’est trop injuste dans un
contexte, qui plus est, où on lui reproche indéfiniment de ne pas respecter ce
qu’on délègue aux lois (ce con des laids Gaulois ?).
C’est que, sur la route du Graal élyséen, cette ruée vers l’or présidentiel qui lui brûle
les mains, il ne cesse de trébucher : il fait dégât l’or aux mains !
mardi 20 septembre 2016
L'EUROPE EMBRASSE HEURTS
Le vent tourne pour Angela Merkel, à un an des prochaines élections législatives. Son parti, la CDU, a enregistré dimanche le pire résultat de son histoire pour des élections régionales à Berlin, n'obtenant que 17,6% des suffrages. La chance lierre ne s'agrippe plus au mur de la réussite car c'est le deuxième revers électoral consécutif en deux semaines pour l'Union chrétienne-démocrate d'Angela.
Ces résultats surviennent dans un climat de mécontentement croissant à l'égard des réfugiés. Ainsi, la droite populiste Alternative pour l'Allemagne, qui met en garde contre une islamisation du pays, a obtenu 14,2% des voix dans la capitale allemande.
En Belgique, des mouvements d'extrême droite, comme le Voorpost, refusent de voir leur pays envahi par des "hordes de barbares" !
L'Europe joue son destin dans sa capacité à résoudre le problème des flux migratoires, principalement ceux venant de Syrie. Car les populations d'Alep ou de Damas continueront à affluer sur le sol européen tant que le conflit syrien n'aura pas trouvé une solution. Un cessez le feu qui semblait tenir ses promesses s'est très vite écroulé en château de cartes.
L'Europe doit trouver une solution mais l'urgence rend la situation ingérable ! Les pays membres se crispent, revendiquent leur nationalisme.
La belle idée d'une Europe fédérale prépare-t-elle sa mise en bière ?
L’Europe à l’heure des immigrés vit des
tensions
Ça sent la mise en bière au fil des
crispations
La mort subite pourrait surgir tant le
brassage
Des populations fermente en tristes
présages.
Madame Merkel n’amasse pas mousse tant
l’appel fort
Pour une arrivée de migrants sur pierres
se tord !
Car l’être à piste xénophobe fait mille
cas nets
De délinquance mille migrants pourtant
honnêtes.
Les élections dans les Landers
embrassent heurts, tranchent !
Des votes noirs synchrones en bourrent
les urnes blanches
Lestes à miner par leur pression le bar atteint
Par les paisibles démocrates aux grands
bras sains.
Au pays belge de l’amertume tient fort
en bouche
Chez les gens de Voorpost qui, de
slogans farouches
Éructent en sioux blonds le rejet d’immigrés !
Lâche y met violence puisée de fermes
hantées.
Europe, toi notre intégrité, vis des tensions
Et mal te rit au nez troussé par
crises-passions
La Rome en braie avec Paris qu’on
a dépeinte
Comme l’agent lymphatique dépassé par
les plaintes.
Comme la Jenlain, fate, hic des passés
pare les plaintes ( ?)
dimanche 18 septembre 2016
L'EPOQUE EST MORNE
![]() |
| Chasse aux Pokémon - Tu les vois ? Non ! Et toi ? Non plus ! Ah si, j'en vois un ! Zut ! Parti ! Disparu ! Ah, le revoilà ! |
Depuis quelques semaines,
Pokémon Go, le jeu gratuit en réalité augmentée proposé sur smartphone par
Nintendo est devenu un phénomène de société qui enthousiasme les uns et
démoralisent les autres.
Le but est de capturer des
petites créatures virtuelles qui se cachent dans la rue, dans des parcs urbains,
à l’intérieur d’édifices publics ou dans les recoins d’une ruelle…
Ce jeu peut se transformer
en véritable danger public : les imprudences pour aller capturer l’objet
de ses rêves sont multiples. Les accidents s’accumulent et on craint l’épidémie :
un conducteur, le smartphone à la main, guettant un pikachu, peut s’encastrer
sur un mur ou faucher un piéton qui, lui-même, serait complètement absorbé,
hors de toute réalité, pour les mêmes raisons « pokémoniques ».
Outre le côté accidentogène,
Pokémon Go infantilise jeunes comme adultes en les replongeant dans la recherche
du doudou consolateur et salvateur, seul recours pour échapper à un monde réel
qu’habitent la peur du terrorisme et la
désespérance face à la crise économique.
Pokémon Go, qui génère une
fortune pour ses concepteurs, appauvrit intellectuellement toute une frange de
notre société et en dit long sur l’état de déliquescence intellectuelle d’une
humanité manipulée par sa propre création technologique !
Ô tempora, ô
mores,
comme l’aurait dit Cicéron dans les Catilinaires.
L’époque est monotonie, fi !
Les Pokémon hauts tonifient
Inlassablement l’âme enfant
Qui sommeillait chez les vivants
Tu sombres dans l’épique hâte, chou
Mon cœur, à capturer du flou
Du virtuel, dans la nature
Mais cesse un peu : lis tes
ratures !
L’époque est monétarisée
Par Pokémon-Etat : risée !
Dérision de l’homme moderne
Qui se repaît de balivernes
Les yeux rivés sur ton mobile
Sans te sentir le corps débile
Tu guettes des petits malins
Éthérés parmi les humains
L’époque est monochromatique
Le Pokémon aux crocs m’a :
tics !
Il me dévore et l’addiction
Nourrit de longues compulsions
Déconnecté de l’existence
Tu te repais de contingences :
L’illusion crie des certitudes
Dans un désert de solitude !
L’époque est monoculture : bain
De Pokémons ; ô culte
urbain !
Le sage dit : ça passera
Mais reviendront d’autres dadas
Car le progrès aime inventer
Un futur infantilisé…
Un futur infantilisé…
samedi 17 septembre 2016
A GEORGES SAND
Il y a 140 ans (le 8 juin 1876) nous quittait Georges Sand, grande femme de lettres, rebelle, foncièrement républicaine et amoureuse passionnée.
Une femme libre, entièrement débarrassée des carcans machistes de son époque jusqu'à se vêtir des atours masculins, en guise de lumineuse provocation.
Une femme que la ronde des siècles m'aura empêché de retrouver, en bonne compagnie, sous les frondaisons mystérieuses de son Berry, loin des tumultes parisiens...
Qu’aurais-tu pensé Georges Sand
En cherchant, à l’aurore, du pain
Des gens qui passent leur commande
De croissants, en leur salle de
bain ?
Aurais-tu reçu à Nohant
Guillaume Musso et Marc Levy
Ou Guetta dont le piano en
Monocorde rumine l’ennui ?
Aurais-tu vapoté ma belle
Tout en tapotant ton clavier
Dans ce coin du Berry charnel
Écrin des amours passionnées ?
Qu’aurais-tu pensé du mariage
«Pour tous » car ainsi dénommé
Marie Dorval, sans un ombrage
L’aurait-elle, pour toi, suggéré ?
Qu’aurais-tu pensé Georges Sand
De ces minettes pouponnées
Fardée d’artifices, en demande
D’un regain de féminité ?
Qu’aurais-tu pensé de la gauche
Ce socialisme frelaté
Et de ce béton qui amoche
Le vert de la ruralité ?
Aurais-tu goûté du selfie
Toi qui vécus, émerveillée
L’amorce des photographies
Vibrant d’un Nadar inspiré ?
J’aurais aimé trouvé réponses
A l’ombre de feuillages en paix
Près de la mare au diable absconse
LES COLÈRES DE MR HULOT
L'annonce, mercredi dernier, du rachat de Monsanto par Bayer pour la modique somme de 59 milliards d'euros inquiète beaucoup les Allemands.
Tout le monde s'alarme des conséquences de la naissance du leader mondial des semences et de la chimie.
Car on s'achemine, de plus en plus, sur un marché monopolistique dans lequel un géant de l'industrie chimique pourra imposer sa loi aux fermiers en leur vendant des pesticides et des engrais au prix non négociable, sans compter quelques sympathiques semences OGM.
Nicolas Hulot est monté au créneau, une fois de plus.
La bataille sera rude !
DIVERTISSEMENT XVII
Ce nouveau divertissement allitératif rend hommage à Léo Ferré,
l'anarchiste chevelu et prince des mots, qui aurait fêté ses 100 ans cette
année. C'est aussi l'occasion de parler de Léa Salamé, l'insolente journaliste
qui met un point d'honneur à bousculer son interlocuteur, surtout lorsqu'il se
nomme Nicolas Sarkozy. Elle intervenait dans la première de "L'Emission
Politique" sur France 2 avec son compère Pujadas. La prochaine fois, elle
accueillera Robert Hue, le communiste plus coté à l'argus, s'il retrouve la
forme !
Le délire verbal
parcourt d'autres univers : celui de la chanson, avec Lahaye qui erre dans la
ville de Copé, Francis Lay atterré par les œuvres de Guetta.
Petit clin d'oeil
à Balkany, l'ineffable maire de Levallois-Perret, qui tient le haut de scène
dans la pièce "Comment je blanchis mon argent aussi bien que
Cahuzac".
Le cinéma s'invite
également dans ce fatras syllabique avec Lou Berry, Leos Carax (auteur de
"les amants du Pont Neuf" en 1991, avec Juliette Binoche), Mathilda
May et Lio (qui fit quelques apparitions sur le grand et le petit écran).
Bonne lecture à
vous.
mercredi 14 septembre 2016
IL A RI, TRUMP, QUI VOIT QUE S'EST AMOLLI ÈRE DE SA RIVALE
La
pneumonie qui vient de stopper net Hillary Clinton dans sa campagne américaine
pour briguer le plus haut poste m'a donné l'envie de revisiter Jean Baptiste
Poquelin.
Voici donc un des plus
célèbres passages du Malade Imaginaire de Mr Molière. Un passage où il est
question de poumon en tout et pour toux !
La scène se passe chez Mme
Clinton.
Elle consulte son médecin
en présence de sa fille Chelsea.
DOC ERDUAVRE
Vous ne trouverez pas mauvais, s'il vous plaît, la curiosité que j'ai eue de voir un illustre malade comme vous êtes; et votre réputation, qui s'étend partout, surtout depuis votre campagne présidentielle, peut excuser la liberté que j'ai prise.
HILLARY CLINTON
Monsieur, je suis votre servante
DOC ERDUAVRE
Je vois, madame, que vous me regardez fixement de vos petites yeux qui clignent, tonnent de leurs bruits de paupières. Quel âge croyez-vous bien que j'aie ?
HILLARY CLINTON
Je crois que tout au plus vous pouvez avoir vingt-six ou vingt-sept ans. Je le dis à la louche !
DOC ERDUAVRE
Allah louche ! Ah, ah, excellent. Bon, trêve de plaisanteries ! J’ai exactement quatre-vingt balais.
HILLARY CLINTON
Moi j’ai 20 bas laids à donner à des associations de charité… Wouaf, non, c’est Lol ! Mais non, vous n’avez pas quatre-vingt balais ?
DOC ERDUAVRE
Mais si. Vous voyez en effet des secrets de mon art, de me conserver ainsi frais et vigoureux.
HILLARY CLINTON
Par ma foi, voilà un beau jeune vieillard pour quatre-vingt-dix ans !
DOC ERDUAVRE
Je suis médecin passager, qui vais de ville en ville, de province
en province, de royaume en royaume, pour chercher d'illustres matières à ma
capacité qu’on ne trouve bien sûr pas sous ma cape à cité. Il me faut trouver
des malades dignes de m'occuper, capables d'exercer les grands et beaux secrets
que j'ai trouvés dans la médecine qui part à l’aile mais, parce qu’elle parle
haut, est messe (elle parle OMS). Je dédaigne de m'amuser à ce menu fatras de
maladies banales qui, par exemple, me fait soigner, mon trésor, dix nerfs !
Fi de ces bagues-attelles pour petites fractures du doigt, de rhumatismes et de
fluxions, à ces fièvrotes, à ces vapeurs et à ces migraines. Je veux des
maladies d'importance, de bonnes fièvres H1N1 coulé ou H5N7 touché, avec des atteintes
au cerveau qui me servent, elles. De bonnes fièvres comme ce fut le cas avec
mon ami Sam d’Issoire, de bonnes pestes noires qui touchent des blancs, de
bonnes hydropisies sans hypocrisie, de bonnes pleurésies avec des inflammations
de poitrine: c'est là que je me plais, c'est là que je triomphe; et je
voudrais, madame, que vous eussiez toutes les maladies que je viens de dire,
que vous fussiez abandonnée de tous les médecins, désespérée, à l'agonie, pour
vous montrer l'excellence de mes remèdes et l'envie que j'aurais de vous rendre
service.
HILLARY CLINTON
Je vous suis obligée, monsieur, des bontés que vous avez pour moi.
DOC ERDUAVRE
Donnez-moi votre pouls. Allons donc, que l'on batte comme il faut. Ah! je vous ferai bien aller comme vous devez. Ouais! ce pouls-là fait l'impertinent; je vois bien que vous ne me connaissez pas encore. Qui est votre médecin?
HILLARY CLINTON
Monsieur Pur-gond. Il est connu pour être un homme qui résonne bien !
DOC ERDUAVRE
Cet homme-là n'est point écrit sur mes tablettes entre les grands médecins. De quoi dit-il que vous êtes malade ?
HILLARY CLINTON
Il dit que c'est du foie, et d'autres disent que c'est de la rate.
DOC ERDUAVRE
Ce sont tous des ignorants. C'est du poumon que vous êtes malade.
HILLARY CLINTON
Du poumon?
DOC ERDUAVRE
Oui. Que sentez-vous ?
HILLARY CLINTON
Je sens de temps en temps des douleurs de tête quand je repense à Monica Lewinsky. Je ressens aussi, en ces moments, un problème des pouls !
DOC ERDUAVRE
Aussi ? Gare ! Justement, le poumon.
HILLARY CLINTON
Il me semble parfois que j'ai un voile devant les yeux qui m’empêche de savoir si j’utilise le bon portable sur les 13 dont je dispose !
DOC ERDUAVRE
Le poumon.
HILLARY CLINTON
J'ai quelquefois des maux de cœur quand j’entends une maman appeler son piaf et qu’elle crie « Donald, viens ici ! » en craignant qu'avec de mauvaises rencontres son fils s'éduque anar !
DOC ERDUAVRE
On ne peut pas se trumper : Le poumon !
HILLARY CLINTON
Je sens parfois des lassitudes par tous les membres, qu’ils soient du Sénat ou de la chambre des représentants, deux comme herse ! Ils me trouvent menteuse, ils le clament. Ca raisonne dans ma tête et je me sens mieux quand j’ai l’écho rompu !
DOC ERDUAVRE
Le poumon.
HILLARY CLINTON
Et quelquefois il me prend des douleurs dans le ventre, comme si s’étalent coliques et notamment quand je repense aux critiques à mon égard. Ca remonte au 11 septembre 2012 quand des terroristes ont attaqué notre ambassade en Libye, à Benghazi et..je n’étais pas intervenue avec diligence.
DOC ERDUAVRE
Je ne connais pas ce Diligence mais quoi qu’il en soit oui, c’est le poumon. Vous avez appétit à ce que vous mangez ?
HILLARY CLINTON
Oui, monsieur. Je mange des hamburgers avec un max d’OGM pour faire fun ! J’aime manger aux terrasses de New-York. Surtout quand il fait beau. Comme aujourd’hui ! C’est un beau jour à New-York, n’est-ce pas ?
DOC ERDUAVRE
Le poumon. Vous aimez à boire un peu de vin.
HILLARY CLINTON
Oui, monsieur. Absolument ! Et surtout le vin français même s’il est coûteux à cause de notre protectionnisme à la con…Mais je remédierai à tout cela quand je serai à la Maison Blanche !
DOC ERDUAVRE
Le poumon. Il vous prend un petit sommeil après le repas, et vous êtes bien aise de dormir ?
HILLARY CLINTON
Oui, enfin, pas autant que Bill, mon mari, qui s’est endormi pendant une cérémonie religieuse dédié à Martin Luther King. Quand il s’est réveillé il m’a dit « I made a dream ». Il a rêvé en noir et blanc. Il était dans un champ de fleurs et en tira cistes ! Le buzz que ça a fait sur la toile, ce truc là ! Mais les gens, franchement, il ne leur faut pas grand-chose pour s’amuser ! Pour ce qui me concerne, heu, oui, je dors particulièrement si je manque de faire…vous savez bien que chez les démocrates l’âne est mis !
DOC ERDUAVRE
Le poumon, le poumon, vous dis-je. Que vous ordonne votre médecin pour votre
nourriture ?
HILLARY CLINTON
Il m'ordonne du potache, pour détendre l’atmosphère !
DOC ERDUAVRE
Ignorant!
HILLARY CLINTON
De la volaille pour passer de l’âne (démocrate) au coq pour éviter d’avoir les pouls laids !
DOC ERDUAVRE
Ignorant!
HILLARY CLINTON
Du veau ! Mon estomac aime être antre à veau !
DOC ERDUAVRE
Ignorant!
HILLARY CLINTON
Des bouillons. Et, si je peux me permettre ce dérapage : je préfère savourer le bouillon que le gode froid… Hi, hi, vous ne riez pas ?
DOC ERDUAVRE
Ignorant! Et soyez sérieuse ! Quoi encore ?
HILLARY CLINTON
Des œufs frais. On me dit qu’il faut œufs frais pour le pays ! J’ai d’ailleurs rassemblé autour de moi une équipe d’œufs qu’on bat !
DOC ERDUAVRE
Ignorant!
HILLARY CLINTON
Et, le soir, de petits pruneaux pour lâcher le ventre quand je suis Agen !
DOC ERDUAVRE
Ignorant!
HILLARY CLINTON
Et surtout de boire mon vin fort trempé, en m’imaginant, non en vain, forte ramper, comme une vipère, jusqu’aux pieds de Trump pour le mordre !
DOC ERDUAVRE
Ignorantus, ignoranta, Ignorantum. Il faut boire votre vin pur, et, pour épaissir votre sang, qui est trop subtil, il faut manger de bon gros bœufs venant de France, de Laon, des bœufs d’Aisne. Il faut de bon gros porcs et, là, je ne parle pas de votre concurrent Mr Trump ! D’ailleurs, le bougre, à se cuisiner tous les jours un porc tend ! Il faut de bons fromages de Hollande, pas le Flamby de l’Elysée, non des Pays-Bas ; des fromages qui requinquent et grâce auxquels se battent hâves ! Je vous prescris aussi du gruau et du riz ; que votre mal soit maté au riz. J’ajouterai des marrons, pour colorer vos avocats et des oublies, petits gâteaux ronds qui nourriront quelque amnésie bien utile pour gommer un passé encombrant ! Votre médecin est une bête. Je veux vous en envoyer un de ma main; et je viendrai vous voir de temps en temps, tandis que je serai en cette ville propre, this clean town.
HILLARY CLINTON
Vous m'obligerez beaucoup.
DOC ERDUAVRE
Que diantre faites-vous de ce bras-là?
HILLARY CLINTON
Comment?
DOC ERDUAVRE
Voilà un bras que je me ferais couper tout à l'heure, si j'étais que de vous.
HILLARY CLINTON
Et pourquoi?
DOC ERDUAVRE
Ne voyez-vous pas qu'il tire à soi toute la pourriture de vos nations, heu la nourriture de vos passions, et qu'il empêche ce côté-gauche de profiter?
HILLARY CLINTON
Oui; mais j'ai besoin de mon bras. Même de gauche, je suis adroite !
DOC ERDUAVRE
Vous avez là aussi un œil droit que je me ferais crever, si j'étais à votre place. Remplacez le par un œil de verre, ça fait très Jean Marie Le Pen et gardez le gauche.
HILLARY CLINTON
Crever un œil? Dans quelle optique ?
DOC ERDUAVRE
Ne voyez-vous pas qu'il incommode l'autre, et lui dérobe sa nourriture? Croyez-moi, faites-vous-le crever au plus tôt: vous en verrez plus clair de l'oeil gauche ! Ainsi, paies-tu la clarté !
HILLARY CLINTON
Un si, Pétula Clark tait ? Je ne vous suis pas… De toutes manières, cela n'est pas pressé.
DOC ERDUAVRE
Adieu. Je suis fâché de vous quitter si tôt mais je dois me rendre à Cîteaux, en France, pour soigner un joueur de cithare atteint de six tares et ne reviendrai pas de si tôt car, dans la foulée, il faut que je me trouve à une grande consultation qui doit se faire pour un homme qui mourut hier.
HILLARY CLINTON
Pour un homme qui mourut hier?
DOC ERDUAVRE
Oui: pour aviser et voir ce qu'il aurait fallu lui faire pour le guérir. Jusqu'au revoir.
HILLARY CLINTON
Vous savez que les malades ne reconduisent point.
CHELSEA CLINTON
Maman, voilà un médecin, vraiment, qui paraît fort habile !
HILLARY CLINTON
C’est un médecin à Bill, mais ce n’est pas le mien ! Il va un peu trop vite à mon goût !
CHELSEA CLINTON
Tous les grands médecins sont comme cela. Ils savent qu’on aime se
faire de l’habile !
HILLARY CLINTON
Me couper un bras et me crever un oeil, afin que l'autre se porte mieux! J'aime bien mieux qu'il ne se porte pas si bien. La belle opération, de me rendre borgne et manchot! C’est Trump qui en jouirait de plaisir !
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