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samedi 19 mai 2012

HOLLANDOBAMA FOR EVER...


Pour leur première rencontre à la Maison Blanche, Obama et Hollande ont abordé des sujets délicats : le dossier afghan, la crise de l'euro, l’avenir de la Grèce. Mais les deux hommes ont su aussi se détendre et user de l’humour ! Car ce sont deux grands comiques frustrés !
 
Reçu vendredi après-midi dans le prestigieux Bureau ovale de la Maison Blanche, François Hollande a tenu d’emblée à décoincer son hôte par quelques blagues de la meilleure veine.

Le nouveau président français a tenu à remercier son hôte pour "sa grande connaissance" de sa vie personnelle. Barack Obama, en effet, s’était renseigné sur toute la biographie de Flamby et n’ignorait pas que ce dernier fût grand amateur des petits pains ronds américains.

Cette addiction culinaire remonte aux années 1970 durant lesquelles le jeune François eut à étudier le système des fast-food américains, sur place !! Avec stage pratique de déglutition !

- Je ne veux rien dire qui puisse laisser penser que les cheeseburgers pourraient avoir quelque défaut que ce soit, a plaisanté le président socialiste, lucide sur l’impact positif d’un tel éloge du sandwich américain sur le métabolisme de Barack !


- Cheeseburger goes very well with french fries (le cheeseburger se marie très bien avec les frites [françaises] !), a répondu le président Obama hilare, j’espère donc que les cheeseburgers de Chicago seront à la hauteur !

Et le Français de répondre :

-  Aucune déclaration concernant les frites…, à l’attention des journalistes….

Quelques minutes au préalable, c’est le sujet du "scooter" qui s’était invité dans la discussion.

- J’ai prévenu M. Hollande qu’il ne pourra plus se déplacer en scooter à Paris, a déclaré Barack

- J’ai moi-même essayé mais le ‘secret service’ m’en a empêché,  réplique le passager privilégié de l’Air Force One devant une agora journalistique au bord de la crise de fou rire !

- J’espère ne pas avoir à l’utiliser avant longtemps, a encore déclaré le chef de l’Etat français, laissant sous-entendre qu’il ne dédaignerait pas un second mandat !

On retiendra donc de ce premier entretien l’urgence d’un New Deal en Europe !

A défaut les PIB s’effritent et laissent coups taire la relance !!

SUR SON CROISSANT DE LUNE


La «reine du disco» américaine Donna Summer est morte jeudi en Floride (sud-est des Etats-Unis) à l’âge de 63 ans des suites d’un cancer.

Dès le début des années 1970, la chanteuse avait marqué l’histoire du disco avec des hits comme Last Dance ou Hot Stuff. Son premier tube, Love to love you Baby, sorti en 1975, avait été refusé par certaines stations de radio en raison de son style jugé trop suggestif (bel euphémisme).
Elle avait remporté 5 Grammy awards (récompenses créées en 1958 et qui sont décernées, chaque année aux USA, par la National Academy of Recording Arts and Sciences pour honorer les meilleurs artistes et techniciens dans le domaine musical)

-  Après avoir connu un tel succès, je ne savais plus quoi faire. Plus rien n’avait de signification. Je me suis senti désespérée et déprimée. J’ai commencé à prendre des médicaments», raconta, plusieurs années après, la chanteuse.

C’est par la prière qu’elle avait retrouvé goût à la vie, disait-elle dans cette même interview.

Donna c’était une voix et une rythmique. Les moins de 40 ans ignorent combien ce cœur brûlant a fait danser toute une génération en réinventant le disco, en lui insufflant un plaisir quasi orgasmique…

Repose en paix Donna. Ta musique reste dans nos veines…

Love to love you baby
Quelques jours dans ma vie
I feel love for ever
Une voix dans mon cœur.

Donna parmi les anges
Sur son croissant de lune
Mille sons se mélangent
Echos sur des lagunes.

Bruissement de soupirs
Halètements vocaux
Mélodie du désir
Notes en libido

Nous dansions dans sa voix
Sous des lumières de sang
Le plaisir aux abois
Nos soirées d’étudiants

Déhanchements torrides
Dans l’obsédant tempo
Gémissements languides
Orgasmique disco

Nous dansions dans sa voix
D’enivrante sirène
Indicibles émois
De nos fêtes païennes.

Donna parmi les anges
Me ravive ces temps
Les élans qui démangent
Quand meurt l’adolescent.

Remember yesterday
Dans l’eau de ta mémoire
Rayonne mon passé
D'un soleil vibratoire.

vendredi 18 mai 2012

L'IMMEDIAT C'EST LIME ET DIETE



Lors du premier conseil des Ministres, outre la baisse de 30 % des rémunérations brutes des ministres et la signature d’une charte de déontologie (voir article précédent) a été décidé une baisse de 10 % de chaque dotation financière des cabinets ministériels !

Une fois l’enveloppe épuisée le Ministre devra puiser dans son salaire personnel (70 % de l’ancienne rémunération) pour s’acheter des tickets RATP, un paquet de cacahuètes grillées ou non pour les apéros, des Bounty non OGM, dix rouleaux de papiers toilette avec double ou triple couche…

La vie est dure ! Mais le Gouvernement Ayrault se veut exemplaire sur tous les tons !!

Mais il ne faudrait pas que cette exemplarité soit prétexte à servir de modèle pour les petits salaires du privé !! Car les Smicards et autres allocataires du RSA ne peuvent prendre le luxe de baisser de 30 % (même de 10 %) leur pouvoir d’achat !! Ils n’imaginent pas non plus une stagnation de leurs revenus tant ils attendent de pied ferme les promesses de campagne de Sieur Hollande !

Exemplarité ne peut devenir exemple hérité.

jeudi 17 mai 2012

UN PREMIER CONSEIL DES MINISTRES DE 30% MOINS CHER

Cliquer sur l'image ou écouter aux portes !!

A 15 heures pétantes, les 34 élus du Gouvernement Ayrault ont reçu le baptème du premier conseil des Ministres ! Les vieux briscards ont joué les blasés mais les néophytes n'avaient pas assez des deux yeux pour admirer les dorures du salon Murat !

Pas beaucoup d'informations à se mettre sous la dent pour un premier tour de piste. Mise à part la traditionnelle photo sur les marches nous avons eu droit à deux informations :

- Baisse de 30 % de la rémunération du Président et de ses ministres
- Signature d'une charte de déontologie par chaque membre du gouvernement. Ce petit bout de papier
  en deux exemplaires engage chacun à exercer ses fonctions de façon...exemplaire  !

Voilà ! Le second Conseil des Ministres devrait s'avérer plus copieux !

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Cliquer sur l'image si trop petit...

ERE AUBRY INCOMPATIBLE AVEC AYRHOLLANDE


En ce jeudi de l’Ascension le bon François va inaugurer son nouveau staff lors du premier conseil des Ministres ! Benoît XVI n’hésitera pas à se fendre d’un communiqué à l’endroit du nouveau maître de l’Elysée. Le Hollande commence à lui flatter salement les naseaux avec ses odeurs de laïcité ! Le mariage gay en toile de fond et à présent le travail en plein jeudi de l’Ascension !! Un procès en excommunication ne saurait tarder !

Mais laissons le Vatican et revenons à ce premier conseil des Ministres. Hollande et Ayrault ont enfin réussi à rassembler 17 femmes et 17 hommes pour constituer un gouvernement de transition. La parité existe ! On fait cohabiter également des vieux briscards (Fabius, Sapin, Lebranchu, Tobira…) avec des jeunesses inexpérimentées (Vallaud-Belkacem, Filipetti, Duflot…). De quoi tenir jusqu’aux prochaines législatives. Puis on verra…

Grande absence de marque : Martine Aubry ! La fille de Jacques Delors voulait Matignon sinon rien !

Ce sera rien et le retour à la case « Mairie de Lille ».

- Il n’y a pas le feu dans la maison, s’embrase Ayrault, Martine restera fidèle à la rose et va mouiller la chemise lors des législatives.

Le fameux « pouvoir de nuisance » tant redouté par certains ne devrait pas sévir dans l’esprit du Nantais parachuté à Matignon.  Doute est vain et s’en tape Ayrault (doux tes vins et sentent apéro ?).

Le climat restera donc serein. On ne parlera pas non plus de DSK qui se fait encore remarquer en réclamant 1 million de dollars de dommages et intérêt à sa victime présumée coupable, la fameuse Nafissatou Diallo !! Un comble !

On pourra éventuellement  parler de la DSCapotable (et inversement décapotable) choisie par François mais surtout pas de l’ancien Directeur du FMI . Dès qu’on évoque le satyre Eyrault tique !!

mercredi 16 mai 2012

FERRY, CURIE, PARIS et BERLIN..BAIN, BAIN...


Il pleut sur Nantes, pouvait chanter Ayrault en évoquant sa ville et la sublime Barbara mais il pleuvait aussi sur Paris.

Et c’est sous la pluie que le nouveau Président Hollande remonta les Champs Elysées dans sa décapotable Citroën DS5. Adepte de Marc Aurèle il remonta stoïquement la plus imposante avenue parisienne sous les acclamations d’une foule qui lui présentait un parapluie :

-         Tiens François, arrête ta DS et prends mon parapluie, lança une octogénaire extravertie.
-         Get my umbrella, lança un rosbif dégarni aux faux airs d’Eric Woerth.

Mais rien n’y fit ! Le brave François eut vite le costume trempé et les lunettes totalement embuées. Et c’est dans cet inconfort qu’il ranima la flamme sur la tombe du soldat inconnu.
Il avait préalablement pris ses nouvelles fonctions lors d'une cérémonie solennelle qui avait réuni quelque 400 personnes au palais de l'Elysée. Ce fut pour lui l’occasion de s’entretenir avec le petit Nicolas sur des dossiers en suspens : réfection de la salle de bains, pose de moquette dans le bureau, double vitrage dans les toilettes…
Puis il adressa un discours de tout nouveau président. Il rendit hommage à ses prédécesseurs morts ou vivants : De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterand, Chirac. Mais quand vint le tour du petit énervé Flamby ne put qu’adresser un vœu quelconque…

Durant la journée il déjeuna avec d’anciens premiers ministres (Mauroy, Jospin, Cresson, Fabius…).

Puis rendit hommage à Ferry et Curie. Pourquoi ce choix ? Tout remonte à 8 mois où, lors d’une soirée à Tulle, Valérie lui avait lancé :

-         Tu m’excuses François mais je n’ai guère eu le temps de cuisiner ! J’ai fait riz-curry !! 

Ferry-Curie !! Mais c’est bien sûr ! Voilà les deux personnages à célébrer dès son entrée en fonction (s’il était élu Président). Merci Valérie ! C’est l’évidence même : Ferry parce qu’il est le père de l’école laïque, gratuite et obligatoire et Curie (Marie) pour l’apport scientifique et pour le symbole ! Elle démontre qu’une petite émigrée polonaise peut apporter beaucoup à la Nation !!
Il honora donc la mémoire de Jules et de Marie (et non pas de Mule et de Jarry) puis se rendit à l’Hôtel de Ville de Paris pour embrasser les amis et collègues de Delanoë !

Puis il prit l’avion pour Berlin afin de rencontrer la chancelière. La foudre, commandée par je ne sais quel Dieu débile, prit comme cible l’aéronef.

-         Ca sent le soufre, vous ne trouvez pas, demanda François
-         Oui, répondit le commandant de bord, nous avons été frappés par la foudre ! Il vaut mieux rentrer et prendre un nouvel avion !

Ainsi fut fait ! C’est en retard que François arriva à Berlin ! Heureusement il ne pleuvait plus ! Il discuta longtemps avec la chancelière qu’il voyait pour la première fois ! On évoqua l’Europe, la Grèce, la relance en dépit de l’austérité…

Une petite conférence de presse s’ensuivit. François trifouilla plusieurs fois dans ses poches intérieures pour retrouver des liasses de notes puis se rendit compte qu’il fallait appliquer l’oreillette s’il voulait suivre le feuilleton ! Ah, il faut apprendre le métier de façon pragmatique !!

La chancelière se montra magnanime pour le débutant et on la vit même sourire !! Elle en oublia presque la déculottée  que lui avait administrée la Rhénanie du Nord Westphalie lors d’élections locales en faisant plier son parti de démocrates chrétiens, le CDU.

On se réconforte comme on peut !!

mardi 15 mai 2012

VOIS CE AYRAULT QUE TU PERDS, MA NANTES...


Il faut encore cliquer sur l'image (hé oui !)

Jean Marc Ayrault, le Maire de Nantes et ex chef de file des députés socialistes vient d'être nommé Premier Ministre par François Hollande ! Il va devoir très vite composer son gouvernement ! Ayrault ne connaît pas les arcanes du Pouvoir Matignonesque mais il apprendra très vite avec un méthode à 6000 (euros ?). On a hâte de connaître les nouveaux ministres ! Non ? Non ? Ah... ! Bon !!!

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Cliquer sur l'image si besoin...

CE PETIT QUELQUE CHOSE...


Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche aux législatives à Hénin-Beaumont (Voir un de mes articles précédents), a demandé lundi matin au PS "du respect" ! C’était sur les ondes de France Inter !

Mais qui visait-il donc ?  Et bien, visiblement, deux mammouths du Parti de la Rose épisodiquement refleurie : Martine Aubry et Vincent Peillon ont raillé le Che Guevara du Front de Gauche en stigmatisant sa recherche d’égo surdimensionnée, en glosant sur le fait que l’homme débarquait dans le 62 sans connaître les dossiers locaux…

Evoquant le combat homérique qu'il engage notamment face à Marine Le Pen, l'ex-candidat à l'Elysée (11,1%) a assuré : "je n'y ai aucun intérêt personnel". Il a relevé que la présidente du FN a plus de quinze points d'avance sur lui et le PS plus de dix.

Alors masochiste le Jean Luc ? Pas tant puisqu’il est toujours sûr de conserver son mandat de député européen quoi qu’il arrive (il l’avoue par ailleurs).

Et il lance de plus belle !

- Les socialistes devraient me respecter (notez le conditionnel lénifiant) : sur place, leurs exploits ne sont pas si remarquables qu'ils ne doivent pas tenir compte du respect qu'ils doivent aux autres (…) Moi, je ne suis pas nommé par Pierre Mauroy comme l'a été Martine Aubry à Lille, je ne suis pas nommé par Solferino  tantôt dans la Somme tantôt dans le grand Sud-est comme l'a été Vincent Peillon qui me fait des remarques et des observations sur le fait qu'il faut des élus de proximité pour comprendre les dossiers !

Et on se calme Jean-Luc ! Garde ta morve pour Marine, tu en auras bien besoin !

Alors le bouillant tribun se calme :

-         Beaucoup de socialistes sont très contents que je me présente dans cette 11e circonscription dont le sortant est socialiste et où le PS présente un candidat !

Sacré Mélenchon ! Adepte de l’autosatisfaction ! Il est bien brave de vouloir pourfendre les idées saugrenues de la blonde semeuse dont il voudrait voir la mise en bière. Mais sur le terreau prétendu  xénophobe du Front National l’oie, sûre de sa loi, cancane depuis un moment et se moquera si jars dit « Non » en vociférant :

- Ici, c’est mon coin qu’oint d’huile solennelle mon auditoire !

dimanche 13 mai 2012

LE FLN S'ETALE, J'AI RIEN, PLEURE DJABALLAH


Le 10 mai on votait aussi en Algérie pour trouver une majorité au Parlement. Les élections législatives auront produit une réplique du scrutin de 2007 : le Front de Libération Nationale (FLN) qui domine la scène politique depuis l’indépendance (1962) a glané 220 sièges sur 462. En seconde position vient le Rassemblement National Démocratique (RND) avec 68 sièges.

L'Alliance verte, coalition électorale de trois partis islamistes, n'arrive qu'en troisième position, avec seulement 48 députés.

Il semblerait que l’ancienne colonie française reste insensible au vent de changement insufflé par les printemps arabes avec ses cortèges de barbus pressés de prendre le pouvoir.

Contrairement à ce qui se passe au Maroc ou en Egypte les partis islamistes ont été hors course. Certains s’en prennent à l’abstention. D’autres, comme Abdallah Djaballah, président fondateur du parti radical islamiste Front de la Justice et du Développement (FJD) dénoncent des fraudes massives et menacent le pays d’une révolution !!

Il ne faudrait pas en arriver là car le pays semble paisible et veut oublier les horreurs des années 1990 durant lesquelles le FIS (Front Islamique du Salut) se spécialisait dans les tueries en tous genres. La rente pétrolière, bien répartie, a permis d’accroître le revenu de chaque habitant. Tout irait pour le mieux sans le chômage qui frappe la jeunesse (21,5%) et qui pourrait donner de la résonnance au printemps arabe islamisé !

Le vieux Bouteflika, Président ubuesquement reconduit,  saura-t-il maintenir longtemps l’oasis de fausse quiétude ?

Revisiter la chanson de Serge Lama permet le voyage dans cette nouvelle Algérie…

Dans les urnes ronronnent les mêmes opinions
A peu de choses près hormis les vieux chardons
Ces piquants islamistes qui ravivent l’écho
Des années ou le FIS vous étrillait la peau.

L'Algérie
Fatiguée des brisures
Evite l’aventure
Dont elle ne voudrait pas
L'Algérie
Du désert à Blida
A voté FLN en pleurant Ben Bella
Le scrutin n’a laissé que des miettes
Au clan des trois partis
Les alliés verts ont rude banquette
Ils y sont mal assis
L'Algérie
Dans sa démocratie
Craint  la théocratie
L'Algérie

Ce n’est pas un pays qui prend le sirocco
Coranique voisin pour changer de drapeau
Alger voit soulagée, s'éloigner, s’éloigner
Les rayons inquiétants d’un croissant révolté



L'Algérie
Sous l’impavide azur
Garde ses conjonctures
Et son Bouteflika
L'Algérie
Du désert à Blida
A voté FLN en pleurant  Ben Bella
Le pétrole a su choyer les êtres
En rémunérateur
Et  remplit de son mieux les assiettes
Pour éviter l’aigreur
L'Algérie
En  son économie
Répartit les profits
L'Algérie

Evian et ses accords tissent les souvenirs
Mais le soleil adjure de peindre l’avenir
Loin du poids religieux qui ouvrent les prisons

Alger choisit la voie du paisible horizon

L'Algérie
Tournée vers son futur
Ferme les devantures
Des partisans d’Allah
L'Algérie
Du désert à Blida
A faussé les scrutins s’indigne Djaballah !
Si  l’abstention rhabille  l'histoire
Du mécontentement
D’aucuns se couronneraient de gloire
En tout embrasement


Algérie
Puissent  tous tes fusils
Demeurer dans l’oubli
Algérie !!!

vendredi 11 mai 2012

TRAITEMENT D'UN PRESIDENT NORMAL

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

LES DEUX FRONTS F'RONT L'HIDEUX


Marine Le Pen, interrogée sur l’hypothèse d’un duel homérique avec Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont, y voit un souci «pas très glorieux de courir après les caméras», affirmant qu’un éventuel «parachutage» ne la «dérange pas».

«Au moment où cette circonscription souffrait mille morts, du fait des socialo-communistes et de leur corruption, M. Mélenchon non seulement n’est jamais venu, mais ne s’est jamais prononcé pour condamner la corruption», accuse Marine Le Pen.

Entre parachutés de plus ou moins fraîche date il y aura une guérilla de rue ! Si Mélenchon maintient sa décision, les projecteurs vont se braquer vers cette petite ville issue de la fusion d’Hénin Liétard (mon village adoré chanté les Charlots) et de Beaumont-Artois en 1971.

Si l’annonce se confirme les Héninois(es) seront cordialement invité(e)s à se protéger contre les batailles de Fronts : caves, abris bétonnés, casques, gilets pare-balles.

- A la semi démence de l’une répliquera la névrose de l’autre, lance un centriste désemparé du centre-ville, on n’avait guère besoin de cela !! Echapper à Dalongeville pour en arriver là !!

Rappelons que Gérard Dalongeville fut maire socialiste d’Hénin Beaumont de 2001 à 2009, période durant laquelle il accumula quelques jolies casseroles du plus bel effet : détournement de fonds, faux en écriture, corruption…

Ah, Hénin-Beaumont : un univers irremplaçable !!


On va connaître Hénin-Beaumont
Et les scories de ses corons
Ce petit coin du Pas-de-Calais
Vivra bientôt chaude épopée.

D’un fumet de haine embaumons
La localité des passions
Aux extrémités du damier
Où guerroient les parachutés.

Atterrira le Mélenchon
Pour l’indécent conflit des Fronts
Joutes enflées d’allonges viles
Contre Marine la débile.

Ca va cogner sans plus d’ambages
La circonscription des ravages
Captera les flux médiatiques
Et les tensions symptomatiques.

Le rouge est mis dans la bataille
Bavant sa haine et sa mitraille
Pour sabrer la semi démente
Obsession quasi récurrente...

La châtelaine de ces lieux
En sermons irrévérencieux
Voudra bouter le parasite
Et son désordre composite.

Pas de quartier, le déni noie
La probité de bon aloi
Chacun s’auréole et nie noise
Infligée à celui qu’on toise.

On va parler d’Hénin-Beaumont
En proie à de petits démons
Qu’exhibe la démocratie
Au cri de son bel appétit...

jeudi 10 mai 2012

QUAND ON N'A RIEN A DIRE



Comme c'est le 10 mai, je vais (ainsi que je le fis l’an passé) zapper sur la nostalgie des tonton- maniaques plus ou moins Hollandais  pour me consacrer à l’hommage annuel à Bernard Dimey !

Ah ! Bernard Dimey, parolier inépuisable, marathonien de l’alexandrin, comme tu nous manques.

Alors pour ce 10 mai je me permets de remettre à la lumière un de tes textes toujours  d’actualité, ô combien (mis à part Boumediene, peut-être…)!


Quand on n’a rien à dire et du mal à se taire,
On peut toujours aller gueuler dans un bistrot,
Parler de son voisin qui n’a pas fait la guerre,
Parler de Boumediene et de Fidel Castro,
Parler parler parler... pour que l’air se déplace,
Pour montrer qu’on sait vivre et qu’on a des façons,
Parler de son ulcère ou bien des saints de glace,
Pour fair’ croire aux copains qu’on n’est pas le plus con.

Quand on n’a rien à dire on parle de sa femme
Qui ne vaut pas tripette et qui n’a plus vingt ans,
Qui sait pas cuisiner, qui n’aime que le drame,
Qui découche à tout va, qu’a sûrement des amants.
On parle du Bon Dieu, on parle de la France
Ou du Vittel-cassis qui vaut pas çui d’avant,
On pense rien du tout on dit pas tout c’ qu’on pense.
Quand on n’a rien à dire on peut parler longtemps.

Quand on n’a rien à dire on parle du Mexique
De l’Amérique du Nord où tous les gens sont fous,
Du Pape et du tiercé, des anti-alcooliques,
Du cancer des fumeurs et des machines à sous,
Des soldats des curés, d’la musiqu’ militaire,
De la soupe à l’oignon, de l’îl’ de la Cité.
Quand on n’a rien à dire et du mal à se taire
On arrive au sommet de l’imbécilité.

mercredi 9 mai 2012

Sacre est Hollandais



Sacre est hollandais
Ca crée tollé dans
Clan de l'UMP
Clame le Coppé.

Sacre est hollandais
Et le bon Françoué
Se moque séant
Des marris gnan-gnan.

Sentir les dangers...
L'heureux couronné
Le recours au nez
Va solliciter.


Croissance assurer
Sans crever budget
Viendra tôt l'an des
Désillusionnés ?








mardi 8 mai 2012

SAGES COMME UNE IMAGE


François Hollande a les cheveux en bataille ; ah ce cent ! Décevant ! Valérie lui avait pourtant dit de mettre de la laque ! Bon, déjà il s’est essuyé les verres de lunettes. C’est déjà ça pour l’aspect photogénique. Ah, ils sont déjà là ! C’est tout l’ancien gouvernement au pied de l’Arc de Triomphe ! Il va falloir que je salue tout le monde ! Ah, les protocoles ! Ça va, il ne pleut pas ! Moi Président je décrèterai qu’il ne pleuve jamais le 8 mai ! Moi Président je proposerai que la flamme du soldat inconnu soit alimentée par des panneaux photovoltaïques ! Moi Président, heu, bon, je ne vais pas refaire le débat télévisé ! Je suis le nouveau Président ! Non, je rêve, je suis le nouveau Président !! Je me pince ! Oui je me pince ! Aïe !! Mais quel idiot ! Je suis sûr que je me suis fait un bleu, pour un rose c’est un comble !! Oh, là, la tête du neveu de Tonton, pas la frite ! Et la Pécresse ? Ça va pas trop revêche pour une fois ! Et mais c’est Mamy Rose ? Tu vas bien toi ? Ah, un petit rhume ? Moi Valérie préconise l’homéopathie ? Ah, tu n’y crois pas ? L’effet placebo ? Tu penses ? Ah, le voilà ! Mais dites-moi il est un peu en retard, non ?  Ah, il se dirige vers moi ! Prenons bonne posture !!
 

- Bonjour François, bien dormi ?

- Très bien Nicolas, comme un loir !

- Oh, le vilain petit menteur que voilà ! Mais, bon ! On ne va pas refaire le débat !

- Oh que non ! On est filmé pour une cérémonie émouvante ! Il faut soigner nos images !


Alors les deux présidents (hé oui ! deux !!) se dirigent vers la tombe du soldat inconnu et
déposent ensemble une gerbe. Les deux candidats à l'Élysée qui s’étripaient férocement il y a moins d'une semaine se sont métamorphosés en gentils petits garçons bien élevés et de bonne famille dont la mère, une certaine Marianne, peut tirer moult fierté. Photos et films se doivent d’éterniser le côte-à-côte des deux rivaux réconciliés pour les besoins de la mémoire collective.

Quand le protocole s'achève. Hollande et Sarkozy se dirigent vers les spectateurs. Pour un peu on jouait à guichet fermé. Le second s'offre un bain de foule, saluant les brebis égarées tandis que le second fait de même par mimétisme.

Une « bonne » image, celle d'une « démocratie apaisée » comme on le répète dans les deux camps. « Il y a les institutions, la continuité des institutions. La politique n'a rien à voir avec ça. C'est la France éternelle », commente le Premier ministre François Fillon.
 

Le soldat inconnu n’en revient toujours pas d’être à l’origine d’une telle réconciliation ! Il s’enflamme :

- Vive la France, vive le Général de Gaulle ! Vive Jeanne d’Arc ! Vive Pét.., heu, vive Moulin !

Allons, soldat inconnu, on se calme ! La guerre va reprendre car la campagne des législatives se profile à l’horizon. Ami, entends-tu le vol noir des corps beaux de ces députés prêts à en découdre ? Aux urnes citoyens, rangez vos bâtes haillons de sérénité fugace !!

LA GRECE S'IRISE A L'AUBE DOREE


Michaliakos leader de "Aube dorée"

Le 6 mai on votait aussi en Grèce mais pour élire les députés.

Ces élections  se sont traduites par un recul cinglant des deux principaux partis politiques du pays, adeptes contre mauvaise fortune bon cœur des cures d’austérités imposées par l’Union Européenne et le FMI.
Ces deux partis, la Nouvelle-Démocratie (droite) et le Pasok (socialiste) ont essuyé un sévère revers. A eux deux ils ne rassemblent que 149 sièges sur les 300 disponibles au Parlement grec ! Ce n’est pas la majorité !

Les deux grands gagnants du scrutin sont la formation de gauche radicale, Syriza, qui devient la deuxième force politique du pays avec 16,5 % des voix soit 52 sièges, et surtout (et hélas !) le parti néonazi Aube dorée (6,9% soit 21 sièges), qui fait une entrée en force au Parlement.
A chaque fois qu’on saigne un pays, pour des raisons d’économie, on exacerbe la colère des habitants et on insuffle de la vie aux brasiers extrémistes qui ne sont jamais éteints.

Les Grecs n’en peuvent plus de voir leur pouvoir d’achat s’effondrer et accusent les partis au gouvernement de s’assujettir, pieds et poings liés, aux diktats de l’UE et du FMI, eux-mêmes soucieux des colères du Marché et des agences de notation.
Les Grecs ont voté contre l’austérité qu’on leur impose en s’ouvrant aux extrémismes de gauche et de droite.

Le leader de Nouvelle-Démocratie, le conservateur Antonis Samaras, s'est vu confier par le chef de l'Etat grec un mandat pour former un gouvernement de coalition. Samaras a trois jours pour former un cabinet dont la constitution impliquera, nécessairement, la coopération des deux partis extrémistes.
Si aucun accord de gouvernement n'intervient au terme du processus de négociations, de nouvelles élections pourraient être convoquées dès le mois prochain. Ce report aux calendres grecques s’avèrera incompatible avec le planning de consolidation budgétaire (environ 11,5 milliards d’euros). Car, si de nouvelles élections devaient avoir  lieu, les partis extrémistes pourraient davantage s’étayer et annihiler toute volonté de voter des mesures d’austérité corollaires à l’obtention de nouveaux prêts !!

Et sans nouveaux prêts la belle Hélène risquerait de se trouver en faillite et de quitter la zone euro !!


L’Austérité sème la mort
Au cœur d’une Europe voutée
Et refaçonne le décor
Des aigles sur les croix gammées.

La saignée des enfants d’Hélène
Noie le pourtour du Parthénon
Et l’olivier pleure sa peine
En huile rance d’affliction.

Quand l’athénienne république
Se délite aux pas des banquiers
Refleurissent en bouquets cyniques
Les extrémistes carnassiers.

La mère de la démocratie
Vit dans les cendres d’Aristote
Les pigments de démagogie
Relèvent les goûts patriotes.

Mais qui blâmer lorsque la faim
Ou la peur de manquer de tout
Vient crucifier les lendemains
Sur le bois noir des grippe-sous ?

L’UE flanquée du FMI
Impose les fourches caudines
Et le Péloponnèse émit
Des râles en ton de grise bruine.

Saper pensions et traitements
Ou supprimer les fonctionnaires
Avive les ressentiments
Et les  brasiers de la colère.

Quand tout un peuple est à genoux
Sous le joug des spéculateurs
Il finit par fouler la boue
De sournois mystificateurs.

Le volcan éructe sa lave
Sur l’étranger bouc émissaire
L’aveuglement se fait entrave
La peur se trompe de colère.

Sous le regard des armateurs
Repus dans leur château d’ivoire
La Grèce engrossée de douleurs
Ouvre un enfer de son Histoire…

lundi 7 mai 2012

HOLLANDE S'Y MET...

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Hé oui ! La gauche est de retour ! L’ombre de François Mitterrand a rôdé du côté de Tulle (en Corrèze) quand l’autre François, celui dont le nom s’inspire du pays batave, s’est adressé à la foule locale pour la remercier de son soutien.
 
Hé oui ! François Hollande vient d’être élu 7ème Président de la 5ème République Française. Son fils Thomas ne désespère pas être 5ème Président de la 7ème République, si besoin est. Car chez les Hollande (et Royal) la politique demeure affaire de famille...

François,  en obtenant 51,6 % des suffrages exprimés, refait rêver une partie de la France, la nostalgique d’un certain 10 mai 1981. La rose flétrie se remet à exhumer des parfums d’espoir dans un paysage touché par la sarkozynistrose aiguë.

Flamby, Tullois, tue loi d’airain de l’austérité et préconise la relance européenne. Mais il se veut rassurant vis-à-vis des marchés en cherchant la résorption des déficits budgétaires à l’horizon 2017 !! Ou plus tard... On verra !

Relancer la croissance tout en réduisant les déficits reste un défi, cite un économiste en pleine croissance neurologique ! Le fil est tendu et le funambule risque de faire de ces os bris à force d’exécuter des valses royales ! Certains esprits amers disent que sa politique sent déjà le sapin moscovite, si !! On verra !! En tous états de cause un bon vieux hollande entre deux tranches de salades n’a jamais fait de mal à personne…

Aucune trace d’amertume dans le sourire de Jacquot qui a suivi cette folle soirée électorale sous le regard hébété de Bernadette !!

Nicolas s’est reclus à l’Elysée pour faire un bœuf (corrézien ?) avec Carla et son pote Barbelivien. Mireille voulait se joindre à eux pour un nouveau lâcher de 1000 colombes. On a dû décliner la proposition ! La soirée était déjà suffisamment pourrie !!