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vendredi 22 septembre 2017

RUBRIQUE NÉCROLOGIQUE

Liliane Bettencourt est décédée  dans la nuit du 21 septembre 2017, à son domicile. Elle aurait eu 95 ans le 21 octobre. Ainsi disparaît la 11 ème personne la plus riche du monde avec une fortune estimée à 36,1 milliards de dollars mais un pactole qui ne lui aura pas porté tout le lot de bonheur qu’elle eût espérer récolter…




Liliane naît à Paris le 21/10/1922 soit 6 jours avant Michel Galabru parce qu’elle le vaut bien ! Elle démarre sa vie avec une cuillère en or dans la bouche puisqu’elle est la seule héritière de l’empire l’Oréal et on dirait que c’est fêter spray !

La petite fille grandit en admirant son père, Eugène Schueller, qui la met au parfum sur les mille façons de gagner du fric sans faire la manche dans le métro. Donc en utilisant le chant point !

Liliane s’abreuve de la figure tutélaire qu’Eugène sue à lui transmettre en lui parlant sans mystère de paris ! Paris pris dans l’innovation, dans une teinture inoffensive pour cheveux qui va décoiffer la concurrence ! Le père aime filmer la chevelure de sa progéniture, il accumule les pellicules ! Sous l’occupation il se fait pour une bonne paie teinturier : il teint les cheveux des femmes et pour celles, qui, hélas, seront tondues à la libération, il paiera la cagoule. Malheureusement, quand échoue l’heure (de l’ultime résistante) Eugène meurt, en 1957, le jour de Sainte Rose,  couleur qu’il aimait tant voir sur les lèvres des femmes.

Liliane récupère l’empire alors qu’elle porte le nom de Bettencourt. En effet, elle a épouse André Bettencourt en 1950. C’est un homme politique qui se fait nommer Ministre Sans Interruption (un MSI qui est Messie) de 1966 à 1973 (Ministre des Postes et Télécommunication, Ministre de l’Industrie, Ministre des Affaires Etrangères) aux époques gaullistes et pompidolienne, histoire de conforter la position de l’empire l’Oréal dans les logiciels politiciens de cette époque des 30 glorieuses !

Ayant démarré comme stagiaire à coller des étiquettes sur des flacons (les v’là, les v’là, les vl’à, con !) la petite Liliane saura utiliser la technique pour en coller sur des tiers méprisables tout en caressant dans le sens du poil ceux qui la font rire (dit la rentière d’hilarants tiers !). Mais, ce faisant, elle n’a pas reçu l’apport technique, la quintessence d’une bonne formation de financier. Alors elle va nommer des hommes de confiance pour gouverner son empire ! Avoir des légaux délégués pour faire qualifier son état d’esprit sans délai d’élégant ! Néanmoins, elle tient à garder sa petite place douillette au conseil d’administration du groupe. Histoire de tirer les ficelles permanentes avec l’âme, ô niaque !

C’est ainsi (bée, molle, majeure, sa fille Françoise qui en est admirative) qu’elle va convaincre Lindsay Owen-Jones, alors PDG du groupe, de racheter Gemey Maybelline, en 1995.

-     Dans mon escarcelle je mets Gemey et j’escompte en retirer une fortune, des diamants, lance-t-elle. Va ma Liliane, amasse amasse carats (ah masque ! ah mascara ?)

Mis à part ces prises de positions, Liliane traverse l’an comme un moteur diesel qui aurait pris froid. Petite vie tranquille, à l’abri des rentes, sans souci d’errante et quelques escapades en Normandie nimbées d’ambiance nocturne qu’aux heures tardives Saint-Lô rend (causent heurts, tares, d’Yves Saint-Laurent ?)

Oui, une vie pépère jusqu’au jour où une vilaine affaire surgit, laide et mêlant et paie et paix (les démêlants épais, épais) ! En effet, pour avoir la paix Liliane paie un artiste photographe qui la harcèle. Il s’agit de François-Marie Banier et ce n’est pas un cliché de dire que c’est un Banier de basses quêtes qui connaît Parker, heu par cœur, le début de sénilité de la richissime. La fille, Françoise, s’aperçoit très vite des largesses de sa mère à l’égard de cet homme qui porte la faute haut !

-    Ce photographe a trop tendance à quêter ! Il sait même l'art à quêter ! Cet homme a du tronc, mais il va bientôt arrêter de faire le Jacques, dit Françoise hardie !

Elle monte l’affaire sur ses grands cheveux, laquelle sévira (laque Elsève ira ?). Elle dépose plainte pour « abus de fées blesse » car les contes du Père Banier ne font qu’entailler l’héritage ! Bientôt la mise sous tutelle s’impose et Liliane doit se crêper le chignon pour obtenir de sa fille une pitance, elle en aura des cheveux blancs : c’est l’école aux rations !

A la même époque un autre malin aura profité de la gentillesse de la dame. Il fait des ronds de jambe qu’il étale honnête, mais c’est un leurre. La vieille dame ignore ce qu’elle, par pourparlers, courbettes, encourt (part pour parler court,  Bettencourt !). Il s’agit d’un petit nerveux élyséen qu’on soupçonnera encore longtemps d’avoir abusé de la vieille pour financer illégalement sa campagne présidentielle de 2007. L’homme le niera car il aime mentir idéalement (il aime antirides  et Allemands, confirmera Merkel). Rien de tel que l’Oréal pour maquiller !

Voilà donc Liliane évadée de ce monde en traînant dans le sillage de sa mémoire le fameux adage : l’argent ne fait pas le bonheur.


Ne restera plus qu’à lui rendre hommage par un bio pic de derrière les fagots. Pour jouer le rôle de la milliardaire un seul nom s’impose : Danielle Darrieux. 

Oui, elle est seule à pouvoir assumer ce rôle, seule à 100 ans !


jeudi 21 septembre 2017

LAS F. P ET LE SEISME




La planète est en perpétuel bouleversement ! La terre a tremblé à Mexico, peignant la ville d’une fantasmagorie apocalyptique et projetant dans la mort 230 habitants. Le bilan n’est, hélas, que provisoire.

Eole participe à la dynamique de l’épouvante en soufflant comme un malade sur nos îles antillaises, de cyclones en ouragans auxquels on attribue de jolis prénoms féminins.

La folie des hommes demeure le principal ennemi pour l’espèce humaine. Kim-Jong-Un, le maître de Pyongyang, continue ses lancers de fusées balistiques et recrée la menace de l’arme nucléaire que nous pensions avoir oubliée avec la disparition de la guerre froide.

Partout les minorités revendiquent leurs droits. Barcelone, tout juste sortie des affres d’un attentat attend beaucoup d’un référendum sur l’autonomie catalane que lui refuse le pouvoir royal espagnol.

Les Kurdes ne sont pas en reste qui réclament, eux aussi, l’indépendance du Kurdistan irakien, au grand dam de Bagdad.

L’économie joue les épouvantails. Elle précipite le PS, appauvri par le manque de votes, dans la vente de l’immeuble de la rue Solferino. Tout un symbole ! Elle lance les pays dans des concurrences aveugles que voudraient légitimer des accords entre Etats, mais dans le dos des citoyens. Ainsi, le CETA, projet de libre-échange entre le Canada et l’UE et qui rentre en vigueur de manière provisoire demain, est-il déjà perçu par nos agriculteurs comme annonciateurs d’un enterrement de première classe. Bœufs du Canada (avec antibiotiques et pourquoi pas aux hormones) vont affluer sur nos marchés et couper l’herbe de pâturage sous le pied de nos éleveurs.

L’économie toujours, et sa façon de la dynamiser, cristallise les mécontentements dès lors que le salarié moyen a cette impression qu’il va devoir œuvrer avec plus de flexibilité mais sans obtenir de franches garanties sur sa sécurité. Les mots d’ordre de grèves se multiplient ainsi dans l’hexagone.

Mais, comme dirait Grand Jacques « Ni tout cela, ni rien au monde, ne sait pas nous faire oublier, ne peut pas nous faire oublier, qu’aussi vrai que la Terre est ronde que… »

Que ? Que quoi ?

Eh bien, oui ! L’impensable est arrivé ! Un séisme qui dépasse tous les autres !


Quel cataclysme nous pourfend ?
Est-ce au Mexique où la terre crie
De douleur et de tremblements
Plongeant les vies endolories ?

Quelle catastrophe nous échoie
Serait-ce encore quelque ouragan
Dans les Antilles, murées d’effroi
Soufflées par les vents violents ?

Quelle affliction dicte sa loi ?
Vient-elle de cette Catalogne
Qui défie Madrid et son roi ?
Ô Barcelonais sans vergogne !

Quel grand fléau guette le Monde ?
Vient-il de la Corée du Nord
Dansant la nucléaire ronde
Rendant Donald dur et retors ?

Quel accident joue l’imminence
Est-ce les grèves programmées
Contre Macron, son arrogance
A vouloir vite réformer ?

Quelle affliction foudroie nos vies ?
Est-ce le grand déchirement
Qui sape la rose appauvrie
Adieu Solferino : je vends !

Quelle dramatique conjoncture
Se présente à nos yeux vieillis
Est-ce un CETA mu d’écorchures
Pour notre belle économie ?

Quel grand séisme se prépare ?
Vient-il des Kurdes au ciel d’Irak
Référendum  qui prend sa part
Dans un débat paranoïaque ?

Mais que nenni ! Le grand séisme
Nous vient bien du Front National
Claque la porte, noir d’égotisme
Florian Philippot ! Ça fait mal !



mercredi 20 septembre 2017

DIVERTISSEMENT XXII


Cette nouvelle planche inspirée par Maradona (l'ex Dieu du Football argentin, vengeur à la main diabolique contre les Anglais pour faire oublier les Malouines !) permet à mon doux délire de s'épancher sur le cas de Hollande mais aussi sur celui d'actrices et d'acteurs un peu cabotins. L'occasion est encore bêlle pour évoquer ma région avec Annay-sous-Lens ou encore Lille et sa restauration incomparable (oui, je suis à peine chauvin !)

Bonne découverte !

lundi 18 septembre 2017

CES ANIMAUX QUI ANIMENT MOTS - VIII

Cette nouvelle planche rend hommage à notre cher Bayrou qui se fait encore tailler un costard. Elle est aussi l'occasion d'évoquer un acteur américain que j'apprécie et la banquise blanche que le réchauffement planétaire menace !

Bonne lecture, bonne découverte !

dimanche 17 septembre 2017

QUE SONT-ELLES DEVENUES ? HISTOIRE N° 1


Nouvelle rubrique à mon blog : il s'agira de savoir ce que sont devenues d'anciennes gloires (souvent éphémères) de notre belle chanson française.
Histoire de placer, une fois de plus, le calembour qui tue.
Première à passer sous les fourches caudines de mon sarcasme impénitent : Larusso.
La rousse (qui aime donc les dictionnaires et les conjugaisons) s'était fait connaître, en 1998, l'année victorieuse des bleus d'Aimé Jacquet !
Un tube l'avait lancée : tu m'oublieras.
Un titre prémonitoire !


Tu m’oublieras avait-elle dit
Mais je survivrai à tout ça
La rousse sentait le vent maudit
Souffler sur les eaux du trépas

Et voilà, il l’a oublié
L’auditeur de ces temps héros
Où la France gagnait le sommet
Et un, et deux et trois…zéro !

La belle notoriété s’en vint
Dans les méandres d’un ravin
A devenir anorexique

Pire qu’au temps de Moscou-la-faim
Pénuries, vides magasins
On voit : Larusso vit étique !

2024 : LES DRAPEAUX DES JO...LES CIVETTES ORNÈRENT ? (par ailleurs, laisse Yvette Horner !)




En passant devant le bar « à la civette » rue St Honoré, à Paris, Teddy Riner ne put s’empêcher, une fois de plus, d’admirer la civette dont l’or éclatant (enfin imitation or) ne pouvait que lui remémorer les nombreuses médailles glanées aux JO. Le colosse encore tout imprégné des émotions péruviennes (voir article précédent) se posa brusquement la question de savoir ce que pouvait représenter cet animal qu’il faille ainsi l’exhiber au fronton d’un lieu que personnellement, en tant qu’athlète, il ne fréquentait pas pour des raisons liées à l’éthique sportive : le tabac t’abat !


La question le titilla tellement qu’il tourna les talons à 90° vers la droite et se dirigea vers l’entrée de l’établissement fréquenté apparemment par de nombreux fumeurs !

Il n’eut pas à se présenter au comptoir. Le gérant de l’établissement failli choir de son siège en le voyant :

-     Monsieur Teddy Rinner ! Quel honneur me vaut de vous voir ici ? Attendez, attendez…

Il sortit fébrilement d’un tiroir poussiéreux une vieille photo du champion .

-         Si vous pouviez me la dédicacer ?

Teddy s’exécuta de bonne grâce et rendit promptement le cliché qui serait désormais la fierté du vendeur de cigares. Mais, il n’était pas là pour ça et la question qui lui brûlait les lèvres rejaillit aussitôt :

-         Pourquoi « à la civette » ? Quel est cet animal ?

-         Ah, et bien, heu, Monsieur Rinner, je vais vous raconter l’origine de mon établissement. Depuis 1716, et oui, ce lieu propose aux parisiens cigares, pipes et tabac. Installé près du Palais-Royal, il en a vu des têtes défiler, certaines d’ailleurs sont tombées, hi, hi, hi : Danton, Robespierre…. Mais sont venus également Beaumarchais, Mirabeau puis plus tard Manet, Verlaine et même ce garçon manqué de Georges Sand !
-     Ah oui ! Mais ma question est : pourquoi le nom de civette ? Que représente cet animal ?
-      Ah, ça mais, heu, c’est un petit mammifère dont les secrétions, hé oui, ça vient d’un endroit pas très noble, heu, je disais dont les sécrétions des glandes du trou de balle étaient utilisées dans la fabrication des cigares !
-       Ah bon ! Mais c’est dégoûtant ! Et on utilise encore cette substance ?
-         Je crois bien que non ! En revanche, la civette a été longtemps une matière première animale utilisée dans la parfumerie, au même titre que le musc, l’ambre, la cire d’abeille… Je dis « a été » car par la pression des défenseurs des animaux, les créateurs de parfum ont été acculés à fabriquer des reconstitutions synthétiques. Il y a même eu un scandale avec Chanel qui aurait, en 1999, utilisé la substance animale en dépit des interdictions. Pour son célèbre n° 5 ! Enfin, c’est ce qu’on m’a dit ! Vous savez, je ne suis pas particulièrement au parfum !
-       Oui, je sais, vous c’est plutôt les cigares. Dites-moi, cette civette, elle vit en France ?
-    Non, elle vit en Afrique mais aussi en Asie ! Enfin, heu, plutôt en Ethiopie d’où son surnom de chat d’Abyssinie ! Oui, la bête ressemble à un chat mais possède plutôt une tête de renard ! Mais, pour répondre sincèrement à votre question, je connais un pote qui revient de là-bas et qui a ramené une civette ! Si vous voulez, je peux le contacter pour qu’il vous la montre ! Il habite à deux pas d’ici !
-     Ah, heu, bien, si ça ne le dérange pas et si ça ne prend pas une heure…je peux vous consacrer dix minutes !
Il ne fallut pas cinq minutes pour que l’ami en question se pointe au paradis des fumeurs de cigares. Il arborait sur son épaule le charmant animal, tacheté de partout, à la longue queue fournie et à l’espièglerie d’un goupil commun !
-      C’est vraiment une jolie bête, s’exclama Teddy ! Ça s’apprivoise facilement apparemment !
-       Si vous la voulez ce serait un honneur de vous la donner. Je repars bientôt en Ethiopie et j’aurai l’occasion d’en ramener un autre spécimen avec la complicité d’amis douaniers que la corruption n'étouffe pas.
-         Heu, hé bien, c’est inattendu, mais, heu, c’est d’accord !
-      Il faudra simplement repasser chez le vétérinaire pour les contrôles d’usage. Il faut dire que l’animal a mauvaise presse. En 2005, en Asie on a incriminé la bêbête à propos de la contagion du virus H5N1 !
-         Ah ! Mais c’était en Asie ! Là, elle vient d’Ethiopie, n’est-ce pas ?
-    Oui, oui, mais vous savez… Il ne faut pas rigoler avec le principe de précaution ! Non, il faut aller voir le véto ! Ça vous dédouanera de toutes responsabilités !
Et Teddy ressortit de l’antre d’incitation à la tabagie en portant sur son épaule un nouveau compagnon. Il se dirigea vers la clinique vétérinaire la plus proche alors que son but premier était de s’acheter un nouveau lit eu égard à la destruction du dernier en date, pauvre litière succombant sous ses quelque 130 kg ! La vie vous réserve de ces aléas ! Il entra dans la clinique et se trouva nez à nez avec six vétérinaires qui avaient du chien et se sentaient prêts à l’aider ; le cas échéant, à lui faire signer des autographes...
Vaccinations, contrôle de la tension, prise de température, conseils prophylactiques divers et finalement, alors qu’il allait sortir de ce temple animalier, LA remarque d’une vétérinaire lui ayant avoué son amour pour le judo :
Hé, Monsieur Rinner, et si la civette devenait la mascotte des JO 2024 ?

La remarque trotte encore dans la tête du géant.

Il va en parler à Anne Hidalgo !

vendredi 15 septembre 2017

CETTE INSULTE COMME UNE VILAINE FÉE NÉE HANTE...





Vendredi passé, alors qu’il rendait visite à son ami Tsipras, à Athènes, notre Jupiter national a lâché, à propos des réfractaires à ses réformes : « Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes ».

L’Amiénois qui aime ses amis, hait noise, a confirmé ses propos, ce lundi 11 septembre, lors d’une visite au centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) de Toulouse, « Il faut écouter le discours avec calme et apaisement, c’est une fausse polémique, je n’ai jamais été dans l’invective »

Donc il persiste et signe et exacerbe l’ire des « ceux qui se sentent visés » comme dit ma concierge qui ne l’est pas car on lui cherche encore un poil dans la main.

Est-ce une insulte ? Qui se sent visé ? Toujours est-il que le petit mot a fait le tour des réseaux sociaux, comme vilain tour d’hérésie sauce yoyo à la « je te l’envoie, tu m’le retournes… ». Bref, un vrai régal pour les tweeters, les face-boucaniers, pirates du net, ces fainéants, qui n’ont que cela à faire que de discuter sur la sémantique gouvernementale.

Enfin quoi ! Pas de quoi fouetter un chat pitre ! Tout ceci n’est qu’un fait néant tout autant que seul à paresse, heu, que cela paraisse ! Inutile de vouloir lui tailler un cossard, heu, un costard pour si peu ! Tout au plus le mot peut  donner le cafard aux oisifs : le cancre est las, par nature !

Oui, enfin, quoi ! Ce n’est qu’une petite formule lâchée intentionnellement pour montrer qu’on ne cherche pas toujours à cultiver la « bienveillance », aussi vrai que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis !

Mais, oui, enfin, quoi ! Comme si le papa d’ « en marche » n’était pas coutumier du fait après ses « illettrées de Gad » ou ses « bateaux qui amènent du Comorien à Mayotte » ! Il faudra vous y faire mes amis. On a là, devant nous, un super spécimen du dérapage contrôlé, bien meilleur qu’un petit nerveux qui n’avait tiré qu’un misérable « casse-toi pov’ con ! » durant son quinquennat ! Pitoyable !

Mais oui, mais oui, enfin, quoi ! Pourquoi ne pas s’indigner sur les autres mots choisis ? Par exemple sur le mot «cynique» ! Curieusement, là, l’insulte ne fait pas florès ? Personne ne se sent visé ? Pourquoi « fainéant » ainsi nique l’autre avanie ? Pourquoi faudrait-il, injustement, que des incartades en effaçassent d’autres,  qu’elles devinssent iniques (quel devin cynique !). Pourquoi créer une telle hiérarchie dans les brocards à faire ruer dans les brancards ?

Et que dire  du troisième mot « extrêmes » ? Il n’attisa nulle indignation. Et pourtant le FN comme les insoumis de Mélenchon auraient pu se sentir viser ! A croire qu’ils se considèrent dans la norme, dans l’opposition démocratique et raisonnable ! Alors, qui se meut dans les extrêmes ? On oublie que FN est hantise ? Ah, non ! On y revient. On feint de voir que chez Jean-Luc on a l’un sous mission et…que glandent les autres ? Ah, non, non, on n’y revient encore !

Non, il n’y en a que pour le nom « fainéants » ! Il frappe au cœur d’une société en manque de travail et qui ne veut pas se sentir culpabiliser par la raréfaction du travail comme le souligne le père Hamon, adepte du revenu universel.

Macron, de son côté, savoure les jolis remous qu’engendre sa petite pique.

Dans sa phobie des glandeurs (comme le titre le canard enchaîné) l’homme s’amuse ardent contre tout musardant et qui parfois devient non chaland (par manque de revenus puisqu’il n’a pas de travail).

Macron aime regarder de haut, de la marche.


Quitte à se sentir au bord de l’amer tant il aime l’atout qu’est toise !

ANNE AU SOMMET : TU N'AS PAS JOUÉ, LIMA, LA HYÈNE !




Le bonheur pour Paris vient de Lima ! C’est même tout l’or du Pérou qui tombe dans l’escarcelle de Mme Hidalgo ! Le Comité international olympique a officialisé l'attribution des Jeux olympiques 2024 à notre capitale.

Pour assister à la session du CIO, la maire de Lutèce s’était rendue avec la délégation française au Pérou.

-      Est-ce que le père Hue vient, avait-elle demandé ?

Une telle sollicitude à l’égard de Robert Hue pouvait sembler suspecte. Mais Anne la justifia en disant qu’elle était sensible aux vieux communistes en Marche…

Cela dit, Hue ne daigna pas se déplacer eu égard à ses activités rurales…Et puis, pourquoi se déplacer ? Pour entendre dire que Paris aura les JO 2024 ? Mais tout le monde le sait déjà !

Paris, cible en cote de Lima, sans blanquette de Limoux, sabra le champagne ! Le comité olympique confirma l’obtention du précieux sésame. Après bien des campagnes infructueuses (1992, 1998 et 2012) Paris glane enfin le droit d’organiser les JO !

Feignant la surprise Anne joua toute la palette des émotions : étonnements, pleurs, rires ! Une longue préparation en techniques théâtrales avait été assurée par Francis Perrin et cela a porté ses fruits !


Restent les grincheux face à ceux qui paraissent tant gais (qui pare Estanguet ?) ! Et oui, il y a des gens qui pensent que les JO vont coûter et que le contribuable devra, une fois de plus, mettre la main à la poche ! Et bien oui, comme dirait l’autre « l’important est de participer ! »

jeudi 14 septembre 2017

VOUS TROUVEREZ ÇA NIAIS




Le dernier film de Marc Hélezespris aura au moins le mérite de faire travailler de vieilles gloires quelque peu boudées par le grand écran. Autour de la pimpante Ludivine Sagnier c’est une belle brochette de comédiennes sur le retour qui nous gratifient d’une prestation honnête quoique poussive.

Comme à son habitude, Marc Hélezespris ne fait pas dans la dentelle car il n’en a pas le budget. Pourtant le scénario tenant du conte de fée mixé à la sauce fantastique aurait pu trouver meilleur rythme et rebondissements haletants.

Solange (Ludivine Sagnier) quitte son mari gâteux bien que jeune. L’homme, frappé de DeFunesterie ne cesse de l’appeler « ma biche » et ça l’énerve au plus haut point. Un soir d’exacerbation elle claque la porte et se retrouve à errer dans un parc. Il fait bon et elle se satisfait d’un joli haut blanc bien estival. C’est alors qu’un petit faon apparaît sur ce vêtement léger, tel un hologramme (il y a de l’inspiration Mélenchon dans cette scène) et lui donne des conseils pour rebondir. A peine a-t-elle réalisé qu’elle vit un rêve que le petit animal s’est éclipsé.

Elle a juste eu le temps de retenir quelques bribes des recommandations du petit cervidé. Elle doit se rendre chez sa tante Ursule (Nicole Calfan) qui vit avec une vieille amie, Joséphine (Mylène Demongeot). Les deux femmes envisagent de passer la bague au doigt devant Mr le Maire puis se faire une petite PMA dès que la loi sera votée.

Elle se rend donc chez sa tante mais trouve une maison désormais habitée par une cartomancienne, Lisa, à contrat aidé (Lio) qui lui explique que sa tante a vendu dernièrement. La pythonisse devine les malheurs de Solange et propose de l’héberger pour la nuit. Le lendemain, Lisa voit dans sa boule de cristal le lieu où vivent les futures mariées : à Manosque. Solange s’y rend en faisant de l’auto-stop. Elle est prise par Augusta (Dominique Blanc) conductrice végétarienne, ascendance scorpion, qui roule sans permis et qui vote Poutou mais sans conviction.

Au cours du voyage le petit faon réapparaît brusquement sur le tissu blanc ! Augusta surprise fait une embardée. La vieille 2C se fracasse sur un platane et Augusta rejoint les vignes du Seigneur. Solange en sort indemne mais psychologiquement elle va mal. Le faon, lui, a disparu ! Solange continue la route, à pieds (interminable travelling en gros plan sur sa paire de Reebok  éculés), laissant derrière elle la dépouille fumante d’Augusta ! Elle arrive à Manosque pour trouver le mas de sa tante. Ursule et Joséphine l’accueillent à bras ouverts et le petit faon réapparaît comme un Deus ex machina. Il vient dire aux trois femmes, désormais réunies, qu’un trésor se cache au fond du jardin…

Je ne vous raconte pas la fin qui aurait flamboyé d’une veine hitchcockienne si elle n’avait pas été bâclée pour des raisons, on le devine, de pénurie pécuniaire.

La bande son de cette œuvre, qui ne passera pas à la postérité, est encore d’inspiration Guetta et nécessite l’usage de boules Quies. L’utilisation de ces protections auditives peut d’ailleurs se maintenir tout au long de ce navet car Hélezespris a opté pour du muet sous-titré (avec pléthore de fautes de grammaire, notamment au niveau des participes passés) !


Sauf à aimer les vieilles gloires ou à vous damner pour les beaux yeux de Ludivine ne vous déplacez par pour ce triste produit d’un 7ème art défiguré !éHhHh



Filmographie de Marc Hélezespris






mercredi 13 septembre 2017

BIENVENU CHEZ LES CHTIS





Edouard Philippe aimerait être un Premier Ministre en Marche mais il n’est pas encore totalement convaincu de la politique menée par celui auquel il s’est rallié, Emmanuel 1 dit le Jupitérien.

Aussi reste-t-il avec une carte « Les Républicains » quand bien même on le traite de parjure. Edouard n’en a cure et cherche à exister sans se faire passer pour un simple collaborateur de Sieur Macron Du Touquet Plage.

Alors il s’auto persuade qu’il est le meilleur, le plus grand (il est vrai qu’il l’est) et le plus fort. Il est chaudement accompagné dans cette auto suggestion par une petite ville proche de Dunkerque dont le nom est, à lui seul, un superbe dithyrambe à son égard.

Alors, pour remercier la bourgade, il s’est rendu sur place et a posé devant le photographe municipal, un contrat aidé,  qui lui a demandé quel genre de travail il pourrait exercer une fois qu’il serait rayé des listes eu égard à la politique de suppression de ces statuts quelque peu précaires.


Le grand barbu n’a rien dit car il n’aime pas les polémiques. Et, à ce propos, il est bien content de n’avoir pas accompagné son mentor dans les îles sinistrées que sont St Martin et St Barthélémy ! Si c’est pour entendre dire que le gouvernement ne fait rien, qu’il n’a pas été réactif et gnagnagna et gnagnagna, non, merci bien !



Il dit quand le travail bourre, bourre
Allons, ce n’est pas grave Line
Sa secrétaire en perd le cours
Des idées noires qui turlupinent

Le grand costaud s’écrit : j’en barre
De ces diatribes mesquines
Je suis fort comme un malabar
Ce Mélenchon je l’abomine !

Plutôt avoir dédain qu’air coi
Dans le théâtre polémique
Ni Grande sainte  ni bon aloi :
S’endurcit la vie politique !

L’homme qui se sent à plat tôt doit
Eviter d’être à Matignon
Philippe le sait ; dans son carquois
Les flèches aiguisées sont légions !

Qui lui mettra les freins coud quoi ?
Si ce n’est tissu de mensonges
Le grand barbu sans désarroi
Passera outre ou bien l’éponge !

Si dans son discours les mots errent
A l’instar d’un Spycker novice
Edouard dans l’action régénère
Sa belle intuition novatrice !

On s’côtoie dans son cabinet
Anciens de gauche, républicains
Qu’appelle la grande majorité
Si ce n’est le devoir commun ?

Comme ses belles idées à suite cotent
A la bourse du grand « dégagisme »
Le bon Havrais coupe et rabote
Les budgets d’un froid pragmatisme

Pourquoi vouloir s’encombrer d’une (*)
Appréhension à cisailler ?
Il suit Macron au clair de lune
La nuit s’illumine à jamais…


(*) Pourquoi vouloir cent cons, Bray-Dunes ?

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samedi 9 septembre 2017

IRMA NE FUT PAS DOUCE...




L’ouragan Irma a frappé les Caraïbes ce mercredi 6 septembre 2017. Si la Guadeloupe a été, semble-t-il, épargnée il n’en est pas de même pour Saint Martin et Saint Barthélémy. Dans cette île, 60 % des maisons sont désormais inhabitables. Quant à St Martin, force est de constater que 95 % de la partie française de l’île (l’autre partie étant néerlandaise) a été détruite.

Dans ces deux joyaux touristiques c’est désormais la désolation. Toits emportés par des vents pouvant atteindre 285 km/h, voitures retournées, maisons inondées, arbres arrachés de leur sol natal…

Le cyclone a transformé la terre en vaste terrain apocalyptique. Mais Irma n’en a pas encore fini de son énergie meurtrière. Elle se dirige vers la Floride…

En cet instant, les secours font ce qu’ils peuvent pour ravitailler en eau les deux îles sinistrées. On tente également de rétablir l’électrification insulaire, réduite à néant lors du passage du monstre.

Les secours s’activent mais déjà une nouvelle menace venteuse s’invite au bal : José. Ce nouveau cyclone pourrait suivre le chemin d’Irma et frapper encore les aires dévastées !

La violence croissante des cyclones trouve son explication dans le réchauffement climatique. Nicolas Hulot, hier, sur France 2, a encore été formel sur ce point. La planète se réchauffe en raison des gaz à effet de serre que secrète l’activité humaine. Le Ministre de l’écologie, un brin fataliste, pense même que le pire est à venir.

Une raison de plus pour que l’homme agisse dans cette course contre la montre ! Il faut redoubler d’effort dans la diminution de nos consommations en énergie fossile et apprendre à repenser notre mode de vie…


Les cyclones se muent désormais en lanceurs d’alerte !


Irma ne fut pas douce
En sa danse éolienne
Point de frêles secousses
En gracieuse sirène
Son ballet fut brutal
Sournois, tempétueux
Empreint de voix létales
A briser les flots bleus

Irma ne fut pas douce
En sa chorégraphie
Elans qui se courroucent
Arabesques en furie
Ses navrants cavaliers
Sous ce grand lessivage
En leur corps sacrifié
Cumulèrent  les outrages.

Irma la titanesque
En cyclope, maudite
Pris d’entrechats dantesques
De frénésie subite
A bousculé la Terre
Et ses habitations
Soulevé de colère
Des toits en perdition

Derviche échevelé
Dans sa robe d’ouate
Irma s’est déchaînée
Ogresse et scélérate.
Dévorant les contours
Des maisons désertées
Frappant les alentours
De soupirs meurtriers.

Irma ne fut pas douce
Au sein des Caraïbes
L’avenir qui s’émousse
Des larmes qu’on exhibe
Saint Martin sans manteau
Pour couvrir ses blessures
Et St Barthélémy
Massacré, sous brisures…

Tant de cœurs dévastés
Par la désolation
L’eau qui vient à manquer
Surcroît de punition
Les secours qui s’opèrent
Dans ce chaos sans nom
Sous la menace claire
D’un éminent démon

José s’approchera
Dans le sillage blanc
De l’impossible Irma
Par-dessus l’océan
Tragique carrousel
De javas cycloniques
Le grand bal s’ensorcelle
De vapeurs maléfiques…