CHERCHEZ DANS CE BLOG

lundi 7 novembre 2016

LE MARCHAND DOUCE, A BLÉ, PASSE HAIES (des convenances)



L’animatrice de L’humour est dans le prêt, après avoir labouré le rural essaie de comprendre pourquoi la rue râle dès qu’on parle des politiques !

Alors Karine Le Marchand (KLM, spécialiste du bord d’aile) marche sur les plates-bandes des journalistes politiques en invitant les politiciens de tous poils (et à caresser dans le sens ordonné) à s’épancher sur leur enfance, leurs peurs, leurs angoisses, leurs amours…

Bref, des confidences qu’on fait denses (voire danses) et qui va devenir la marque de fabrique de l’émission « Une ambition intime ».

Un concept télévisuel éprouvé pour la première fois dans la Chine de Mao sous le nom : « Une imbibition : un timonier contre toute ambition intime aux niais »

Alain Juppé, le chauve de Bordeaux, s’est prêté à ce jeu et a, par ce truchement, montré toutes les facettes d’un comique contrarié.

Pas sûr que ça lui fasse gagner des places dans les sondages !

Encore que ! A presser sur le champignon vénéneux de l’audimat on peut se faire aimer !


Vénéneux ; mais de cela s’amuse Karine !

dimanche 6 novembre 2016

L'APACHE A MEAUX



Il ne fait qu'allumer d'la paix
Et manger pains au chocolat
Mais gare à qui veut le chasser
Car lui viendra un choc et là
Il sortira vif de l'attente
De son bon air las, pas chameau
Vous sortira l'arme tuante
Oui, mine de rien, l'apache à Meaux !

TWEETER HACHE TA GAIETÉ (hashtag étaie !)



Denise, en naze n’avouera pas l’an (en Aznavour à pas lents ?), oui l’an maudit qu’elle a passé sur tweeter.

Denise, des Vosges (contrepet) y a laissé sa santé et l’équilibre familial.

Trop de temps passé, dès le matin, à trouver le petit billet de moins de 140 caractères pour tenter de se faire aimer tandis que, tout près d’elle, dans leur enveloppe charnelle, le cœur de son mari et celui de son enfant  ne battaient que pour elle.

Elle a passé du temps, sans répit, jour et nuit, pour réussir (pensait-elle), pour gravir le sommet. Mais en oubliant ses amis, son amour, ses emmerdes !

Non, Denise n’avouera pas car elle a sa fierté.

Cette fierté qu’elle nourrissait en voyant venir à elle de nouveaux followers (des gens qui vous suivent sur tweeter).

Cet orgueil démesuré qui la poussait à se retweeter (relancer son propre tweet sur la toile) puisqu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même dans ce milieu très narcissique.

Non, Denise n’avouera pas qu’elle se voyait déjà en haut de l’affiche tandis que son mari, au plus profond du dépit, lançait :

Tu t’laisses aller, tu t’laisses aller !

Alors progressivement Denise a pris conscience que le petit oiseau bleu lui gâchait la vie. Elle a pris l’angle des « plaisirs démodés » : Tweeter n’est qu’une fabrique de vieux jeux de mots pourris qu’on recycle à l’infini. Tweeter n’existe que pour combler l’ennui dans un monde qui ne fait plus rêver, sur une planète anxiogène. Pire, Tweeter nous afflige de billets racistes, islamophobes et, comble de malheurs, bourrés de fautes d’orthographe !

Tweeter demeure le royaume de l’instantané compulsif, de la saute d’humeur incontrôlée, de l’information non vérifiée, du « Chirac mort » boutininisé !

-         Désormais, on ne nous verra plus ensemble, a-t-elle lancé un jour à sa Tweet Liste (TL), cette ribambelle de niaiseries, de gazouillis insupportables (et toujours moins bien rédigés que les siens) qu’elle recevait des gens avec qui elle avait cru judicieux de communiquer quand bien même se cachassent-ils sous un pseudonyme agrémenté d’un avatar.

Denise s’est désintoxiquée et a quitté l’oiseau bleu. Elle s’est auto-radicalisée positivement.

Elle revit, respire, ne jalouse plus sa copine Carole qui se « la pétait » en s’enorgueillissant d’atteindre les 10.000 followers en moins d’un an.

La vie n’est pas sur tweeter. La valeur d’un être ne se mesure pas au nombre de followers. Elle en est persuadée :

J’ai gaspillé le temps, en croyant l’arrêter et pour le retenir, même le devancer, je n’ai fait que courir et me suis essoufflée…

Alors elle renoue avec la vraie vie. Elle a des idées de voyage :

Nous irons à Vérone, a-t-elle lancé à son mari enfin soulagé. Avec Amélie, pour ses 6 ans. Et puis on ira plus loin. Emmenez-moi au bout de la terre, emmenez-moi au pays des merveilles !

Denise retrouve sa sérénité. Elle redevient cette femme aimable qu’on aimait rencontrer pour engager une conversation responsable lors de réunions de parents d’élèves.

On ne la voit plus absorbée à tapoter son petit clavier, à s’extraire de la communauté des vivants.


Denise revit comme au temps de la bohème, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître…



Qu’elle est triste Denise
Au temps des journées mortes
Qu’est triste Denise
Quand elle ne tweete plus
Elle cherche encore des mots
Qui ouvrirait la porte
A d’autres followers
Mais elle ne les sent plus (les mots)

Qu’elle est triste Denise
Lorsqu’au beau bar, Carole
Devant un bon café
Lui dit : ça va bien mieux
Mes abonnés si chers
Retweetent : ils se gondolent
De mes billets d’humeur
Ils en sont fous furieux !

Qu’elle est triste Denise
Au temps des lettres mortes
Quand se font la valise
Les mots, ces malotrus !
Amuser : qu’on la lise !
Y’a que ça qui importe !
Poster l’hilarité
Aux abonnés déçus

Qu’elle est triste Denise
Devant tant de lacunes
Elle a perdu la main
Ou elle n’a plus la foi ?
L’oiseau bleu agonise
Elle ressent l’infortune
Car certains l’ont bloquée
Elle ne s'en remet pas !

Adieu toutes ces piges, on
Sent bien qu’elle s’insupporte
Elle est en dessous, pire
Toute son âme est perdue !
Elle est triste Denise
Elle si gentille, accorte
Vient de piquer sa crise
En tweetant : plein le C....(censuré)


samedi 5 novembre 2016

TOUS LES RÊVES DE FOLON





Au-dessous rugit la guerre
Et la terreur de Mossoul
L’écho des canons se perd
Dans ce grand bleu qui déroule
L’éternité de nos âmes
En légères voluptés
Vole gracile oriflamme
Du grand bonheur éthéré.

Au-dessous tremblent les cœurs
Des rues d’Alep assiégées
Ici flotte la douceur
En mille oiseaux bien aimés
Déchargés de toutes entraves
Dans cet azur infini
Dépouillé de toute enclave
Et de prisons d’agonie

Au-dessous vit la misère
Vêtues de ses oripeaux
Ici, en princes de l’air
Planent les grands idéaux
De leurs ailes harmonieuses        
Où surgit la transparence
Une harmonie bienheureuse
Comme imprégnée de l’enfance.
        
Un paradis de lumière
Pris dans le rêve infini
Au-delà de nos prières
D’un amour qui s’accomplit
Un grand dessein de sagesse
Au fil de l’apesanteur
L’homme oiseau nourri d’ivresse
Nage en volant de bonheur

Au-dessous la nuit s’étend
Ici, le bleu d’horizon
Fait valser, luminescents
Tous les rêves de Folon…



vendredi 4 novembre 2016

SUR LA COTE D'OPALE





Dans le «vagon» vieillot qui menait à «Vissant»
(Ne disait pas «Ouagon» et moins encore «Ouissant»)
Il songeait à la plage, aux sables ondulés
Les oyats parsemés, l’horizon Cap blanc nez.

Il pensait à la mer sous le beau ciel d’été
Il y courut ravi à descente du quai
L’allègre mouvement, de liberté nouvelle
Après le dur labeur des temps industriels.

Il se baigna radieux dans la fraîcheur des flots
Porté par les remous, sous les criards échos
Des goélands joueurs dans l’éclat de juillet
Qui nappait de soleil la danse des marées.

Il sortit des salines d’une allure euphorique
S’étendit languissant sur le sable apathique
Nu comme Adam, saoulé de vertiges marins
Il quitta des pensées entachées de turbin.
Et qu’importe l’émoi  d’un petit éventail
La chamade battant un cœur sous le poitrail
D’une belle inconnue qui le vit en passant !
Il lui fallait renaître : oui, s’extraire à Wissant !

mardi 1 novembre 2016

DIVERTISSEMENT XIX



Ce nouveau panneau de délires allitératifs nous amène chez Hergé (clin d'oeil à l'exposition évoquant son oeuvre magistral, au Grand Palais). Mais il nous présente aussi les deux demi- frères Guetta et quelques animaux bien sympathiques.

Le cinéma n'est pas en reste avec Louis Malle et Mathilda May.

J'ai cru bon relancer une campagne contre l'alcool sur la route, qu'on conduise une belle bagnole ou qu'on enfourche une vieille Malaguti des familles.

Voilà, voilà...

vendredi 28 octobre 2016

UN REMBRANDT INÉDIT DANS MON MUSEE

TRAÎNEAU TABLE  (Oeuvre datée vers 1662)

UN MAUVAIS FILM QUI NOUS REND SONNÉ


La guerre de succession commence ! Jacqueline Veyrac (jouant son propre rôle dans ce navet abyssal) se prépare à passer le témoin patrimonial. Présidente du Conseil d’Administration du Grand Hôtel, un cinq étoiles sur la Croisette, à Cannes, elle souhaite souffler un peu à l’aube de ses 77 ans.
Un paparazzi, surnommé Tintin, dissimulé sous mille houx, prend des photos de la dame pour bien la repérer. On apprécie momentanément l’intégration d’un dessin animé dans un film où se meuvent des acteurs en chair et en os. Mais on n’atteint pas les sommets de Mary Poppins ou ceux de « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? ». Ca sent franchement l’amateurisme !
Tintin (joué donc par Tintin et de manière ad hoc) collectionne les clichés qu’il doit transmettre à un complice, Mr Rapt (joué par un acteur belge, Firmin Poethageule, à l’accent marseillais et sans talent !). Grace à ces clichés, Mr Rapt pourra facilement identifier la dame pour la capturer.
Le but ? Faire payer une rançon à la famille contre libération de la septuagénaire.
Oui, c’est classique comme synopsis. On n’a pas vraiment réinventé la poudre à couper le beurre, comme dit ma concierge.
Avertie comme dans un rêve, Jacqueline se voit enlever et décide de passer à l’action. Elle déguise son majordome en dame âgée (vague inspiration « Mme Doutfire ») et s’achète une perruque rousse soldée à Emmaüs mais garanti « sans puces ».
Le jour J, Mr Rapt guette sa proie. Il la voit sortir du riche immeuble. C’est bien elle. Ça ressemble trop fort aux clichés, savez-vous, une fois !
Il sort de la fourgonnette, se rue sur elle, lui administre un chiffon imbibé de chloroforme sous les fosses nasales. La dame (en fait, le majordome déguisé, vous suivez ? Ce n’est pas compliqué, quand même !), s’évanouit. Mr Rapt la transporte hâtivement à l’arrière du fourgon, la ligote et hop, le tour est joué !
Mais, arrivé au repère où l’attend son compère Tintin, la surprise est de taille. Les deux acolytes s’aperçoivent du stratagème et le Majordome (interprété par un intermittent du spectacle qui n’a pas souhaité voir son nom au générique, c’est dire !) fait de gros pieds de nez aux deux bandits médusés en les accompagnant d’un « gnangnangnan » de la plus haute portée Finkelkrautoise (à moins qu’il ne faille dire Finkelkrautienne ou Finkeltrautiste ?)
La moutarde monte au nez de Tintin qui sort son flingue mais, finalement, pas plus rapidement que son minable compagnon.
Match nul. Une balle partout et la mort brutale pour les deux brigands.
Le majordome retrouve sa charmante patronne qui le gratifie d’une promotion substantielle, mais pas refusable : une majoration de salaire de 0,6125 % et la signature d’un CDI après une ribambelle de 25 CDD !
Voilà donc un court métrage des plus affligeants dont la médiocrité des prises de vue n’a d’égal que l’insipidité d’une bande son d’inspiration Guetta.
Je n’imagine pas le voir concourir sur la croisette ! Foi de Fabiano !  

jeudi 27 octobre 2016

ON PARLE MOINS DE TONTON, SEUL A CENT ANS !

26 Octobre 2016 : Mitterrand aurait soufflé ses 100 bougies et Hollande lui aurait souhaité une bonne et heureuse continuité !

En réalité, la tonton mania ne fait plus recette et les enfants de François Mitterrand ont la rose bien fanée !

A l'image d'un chanteur mort récemment je vous conte, en guise de parodie, un "inventaire octobre 2016".

Comme si, brusquement, on pouvait entendre les mots mélodiques sortant de la bouche artistique d'un Michel Delpech Ressuscité (MDR) !


Une vieux Juppé qui tend un piège
Un Sarko vil qui le surveille
Un drôle de piaf, une cigogne aimant, pour le coup, leurre (1)
Une Jeanne d’Arc pour flics qui déclenchent
Lutte frondeuse, quelques querelles
Un Trump montant des idées courtes
Un Galaxy qui saute aux yeux
Des migrants quittent leur maison, une jungle en démolition
Et…toujours, le même président

Il y a eu tout ça
Et à cause de tout ça
La Mitterrand-contrée
N’a plus trop dit grand-chose
Ça ne met plus d’émoi
Le vieux pays en rose
Je crois, je crois…

Une guerre à Mossoul, des doutes sur Hollande
On n’a plus rien à s’met au PS qui s’émiette
Alep et l’infortune d’une guerre de rats
Jacqueline qui sème ses ravisseurs (2)
Des migrants dans la mer, les noyés de l’enfer
Marcus Malte « Femina », Florange au cinéma
Notre Dame des Landes : la Royale qui cancane
Quelques chômeurs en moins, un p’tit pain prix « minus ».

Et toujours, le même président

Il y a eu tout ça
Et puis malgré tout ça
Quand je t'ai rencontré
Il y a eu autre chose.
Tu as dépeint pour moi,
Ces vieilles années de roses
Avec toi, oui toi
Mon p'tit , rasons la fleur !


(1)  L’amour n’a pas de frontières: du coup, en Biélorussie, une cigogne blanche est tombée amoureuse d’un oiseau en plastique…

(2) Huit personnes ont été placées en garde à vue, jeudi, à Nice, dans l'enquête sur l'enlèvement de Jacqueline Veyrac, propriétaire d'un grand hôtel de luxe sur la Côte d'Azur, retrouvée saine et sauve après 48 heures de séquestration. Les enquêteurs cherchent désormais à reconstituer ses 48 heures de captivité.

Pour mémoire, la version de 1968

mardi 25 octobre 2016

COPE DANS LE PÉTRIN APRES AVOIR FAIT UN FOUR




Les cours du cacao semblent baisser car la production s’améliore en Afrique de l’Ouest où les pluies étaient au rendez-vous. Le Brésil (grand producteur) se réjouit également de voir ses fèves en bonne santé.

Les cours du blé est également en baisse sur le marché européen, en raison de la hausse de l’euro. L’ajustement monétaire vient en aide aux acheteurs français quelque peu préoccupés par la faible production française. En raison d’un printemps pluvieux, la France a subi, en moyenne, une chute de rendements céréaliers d’environ 30%.

Pas de catastrophisme pour autant : les silos sont pleins et la farine ne devrait pas manquer.

Aussi, le prix d’un petit pain devrait-il baisser ! Ce n’est pas vraiment le cas et on peut s’en désoler !

Mais tant de facteurs ne permettent pas au boulanger de baisser les prix à sa guise : la pression fiscale, les cotisations, sa propre rémunération, l’amortissement de son pétrin, de son four, l’accroissement du prix du Kwh (+55 % depuis 2000), du prix du gaz (+68% depuis 2000)…

Autant de paramètres incontrôlables qui rendent impossible une baisse tendancielle du petit pain au chocolat quand bien même, depuis 1978 et la liberté des prix du pain, le boulanger aurait parfois envie de faire plaisir à Mr Copé et proposer le plaisir de la bouche à 15 centimes !

Ah oui, j’ai oublié de vous dire que ce billet n’a pris vie que par la faute du Maire de Meaux.

Interrogé ce lundi matin par un auditeur d’Europe 1, Mr Copé a dû se prononcer sur ce qu’il savait du prix d’un petit pain au chocolat (mais à quoi est-on réduit ?)

Le candidat à la primaire de droite a répondu : « aux alentours de 10 à 15 centimes ».

En réalité, la viennoiserie se vend dix fois plus cher !

La méconnaissance d’une réalité économique de base a fait railler tous les réseaux sociaux qui n’ont que cela à faire : le tweeter qui aime en ses rets dévier noises, rit !


Encore un buzz qui ne va pas relever le niveau national !


Le cours du cacao en baisse
Ne permettra pas que s’affaisse
Le prix du pain au chocolat
D’autres facteurs jouent d’un bon pas !

Les prix mondiaux du blé s’effondrent
Sauf en notre pays de Fronde
Où grognèrent les intempéries
La météo tire-t-elle les prix ?

Pour une part, convenons-en !
Mais d’autres freins jouent pleinement
Pour qu’un petit pain croustillant
Au chocolat nous coûte autant.

Pour l’acquérir  quinze centimes
Il adviendrait que l’on décime
La clique des cotisations
Qui plombe rémunérations

Car le boulanger doit verser
Au nom de sa Sécurité
Sociale des sommes sympathiques
Et que dire des impôts toniques ?

Qu’ils soient d’Etat ou très locaux
Ils obèrent les gains du boulot
Et les ennuis s’en vont croissant
S’ils ne sont pas réglés à temps.

En cette engeance, la TVA
A 5.5 mène le combat
Chacun la paie, pauvre ou nanti
Elle se camoufle dans le prix !

Pour baisser encore le tarif
Le boulanger contributif
A l’éclosion des déflations
Devrait baisser les prétentions

Travailler pour un demi-SMIC
Dans une intensité rythmique
En se dispensant des congés
Des fériés, des mises à l’arrêt

Sans le secours d’un apprenti
Toujours coûteux, à ce qu’on dit
Il devrait mener, en paix, train
D’économies et sans le vain !

Sans le vain combat des efforts
Qui lui ferait quitter le port
Faudrait accrocher la santé
Au fil des productivités

Travailler plus et gagner moins
Pour aboutir, enfin, enfin
Au petit pain au chocolat
Bradé, en veux-tu ? En voilà !

C’est le challenge à relever
Pour donner à Mr Copé
Raison dans ses affirmations
Et saper toute humiliation !

dimanche 23 octobre 2016

CES 1000 COLOMBES QUE L'AMIE RAYE


LA FRONDE POLICIÈRE




La peur et le sentiment d’abandon ont gagné les policiers.

Contre l’avis de leurs syndicats, malgré les réprobations de leurs supérieurs, ils ont manifesté leur ras le bol, ce lundi 17 octobre, sur les Champs-Elysées.

Cette manifestation nocturne, à la lueur des gyrophares, s’est par la suite propagée dans de nombreuses villes où, désormais, les rassemblements sont quotidiens.

La petite goutte qui fit déborder le vase est l'attaque au cocktail Molotov de quatre de leurs collègues. C’était  le 8 octobre, à Viry-Châtillon (Essonne), après une éprouvante année d'état d'urgence.

Les gardiens de la paix ne l’ont plus, elle leur échappe par manque de moyens, d’effectif et surtout d’autorité !

L’uniforme a cessé de les protéger ! Ils travaillent la peur au ventre et le découragement les gagnent lorsque la justice relâche trop facilement les délinquants dont l’arrestation leur a procuré tant de mal et occasionné tant de risques.

Depuis une semaine, le gouvernement s'emploie à lénifier la colère et à repousser d’un revers de la main (gauche) les diatribes d’une opposition remontée comme un ressort à quelques mois d’une grande échéance !

Une partie de bras de fer entre les représentants de l’ordre et ceux qui les dirigent semble s’instaurer avec un arrière-goût de méfiance.

Certains socialistes, comme le premier secrétaire du PS, Mr Cambadélis, supputent un mouvement dirigé par le Front National.

Les flics s’en défendent et arguent qu’ils ne font que présenter des doléances légitimes à un gouvernement qui n’inspire plus confiance.


Dans une ambiance d’insécurité et d’état d’urgence, l’insurrection policière nous parle de la fragilité d’une démocratie ballottée entre son besoin de sécurité et la peur d’accorder trop de moyens à la force coercitive ; surtout lorsque s’immisce le risque de ne plus voir personne apte à la contrôler.



Des flics ont manifesté sous la surveillance
De gendarmes assermentés : c’est si beau la France !
Cinq cent vingt manifestants,  clame la police
Plus de mille assurément, selon la police…

C’est la peur des sauvageons les plus assassins
Qui fait battre le pavé chez nos argousins
Feu de Viry-Châtillon, cocktail Molotov
C’est bien loin des bisounours et du « Peace and love ».

Brûlures, coma, dépression, c’est le lot damné
Pour qui se voyait, enfant, gardien de la Paix
L’autorité se libère d’uniformes bleus
Dans les banlieues brigandines, au plus noir des cieux.

Les poulets volent sans ailes, la peur chevillée
A ce corps souvent rebelle aux autorités
Qui adorent le beau veau de la procédure
En ignorant le terrain de l’âpre ; oh, c’est dur !

Les policiers dans la rue ne décolèrent pas
L’acrimonie interpelle chacun de leurs pas
Guidant une main courante en forme de poing
Pour frapper de doléances les pouvoirs éteints

Pour eux jaillit l’évidence de toute extinction
Au sommet républicain de leur promotion
Oubliés ou mal aimés, les voilà nantis
D'obsolètes boucliers au feu mal nourri.

Archaïsme de moyens pour mener de front
Prévention, état d’urgence, flux d’arrestations
L’indéracinable angoisse d’engendrer bavures
Plonge en affres sépulcrales de mortelles augures

Qu’on n’insinue pas qu’ils crient sans désespérance
Au nom d’une « je ne sais quoi » conviction d’errance
Pour les lauriers d’un parti attisant les braises
Les ragots justifieraient que nul ne s’apaise !

L’âme des commissariats ne veut simplement
Que briller de son éclat à l’abri des vents
Qui secouent le juge blanc de souffles laxistes
Aptes à libérer sur l’heure le vil activiste.

Des flics ont manifesté sous la surveillance
De gendarmes éberlués, en tous coins de France.
Une fronde salutaire en leurs cœurs blessés
Quand le moral se noircit d’inutilité...


samedi 22 octobre 2016

PETIT LIBÉRAL OUTRAGEANT UTILISANT CARICATURE




Mon électorat est populaire, ce sont des ploucs. »


Nicolas Sarkozy aurait tenu ces biens jolis propos dans ses petites mains nerveuses, à l’index stigmatisant, lors d’un déjeuner organisé au siège de l’ AFP (Agence France Presse).

L’AFP a confirmé qu’il y avait bien eu un déjeuner avec le candidat à la primaire de la droite, mais n’a pas souhaité « faire de commentaires sur des propos off ».

Contactée par Le Monde, l’équipe de M. Sarkozy a, comme il se doit,  démenti les propos qui lui sont accolés par de mauvais esprits disposant d’un zèle éhonté qui n’a d’égal que la virulence de sa tirade « casse-toi  pov’con » lancée, un jour, au salon de l’agriculture.

Il ne s’agirait pas d’assimiler le très honorable maître es-conférence en pays arabes au médiocre Flamby et ses « sans-dents » !


C’est vrai quoi !



Jeune et plouc à partir d’ici
Lire des discours en Arabie
A quoi bon sert de m’échiner
Pour une plèbe bien mitée ?

Tune à plouc à partir d’ici
Ma Carlita ! Vers les nantis
Ici pour vivre de ton art
C’est dur, il manque les dollars !

On a ploucs à quitter vite fait
Faire une croix sur l’Elysée
Ils ne sont pas dignes de nous

S’appliquer à plaquer les ploucs
Avant que d’apparaître bouc
Émissaire ou sous les verrous. 

jeudi 20 octobre 2016

LE PARI RUSSE D'UNE ORTHODOXIE PAR DÔMES ICI LIÉS





Lors d'une visite en France à l'automne 2007, Alexis II, un brave patriarche de l'Eglise orthodoxe russe (mort depuis), avait souhaité, loin de sa patrie, arche, heu, église orthodoxe. 
Un petit nerveux, toujours pris des tics, s'était dit prêt à soutenir ce projet mais sans passer par la société Bygmalion.
Aussi, encouragé par un tel enthousiasme élyséen, l'État russe avait acheté en 2010, un terrain de 4.000 m², quai Branly, qu'ébranla la nouvelle ! 
Car on se situe près de la tour Eiffel, dans un secteur très protégé par les règles d'architecture et du patrimoine. Après le veto mis par l'ancien maire de Paris Bertrand De-L'âne-aux-Haies (voyant dans ces mues laideur et non pas dansez mulets d'Eure !), c'est in fine, le projet de l'architecte Jean-Michel Wilmotte (prononcé vile motte par les terrassiers) qui a été retenu.
Un bien beau centre orthodoxe qu'aurait dû inaugurer le tsar Poutine, aux cotés de notre Flamby national.
Sauf que les deux hommes sont quelque peu en froid, réellement comme virtuellement par cyber-rien ! 
On est fâché, dit Vladimir, je ne viendrai pas à Paris. Il ne faudrait pas que devant l'église je discourusse (je dise : coûts russes !)
Donc le centre a été inauguré, ce mercredi 19 octobre, sans le maître du Kremlin mais avec le ministre russe de la culture, Vladimir Medinsky (m'aide un ski ? Il vaut mieux la paire !) et la présence remarquée d'Anne Hidalgo, la maire de Paris qui venait de la rue St Denis avec deux amis moscovites dont l'un disait ne pas la connaître (deux russes : un d'eux nie) 
Un beau moment d'entente franco-russe sous l’étincelant dôme, en forme de bulbe doré, d'un joli poids de 9 tonnes (fabriqué en Bretagne).
Beaucoup de tape à l’œil pour ce riverain, athée, qui voit dans l'érection de ce monument comme une insulte au musée du quai Branly, le temple de l'authenticité des civilisations primitives, si loin des dorures.
L'homme ne décolère pas. Pour lui, l'Etat russe n'avait pas à se mêler de religion et les popes devaient se garder d'un tel luxe ! L'or est à bannir ! Il symbolise la richesse insolente ! D'un coût insolent se majore dôme ! Et puis ce dernier trop haut ! Il impose par son orgueil qui est un vilain péché (et oui, bien que athée il vous parle du péché).  
Ce n'est pas faute d'avoir crié, en vain, à qui voulait l'entendre sur le chantier :
Laisse haut dôme et gomme or !