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mercredi 18 décembre 2013

UNE MESSE QUI PERCE POUR ATHEE ERRANT



Le Royaume-Uni m’épatera toujours ! Non content de conserver dans la naphtaline  une  géronte couronnée il se lance, à présent, dans  une Église « sans messe ni dieu » ! My God !

Et oui, quelque 400 « fidèles » athées  (315 selon Scotland Yard) se réunissent un dimanche par mois dans l’ancienne église chrétienne de Saint-Paul Road ! L’expérience a démarré un 6 janvier 2013 pour fêter les rois et depuis l’édifice religieux ne désemplit pas !

Je n’y rentre qu’à 25 %, avoue John un ancien prêtre anglican, car je suis pour un quart athée ! Mais ça m’intéresse !

Moi, athée tard, j’ai longtemps demeuré grenouille de bénitier, avoue Betty une charmante  jeune femme au visage de poupon, mais à présent j’y adhère !

Puis elle franchit le seuil de l’église dont la porte est flanquée d’une énorme pancarte : ici, prière de ne pas prier !

Mais que vont-ils chercher dans ce haut temps hanté par du athée hâtant ?

Et bien tout sauf des prières mielleuses, des cantiques soporifiques et des évangiles que même les quatre scribouillards qui les ont pondus ne sont pas fichus de se mettre d’accord sur les mêmes histoires !

Oui, ces rassemblements athées virent à la fête musicale, aux lectures de poèmes, aux chants païens qui se damnent à interpréter des œuvres des  Beatles ou de Bonnie Tyler !

Enfin, pour ce qui concerner les 4 garçons dans le vent, il existe suffisamment de chefs d’œuvres pour ne pas tomber sur Let it Be, cette ode à la vierge Marie pour certains exégètes déjantés ! Ainsi soit-il !

Le sermon prend la forme d’une conférence sur l’éducation ou sur le mariage gay. On n'y a pas encore vu Christine Boutin. A la fin de l’office on prend un coup ensemble ! Et l’ivresse c’est l’athée qui l’a ! On se remplit la panse par un bol de grains blancs : nourrissons l’athée au riz !

Etonnamment quelques membres du clergé, bons joueurs, ont accordé leur soutien à ces messes quelque peu singulières !

J’ai senti qu’il y avait Dieu, admet un prêtre neurasthénique mais néanmoins végétalien et venu voir par curiosité, c’est du Dieu mais sans Dieu ! Je crois que je reviendrai !

Et oui car au lieu de messes, vicaires, vit kermesse !

Il prépare déjà une prière commune pour sa prochaine venue ! Enfin, un credo sympathiquement remanié et adapté à ces nouvelles ouailles :

Je ne crois pas en Dieu le Père pas tout puissant

Il n’a pas créé le ciel et la terre mais ce sont ces derniers qui l’ont créé !

A réfléchir il n’est pas certain de pourvoir imposer ce credo qui évoque Dieu ! Oui, mais comment être athée sans parler de Dieu ? Dieu seul le sait !

Le Royaume Uni évolue et il faudra bientôt revoir l’hymne national : si God disparaît que deviendra le God save the Queen ? La disparition de l’un n’impliquera-t-elle pas la disparition de l’autre ?

O my God !!

lundi 16 décembre 2013

KATE BARRY EN SA PUDEUR SUBLIME

C’est avec une grande peine qu’on vient d’apprendre la disparition, ce mercredi 11 décembre, de Kate Barry, la fille de Jane Birkin et du compositeur John Barry.

Un oiseau frêle vient de quitter son nid et ses ailes indigentes n’ont pu le faire voler du 4ème étage d’un immeuble parisien.

Kate vient de se donner la mort au bout d’un long chemin d’antidépresseurs.

Elle aura été la fille d’une séparation précoce : Jane et son père se quittent dès sa naissance. Elle sera élevée par Serge Gainsbourg jusqu’à ses 13 ans puis par Jacques Doillon. Elle aura attendu longtemps avant de connaître son vrai père ! Je peux imaginer le fardeau de questions tabou qu’on peut porter en de telles circonstances.

Kate est une discrète. Elle se réfugie derrière son objectif pour créer des œuvres d’art. La photographie est le reflet de son âme. Ses demi-sœurs, Charlotte et Lou n’ont pas cette retenue, cette pudeur artistique.

Kate nous laisse d’émouvantes photos qui valent bien mieux que les nombreux clichés effectués pour les magazine Vogue ou pour des catalogues de mode !

En 2012 elle publie un album « Dinard, essai d’autobiographie immobilière » où son compagnon, l’écrivain Jean Rolin brodera quelques fils poétiques.

C’est cette œuvre qui me servira de fil également,  pour rendre hommage à cette jolie fleur discrète d’une  sensibilité géniale.
 
 
 
Sur des bancs dépeuplés tournés vers le silence
D’une étendue bleutée riche de solitude
Flotte en spectre secret les yeux de ton absence
Ton regard suspendu dans sa noire plénitude
Sur le chemin de ronde que les rochers côtoient
L’odeur des goémons en ode gainsbourienne
Emplit ta chevelure de doucereux émois
Tandis que l’horizon rend la mer aérienne.
Un escalier rampant en lignes de brisures
Vers le désert secret des abysses pérennes
L’œil se perd en chemin, graniteuse aventure
Jusqu’au tumulte blanc de la vogue aérienne.
Sous les bras effeuillés des géants de la côte
Rugosité du roc en veilleuse marine
Le tortueux serpent où les pas se baisotent
En libérant l’esprit de ses rides mutines.
Pudibonde focale, amoureuse des teintes
La magie de Dinard tendrement caressée
Par la douce pupille d’une femme en étreinte
Plus enlacée d’écumes que de paternité...
 
 

jeudi 12 décembre 2013

THAMSANQA ENTAME SON CAS

Cliquer sur l'image pour agrandir, oh, hé, vous êtes sourd ?


L'interprète en langage des signes recruté pour la cérémonie, mardi à Soweto, en hommage à Nelson Mandela était, selon la population sourde mais non aveugle, un amateur voire même un usurpateur !

L’homme, un certain Thamsanqa Jantjie, 34 ans (un âge insigne), n’aurait en aucune façon traduit fidèlement le discours d’Obama, éloge à Mandela ! Ce paltoquet aurait brassé du vent, utilisé de faux signes ou des signes complètement sortis de son imagination.

Un con signe, a consigné un article d’un journal local !

En fait l’homme s’en est rendu compte et aurait voulu se sauver tôt !
Mais comment faire dans cet enceinte, cette arène toute à la gloire d’un grand ouvrier de l’humanité ?

Alors Thamsanqa Jantjie a continué en souffrant consciemment d’un mal dont il ne connaissait que trop les symptômes : la schizophrénie !

Je savais que j’étais schizophrène, mon double avait prévenu les autorités : je pouvais péter les plombs à tout moment ! En plus, con que je suis, j’avais oublié de me doter de cette petite fiole d’eau de Lourdes ! D’habitude je la porte toujours sur moi et c’est radical : l’exquise eau freine…mes troubles.

Voilà donc l’explication : un signeur  schizophrène ! Et moi qui pensais qu’il avait inventé un nouveau langage des signes zoulou !

A chaque fois qu’il faisait un signe, c’était un signe de légion d’horreur pour tous les sourds et muets du monde entier (mon dentier et sur les dents !).

Et pourtant, il me semble que parfois, du moins à quatre reprises, son langage des signes ne fut pas si éloigné de la sémantique du Premier des Ricains parmi les Ricains.


Mais, bon, je ne suis ni sourd ni muet !

SARKO MENCERAIT ?



Nicolas Sarkozy envisage de créer un nouveau parti. Une piste parmi d'autres, mais une piste sérieuse qu'il a évoquée avec ses proches et quelques ténors de l'UMP. Jean-Pierre Raffarin comme Alain Juppé savent ainsi que Sarkozy y songe, en se rasant le matin dans la douce ambiance d’une mélodie carlabrunisque que viennent parfois interrompre les grognements de Giulia !

mercredi 11 décembre 2013

A CHACUN SON FALCON : SE METTRE A PART T'AIDE !

Cliquer pour agrandir

L’ex et l’actuel Président de la République se sont retrouvés en Afrique du Sud pour la cérémonie d’adieu à Mandela au stade de Soweto.

Ils auraient pu prendre le même faucon, heu, Falcon mais ont joué aux faux cons, heu aux « Faut qu’on » au grand dam des écologistes et des pourfendeurs de la gabegie étatique !

Faut qu’on reste entre UMP, a lancé Nicolas, on doit discuter de la prochaine bataille pour les municipales !

Faut qu’on reste entre socialos, a renchéri François, on doit  deviser sur les prochaines élections européennes !

A l’aéroport, ils ont affiché de grands sourires d’hypocrites avant de pénétrer ensemble dans le stade accompagnés des officiels français comme Laurent Fabius, Robert Hue ou Valérie Trierweiler.

Mais sans Carla Bruni !

Un journaliste m’a dit : bah !!


L'avait quand même l'air déçu !

CENTRAFRIQUE ET COMBAT SOLITAIRE



François Hollande s’est rendu mardi soir à Bangui après avoir assisté à l’hommage rendu à Mandala (stade de Soweto en compagnie de son pote, le petit Nicolas). Il s’est rendu dans ce lieu chaotique, moins d'une semaine après avoir engagé une opération militaire en Centrafrique ! Il s’y est rendu car, déjà, nos troupes déplorent deux victimes. Deux jeunes soldats du 8ème régiment parachutiste de Castres sont tombés sous les balles dans la nuit de lundi à mardi au cours d’une escarmouche avec des assaillants non identifiés dans un quartier proche de l’aéroport de Bangui.

 
Deux morts et combien pour la suite ? L’opération Sangaris se révèle bien plus difficile que celle dénommée Serval et qui continue au Mali. La France se veut gendarme de ses anciennes colonies. Elle conserve sur le terrain des bases militaires mais ses troupes semblent déjà trop ténues pour atteindre les objectifs. Les Français doivent continuer à sécuriser le Mali et les voilà, sous mandat de l’ONU, à faire la police dans des rues de Bangui où l’ennemi peut être autant musulman que chrétien, militaire comme civil tant l’habit peut changer pour tromper la vigilance des intervenants.


L’Europe ne fait rien (un avion britannique en soutien, pour l’instant), tant la volonté d’une armée communautaire se drape de velléités chroniques. L’Europe des 28 se rêve dans les draps d’une helvétisation, une neutralité synonyme de limitation de dépenses militaires.
 

L’Amérique ne bouge plus ! Elle semble fatiguée de ses longues guerres d’intervention (Irak, Afghanistan…) et doit gérer un budget de plus en plus resserré ! Par ailleurs son gaz de schiste abondant ne génère plus d’urgence à l’intervention « économiquement justifiée » pour sécuriser des territoires qui regorgent de pétrole !
 

Alors, oui, il semble que la France ne doive compter que sur elle-même pour épauler une misérable force d’intervention africaine, peu aguerrie et mal dotée !


Elle pourrait être un centre à fric
Mais le chaos la phagocyte
Elle se délite la Centrafrique
Sans convenance et sans limites.

 
La Séléka en sait le coup
D'une manchette dûment hachette
Pour sectionner, couper le cou
Des chrétiens ou de leurs prophètes

 
Les Animistes résistants
En cruels affûteurs lissent lame
Pour écharper les musulmans
Jusque dans leur mosquée ; infâme !

 
Pas un Etat, nation fantôme
Juste une plaie d'humanité
Infectée de vicieux atomes
Démons de religiosité.

 
Pas un Etat, un grand cloaque
Dont les vaisseaux gisent embourbés
Voies ébréchées, villes patraques
Atonie de champs désertés.

 
Quelques soldats d'une Marianne
Aux seins généreux et martiaux
Pour désarmer des sarbacanes
Aux feux superbement létaux.

 
Des contingents de notre France
Projetés dans la guérilla
Où des tueurs font manigance
Pour fausser les lois du combat !

 
Opération sécurisante ?
Comme on peine à l'imaginer
Au cœur des ombres d'épouvante
Dans les ruelles démembrées.

 
Qui contrôler ? Qui est menace ?
Le danger change d'oripeaux
Un  vieux treillis laisse sa place
A des coloris tropicaux…


Une Marianne gendarmette
En sa fragile autorité
Voit voltiger ses épaulettes
Tout de jouvence ensanglantée !

 
Les renforts ne sont pas pléthores
Pour soulager nos militaires
Juste un aval sourdrant d'un corps
Onusien, valétudinaire.

 
L'Europe est loin de son Afrique
Au deuil des colonisations
L'étroit budget rend l'Amérique
Moins enflammée d'interventions.


Moins de marines en mal de guerre
Dès que l'or noir choit d'intérêt
Le gaz de schiste nourrit la Terre
Du vieux Sam, héros fatigué !

 
Un Hexagonal étendard
En solitaire combattant
Tire, engoncé dans son brouillard
Sur une cible aux tons mouvant.
 

Le Mali puis la Centrafrique
Tant de théâtres à déminer
Loin de nous l'apocalyptique
Troisième terre à protéger !!

 
La France est seule en son éthique
La tricolore en bandoulière
Tandis que geignent, squelettiques
Toutes prébendes militaires…

 
Tandis que dort, énigmatique
L'ère d'une Europe solidaire…

dimanche 8 décembre 2013

LE ZAPPING DU SAMEDI 7 DÉCEMBRE, AU SOIR


Cliquer sur l'image pour l'agrandir et voir si, vous aussi, vous n'avez pas d'hallucinations !

MOLINARO EN CE JOUR DES MISS FRANCE


Flora Coquerel est devenue, samedi soir à Dijon, la nouvelle reine de beauté des Français. La jeune femme de 19 ans, étudiante en 2e année de BTS commerce international succède à Marine Lorphelin.

Quelques heures avant, ce 7 décembre 2013, s’éteignait Edouard Molinaro ! A 85 ans, ce géant du cinéma nous quitte, quelques jours après Lautner !

Comme Georges, Edouard nous laisse un héritage cinématographique de belle facture : L’emmerdeur (1973 avec Lino Ventura  face à Jacques Brel), Oscar et Hibernatus (1967 et 1969 avec l’inoubliable De Funès) et surtout La Cage aux folles (1978 avec le tandem Serrault-Tognazzi).

Comme Lautner,  Molinaro savait manier la caméra et s’attacher les dialogues d’un Audiard, parolier en diable. Comme Lautner il aura su s’entourer des meilleurs acteurs de son époque (Blier, Meurisse, Lefebvre, Ventura, Darc, Girardot, Noiret, P Richard…. Comme l’auteur il témoigne d’une époque où le cinéma populaire savait porter haut ses couleurs.


Comme pour l’auteur des « tontons flingueurs » j’ai imaginé un petit scénario à la gloire de Molinaro,  en reprenant les titres de ses œuvres.

Un témoin dans la ville pourra vous le confirmer : Flora Coquerel a de la classe du haut de ses dix neufs ans ! Il en pince pour elle et voudrait jouer les séducteurs ! Mais avec l’acné répulsive il se contente d’enfiler une peau d’espion et scrute de loin la jeune femme qui sort de son école de BTS. Mais aujourd’hui point de Flora !

Flora Coquerel voit, au fur à mesure des votes, que des femmes disparaissent ! Tout à l’heure, dans les coulisses, à gauche en sortant de l’ascenseur, Sylvie Tellier lui a glissé dans l’oreille qu’elle était loin d’une ravissante idiote et qu’elle avait de grandes chances de sortir victorieusement de la cage aux folles !

-         Enfin, folles de gloire, précise Sylvie ! Vous êtes 33 superbes nanas à vous faire les aveux les plus doux ! A rêver de décrocher l’Oscar !
-         J’ai, j’ai un peu peur…Le trac, lance Flora, j’ai l’impression d’être le dos au mur, de rejoindre le gang des otages
-         Otages ?
-         Oui, bon, OK, ce n’est pas le téléphone rose mais on a toutes l’impression d’exciter l’envie, un des sept péchés capitaux…de faire en quelque sorte…l’amour en douce ! On a l’impression de présenter sur scène une fille pour l’été !
-         Enfin ! Quelle drôle d’impression ! Vous ne faites pas la chasse à l’homme et comme disait mon oncle Benjamin : les charmes féminins ne sont pas les ennemis mais la liberté en croupe !
-         Ah, et ça veut dire quoi ? Oui, parce que moi les lettres avec un BTS en commerce ça va pas le faire ? A ce niveau-là mes neurones jouent l’Hibernatus !
-         Ben, je n’ai pas vraiment compris et mon oncle devait me préciser le sens subtil de cet aphorisme quand, par l’ironie du sort, il reçut une balle en plein cœur, au cours d’une chasse, quand passent les faisans !
-         Ah ? C’est vraiment pas de bol et alors… ?

La conversation doit s’interrompre ! Le père Foucault s’impatiente ! Il faut respecter le timing !

-         C’est l’emmerdeur, soupire Flora, l’homme pressé et qui feint de s’intéresser à vous quand il pose des questions ! Mais en vérité c’est « cause toujours…tu m’intéresses ! »

Mais elle se plie à la discipline ! Sois belle et tais-toi si tu veux mériter le Palace ! Elle a de plus en plus le trac ! Hier soir elle n’a rien su avaler et le souper s’est résumé à la mandarine vitaminée !

Les votes se succèdent ! Flora assiste à la mort de Belle, une de ses rivales qu’elle surnommait ainsi ! Sans le savoir les téléspectateurs votent pour elle ! Parfois à coup de polémiques ! Chez les Lupin, père veut voter pour Miss Guadeloupe mais le fils (qui porte le même prénom que le père) ne jure que pour Flora. On assiste à un pugilat Arsène Lupin contre Arsène Lupin et…le téléviseur finit sur le bitume après une belle défenestration des familles. Par contre, chez Dracula Père et fils, c’est l’entente parfaite : on est à sang pour sang pour l’élection de Flora !

Et finalement Flora sera nommée Miss France et couverte de cadeaux, bien au-delà de ses espérances puisque pour 100 briques t’as plus rien !

-         C’est juste le chemin où tu demeures, lui lance Sylvie Tellier, just the way you are ! Sans tricherie et avec la plus belle légitimité, celle du suffrage universel ! Tu peux être fière de toi ! On va parler de toi dans le Figaro, comme dirait Beaumarchais l’insolent !
-         Je t’ai déjà dit, moi, les lettres… J’y comprends fichtre rien !
-         Il faudra t’y mettre, l’inculture c’est dirty slapping !
-         Quoi ?
-         Un sale coup, mais ça c’est de l’anglais !
-         Ah,… complique pas !

samedi 7 décembre 2013

CONCURRENCE A MISS FRANCE


LA CENTRAFRIQUE SOUS LES ZÈLES DU SANGARIS


Après l’opération Serval au Mali, François Hollande a décidé d’intervenir en Centrafrique en ayant obtenu, par vote de l’ONU, l’autorisation d’envoyer des troupes françaises se dégourdir les jambes tout en se repaissant de sentiments philanthropique pour la noble cause de l’humanité.

Car, comme hier au Mali, il s’agit d’intervenir rapidement sur d’anciens territoires colonisés pour éviter des bains de sang.

La Centrafrique connue pour ses diamants bokassiens, voire son uranium, présente les symptômes classiques des pays africains en mal de post colonisation. On y retrouve les ingrédients de troubles civils : affrontements ethniques, rivalités religieuses, risque de génocide, coups d’état politiques, corruption des élites…

Le pays n’échappe pas à la menace terroriste et à l’islamisme rampant.

En 2003, à la faveur d’un coup d’Etat, un certain Bozizé s’était hissé sur le trône pour de bien piètres résultats. Il fut renversé, en mars dernier, par les rebelles de la Séléka soit une confédération de rebelles venant du Nord du pays ! Cette alliance (Séléka signifie "alliance" en sango) facilite l’accession au pouvoir de Michel Djotodia qui s’autoproclame président transitoire pour trois ans. Un contrat à durée déterminée miné !
Car très vite et en dépit de petits voisins attentionnés qui se nomment Tchad ou Congo-Brazzaville, le pauvre Michel se voit affecté par le même virus d’inanité politicienne, une même souche HN (hache-haine) que celle qui avait perturbé le métabolisme de son prédécesseur Bozizé !
La chienlit s’installe, comme dirait l’autre et la Séléka revendique la mise en ordre par…du désordre ! La coalition, sans commandement défini, va se laisser aller à quelques exactions contre des populations civiles ! Le règne de la terreur aveugle vient de signer son acte de naissance. Qui dit Séléka dit mort : Séléka-tombe !
Acte de naissance et acte de baptême ! Car les membres de la Séléka ne cachent pas leur islamisme ! De confession musulmane ils ne verraient pas d’un mauvais œil une déchristianisation d’un pays à plus de 80 % plongé à l’ombre de la croix christique !
Dès lors le conflit peut se trouver quelques légitimités dans l’invocation des Dieux ! Le religieux reprend du service après la St Barthélémy ou le « Gott mit Uns » ! Aux pillages des islamistes de la Séléka répondent des représailles de groupes d’autodéfense chrétiens, les antibalaka (« anti-machette ») pas spécialement sympathiques à l’égard de populations musulmanes.
Séléka contre antibalaka : le match sanguinaire a généré une crise humanitaire : sur les 4,6 millions d'habitants de la République Centrafricaine  2,3 millions sont en « situation d'assistance humanitaire ».
Alors la France, fidèle à son rôle de gendarme africain, attachée à ses valeurs d’humanisme, a décidé d’agir. L’opération est déclenchée avec l’aval de l’ONU. Elle aurait pu s’appeler « prostate » mais finalement sera baptisée « Sangaris » (c’est le nom d’un petit papillon rouge). Une opération qui verra  se déployer en RCA « 1200 » soldats français selon Laurent Fabius, le chauve du Quai d’Orsay.
Comme pour le Mali « la France n’a pas vocation à rester éternellement en RCA ». Les grandes lignes de la mission ont été données par les responsables français. « Ce que nous devons faire, c'est trouver une solution humanitaire qui passera par une phase sécuritaire, qui débouchera ensuite sur une transition politique dont on sait qu'elle n'est pas facile dans ce pays depuis, hélas, trop d'années », a déclaré M. Hollande.
Les premières troupes françaises sont arrivées à l’aéroport de Bangui afin de sécuriser les lieux. Mais déjà d’aucuns s’effraient de voir nos soldats ne pas se déployer assez vite pour éviter les massacres dans les dédales de ruelles !


Quelque chose me dit que l’affaire se présente bien plus mal qu’au Mali !

Ah si seulement l’esprit de sagesse de Mandela pouvait souffler sur les âmes démoniaques !

vendredi 6 décembre 2013

MANDELA : LE VIEUX LION EST MORT



On s'y attendait mais l'actualité brûlante nous avait momentanément écartés de son lieu de coma. On s'y attendait mais tant d'événements couvraient de leur priorité les derniers souffles du héros africain.

Voilà ! Le vieux lion vient de mourir à l'âge de 95 ans alors qu'à quelques kilomètres au nord de son pays une nouvelle tragédie déroule ses abjectes péripéties en cœur de la Centrafrique.

Mandela vient de mourir à son domicile de Johannesburg et emporte avec lui le mystère insondable d'une humanité qui s'approchait de Dieu sans jamais revêtir l'habit du saint.

Nelson Mandela vient de s'éteindre et les hommages se multiplient. On sort (enfin) le panégyrique qui dormait dans un dossier de presse. L'Afrique du Sud le pleure et l'humanité l'accompagne dans ce douloureux cortège des cœurs si longtemps adoucis par l'exemplarité d'un être hors du commun.

Mandela d'abord combattant et convaincu de sa force puis jeté dans la fosse de l'oubli durant de longues années. Un homme que la détention ne fera pas courber mais au contraire relever jusqu'à l'insolence de la conviction et d'une idée visionnaire : unifier son pays et briser l'abjection de l'Apartheid, ce système basé sur la ségrégation raciale et qui donne à une minorité blanche ce qu'il refuse à une majorité noire.

Le vieux combattant de l'ombre brise ses chaînes et déclenche l'admiration de ses geôliers. Il aurait pu sortir de son cloaque en ange vengeur, assoiffé de ressentiment ! Il a choisi la voix de la sagesse, celle d'un Gandhi, d'un Luther King ! La non violence ne s'imposait pas d'office, il la cultiva lentement, elle l'a apprivoisé. Madiba (comme on le nomme) fera des 28 ans de prison (de 1962 à 1990) une longue période de fiançailles avec la recherche du pardon et la quête de l'abnégation.

Le pouvoir des blancs commence à fléchir sur son piédestal et la levée d'écrou s'accompagnera de longues négociations avec l'ex prisonnier nimbé d'une auréole internationale.

La suite tout le monde la connaît. Président en 1994 à la suite d'élections ouvertes à tous, Mandela fera tout pour que les Blancs restent au pays afin de conserver leur savoir faire. Il négociera encore, s'accommodera de compromis pour gagner la paix civile, embellira le ghetto de Soweto, se fera acclamer sur le mythique terrain de rugby qui verra les Springbocks gagner la coupe du Monde de 1995 (voir ou revoir Invictus de Clint Eastwood). Prix Nobel de la Paix en 1993 (avec le Président sud africain de l'époque, Frédérik De Klerk) il véhiculera une guirlande de valeurs humanitaires dont beaucoup se réclameront.

Avec lui meurt un digne défenseur des droits de l'homme, du respect d'autrui et de la lutte contre tout ce qui divise les hommes. Dans son sourire inextinguible rayonnait une bonté empreinte d'une inflexible volonté.

Mais déjà l'Afrique du Sud doit se projeter au delà du deuil. L'avenir devra se construire sans le vieux lion mais en conservant son éthique. Les travaux ne manqueront pas et, en priorité, la lutte contre les attaques violentes et xénophobes qui se sont abattues, ces derniers jours, sur plusieurs quartiers de Johannesburg, contre des travailleurs immigrés attirés par le miracle sud africain...


Le vieux lion est mort ; sa crinière argentée
Qui jadis évita la tonsure carcérale
L'emmène dans sa tombe en ce jour sépulcral
Repeint d'humanité en mille mélopées.

Soweto dévêtu de ses vieux oripeaux
De bois morts et de taule chante l'être béni
Une icône s'envole ; elle a changé la vie
Le bonheur d'être humain  vous radoucit la peau.

Le vieux lion s'en va en gracieuses fatigues
Porté par les années de splendides combats
Un sourire guerrier façonné dans l'éclat
D'utopies visionnaires à saborder les digues.

Prétoria chatoyante, oiseau lyre éploré
Danse depuis longtemps cette agonie latente
Le vieux lion mourait en sa lune apaisante 
Dont le croissant serein ne cessait d'éclairer.

Une icône s'éteint en son âtre charnel
Mais réchauffe à jamais la conscience du temps
L'héritage est marqué d'un émerveillement
Chemins réconciliés loin de vides querelles.

Ségrégation grinçant de désagrégation
Blancs et noirs unifiés par la passion ovale
Vers le même avenir de langueurs amicales
Il fallut au géant des flots d'abnégation.

Rejeter la rancœur, pardonner aux bourreaux
Dessiner l'avenir de ses rêves humanistes
Révéler aux  chimères leur substrat réaliste
Réconcilier des fruits nés de mille terreaux.

Le vieux lion s'en va ; larmoie le Monde entier
Le meilleur de l'humain se nichait en son cœur
Inoxydable foi, inflexible douceur
Contagieuse clémence, ferment de liberté.

Une fleur a grandi en ce Sud africain
Son parfum désarmant peut embaumer l'aurore
Qu'elle enivre d'amour des cœurs qui se dévorent
Qu'elle bourgeonne à jamais sur les plus gris chemins.

Le vieux lion s'en va, clamé dans son sillage
Par l'orphelin forçat aux plus nobles projets
Tout en son souvenir devra naître et durer

Pour ne plus s'échouer sur d'ignobles rivages…

mercredi 4 décembre 2013

UKRAINE : LA COLÈRE SARDOU...BLEU...


En Ukraine une opposition farouche se lève dans les rues de Kiev pour clamer la démission du Président Ianoukovitch.
L’ire gronde tel un volcan impétueux depuis l’échec de l’intégration européenne de l’Ukraine. Le Président, trop marqué à la culotte par le suzerain russe Poutine, ne souhaite pas irriter l’ours du Kremlin en faisant les yeux doux au grand marché européen !
Déjà Vladimir réitère ses menaces d’une coupure de livraison de gaz ! Sans énergie les Ukrainiens seraient acculés à devenir de sympathiques glaçons en cet hiver slave ! Et un glaçon tombe rarement dans la propension révolutionnaire.
Il n’empêche, menée par un boxeur du nom de Vitali Klitschko, la fronde ne désarme pas. Constituée principalement d’étudiants elle secoue ses branches frondeuses pour vilipender le gouvernement et notamment le premier ministre Azarov !
L’Ukraine se retrouve à un croisement de son histoire. L’Est du pays, riche en mines et russophone, se tourne vers Moscou par crainte comme par intérêt.
L’Ouest, en bordure du grand marché européen, lorgne à l’envi les perspectives d’un monde meilleur quand bien même il se hérisserait de normes et de directives bruxelloises.
Dans son bureau, Poutine, le nouveau Tsar, tire les ficelles et agite le chiffon rouge de l’occidentalisation, de la perte des valeurs chrétiennes et de l’ « homosexualisation » de l’Ukraine ! Rien que ça !
Inspiré par Lénine qui disait, en 1922 : si la Russie perd l’Ukraine, elle perd la tête, Poutine se convainc que son voisin appartient pour l’éternité à la grande communauté slave !
Et tant pis si ça gronde ! Il n’enverra pas les chars pour un remake de Budapest ou de Prague ! Il lui suffira de couper les conduites de gaz et d’établir un embargo à l’encontre de son ami récalcitrant !

Cela dit, Sardou serait bien inspiré de modifier sa chanson qui a pris un petit coup de vieux !

Un vent de Sibérie souffle encore en Ukraine
Le boxeur Vitali conserve en gants les poings
Pour taper sur le dos des rigueurs pathogènes
Emanant de Moscou sous le joug du Kremlin
Puisque l’oligarchie se fout bien trop de nous
Puisse peuple soumis ne plus plier genoux !

Toi, Vladimir Poutine t´as raison, tu rigoles
Toi qui peux sans ambages cesser de leur livrer
L’énergie nécessaire dans les mains de Gazprom
Tu peux en un clin d’œil signer l’hiver damné !

Toi, Vladimir Poutine tu sens bien qu’il frissonne
Cet Ianoukovitch en sa vassalité
Qui fait interpeller et déjà emprisonne
Les étudiants rebelles par l’Europe attirés

Toi, Vladimir Poutine tu nourris dans sa tombe,
L’aspiration vivace de ce peuple debout
A rejoindre le ciel de ces vingt-huit colombes
Qui bégaient de leurs ailes en pauvres marabouts.

Où vont passer les chemins de l´espoir?
Vers la Russie ou l’Ouest en brouillard?
L’orient minier voit en l’ours un repère
Mais l’occident y pressent mille enfers.

Entre deux grands aimants se débattent les hommes
L’union slave s’ébroue de légitimité
Quand l’eau de la jeunesse veut couler au royaume
Des pays réunis dans un semblant de paix.

Toi, Vladimir Poutine en pernicieux prophète,
Tu dis : "point de salut en dehors de Moscou !"
Et clame le danger qui guette la planète
A déchristianiser, sans gêne ni tabou !