Cette nouvelle planche d'itinéraires pourrait bien nous raconter l'histoire d'un jeune éphèbe partant voter en étant torturé : doit-il soutenir un PS complètement euthanasié ou voter pour les candidats en marche ?
Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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samedi 20 mai 2017
LE GOUVERNEMENT DE L’ÂME A MA_
Ça y est, le gouvernement Macron vient d’être
constitué après un petit suspense bien compréhensible pour rendre l’évènement
croustillant comme des Macron dans la durée.
Le nouveau premier ministre, Edouard Philippe dont
la barbe n’est pas sans évoquer celle d’un autre Edouard, lui aussi premier
ministre en son temps, mais qui la portait rarement, voire jamais, a dû la
jouer finement pour éviter tout débat, las, dur.
Oui comment choisir des hommes et femmes pour
respecter la parité tout en ouvrant les vannes à droite, au centre (Modem), à
gauche et à la société civile mais si belle comme on dit pour désigner les quidams non
encartés politiquement ?
L’affaire s’annonçait corsée mais il n'est pas deal de botter...en touche. Alors Edouard, Havrais dire, avec la complicité
d’Emmanuel, s’en est bien sorti.
Ce mercredi 17 mai, les deux hommes nous on pondu un
gentillet groupe de combat pour les législatives. Car, ne nous y trompons pas : ce gouvernement n’est que transitoire le temps d’élire les députés. Ensuite, on
verra selon la couleur de la chambre…
La barbe du Havrais, du haut de 1m90 a comme
attiré, tel un phare breton étouffe crétins, des personnages qui, quelques
jours avant, auraient pu appâter leurs propres électeurs dans leur propre camp.
On peut réellement dire que la barbe happe appâts.
Qui sont ces poissons pêchés par le Mr Philippe,
auguste, sous l’égide de Mr Macron ?
Le plus gros d’entre eux s’appelle Nicolas
Hulot ! Et oui, l’homme d’Ushuaia, échoue, aïe, aïe, ah, sur une plage
d’ouverture et ne sait des galets rien ! Après avoir été courtisé par
moult hommes politiques il a fini par accepter d’être Ministre de transition
écologique dans un gouvernement. Il a juste déclaré aux fausses sceptiques qui
feignaient de le croire hypocrite :
Je rentre en ce gouvernement pour changer les
choses et sauver les écosystèmes par des plats nets, recettes garanties !
Mon goût vert ne ment pas : rit Terre !
Puis viennent deux requins issus des
Républicains : Bruno Le Maire et Gérald Darmanin. Ils auront
respectivement le Ministère de l’Economie et le Ministère de l’action et des
comptes publics. Ils marquent vraiment l’ouverture et provoquent un mini séisme
dans leur camp. Le Maire se rit de donner des boutons à ses amis de droite mais
le jeune Gérald (34 ans) est déjà raillé par ses pairs. Les vilaines langues
lancent :
Darmanin ? Il étaie merde de tous
coins !
Ce n’est pas très gentil pour le petit sarkozyste
qui réclamera bientôt des comptes à tous ces Migaud, heu nigauds.
Sinon les surprises sont moindres. François
Bayrou touche les dividendes de son alliance avec Macron. Le voilà nommé garde
des sceaux et pour quelqu’un qui a du Pau on peut vraiment dire que la chance
elle rit. Il emporte dans ses valises deux copines du Modem : Sylvie
Goulard, ministre des armées et Marielle de Sarnez, ministre chargée des
affaires européennes.
Jean Yves Le Drian, quant à lui, sera le seul à
opérer une double passation de pouvoir. Il quitte son costume de chef des
armées (sous Hollande), souhaite bonne chance à Mme Goulard puis se retrouve au
Quai d’Orsay pour remplacer un sombre Ayrault.
Quant à Gérard Collomb, Maire de Lyon, et premier
fidèle parmi les fidèles macronistes, il s’occupera des poulets en évitant les
bavures pour éviter de susciter les piges aux niais. Oui, le voilà nommé Place
Beauvau comme premier flic de France et prêt à traquer les terroristes si le moindre délit haut naît !
Je passe rapidement sur d’autres personnages de
cette équipe gouvernementale pour consacrer la fin de mon billet à Mme Flessel
Laura. Et oui, la quintuple médaillée olympique d’escrime, guadeloupéenne bon
teint, se retrouve Ministre des Sports ! Celle qu’on surnomme « la
guêpe » y est allée dare-dare ! Est-ce crime de se plonger dans un
tel guêpier comme lui reprochent certains ? Elle ne le pense pas et a
sabré le champagne pour cette nomination !
Animée du feu de la résistance, (en elle l’or enfle Hessel), elle saura
s’indigner et croiser le fer si, par malheur, son Ministère perdait lame de
combativité.
La France se paie donc un sympathique
gouvernement, loué par les apôtres de l’ouverture mais abhorré par les
réfractaires à toute explosion du dualisme gauche-droite.
Le temps de poser pour la photo (ils sont venus,
ils sont tous là) à l’issue du premier conseil des Ministres et il faudra se
mettre au travail.
L'âme à Ma_ (cron) est en Marche !
(Sur l'air de la mamma - Charles Aznavour)
Ils sont venus
Ils sont tous là
Ils ont délaissé le perron
Ils sont tous là
Ils ont délaissé le perron
Pour les marches de l’âme à Ma-cron
Ils sont venus
Ils sont tous las
Des querelles au sein des partis
Y a même Hulot ; l’écologie
Se croit glissée sous de beaux draps
Quelques ministres font silence
Les LR se tiennent à carreau
Le Modem prend de l’importance
Bayrou se gardera des sots !
A l’âme à Ma..
On se gausse d’avoir bien baisé
Les vieux partis fossilisés
Puisqu’elle sait courir l’âme à Ma_
Les marris aigris, nus de grâce
Chez Philippe n’ont pas eu de place
Par contre on a tendu les bras
Aux coudes épais de la Laura !
Est venue Schiappa
Y a tant d'amour ! A l’avenir
Choiera-t-il encore l’âme à Ma_
Temps de Collomb, paix et sourires
Tout près de toi, toi l’âme à Ma_
Le père Le Drian fait le show
En restant dans cet appareil
L’après Hollande c’est l’âme à Ma_
Ferrand, Blanquer, petits nouveaux
Vivent un conte aux mille merveilles
Pourtant déjà viennent pêle-mêle
De gros dossiers sous les manteaux
C'est drôle Marielle n’fait plus sang triste
Jubile de son affectation
Elle ne voit pas de guide à risque
Dans le personnage de Macron
Ah, l’âme à Ma_
Ils sont venus
Ils sont tous las
Des querelles au sein des partis
Y a même Hulot ; l’écologie
Se croit glissée sous de beaux draps
Quelques ministres font silence
Les LR se tiennent à carreau
Le Modem prend de l’importance
Bayrou se gardera des sots !
A l’âme à Ma..
On se gausse d’avoir bien baisé
Les vieux partis fossilisés
Puisqu’elle sait courir l’âme à Ma_
Les marris aigris, nus de grâce
Chez Philippe n’ont pas eu de place
Par contre on a tendu les bras
Aux coudes épais de la Laura !
Est venue Schiappa
Y a tant d'amour ! A l’avenir
Choiera-t-il encore l’âme à Ma_
Temps de Collomb, paix et sourires
Tout près de toi, toi l’âme à Ma_
Le père Le Drian fait le show
En restant dans cet appareil
L’après Hollande c’est l’âme à Ma_
Ferrand, Blanquer, petits nouveaux
Vivent un conte aux mille merveilles
Pourtant déjà viennent pêle-mêle
De gros dossiers sous les manteaux
C'est drôle Marielle n’fait plus sang triste
Jubile de son affectation
Elle ne voit pas de guide à risque
Dans le personnage de Macron
Ah, l’âme à Ma_
Les femmes disent en souriant
Qu’elle est bien là, la parité
Elle a fait courir l’âme à Ma_
Sylvie Goulard tout d’aise armée
Sourit fort au tout premier rang
Quand ses copines reléguées
A l’arrière ont bien moins d’allant
Marlène on n’te voit pas…
Y a du glamour, des beaux sourires
Autour de toi, toi l’âme à Ma_
Temps Darmanin, bée le plaisir (tant d’armes à nimber le plaisir)
Sans travers, pour toi l’âme à Ma_
Que les clans tout aigris crient :
« jamais
Cela ne marchera ! »
mercredi 17 mai 2017
UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE
Dimanche, 14 mai 2017, Emmanuel se lève d’un bon pied,
le droit semble-t-il, non, plutôt du gauche, oh puis peu importe, il s’est levé
et s’est mis en marche comme d’habitude. Il prend son café, comme d’habitude et
se prépare pour la journée.
Et quelle journée : une journée de passation de
pouvoir. C’est aujourd’hui qu’il signe son contrat à durée déterminée pour 5
ans, renouvelable si satisfaisant à échéance. Il demande à Brigitte, son
épouse, de le devancer car elle a toujours pris les devants pour qu’il puisse
ménager ses arrières. La dame se plie gentiment à l’injonction. Là voilà tout
de bleu vêtue à parcourir le tapis rouge qui mène au Palais Présidentiel. Elle
arpente sur des talons aux moindres coûts (détalons au moindre coût !) et
le tailleur, lui-même, est prêté car en voyant le coût tu riais…jaune !
A 10 heures Emmanuel arrive à son tour. Il prend son
temps et son « en marche » prend la lenteur d’une limace à malice. Il
va vers Hollande qui sort juste de sa cuisine après avoir achevé le dernier
Flamby dont la DLC frisait la bérézina ! Les deux hommes se serrent la
main longuement. Puis, ils s’enferment dans le fameux cabinet noir tant décrié
par un Sarthois qui n’attendra guère de temps pour se voir coller la justice à
son auguste postérieur.
Le tête-à-tête dure une heure. Qu’on put se dire les
deux hommes hormis que le code de l’arme nucléaire est SEGOVALEJULI536572, mnémotechniquement
simple pour le capitaine de Pédalo mais
qui n’évoque rien pour le jeune Président. Oui qu’ont-ils pu se raconter
pendant une heure qu’il faille combler médiatiquement avec des anecdotes sur les
vacances de Mr Hulot, qu’on pressent au Ministère de l’écologie ou sur l’aérodromophobie
de Brigitte Macron qui préfère prendre le volant plutôt que l’autre.
Oui, on se demande ce qu’ils ont raconté pour
finalement se quitter ! Hollande a quitté le Palais où il avait thésaurisé
quelques kilos qu’il lui faudra perdre sous peine de se taper de façon
imminente des complications cardio-vasculaires !
De sa voiture il adresse un « bon courage »
à son élève. Ce dernier gagne alors le salon de l’Elysée pour être élevé à la
dignité de Grand-Croix de la Légion d’Honneur (GCLH…J’essaie, elle hache,
enfin, elle tranche !) car quand on est en marche il faut les rangs d’honneur
comme me l’a toujours dit un cousin atrabilaire mais néanmoins numismatique qui
taillait en pièces les moindres difficultés au cours du pèlerinage vers St
Jacques de Compostelle.
Mais je ne suis pas là pour vous parler de mon cousin
mais du petit discours de bienvenue de Mr Fabius, Président du Conseil
Constitutionnel, qui, après avoir confondu 2007 et 2017 se rattrape aux jupes
de Marianne pour déclarer Mr Macron 8ème Président de la 5ème
République (et non pas le contraire).
Puis Emmanuel prend son temps, de l’assurance et la
parole pour préciser : "Je ne céderai sur rien des engagements
pris vis-à-vis des Français" ! Oui pas de faux pas céder en ce
CDD par de bonnes passes aidé !
A l'issue de cette charmante allocution il serre la
main à tous les témoins. Mr Collomb, Maire de Lyon, et soutien de la première
heure, a eu sa petite larme. L’émotion est palpable comme dans un film de
Haneke subventionné par le CNC au nombre de kleenex usés par acteurs enrhumés.
- - Pourquoi, pleures-tu Geai rare qui
es devenu Colombe, lui lance le jeune Président pour faire renaître un sourire ?
- - C’est trop beau, lance le vieux
grognard, aussi beau qu’un prêche de
Mgr Barbarin, mon pote lyonnais.
- - On ne se quitte pas mon brave. Je te
réserve une petite place au gouvernement. Tu n’auras pas affaire à un ingrat !
Emmanuel cherche à n’oublier personne ! Mon Dieu,
comme ils sont nombreux dans ce salon élyséen ! Ah tiens, bonjour
Pécresse, tu vas bien ? Les enfants ça pousse ? Ah, salut à toi
Hélène dont le car erre dans Causses, hi, hi, non je blague…Tu vas bien ?
Et le fiston qui se prénomme comme moi ? Oui, il va bien ! Ah, il
prépare un nouveau roman ? Toujours aussi mystique ?
Et blablabla et blablabla, les mondanités c’est
souvent de la poudre de Perlimpinpin mais comment ne pas se faire mon daim
disait sa biche sexagénaire à l’heure due des cerfs ?
Enfin tout se termine. Emmanuel sort et passe quelques
troupes en revue tandis que 21 coups de canons sont tirés depuis l’esplanade
des Invalides pour rappeler les villes préférées du jeune chef d’Etat :
Sète, Foix, Troyes même si cette dernière est gérée par le vilain Baroin qui
veut lui faire une vilaine tour et la roque !
Après la cérémonie, Emmanuel Macron remonte les
Champs-Elysées qui avaient été totalement démontés par l’annonce d’une pluie
imminente. Il se rend au pied de l'Arc de Triomphe et se recueille devant la
tombe du Soldat Hun-Connut (Fils de Pascal Hun et de Aimé Connut). Enfin il s’offre
un bain de foule tout en ayant une faim de boules et de glaces à la vanille.
Vers 17 h Emmanuel est reçu à l'Hôtel de Ville de
Paris par la maire PS, Anne Hidalgo, qui a soutenu Hamon ! Mais ça c’était
avant ! Il faut, dès à présent, aimer gars, l’HOMME, Anne ! Faire le
Paris de ne plus dire : « quelle lutte est-ce ? » pour ne
songer qu’à la réconciliation et surtout pour défendre ensemble la candidature
de la ville des Lumières pour les JO de 2024.
Une bien belle journée durant laquelle le jeune loup
politique s’est fait de belles dents ! Une bien jolie passation telle une
eau Marine sur des flots riants comme pourrait le commenter Philippot au micro
de BFMTV.
samedi 13 mai 2017
ZIM GLY
Une petite parodie, comme ça, le jour de la passation de pouvoir entre Hollande et Macron et au lendemain de la victoire du Portugais Salvador Sobral à l'Eurovision de la Chanson (enfin, de ce qu'il en reste encore...)
Un petit clin d'oeil, en passant, à Céline Dion (que j'embrasse).
Zim Gly, il s’appelle Zim Gly
Je suis folle de lui
C’est un prénom pas comme les autres
Mais moi je l’aime c’est pas ma faute
Même s’il n’est pas beau
Ah la bosse qu’a Zim au dos !
Zim Gly, il s’appelle Zim Gly
Je suis folle de lui
La première fois que je l’ai vu
Il marchait tout seul dans la rue
J’lui ai seulement dit :
J’suis Esmeralda
jolie !
Il était quatre heures du matin
J'étais seule et j'avais besoin
De parler à quelqu'un
Il m'a dit : viens prendre un café
Un bon décaféiné
J'étais seule et j'avais besoin
De parler à quelqu'un
Il m'a dit : viens prendre un café
Un bon décaféiné
Pour pas s’énerver
Zim Gly, il s’appelle Zim Gly
Il n’aima pas la mie
Il mange du pain un peu mystique
Il mange du pain un peu mystique
Comme une hostie évangélique
J’m’y suis fait, j’l’estime
J’m’y suis fait, j’l’estime
Oui c’est bon le pain à Zim
Tous les soirs, il m'emmène danser
Dans une discothèque branchée
Dans une discothèque branchée
Où il a son p’tit
ami
Un certain Emile, beau garçon
J’essaie d’oublier en vain
Qu’Emile et Zim... mais
Qu’Emile et Zim... mais
Zim Gly, il s’appelle Zim Gly
Je suis folle de lui
Il est gai et me voit comme pro
De l’amitié pour les homos
Dit : “t’es pros ! T’es
in !”
Alors moi je crois en Zim !
LES PARTIS PAS VRAIMENT DANS L'HEUREUX TOUR !
Alors que les législatives se profilent à
l’horizon, les vieux partis de France commencent à se lézarder de lèses ardents
et de toutes parts. Dans chaque camp on se lance des invectives et des
accusations, on désigne les coupables de la défaite, les boucs-émissaires d’un
dernier bout qui est misère, de la lente dégradation, qui ne date pas d’hier.
Dans chaque chapelle on voit naître des traîtres qui veulent rallier Macron
pour conserver un job tandis que d’autres veulent rester fidèles tout en
bidouillant un nouveau mouvement parallèle en pire allèle gêne éthique !
Au FN, beaucoup pensent que Marine n’a pas
fait une belle campagne vu qu’elle n’a pas franchi les 40% des suffrages
exprimés ! Elle s’est juste élevée à
son niveau d’incompétence comme dirait Peter, un copain à moi qui joue
de la flûte de Pan quand d’autres jouent du pipeau.
Aussi, la nièce explose ! Marion
Maréchal-Le Pen vient d’annoncer qu’elle se retirait de la vie politique en
plagiant un discours de Jospin (c’est de famille). Elle allègue qu’elle veut
s’occuper de sa fille et ça nous noue de compassion ! Oui, on la comprend
car prendre un enfant par la main pour l’amener vers demain il n’y a rien de
plus beau !
En parlant de demain, il y en a qui se
sentent une âme de visionnaire. Trois femmes déçues du PS viennent de créer le
mouvement « dès demain » pour contrecarrer « des deux
pieds » c’est-à-dire « en marche » d’Emmanuel Macron. Qui sont
ces gentes dames de ce temps moderne ? Hum, vous brûlez d’impatience de le
savoir, hein ? Eh bien voilà : Martine Aubry, Anne Hidalgo et
Christiane Taubira ! Et oui le trio ! Elles ont longtemps réfléchi
sur le sigle. Elles souhaitaient initialement joindre les premières lettres de
leur prénom. Mais MAC faisait penser à Dodo la Saumure et rappelait trop l’affaire
DSK. CMA évoquait une chambre des métiers et de l’artisanat un peu trop
«économiquement vôtre ». Avec les premières lettres de leur nom,
visiblement, ça ne le faisait pas non plus. AHT, faisait penser à « a
acheté » alors quand on mesure le pouvoir d’achat du français moyen on
peut vraiment y réfléchir à deux fois. AHT aurait dévié vers « a
chatté » et n’aurait que focaliser le mouvement sur les réseaux sociaux.
Alors, ces drôles de dames ont proposé
« dès demain ». C’est un mouvement qui se dit pro-européen,
écologique et social. On ignore encore ce qu’il adviendra de cette
naissance !
Toujours au PS, où les roses se meurent et
par l’eau minée râlent, l’ancien premier Ministre, Mr Valls, a déclaré qu’il
quittait le navire Titanic ! Il veut rallier Macron mais le mouvement en
marche lui a opposé une faim de non-recevoir, sorte de frein galénique
(fringale est nique) à tout favoritisme pour des anciens amis de gouvernement
(enfin, amis, oui et non !).
Voilà un problème de valse incompatible
avec la marche macronique et qui pourrait servir de conclusion à ma chronique.
Mais il y a encore tant de choses à dire.
Oui, chez les Républicains ça sent le gaz
aussi ! Le Penelope Gate a ôté du lys dans la royauté de ce mouvement !
Jean Baptiste Lemoyne, sénateur LR de l’Yonne,
vient de changer d’habit pour rejoindre Macron et prie ses amis qui l’accusent
de faire aumône à s’taire.
Beaucoup de ses collègues sont tentés de
faire le même pas. Mais certains résistent en se disant qu’ils seraient des
moutons et que jamais ce pas n’urge ! Pour autant, pour que LR ait l’air
de l’ère, c’est-à-dire Macron compatible, on a effectué un sacré lifting sur le
programme du père Fillon, jugé trop dur. Ainsi, Les Républicains ne proposent
plus d’augmenter la TVA et la suppression de 500.000 fonctionnaires ne se ferait
plus en 5 ans mais en 7 ans !
Chez les insoumis de Mélenchon ça ne va
pas fort non plus. La rupture avec le Parti Communiste est consommée ! Le
tribun, spécialiste des hologrammes, aurait souhaité transformé l’or en pierre,
il n’aura que Pierre Laurent…comme opposant. Les deux hommes n’ont pu s’entendre
car sans tendre amitié. Alors ce sera du chacun pour soi pour les législatives.
Mélenchon, quant à lui, se parachute dans la 4ème circonscription
des Bouches-du-Rhône, à Marseille, pour affronter le socialiste Menucci. Une
circonscription sans risque où les Lepénistes, bêtes noires à faire trébucher
Jean-Luc, sont inexistants ! Mélenchon, anti « Anti-Social », tu
perds ton sang froid !
On pourrait croire que tout profite au
mouvement « en Marche » du nouveau Président, au détriment des autres
entités politiques. Il faut ajouter un bémol à la clé de la réussite.
Il y a de l’eau dans le gaz entre Macron
et Bayrou. Ce dernier se sent triste et amère de peau ! La liste des
candidats « en marche » pour les législatives ne présente pas
suffisamment de candidats de son camp ! Or, le chef du Modem, en mode M
(comme Marche) s’était allié à Macron pour lui faire gagner des voix ! Et
il se sent lésé comme s’il était faux reître haï (fort et trahi), à l’image d’un
bœuf palois qui dès l’aube hait harnais en se disant « l’étançon dure ! ».
Il lui semblait qu’il avait apporté à Emmanuel six points dans les sondages. Or 6
est le quart de 24 et 24 (pour cent) fut le score au 1° tour pour le jeune
Président. Donc François escomptait le quart des investitures pour son parti.
Il s’aperçut que le compte n’y était pas et ne fit rien pour cacher l’ire ;
est-ce paix ?
Il imagina longtemps les mots d’Emmanuel mandataire « modem, annuellement, date, erre… ».
Il se dit que l’homme de 39 ans le considérait comme un vieux crouton toujours
en retard d’un métro… Il en rougit de rage.
A l’heure où je termine ce billet il
semble que l’orage soit passé. Bayrou a fini de décoller rets pour attraper au
vol les entrefilets médiatiques qui le taxaient de bougon. Oui, ça va mieux !
Les équipes du Modem et celles d’En Marche ont travaillé quatre heures ce
vendredi 12 mai, le soir, à triple dose de café, pour peaufiner une liste
encore incomplète (la liste initiale ne comprenait que 428 noms alors qu’il y a
577 circonscriptions à nourrir !).
Mais ce fâcheux petit épisode montre bien
la fragilité des Partis, même de ceux qui se veulent exemplaires et
régénérateurs.
Car un Parti est fait d’hommes et de
femmes. L’humain a ses humeurs, ses prétentions, son ego ! Il jalouse
facilement et ne se prête pas de bonne grâce à s’oublier pour permettre à
autrui l’épanouissement.
On peut rebattre les cartes, on y trouvera
toujours du cœur prêt à lancer des piques ou à mettre sur le carreau celui dont
le trèfle n’a pas quatre feuilles !
mercredi 10 mai 2017
LE HUITIÈME
Dimanche soir le suspense a pris fin : Marine le Pen ne dépasserait pas les 40 % des bulletins exprimés à la Présidentielle 2017. Car pour ce qui est de l’autre suspense il y a bien longtemps qu’il avait été tué par de nombreux sondages et par la piètre prestation de la fille du borgne lors du débat de l’entre deux tours. Le citoyen lambda savait d’avance qu’Emmanuel Macron gagnerait la partie.
Le score est sans appel : 66,1 % des suffrages exprimés pour Emmanuel Macron et donc 33,9 % pour sa rivale.
Macron devient le 8ème Président de notre 5ème république, celle-là même que d’aucuns voudraient supprimer pour la remplacer par je ne sais quel système…
Macron Président, c’est la victoire de la jeunesse (plus jeune Président français de tous les temps, nommé à 39 ans), de la volonté, de l’audace et de la lucidité. Emmanuel Macron a bien vu la déliquescence des vieux appareils et s’est dit qu’il y avait une place à prendre entre une gauche désabusée, ayant perdu ses illusions et une droite gangrénée par les affaires et la corruption.
Parti de loin, inattendu, Macron, l’ovni politique, a gravi tous les échelons au pas de charge. Sa marche n’était pas celle de l’escargot mais du fantassin napoléonien qui suit euphorique son Bonaparte jusque devant les pyramides, lors de la campagne d’Egypte.
Oui, la pyramide, un symbole ! Emmanuel l’a saisi, de plein vol, pour inaugurer son départ vers l’Elysée. Il a investi l’esplanade du Louvre ou s’érige l’édifice voulu par Mitterrand, son maître à penser. Il a fait sonner l’Ode à la joie beethovénien pour bien montrer son attachement à la construction européenne dont il est l’hymne. Et puis, il s’est adressé à cette foule qui a cru en lui, en dépit des rumeurs fallacieuses distillées par ses ennemis. A son habitude il n’a pas cherché à cacher la vérité. Il sait qu’il sera difficile de rassembler ces deux France qui se tournent le dos : celle qui subit la mondialisation et celle qui en profite, celle des campagnes reculées voire abandonnées et celle des villes nourries de cultures et d’ouverture au monde.
Oui, la tâche sera grande pour désagréger les terreaux où prospèrent les peurs du modernisme, des flux migratoires ou de la perte d’anciennes valeurs. Mais l’homme sait que c’est la seule façon pour éradiquer un parti qui surfe sur les craintes et les frustrations. Un parti qui ne tardera à quitter un nom trop rattaché à l’héritage lepéniste.
Oui le plus dur ne fait que commencer…
La pénombre solennelle de la cour
carrée de Louvre
Empreint d’une gravité une marche aux
pas vainqueurs
L’écho d’une ode à la Joie couvre
soudain les rumeurs
Dans son manteau de géant une
droiture se découvre.
L’impassible pyramide de son regard
impérial
Voit s’avancer sa jeunesse que des
lauriers pontifient
Les élans beethoveniens dans la fraîcheur de la nuit
Portent l’émotion suprême d’une partition
sacrale
La tribune galvanise sous les
faisceaux des drapeaux
Cette voix de timbres clairs au
pinacle des ferveurs
Les mots peints d’accents guerriers
auréolés de douceur
Ondulant sous brises claires des
insondables bravos.
La singulière gageure repeint ses
rêves fleuris
Panser les blessures de France que le
Monde a divisée
Entre nantis d’aventures en l’Europe
émancipée
Et les nouveaux prolétaires de
l’espoir anéanti
Une tâche bien immense nous attend au
coin des songes
Ne peut-il que marteler du plus
profond des raisons
Qu’un diablotin pragmatique hante à
l’abri des saisons
Une tâche bien immense quand déjà
d’autres se rongent.
Eclatement des partis, fossilisés de
sclérose
Un vieux monde dinosaure se débat
dans l’agonie
Boulevard Solférino, l’éléphant de
noir barrit
Rejoignant dans son écho une droite
bien morose
L’homme a poussé cette marche
jusqu’au plus haut des sommets
Ecrasant les pythonisses qui le
voyaient sans futur
Dans ses faux airs de Vian, il se rit
de sa posture
Pour mieux cracher sur les tombes de
vieux schémas délabrés.
Les jours viendront scélérats pour
les gens de l’ancien Monde
Entre ceux qui le suivront et les
âmes envoûtées
Sous de vieilles lunes blanches que
les nuits ont abîmées
Des jours viendront assassins,
attisant la moindre fronde
samedi 6 mai 2017
DÉBAT PAS COOL
Le débat d’entre
deux tours entre Marine Le Pen, la reine du repli stratégique, du
protectionnisme intelligent (oxymore) et de l’expulsion des résidents illégaux,
et Emmanuel Macron, le chantre du libéralisme européen, aura tourné court.
D’emblée la
fille à son père dépasse les borgnes. Comme si elle était assurée de ne pas
maîtriser ses dossiers elle attaque franco. La ficelle est grosse. Mr Macron
devra cependant riposter et utilisera beaucoup de son énergie à contrer l’outrance
assaisonnée de mensonges ou, pour le moins, de fausses vérités.
Car, tout au
long de ce débat, Marine Le Pen n’aura usé que d’invectives et d’arguments
fallacieux. On la trouvera très floue sur sa façon de quitter l’Euro et d’utiliser
un système de double monnaie. Elle a plusieurs fois accusé son interlocuteur d’être
à l’origine de tous les maux de la société comme s’il avait été Ministre de l’Economie
de Giscard à Hollande, en ayant connu Bercy plutôt que le cours moyen !
Pour donner du poids à son plan de sortie de l’Europe elle a argué le succès du
Brexit en termes de performances économiques, ce que les statistiques démentent…
Si Mr Macron
n’a pas toujours su faire preuve de pédagogie c’est qu’il avait devant lui une
tigresse défendant ses petits, aux abois, se cachant derrière un sourire de
façade, montrant parfois un sourire de carnassier, de hyène nécrophage se
nourrissant de cadavres des victimes de la mondialisation, se repaissant de
leur peur…
Un débat
sous tension tant les deux camps étaient radicalement opposés. Une joute
verbale qui a donné des sueurs froides aux deux journalistes, Nathalie Saint
Cricq et Christophe Jakubyszyn, la première ayant failli quitter le plateau pour se prendre 10 Doliprane.
Un débat
dont je vous propose le début tonitruant de la Marine de Guerre et la fin
surprenante.
Le début d'abord.
Et puis la fin...
Oui, à la
fin de ce spectacle navrant, les téléspectateurs ont eu, quand même, droit à
une prestation de Marine. La blonde aux yeux de malice nous interpréta, en
effet, une pantomime de David Vincent rencontrant les envahisseurs.
Comment en
était-on arrivé là ?
Macron
parlait de l’influence du FN, des réseaux nauséeux, de la facho-sphère. Marine
s’est alors moqué de cette peur de petit enfant, chouchou des médias (comme
elle dit) en croyant le ridiculiser par une imitation du craintif qui, dans sa
paranoïa, voit des envahisseurs partout !
Un moment d’hystérie
complètement sidérant s’est alors offert à nos yeux hébétés, et à ceux de
Macron visiblement atterré !
Un moment
repris sur les réseaux sociaux qui n’ont pas failli de se gausser de l’incongruité
d’une telle performance au cœur d’un débat qui, quand même, doit aider les
indécis à faire un choix pour le second tour !
Marine Le
Pen, semble-t-il, a tout simplement « pété les plombs», comme on dit
vulgairement.
Le
lendemain, le père Jean Marie devait d’ailleurs admettre que sa fille « avait
manqué de hauteur »
Jeanne, au
secours !!
vendredi 5 mai 2017
LA DERNIÈRE CARAPATE DE LANOUX
Louis la brocante ne promènera plus son vieux Citroën Type H.
Victor Lanoux s’est éteint dans la nuit du 3 au 4 mai, à Royan.
Né d’un père juif tunisien et d’une mère catholique normande,
Victor Nataf est envoyé dans la Creuse, pour échapper aux rafles parisiennes.
Il y vivra jusqu’à l’âge de 11 ans sous le nom de Victor Lanoux.
Il revient sur Paris et travaille dans les champs, à l'usine
et en tant que parachutiste en Algérie. A 22 ans, il se retrouve machiniste sur
le plateau de Notre-Dame-de-Paris
de Jean Delannoy. De là va naître sa vocation pour la comédie. Il s'inscrit au
cours de Solange Picard. En 1959, il commence par un rire dans Coquillage à l'oreille
de Bompian. En 1961, il débute au cabaret avec un certain Pierre Richard. A eux
deux ils s’escriment à faire rire le public par des sketches plus ou moins
drôles.
L’homme a son premier rôle dans La Vieille Dame indigne de René Allio en
1964. Un film attachant évoquant la vieillesse espiègle et servi par une
magnifique chanson de Jean Ferrat.
Repéré par Georges Wilson (le père de Lambert), il joue au
Théâtre National de Paris, puis travaille avec Roger Planchon au Théâtre de la
Cité de Villeurbanne, écrit et met en scène Le
Tourniquet et Le
Péril bleu en 1973 et 1974.
L'année suivante, Yves Boisset le recrute pour « Dupont la joie »(1974) et « Folle à tuer » (1975), tandis qu'il
tourne dans « Cousin,
cousine» de Tacchella (1975) avec Marie Christine Barrault. Avec
Yves Robert, il joue dans Un
éléphant, ça trompe énormément (1976) et Nous
irons tous au paradis (1977), Le Bal des casse-pieds (1992)
La production le tente. Il crée « Les films de la
Drouette », société avec laquelle il produit notamment « un si joli
village » ou « Boulevard des assassins »
Et puis vient la fameuse série des « Louis la brocante ».
On y retrouve le Victor Lanoux à la fois gouailleur et sympathiquement
patibulaire.
L’homme est fragile du cœur. Il connaît une première épreuve
cardiaque en 2007 et en ressort paraplégique. Malgré tout, il surmonte et
tourne encore des épisodes du brocanteur.
Mais la camarde finira par le rejoindre. Il s’éteint en nous laissant le souvenir d’un
acteur attachant.
Le meilleur hommage pourrait revenir à sa compagne de
tournage, Evelyne Buyle, qui incarne son ex-femme dans la série
télévisée :
C’était un immense travailleur […] et c’était quelqu’un de
très pudique, ce qui fait que l’on avait parfois l’impression que c’était un
homme un peu bougon mais en fait c’était un cœur en or. Un homme d’une grande
générosité. Et je crois que le public se rendait compte de ça.
Chapeau bas l’artiste.
Petit Victor
loin dans ta Creuse
Loin de la vieille dame indigne
Qu’était la
vie, horrible gueuze
En ces temps
de tumeur maligne
Tu
n’entendais plus guère les chiens
Hurlant dans
une sale affaire
Du boulevard des assassins
La vie normale berçait ta Terre.
Petit
Victor, la carapate
Loin d’une
loi folle à tuer
T’aura chanté
douce cantate
D’un si joli village aimé
La paix rhabillant
tout Paris
Tu
reviendras dans la cité
Et sans la triche pratiquer
Tu vivras de
la comédie
Juste un moment d’égarement
Avec
Pierrot, d’humeur maligne
Pour un duo
d’amusement
A faire
sourire cousins, cousines
Et te voilà dans
le grand bain
Tu vis,
comme tu prends la revanche
Au bout du bout du banc, des planches
Tu deviens
le grand comédien
Elle court, elle court la banlieue,
oui
Pour te
savourer à l’écran
Fine
moustache et gueule d’amant
Tu fais l’affaire : domine ici
L’attrait
pour ton jeu théâtral
Y a-t-il un Français dans la salle
Pour bouder ce retour en force ?
Les voleurs de la nuit s’efforcent…
Mais même à
eux faudrait payer
Les trois milliards sans ascenseur
Pour qu’ils
renoncent au grand honneur
De savourer
Adieu Poulet
Dupont
Lajoie, la Canicule
Excluons le bal des casses pieds
Qui
dédaignerait ton phrasé
Et te
trouverait ridicule.
Je sais rien, mais je dirai tout
Dit une femme à sa fenêtre
Je dirai
tout de mon bien être
A brocanter
avec ce loup
Si gentillet
sous cet air dur
Mais moins
retors, ah, je vous jure
Que le
pachyderme éléphant
Ça trompe ça trompe énormément.
Tout ça c’est
du passé Victor
Le passé simple d’un acteur
Puis vient
la nuit, l’exécuteur
Le lieu du crime en seul décor
Le crépuscule
de ton vieux cœur
Jusqu’aux
silences d’agonie
Avec un ange
annonciateur :
Nous irons tous au paradis…
mercredi 3 mai 2017
LES 100 JOURS DE TRUMP
Le 29 avril, Donald
Trump fêtait ses 100 jours au bureau ovale. L'heure du premier bilan a sonné
pour celui qui ne croyait pas diriger les USA et qui se rend compte que la
tâche ne sera pas si aisée.
Pendant sa campagne, le
milliardaire se drapait de la bannière étoilée et clamait un « America
First » du plus bel aloi. Il est en train de réaliser que la planète
existe et que l’Oncle Sam a plein de petits neveux éparpillés, en Afrique, en
Europe, en Asie…
Le 24 janvier, l’homme
qui tweete plus vite que son ombre, réactive la construction de deux
oléoducs : le Keystone XL, reliant le Canada aux Etats-Unis, et le Dakota
Access Pipeline. Les deux tuyaux avaient été bloqués par Barack Obama au nom de
la lutte contre le réchauffement climatique. Trump, lui, veut que les énergies
fossiles démarrent tôt, mais sans marteau ni faucille, quitte à expulser des
indiens Lakotas assis, nés soumis, lisses (la cote assassinée sous milice) du
Dakota et à polluer les terres.
Le lendemain, le
président américain signe le décret avalisant la construction du mur à la
frontière entre les USA et le Mexique. Mais il manque des briques pour le financer et la proposition du
groupe français Lafarge se plombe de six menteries. Alors, pour l’instant la
future frontière n’est qu’un long mur-mur qui ne rend pas les Mexicains
amis-amis dont le mécontentement enfle aux rides !
Le 27 janvier, le mari
de Mélania, se met là à nier l’utilité de l’immigration. Il suspend donc par
décret le programme américain d’admission des réfugiés (environ 2,5 millions de
personnes admises aux USA depuis 1980). De
nombreuses associations se mobilisent alors et des hommes de loi se rendent
dans des aéroports pour conseiller gratuitement les pigeons étrangers,
ascendance arabe, coincés à la frontière, sous les bords d’ailes et qui se
sentent victimes d’un vol quand on leur précise « là est rien !
Retourne chez toi, c’est mieux ! ». Finalement un juge fédéral a
bloqué temporairement ce décret anti-immigration, administrant le premier grand
camouflet au Président qui ne s’en cache pas.
Le 28 mars, Donald
Trump signe un autre décret, celui sur l’indépendance énergétique. Il s’agit de
réexaminer le « Clean Power Plan » de son prédécesseur. Ce plan imposait
aux centrales thermiques des réductions de leurs émissions de CO2 de 32% par
rapport à 2005, et ce d’ici 2030. Mais finalement, malgré la nomination d’un climato
sceptique, Scott Pruitt, à la tête de l’Agence américaine de protection de l’environnement
(EPA), Mr Trump semble vouloir se faire être aux paix de hallage, le long du
paisible canal où la paix niche, celui de la COP21, l’accord de Paris pour
lutter contre le réchauffement climatique.
Et puis Trump se voulait non
interventionniste, gardien de l’intégrité de ses troupes qu’il ne supportait
plus de voir revenir avec la gueule KC (Killed Cruelly). L’homme avait misé sur
l’isolationnisme, le repli derrière les frontières. Avec lui on se trouvait au
temps ôtant OTAN au tant décriés services ! Trump trouvait le bidule
obsolète. Puis il est devenu pragmatique. Il juge l’organisation utile et
surtout il s’est reconverti dans le « va-t’en guerre ! »
Il y eut d’abord cette frappe de 59
missiles Tomawaks contre la Syrie dans la nuit du 6 au 7 avril. Moins d’une
semaine après, l’homme fort des USA, se prenant au jeu belliciste, lâchait la
GBU-43/B, sa plus puissante bombe non nucléaire, sur une position de Daech, en
Afghanistan. Enfin, le milliardaire a montré ses muscles marins au petit
dictateur nord-coréen Kim Jong-Un. Le sous-marin USS Michigan est en train de
faire escale dans l’immense rade de Busan, en Corée du Sud.
Les intimidations américaines répondent aux moult provocations
du maître de Pyongyang, sur un fonds trouble de guerre nucléaire saucée d’ultimes
atomes. Ce mardi 2 mai, le régime nord-coréen a dénoncé le déploiement de deux
bombardiers supersoniques américains B-1B Lancer.
Un porte-parole du ministère de la défense sud-coréen, soucieux
de ces houles, a indiqué que les manœuvres étaient destinées à prévenir les
provocations du régime nord-coréen et à jauger du niveau de préparation dans
l'éventualité d'un nouvel essai nucléaire du Nord.
Pyongyang
soutient que les deux appareils ont mené une simulation de largage d'une bombe
nucléaire contre des objectifs de la Corée du Nord et accuse l'administration
Trump de vouloir mener une frappe préventive.
Pour pimenter le tout, la
Chine, pourtant réconciliée avec l’oncle Sam, s’est insurgée contre le
déploiement du système antimissile américain Thaad en Corée du Sud pour se
protéger du programme nucléaire et balistique de Kim Jong-Un.
Pékin
a demandé l'annulation immédiate de ce projet militaire :
-
Trump, il faut que tu ôtes ces radars, si raides rôdeurs, qui
servent à espionner notre territoire
-
Mais voyons, Chinois, ce système n’a qu’une vocation défensive,
pour le bien de ton voisin sud-coréen ! Sans utilisation s’érode, ô, mon
Thaad !
Oui, rodomontades et agitations sur le
théâtre extérieur : c’est ainsi que Trump cherche à relever son image
quelque peu ternie depuis 100 jours de règne.
L’homme ne fait que revenir sur ses
décisions ou c’est celles-ci qui se heurtent à l’adversité. Alors le
milliardaire s’adonne au pragmatisme et avance ses pions sur l’échiquier
stratégique, au risque de mettre le feu aux poudres !
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