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vendredi 16 décembre 2016

LES DISPARUS (Hommage à PEREC)




Hollande s’en va, le cœur un peu vague, avec élégance pour l’un, mais sans surprise pour celui qui avoue ne pas l’aimer.

Juppé, bordelais qui a navigué en vain, échoue aux primaires organisées par son camp. Il accompagne Sarkozy, le nerveux, dans les gémonies de la République.

La fin d’un monde.

Près de nous, au-delà des Alpes, Monsieur Renzi, à l’issue d’un référendum qui a joué en mauvais boomerang,  abdique, lui aussi,  de Rome, comme après un séisme.

Obama, comme prévu, lance un adieu à la Maison Blanche. Il ignore ce que l’avenir réservera à l’Oncle Sam, menacé de loups subjugués par la puissance russe.

Un monde s’écroule sous le poids du populisme qui féconde de nombreux disciples.

Alep en sang, en ruines, nous renvoie le pauvre visage de l’incurie onusienne. L’humain, en ces derniers soupirs de fin d’année (voire de faims damnées), suffoque au bises  irrespirables  des religions exacerbées. Le prince de Moscou s’exerce à un  drôle de jeu sur l’échiquier maculé de sang qui lance sur les voies de l’exil des milliers d’âmes démunies.

Un monde malade prend naissance à l’approche de Noël ; il nous accable de réflexions sur nous-mêmes,  sur nos reculades, nos ignorances nourries d’indifférence.


Un monde qui rend difficile l’expression de la formule magique : bonne année, bonne sans ….

jeudi 15 décembre 2016

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Les pierres qui roulent n'amassent pas mousse !

Mais l'eau de la piscine peut vous amener des champignons qui n'ont rien d'hallucinogène !


Alors, quand l'ami cause de petits désagréments entre les doigts de pieds, faites comme Mick Jagger : une couche de Mycoster sur le dermique austère et hop ! C'est fini !


mercredi 14 décembre 2016

PINEL Y VA



Sylvia Pinel, Ministre du Logement et bien connue pour sa loi permettant une défiscalisation sur le prix d’un bien immobilier à condition qu’il soit loué au moins 6 ans, oui, Pinel Sylvia (dite PS), au nom du Parti radical de gauche, sera la seule femme à participer à la primaire de gauche.
Elle est l’équivalent de NKM qui tenta de survivre au sein de la  primaire à droite : seule élément féminin face au machisme ambiant !
La présidente du PRG avait tout d'abord annoncé son intention de briguer l'Elysée sans passer par la case « primaire » à l’instar de Macron. Puis elle a estimé que le renoncement de François Hollande avait changé la donne.
D’aucuns lui prédisent déjà un délogement dès le premier tour et qui lui fera raser les murs ou essuyer les plâtres ! Certains, qui ne vont pas avec le dos de la truelle, raillent avec un certain vil aplomb que la belle serait plutôt cave et va devoir plancher pour maîtriser les dossiers sans risque de se faire chambrée !
Un socialiste, aigre niais, sourit goguenard :
Sylvia ne peut même pas se targuer de la relance du bâtiment (+1 ,9 % en volume contre +0,9 % attendu) pour cette année. Sa petite loi ne pèse rien face au faible niveau des taux immobiliers ! C’est ce facteur qui incite à la construction mais elle n’y est pour rien ! Le prêt à taux zéro booste aussi le secteur mais elle n’en est pas à l’origine !
Sylvia, elle, ne l’entend pas ainsi. L’âme hait zoner ! Elle revendique les fruits de son travail et, lors des primaires, ne craindra personne. Il n’y aura pas de fort Alamo Pinel (pas de fort à lame opinel), se convainc-t-elle ! Pas d’état de siège à son encontre parce qu’elle serait une femme !
Et comme Macron elle se lance : en marche, opérons ! Est-ce qu’allié viendra me soutenir ?
En elle une force demeure et elle peut compter sur sa résilience secondaire, en béton voire embêtante pour qui la sous-estimerait !

Oui, Sylvia va se retrouver devant 7 hommes (oui 6 si la probabilité de participer de l’un : c’est Filoche…) et fera tout pour éviter qu'ils n'éructent les quolibets de leur sale âme en jets ! Elle sera dans son joli tailleur rouge comme un p’tit coquelicot mesdames, comme un p’tit coquelicot parmi les sombres costumes.
Au nom de la rose, et de la galanterie.

lundi 12 décembre 2016

ALEP MARTYRE SI UTILE POUR BACHAR

Les troupes de Bachar reprennent Alep, ville martyre mais aussi ville symbole d'une Syrie utile


La bataille d'Alep touche à sa fin. Lundi 12 décembre, les rebelles syriens, affamés, sans vivre, quasiment sans munitions, quittent peu à peu les dernières poches de résistance.

Alep est quasiment tombée aux mains de Bachar Al Assad, le roi de Damas. L’homme de fer avait besoin de cette victoire, extorquée aux prix de milliers de bombes, d’attaques au souffre, avec l’aide de la Russie de Poutine et de l’Iran des ayatollahs.

On parle de tournant de la guerre, en froid langage stratégique, en gommant toutes les souffrances de civils, de femmes et d’enfants, traqués comme des rats, proche de la mort par inanition, dans le grand silence de l’occident.

On dit que « sans Alep, Bachar n’était qu’un demi président ». Quelle légitimité peut-il acquérir en ayant brisé par tant de violences et d’horreurs un mouvement rebelle pas nécessairement terroriste comme tend à le distiller dans les esprits la propagande pro Bachar.

Bachar regagne une ville exsangue, à reconstruire et dont les habitants ont fui. Ceux qui sont restés porteront, sous leur humiliation, une haine viscérale contre le tyran.

Bachar doit composer avec ses alliés. Son pays ne lui appartient déjà plus. Il devra composer avec Poutine qui l’aura sérieusement aidé. Dans une moindre mesure il aura intérêt à négocier (quoi ?) avec l’Iran et le Hezbollah libanais qui ont, eux aussi, contribué à sa victoire pour la défense du chiisme contre le sunnisme de l’Arabie Saoudite et indirectement contre celui de Daech.

Bachar, l’alaouite (une branche minoritaire du chiisme) ne devra pas être ingrat envers ses alliés. D’autant plus que le combat contre Daech n’en finit plus. En se focalisant sur Alep, symbole d’une Syrie utile, il a laissé reprendre Palmyre, la ville antique, par les forces de l’Etat islamique.

Bachar n’a pas fini de se battre contre ses ennemis, les vrais, ceux du djihad aveugle, pas ces pauvres bougres dépenaillés qui se terraient comme des rats dans les décombres d’Alep.


Bachar face à son avenir. Un règne sous contrôle du Kremlin, une couronne tachée de sang qui aura coûté la vie à 300.000 personnes et projeté sur les routes de l’exode des millions de désespérés…



Décimer l’affamé et trucider l’enfant
Se glorifier du fruit, recueilli dans le sang
Comment s’enorgueillir en tyran de Damas
De faire tomber Alep, éventrée dans la nasse ?

Peut-il dormir ses nuits sous draps d’impunité
Quand féroces soldats, vidés d’humanité
Ont rayé l’hôpital et déversé l’enfer
Sur la ville martyre ? Que tirer d’un calvaire ?

Quel sourire arborer, toi,  le maître  bourreau
A cueillir en tes mains cette ville en lambeaux ?
Les gravats exhalant flux de sangs et de souffre ?
Les cris de mille enfants émergeant de ce gouffre ?

Maudit sois tu, pantin, sous les mains de Poutine
Crains de noirs lendemains, l’ombre en noir se mutine
Fantômes guident la nuit d’une tragique plainte
Pour te juger un jour d’une colère sainte.

Tu répondras du sang, de cette déchirure
Au fil des châtiments assourdis de tortures
Ton pays maugréera  au berceau des vengeances
Soufflera dans l’azur vent  des réminiscences

Qu’espères-tu, ô Bachar, de ces odieux lauriers
Du statut « terroriste » en la femme éplorée
De ces trêves sanguines sans que paix ne s’érige
Des ardeurs assassines que ton âme dirige ?

Tu t’élèves en sauveur, contre l’opposition
Assuré d’avorter les sunnites passions
Pauvre cœur d’Alaouite, dans l’hiver de Russie
Pitoyable Pyrrhus gonflé d’impérities

Autour de toi l’Iran de ses faux bras amis
Ne défend que chiisme, et n’a de sympathie
Pour ton astre éphémère tant qu’il se fait rempart
Contre l’hydre sunnite ou Daech, avatar.

Muraille que tu n’es plus, Palmyre vit sous le joug
Des diables djihadistes mais qu’importe la boue
En cette ville antique : Alep ensanglantée
Enfin t’est revenue pour ton règne assurer !
        
S’il demeure la justice dans ce monde bancal
Que tombe  un jugement, au cœur du Tribunal
Le ciel gris de La Haye, châtiera tes errances
Qui auront scellé celles de ton peuple en souffrance.

dimanche 11 décembre 2016

PETIT DEJ' AU LIT, Ô MARI !


Patrick au lit et MAM (qui s'allie au mari) pour un petit déj' constructif ! 


- Tu n’es pas sérieuse, tu ne vas pas y aller ?
- Mais si, Messie le Sarthois m’importune et les primaires sont anti-démocratiques, je te l’ai déjà dit Patrick ! Donc je me présente !
- Mais tu vas droit dans le mur ma chérie ! Tu vas te "copériser" un max !
- Je ne ferai pas le score minable du Meldois lors des primaires. Moi, je connais le prix des choses ! Je sais qu’un kilo de caviar coûte 3.500 euros, enfin, quand il s’agit de Beluga !
- Non mon chou ! Plus maintenant ! On en vend désormais en supermarché au prix modique de 10 € la boîte !
- Mais c’est scandaleux ! Qui a le droit ? Qui a le droit ? Qui a le droit d’faire ça  ♫ à des œufs d’esturgeons qui ne pensaient qu’à s’aristocratiser de façon pérenne !
- Mais oui ! Mais tout se démocratise désormais ! Bon pour revenir à nos propos : tu ne crains pas le ridicule ?
- Il ne tue pas, je te le rappelle ! Et puis j’ai un long passé qui plaide pour moi ! J’ai été la première femme ministre des armées !
- Plutôt désarmée face aux printemps arabes ; cela ne t’a pas apporté de beaux lauriers !
- Bon, ça va ! Ne remue pas le coup tôt dans l’appelée (sous les drapeaux). J’ai été aussi garde des Sceaux !
- Ah, oui ! Des sots ! Des sots ternes mis en carafe par Sarkozy ! Il faut tourner cépage !
- J’ai également assumé le rôle de Ministre de l’Intérieur !
- Ah oui, c’est vrai ! J’avais oublié ce détail : une femme à Beauvau, à beaux veaux lançaient les railleurs cherchant à tester jusqu’où la gêne hisse, par dépit ! C’est vrai mon chou, tu as une sacrée carte de visite !
- J’ai même été Secrétaire d’Etat à l’Enseignement sous les ordres de Monory, à l’époque de Giscard, en 1978.
- Ah oui, avec Monory, c’est là que le poids te vint et que tu refis du sport !
- Bon, tu vois que j’ai de la bouteille et un CV qui parle pour moi !
- Oui, mais sans te vexer, mon cœur, tu ne représentes pas vraiment le renouveau !
- Je sais ! Je l’assume ! J’incarne le passé gaulliste ! J’en suis fier ! Fillon n’est pas de cette fibre ! Il est libéral et me fait peur avec son programme !
- Bon ! Donc tu es décidée ! Tu as un programme, au moins ?
- Non ! Mais j’ai déjà un slogan : « retrouver l’esprit de conquête ! »
- Ah, ça me rappelle nos premières rencontres ! La conquête…Mon cœur voyait ton cœur, je l’ai vu le conquérir.
- J’ai vu le Conquet rire ? Non, c’était à St Jean-de-Luz ! Non, je plaisante. Ah oui, nous étions encore relativement jeunes, enfin, quadra, j’avais quitté Michel Alliot 4 ans auparavant. Nous avions fait une ballade à pieds, tu portais un lourd sac à dos.
- Ah oui, et tu m’avais dit : cela semble lourd sac, Ollier ! Ah, ah, ah, ah, ah (il manque s’étrangler)..Je n’avais pas tout de suite compris « cela semble l’ours à colliers » !
- Oui, tu avais le cerveau lent, mon chou. Bon, donc j’ai mon slogan et même une affiche. Je te la montrerai !
- Et tes signatures ? Tu as tes signatures ?
- C’est en bonne voix, une voix plutôt gaullienne du genre « je vous ai compris ! ». Oui, ils comprennent mon initiative !
- Je reviens à ton slogan « l’esprit de conquête »…Heu, tu n’as pas peur des mauvais jeux de mots style « l’esprit des cons quête » ou de contrepets « laisse cris de compète » !
- Ah, si c’est pour laisser des cris je veux bien ! Je ne vais pas m’égosiller comme le petit Macron qui nous fait une crise de puberté ! Je ne vais pas me caver la soie, heu, me casser la voix d’une septuagénaire !

- Tu as raison, mon chou, mais bois ton café, il va refroidir !

vendredi 9 décembre 2016

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En ce 9 décembre 2016, il fête ses 100 ans !
C'est Kirk Douglas, l'inoubliable Spartacus qui, loin des vingt mille lieux sous l'amer, envisage, en bon séculaire (du latin sécula : siècle) l'avenir avec une santé de Viking sur les sentiers de la gloire.

Bon anniversaire Mister Douglas !

mercredi 7 décembre 2016

GOTLIB S'EST ÉTEINT...GÉNIE !




Le 4 décembre, à l’âge de 82 ans, s’est éteint Marcel Gottlieb, Monsieur Gotlib, le roi du gag dessiné, de l’humour noir et absurde, au long de longues planches désormais devenues cultes.

La vie ne le prédestinait pas spécialement à vivre d’humour et d’offres rêches aux Dieux de la rigolade décapante. Né en 1934, d’une famille d’immigrés juifs, le petit Marcel aura connu l’horreur du nazisme. L’humour viendra exorciser les démons.

Un humour décliné par des personnages fous, dessinés de main de maître : Gai-Luron, Superdupont, Hamster Jovial et cette indécrottable petite coccinelle qui venait se nicher dans moult vignettes de la série Rubrique-à-brac, un agglomérat d’histoires désopilantes où s’invitaient parfois de sublimes caricatures (Brassens, Guy Lux, Serge Gainsbourg…)

Gotlib entama sa carrière de dessinateur chez Vaillant, en 1962. L’hebdomadaire deviendra le fameux Pif-Gadget, à ne pas mettre entre toutes les mains, notamment les anti-communistes. Il crée ses premiers héros : Nanar et Jujube, un jeune garçon et son renard apprivoisé (inspiration St Exupéry ?). Puis viendra un chien énigmatique : Gai-Luron.

Ce cabot neurasthénique va lancer la carrière de Gotlib. En 1965, le talentueux dessinateur frappe chez Pilote et se voit embaucher par Goscinny. La rubrique-à-brac naît en 1968, à l’heure où Cohn-Bendit lançait slogans et pavés sur la tranche des CRS.

La rubrique-à-brac, pour ce qui me concerne, restera une œuvre majeure au panthéon des planches humoristiques. Il faut prendre le temps de savourer les petits détails, apprécier les traits subtils qui forcent la caricature,  goûter aux calembours qui se glissent dans des bulles qui n’ont rien de d’essence papale !

En 1972, avec Claire Bretécher et Nikita Mandryka  il crée L’écho des Savanes.
Le 1er avril 1975, il lance son propre journal, Fluide glacial.

La gestion du journal le pompe physiquement.  L’homme se retire dans sa maison du Vésinet (Yvelines). Il ne touchera plus vraiment à ses crayons. Il fait une révérence de la plus grande élégance, en petit homme pudique qu’il est.


Marcel nous a quittés et c’est bien triste. 



Gai Luron ne retient plus ses larmes
La coccinelle a le cœur gros
Hamster Jovial lance une alarme :
Soyez en deuil, mes louveteaux !

Marcel s’en est allé rejoindre
Père Wolinski, maître Cabu
Mais il est mort sans se faire poindre
Par des kalachnikovs, à vue !

Pourtant dans ces caricatures
On retrouvait un Claude Allah
Mais il côtoyait Jéhovah

Le temps de décoder sa vanne
Les crayons s'étaient mis en panne
Puis la mort vint, dans l'imposture...


ELLE EST NUE MÈRE (les vertus du naturisme)



Maman ne craint pas la froidure
Et se veut nudiste notoire
Mon père en cette conjoncture
Fait stoïcisme méritoire.

Par ce beau pic de pollution
Elle déjeuna avec mon père
Au jardin d’acclimatation
Dans son bon droit : nue, mère opère !

AU JT VALLS A MIS L'TEMPS...




L’exercice demande beaucoup de moyens et n’est pas sans risques dès qu’il s’agit de comprendre ce qui se passe en Syrie. La procédure intellectuelle semble rédhibitoire dès qu’il faut tenter de comprendre puis d’expliquer les mécanismes des crises économiques qui nous échoient.

Alors, dans les rédactions des JT, on se frotte les mains à l’idée de rentrer de plus en plus précocement dans les « Présidentielles » nouvelle formule : organisation des primaires (en 3 volets si possible), interminables interviews pour connaître les états d’âme des perdants, pour sonder les intentions des vainqueurs !

L’homo politicus est un élément de choix pour le journaliste fatigué, à bout d’exploits, voire intellectuellement limité. Le politicien, touché dans son ego ou, à l’autre extrémité, remonté comme un ressort, daignera consacrer du temps à fréquenter les plateaux de télévision pour répondre avec docilité et fraîcheur consensuelle aux questions banales !

Ainsi, un JT peut-il accaparer la moitié de son temps à mettre sur un grill, politiquement correct, un individu issu du sérail politicien.

S’il reste quelque temps après cet exercice chronophage il sera toujours opportun de balancer à la « va comme je te pousse » des actualités mondiales, quelques morts en Irak, un séisme en Asie ou une famine dans quelconque contrée d’Afrique…

Manuel Valls n’échappe pas à cet impératif cathodique. Hier soir, sur France 2, il passa quelque temps à deviser avec Pujadas.

Pas de grande surprise dans le discours : l’homme se veut rassembleur de deux gauches qu’il a pourtant qualifiées d’ «irréconciliables», s’érige en pourfendeur des idées de Fillon, en appelle à la victoire de la gauche avec un Macron qui rentrerait dans le rang.

Une explication sans scoop, qui eût pu tenir en 3 minutes, top chrono !


Trois minutes, le temps d’une chanson triste pour évoquer les morts d’Alep…

lundi 5 décembre 2016

QUEL PET EST-CE ?




C’était le 3 décembre 2016.

En ce temps-là, le PS, au nom de la rose en lambeaux, venait de recevoir en plein tranche la non candidature de François Hollande.

Les éléphants avaient quitté Solferino pour se rendre, porte de la Villette (Paris) à une grande convention nationale de leur Belle Alliance Populaire (BAP).

Le thème (dit le BAP-thème car au PS les fonds bas tissent maux) était la réunion de toute la gauche, celle où nous nous Mélenchon hardiment pour faire face au catholique du Mans plébiscité par la primaire de Droite : un certain Fillon !

Cambadélis souhaitant que la paix tôt manie la synergie des troupes lança :

-         Mélenchon mais aussi Macron doivent participer à la primaire de la gauche (la BAP) prévue les 22 et 29 janvier 2017. Il faut faire en sorte que les familles séparées se rassemblent !

Pour un rassemblement c’était plutôt « rats sans blé », le coût du voyage avait dissuadé plus d’un. Sur 10.000 places prévues, 3.000 étaient prises !

Valls était absent mais son nom circula dans les travées et faisait occuper (autrement dit « générait aux postérieurs des flatulences »).

Ce soir, en son fief d’Evry, le premier Ministre devrait, comme l’a annoncé la Presse, annoncer la préc..ieuse intention de se présenter à la primaire des gauches où l’on voit : tout s’effiloche (où l’on voit tousser Filoche) !

Lundi, 5 décembre 2016. 19 H 00

Ça y est ! C’est fait ! Valls est lancé pour la Présidentielle avec un slogan de derrière les fagots « Faire gagner tout ce qui nous rassemble » et une anaphore en son discours « rien n’est écrit » !


Oui rien n’était cri plus martial !

dimanche 4 décembre 2016

PÉTAIN COUD EN VOYANT DÉAT COUDRE




at ne pense qu’à lui
at élit at fait Dalida !

at hait : c’est si haine !
Fait Dassin, écœuré par ce venin

Ouïr at à chaud
Fait Daho, fallait se sentir facho !

Je dis « at hersait »
Fait Darc, « il hersait le champ des damnés »

Dans le nazisme errait at
Fait Réda, et sur lui j’aime jaser !

Marcel Déat n’a pas laissé
Des souvenirs impérissables
Dauphin de Blum il s’est tassé
Dans le racisme méprisable...



Marcel Déat, né en 1894 de parents modestes aurait pu suivre son chef, Léon Blum, et resté à la SFIO. Agrégé de philosophie on attendait mieux de lui qu’un virement vers l’anticommunisme pour finalement se jeter corps et âme dans le national-socialisme pro munichois. Il finira collaborateur, vichyssois, ministre de la guerre et de la solidarité national de Pierre Laval.

Il s’enfuira en Allemagne en 1944 puis gagnera l’Italie où il mourra en exil, en 1955, en restant sous la condamnation à mort par contumace.


samedi 3 décembre 2016

CINTRE AU PÈZE




Le faux monnayeur s’est logé
Près de la ville touristique
Où les gendarmes font l’art gai
Élans cinématographiques

De ces pandores il ne craint rien
Ni sagacité, ni finesse
Sous ses aspects de bon chrétien
Bon paroissien, épris de messes

Le seul ennemi est son fils
Vilain garnement, déluré
Il en subit les maléfices
Par son défaut d’autorité.

Il n’aurait pas dû avouer
Qu’il créait de l’argent liquide
Le fiston, quelque peu niais
N’y a pas vu d’aqueux limpide.

Alors il a plongé billets
Dans l’eau prisée de la piscine
Mélodie en sous-sol était
La référence qui contamine !

L’homme ressortit son épuisette
Y consacra tout un dimanche
Fit sécher manne malhonnête
Sur tout support ; mon Dieu, quel manche !

On vit de loin sécher les feuilles
Bien pléthoriques pour être honnêtes
Car bientôt il subit l’accueil
Inopiné d’une gendarmette !

Elle était belle comme un rosier
Mais ça ne devait pas suffire
Il se trouva dans un panier
A salade, attendant le pire !

Il se retrouva aux Baumettes
Et le fiston dans un foyer
Fin de l’histoire, morale honnête
En faits divers, banalités

Pas de quoi en faire du ciné
Une palme à Cannes avec Canet !

IL ÉTIRE SA RÉFÉRENCE PUIS IL TIRE SA REVERENCE



Il les a tous pris de cours. On s’attendait à un JT normal, avec sa cohorte de catastrophes : le cimetière d’Alep, les violences dans les lycées, la bataille de Mossoul, les intempéries en Haute Corse…

Il les a tous pris de cours, le François. Son auguste personne, en cette fin de règne, s’est invitée devant les caméras et là, dans un exercice verbal dont il a le secret, il nous a concocté un discours qui restera d’anthologie.

Hante au logis, vraiment, il pouvait le dire de cette question : « y vais-je ? N’y vais-je pas ?»

La question le taraudait depuis des jours, et ne pouvait le dard ôter...depuis des lunes. Il avait beau soupirer en incantation « sainte aise priait pour moi » le ciel ne lui était d’aucun recours. Il fallait trancher. C’était oui ou non !

Le long discours commença par un plaidoyer de son quinquennat. La voix blanche, les traits fatigués, l’homme élyséen se lança dans la défense des quatre années et demie de son règne : le mariage pour tous, l’allègement des charges des entreprises, le découpage en 13 régions…

Il ne retint qu’un regret : que tout allât trop lentement et que les petits frémissements de baisse de chômage ne pussent en rien étayer l’espérance d’une embellie pérenne.

Il ne concéda qu’une faute : la déchéance de nationalité qu’il avait cru être une bonne idée, susceptible de faire l’unanimité mais qui ne lui valut que quolibets !

Le discours s’égrena de tirades en tirades, le souffle court, mais sans que quiconque ne devinât l’épilogue : allait-il conclure qu’il se présentait pour finaliser un combat à peine commencé ou allait-il jeter l’éponge ?

Le savait-il lui-même ? On imagine un dernier paragraphe en guise de conclusion :

a)    Pour toutes ces raisons je pense qu’il faut me représenter pour achever un travail à peine entamé, retardé par les vicissitudes internationales, handicapé par ce combat contre Daech

b)    Pour toutes ces raisons, compte tenu des difficultés que j’ai rencontrées pour appliquer mon programme et terrasser le chômage, je préfère m’arrêter.

Oui, peut-être que dans sa tête, au fil du déroulement de sa plaidoirie, une partie de son cerveau n’avait pas encore tranché, elle flottait dans un éther d’indécision.

Puis le masque est tombé : ce serait non !

L’homme a cité « l’intérêt supérieur de la nation ».

Un Président, pour la première fois dans la 5ème république ne se représentera pas.

Evidemment, il faut exclure Georges Pompidou décédé lors de son premier mandat !
Hollande part, avec la manière et un certain panache nappé de lucidité.

Il laisse un boulevard rempli de pavés glissants et de chausse-trappes à son premier Ministre Valls.


La primaire de la gauche en capilotade risque d’être épique…

vendredi 2 décembre 2016

L'ENTRAVE AUX IVG C'EST LENTS TRAVAUX : J'Y VAIS ? J'ESSAIE !



Le 28 septembre 2016, le planning familial a lancé une nouvelle campagne à l’occasion de la Journée internationale de défense du droit à l’avortement, le 28 septembre prochain.

Parodiant l’objet de Magritte le slogan « ceci n’est pas un cintre » faisait référence à une pipe ayant tourné à un rapport plus conventionnel à l’issue duquel la fécondation de la femme s’était avérée. Mais la partenaire peut refuser l’enfant pour moult raisons !

En réalité, la référence au cintre était en lien avec l’objet utilisé pour pratiquer les avortements dans de sombres locaux clandestins avant que Simon Veil n’en mette un terme, de par sa loi sur l’autorisation de l’IVG, en 1975.

Mais des esprits « saints » très cintrés sur les sains traits de l’éthique chrétienne n’en démordent pas : l’avortement est un crime !

C’est oublier que chaque année près de 47.000 femmes meurent « des suites d’avortements clandestins ».

Cette campagne de septembre anticipait-elle les remous actuels, devenait-elle lanceur d’alerte pour dénoncer certaines dérives de sites anti-IVG ?

Car, en ce jeudi 1° décembre, certains voudraient réutiliser le calendrier de l’avant : de l’avant 1975, période où un petit Jésus, non désiré, poussait sa mère, marrie, à pratiquer, dans des conditions effroyables, l’interruption de grossesse.

Oui, en ce jeudi 1° décembre, le débat porte sur l’extension du délit d’entrave numérique à l’IVG. Beaucoup de sites transpirent de leur acrimonie et colportent de fausses théories, des déclarations fallacieuses, pour dissuader la femme désespérée (et qui ne sait plus à quel saint se vouer) d’avorter.

La proposition de loi débattue, ce jour, dans l'Hémicycle vise à étendre le délit d'entrave à l'IVG aux sites internet diffusant de "fausses informations" sur l'avortement. Ce délit d'entrave vise explicitement les cas de tromperie intentionnelle.

Créé par une loi de 1993 et déjà étendu en 2001, puis 2014, il sanctionne, pour l’instant, le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher une IVG en perturbant l'accès aux établissements ou en exerçant des menaces sur leur personnel ou les femmes concernées.

L’angle d’attaque est donc clair : il ne s’agit pas de condamner les esprits qui, en leur âme et conscience, condamnent l’acte irréparable. Il s’agit bien d’interdire les abus de langage, les mensonges, les tromperies ! Ce à quoi mène le dol tôt, comme disait la maman d'un certain Carlos.

Simone Veil, lors de son discours en 1975 ne disait pas autrement : L’avortement doit rester l’exception (…) il ne doit être qu’un ultime recours (…) c’est une décision ultime qui ne peut être prise que par la femme afin qu’elle en assume l’entière responsabilité mais qu’elle ne l’exerce pas dans la solitude ou dans l’angoisse. 

Quand une femme se réfugie, en désespoir de cause, dans la course aux bons conseils il serait souhaitable qu’on lui communiquât des informations exemptes de propagande, sans altérer l’esprit de la loi sur laquelle Simone veille depuis 40 ans.

Les sites anti-IVG accouchent de bonnes intentions : ils se disent vouloir aider les femmes et rejettent la faute sur le gouvernement : c’est lui qui cache des vérités et facilite de plus en plus l’avortement : depuis le 1er avril 2016, les actes nécessaires pour une IVG (consultations, analyses, échographies, etc.) sont pris en charge à 100% par la sécurité sociale, les tarifs des IVG réalisées en établissements de santé ont également été revalorisés.

Par ailleurs ils condamnent la suppression du délai de réflexion obligatoire dans le cadre des avortements (loi santé du 27 janvier 2016) pourtant validée par le Conseil Constitutionnel. Ils poussent des cris d’orfraie contre la décision d’élargir les actes de « tuerie fœtale » aux sages-femmes !

Mais surtout ils considèrent que le délit « supposé » d’entrave est une attente à leur liberté d’expression ! Les évêques les suivent dans ce sens tout comme une bonne partie de la droite, particulièrement remise en ordre de bataille chrétienne depuis la montrée en sacre de François Fillon.

In fine, l’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi 1er décembre, en première lecture, la proposition de loi socialiste visant à pénaliser les sites de "désinformation" sur l’IVG, après cinq heures et demie d’âpres débats.

Le texte sera relu par le Sénat le 7 décembre, en travées dépeuplées et en procédure accélérée !


C’est ce même soir du 1° décembre 2016 que François Hollande aura accouché de sa décision de ne pas se représenter à la Présidentielle, évitant ainsi le délit d’entrave à l’accession aux primaires de la gauche dont aurait pu pâtir un certain Manuel Valls !