Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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samedi 6 avril 2019
mardi 26 mars 2019
PUB 132
Alors qu'on nous bassine sur les dangers du vin
Des bons spiritueux, des liqueurs de festin
Tandis qu'on nous brandit les dangers de l'alcool
Au grand dam des seigneurs des duchés viticoles
Comme à contre-courant, adepte du PICON
La grande Catherine nous enseignera qu'on
Se bonifie la vie à goûter ce breuvage
Qui emprunte son goût aux natures sauvages.
samedi 16 mars 2019
UNE PAGE SE TOURNE EN ALGERIE
Ils n’ont pas besoin de gilets jaunes, juste un peu de teint Orange-née,
Oran jeunet renaît tout comme Alger, poussée par des flux juvéniles qui
inondent les rues et qui "tsunamisent" un vieux régime grabataire incarné par le
président Bouteflika.
Oui, le géronte pathétique, parce qu’il postulait pour un
cinquième mandat, s’est vu répondre une fin de non-recevoir sous la forme d’une
foule humaine, défiant son pouvoir chancelant sur son fauteuil à roulettes. La
jeunesse (45 % de la population algérienne a moins de 25 ans) a déclaré vouloir
prendre son destin en main, sous l’œil attendri des policiers qui, pour
certains, ont fraternisé. Président, comme à bout, tes flics acquiescent (Coma :
Bouteflika. Qui est-ce ?).
Le gérontocrate, soigné en Suisse (qui un continent de santé qui la soigne oui, elle, vessie !) a cru, alors, mettre l’eau
dans son Sidi Brahim en déclarant ne plus se représenter jusqu’à ce que de
nouvelles élections présidentielles soient instituées.
Cette annonce, aux premiers abords bien accueillie, s’est
vite transformée en vecteur de crainte. Le vieux singe, entouré de sa garde
rapprochée, cette armée vétuste qui profite de ses faveurs, ne va-t-il pas
atermoyer l’échéance ?
Sous le ciel bleu d’Alger, des centaines de milliers d’opposants
pacifiques sont sortis ce vendredi 15 mars pour protester contre le «quatrième
mandat prolongé» du président !
-
C'est de l'arnaque, on nous prend pour des cons. Ils ont tout
fait pour que nous n'ayons plus confiance en eux, s'exclame un médecin, il faut un nouveau Conseil constitutionnel
pour rétablir les lois de ce pays, en commençant par la révision de la
Constitution et la mise en place d'un système égalitaire qui respecterait les
droits de tout le monde !
Les drapeaux géants pavoisent les avenues, les écharpes aux
couleurs du pays donnent un petit air de révolution arabe qui ne dit pas son
nom. Les jasmins sont absents mais leur parfum flotte mystérieusement dans l’atmosphère,
comme une promesse éthérée.
Tout un peuple se lève, avec dignité, dans un élan de « dégagisme »
à l’encontre d’un système corrompu, archaïque et qui ne peut plus comprendre la
voix de sa jeunesse. Une jeunesse sans travail, privée des fruits d’une
croissance tirée de la manne pétrolière et du coussin gazeux. Le pays ruisselle
de richesses mais elles demeurent captives dans les mains d’une gérontocratie
qui travaille encore du képi.
Alors, plutôt que de tenter une traversée périlleuse à
travers la Méditerranée pour trouver un hypothétique travail en Europe, les
jeunes Algériens se lèvent et découvrent l’ivresse de la juste rébellion.
Il reste un homme pour l’écrire, un guide éclairé, soucieux de ses semblables et de l’espoir de tout un pays. Inch’ Allah !
La
gérontocratie sur ses bris de vestiges
En
poussière d'histoire, décolonisation
Promène
son fauteuil, oripeau du prestige
Sans
comprendre le vent d'une jeune Nation.
Un
printemps se devine dans ses jasmins d'hiver
Le
soleil applaudit l’imminente saison
L'Algérie
d'une danse fait briller l'Univers
L’espérance
grandit dedans sa floraison.
Le
régime se meurt dans ses vieux instruments
Cette
peur orchestrée pour brider le passant
L’islamisme
se terre sous les voix pacifiques
L’archaïsme
se meurt dans ses vieux uniformes
Dépassé
par le vent des colères difformes
Qui
emporte les cœurs vers des rêves magiques.
dimanche 10 mars 2019
UN ROMAN PALPITANT
Le premier roman de Marguerite d’Arras a été publié aux Éditions de Minuit, chose incongrue car elle est native du Midi comme son nom
ne l’indique pas !
Marguerite n’est pas native d’Arras, comme l’ami bidasse et,
à son humble aveu, ne connaît pas le Pas-de-Calais. Elle est née en Occitanie
mais a vécu longtemps en Suisse, à Sion, ce qui explique le lieu de cette
étrange aventure.
L’histoire est compliquée. Maud-Elise Hay (qui se fait
appeler Maud pour échapper aux tocades de ses parents) a vécu une vie
bourgeoise avant que de se perdre dans l’alcoolisme à la suite d’un divorce.
Elle boit régulièrement son verre de vin. Sans retenue, Maud erre à Sion en
ayant comme seule richesse une jolie montre suisse héritée de son grand-père.
Maud parcourt les rues de la ville helvétique en songeant à
ce fils qui a rejoint son père et qui fulmine. L’enfant rétif se rebelle quand
on l’emmène à l’école de musique où il est censé apprendre le piano.
Maud le sait, elle a des échos par la professeur qui la
retrouve, une fois par semaine, dans un café minable de la ville.
Un jour, alors qu’elle regarde l’heure pour savoir si elle ne
sera pas en retard à ce rendez-vous, elle s’aperçoit que sa tocante a rendu l’âme.
Le temps s’est comme arrêté et la pauvre vagabonde est désespérée. Il s’ensuit
une crise d’épilepsie à laquelle vient mettre fin un brave ouvrier, Bill
Chauvin, titulaire d’un brevet de secourisme en béton.
L’homme la rassure et la conforte en spécifiant qu’il est
ouvrier dans la mécanique auto mais, que
précédemment, il sévissait dans l’horlogerie et de la plus belle façon.
Il l’emmène chez lui, répare la montre et devient son amant.
Mais un mystère plane autour de son regard, comme une sombre histoire. Peu de
temps après la police révèle la mort de Jacques Desbarettes, son ex, dans des
circonstances sordides. Son ancien mari a été assassiné et ses soupçons
commencent à converger autour de son amant.
Je ne vous révèle pas la fin qui est menée de main de maître
dans un suspens indescriptible.
Marguerite d’Arras, selon mes sources, s’attèlerait à un
second roman « la menthe en glaise » dont la teneur reste encore
secrète.
Un auteur à suivre…
TEMPETE SOUS LA SOUTANE
Face aux scandales de pédophilie qui éclaboussent l’Église
Catholique et que le film de François Ozon (Grâce à Dieu) relate pour enfoncer
le clou sur la croix de l’opprobre, sa Sainteté le Pape François a rappelé ses
troupes au Vatican, du 21 au 24 février, pour une réunion d’urgence. Il y a le feu à la maison. Et le feu ça crée !
Un réunion qui ressemble à un conclave puisque les cardinaux
ont commencé à chanter un vieil hymne en latin, le Veni Creator (Viens mon
créateur) comme un aveu que la péché sexuel se crée à tort et qu’il faut
implorer Dieu d’y apporter la lumière.
Plus de 200 évêques et cardinaux étaient réunis au Vatican
(168 selon la Police) pour ce sommet historique sur la pédophilie qui, in fine,
accoucha d’une souris.
Une souris sous la forme d’un document portant sur 21 points
de réflexion le temps d’y réfléchir encore et d’agir quand il sera trop tard si
ce n’est déjà fait.
Parmi ces 21
points on trouvera l'élaboration d'un guide pratique des mesures à prendre par
l'autorité religieuse en cas d'abus sexuel, une révision de la formation des prêtres (qui doivent interpréter autrement
la phrase de l’Évangile « laissez-venir à moi les petits enfants ») ou
encore les sanctions encourues si la culpabilité est avérée.
Ce document
censé public ne le sera pas. On y voit la volonté de François de donner un
aboutissement concret à ces 3 journées d’introspection à papauté.
Opérer des
changements dans l’Église prendra du temps. L’institution est un grand bateau
qui ne navigue pas en père peinard sur la grand-mare des canards. Les
situations divergent à travers le monde car les épiscopats ne fonctionnent pas
à la même vitesse en ce qui concerne la réactivité face aux abus sexuels. Par
exemple, en Afrique ou en Asie, les responsables catholiques estiment souvent
que c’est un problème relevant de l’Occident.
Les
associations de victimes d'abus sexuels ne peuvent se satisfaire que l’Eglise
prend, désormais, en compte les abusés. Mobilisées à Rome, elles espèrent
toujours un électrochoc et comptent sur les témoignages qui affluent du monde
entier, pour convaincre le clergé de l'urgence à réformer.
Elles
peuvent se satisfaire que Mgr Barbarin, évêque de Lyon, ait été condamné, le
jeudi 7 mars, à 6 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de
Lyon pour n’avoir pas dénoncé les agissements pédophiles du père Preynat, alors
qu’ils en avaient eu l’écho.
Elles pourraient trouver satisfecit dans la volonté du Prélat
de vouloir présenter sa démission au Saint Père, mais décidément non :
les associations des anciens enfants de chœur, scouts chrétiens ou petits
chanteurs à la gueule de bois en veulent plus. Elles aspirent à des actes
forts, des suppressions de silence, des éradications d’omerta, une justice
pontificale qui n’ait pas à s’asseoir sur la justice civile.
Le combat risque d’être long…
L'enfant, petit Jésus, grain
de docilité
Suivit le grand prélat
jusqu'au lit défendu
Une crainte habitait sa douce
nudité
Mâtinée de défiance pour la
cime des nues.
Un fruit de déviance dans le
chemin de Dieu
Tout infesté de vers en futur
douloureux.
L’eau a coulé depuis sous le
pont du silence
Mais la souffrance vit dans
sa vie compliquée
Offices encensées des
Dimanches balancent
Entre feu de piété et
souvenirs brisés.
Une indicible honte a
longtemps d’un aveu
Retardé l’échéance sous la
crainte des cieux.
A présent il se bat, poussé
par cette force
Des langues déliées et qui
clament justice
Il se sentait bien seul dans
l’innommable entorse
Désormais la souffrance prend
ce visage lisse
Découvert et pugnace jusqu’aux
éclats des yeux
D’une douce colère aux
combats impérieux.
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